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 Don d'une Gardienne | Libre

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L'Estel
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MessageSujet: Don d'une Gardienne | Libre   Ven 22 Mai 2009 - 15:46

L’automne était enfin là. Bientôt, les arbres vireraient doucement au roux, tandis que les journées se feraient toujours un peu plus courtes. Bientôt, mais pas encore, pour le moment les changements n’étaient pas encore visibles et on se croyait encore facilement en été. Le zénith était passé, le soleil entamait doucement sa descente et dans quelques heures, il laisserait sa place à la lune, une nouvelle journée s’achèverait, mais qu’est-ce qu’une journée pour le peuple elfe ? Qu’est-ce qu’une journée sur des centaines d’années ?

Myrhyarmen ne bougeait pas, pensive. Elle aurait bien voulu avoir la chance de contempler l’Harmalaica une nouvelle fois, sans pour autant regretter que cela soit impossible. Le Trésor Vert (car tel était la traduction en humain de ce nom) était une des merveilles d’Alëandir. A la différence des jardins humains, il ne cherchait pas à tout prix à dompter la Nature, non… Quand on se promenait dans ses vertes allées, on avait parfois l’impression de se retrouver au cœur d’une forêt ou une plaine verdoyante. Plus que l’emprisonner dans un carcan figé, les elfes aimaient voir la Nature s’exprimer d’elle-même, ils la préservaient et leur plus grand plaisir était de la montrer telle qu’elle était : belle et sauvage, indomptable et vitale. La Gardienne attendait, accompagnée comme toujours de son fidèle Thyräel, que l’on vienne à elle. Elle avait choisi un endroit dégagé, et ce n’était pas innocent.

« Qu’allez vous faire, Myrhyarmen ? »

La concernée tourna légèrement la tête vers lui, semble-t-il légèrement contrariée qu’on vienne ainsi troubler ses pensées. Même si le geste lui était désormais inutile, c’était un reflexe qu’elle aurait du mal à perdre. Par gestes, elle lui fit comprendre d’attendre, le moment n’était pas encore venu de tout dévoiler, il ne viendrait que quand elle l’aurait décidé. Autour d’elle, elle entendait les elfes qui avaient répondu à son appel, plus nombreux qu’elle n’aurait pu le croire au premier abord. Mais après tout, n’était-elle pas la Gardienne de leur Mère ? D’un geste, elle invita Thyräel à s’approcher, et dès qu’il fut à porté, elle posa sa main sur son épaule.

« Donne moi ma flûte. »

Il s’exécuta, lui tendant ce trésor qu’elle lui avait confié. Elle le prit dans sa main gauche et reposa sa main là où elle était le plus souvent. L’elfe avait parfois l’impression que son épaule prenait lentement la forme de ses doigts graciles.

« J’espère que tu es prêt, car tu vas être ma Voix.
- Pardon ?!
Ne fais pas l’enfant, Thyräel. Tu connais ton rôle. »

Le jeune elfe aurait bien voulu lui faire comprendre que si faire l’intermédiaire entre elle et une autre personne ne le dérangeait pas, le faire pour une foule était autrement différent. Combien étaient-ils ? Difficile à dire, et connaître le chiffre exact ne l’intéressait pas vraiment… Non, lui, ce qu’il aurait voulu, c’était juste être ailleurs. Sauf que, comme l’avait dit si gentiment Myrhyarmen, il connaissait son rôle. Depuis plus d’un demi-siècle, il était la voix de la prêtresse muette, c’était devenu une seconde nature, chez lui… Malgré tout, il aurait bien aimé qu’elle soit plus claire, il avait le droit de savoir, non ? Heureusement pour lui, ce n’était pas sur sa jolie frimousse blonde que les regards convergeaient, il aurait aussi bien pu être invisible. Il était étonnant qu’ils soient venus, après tout, ils n’avaient aucune preuve quant à la véracité de l’identité de l’elfe qui les avait invités. Il revoyait encore la scène… Dès leur arrivée, elle s’était présentée aux gardes et leur avait demandé un service : véhiculer son invitation. C’était peut être pour vérifier ses dires qu’ils étaient dans l’Harmalaica…

« Alors, tu es prêt ?
- Oui…
Courage, nous sommes tout deux à la place que nous devons occuper, aujourd’hui. »

Prenant son courage à deux mains, il inspira profondément, et répéta mot pour mot les paroles qui résonnaient dans son esprit. Un exercice dont il avait l’habitude. Il haussa fortement la voix, afin d’être sur d’être entendu par le plus de personne possible, et il y arriva plutôt bien, malgré une voix légèrement plus aigue que d’habitude. Il était étrange de se présenter comme étant sa mentor, et il se doutait que cela risquait d’être légèrement déroutant pour son auditoire, mais il n’allait pas déformer le message de sa mentor juste pour les aider à comprendre.

« Peuple Elfe, habitants d’Alëandir ! Je suis Myrhyarmen. Je suis venue à vous, alors que Barkos est sur nous, pour vous porter un message. »

S’en suivit une longue pause… Se sentant bien seul, il leva son regard vers la Gardienne, hésitant. Sereine, elle l’était assurément, c’était surement l’avantage de ne pas voir la foule. Elle semblait attentive à quelque chose, comme à l’écoute, mais il n’aurait pu en jurer. Elle reprit finalement, et il en fit de même, plus assuré. Il se concentrait sur ses paroles, et parvenait à oublier partiellement la foule.

« Alors que…
- Alors que l’horreur de la guerre s’est abattue sur nous, alors que les parjures sombres nous défient, Kÿria ne nous a pas oubliés ! »

Ce n’était pas la première fois qu’il assurait à quelqu’un que Kÿria n’oubliait pas ses enfants, Myrhyarmen entamait toujours ainsi ses sermons, mais ses paroles avaient un nouveau poids désormais. Ce n’était plus celles d’une prêtresse, mais d’une Gardienne. L’espace d’un instant, il se sentit… « important », à ainsi délivrer les paroles de la Déesse, mais il se força à rapidement revenir à la réalité. Ce n’était pas lui mais l’elfe aux cheveux de feu qui tenait son épaule qui délivrait ce message, il n’était que l’intermédiaire.

« Acceptez son Don, prenez en soin et chérissez-le. »

Lâchant l’épaule de son disciple et porte parole - qui n’eut besoin d’aucun ordre pour comprendre qu’il devait désormais s’écarter et rejoindre la foule - elle fit quelque pas en arrière et porta sa flûte à sa bouche. Inspirant doucement, elle fit le vide dans son esprit, du moins essaya.

