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 L'Amour et la Nature | Aerandir

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L'Estel
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MessageSujet: L'Amour et la Nature | Aerandir   Mar 26 Mai 2009 - 23:47

« Réveille-toi, Myrhyarmen. »

Surprise, la Gardienne de Kÿria se réveilla en clignant des paupières, ce qui ne servit pas à grand-chose au demeurant. Après s’être lentement redressée, elle se massa la nuque et chercha à définir à quelle heure de la nuit sa Déesse adorée l’avait tirée de son sommeil. Question délicate, dans sa situation, et elle renonça rapidement à y trouver une réponse. Ce n’était de toute façon pas important, elle était réveillée, maintenant, et elle se doutait que ce n’était pas pour rien. Laissant retomber son bras, elle ferma les yeux - encore un geste potentiellement inutile mais tellement ancré en elle qu’il lui faudrait plus d’un mois ou deux pour s’en débarrasser – et attendit qu’on lui en dise plus.

« Lève-toi et habille-toi, tu as besoin de prendre l’air. »

La concernée se retint d’exprimer clairement sa pensée, qui était qu’elle avait plus besoin de dormir que de sentir un peu de vent caresser son visage, mais cela n’empêcha pas Kÿria d’en saisir le fond et de s’en amuser. Avec un grognement modulé - il était tout de même plus respectueux de ne pas trop grommeler après sa Divinité - elle s’extirpa de ses draps, à tâtons.

« Fais moins de bruit, tu ne voudrais tout de même pas réveiller ce malheureux Thyräel ?
Si je sors, il sort aussi, de toute façon…
Non, pas cette fois. Il est temps que tu apprennes à te débrouiller un peu par toi-même. »


Comme si Myrhyarmen avait besoin de son jeune disciple pour s’en sortir… Il était utile, tout simplement, et il lui permettait de gagner en temps et en énergie. Ca n’impliquait pas forcément qu’elle était perdu sans lui, juste qu’il était inutile de s’épuiser pour rien. Elle se retint pourtant d’argumenter plus que de raison, et décida plutôt d’en faire la démonstration à Kÿria par l’exemple. Elle se mit debout, et entreprit de se changer, choisissant pour l’occasion une robe simple et sans rubans inutiles. C’était quelque chose qu’elle faisait elle-même et ce malgré sa cécité, jamais elle n’aurait laissé Thyräel la vêtir telle une grand-mère immobilisée par l’âge. Mais une fois sa capuche mise et sa flûte en main - pas question de s’aventurer seule sans son précieux instrument - elle rencontra son premier obstacle. Où donc était la sortie de sa chambre ? Elle s’y était installée la veille, et n’avait pas encore eu le temps d’en faire une « carte mentale ». Elle se rapprocha du mur et entreprit de le longer jusqu’à la trouver. Stratégie simple et efficace, elle fut rapidement couronnée de succès. Se souvenant de l’architecture générale de la maison qu’on avait mise à sa disposition, elle put en sortir facilement. Le silence régnant au dehors et l’air frais qui vint lui lécher le visage lui indiquèrent que la nuit était loin d’être finie.

« Bien… Et maintenant ?
Rejoins l’Harmalaica. Pour ce que nous prévoyons, il est important que tu te familiarises aux lieux. Et ce sera plus facile à faire s’il n’y a personne. »


Le Jardin… Rien que ça. Elle savait à peu près où il se situait, mais elle n’était pas sure de le retrouver… Pas sans Thyräel, en tout cas. Il lui aurait décrit leur entourage, et elle aurait pu le guider. Ils étaient complémentaires, en un sens. Secouant fermement la tête, elle se mit en marche. Elle n’était pas dépendante d’un gamin entrant à peine dans l’adolescence.



Plus qu’un bruit, ce fut un étrange sentiment qui tira Thyräel de son calme repos. Alors qu’il se retournait dans sa couchette dans l’espoir de retrouver un rêve dont il oubliait déjà les détails, brumes nébuleuses d’un sommeil agréable, mais un léger bruit d’étoffe le força à l’immobilisme. Jetant un léger regard vers sa provenance, il eut juste le temps de voir sa mentor s’engouffrer dans la rue. Surpris, il se redressa et passa rapidement une tunique et un pantalon. A quoi jouait-elle ? En un sens, il se sentait légèrement vexé. Elle ne l’avait pas réveillé ! S’il n’avait pas eu le sommeil léger, il n’aurait même pas su qu’elle s’était aventurée seule dehors. Mais il y avait autre chose, aussi… De la curiosité. Pourquoi seule ? Pourquoi en plein milieu de la nuit ?

