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 [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }

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Letha
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MessageSujet: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Dim 7 Juin 2009 - 21:47

Tout se devait d'être parfait en ce jour de fête. Déjà, on s'activait. Les cloches avaient déjà sonné 14h et le mariage commencerait sous peu. Déjà, les invités afflués et ont leur indiquait des places ou s'asseoir. L'automne avait commencé à marqué son territoire et les feuilles rougeoillantes des arbres commençaient à s'envoler avec le vent. Partout, il avait été installé un planchet pour permettre aux invités de se déplacer correctement sans risquer de tacher les robes du vert de l'herbe, ou que les talons se cassent dans la terre.
La famille des Isles avait pris un gros risque en organisant cette fête en extérieur. Pourtant, même les dieux semblaient être en accord avec cet union. Le soleil baignait la scène et si l'on levait les yeux au ciel, il était difficile de trouver d'autres couleurs qu'un bleu clair. Tout se devait d'être parfait, et tout été parfait.
La mariée n'était pas encore arrivée, elle attendait le début de la cérémonie avec son père à l'intérieur du chapiteau. Caché de la vue du marié et des invités comme le voulait les traditions. Ce qui n'était pas affiché publiquement mais qui se devinerait officieusement était que les deux futurs époux ne s'étaient encore jamais rencontré. C'était un mariage arrangé dans les règles. De l'or contre des terres.
Le marié était entouré des deux gardiens, les témoins. Bientôt, une douce musique se fairait entendre, faisant terre les murmures. Les invités se lèveraient et la mariée sortirait du chapiteau pour découvrir son futur époux.

La cérémonie commencerait alors...

{ Pour les descriptions des mariés & Témoins, cf ici }



Dernière édition par June & Isane le Lun 8 Juin 2009 - 18:42, édité 1 fois
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Aranel d'Actellys
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Lun 8 Juin 2009 - 18:09


Aranel était arrivé assez tôt,venant de Diantra le voyage n'était pas très long, à dos de son étalon noir, il avait chevauché la matinée, avant de s'arrêter, dans une auberge pour le midi, et de repartir, pour arrivé vers 13h, le repas prit à l'auberge était uniquement pour tenir durant la cérémonie, il pensait bien qu'il mangerait bien au mariage d'Hannibal de Roch et de June des Isles, il n'avait jamais eut la chance de croiser ses deux nobles, ou tout du moins le croyait t-il...

Le mariage avait lieu dans un champs aménagé exclusivement pour l'événement, Aranel trouva l'idée du lieu saugrenu, pourquoi ne pas le célébrer dans un château tout simplement, et surtout faucher un champs était assez extrême pour lui qui par sa nature elfique gardait un certain amour de la nature même si moindre par rapport aux autres elfes et aux druides.

Les terres maudites semblait bien accueillante, mais les mythes qui planait sur ses terres avait traversé Langehack, en Diantra même il n'était pas rare d'entendre une matrone dire à son petiot: « Arrête tout de suite ou je t'envoie dans les terres maudites ». Enfin actuellement les terres réputés maudites étaient magnifiquement bleu, d'ailleurs la présence de deux gardiens comme témoin laissait penser que les dieux eux même garder un œil sur se mariage.

Aranel voyait enfin les gardiens, ou plutôt deux, il ne sut pas les reconnaître ni dire qu'elle dieux ils servaient mais ses deux étaient les illuminés des cieux, comme on les appelaient chez lui; Le baron espérait pouvoir leur adresser un mot si l'occasion se présentait.

Le Baron avait laissé son cheval à la garde d'un page, lui glissant une petite pièce qui devait être une fortune pour ce dernier, cela lui assurerait qu'il prendrait soin de sa monture, surtout qu'il lui en avait promis une autre s'il retrouvait son animal en bonne forme.

Aranel ne rencontra personne de sa connaissance, enfin toute la noblesse humaine était invité il croiserait surement des personne qu'il connaissait. Aranel se dirigea vers le lieu ou devait avoir lieu le mariage, sur un plancher, le lieu était accueillant, et les banc attendait leurs invités.

Aranel demanda sa place et on le conduisit à un endroit ni trop loin ni trop prés, il ignorait qui serait à ses cotés. Enfin il s'asseya et attendit.

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Dernière édition par Aranel d'Actellys le Mer 10 Juin 2009 - 14:45, édité 2 fois
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Ciaran de Valis
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 11:22

Ouhhh.

Je laissais échapper un sifflement admiratif en avisant le château de Scylla. Et bien, les propriétaires des lieux avaient fait les choses en grand. J'étais arrivé la veille dans le comté, louant une chambre dans une auberge, afin de pouvoir me reposer du voyage et surtout me rendre présentable. Allons, je n'allais pas me présenter couvert de poussière et les vêtements élimés. Las, cela coûtait unr fortune. Dommage que l'on ne paye pas aux invités leurs atours... Ah mais les autres invités devaient être richissimes, ce qui était loin d'être mon cas.

J'avais opté pour des chausses crèmes et un pourpoint rouge sombre. Je m'étais laissé allé à la mode, prenant ces pourpoints à crevées, laissant entrevoir les manches bouffantes de ma chemise crème également. Le pourpoint était agrémenté de dorures stylisées. La seule chose que je n'avais pas accepté, c'étaient les chaussures ridicules. J'avais opté pour des bottes, histoire d'être à l'aise. Mes cheveux noirs, naturellement bouclés retombaient autour de mon visage, indisciplinées, mais cachant à merveille mes oreilles effilées.

Ce n'était pas le moment de me trahir.

Je me présentai alors à l'entrée, carton d'invitation à la main. Mon épée était restée avec mon destrier, confié à un jeune paleferenier. Il avait intêret à en prendre grand soin. Par contre, j'étais flancqué d'Harès. Les armes étaient interdites, mais il n'avait pas été précisé que les animaux aussi. Et Harès était une excellente arme pour me défendre. Je doutais qu'il m'arrive grand chose au mariage, mais prudence était mère de sureté.

Mon regard se porta alors sur le chapiteau, sur la foule de nobles et je me trouvais alors étrangement déplacé et gauche... Alors que je devais être plus gracieux que la plupart d'entre eux de par mon sang mêlé. Je suivis les invités qui me précédaient et me glissais sous le chapiteau pour entrevoir le marié qui attendait, tout de blanc vêtu et surtout... vieux. Mariage arrangé. Même sans être au courant des derniers potins mondains, c'était flagrant. Le vieux chef du Librium, conseiller de sa Majesté, riche, vient apporter sa fortune à la jeune héritière désargentée. Argent contre titre, un classique.

Et malgré moi, je détournais le regard, cherchant une chevelure blonde dans l'assistance.

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Astéride de Valis
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 11:43

Elle avait mal aux pieds...Elle était fatiguée...Elle se sentait comme une grosse vache au milieu d'un troupeau de biquettes...Mais elle n'avait pas eut le choix...Soupirant discrètement, Astéride se tenait aux côtés de son frère et de sa femme...Autrement dit, bien en vue avec le couple royal...Ca jaserait demain, c'était couru d'avance. Oh bon sang ce qu'elle pouvait avoir mal au dos aussi ! Elle se demandait quel était l'abruti qui avait eut la bonne idée de l'inviter en la sachant enceinte et proche du terme...Sire de Roch lui avait été d'une aide précieuse certes, elle ne pouvait le nier, mais là, il exagérait...Il aurait au moins pu avoir la décence de « l'oublier » par égard pour son frère. Nul doute qu'elle risquait de jeter un peu plus l'opprobre sur son frère et surtout, elle aurait pu rester tranquillement au château...Mais non, il avait fallu se faire belle, si tant est que cela veule dire quelque chose étant donné son état, et se présenter avec tout le gratin de la noblesse. Sa robe fluide et simple d'un magnifique vert émeraude soulignait gracieusement sa grossesse et la laissait libre de ses mouvements, les manches étaient longues et s'évasaient doucement en corolle vers ses poignets...Ni trop légère, ni trop chaude, une tenue idéale..Elle n'avait pas fait d'excès au niveau de sa coiffure, se contentant de laisser ses boucles libres et de parer son front d'un bandeau d'or avec, en son centre, une perle discrète en forme de goutte. Toujours est il qu'elle se tenait là, un peu absente, encore mal remise du voyage en carrosse d'ailleurs...Son ventre la tirait et parfois, l'enfant donnait de vigoureux coup de pied, au moins, il était vaillant et fort...Plus loin dans une forêt proche, Incanus boudait tel un enfant...Astéride ne se souvenait que trop bien des événements de leur dernières sortie en public...Hors de question que cela ne se reproduise, même si le dragon avait acquis un peu plus de maturité...Peut être l'autoriserait elle a venir un peu plus tard, mais pour l'heure, les mariés devaient prononcer leur voeux...De nouveau, elle soupira discrètement et jeta un oeil vers l'autel en grimaçant...C'était la première fois qu'elle voyait des Gardiens, mais autant l'avouer, ils la décevait plutôt qu'autre chose...L'un était si absent qu'on l'aurait dit effacé, voir insultant et l'autre, bien au contraire, essayait d'attirer toute l'attention sur elle...Sa main caressa discrètement son ventre gonflé tandis qu'elle détournait les regards de l'autel et parcourait l'assemblé d'un oeil vide...Vide qui s'illumina lorsqu'elle distingua Ciaran a l'entrée de la tente...Sa première impulsion fut de sautiller sur place et de faire de grands gestes...mais malheureusement, elle devait se tenir tranquille et faire honneur a son rang, aussi, croisa-t-elle sagement les mains dans son giron. Bon, si on pouvait accélérer la cadence qu'elle puisse s'assoir, cela serait parfait ! Ah et si Ciaran pouvait tourner la tête sur sa droite aussi se serait bien...
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Lilianna
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 12:11

Un mariage. Un mariage arrangé. Autant dire que Lilianna était vraiment ravie d'avoir été invitée. Trystan , Lyhann et elle revenait tout juste de Serramire. Ils n'avaient même pas eu le temps de passer à Diantra. Lilianna était fatiguée , et Lyhann aussi. Mais c'était un fait , ils ne pouvaient décemment pas ignorer l'invitation de leur conseiller politique. De plus , ils étaient à la table d'honneur. Leur absence serait très mal vue... Mais à vrai dire , Lilianna aurait préféré rentrer tranquillement afin que la petite puisse se reposer. Mais ce serait pour plus tard.... Ils étaient donc là tous les trois , et Astéride les avait rejoint plus tard. À sa place , Lilianna ne serait sans doute pas venue. Elle avait l'air si lasse , si fatiguée... Elle était proche du terme , à n'en pas douter.