« Tu es prête ?
Toujours, quand il s’agit de vous servir…
Ne t’inquiète pas, je serais là pour t’aider vers la fin. Rends-moi fière, Myrhyarmen, de toi et de mon peuple. »


Hochant simplement de la tête, elle commença sa mélodie. Les notes s’élevèrent, claires et belles, harmonieuses. Durant une trentaine de secondes, elle resta relativement immobile, concentrée uniquement sur la partition qu’elle exécutait. Et puis, finalement, son corps finit par suivre sa musique, s’unissant à elle. Le tout donnant, comme toujours du point de vue de Thyräel, un spectacle à couper le souffle. Même aveugle, elle n’avait rien perdu de sa grâce toute elfique. Une dizaine de mètres derrière elle, une petite pousse creva la surface, tellement chétive encore qu’elle n’en était pas visible par les spectateurs… qui de toute façon devaient avoir les yeux rivés sur la musicienne. Pour il ne savait quel raison, Thyräel était persuadé que la danse n’était pas prête de se terminer.


Dernière édition par Myrhyarmen le Mer 27 Mai 2009 - 11:37, édité 1 fois
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Áxel Leirín
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Ven 22 Mai 2009 - 16:12

Seul, perdu en moi même, au plus profond de mon esprit et pensant à quelque chose que moi même j'ignorais, je marchais le regard vide, bouche fermée et tête baissée.

Il y avait à côté de moi un loup, mon loup, c'était le seul être vivant que ma mémoire n'avait pas oubliée, même si j'avais l'impression qu'il y en avait une autre. Ce collier, que je tenais dans ma main droite me murmurait un nom. Un nom seul, aucune image, aucun indice, pas une voix, pas un regard. Juste un nom et une sensation étrange, située vers mon ventre, une sensation froide et chatouillante, comme un frisson, une brise fraîche et blessée à l'intérieur même de mon corps.


Je n'avais pas d'arme. D'ailleurs, je ne savais pas que j'en avait eu, j'avais juste avec moi cette flûte, je me souvenais, je jouais souvent.


Tout autour de moi, le peuple elfique d'Alëandir était en marche pour un endroit qu'ils avaient tous en commun, ils allaient tous vers une voix, une mélodie. Kyrie...
Sans vraiment savoir pourquoi, je me joignis à leur marche, jusqu'à avoir rejoins cette voix. Il y avait là deux personnes, dont l'une dansait, divinement.


Divinement... Je me souvenais aussi que je m'adonnait à observer la lune lorsque celle-ci se montrait, je me souvenais même la vénérer comme une déesse. Kyrie... Je ne savais plus, Kyrie aussi en était une non? D'ailleurs, que s'est-il passé ces derniers temps?
Tenant le collier entre mes doigts, je continuais à regarder la danseuse. Quelle était ma religion? Et toujours cette Arylwren... Toutes ces pensées me noyaient, mais ce collier dominait le reste.

Zerian, le loup, s'arrêta juste à côté de moi, il regardait autour de nous. Indiférent.


Je me demandais qui était cette personne, celle là, là, celle qui dansait devant nous tous, pouvait-elle m'aider? Chaque secondes les questions s'empilait, me submergant de tout leur poids, car elles étaient lourdes.
Si j'avais un voeux à faire, je ferai celui de lui parler, car si elle parlait de Kyrie, elle parlait d'une divinité, et peut-être pourrait-elle m'aider à éclairer ma mémoire et mon coeur, à retrouver cette Arylwren.


Je savais qu'un grand voyage se préparerait, j'allais voyager, quelque chose m'y poussait...
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Hithiel Isylindë
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Ven 22 Mai 2009 - 17:42

Parmi l'assistance qui observait la danse de la Gardienne se tenait une Elfe munie d'un sceptre. Il y avait beaucoup d'Elfes qui étaient venus voir ce dont il retournait mais bizarrement bien peu souhaitaient se tenir juste à coté de cette personne qui observait le spectacle sans laisser paraître la moindre émotion.
Car personne n'aimait réellement jeter un regard à la Haute-Prêtresse de Tari. Une Elfe qui en cet instant portait une symbolique assez funeste et étroitement mêlée à ce qui se passait en ce moment.

Hithiel avait été prévenue de la venue d'une Gardienne dans la capitale des Elfes. Un moment elle avait cru au retour de la Gardienne de Néera avec qui elle s'était entretenue au palais voici quelques mois. Bien que discuter avec la Gardienne de la Déesse de la Vie était un moment agréable pour elle, l'arrivée de la Gardienne de la Déesse de la Nature était un tout autre événement pour elle.
En effet, les Elfes avaient été créés par Kÿria et chacun d'entre en était son enfant, même Hithiel.
Mais chaque Elfe savait également que c'était Tari qui avait fait don de l'immortalité au peuple des Elfes. Sans cela, ils connaîtraient le cycle d'une vie courte ou une journée n'était qu'un répit avant une fin arrivant trop vite. Les Elfes ne connaissaient pas le temps mais la présence de la Haute-Prêtresse de Tari leur signifiait que le temps était un élément de la vie des Elfes. Hithiel était la symbolique de l'immortalité donnée aux Elfes mais également l'avertissement donné que toute chose pouvait être reprise. Chacun savait qu'un Elfe n'était pas réellement immortel, qu'il pouvait décéder au combat ou des suite d'une maladie.

La présence de la Mort lors de la représentation de la Gardienne de Kÿria revêtait donc une symbolique toute particulière. Deux forces qui avaient forgées le cours de l'existence des Elfes et qui devaient se rappeler d'où ils provenaient et où ils iraient.
Voilà pourquoi la Haute-Prêtresse de Tari se devait d'être présente en cet instant, revêtue de ses atouts et symbôles de son rang. Sa présence était à la fois nécessaire et crainte à la fois.
Mais Hithiel ne disait mot ni ne prêtait attention aux regards qui se posaient furtivement sur elle. Silencieuse, elle observait la danse de la Gardienne et la naissance d'une pousse.
La Nature était une force différente de la vie sur laquelle la Mort exerçait également ses lois mais d'une manière différente que pour les êtres vivants.
En tant qu'Elfe et en tant que servante de la Mort, Hithiel avait un double intérêt à assister à la production de la Gardienne de Kÿria.
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Calaáth Löthfìn
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Sam 23 Mai 2009 - 12:35