Sortant à son tour, prudemment et sans bruit, il la chercha du regard. Elle n’avançait pas vite, forcément, et elle gardait toujours une main sur un mur pour avoir quelque chose à quoi se référer. Mais, dans l’ensemble, elle ne s’en sortait pas si mal, elle parvint même à éviter un empilement de cruches vides sournoisement placées sur sa route, non sans les faire teinter doucement. A ce moment là, il eut envie de la rejoindre, de prendre doucement sa main et de la poser sur son épaule, avant de lui demander où ils allaient. C’était toujours comme ça que les choses se déroulaient, d’ordinaire. Mais il n’en fit rien, gardant une bonne dizaine de mètre de sécurité entre elle et lui, se contentant de la suivre au cas où elle aurait vraiment besoin de lui.

Lui-même ne connaissait pas la capitale, tout simplement parce qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de s’y rendre depuis qu’ils voyageaient ensemble - c’était une des raisons qui expliquaient l’enthousiasme dont il avait fait preuve dès qu’elle lui avait annoncé la nouvelle - mais il ne fut pas vraiment surpris quand il vit se profiler l’entrée de l’Harmalaica. C’était la seule chose que Myrhyarmen lui avait confié sur la raison de leur venue : tout se jouerait là bas. Il n’était donc pas surprenant qu’elle cherche à s’y rendre avant le grand jour. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était qu’elle voulait absolument le faire seule.

Mais il avait l’habitude. Avec elle, rien n’était jamais vraiment simple.



Myrhyarmen était aussi tendue que la corde d’un arc étirée à son maximum. Elle avançait lentement, horriblement lentement, la peur de buter contre quelque chose ne la quittait pas, et elle avait tout de même du mal à se repérer. Heureusement qu’elle connaissait bien les principaux axes de la capitale, et qu’elle logeait juste au bord de l’un d’eux, justement. Sans cela, Déesse ou pas, elle aurait tiré Thyräel d’un sommeil qu’il ne méritait de toute façon pas vraiment. Mais finalement, elle y était parvenue, elle se trouvait enfin dans l’Harmalaica.

« Continue tout droit désormais. Je te dirais quand tu pourras t’arrêter. »

Ne prenant pas la peine de répondre, la Gardienne fit ce attendait d’elle. Elle se sentait bien plus à l’aise, entourée de la protectrice Nature de sa « Mère », que livrée à elle-même dans les rues sinueuses d’Alëandir. Et puis, finalement…

« Voila… Tu vas pouvoir souffler, désormais.
Pourquoi sommes-nous ici… ?
Parce que tu dois connaître ce lieu, autant que possible. Tu sais ce qu’il te reste à faire, je crois. »


Myrhyarmen hocha doucement de la tête, comprenant subitement où voulait en venir Kÿria. Sans plus de cérémonie, elle s’accroupit, posa sa flûte sur ses genoux, et posa enfin ses mains sur cette dernière. Inspirant profondément, elle régula sa respiration, la rendant calme et régulière, et commença à méditer.

« Tu n’as pas besoin de voir, tu as juste besoin d’entendre. Ecoute la Nature, et apprends. »

Quelques dizaines de mètres plus loin, Thyräel s’adossa contre un arbre, regrettant soudainement d’être venue. Myrhyarmen venait de commençait une méditation… et la nuit s’annonçait moins palpitante que prévu.





[HRP : à toi de voir... Soit tu arrives maintenant, soit tu arrives vers le lever du soleil, et tu trouveras un Thyräel roulé en boule au pied d'un arbre et dormant d'un sommeil de plomb et une Myrhyarmen toujours en méditation mais en phase d'en sortir...

Say toi qui vois ! Razz ]
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Jeu 28 Mai 2009 - 22:51

La froideur...

La décence...

La pudibonderie...