Lilianna était vêtue d'une longue robe d'un vert amande , et la robe était légère , faite de velours et de soie. Il faisait encore chaud et Lilianna craignait de mourir de chaud en portant une robe un peu plus épaisse. Contre elle , endormie , Lyhann , dans une petite robe d'un vert plus foncé. La jeune mère n'avait pu s'empêcher de sourire en remarquant que toute la famille était vêtue de vert ce jour là. À croire qu'ils l'avaient fait exprès. Une nourrice les accompagnait , discrète , au cas où Lilianna aurait besoin d'elle , puisqu'elle ne pourrait sans doute pas s'absenter durant cette soirée.

Le chapiteau semblait déjà grouillant de monde et Lilianna fut bien obligée de retenir un soupir. Cela promettait d'être long , très long. Elle n'était franchement pas ravie. Mais rien n'y paraissait. Elle saluait qui la saluait , souriait à qui lui souriait... Tout cela n'était qu'hypocrisie et bonnes manières , c'était insupportable. Avait-elle simplement le choix ? Non , bien sûr que non. Son rôle de reine l'y obligeait. Voilà en partie pourquoi elle abhorrait ce genre d'évènements.

Elle avait eu vent de la présence de gardiens à ce mariage. Des gardiens ? Tiens donc. Ils voyaient les choses en grand , en très grand... Ils présentèrent leurs invitations et ils rentrèrent , sous bonne escorte. On leur désigna leur places , devant évidemment et ils prirent place. Le marié était là , entouré des deux gardiens qui avaient l'air d'être des gens ordinaires. Elle les quitta des yeux lorsque Lyhann s'agita , grimaçant. Lilianna la berça doucement , avant de se pencher vers Trystan.

« Elle est fatiguée , j'ai peur qu'elle ne soit de mauvaise humeur. »

Elle aida Lyhann à attraper son pouce , la berçant toujours contre elle , apaisante , douce.


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Dernière édition par Lilianna le Jeu 11 Juin 2009 - 13:13, édité 1 fois
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Trystan de Diantra
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 12:36

Les choses s'étaient enchainées très rapidement, trop rapidement. Ils n'avaient pas une minute à eux. Ils étaient allés en Serramire pour rendre visite à Katalina, suite à sa détention chez les drows et dans la foulée, ils étaient allés au mariage de June des Isles et de Hannibal de Roch, son conseiller politique et chef du librium. D'après les murmures qu'il entendait, le décor était somptueux et les choses avaient été faites en grand. Sacré hannibal. Parti de rien et maintenant comte et proche du roi. Un arriviste ambitieux et doué comme on en voyait peu. Ce qu'il n'avait eu de par la naissance, il se l'offrait maintenant. L'argent ouvrait bien des portes, surtout quand il y avait de jeunes et jolies héritières sans le sou.

Le roi était flanqué de Cabal, son chien et Thibaut n'était pas bien loin, bien qu'il ne soit pas invité aux tables d'honneur. Il n'était qu'un serviteur, il mangerait donc les restes avec les autres. Mais les restes d'un tel mariage seraient sans aucun doute copieux.

Le couple royale présenta ses invitations (comme si cela était utile soit dit en passant), avat d'être conduit aux premières loges pour assister à la cérémonie. Trystan ne pouvait se fier qu'aux murmures des gens autour de lui pour savoir ce qu'il se passait et ce qu'on voyait. Un Hannibal de Roch tout de blanc vêtu, des gardiens... Un Mince sourire ourla les lèvres du roi... S'il avait été chatouilleux sur l'honneur, il aurait pu prendre très mal cette offense... Oser dépasser en prestige des noces royales... Tsss, pas très diplomatique.

Comme par contraste avec le luxe affiché par les prochainements mariés, Astéride, Lilianna et Trystan avaient opté pour la simplicité. Pour le roi, tenue verte également. Chausses crème, bottes, tunique d'un beau vert mousse soutenu, agrémenté de superbes arabesques d'or, soulignant la richesse de son porteur, mais sans froufrou inutiles. Comme représentation de son pouvoir royal, sa couronne d'or, tranchant sur sa chevelure d'ébène.

Il était inquiet pour Lilianna et Lyhann qui étaient fatiguées par le voyage et pour Astéride, dont le terme approchait à grands pas et qui se serait bien passée de cette exposition.

- "Refléterait-elle les humeurs de maman?"

Il lui adressa un sourire espiègle, conscient que Lilianna n'était pas débordante d'enthousiasme. Il passa une main dans son dos, rassurant, apaisant, comme souvent. Il ferait son possible pour alléger un peu le coeur de sa reine durant cette longue journée. Une petite danse était, par exemple, tout à fait envisageable. Il reprit, espiègle, en murmurant à son oreille :

- "Il semblerait que le seigneur de Roch savoure sa prise de pouvoir et soit désireux d'en mettre plein la vue... Deux Gardiens pour témoins... Devrions-nous nous sentir offensés?"

Il avait dit cela d'un ton léger, malicieux, mais difficile de savoir s'il était sérieux dans le fond, bien que léger dans la forme.
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Ashenie De Sephren
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 14:55


Ri-di-cule ! Abjecte souffrance que celle de contempler la déchéance aristocratique à un tel point. Vous rendez-vous compte ? Ah ça non… impassiblement, non !

La duchesse était arrivée à l’abri des regards grâce aux rideaux d’un fiacre magnifique. Œuvre même des plus grands sculpteurs et peintres De Langehack, si bien qu’il semblait à un tableau de magnificence, le carrosse ducal avait fait une entrée triomphante, à en éclipser le soleil, disait-on. Le carrosse mêlait l’or à l’élégance sombre, dans un savant mélange, traînant faste et luxe dans une passion arrogante, et néanmoins éblouissante. Ses roues en or massif étaient incrustées de diamants, disposés en cercle, de façon à ce que des sirènes en obsidienne trônent en son centre, éclatantes. L’une d’elle serrait un ange, enfantin, dans ses bras maternels, tandis qu’une autre chantait les louanges des mariés, une harpe à la main, apportant les naufrages dans le fond de ses rochers, et de ses abîmes intenses. Une autre encore était enroulée à un dragon noir, majestueux, dans une fusion amoureuse intense, écho à la majesté imposante du défunt duc, et de la suprême puissance de la duchesse. Une toile étoilée reliait les roues, croisant les longues lianes d’or et formant le signe ostentatoire de la divine lumière salvatrice, sur lequel reposait un voile noir, brodé d’or. Les motifs, si on y eut prêté attention, dessinaient le large plumage d’un faucon d’or, majestueux, soutenant la voiture de ses ailes robustes. Aux extrémités, des anges bandaient des arcs aux pointes de cœur, et mêlaient les gravures des fées et des femmes tentatrices dans un mélange suave, incrusté dans l’or massif même. La cabine comportait trois fenêtres, recouvertes d’un voile fin, et noire, où la dentelle côtoyait la soie, et le brodequin se mêlait à l’organza. Quatre lourds piliers, ronds, confondait de larges lignes d’obsidienne dans l’or, et taillait les fresques d’immenses nuits d’amour, et guerres sanglantes, dont on ne distinguait qu’un détail artisanal nanti et divers, dans toute la symbolique de l’effervescence de la richesse. Les portes possédaient de grandes arabesques d’or, laissant ressortir divers motifs aux formes psychédéliques. Enfin, le toit du carrosse richement paré affichait les représentations miniatures de la haute noblesse, parente de la duchesse, tendant un lourd voile noir, fermant le carrosse. La magnificence du couronnement, telle qu’elle était appelée, était tirée d’une douzaine de chevaux, mêlant les sangs rares aux races pures. Tous d’un fin poil blanc, ils possédaient des apparats d’or, couvrant leur museaux et les flancs, ainsi que leurs sabots. De longues étoffes de soie tombaient sur les chevaux de majesté, aux armoiries de Langehack. Un immense colosse menait la cadence des étalons, et imposait tout le respect de Langehack. La bête suivait adroitement les ordres du cocher, au rythme soutenu. L’homme portait les couleurs visibles et délicates, dans un blanc et or fabuleux.