    Retour à Alëandir…
    Calaáth s’était laissé guider par les rumeurs, qui l’avaient mené jusqu’à la capitale elfique. Partout, sur les terres des elfes, on racontait que la Gardienne de Kÿria elle-même se présenterait à Alëandir pour transmettre le message de la déesse-mère. Ce n’étaient jamais que des bruits et des discussions de comptoir, néanmoins Calaáth avait eu l’occasion de constater qu’écouter les rumeurs pouvait être un excellent moyen d’information. Et c’est tout naturellement qu’il s’était dirigé vers la cité…
    Il ne le regrettait pas ; il aimait la capitale, et la simple vue de l’architecture au style pur d’Alëandir effaçait tous les jours de voyage qu’il avait dû effectuer pour rejoindre la ville. L’effervescence agitait les rues, tout le monde ne parlait que de cela : la venue de la Gardienne de Myrhyarmen elle-même, en ces murs.
    Calaáth n’eut qu’à prêter une oreille un peu plus attentive aux bavardages ambiants pour savoir où se diriger. Évidemment, quel meilleur choix que l’Harmalaica pour honorer la déesse de la Nature ? L’elfe se fraya résolument un passage dans les foule de plus en plus dense, pour parvenir enfin au grand parc, joyau vert de la capitale. Sans trop savoir où il se rendait ainsi, il finit par parvenir à un espace dégagé, enfin, qui aurait été dégagé si un certain nombre d’elfes ne s’y étaient pas déjà trouvé. Calaáth se mêla à ses semblables, qu’il dépassait pour la plupart, et ses yeux vairons se posèrent tout naturellement sur l’espace vide qui demeurait au milieu de la foule. Une femme s’y trouvait, une femme à l’air serein et aux longs cheveux à la teinte flamboyante. C’était elle… Il en fut convaincu au premier regard, il avait devant lui Myrhyarmen en personne.
    Pourtant, ce n’est pas elle qui prit la parole, mais un elfe plus jeune que Calaáth n’avait pas remarqué au premier abord, subjugué par la vue de la Gardienne.
    « Peuple Elfe, habitants d’Alëandir ! Je suis Myrhyarmen. Je suis venue à vous, alors que Barkos est sur nous, pour vous porter un message. »
    Un peu surpris, l’elfe blond plissa les yeux pour mieux distinguer le jeune garçon qui parlait, et remarqua le regard de ce dernier vers l’elfe rousse et la main de celle-ci, sur son épaule. Évidemment ; il était son interprète…
    Calaáth tendit l’oreille pour capter la suite de ses paroles ; la voix portait plutôt bien au-dessus de la foule.
    Puis, le jeune elfe laissa seule la Gardienne qui approcha une flûte de ses lèvres. Des notes claires s’élevèrent, formant peu à peu une mélodie envoûtante, magnifique. Bientôt le corps de Myrhyarmen s’anima, suivant souplement, avec une grâce parfaite, le chant doux de la flûte. Calaáth écoutait intensément, tendant tous ses sens vers la musicienne qu’il ne quittait pas du regard.
    Soudain, un mouvement de foule le força à s’écarter de quelques pas, et il sentit qu’il écrasait le pied de quelqu’un. Contraint de s’arracher au sublime spectacle de la Gardienne, il se tourna vers celui qu’il venait de bousculer, un elfe brun flanqué d’un loup.
    « ‘scusez-moi… » murmura-t-il à son intention.
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Dragan
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Dim 24 Mai 2009 - 10:53

La rumeur s'était répandue comme une trainée de poudre. La Gardienne de Kyria serait à Aleandir et parlerait au nom de la Déesse. Je ne suis pas quelqu'un de profondément dévot. Pourtant, je respecte les dieux, surtout depuis qu'Arcamenel a consacré mon union avec Révérie, bien que je reste méfiant avec ce dieu méconnu et qui semble avoir double visage.

Pourtant, je suis elfe, totalement et savoir ce que notre déesse a à nous dire me travaille. Aussi ai-je décidé d'aller voir. Cette fois, je m'y rend seul, simplement accompagné de ma louve, comme autrefois, comme avant que Révérie n'entre dans ma vie et la transforme irrémédiablement.

Je me faufile dans les rues d'Alëandir. Cette fois, pas de grandes pompes, je n'ai pas envie de me présenter à cet évènement comme le gendre du régent, mais comme un elfe. De ce fait, je suis simplement vêtu : bottes, pantalon, tunique, rien de trop ostentatoire, bien que je n'ai pourtant pas l'air de n'importe qui. Le pantalon est blanc, la tunique d'une couleur de glace, alors que des arabesques d'argent viennent l'orner. Je ne suis pas n'importe qui, noble au premier abord, pour ceux qui ne me connaissent pas. Ma tenue claire contraste avec la couleur bronzée de mon visage, faisant ressortir mon regard aussi glacial que ma tunique. Quant à mes cheveux couleur argent, ils sont laissés libres sur mes épaules.

Laurëa est heureuse de pouvoir gambader à mes côtés. Elle ne sort que seule depuis plusieurs mois, mes obligations familiales et professionnelles me retenant confiné au palais. Aussi est-elle joyeuse de pouvoir partir devant moi, revenir, quêter mon affection.

Le jardin d'Alëandir se profile devant moi. Une merveille elfique, évidemment. Il y a déjà foule alors que je m'approche doucement. Je vois une elfe et un jeune elfe avec elle. Il prend la parole et je comprends qu'elle est la Gardienne. Mais pourquoi ne parle-t-elle pas? Pourquoi un intermédiaire? Trop fière pour adresser la parole à nous autres? Ou bien mise en scène? incapacité? Je sais les Gardiens aveugles, j'en ai rencontré un déjà. Mais pas muets...

Doucement, l'adolescent prend la parole, pour un discours convenu. Mon regard parcourt la foule et je remarque, un peu à l'écart, la Haute prêtresse de Tari. Je souris et lui adresse un signe de tête.

Finalement, la Gardienne se met en mouvement et une douce mélodie me parvient alors que son corps se meut avec grâce... Et comme beaucoup de personne réunies, je ne peux plus détacher mon regard de ce spectacle envoutant.
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L'Estel
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Dim 24 Mai 2009 - 12:47

Le temps semblait suspendu. Sa cécité n’avait plus d’importance, elle dansait juste les yeux fermés. Elle n’était plus muette, la musique était sa parole et on l’écoutait avec attention. Elle goutait à la véritable liberté, celle qui transcende l’être. Jamais elle n’avait enchaîné de tels pas, jamais ses doigts n’avaient parcouru sa flûte avec autant de fluidité. Plus que le matin où elle s’était réveillée aveugle, ce fut pendant cette danse qu’elle devint vraiment Gardienne de Kÿria, qu’elle comprit et accepta son rôle. Dans son dos, elle sentait la jeune pousse croître et prendre de l’ampleur. Elle le sentait, car d’une façon, elle était la plante. C’était elle qui la faisait grandir, elle qui la guidait hors de terre pour l’aider à s’épanouir en pleine air.