Tant de traits gravant a jamais l'image éteinte du peuple éternel. Ne se rendaient ils pas compte du présent merveilleux ? Atroce ? Décadent mais délicieux ? Non. Ils voguaient a travers les âges, statues froides et inertes, relents putrides qui ne vivaient que pour une mort inexistante. Ils ne connaissaient que la vie longue et morne, ils ne vivaient que parce que rien d'autre ne leur était offert. Pourtant, quelque part éxistait l'hécatombe, le tourbillon, la lave en fusion qui dévale, frémissante, les collines verdoyantes de la vertu prônée. Tout cela faisait rire le Serviteur, un rire tenu, moqueur, empreint d'un peu de cynisme...Eux qui savaient adorer leur roses n'étaient qu'homme de marbre face a leurs compagnes. Nulles étincelles, nulles lueurs...Nuls brasiers incandescents...Non, juste...La glace.

« Vois l'ingratitude, l'oubli, le déni de ce que j'ai créé...Ils veulent ignorer mon chant...Le peuvent ils ? »


Il rit doucement...

« Non, ils ne le peuvent, alors lorsque mes notes jetées suavement au creux de leurs oreilles effleurent leurs coeurs argentins, ils se perdent dans les méandres des songes atroces... Quelle ironie n'est ce pas ? »


Ils rient...

-Dénions l'improbable, soyons sourds et aveugles, vivrons nous plus serein ?


C'est un murmure moqueur, enfantin, malicieux qui déchire le silence ambiant. Le parfum ne peut tromper l'amoureux du velours ouaté des roses. Danse au creux de l'hommage rendu a une déesse aussi froide que capricieuse...Son arrivée est murmurée mais non hurlée, a quoi bon ? Il s'insinue là où rien ne peut éclore, faire taire les gémissements pour ne laisser que l'empreinte des hurlements angoissés. Tout et rien. Le jour, la nuit, un tout formé par un seul coeur. Ah ! Imagine..Imagine dans les tenèbres qui t'entourent, vois les figés, éteint...Plus tard, il jettera un voile facétieux sur ce peuple languissant...Plus tard. Pour l'instant présent et gracieux de la nuit, erre sans but. Laisse tes sens s'envahirent subtilement de l'encens, de l'agressivité, de l'âcreté parfois, du sucré souvent...Mais bientôt, c'est une autre senteur, un autre parfum...Il sourit le Serviteur, a qui ? A quoi ? Lui seul pourrait le dire, mais l'or de ses prunelles ne révèle rien, ni ce sourire un peu canaille, un peu songeur qu'il affiche. La douceur est féminine, l'ombre fugace d'une étole volète dans l'air, danse au grès du vent malicieux...Il s'avance sans aide, juste guidé par la mélodie antédiluvienne d'un roi endormit, ces pas sont autant de notes oubliées dans le coeur des hommes, vivaces dans les yeux des femmes. Juste cette étincelle après toute soupire doucement la nuit venue...

Prend garde a l'ombre souple et gracile, entend le ronronnement familier, sens l'excitation de la découverte ravir le coeur de ta compagne joueuse..Elle tourne autour de toi, mais bientôt, elle t'oublie pour l'endormie, pour l'inconnue dont tu ne découvriras jamais les traits, versatile félin qui se gausse des règles établies...N'aie crainte sylphide, elle ne veut que...Jouer...
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Ven 29 Mai 2009 - 0:09

« Il arrive…Arcamenel… »

Comme une goutte d’eau venant troubler la surface lisse et parfaite de l’eau, la voix pensive de Kÿria vint froisser la concentration de sa Gardienne. Depuis combien de temps était-elle restée ainsi immobile, en tailleur, à sentir sous ses doigts l’herbe verte de l’Harmalaica ? Combien de temps passé à ressentir le jardin ? Elle le connaissait mieux, désormais, que la plus part des elfes qui avaient pu poser leurs yeux sur les beautés qui y fleurissaient. S’arrachant à cette douce harmonie, reprenant doucement conscience de son enveloppe corporelle, elle ouvrit les yeux… alors qu’un museau humide venait doucement, presque timidement, toucher sa joue. Si elle l’avait pu, elle aurait certainement lâché un hoquet de surprise, mais elle se contenta de se raidir, réprimant le sursaut instinctif qui démangeait son corps tendu.

« Retourne toi, Myrhyarmen, et accueille le. »

Sans vraiment comprendre, mais avec un étrange pressentiment, elle fit ce qu’on attendait d’elle. Joignant ses mains sur son instrument adoré, elle se força à l’immobilisme, alors qu’elle sentait quelque chose tourner autour d’elle, et qui l’effleurait parfois. Quelque chose possédant à la fois les poils soyeux d’un félin et… les plumes d’un aigle ? Peu probable, et pourtant, ses sens ne la trompait vraisemblablement pas.