Le pied de la duchesse posait sa pointe sur la douceur du strapontin blanc, avec la grâce même d’une nymphe du paradis. Délicate et subtile, son pied était pourvu d’une bottine de soie tendre, renforcée d’or. Un soleil rayonnant ornait la pointe du soulier, et ses rayons joignaient les flancs de la bottine, s’entremêlant en de fines lianes dorées, et se terminant en un talon aiguille dont Langehack avait le bon goût. Argentée, et étincelante aux rayons solaires, la chaussure étreignant de fin rubans blancs, qui finissaient en nœud papillon, et les extrémités des rubans voletaient sur l’arrière de la bottine. La robe orangée de la duchesse, mêlée au noir, était une œuvre même de couture. Posée sur une crinoline ample, la soie agrémentait le taffetas et damas. Partant de la pointe du mon venus, une longue toile de dentelle dégradée, du noir à l’orangé vif, parcourait le pourtour de arrière de la duchesse tombait jusqu’ ses pieds, et ne laissait apparaitre qu’un triangle de moiré, présent en dessous de la dentelle, aux reflets de lumière étrange. L’ombre lui conférait une noirceur tamisée, tandis que la lueur illuminait l’orangé d’une teinte ambrée. Au dessous de la robe s’échappait les toiles bouffantes et noires des jupons d’organdi, délicates et subtiles, nuage même du socle de faste sur lequel reposait la duchesse. Son corsage légèrement serré, en raison de la présence de l’enfant, ne daignait pas s’alourdir encore, quoi qu’un peu rebondi. Cependant, il tenait fermement la poitrine de la dame haute et rebondie, permettant ce décolleté ample dévoilant la douceur de la peau entretenue enveloppant ses seins. Il s’ornait des perles noires, aux auras étrangement orangées et subtiles, comme si l’intérieur eut contenu quelques essences de cette même teinte, s’illuminant à la simple joute de la lumière. Le décolleté lourd s’ornait de fines fleurs de tissus, petites et douces, d’un coloris roux tirant vers le noir lorsque l’on s’approchait du cœur, et l’intensité d’un orange envoûtant sur l’extrémité des pétales. Des manches serrées ornaient les bras de la duchesse, finissant en de longues cascades d’organza ondulée, et jusqu’à ses poignets. Ses mains étaient couvertes de gants en pétale de rose noire, semblable à cette fleur qui retenait son voile. Ample, fin, et doré, il couvrait les longues et grosses boucles blondes de la duchesse, tombant jusqu’à sa poitrine. Une longue traine de plume de phœnix, disait-on, tant le coloris était subtil et sulfureux, adoucissait ses pas d’un vol léger, balayant son sillage d’une grâce subtile. Son visage conservé affichait le rouge de la pudeur sur ses joues, légèrement teinté, avec avenance, soulignant les étincelles de son regard noisette. Ses lèvres pulpeuses brillaient avec éclat, d’une teinte saumonée.

La duchesse avançait avec dignité dans le champ, ayant revêtue pour l’occasion cette tenue campagnarde. Ses mains gardaient les sensations du paradis. Dans le carrosse fastueux de Langehack s’étaient déroulés les ébats de l’extase. Seuls, le maître d’arme avait assaillit la duchesse de caresses intimes et délicates, émouvant tout son être et jusqu’à ses entrailles malgré les quelques résistances juvéniles qu’elle avait affiché, bientôt remplacé par les soupirs et les gémissements sensuels que sa voix ne pouvait contrôler face au savoir faire du maître d’arme ; ou du moins, le laissait-elle croire. Elle avait pu serrer entre ses cuisses les joues de son dévoué serviteur, et le cœur encore ému de ces ébats écourtés, elle n’en restait pas moins imperméable, et voilait ces désirs internes à la gente extérieure.

Ridicule ! Absolument ridicule… Diantre ! Mais qu’était ces -dé-goûts ? Bordeaux et bleu sombre étaient bien des coloris qui ne s’harmonisaient nullement, quoi que dans un certain goût guidé par le manque de raffinement… La duchesse apposait un lent regard sur le chapiteau dressé. Un chapiteau... grossier, qui se voulait fastueux, et n’en possédait que difficilement la carrure, loin des architectures des cathédrales, quoi qu’orignal, ne convenant nullement à une demoiselle de la dite vertu de June. L’héritière de Scylla avait d’ailleurs fait son apparition… Oh dieux ! La pucelle était déjà dénudée. Si son visage allongé et son nez aquilin affichait quelques disgrâces à la beauté parfaite aux yeux de la duchesse, incarnée par elle seule bien entendu, la pauvre était en plus bien mal vêtue. Sa robe dévoilait ses bras et ses épaules aux regards avides de la gente masculine, et elle semblait bien s’y complaire, la bougresse ! Et, comme si son dénudement n’eut pas suffit, elle ne portait pas du blanc en exclusivité. Et qu’étaient ces détails de couleurs, qui trahissaient la pureté incomplète de la damoiselle ? Elle n’osait pas imaginer la signification du ruban rouge qui ornait sa taille… La duchesse avait eut vent cette… Ydril des Isles… Oh, elle était de ces impertinentes impétueuses, qui, imprudentes, affichaient clairement leurs amants à la cour, avec un manque de dignité affligeant… La prostitution pour le plaisir était la mise de cette femme semblant à un rat surexcité, tandis que la fillasse de mariée s’affichait déjà sur les traces de sa trainée mère…

Elle avait pourtant entendu grand bien de cette jeune… June des Isles, portée dans une dévotion admirable et des mœurs courtoises, et pourtant, voilà que la damoiselle la décevait. La robe de mauvais goût était incomplète, et outrageait les dogmes par le manque de la traine. Mais quelles étaient ces étranges coutumes qui régissaient Scylla ? Quoi qu’il en soit, l’exotisme de ce spectacle inattendu amusa la duchesse, y trouvant un divertissement bouffon et délectable, et oh combien délicat… La jeune se mariait sans doute par outrage à sa vertu, telle qu’elle était présentée. Les notes de couleur rappelaient… une étrangeté non inconnue à la duchesse. Et le blanc exclusif était pourtant de mise pour une vierge… Le sieur de Roch couvrait bien des secrets, qui s’empresseraient de courir à la cour avec passion et volupté. Et la jeune June, ne possédant pas un passé gracieux, s’aventurait dans un terrain dangereux, bien loin d’éblouir la duchesse… La pauvresse semblait à un paon dont on avait ôté les plumes, une paonne aussi nue qu’une dinde vidée… Et si son maintient délicat trahissait son éducation, elle était étrangement apparenté à une chatte ayant mué par endroit, et dont la perte des poils étaient bien divertissante. S’exposant ainsi, la duchesse voyait bien en elle la même figure que sa mère infidèle et guidée par le poids de la luxure… Enfin, le diadème était la touche de prestance sur cet enfant, dont la robe n’affichait qu’une simplicité affligeante… La duchesse était déçue.

Le marié était cependant d’un raffinement non étranger à la duchesse, et la courtoisie du sieur de Roch était incontestable. Déjà émue par les attentats du seigneur de Faëorn, elle avait apposé sur lui un regard de vierge éperdue, dont les yeux noisettes trahissaient le brasier. Hannibal était d’une élégance à faire pâlir la dite vierge des Isles, tout de blanc vêtu, aux broderies d’or. Digne de la couronne vassale de Langehack, la duchesse souriait habilement à ses hommages, et y répondait d’une somptueuse révérence, gracieuse et délicate. Ses yeux en diamant noir étaient d’un envoûtement certain, et rappelait à la duchesse les songes luxuriants de quelques ébats prohibés. Elle imaginait, un instant, la fougueuse force du prochainement comte s’introduire en elle, et jusqu’à fusionner dans une magnificence d’éclat, le jour même de l’union… aux senteurs enivrante du désir. Hannibal de Roch n’était assurément pas si plat et fade que son épouse, et son imposante présence conquérait les atours des dames, à n’en point douter. Sa peau tannée, la lueur de malice dans son œil, ses lèvres désirables et sa barbe entretue adoucissaient ses rides, marques de la vie, qui le rendaient même désirable jusqu’au point culminant du désir. Charmant, le sieur Hannibal était un rayon illuminant la pièce un instant, éclipsant les atours de la pâle June, aux yeux de la duchesse, et rattrapait sa déception.

Dans le mariage presque ternit par ces détails curieux, et ces mœurs exotiques, le faste était ébranlé dans sa grandeur, et dans le poids qu’on lui connaissait à Langehack, et si les nappes du duché caressaient les yeux de la duchesse, la présence des gardiens était en plus bien nécessaire. Témoins ? Témoins, disait-on… Ils prenaient ainsi à parti les dieux ? Oh que diantre ! Mais quels intérêts étaient ceux des gardiens que de venir se compromettre dans un tel mariage ? Et la raison de la présence de ces derniers serait étrange, très étrange, et à vrai dire complètement incohérente. Non pas qu’elle doutait de la notoriété du Sir de Roch, seul à pouvoir amener ici les gardiens parmi les mariés, mais bel et bien d’une présence si inattendue, n’étant même pas manifestée lors du couronnement et au mariage du roi… Etrangeté salace, dont la raison floue promettait les complots les plus obscures. Et si leur présence contribuait au faste, elle dérangeait la duchesse…

Quoi qu’elle fût douce, l’union célébrée sous la vie et l’amour se devait d’être irréprochable, et hors de toute tentation. Et le moindre écart tout au long du mariage attiserait sans doute la colère des dieux sur ce mariage qu’ils avaient bénis de leurs gardiens, quoi que leurs intérêts à le faire fussent encore une fois compromettants. Le pauvre couple était dévolu à la perfection, et à l’équilibre, à l’amour et à la passion, étrange contraste avec le spectacle qui se déroulait sous les yeux de la duchesse. A vrai dire, après réflexion, l’équilibre était respecté. La mariée était insignifiante et exhibée, tandis que son homme était charmeur et séduisant, et comblait sa platitude.