Cinquante centimètres, déjà, après deux minutes de danse, et le processus allait en se ralentissant. Mais cela n’avait pas d’importance, elle faisait ce qu’elle avait à faire, tant pis si cela devait prendre une heure, deux, ou toute une journée. Elle ne pensait plus à rien, sinon à cet arbre qui naissait à peine. La Déesse s’était tue, laissant à sa Gardienne le soin de délivrer son véritable message. Les mots n’étaient rien, ils pouvaient être interprétés de tant de manières différentes… Non, si elle avait rassemblé son peuple, ce n’était pas pour leur parler, mais bien pour leur montrer. Très rapidement, les plus observateurs purent deviner quel était la nature du présent : un saule pleureur. Myrhyarmen aurait pu choisir un arbre plus noble, un chêne par exemple, mais non. Elle avait décidé, peut être influencée, de choisir un arbre qui refléterait la peine des elfes, un miroir fidèle de leur douleur alors que la guerre fauchait des vies par centaines. Un témoignage vibrant d’émotions pour les générations à venir.

Thyräel le comprit subitement, alors que l’arbre faisait déjà un mètre. Depuis bientôt cinq minutes, Myrhyarmen œuvrait pour tout cela, pour que les elfes puissent se battre en sachant que leur sacrifice ne serait pas vain, pour qu’ils sachent que partout où ils allaient, ils auraient la bénédiction de Kÿria, parce que la Déesse ne réservait son amour que pour eux. Il jeta un regard à la foule, se demandant si eux aussi comprenaient ce qui était en train de se jouer sous leurs yeux. La seule personne qu’il « reconnut » fut la Haute Prêtresse de Tari, et pas de visage mais plutôt grâce à ses distinctions.

Son regard se porta de nouveau sur la Gardienne, et il se prit à estimer le temps de sa « prestation ». Pour ce qu’il en savait, elle n’avait jamais fait quelque chose de cet ampleur, car il était clair désormais qu’elle comptait accompagner l’arbuste jusqu’à son âge adulte. Il allait lui falloir une bonne heure, selon lui. Pourquoi ? Il ne comprenait toujours pas ses desseins. Après tout, pourquoi faire une telle dépense d’énergie pour un « simple » saule, alors que le jardin en comptait surement déjà plusieurs… ? Il se doutait bien qu’elle avait quelque chose d’autre en tête, mais il espérait l'espérait prudente . De son poste d’observation, au premier rang de la foule, il voyait clairement qu’elle était en sueur… Et elle n’en était pas encore au quart.

Derrière lui, il entendit une excuse murmurée. Quittant un instant Myrhyarmen des yeux, il en chercha la provenance et son regard tomba sur un loup magnifique. Surpris et enchanté, il le contempla un instant, avant de regarder de nouveau la foule, et de remarquer un autre animal… une louve, tout aussi belle. La journée était vraiment spéciale, pour qu’il voie deux représentants de cette fière espèce de canidés. Esquissant un sourire rêveur, il reporta son attention sur la conversation qui s’initiait entre le possesseur de la première bête et l’elfe qui s’était excusé, son esprit d’adolescent lui soufflant des images de lui-même accompagné de son propre loup. Dès qu’il le pourrait, il demanderait à sa mentor comment on pouvait se lier avec un tel animal.
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Áxel Leirín
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Dim 24 Mai 2009 - 13:12

Mon, non, on ne peut pas dire d'un animal qu'il est à soit, Zerian, le loup, se mit à grogner en fixant l'elfe venant de me bousculer, oreilles en arrière. D'un geste, une main posée sur sa tête, je calmai Zerian. J'étais trop occupé pour apporter quelqu'autre attention à cet homme. Je n'écoutais pas tellement ce qui se disait autour de moi mais il me semblait que peu de gens osaient parler.

Je secoua la tête, fermant les yeux une fractions de seconde et m'avança, me faufilant entre tous. Je me moquait des autres sans en avoir vraiment conscience.


J'étais proche maintenant. Vraiment proche, j'étais devant tout le monde épaulé par ce même loup.
J'allais faire preuve d'un certain culot, et une partie de moi me retenait alors que l'autre me poussait à le faire, sans réfléchir aux conséquences, ni à rien.
Ainsi, débordé par moi même, j'entâma une phrase, doucement.
"Je..."
Puis m'arrêta. J'allais tenir, attendre. Moi qui n'ai jamais pu faire quoique ce soit sans l'aide de quelqu'un d'autre, moi qui ne pouvait pas faire ou dire quoique ce soit sans gâcher ce que les autres avait déjà commencés... C'était moi, moi triste, moi perdu.
Perdu... Je n'avais pas oublié qui j'étais, je n'avais rien oublié hormis ce que j'avais fais avant aujourd'hui, l'origine de ce collier que je tenais toujours entre les doigts de ma main gauche, et le nom qu'il me rappellait toujours.


Je me sentais horriblement seul et l'unique chose pouvant me protèger d'un monde qui m'aurait englouti pour mille et une raison n'était que ce loup, mon loup, "mon" pour le côté affectif...


Je me baissa et passa le collier autour de son cou, la pierre bleu s'accordant parfaitement avec son pelage beige, plus foncé à cet endroit ci. Zerian appuya sa tête contre moi, en se frottant, et je resta dans cette position pour observer la danse.
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Calaáth Löthfìn
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Lun 1 Juin 2009 - 16:18