« Que se passe-t-il ?
Shhhtt… Patience... »


Peu satisfaite par cette réponse sibylline, elle ne constata pourtant pas, au contraire. Elle se força à l’immobilisme, véritable statue de chair et de sang dans ce royaume végétal, incapable de voir ou même de parler. Et il y avait toujours cet étrange pressentiment, comme si elle passait à côté de quelque chose d’important, une certitude confuse que l’étrange animal n’était pas la clé de l’énigme, qu’il y avait… autre chose. Kÿria savait elle, mais ne la mettait pas dans la confidence. Fronçant doucement les sourcils, elle attendit… quoi ? Elle ne savait pas, mais était certaine que l’attente ne serait ni éternelle, ni vaine.

Thyräel, quand à lui, dormait encore à point fermé. Il avait bien essayé de veiller sur sa mentor, mais si elle pouvait rester une nuit à méditer, lui n’avait ni la patience ni la motivation. Aussi s’était-il roulé en boule contre le pied de son arbre, à une dizaine de mètres à peine de la scène. L’étrange félin ne s’était pas encore intéressé à lui, peut être parce qu’il ne constituait pas une attraction aussi intéressante que la Gardienne. Mais le jeune elfe avait déjà prouvé qu’il avait le sommeil léger, et surement dormait-il encore uniquement parce que l’étrange scène qui se jouait à son insu était restait silencieuse. Très lentement, Myrhyarmen porta sa flûte à ses lèvres, et entama une douce et lente mélodie, comme pour saluer l’animal inquisiteur et son fort probable maître. Kÿria avait parlé du Dieu de l’Amour… Sans un bruit, Thyräel se retourna dans son sommeil. Il planait désormais une ambiance… étrange, alors que les notes s’enchaînaient et s’entrelaçaient en une mélodie apaisante et presque envoutante. Une forme de magie, mais qui n’était que souffle et art.
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Mer 3 Juin 2009 - 11:14

La curiosité est une qualité éphémère mais tenace, elle titiller le coeur jusqu'à trouver sa satisfaction, tournant et retournant autour de l'objet intriguant. Reniflant le parfum chamarré, scrutant l'onde des cheveux lachés. Alors il est une voix habituée des chants, complice des notes dansantes et harmonieuses, une volute comme une prière murmurée et pourtant transperçant la nuit avec l'acuité d'un cri rieur.

-Chut Myst, n'effraie point les songes de Kyria, elle pourrait t'en tenir rigueur le sais tu ?


Le sphinx rechigne, trépigne, mais elle ne peut aller contre la douce musique de son maître. Quel dommage, tout ceci était si amusant et interréssant, déçue mais avec un regard prometteur de vengeance enfantine, le félin ailé s'éloigne et retourne s'assoir aux côtés de l'homme qui lui effleure la tête.

« Sais tu que cette impétueuse Kyria m'en veut toujours d'avoir terni sa race bien aimée ? »


Comme toujours il suinte de l'ironie amusée qui le taraude éternellement devant le tour qu'il a joué a ses frères et soeurs. Il maitrise ce pouvoir dévastateur et tout puissant, est il envié ? Jalousé ? Hait ? Un peu de tout cela. Il ne trouve grâce aux yeux d'un seul, mais toujours il reste enfermé dans son ile au mille couleurs.

Sur la poitrine du Serviteur éclatent les reflets argentés d'un Miroir aux contours déchirés. Combien de fois les épines rosées ont elles pénétrés sa peau, provoquant la douleur pour la révélation. Ses mains guérissent toujours, héritage du sang éternel.

Et soudain, les immortelles entrelats divins s'éveillent, nés des doigts agiles, semble-t-il, d'une Suivante dévouée. Penche un peu la tête et écoute les mots qui coulent doucement, enssençant la nature dans son essence la plus pure. Myst ronronne et se laisse charmer, dansera-t-elle aux yeux aveugles des témoins muets ? Rien n'est moins sur car là n'est pas la douce voix adorée qui la berce le soir lorsque le soleil décline a l'ouest.