Sa beauté était d’ailleurs « éclipsée » par celle de la gardienne de Néera, complètement inconnue jusqu’alors, mais qu’importait après tout. D’une divine aura, semblable à celle d’un rat au milieu des lucioles des marais, virevoltant autour d’elle en une nébuleuse céleste, comme si le ciel eut cédé à la verdure embourbée des elfes. L’elfe d’ailleurs était atrocement plate, pauvre femme. Femme ? Sa rayonnante divine, avec laquelle elle avait sans doute besoin de paraître belle, par aura magique, la laissait apparaitre comme doté d’une beauté infantile, si bien qu’elle apparaissait comme une frêle damoiselle d’honneur du haut de sa huitième année, envers qui tout désir aurait été déplacé… Clignotant çà et là en un jeu de lumière étourdissant, l’elfe dénué de forme était semblable à une brindille des champs qu’on avait rasés. Encore une fois, la tenue écarlate était d’un mauvais goût prononcé, en accord avec la dame. Pauvre créature, sublimant par la magie… En la voyant déambuler parmi ses lucioles ridicules, la duchesse se cachait sous son éventail pour rire. La pauvre ! S’exhiber ainsi, quel affront à Néera. Et son manque de forme affligeante était d’une laideur…repoussante, pour une femme de cet âge, ou plutôt avenante dans les formes d’une enfant. Quelle somptuosité ! La grâce et la beauté de Néera l’envoûtait magiquement. La créature était obligée de se parer aveuglement de magie… heureusement qu’elle fut aveugle pour ne pas contempler ce ridicule. L’asperge elfique, complètement dissonante, croyait crédulement à sa suprématie… Ah, vanité trouble qui habitait son visage d’enfant ! L’équilibre était préservé pourtant, sainte vertu de Néera. La dame faisait preuve de mauvais goût, l’atténuant de magie… Loué soit Néera d’être si dévouée… La duchesse n’en comprenait cependant pas l’utilité, et trouvait bien que la dite Callista s’accordait parfaitement avec June. Après tout, elle ne sublimait pas la mariée, et c’était bien difficile… Mais que la suprématie féminine était frivole… Et la concurrence à la plus belle, qui virevoltait en fines boules lumineuses autour de Callista, amusait bien la duchesse, celle même qui avait médusé les hommes à l’entrée jusqu’au garde à vous.
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Ashenie De Sephren
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 14:57

Le ridicule était de mise pour ce mariage, et si beau qu’était le mâle gardien, il apparaissait comme sauveur de cette dame… Ah, la beauté de Néera existait-elle ? Le paon était cette fois ci enchanté, et sublimait cette cour non plus de plumes, mais d’oursins des marées peu fraiches, illuminé par les flots. La duchesse s’inclinait au passage de la gardienne, et s’exclamait d’une voix sensuelle et forte, délectable dans son essence fantasmagorique :

«- Quelle beauté ! »

Le chapiteau, la mariée, la présence des gardiens, la gardienne elle-même, le champ, la campagne, le ridicule… tout était agencé en une bouffonnerie amusante et délectable. Enfin un peu de divertissement ! Telles étaient les pensées de la duchesse à la venue de ce mariage, tournant la tête vers la famille royale, et le jeune chevalier peu connu de la cour… Elle ‘n’avait assurément pas fini de se divertir, les commentaires commençaient tout juste…
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Arthur
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 17:08

Ce mariage, il s'en souviendrait sans doute pour de nombreuses raisons, mais le sentiment que tout cela dégageait n'était pas agréable à ses yeux. Un mariage forcé né des intérêts des deux familles mais sans doute pas de la jeune femme qui bientôt partagerait la vie de cet homme qui avait vu défilé les années, tant est si bien qu'il aurait pu, en certaines conditions être le grand père de la mariée. Il était étrange, dans un mariage, de compatir à un malheur, mais pourtant, envers cette femme, June des Isles, c'était la seule chose qu'il pouvait exprimer. Lui-même victime d'un mariage d'intérêt auquel il avait fait l'offense de ne pas faire son devoir conjugal, ne partageant la couche de son ancienne compagne aujourd'hui disparue et considérée comme morte depuis des années maintenant qu'en de très rare occasion, quand aucun prétexte au voyage de lui venait.
Aujourd'hui l'un des hommes les plus convoités mais inaccessible de la cour, d'abord par sa beauté, son charisme, sa grandeur et son élégance qu'il ne manquait pas de mettre en avant, mais également par toutes ces courtisanes, belles ou laides, riches et puissantes à qui il avait refusé la moindre faveur qui le firent devenir l'une de ses perles dont on ne pouvait se saisir simplement en mettant en avant sa fortune, son pouvoir ou bien ses formes. Lui n'était pas avide, ne désirait pas le plaisir charnel simplement pour se vanter de ses conquêtes et l'argent bien qu'héritier d'une famille noble mais relativement pauvre, n'était pas un argument pour l'attirer.
Il était l'un de ses hommes curieux et bien rare qui désirait l'amour sincère et partagé, ressenti.

A ce rendez vous, il était venu seul, montant un bel étalon à la robe noire d'Erac, héritier d'un noble lignage de son pays d'origine et qui aurait sans doute à jamais l'amour de cet homme attaché à ses terres. Seul était tout du moins à relativiser, par sécurité, il avait demandé à quatre de ses hommes de l'accompagner jusqu'au lieu du mariage et les avait inviter à rester dans les environs jusqu'à ce que ce mariage et ses festivités soient achevés.
Quand il approcha de l'entrée, il confia sa monture, ordonnant qu'elle soit bien soignée, ce cheval avait une grande valeur et était souvent utilisé pour prolonger son noble sang au génération à venir, un cadeau de sa majesté lorsqu'il était encore duc.
Sa tenue alliait la simplicité et l'élégance, une tunique raffinée vert avocat couvrant la moitié de ses bras et descendait à mi cuisse et dont les bordures étaient de cotons. Une ceinture à la taille dont la boucle était habilement caché par le symbole de sa famille, une rose rouge gravée. Un pantalon légèrement plus foncé mais parfaitement en accord avec le haut. Son visage était comme à son habitude très soignés, son bouc toujours présent ne retirait rien à son charme, bien au contraire, il lui donnait un aspect plus viril. Dans cette tenue, sa grandeur et son charisme naturel était mis en avant.

Quand il était arrivé sur place, il avait salué avec respect le couple royal dont il était satisfait de les voir en bonne santé, bien que semble t'il fatigué par les incessants voyages. Il prit les nouvelles de l'état de Dame Noblegriffon, dont il était bien entendu au courant des mésaventures et finit par se retirer, non sans avoir également saluer Dame Astéride avant que la cérémonie ne commence. Tout cela n'avait à ses yeux rien de la politesse de la cour, il appréciait et respectait profondément la famille royale.
Il s'installa non loin d'eux, mais n'était pas dans les premiers rangs, plutôt en retrait, il gardait néanmoins un oeil sur ces trois personnages ainsi que la douce Ashenie. Il aurait pu l'accompagner, simplement pour faire route en sa compagnie, puisque tout deux venaient de Diantra... Mais il craignait tant les rumeurs que cette attention provoquerait pour elle qu'il avait mit de côté cette idée mais avait tout de même chargé un de ses hommes de la suivre discrétement... Il fallait veiller à sa sécurité.
La vue de l'orchestre à son arrivée, il avait pensé à une danse avec cette damoiselle qui happait son attention sans la moindre peine dans une nouvelle mais toujours aussi sublime robe.
Puis son attention se reporta sur le couple bientôt marié et ces témoins hors du commun... Des gardiens à une telle cérémonie, eux qui ne s'étaient pas montrés au mariage de sa Majesté apparaissait à cette union qui n'était qu'intérêt... Ce pouvait être prit comme une offense... Et il y avait cette elfe, Callista... Il ne la trouvait pas véritablement belle, elle avait beau attiré les regards, joué d'effets lumineux pour se mettre en valeur... Le souvenir d'une soirée, lors d'un coucher de soleil au chateau et la petite duchesse de Langehack dans une superbe robe, s'accordant à merveille avec la peinture celeste suffisait à eclipser cette beauté d'origine divine dans l'esprit d'Arthur.

Dans tout les cas, c'était une cérémonie où il se devait être, pour sa fonction, pour sa réputation... Mais être a un mariage d'intérêt n'était pas du plus bel effet dans son esprit.


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Dernière édition par Arthur de Melasinir le Mer 10 Juin 2009 - 15:56, édité 1 fois
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Baudoin
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 17:41

Le comté de Scylla était une contrée fort charmante. Il y gazouillait des tombereaux de petites oiseaux, égayés par le brasier que faisaient les parements de l'automne. Ils en profitaient, car l'hiver leur clouerait le bec plus sûrement que Brag s'il les touchait. Brag, c'était l'ours dressé qui accompagnait Baudoin et sa coterie. En effet, il était bon que les hommes puissent s'amuser pendant que leur maître allait s'exhiber parmi la bonne société du royaume. Brag était un animal qui savait danser, escrimer et chanter, il ne rechignait pas non plus à se faire habiller. Aussi était-il toujours accompagné d'un âne chargé de ses atours et d'un singe savant qui les lui faisait revêtir.

Cette pour le moins étrange ménagerie déambulait sur un chemin de campagne, bordé d'un côté par un bocage mignon et de l'autre par un champ hideux surveillé par un garde champêtre à l'avenant. Derrière cet âne, cet ours et ce singes menés par des pages venaient plusieurs gendarmes, un baron et une foule de valets. Ceux-ci devisaient gaiement à propos des raffinements affectés de Langehack, le goût prononcé des hautvalois pour le vin et toutes ces choses qui permettaient de cracher son fiel.

Ils allaient partir dans un franc éclat de rire quand, au détour d'un muret tapissé de vigne vierge, ils aperçurent une grosse toile agencée en chapiteau. Autour s'épanouissait un plancher plutôt envahissant, et dessus évoluaient une foultitude de personnes semblant s'affairer à des choses importantes. Il y avait même, dans un coin, une étrange voiture d'un goût douteux. Langehack avait répondu présent, et infligeait à Baudoin le spectacle de sa pompe déliquescente. Il n'osait même pas imaginer quel luxe inutile avait déployé sa propriétaire, préférant s'épargner les affres du vomissement.

    Par les cinq, que tout cela est laid.


Et même, ne se laissant point abattre devant tant d'horreur, il désigna un vaste espace en contrebas. Une sorte de clairière au centre de laquelle se dressait une souche marcescente. Son équipage alla y monter un campement et planter une bannière. Baudoin revendiquait cette terre pour son sommeil. Avant même de se remettre en route pour le mariage, qui tout de même se tenait à plusieurs centaines de mètres de là, il put s'infatuer de la meute qu'on amenait. Ses chiens, sa centaine de chiens de chasse, une belle et forte meute qui lui servirait par la suite. En effet, il n'avait jamais ramené qu'un peu de crasse de Scylla, et pas un seul trophée.