    Le loup de l’inconnu qu’il venait de bousculer grogna, mais Calaáth ne put empêcher son attention de dévier à nouveau vers l’espace dégagé au centre duquel se trouvait, seule, la Gardienne de Kÿria. Il ne fallut que quelques secondes pour que le charme de cette danse envoûtante opère sur lui, et dès lors il ne quitta plus des yeux la souple et mince silhouette de l’elfe qui se mouvait en symbiose parfaite avec sa musique.
    Pour autant, les notes cristallines n’effaçaient pas de son esprit ce qu’il venait d’entendre ; au contraire, la voix du jeune garçon qui avait parlé à la place de Myrhyarmen résonnait encore dans sa tête. « Kÿria ne nous a pas oubliés ! » C’était un discours sans surprise ; tous les prêtres soutenaient la même chose, de toute façon. De nature peu crédule, Calaáth était d’autant plus sceptique que la phrase de la Gardienne avait commencé par un rappel de ce que tous ici savaient : la guerre, la menace des drows… Précisément les raisons qui faisaient chanceler la foi des elfes, les faisaient douter de l’attention que leur portait encore leur déesse mère. Lui, il était tout à fait prêt à croire que Kÿria ne délaissait effectivement pas ses enfants… si on le lui prouvait.
    Calaáth repoussa ces réflexions pour se laisser envahir par la mélodie qui s’échappait sans discontinuer de la flûte de Myrhyarmen, laquelle dansait et jouait sans jamais ralentir, sans montrer le moindre signe de fatigue. Soudain, il remarqua une curieuse petite pousse, derrière la Gardienne. Rien qu’une frêle petite silhouette végétale… qui attira néanmoins son attention. Il ne l’avait pas remarquée, jusqu’à présent… Certes, ce n’était pas quelque chose de très voyant, mais… Alors que son regard s’attardait sur la jeune plante, Calaáth comprit. S’il ne l’avait pas vue auparavant, c’est qu’elle n’y était pas. En vérité, elle poussait à vue d’œil, comme au rythme des notes claires de la flûte.
    Fasciné, l’elfe vit en quelques minutes à peine la pousse s’élever au-dessus du sol, dépassant les cinquante centimètres. Et cette croissance accélérée ne semblait pas prête de s’arrêter là… Sous ses yeux avait lieu le miracle de la nature, la naissance d’une vie qui, peu à peu déployait ses tiges encore vertes et souples, les tendant vers le ciel dégagé dont bientôt elles se rapprocheraient de plus près.
    Bientôt, on put distinguer le tronc encore mince de la plante, tandis que sur ses longues branches fines apparaissaient des embryons de feuille à la tendre teinte émeraude. L’arbre faisait près d’un mètre lorsque Calaáth reconnut de quoi il s’agissait. Un saule pleureur… N’était-ce qu’un hasard, au vu des circonstances actuelles ?
    Il suivait sans pouvoir s’en détacher la naissance de cet arbre, processus fascinant qui se déroulait en accéléré sous ses yeux émerveillés.
    C’était Myrhyarmen qui faisait croître le saule, il le savait, ou plutôt, Kÿria, par l’intermédiaire de la Gardienne. Était-ce donc là le fameux message de la déesse ? En y réfléchissant, ce n’était pas si surprenant. Déesse de la Nature, Kÿria avait choisi un moyen d’expression qui, finalement, lui ressemblait…
    Que devaient-ils comprendre, alors ? Comment interpréter ce signe divin ? Comme le symbole d’un renouveau, d’une renaissance ? Celui d’un regain d’espoir en ces temps sombres ? Le signe que Kÿria gardait toujours un œil bienveillant sur son peuple ? Que la vie continuerait, malgré tout, quelle que soit l’issue de la guerre ?
    Les possibilités étaient multiples, les interprétations vastes. Toutefois, les formules creuses du précédent discours prenaient tout leur sens, le simple spectacle de cette vie nouvelle expliquant et prouvant ces paroles bien mieux que tous les mots du monde ne l’auraient fait ; Kÿria ne les avait pas oubliés.
    Peut-être ne les protégeait-elle pas, peut-être les laisserait-elle se débattre seuls ou courir à leur perte, peut-être serait-elle d’un soutien décisif… ou peut-être serait-elle juste là, simple présence bienveillante. Mais en tout cas, il en était convaincu désormais, la déesse ne les avait pas oubliés.
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Dragan
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Ven 5 Juin 2009 - 12:13

Fascinant spectacle en vérité.

Un instant, je détache mes yeux de la Gardienne voltigeant sans s'arrêter pour regarder les autres elfes, subjugués. Laurëa à mes côtés semble avoir remarqué le lou qui accompagne un des elfes, celui qui a bousculé un spectateur. Je souris et m'éloigne alors de l'endroit où je me trouve, faisant le tour pour trouver une petite pierre où m'asseoir, en tailleur, alors que Laurëa vient poser sa tête sur ma cuisse, en quête de caresses, apaisée elle aussi par la musique et la danse.

Ma main sombre se perd dans son pelage de neige alors que mon regard accroche une petite pouce qui s'élève. Pour le coup, je regrette que Révérie et les jumeaux ne soient pas là, Rév aurait sans doute adoré ce spectacle et les jumeaux la musique. Je ne m'attendais pas du tout à cela en venant ici.

Voilà que Kyria se rappelait à notre bon souvenir. Où était-elle quand le cas avait été empoisonné et quand ses enfants se tordaient de douleur et pleuraient de souffrance? Elle n'était pas là, malheureusement. Mais j'avais pris l'habitude de ne pas attendre que les dieux interviennent et nous sauvent de tout. C'était trop facile. Pourtant, je pensais que les dieux nous avaient abandonné ces derniers temps, occupés par leur loisirs divins et laissant leurs pauvres créations à leur petits maux. Mais la Gardienne, et le prodige qu'elle était en train d'accomplir était là pour raviver la foi et nous rappeler que Kyria veillait toujours sur nous.

Si seulement les choses étaient aussi simples.

La guerre contre les drows ne finirait pas grâce aux dieux. Ils n'interviendraient pas. Je vivais avec un disciple de Calymentar, j'étais bien placé pour savoir que les dieux se servaient de nous pour assouvir des desseins qui nous échappaient, mais sûrement pas pour nous protéger et nous laisser vivre en harmonie. Calymentar voulait la guerre... Néera et Tari se fichaient bien de tout cela. Arcamenel suivait sa propre route, obscure...

Et Kyria, que voulait-elle?
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L'Estel
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Dim 7 Juin 2009 - 10:15

La mélodie livrée à son peuple par la Gardienne retraçait la vie de l’arbre auquel elle donnait la vie. Aussi, elle changeait au gré de la croissance, passant de l’innocence de l’enfance à l’impétuosité de l’adolescence, pour ensuite prendre l’allure plus calme et posée de la vie adulte. Une heure avait été nécessaire, comme prévu. Désormais haut d’une douzaine de mètre, le saule pleureur qui n’en était pas vraiment un rayonnait de vie et de santé. Ses longues branches tutoyaient aussi bien le ciel que le sol - un mètre aurait suffit aux plus basses pour doucement effleurer l’herbe - et l’épais feuillage formait une espèce de cloche, si bien que quiconque s’aventurant près du tronc avait l’impression de pénétrer dans un cocon protecteur.

La danse comme la mélodie venait de prendre fin. Myrhyarmen restait immobile, la respiration saccadée, légèrement en sueur. Jamais elle ne s’était attaquée à un tel prodige, et elle était prête à parier qu’elle en serait morte avant de devenir l’Elue de Kÿria. Son cœur battait la chamade, autant à cause de l’effort physique et mental que de l’émotion. Car, d’une étrange façon, elle venait de donner la vie. Peut-être pas comme une femme qui portait un enfant neuf mois durant, mais tout de même. Elle n’avait pas besoin de regarder son œuvre pour savoir à quoi elle ressemblait, elle connaissait chacune de ses beautés, de ses imperfections. Une voix douce mais légèrement mélancolique résonna alors dans son esprit.