Le Serviteur s'installe a même le sol, glisse doucement dans un frottement soyeux, se plie sa cape de soie aux reflets dorés tandis qu'il plie les jambes et que ses mains épousent les monts délicieux de la terre. Il sourit doucement, comme si les pétales qui forment sa bouche frémissaient d'un rire silencieux. Il ne peut ou ne veut accompagner cette danse voluptueuse car cela serait une offense indéniable bien que derrière son âme éclate un rire enfantin.

« Les chants ombrageux de la colère ou de l'éveil de la fleur qui éclos. Cela est plaisant a entendre, je dois bien l'avouer. Ma Soeur sait s'entourer de grâce, il faut bien lui reconnaître cela, ne trouve tu pas ?
-Bercera-t-elle les coeurs endormis aussi bien que toi ? »


Seul un rire répond car tout deux connaissent la réponse. Lentement passe et repassent les doigts guidés dans la fourrure de Myst, adorable sphinx au coeur amoureux. Puis l'onde charmeuse s'éteignit, lentement dans un souffle divin.

-Je suis reconnaissant d'avoir été l'humble témoin d'une telle perfection.

Ironie ? Sincérité ? Nul ne pourrait réellement savoir, Aerandir est et reste insaisissable par bien des côtés, revêtant tour à tour les habits de la haine comme de l'amour, les facettes intangibles du Divin Prisonnier.
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Jeu 4 Juin 2009 - 23:41

Emergeant de l’apaisant royaume des songes pour se retrouver bercé la tranquille musique de la Gardienne, Thyräel cligna doucement des yeux, se demandant un instant ce qu’il se passait. L’ambiance enchanteresse qui naissait de l’instrument l’incitait à replonger dans le sommeil reposant qu’il venait à peine de quitter, mais il ne pouvait pas s’y résoudre. Car plus que le repos, la curiosité prévalait sur tout le reste. Pourquoi Myrhyarmen jouait-elle ainsi ? Pourquoi aussi lentement ? Après s’être étiré en bonne et due forme, il entreprit de s’assoir et d’ouvrir les yeux. La lune était belle et pleine, ce soir là, et il n’eut aucun mal à distinguer Myrhyarmen. Mais plus que la Gardienne, ce fut l’étrange félin qui attira son attention. N’étant pas un expert en la matière, il aurait bien eu du mal à mettre un nom sur la créature avec certitude, mais si on lui avait demandé, il aurait parié pour un sphinx, ou une créature tellement proche de l’espèce légendaire qu’une erreur n’aurait pas eue d’importance. On se serait cru dans un conte de fée. Armée de sa seule flûte, l’elfe charmait le félin, qui tournait lentement autour d’elle. Complètement absorbé par cet étrange spectacle, prompte à aider l’imagination à s’emballer, il ne fit même pas un mouvement pour protéger sa mentor. Pour sa défense, on pourrait arguer le fait que la situation ne présentait à priori aucun caractère d’urgence, mais la réalité était tout autre. L’idée même de s’approcher était bannie, car cela mettrait fin à un état de grâce.

Ce ne fut que quand l’autre acteur jusqu’alors ignoré prit la parole qu’il prit conscience de sa présence. Sa voix, mélange d’amusement et d’ironie, était changeante, si bien qu’il était difficile de conclure quoi que ce soit. L’un pourrait y voir de l’ironie, l’autre de l’admiration, mais aucun des deux ne seraient proche de la réalité. Mais, plus que le ton usité, ce furent les paroles qui le surprirent. Il n’était pas rare de voir des gens admiratifs devant les talents artistiques de Myrhyarmen, mais il l’était plus de voir les gens parler de « perfection ».

« Prends garde, méfis toi de cet homme et de ses mots, car ils sont à l’image de son Maître. »

Sur ses gardes, la Gardienne l’était déjà. Les paroles qu’elle venait d’entendre lui avait même arraché un léger froncement de sourcils. Que devait-elle conclure de cette remarque anodine ? Le sphinx s’en était allé, rappelé par son maître, et elle était de nouveau seule. Pas perdue, non, car elle connaissait désormais cette partie de l’Harmalaica aussi bien que cela lui était possible, mais seule.