C'est donc le regard encore humide de l'amour qu'il portait à sa meute que le baron se rendit vers le gigantesque chapiteau, théâtre d'un cirque monumental durant lequel on marierait un vieux riche et une jeune pauvre. Un échange appréciable de bons procédés : cela était normal et cela se faisait, c'était bien. Mais quand cela obligeait à s'immerger dans l'océan puant de l'aristocratie péninsulaire, cela était moins bien. Même le marié -qui pourtant était un homme de guerre réputé- s'abaissait aux pires loufoqueries pour se faire bien voir : un blanc immaculé et aveuglant, de l'or superflu et grotesque, une toque immonde. La mariée, elle, se contentait d'une certaine indécence occultant tant bien que mal la misère dans laquelle elle devait se trouver : pas même de quoi entretenir une véritable meute... une catastrophe. Puis il y avait la duchesse langecine, une créature minaudière et méprisable. Venait ensuite la reine et son marmot, le roi et sa catin de sœur -une dégénérée, grotesque imitation d'elfe- accompagnaient. Il les salua poliment quand ils l'aperçurent.

    Famille indigne, famille débile...


Et dieu sait s'ils durent l'apercevoir. Il était remarquable ! Fier dans sa belle armure et sa belle cape, derrière sa barbe bien taillée et son monocle lustré. Un jeune homme en livrée rouge et bleue qui, contre toute attente, convolaient dans le tapage visuel le plus étonnant, le guida à travers la foule grouillante qui courait là. Sous le regard bienveillant des cieux céruléens, ils se trouvèrent enfin devant l'entrée du chapiteau, une énorme crevée ourlée. Là, un garde eut l'audace de demander son invitation à Baudoin, qui ne manqua pas d'admonester silencieusement l'impudent avec son œil noir. (L'autre étant caché par son monocle) Il brandit le papelard furieusement, et investit le chapiteau. A peine était-il assis que la cérémonie commençait, et qu'il se passait de belles choses autour de deux gardiens, une petite vanité des mariés, du vieux soldat et de la jeune démunie.


Le garde se souvint à jamais de cette grosse invitation :

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Nakor
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 20:12


Nakor avait reçu, au palais même, un message l'informant qu'il était invité au mariage d'Hannibal de Roch avec June des Isles. Le vieux fou s'était aux premiers abords, demandé pourquoi il avait été invité, lorsqu'il s'était souvenu qu'en tant que conseiller personnel en magie du roi Trystan, il était évidemment obligatoire qu'il assiste à cette cérémonie. Heureusement les enfants avaient enfin gagné en confiance avec les autres adultes de l'orphelinat et Nakor aussi : il avait donc laissé l'orphelinat momentanément, pour venir jouer son rôle politique dans le monde humain. C'est donc dans son accoutrement tout habituel, une longue robe violette, la même depuis des siècles, un chapeau pointu violet aussi, une longue barbe blanche et un bâton pour s'aider à marcher, que Nakor était partit en direction de la cérémonie, le jour j, se disant intérieurement

"Foutu condition humaine, j'ai déjà eu plus souvent à jouer de ma position pour des raisons politiques que pour donner des leçons au roi ... pfff foutu monarchie!"

Et Nakor avait quitté son bureau de directeur de l'orphelinat, chantant et dansant, toujours aussi guilleret que possible, aillant juste avant cela, prévenu les gens de l'orphelinat que tous mourraient s'il arrivait quelque choses aux orphelins de Diantra. Arrivant enfin devant la grande porte et les deux gardiens, Nakor s'évertua à garder pour lui quelques commentaires. Il montra son invitation, légèrement offusqué que ces idiots de gardes puissent imaginer que Nakor n'était pas Nakor, marmonnant dans sa barbe.

"Et eux, non mais franchement et pour qui ils se prennent, cet Hannibal n'hésite pas à en mettre plein la vue à tout le monde, mais qui s'en souci hein qui?"

Les gardes demandèrent ce que le vieil homme avait dit, avant que celui ci ne réponde

"Rien de bien intéressant, jeune homme!"

Bien sur ils avaient voulu lui enlever son bâton, mais quand Nakor avait menacé les gardes de chuter comme une vieille gargote sur la mariée, quand ses vieilles jambes ne le porteraient plus, les gardiens avaient laissé le vieillard passer. Puis on avait montré sa place à Nakor, qui s'en était moqué, avait incliné la tête et invité son guide à partir sur le champ. Le vieux mage balaya la pièce et se dirigea immédiatement vers la table principale, après tout il n'y avait que trois personnes que Nakor connaissait ici, et elles étaient toutes à cette table. Arrivant par derrière, Nakor posa ses mains sur le rebord des sièges richement gravé, approcha sa tête entre celles de Lilianna et de Trystan et répondit à ce que le roi venait de dire

"Ho oui, vous pourriez l'être!"

Nakor se mit à rire doucement et continua

"Mes salutations Monseigneur Trystan, Ma Dame Lilianna, ravi de vous revoir et hoooo bonjour à Lyhann, houhouhouhouhou quel bel enfant! Asteride!"

Nakor salua d'une inclinaison l'elfe qui accompagnait le couple royal. Nakor se releva un peu et se tourna vers le roi

"Vous savez Monseigneur, avec le poste que vous m'avez offert, je passe plus de temps à faire de la politique qu'à vous enseigner ... enfin c'est ainsi que va la vie non? En tout cas, si vous avez envie de vous divertir, venez me voir, je suis à la table qui se trouve en face de la votre. Ma reine, les enfants vont bien, ils progressent et croisent en confiance envers les adultes! Bientôt, ils devraient tous pouvoir faire confiance aux autres sans que je ne sois plus présent. Je vous remercie donc pour tout ce qui a été fait là bas et le travail formidable que vos gens accomplissent ... même si je les malmène un peu!"

Nakor ria encore puis utilisa sa main comme éventail, s'exclamant

"Dieu qu'il fait chaud, vous ne trouvez pas? Si rien n'est fait d'ici peu, j'y mettrai mon grain de sel, et nous aurons un peu d'air, oui un peu d'air! Bon repas à tous!"

Nakor, avec un sourire chaleureux, attendit de voir ce que dirait chacun des membres de la cours et ensuite irait rejoindre sa place, voyant déjà du coin de l'œil, le guide de cérémonie qui s'approchait pour ramener le vieillard à sa place, pensant certainement qu'il était mentalement incapable de trouver sa place, vieux gâteux qu'il était!

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Semoras d'Olyssea
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 21:55

Cela faisait maintenant près d’une décille que l’insecte virevoltait autour de cette fleur à la beauté provocante, paraissant se régaler d’avance d’un nectar sucré à souhait. Qu’était-il de plus délectable que cet instant ou l’on savoure déjà ce que l’on s’apprête à prendre ? Cependant, cette scène d’une pureté immaculée, qui aurait pu inspirer la verve de l’un de ces sybarites du Langehack, n’émut nullement Jarl, le lévrier sharasien préféré du baron Semoras, qui leva la patte sur le mielleux spectacle afin de marquer son nouveau domaine au sein des terres de Scylla.

Olyssea était un homme de rang et se devait de l’afficher lors de ses déplacements officiels. Là où certains négociants en œuvres de mauvais goût voyageaient dans des lingots aménagés pour le transport, lui préférait une honnête selle harnachée au dos d’un fier pur sang dont la fougue valait bien toutes les petites dorures rehaussées de pierrailles du monde. Oui, Semoras descendait, comme il aimait tant à le rappeler, d’une noblesse d’épée et non de chambre. Le feu agitant son destrier répondait à merveille aux oriflammes olysséens dont les claquements secs soulignaient l’aspect martial de la suite du baron. A sa chevalerie, se joignaient de nombreux gendarmes, des pages et des valets ainsi que ses maîtres chiens car, la route étant longue, le baron comptait bien profiter de son séjour afin de voir si le gibier langecin était aussi mou que sa noblesse.

C’était un véritable vent de panique qui agitait la faune locale à l’approche de cette meute de plusieurs douzaines de lévriers sharasiens,des bêtes immenses utilisées par les seigneurs olysséens lors de la chasse au loup. Plus d’un paysan, avisant le danger, rentra précipitamment ses bêtes tandis que les mères craignaient pour leur marmaille partie s’égayer dans les champs. D’un coup de patte, ces créatures pouvaient envoyer un enfant au sol et de leurs immenses gueules dotées de crocs cyclopéens lui arracher la vie.

Alors que la colonne émergeait d’un bois, où quelques chevaliers firent démonstration leurs talents à l’arc, procurant ainsi de belles volailles à leur coterie, ils arrivèrent au lieu où se déroulerait la cérémonie. « Et ce vieux brigand d’Oësgard qui se réserve la clairière. Bah ! A la première averse ses gens pataugeront dans la boue » commenta Semoras en découvrant, avec dépit, qu’une place de choix avait été prise par la suite du baron Baudoin. Néanmoins, à force d’opiniâtreté, ils finirent par dénicher une clairière qui avait de quoi rivaliser avec celle du vassal de Serramire. La valetaille entreprit alors d’y dresser les tentes tandis que l’élite d’Olyssea se dégourdissait les jambes ou soulageait quelques besoins naturels dans les bois avoisinants.

« Mes braves, souhaitez moi bonne chance et tuez moi si je reviens drapé de la décadence de cour ! » lança Semoras à ses gens lorsque vint le moment pour lui de gagner le chapiteau. Plusieurs rires fusèrent parmi les olysséens, certains demandant au baron si l’on ne pouvait, à la faveur de la nuit, aller décoller quelques pierres au carrosse de la duchesse, dérobant ainsi de quoi lever et armer un beau régiment, investissement autrement plus utile et digne.

Quoiqu’il en soit, contrairement à d’autres, Semoras n’était pas trop mécontent du déplacement. Il pourrait ainsi s’entretenir avec certaines personnes, au prix, hélas, de devoir en endurer d’autres. Le fait que le mariage soit arrangé ne choquait pas le moins du monde un baron qui aurait été bien mal placé pour critiquer la méthode. L’amour viendrait bien avec le temps. C’est donc un fin sourire aux lèvres qu’il jeta, plus qu’il ne tendit, son invitation au préposé paperasse avant de laisser son courir son regard sur la salle. Tiens donc, ses majestés sont déjà là, se dit-il en composant sur son visage l’un des airs hypocrites dont il avait le secret. Astéride, qu’il avait, encore ce matin, entendu nommée « Fin-de-race » en rapport tant à la dégénérescence de son corps, qui tenait plus de l’engeance elfique, que de son esprit, se faire engrosser en dehors de toute union, affichait ouvertement son déshonneur à la vue du royaume.
Non loin, le sire de vélin, à la couronne soutenue par un lâche document, paraissait entretenir des conversations qui n’auraient pas déteintes dans la bouche d’une lavandière. « Et ça se reproduit » pensa le baron tandis qu’il apercevait la princesse Lyhann. Tout du moins la mère, Lilianna, semblait posséder plus que raison que la lignée décadente à laquelle elle s’était liée. En effet, menant son nourrisson à travers tout le royaume, lui infligeant de longues journées de voyage sur des routes au relief parfois traître, on ne pouvait que constater l’acharnement méthodique de la reine à tenter de provoquer la mort du nouveau-né.