« Vois ce que j’ai pu ressentir quand j’ai façonné mon œuvre. Et imagine un peu ma peine quand je sens un de mes enfants abattre un de ses frères végétal.
Ce doit être...
Il n’y a pas de mot. Mais ne t’en fais pas, car ton arbre ne tombera que si Alëandir tombe. Et alors tu ne voudras pas pleurer. »


Myrhyarmen opina simplement du chef, peu désireuse d’en savoir plus. Sa respiration se calmait peu à peu. Immobile, elle ignorait totalement la foule autour d’elle, car elle n’avait pas encore fini. En effet, si la Cité Eternelle tombait, pleurer ne serait pas la première chose à faire. Venger, si.

« Je ne t’ai pas aidé jusque là car tu devais appréhender ce lien qui m’unit à mon œuvre.
Je comprends… Merci de m’avoir permis d’en avoir un aperçu.
Allons. Il nous reste une dernière chose à accomplir. »


La Gardienne reporta alors la flûte à ses lèvres, et après une inspiration, recommença à jouer. Et les mages qui s’étaient mêlés à la foule purent ressentir une nette différence avec sa première représentation. Car désormais, elle n’était plus seule. Kÿria agissait en partie à travers sa Gardienne, lui laissant libre accès à une partie de sa magie divine. Les notes avaient gagné un autre poids. La Musique de la Déesse résonna pleinement dans l’Harmalaica, et tout elfe présent put le sentir au plus profonde de son être. Derrière Myrhyarmen, le saule sembla prendre vie. Ses branches se soulevèrent et s’agitèrent doucement. Quelques feuilles s’envolèrent pour tourner autour de lui, et il sembla s’illuminer légèrement. La musique s’emballa, et les mouvements de l’arbre suivirent. Et puis, d’un coup, le silence se fit. Rabaissant lentement sa flûte, la Gardienne ouvrit des yeux qu’elle avait gardés fermés depuis le début. Les pupilles laiteuses avaient laissé place à des iris d’un vert iridescent, d’un autre monde. Elle ouvrit alors la bouche, et parla pour la première fois de sa vie.

Acceptez ce présent que je vous fais aujourd’hui. Acceptez l’Estel, l’Espoir du Peuple Elfe.


Elle ferma ensuite les yeux, et quand elle les rouvrit, le vert s’était enfuit. Elle resta quelques instants immobiles, puis s’effondra, épuisée. Thyräel traversa la foule et courut vers elle. La prenant doucement dans ses bras, il put constater qu’elle était simplement endormie. Il leva un instant vers l’œuvre de sa mentor. Le saule pleureur jouissait d’un éclat surnaturel. L’Estel, espoir en elfique. Il portait bien son nom.
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Tauril
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Mar 9 Juin 2009 - 17:29

Par Kÿria !
Oui, aucun doute c'est justement Kÿria.
J'arrive un peu tard, mes affaires me laissant peu de temps ces dernières semaines. Je me suis faufilé dans la foule jusqu'à ce qu'elle devienne trop dense mais que je puisse quand même voir. Je n'ai pas assisté à toute la scène j'ai bien vu le saule pleureur s'agiter comme habité d'une flamme soudaine. J'ai senti cette énergie mystique envahir les jardins d'Alëandir et me parcourir l'échine. J'ai entendu la gardienne parler comme si quelqu'un parlait à travers elle.
Nul doute, j'ai beau ne pas être la personne la plus instruite en matière de religion je sens bien que quelque chose dans mon cœur me fait savoir que tout ceci est l'œuvre de notre déesse, Kÿria.

Elle dit nous offrir l'espoir. Nous en avons bien besoin, moi compris, la bataille d'Alonna a marqué les âmes de chacun. En effet, elle a beau être une victoire, la subite retraite des drows qui leur a permis d'échapper au massacre nous a laissé un goût d'amertume. Oui, il va nous falloir de l'espoir car au fond je pense bien qu'il faudra sans aucun doute bien plus de temps pour finir cette guerre que pour la commencer.
A moins que le message soit plus complexe qu'il n'y parait. Oui, je crois bien que l'espoir peut-être de retour. Même à cette période de l'année où le temps semble se figer dans la mélancolie et où les feuilles rouges sang ressassent des souvenirs obscurs quelque chose de nouveau pourrait bien s'agiter.
Oui, en ce début d'Automne, saison où tout se meurt, il semblerait que quelque chose puisse naître.


Je garde le même silence respectueux que la foule face à la gardienne évanouie -sans doute à cause de l'effort-, je n'ai en effet nul besoin de partager mes pensées, je pense avoir déjà tiré mes conclusions : je suis prêt à croire en l'espoir.



[HRP : plop ! Un peu en retard comme annoncé Wink ]
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Hithiel Isylindë
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Ven 12 Juin 2009 - 17:06

Hithiel observait en silence le saule croître sous ses yeux. Un rapide coup d'oeil sur la populace lui permit de voir Dragan qui la saluait. Elle lui revoya son salut d'un léger signe de tête agrémenté d'un sourire avant de se reconcentrer sur la danse de la Gardienne.
La naissance d'un arbre était un spectacle qui tenait à coeur à chaque Elfe tant leurs liens avec la nature était fort. Le fait que la Gardienne en invoqua un était donc un signe fort adressé à tout le peuple. En tant qu'Elfe, Hithiel se sentait attirée par la magie de la gardienne. Même si elle servait la Mort elle restait une enfant de Kÿria.

La Gardienne stoppa sa dance et annonça la venue de l'arbre comme l'espoir du peuple des Elfes. Un espoir reflétant bien les caractèristiques des Elfes, un arbre majestueux continuant à pousser mais dont l'âge faisait retomber ses branches vers la terre d'où il était apparu, signe de vieillesse perpétuelle.
Puis la Gardienne tomba au sol, à bout de forces visiblement. Danser durant de longues minutes avait du être épuisant .
Hithiel se s'inquièta pas du sort de la Gardienne. Après tout elle était bien entourée, à en témoigner par ce garçon qui s'était inquièté de son sort et qui avait accouru aussitôt.
La Haute-Prêtresse s'avanca alors doucement vers l'arbre, adressant au passage un sourire au jeune garçon qui accompagnait la Gardienne.