« Sur ta gauche, Thyräel quête le moment propice à une entrée en scène. »

Son froncement de sourcil s’accentua encore légèrement. Que faisait son disciple ici ? Avait-il osé la suivre, alors qu’elle ne lui avait rien demandé ? Levant le bras gauche, elle esquissa amplement l’un des premiers gestes qu’elle avait inventé. « Viens ». Un ordre simple, mais qui ne souffrait aucun refus. D’abord surpris, il finit par s’exécuter, et vint se mettre à la place qui était la sienne, pris doucement la main de l’elfe aux cheveux de feu et la posa sur son épaule.

« Nous parlerons de ta présence en ces lieux plus tard. Le plus important est que tu puisses jouer ton rôle. »

Le concerné ne prit pas la peine de répondre, c’était inutile. Il se contenta de faire ce qu’on attendait de lui. Ainsi qu’elle l’avait formé.

« Et je vous suis reconnaissante d’avoir été un observateur silencieux et attentif. » Avec le temps, il avait fini par s’habituer. Parler au féminin avait été dérangeant au début, désormais il arrivait presque à s’amuser des réactions étonnées que cela suscitait. « La nuit est belle, et il fallait lui rendre hommage… A elle, et à Arcamenel et son Gardien. Dommage que le Chant ne se soit pas mêlé à la Musique, cependant. »

La voix du jeune elfe n’avait presque pas varié de tonalité, malgré la surprise. Ainsi, il se trouvait face à un autre Gardien. Il devait être béni entre tous pour rencontrer ainsi deux de ces êtres de légende…
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Sam 6 Juin 2009 - 23:06

Le chant...L'oubli hérité des lèvres honnies de ses frères...Oh oui, le chant...Outrancier parfois, vorace et violent, ou peut être doux et suave comme la caresse d'une vierge sur une épaule blessée, les mots n'avaient plus d'importance, les syllabes devenaient ondine sulfureuses...Le chant...Une arme, un baume, une extase, un lac de sang rouge étincelant...Offrande si souvent maitrisée lorsqu'elle n'était pas divine, adulée et sacrée lorsqu'elle s'éveille des lèvres veloutées d'une rose a peine ouverte...

Le Serviteur sourit, un peu étrangement, penche la tête sur le côté, volent alors les mèches ondulées de ses cheveux. La féminité s'en est allée, ou alors s'est elle endormit sous l'attrait viril de notes plus basses et rauques...Chut, Myst, ne brise point l'élan étrange du moment donné et suspendu dans le temps, calme tes ardeurs, fais taire tes curieux sourire a peine devinés. Tu trépigne de l'envie de découvrir, mais rien n'est plus important que la caresse sur ton front. Mais grâce a toi, le chemin est clair, dessiné, découvert et peut être aimé...

-Cela aurait été offense que de souiller la musique divine de Kyrïa...

Un souffle allanguit, presque murmuré alors que l'on pouvait en comprendre le moindre mot, la plus petite nuance appliquée avec grâce et tendresse sur chaque note. Maitre des sons, des volutes aériennes des chants...Dieu des mots sans raison, sans ordre car il n'en est nul besoin...

-Ici est son sanctuaire, je ne suis qu'un humble visiteur peut être un peu oublié, mais définitivement charmé.

Il renverse son visage, offrant l'ombre d'un sourire malicieux au ciel éclatant d'argent, parsemé de diamants éternels...Les éléments sont primaire, indispensable et pourtant, chaque minute approchant, on pouvait sentir l'onde sensuelle végétale s'échapper et nous envahir. Une ode abstraite, une mélopée d'un autre monde...Les hommes fermeront les yeux pour s'en imprégner a jamais mais oublieront au réveil ce que furent leurs songes...Déprimant.

-Peut être un jour, l'Amour saura rendre hommage a la Nature...

Loin, très loin en lui résonna un rire enfantin et malicieux versé dans la moquerie légère et ironique...
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Dim 7 Juin 2009 - 19:51

Quand le Gardien esquissait les douces formes de ses paroles, on se retrouvait en face d’une toute autre forme d’Art que celui proposé par Myrhyarmen. L’elfe jouait des sonorités, elle pouvait faire naître presque n’importe quel sentiment grâce à l’enchainement virtuose de notes claires et subtiles. La peur, la joie, la colère, tout trouvait son équivalence dans ses voluptueuses mélodies. Sa flûte, parcourue par son souffle muet, devenait une catharsis redoutable. Peu, très peu pouvaient se vanter d’en ignorer les effets. Car elle ne s’attaquait pas à la raison mais au cœur, le faisait vibrer au même rythme que le bois sculpté qui composait l’instrument. Et par le biais de cette féerie enchanteresse, elle pouvait accéder aux dons de Kÿria.