« Quelle joie que de voir si noble compagnie réunie » mentit Semoras en saluant çà et là ceux qu’il croisait.
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Johann
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mar 9 Juin 2009 - 22:41

*Les choses commençaient de nouveau à se tasser au fort... Un peu comme le calme avant la tempête, le tas de paperasse avait finit par disparaitre depuis longtemps et enfin elle pouvait retourner à des choses bien plus saines que de signer des papiers... Mais bon, comme on le dit généralement, c'est toujours quand on s'y attend le moins que ça nous tombe dessus...
La chose qui lui tomba dessus sans prévenir fut un coursier, porteur d'un message enroulé portant le sceau du comté de Scylla. Ah bah ça pour une nouvelle... Mais quelle nouvelle ? Des traits calligraphiés ressemblant de très près à une écriture signifiant une invitation de la noblesse... Heureusement qu'elle avait un des secrétaires sous la main pour le lui lire en toute discrétion, faisant passer les messes basses comme un rapport sur l'emploi du temps auprès du messager qui partit quelques instants plus tard et un mal de tête horrible auprès du soldat qui lui traduisit le "bordel"...

Un mariage hein ? Elle se souvenait encore de la dernière petite fête passée en compagnie des nobles ou elle avait terminé en robe et avec un mal de crâne épouvantable et la découverte d'un lézard assez gros qui serait capable de raser une ville entière... Rien que ce souvenir avait de quoi refroidir et couper toute envie de se déplacer : Rien de tel qu'une bonne soirée à la taverne à picoler au lieu de risquer de finir en amuse gueule...
La rumeur se rependit comme une trainée de poudre auprès de ses hommes "Le commandant invitée à un mariage", certain bavant déjà à l'idée de la voir en robe... L'un des hommes avait même ramené sa femme dans l'enceinte du fort pour convaincre la tête de mule qu'était leur commandant mais aussi pour lui donner quelques conseils de "femme"... Ce même homme finirait sûrement de corvée récurage de latrines le restant de sa carrière avec tout les autres en guise de punition globale d'avoir forcé la main de leur commandant pour la réputation auprès des nobles qu'ils voulaient défendre "Nous ne sommes pas de simples paysans !"... Mais passons...
Les discussions et disputes en tout genre furent rudes... Très rudes... Quelques baffes, beaucoup de cri, mais le résultat était là... Une Jo' avec dans sa besace la même robe porte poisse du dernier repas chez les nobles qu'elle avait conservé et de quoi faire le voyage tranquille (qui en passant avait donné un mal de chien à être nettoyée pour être présentable)... Non mais sérieusement qu'est-ce qu'elle allait foutre là bas... Et surtout pourquoi elle avait reçut cette invitation... "Représentez nous bien !" lui avaient hurlé ses hommes alors qu'elle partait en ruminant tout ce qu'elle pouvait penser de cette idée complètement débile...

Le chemin quant à lui fut des plus tranquilles, la guerre s'était maintenant apaisée et seuls les bandits de grands chemins pouvaient oser s'attaquer à un cavalier seul se baladant avec une armure légère. Les auberges quant à elles avaient quasiment toutes été réquisitionnées pour les invités du mariage... C'est ce qu'elle avait vu lors d'une de ses pauses l'histoire de manger un morceau et de laisser Iris (sa jument) se reposer un peu...
L'arrivée non loin du champs réservé au mariage fut notée par un arrêt un petit peu plus long dans une des nombreuses granges des fermes avoisinantes... Il fallait bien enfiler la fameuse robe... Et le combat fut littéralement le même que la première fois... Retirer l'habituelle armure et autre vêtements d'homme ainsi que les bandages immobilisant et compressant sa poitrine dans l'armure. Pour enfin, par un ne sait quel miracle elle réussisse à s'y faufiler en accompagnant le mouvement d'une dizaine de jurons très bien sentis et très peu recommandables qui ne seront pas cités... Pour ce qui concernait la coiffure... Le plus gros du travail fut de retirer la paille qui maintenant s'y logeait suite à l'une des chutes, puis de recoiffer le tout de manière simple en les laissant simplement libres de leurs mouvements... Heureusement que cette fameuse robe pouvait se porter avec des bottes, et là au moins elle avait conservé le choix : Ses bonnes vieilles bottes légères de cavalerie, à peine renforcée par des plaques en fer qui une fois cirées et bien nettoyées ressemblaient à quelque chose de présentable pour passer inaperçu.

Les derniers mètres la séparant de la petite fêtes semblèrent être un véritable calvaire : Déjà devoir monter Iris à l'amazone, sur une selle pas du tout prévue à cet effet, et ce à cause de cette même robe... De quoi la mettre de mauvais poil jusqu'au restant du mois... Cette même selle portant son épée de manière à ce qu'elle soit rapidement à portée de main...

Ce fut donc une Joh' de mauvais poil qui se présenta à cheval devant les deux gardes surveillant l'entrée, cependant celle-ci ressemblait maintenant à une femme, les deux gardiens ne pouvant pas reconnaitre immédiatement le commandant de l'Ordre de la Rose Noire de par sa tenue... La décrire serait très simple : une robe en une seule pièce, assez près du corps, disposant d'une ouverture sur le coté le long de la jambe gauche pour permettre une certaine liberté de mouvement et descendant jusqu'aux chevilles, le haut n'ayant rien de particulier non plus, laissant les bras nus avec un léger décolleté ne montrant que peu le haut des seins. D'une couleur claire variant entre le gris et le beige, ne changeant pas des tons habituels qu'elle a l'habitude de porter (Cliquez ici et ici pour une idée du type de robe), en quelques mots cette robe faisait bien habillée pour un roturier mais étant des plus classique pour qui avait un rang de noblesse et plus d'or.

La présentation aux gardes fut de courte durée. d'abord elle descendit de selle en se laissant glisser depuis celle-ci. Puis, pour des raisons évidentes ceux-ci l'arrêtèrent jusqu'à ce qu'elle montre l'invitation. Là un jeune palefrenier se présenta pour prendre soin d'Iris et des affaires de Johann placées dans les sacoches de selle. La jument saurait s'enfuir en cas de mauvais traitement, ça elle pouvait lui faire confiance pour ça, surtout qu'elle finirait par revenir quand Jo' la sifflerait, ou au pire elle viendrait boulever la petite fête. Quoi qu'il en soit elle avait mémorisé le visage du palefrenier, en cas de soucis c'est lui qui prendrait le savon.*

"Prenez en soin je compte sur vous" *Lui glissa-t-elle à l'oreille*
Spoiler:
 

*L'invitation fut donc la clé des champs, ou plutôt du champs recouvert d'un plancher en bois. Les premiers pas furent... Bruyants, ses bottes ne se mariant pas du tout avec celui-ci... La cérémonie commençait à peine, la mariée se dirigeant vers l'hotel ou les voeux de mariages allaient être prononcés...
Visiblement un mariage arrangé, l'un des défauts de la noblesse... La jeune mariée allant épouser un homme d'un age avancé pouvant quasiment être son père, sûrement pour des questions d'argents ou de titre ou encore de réputation. Bref, rien de bien joyeux... Elle tourna son attention vers les autres convives...

Les premiers à attirer son attention furent le couple Royal de Diantra avec la jeune princesse née quelques mois auparavant. Au moins elle ne pouvait pas se plaindre de ne pas voir du pays... Dans la haute société il fallait attirer l'attention après tout et la jeune future héritière du trône des royaumes humains était idéale pour cela. Le couple était bien entouré, ce n'était pas vraiment le moment d'aller leur faire de l'ombre...
Puis son regard tourna vers une sorte de demi-elfe ou une elfe, visiblement attendant un enfant cette fois... Décidément... Cependant elle sembla blêmir quand elle reconnu le visage de la personne, a ça pour ne pas l'oublier elle ne risquait pas de le faire ! La dénommée Astéride, le danger public se baladant avec le super gros lézard plus que dangereux pour le royaume et frangine de Trystan si elle se souvenait bien... Il ne manquait plus que ça... Oh non elle ne s'approcherait pas du couple royal maintenant, surtout tant qu'elle serait là... Sans compter qu'elle ne savait pas encore ce qui lui était arriver pour changer ainsi depuis la dernière fois qu'elles s'étaient "rencontrées", même si le regard noir qu'elle pouvait lui adresser pouvait se sentir comme deux piques dans la nuque...

Jo' préféra donc s'isoler pour le moment, non loin d'un banc, restant tout de même debout, pas vraiment à son aise dans ce milieu noble, gardant Astéride à l'oeil, et d'un autre côté regardant le reste de la cérémonie ou les voeux étaient en trian d'être prononcés.*
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Jeu 11 Juin 2009 - 12:56

Nous arrivâmes avec Hélios, dans un carosse frappé de ses armoiries. Melesiel était restée au château, cela était plus prudent. Déjà qu'Eldis et moi allions être regardé de travers alors avec une petite fille à la peau noire... Je ne savais toujours pas pourquoi nous avions été invités... Je n'étais pas noble, loin s'en faut et Eldis non plus. Il était juste intendant d'Hélios et tous les intendants n'avaient pas été invités je supposais. Donc, cela restait un mystère. J'avais eu envie de décliner l'invitation, mal à l'aise dans ce genre de réception. Eldis n'était pas plus enchanté que moi mais Hélios avait su nous convaincre.