La Haute-Prêtresse de Tari s'aprocha donc vers le saule qui luisait, alors que tout le monde était plus préoccupé par l'état de la gardienne. Hithiel fut donc la première à aprvenir au pied de l'arbre.
Rejetant sa capuche sur ses épaules, elle leva doucement le regard sur le saule, un sourire sur le visage. Puis elle apposa doucement la main sur l'écorce toute fraiche. Elle pouvait ressentir les énergies qui traversaient l'écorce de l'arbre et elle se sentie en osmose avec. Comme Tari avait accordé le don d'immortalité aux Elfes, la Haute-Prêtresse souhaitait à sa manière la bienvenue à cet arbre qui les représentait tous. Elle acceptait le présent que Kÿria avait donné au peuple des Elfes.
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Calaáth Löthfìn
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Dim 21 Juin 2009 - 17:37

    À chaque instant le saule gagnait en taille, en majesté. Au rythme de la musique de la Gardienne, il ne cessait de croître, son tronc s’épaississant, ses branches souples s’allongeant.
    Lorsque, soudain, le silence se fit, Calaáth avait devant lui un très grand arbre, un des plus beaux qu’il ait pu voir. Le saule irradiait de vie.
    La Gardienne s’était immobilisée, et de loin, l’elfe vit sa poitrine se soulever et s’abaisser au rythme de sa respiration saccadée. Quelques discrets murmures coururent dans la foule, tandis que Calaáth dans un religieux silence observait tour à tour Myrhyarmen et sa création végétale. Il avait comme un sentiment d’attente, sentiment qui se trouva confirmé lorsque la Gardienne de Kÿria se remit à jouer.
    Tandis que la mélodie s’élevait, l’enveloppait, l’elfe tendit l’oreille. Il y avait quelque chose de… différent, dans ces notes que produisait la flûte. Cette musique était toujours aussi belle… ou peut-être même, encore plus, et il la sentait pénétrer en lui, il ne l’entendait plus seulement, mais il la ressentait physiquement, comme si c’était ces sons purs et cristallins qui animaient son cœur, faisaient pulser son sang, faisaient courir la vie dans son corps. Il était incapable de définir ce qui avait changé dans ce que jouait Myrhyarmen mais il le sentait confusément, cette mélodie n’avait plus la même valeur, la même dimension, et il se laissa pénétrer, emporter, par cette musique qui semblait venue d’un autre monde.
    La flûte sembla s’emballer tandis que la Gardienne jouait avec plus de vigueur, et les souples branches du saule parurent s’animer au gré de la mélodie, devenant étrangement iridescentes.
    Et puis soudain, ce fut le silence.
    Calaáth prit conscience que son cœur, suivant le rythme de la musique, avait lui aussi accéléré durant ces dernières secondes. Surpris, l’elfe entendit alors parler Myrhyarmen, d’une voix étrange, indéfinissable.
    L’Estel, l’Espoir du Peuple Elfe.
    Derrière elle, le grand saule luisait, laissant émaner de ses branches vertes un éclat qui n’avait rien de naturel. Ce magnifique présent signifiait-il que Kÿria, désormais, serait aux côtés des elfes dans les jours sombres qui s’annonçaient ? Ou bien, plus probablement, avait-il pour but de donner à ce peuple éprouvé un regain d’espoir et de force malgré les dernières souffrances et les perspectives peu engageantes qui s’ouvraient à eux ?
    Subitement, Myrhyarmen s’effondra, et Calaáth suivit du regard le garçon qui lui portait secours. Ce dernier n’avait pas l’air très alarmé ; la Gardienne devait donc aller bien…
    Une elfe s’approcha du saule, le toucha ; après quelques secondes, la foule, d’un seul mouvement, se dirigea aussi vers l’arbre, pour l’observer de plus près. Calaáth s’arrêta à quelques mètres, étudiant sans oser toucher ce message de la Déesse.
    Après un long regard vers ce saule majestueux –l’Estel-, il recula doucement pour s’éloigner.
    L’Espoir. Oh oui, il voulait y croire. Il n’osait trop mettre de lui dans ce qui n’était peut-être qu’un leurre, mais c’est tout de même le cœur plus léger et avec une nouvelle foi en Kÿria qu’il jeta un dernier coup d’œil au saule pleureur.
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Lun 22 Juin 2009 - 21:06

Thyräel observait tour à tour Myrhyarmen et l’Estel, hésitant entre l’admiration et la contemplation. L’arbre était vraiment une merveille, c’était un fait. Les Elfes ne savaient pas encore à quel point il serait important, et pour cause, ils n’avaient pas encore saisi sa véritable nature, ou plutôt, la véritable nature de son enchantement. La magie qui l’imprégnait désormais était d’origine divine, et son dessein n’était pas uniquement de le faire briller telle une luciole dans un ciel d’été. Non, le symbole était aussi profond qu’il était simple : il était l’Espoir. Il était cette Promesse que faisait Kÿria à son peuple de ne veiller sur lui. Il était… l’Estel.

En vérité, il n’était pas le premier de sa « Race », mais il en était incontestablement le Roi. Roi de ces arbres bénis par les servants de la Déesse, capable de miracles. Selon la légende, dormir sous leurs feuillages accueillants serait salvateur, les plaies disparaitraient, les maladies s’envoleraient… Mais le saule pleureur qui trônait désormais au centre de l’Harmalaica avait quelque chose en plus. Il n’était pas un arbre choisi entre mille autres, il était né pour être ce qu’on avait fait de lui. Puis il avait été béni par la Déesse elle-même. Au final, ce ne serait pas le nom de Myrhyarmen que l’on retiendra, ni sa danse que beaucoup ont pu trouver envoutante. Non, ce que les elfes retiendront, c’est que Kÿria aura, cette journée là, parlé et donné. Car quand les graines des graines des jeunes pousses qui sortent à peine de terre en ces jours troublés verront le jour pour la première fois trônera encore le saule. Pas immortel, non, car rien n’est immortel si ce n’est les Dieux eux-mêmes. Mais à la longévité telle que les elfes finiront par le croire… Mais ça… Ce sera pour dans quelques siècles.

La seule chose qui préoccupait le jeune disciple pour le moment était Myrhyarmen, qui gisait inconsciente dans ses bras. S’agenouillant, il passa un bras sous sa nuque et un sous les genoux de la Gardienne, puis se remit lentement debout, découvrant une elfe bien plus légère qu’il n’aurait pu le croire. Les quelques secondes qu’il perdit à assurer son équilibre lui valut d’être encerclé par une horde d’elfes cherchant à s’assurer de l’état de sa mentor. Ils le pressaient de questions, lui ordonnaient de poser la Gardienne au sol et de les laisser s’en occuper. La vérité, c’était qu’il commençait à légèrement paniquer. La plus part restaient calme et demandaient juste

« Je… Elle a juste besoin d’un peu de repos. »

Déglutissant péniblement, il tenta de se frayer un chemin parmi la foule. Il avait toujours vécu isolé, protégé par Myrhyarmen, et voilà qu’il voyait les rôles s’inverser, et la situation commençait à lui faire légèrement peur.
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Dragan
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Mer 24 Juin 2009 - 14:51

L'Estel, l'espoir du peuple elfe...