Lui maniait l’Art des mots. Nul instrument façonné de ses mains, seulement la langue qu’on lui avait donnée à la naissance. Nul intermédiaire entre lui et son Talent autre que son propre corps, que sa chaire soumise aux inflexions de sa volonté. Et quand le souffle de Myrhyarmen se fondait doucement en mélopée envoutante, le sien s’entrelaçait pour former des sonorités complexes presque plus promptes encore à manipuler le cœur des mortels, car en plus d’y faire naître ce que bon lui semblait, il persuadait qu’il l’avait juste révélé. Sa victime pensait avoir toujours ressenti ce qu’on lui avait insufflé, qu’on avait enfin mis un doigt sur des sentiments inexprimés. Et c’était ce qui le rendait si redoutable.

« Arcamenel… Je l’ai toujours trouvé irritant.
Joue-t-il de son charme de la même façon que son Elu ?
Oh… Toi aussi, tu as remarqué. »


Suivant les conseils de Kÿria, Myrhyarmen ne se laissait pas aller à accepter ses compliments. Il était peut-être le Dieu de l’Amour, mais il vivait prisonnier sur une Ile depuis sa naissance. De quoi développer une certaine aigreur à l’égard de ses semblables et de leurs disciples. Devenu un simple intermédiaire sans volonté, Thyräel se contentait de répéter les paroles qui raisonnaient dans son esprit.

« Ici est son Sanctuaire, oui, car ici, ses Enfants ont su communier avec leurs frères de branches et de sève. Ici, ils ont su glorifier la Nature, son Œuvre, sans jamais la contraindre ou la blesser. »

Tout en jouant le rôle qu’on lui avait donné, le jeune elfe tentait aussi de graver dans sa mémoire chaque détail, chaque parole qui composerait cette entrevue improvisée. On avait voulu qu’il soit la Voix d’une Gardienne muette, et il le serait, mais il serait aussi sa Mémoire. Dès qu’il le pourrait, il apprendrait à lire et, surtout, à écrire.

« Mais là où s’arrête son Sanctuaire continue son Royaume, et lui ne prend fin que quand la Nature n’est plus, quand la Terre revête son habit primitif, arides et vide de vie. Aussi, je vous le demande. Avez-vous déjà chanté hors de son Royaume ? »

S’étirant en un léger sourire, les lèvres muettes de Myrhyarmen exprimaient toute sa suffisance et toute la fierté que pouvait ressentir un elfe pour la Merveille engendrée par sa Mère. Les humaines ne pouvaient pas comprendre, les nains non plus, car ils n’étaient pas son Peuple. Ainés des races, fils de l’Ainée des Dieux, eux seuls comprenaient son message et sa beauté.
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Ven 26 Juin 2009 - 23:29

Douce, douce est la fourrure qu'il caresse avec la tendresse d'un amant, lent, si lent est le rythme de ce coeur qui bat, une musique a elle seule, un tempo intemporel qui trouve son écho dans la vie elle même...La vie, le début de toute chose...Lui seul sait affolé l'assonance de l'essence, lui seul sait l'arythmie délicieuse des tourments...Un Univers où la matière s'efface pour ne laisser d'un soupçon d'espoir, une larme de haine, un soupir insensé, déraisonnable, déraisonné...Aliéné...

-A la frontière du Royaume continu les voiles obscures de ce qui ne peut être touchés...La vie est instable, durable, même dans le plus petit grain de sable...Il vibre, vibre comme si il avait une âme, un coeur...Là où s'arrête le chant de Kyrïa débute l'onde symphonique de la colère déchainée, la virevolte aliénée des rages incontrôlables et le murmure savoureux des oubliés...Là où ton Royaume chevauche le mien, s'expose la délicieuse volute des désirs contraires, vermeils de par leur infinie... Là où ne peut vaincre la ronce s'éveille la rose écarlate.