Résultats, nous descendions du carosse, Hélios en premier, puis Eldis et les deux hommes se firent un devoir de me proposer chacun leur main pour descendre m'arrachant un petit rire ravi. Je me souvenais encore du petit compliment d'Hélios en me voyant dans ma robe, gracieusement offerte par le Baron. Elle était simple, composée d'une robeen soie ivoire, doublée de tissus vert à l'intérieur. Les manches étaient longues et évasées, et une ceinture verte venait souligner ma taille fine et mes hanches étroites. J'avais pris un peu de potrine mais guère, mais cela allait bien avec cette robe qui me laissait libre de respirer. j'avais mis des chaussures ivoires à talons, histoire de paraitre moins petite entre Hélios et Eldis. Je devais mesurer un petit mètre 65 ainsi.

Quant à mes cheveux, ils étaient noués en une entremêlement de nattes. Plusieurs petites nattes venaient se croiser en une natte complète et de fins rubans d'or venaient agrémenter ma chevelure blanche. Un fin cercle d'or ceignait mon front. Mes cheveux ainsi coiffés cachaient mes oreilles effilées. J'étais déjà étrange avec mes cheveux blancs et ma peau pâle, alors autant éviter d'en ajouter avec cette particularité qui me faisait passer pour hybride. Un léger fard venait roser mes joues et une point de rose colorait mes lèvres. Rien de plus.

Je relevais doucement ma robe, avançant avec les deux hommes jusqu'au chapiteau. Par terre, il y avait du plancher... Par Néera, tout était lueuxueux et tape à l'oeil, pour bien montrer la richesse du mariage. Mutine, je m'accrochais au bras d'Eldis et lui glissais :

- "J'espère qu'au notre, ce sera plus intime et chaleureux."

Une lueur malicieuse dansa dans mes yeux violets. Nous n'avions jamais parlé de mariage et je n'en ressentais pas le besoin pour le moment, mais une petite allusion ne pouvait pas faire de mal. Leirn était restée dehors, invisible. Autant éviter d'attirer l'attention.

Nous prîmes place alors pour assister à la cérémonie. Je regardais distraitement tous les nobles alentour. Pouah, quelle bande de culs serrés arrogants! Ca me rendait malade! Tous rivalisaient de mauvais goût pour afficher leur puissance et leur richesse. Ils auraient mieux fait de nourrir un peu mieux leurs gens! Mon regard se tourna vers l'estrade où attendait le marié, vieux barbon qui faisait le coq dans son plumage blanc. j'écarquillais alors les yeux en voyant une femme et un homme à ses côtés. Il y avait la Gardienne de Néera! Et l'autre... Aveugle aussi... Un autre Gardien? j'observais la Gardienne, très jeune. Mais Néera était déesse de la jeunesse et de l'insoucance. La robe rouge attirait l'attention et pas forçément de la meilleure façon qui soit...

La mariée fit alors son entrée et mon coeur se serra en la voyant si fragile et pâle. Mariage arrangé. je la plaignais. Elle était jolie, soumise à des lois contre lesquelles elle ne pouvait rien. Mon regard coula vers le marié et je fis la moue. J'espérais qu'au moins, il était agréable et doux. Je ne comprenais pas que l'on puisse s'unir sans amour... Je trouvais cela désolant.

Ils échangèrent alors leurs voeux... Deux oui, simplement. pas de serments de s'aimer à jamais, de se protéger... Le mariage royal avait peut-être été moins pompeux, mais plus joyeux et sincère. Là, tout ce luxe ne servait qu'à dissimuler le vide de cette cérémonie.

Pauvre mariée.
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Aemon d′Ancenis
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Ven 12 Juin 2009 - 21:11

Le baron à la chouette était sis dans les premiers rangs lorsque la cérémonie commença. Parti une semaine avant, le seigneur ancenois avait fait un détour chez un vavasseur scylléen qu'il connaissait de longue date. C'était un chevalier vigoureux, qui avait eu son pesant d'or et de gloire au temps des aventures et des tournois. Ayant réussi à se faire un nom, il fut pris dans l'une des équipes scylléennes et ne tarda pas à trouver une damoiselle fort bien dotée. Il avait vieilli dès lors, et c'était à présent ses fils les plus jeunes qui parcouraient les routes, avides de sang et de gloire.

Il n'en restait pas moins fort conservé, pour ce seigneur de dix ans l'aîné le baron. Disposant de bois giboyeux, ce dernier s'était consacré à la chasse, goûtant peu aux manières d'une noblesse langecine déjà réputée un peu efféminé, car amatrice d'art et de culture. C'était là la réputation que leur faisaient des chevaliers souvent illettrés et fiers de l'être, une réputation caricaturale, certes, mais le vavasseur était de ces chevaliers-là, et il avait intériorisé cette vision du Langecin et de sa flore.

Ainsi, arrivé tôt dans la saison, le baron Aemon put partir à la chasse avec son compagnon, ses frères, ses files et ses neveux. C'était là une grand rassemblement, car la suite du seigneur était composée de plusieurs douzaines d'hommes d'armes, de pages, de gens de lettre et autres parasites voletant autour de ces grandes suites seigneuriales. La meute du seigneur ancenois, composée principalement de bouviers ancenois et de bergers âpremontiers, devait rassembler une centaine d'animaux, avec quelques levriers sharassiens et bergers aubelunites. L'armée de dogues était pour le moins effrayante, et la battue fut longtemps retardée car la piétaille craignait quelque mauvais coup de ces chiens qui paraissaient fort imposants. On chassa ainsi sur les terres du vavasseur toute la sainte semaine, et lorsque la date fixée approchait, Aemon et ses ladres se lavèrent, préparèrent leur beaux costumes et, le lendemain, à l'aube, se présenta à Scylla.

L'entrée fut l'une des premières, quoique le garde insista un instant pour voir l'invitation donnée par leur seigneur. Le seigneur d'Ancenis renifla. Entouré par ses bannerets, ses proches et ses parents, il s'était déjà fait refusé leur entrée, et voilà qu'il lui demandait à lui de brandir quelque papier pour prouver qu'il avait bien sa place ici. Cette anecdote lui rappela amèrement les procédés du roi de vélin, et la bile d'Aemon revint faire des siennes. Faisant apporter le papier par Ding-Dong, son fol attitré, le baron demanda au garde de bien vouloir faire passer le détenteur de l'invitation et au bouffon d'entrer comme l'invitation le lui permet. Si Ding-Dong s'acquitta de l'ordre sur le champ, entamant déjà une cabriole pour dépasser le garde, ce dernier hésita un instant, repoussa l'intrus et pria un Aemon au rictus à la fois moqueur et glacial de bien se donner la peine de prendre place.
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Ashenie De Sephren
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Sam 13 Juin 2009 - 19:39

Et voilà que s’annonçait la cavalerie rustre et baronnesque, d’un mauvais goût prononcé. Les dénommés masculins et avides de commentaires bas, lorsque la beauté féminine leur enchantait les yeux, et que leur petite virilité n’osait rien en assumer, de peur du ridicule. Ah ! Quelle douceur de voir ainsi une noblesse éparpillée, qui se croyait fière sur ses destrier d’argent, et, si le physique était l’œuvre du dieu soleil, la baronnie de l’épée ne savait que trop bien trouver ses fourreau. Entre chevaucheur et chevauchés, dominateur et soumis, la frontière était mince, et s’ils se posaient en mâle dominateur, on ne leur connaissait surtout que des déplacements massifs et masculins, si bien que la duchesse leur raillait intérieurement ce manque de raffinement, et de puissance masculine certaine. Ces hommes n’étaient habiles qu’avec les bêtes… Esidenir tournait le visage…

Et voilà qu’apparaissait le carrosse aux fées d’argent, tiré de ces chevaux blancs d’une douce magnificence dorée. La damoiselle, pourtant partie tôt, n’avait pas vogué bien vite, laissant libre court à ses yeux de contempler les merveilleux tableaux d’un paysage fantasmagorique. La verdoyante de Langehack se mêlait à sa légère brume câline, sous la grâce de l’automne. L’ocre teintait les horizons boisés, mêlant les feuillages rougeoyants aux feuilles balayées par les vents cristallins. La magie d’un instant soufflait sa brise unique sur la nuque nuptiale, et bientôt, le chapiteau s’était dressé.

Malgré l’heure reculée de son départ, l’allure du carrosse déambulant sur les rues au pas, avait eu les plaisirs de croiser quelques invités. Les gardes se succédaient devant ses yeux, patrouillant autour du carrosse, semblable à des lions vigilants de leur proie, à l’affut d’un quelconque mouvement des charognards. Au cœur des tumultes, un cavalier vêtu d’une tunique verte, chevauchant un fougueux destrier à la longue robe noir avait enchanté sa vision d’une douceur protectrice, évoquant encore les tableaux passées des couchers d’un soleil câlin, au cœur même du néant. Arthur de Melasinir veillerait sur elle en ces lieux troubles…