Je regardai fixement l'arbre, envahi d'une réelle bouffée d'espoir qui, pourtant, défiait toute logique. Mon prosaïsme en prenait un sacré coup alors que mes gênes elfiques vibraient devant ce vivant hommage, cette preuve que Kirya veillait. Elle veillait oui, mais cela serait-il suffisant? La déesse aiderait-elle son peuple matériellement contre la menace drow? Où était-elle alors que la famille royale se faisait enlever, violer, torturer et assassiner? Pourquoi avait-elle permit une telle chose? Pourquoi n'intervenir que maintenant, alors que les drows avaient subi une défaite?

Et là, raison et espoir se disputaient en moi de façon trop violente. Je posais ma main dans la fourrure de Laurëa qui avait levé les yeux vers moi, comme consciente de ma colère. Colère légitime s'il en est. Je n'étais pas un citoyen elfe quelconque, j'avais grandit avec Anàrion et Illydril, je les avais aimé et je les avais perdu. Plus qu'une princesse et un prince, j'avais perdu une soeur et un frère. Et cela était intolérable. Si la tristesse avait failli m'arracher à Révérie fut un temps, aujourd'hui, c'était la colère qui m'habitait quand je songeais à leur sort injuste.

La Gardienne de Kyria s'effondra dans les bras de son jeune serviteur. Apparemment, cet exercice lui avait couté. Et inévitablement, toute la foule vint s'agglutiner autour d'elle, cherchant à savoir si elle allait bien, cherchant à la voir de plus près aussi. Je soupirais et me levais alors que la détresse du jeune page était visible. Laurëa m'emboita le pas, devinant mes intentions. La louve grogna, surprenant ainsi les badauds qui s'écartèrent. Et puis, si personne ne m'avait remarqué avant la façon dont j'avançais, tête droite et visage fermé suffisait à leur faire comprendre que je n'étais pas n'importe qui, si tant est que certains ne connaissaient pas mon visage. J'étais pourtant facilement identifiable... Un elfe à la peau brune et aux cheveux argentés, accompagné d'une louve, il n'y en avait pas 10.

J'approchai le jeune page et glissai d'une voix douce et autoritaire :

- "Il est évident que ce n'est pas ici qu'elle trouvera le repos. Suivez-moi."

J'allais les conduire au palais, là, elle serait tranquille.
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MessageSujet: Re: Don d'une Gardienne | Libre   Jeu 25 Juin 2009 - 21:19

Même si elle était légère, Myrhyarmen commençait à peser douloureusement sur les bras de Thyräel alors qu’il observait la foule autour de lui. C’était une réaction normale, après tout… Les elfes vivaient des temps troublés, et la Gardienne venait d’allumer un feu de joie au milieu de cette nuit d’encre. Attirés par cette source merveilleuse de chaleur et de promesses comme des papillons de nuit. Elle leur avait donné un Espoir, quelque chose à quoi se raccrocher. L’arbre était important, et il le serait encore pour longtemps, très longtemps, mais ce n’était surement pas ça qui les réjouissait autant. Non, c’était la pensée que peut-être, il n’était pas seul au monde. Car, si les Humains et les Nains étaient désormais des « alliés », il y en aurait toujours - dont la Gardienne elle-même - pour considérer ces Races comme inférieures et porteuses de souillures. La victoire justifie peut-être les moyens qu’on alloue à sa concrétisation, mais il y avait des concessions plus aisées à accepter que les autres.

Mais, loin de les comprendre, le jeune disciple blond cherchait désespérement un moyen de leur échapper. Entouré, il n’osait pas se frayer un chemin dans la foule d’en voir un s’interposer et lui ordonner de lui remettre la Gardienne, lui assurant que lui saurait mieux en prendre soin. Un cauchemar, il ne savait pas comment il réagirait si tel cas de figure se présentait. Aussi réstait-il immobile, à l’affut du moindre mouvement, tentant de feindre sans succès un calme assuré. Heureusement, quelqu’un vint à son secours. Une voix grave, calme et autoritaire. Le genre de voix provenant d’un homme qui avait l’habitude de parler et d’être écouté.

L’espace d’un instant, Thyräel crut reconnaître l’elfe à la peau brune et les cheveux argentés qui la possédait, mais impossible de savoir quand il l’avait déjà vu. Ce ne fut que quand son regard se posa sur la louve qu’il se souvint… Il était l’un des deux elfes à posséder un de ces magnifiques animaux. L’espace d’un instant, il observa l’animal, ignorant par la même occasion son entourage. Comme lui-même aurait voulu avoir un tel compagnon ! Un ami, capable de l’écouter sans le juger. Il aimait Myrhyarmen à sa façon, mais elle était la pire confidente possible. Ses yeux verts étaient déjà terribles à supporter, mais ses iris blancs étaient pires encore.

Revenant brutalement à la raison et au présent, il plongea son regard dans celui de son sauveur. Il ne le connaissait pas, mais au vu de la façon dont les gens autour d’eux réagissaient, il devait être quelqu’un d’important. D’ailleurs, cet état de fait évident se devinait rien qu’à sa façon de se tenir. On aurait dit un Roi, pour ce que Thyräel savait des Rois. C’était un des désavantages de suivre une Prêtresse vagabonde devenue Gardienne, on ignorait beaucoup de choses. Les rencontres n’étaient pas si fréquentes, et les nouvelles ne s’échangeaient pas vraiment spontanément, surtout avec une elfe muette. Il fallait avouer que cela n’aidait pas pour avoir une conversation poussée. Dans tout les cas, les paroles de l’elfe à la peau brune étaient teintées de raison. Certes, Myrhyarmen avait peu de chance de se reposer efficacement, entourée d’une foule devenue silencieuse, dans les bras sans doute inconfortable de son disciple. Et il ne demandait pas qu’on la luit confit directement, ce qui était rassurant… Il hocha simplement de la tête avant de lui emboiter le pas.

« Très bien. »

En vérité, il n’avait pas eu le temps d’hésiter. On n’hésitait pas quand on recevait un ordre, et c’était bien de cela qu’il s’agissait ici. Et puis, la présence de la louve l’intéressait au plus au point. Peut-être oserait-il demander quelques conseils afin d’en avoir un, lui aussi. Il s’approcha rapidement, puis attendit qu’il indique la direction, tentant d’ignorer les gens massés autour d’eux.

« Où allons-nous ? »



[ -> Une gardienne au palais]
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