Amusé, amusant, déroutant et dérouté...Une valse impromptue, cavalcade effrénée et endiablée. Cela le berce, cela l'amuse doucement, comme un enfant qui découvre le jeu et s'enivre de ses effets. Regarde l'infini ténèbres qui t'ouvre les bras, tu y trouvera toujours la lueur carmine côtoyant l'or divin des sacrés. Honni et oublié mais qu'importe en vérité, le but reste le même, saint Graal qu'il te faudra conquérir pour enfin dévoiler la vérité des mes ambitions. Reste ainsi, insaisissable, enfant malicieux ou ire dévastatrice...Dépeint le sourire innocent ou le rictus haineux de la douleur...La caresse d'un pétale ou la griffe soyeuse d'une épine empoisonnée. La fierté est un penchant sucré, bien trop, gourmandise des puissants et des nantis, flanc offert a l'improbable pique d'acier. Là où s'endort la vierge s'éveille la succube. Que serait la terre si les hommes ne savaient...Aimer ? Hair ? Jalouser ? Tuer ? Maitre de ces harpies voraces, cavalier intrépide des Erynes mortelles...Il verse l'onde sereine ou la tempête furieuse..La sang pour un sourire...Un cri d'agonie pour un chant d'extase, tout se réveille entre les lèvres incomprises et pourtant ne naitra que vérité.
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MessageSujet: Re: L'Amour et la Nature | Aerandir   Sam 27 Juin 2009 - 1:33

Bercées par la douce brise de ce début d’automne, les paroles sibyllines du Serviteur voletaient jusqu’à Myrhyarmen, murmures effrontés jetés avec malice sous la pâle lumière de l’astre nocturne. Témoin indifférent de la scène volée au destin puéril, la lune observait la rencontre fortuite des deux êtres. La Gardienne de Kÿria secoua doucement la tête devant le défi d’Arcamenel, posant son regard blanc et aveugle sur le corps gracieux du métis. Quelle douce ironie, en vérité. Quoi de mieux pour le Dieu honni, père des hybrides haïs, que de choisir son Gardien dans le cortège de ses Enfants de misère ? Elle avait crée, il avait souillé, sans remord ni regret. Autour d’eux, les douces caresses du vent perdaient de leur naïveté. La brise devenait vent tumultueux, alors que des mèches enflammées s’élevaient doucement, portée par l’ire de l’Aînée.

« Votre Royaume est une Île, et vous en êtes l’unique prisonnier. »

La voix encore enfantine de Thyräel, mettant fin au silence, vint châtier l’impudent. Simple intermédiaire, dépouillé de son juge arbitre, il se contentait de répéter sans ciller les mots que lui seul pouvait entendre. Se rendait-il compte, alors que ses sens rêvassaient, qu’il rabrouait un Dieu ?

« Qui, de la ronce ou de la rose, de cette lutte acharnée sortira vainqueur, nous n’en avons cure. L’une comme l’autre s’épanouissent dans le royaume végétal. Qu’importe alors qui remporte les lauriers. »

C’était joué sur les mots, mais c’était aussi dévoiler le fond de sa pensée. Les vêtements claquaient au vent, désormais, subissant les assauts des rafales capricieuses. Miroir des sentiments de la Gardienne, le temps dévoilait son ressentiment. Car si les traits de Myrhyarmen ne laissaient rien paraître aux yeux des mortels, supporter ainsi les provocations du Père des Rejetés la menait doucement loin des rives calmes de l’Harmonie.

« Incapable de créer, incapable de détruire, il a décidé de briser sans achever. Pourquoi ?
Il n’a jamais accepté son Destin. Enfant capricieux, il a agit par vengeance. Mais Arcamenel est amer, il ne pourra jamais contempler ses méfaits. »


Calimehtar avait apporté le malheur sur le Peuple Sylvain, Arcamenel le déshonneur et l’impureté, et Néera avait lâché sur eux les êtres qui enfantèrent les Sombres. Trois des Quatre avait tenté de détruire ce que Kÿria avait fait. Et aujourd’hui, le Gardien du Dieu aux deux visages venait la narguer jusque dans son Sanctuaire. Colérique, l’Aînée l’était, et n’avait pas besoin de telles provocations pour s’emporter, et sa Gardienne n’était pas plus un éloge à la patience. Cette fois-ci, Thyräel hésita un instant avant de prendre la parole. L’ambiance avait totalement changé, et le vent qui les entourait n’en était que le signe le plus visible.

« Quel dessein a pu conduire vos pas en ce lieu de Paix, faiseur de Haine Aveugle ? »
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