L’univers se teintait de papillons éphémères, illusoires, illusions éperdues de la petite duchesse. Ses pas feutrés ne raisonnaient faiblement et de façon fragile, semblable à la lente marche des brumes. Ses souliers de cristal a talon hauts illuminaient parfois les atours de son socle d’une lueur multicolore, résultant de la diffraction de la lumière. Un jupon de soie douce amortissait avec douceur les coutures de la robes, et baignaient ses jambes dans une volupté câline et caressante. De multiples voiles colorés de taffetas et de soie tendre, dégradant le rose au violacé en de multiples subtilité, passant du cuisse de nymphe au violet de cobalt, cachaient adroitement la crinoline de fer sous les jupons. Une robe de soie arborait savamment le corps de la jeune poupée de porcelaine, couvrant cette peau opale et douce. Fine, elle semblait renfermer les voûtes astrales sous le scintillement des étoiles tendres, qui, croisant la lueur, s’illuminaient. De fines perles de smithsonite s’étaient incrustées dans le tissu, çà et la, dans un écart régulier et travaillé, et coloraient les arabesques d’argent sous ce décolleté ample et vaporisateur, dévoilant la naissance de la poitrine ronde et délicate d’Ashenie, retenue par un corset serré. Une dentelle de voile en dessinait le contour, raffiné et violacé, sous quelques paillettes d’argent. De longues manches évasées, dégradant l’incarnadin clair à la tourterelle légèrement vive et violacé. Des voiles argentés et bouffants dessinaient le tumulte d’une cascades de tissus, et transparaissaient faiblement, luisant et scintillants, incrustés de diamants sertis, sous les manches. La robe ample de la petite princesse ducale en forme de cloche s’ornait d’organdi, et de diverses broderies rosées, pâles, et d’une douceur émanant même aux yeux du monde. De fins colliers de perles semblaient joncher ces effluves de tissus rares, perdus, ça et là, dans diverses suspensions fastueuses. Une traine tissée de filaments fins de diamants, semblant réduit à une poudre enchantant le sillage argent de la belle, s’épandait derrière ses pas en une mer scintillante. Des pétales de rose clairs filés d’argent tissaient les gants de la pucelle, qui, poudré d’une poussière de cristal, semblaient sculpté dans les pierres précieuses. Ses cheveux lâchés était le lent fleuve du soleil, cascade de l’astre blond et cendré, dévalant les pentes de son corps et jusqu’à ses cuisses. Des tresses diverses couvraient, çà et là, la longue chevelure ample et soyeuse. Elle était couverte d’un long voile à la bordure de satin blanche, d’une teinte rosée et douce. Fixé sur son crâne par la tiare d’argent, au cœur de rubis, le voile tombait amplement, colorant les marées de tissus. Quelques arabesques légèrement argentés semblaient se distinguer en une illusion incertaine lorsque la lumière croisait le voile. Sur son front trônait le diadème de la rose, œuvre récente et magnifique des artisans de Langehack. Retenue par une chaine semblant mimer des feuilles, sculptées en diamant, une rose éclose ceinturée de délicates lianes de cristal s’ouvrait au monde. Sculptée dans l’émeraude rose, la fleur semblait contenir quelques étoiles étranges, figées dans la création. Sur son cou ruisselait une longue rivière de diamant subtile et délicate, richissime présent de Langehack. Enfin, parmi les bracelets d’or et d’argent, des pierres précieuses décoraient les bijoux d’un arc-en-ciel pastel, composant parfois la totalité des bracelets, ou raffinant les fines chaines qui décoraient ses bras, bien sûr voilés par les manches et les voiles. Sur sa taille, un long ruban tissé d’argent voletait, et tombait jusqu’au sol, avec grâce et subtilité.

Le visage d’Ashenie affichait le raffinement même du maquillage, comme il se devait. Pourtant fin, il était d’une subtilité douce et loin de ces enfarinements mondains. Un fin coloris clair, violacé, arborait ses paupières, se ternissant vers l’extérieur en un violet de cobalt sombre. Un fin trait noir colorait le contour de ses yeux, presque invisible, pourtant soulignant le brasier du regard. Le violet de cobalt soulignait finement, de nouveau, le dessous des yeux. Ses pommettes hautes rehaussaient son visage, et profondeur de ses yeux pâles de faisaient plus ample. Les perles céruléennes et limes de son regard trahissaient l’ingénuité de la vierge, et l’idéal du monde, œuvre artistique de compassion, animée de ces illusions naïves et délicates, touchantes pourtant par la force et l’intelligence avec laquelle elles étaient poussées, loin d’une niaiserie ridicule. Un rose effacé colorait la peau opale et lisse de ses joues douces, et faisaient écho à ses lèvres polie d’une pierre précieuse effacée, brillante et rose. La rondeur enfantine de son visage caressait les sommets de l’avenance, et embrasait le monde de ces idéaux tendres.

Derrière elle se dressait l’ombre gardienne. Accompagnée par les gardes de l’aigle noir jusqu’au chapiteau, réquisitionnant le capitaine Dacius lui-même. L’homme à l’armure du faucon doré s’était, de temps à autres, perdu dans quelques regards caressant, voilés de protection et de dignité, qui, au fond, savaient bien cacher les charmes d’une passion inconnue. SaYoLe était à présent seul à rentrer, sous la bénédiction du capitaine Dacius, ayant foi en la vertu de l’homme, et lui déléguant son pouvoir. Il resterait à patrouiller aux alentours, suivant la damoiselle comme une ombre distante si elle s’éprenait du désir de promenade. Le jeune SaYoLe s’accordait avec la dame qu’il protégeait, vêtu de blanc aux bordures argentées, œuvre délicate et subtile des tissus accordés.

Le pas doux de la poupée de cristal adhérait pleinement aux tapis couvrant le plancher du mariage, au raffinement certain. Les coloris étrangement harmonisés attendrissaient Ashenie dans la création et le luxe artistique, semblable aux effluves d’une nouvelle découverte. D’un pas gracieux et délicat, elle s’avançait vers le couple royal, accompagné de sa cousine d’Erac et de leur enfant Lyhann, princesse à l’envoutement certain, et à la douceur bambine, atteignant les dieux par delà les étoiles. Elle avait salué, d’un signe de tête, la noblesse de part et d’autre de son passage. Un homme obscurcissait les yeux de la pucelle de Langehack, imposant par sa taille et sa stature virile. Son visage enjôleur encadré par les mèches blondes insolentes adressait un charme certain, enchantant ses atours d’une profondeur perditive intense. Courtois pourtant, le portrait du baron Semoras d’Olyssea, de nombreuses fois dépeint par les illustres courtisanes de la cour, se dessinait aux yeux de la pucelle. Elle s’inclinait en une révérence dansante et subtile, aux délicieux mets délicats, sous la candeur de la rose. Respectueuse, sa voix angélique suivait les échos cristallins, plus hauts que le diapason.

« - Mes homages, seigneur… Portez vous bien…»

L’homme n’était pourtant qu’un parmi tant, et laissait une douce sensation à la dame par son charme et son élégance, sous l’œil moqueur de sa mère. Le pourpre d’Olyssea brodant les habits marquait, un instant, les yeux d’Ashenie, qui remontaient en une caresse avec candeur sur la virilité de son torse vraisemblablement érigé par l’exercice de la guerre. Amateurs des joutes, à l’habilité et au talent notable, les femmes s’étaient extasiées à peindre de l’homme une image héroïque, friandes des exploits virils et masculins, porteurs de fantasmes délicats sur son corps doux. Les oreilles d’Ashenie avaient eut vent de ces louanges, visant à accroitre le charme certain du Baron Semoras d’Olyssea. Les yeux de la vierge avaient lentement trouvé l’océan perditif et charmeur du baron, se montrant sous un jour avenant et courtois. Un instant, elle s’était perdue dans ses traits, et cette beauté ventée, si subtile que les arômes d’une rose au nectar épris du soleil. Elle imaginait le cavaler escrimeur, voguant sur son destrier fougueux et imposant, presque semblable aux princes niais, et pourtant gardant une virilité et une subtilité malicieuse, imposante et franche. L’homme d’Olyssea apparaissait géant même de la masculinité brute, et pourtant enjôleur d’un charme paisible. Le cheval galopait, et fendait l’air, à brides abattue, et tandis que la rêverie mêlait le baron à la joute. Il disparaissait.. se dissipant dans un nuage de brume, lorsque le pas de la damoiselle reprenait, dépassant le baron pour lequel elle se devait, par virginité féminine, d’éviter une trop longue entrevue pour le moment, pas avant la cérémonie… l’outrage et les rumeurs d’un amour naissant seraient bien trop fort, supposant que la passion dépasse l’importance du mariage.

Et la pucelle se dirigeait lentement vers la famille royale, présentant de nouveau son corps en une courbe respectueuse, accompagnées de ses paroles claires et tendres, faisant l’éloge de la vertu du roi, de sa compassion pour la reine et de la beauté de leur enfant. L’union était si douce, qu’elle laissait la damoiselle attendrie à la vue du bambin, fuit d’un amour délicat et passionnel. Sa voix claire avait chanté les louanges de sa famille, tissant par là une toile d’une solidité franche, animée de sincérité.

Nombre d’hommes étaient présents, et si certains lui étaient inconnus, la jeune femme semblait radieuse et délicate, offrant son visage illuminé à la gente nobliaude, croisant, ici le regard d’un chevalier inconnu aux effluves attendrissants. Sa chevelure bouclée et soyeuse, ses lèvres pulpeuses et avenantes et sa carrure imposante, attirait, un instant, le regard de la pucelle de Sephren, se blottissant de manière ingénue dans l’antre de ses bras. Elle ne connaissait nullement son identité, apposant sur son visage angélique la simple lueur de sa cousine, qui semblait elle aussi attirée en cet instant.

Les yeux bicolores d’Ashenie fuyaient, et se réjouissaient de leurs idéaux salvateurs, éconduits par les douceurs de l’âme, et voyant en ces lieux l’unique magnificence du genre humain. Tendre et câlin, son regard se perdait de nouveau dans une rêverie subtile. Elle confrontait à nouveau la virilité à ces yeux, borgne cette fois ci. L’homme se dressait, il avait fière allure dans son costume avenant, et décrochait même un sourire de la part d’Esidenir . Les yeux pures d’Ashenie le contemplaient, fuyant un instant la salle par leur envol, semblable à une colombe nacrée, et dessinaient le portrait d’Aemon d’Ancenis…

Non loin du couple royal, réunissant les belles d’Erac et de Langehack, et un vieillard à la langue bien pendue, se dressait le Sieur de Melasinir. Le regard d’Ashenie glissait, suavement, sur les courbes de son corps, recréant la voûte astrale au dessus de leur tête, et ce soleil disparaissant qui les avaient bercés d’une chaleureuse complicité, et pourtant étrangère à tout outrage, subtilité douce de la cour auquel elle ne s’attendait pas, apaisant son âme tourmentée par le décès de son père. Une fine lueur animait les yeux d’Ashenie, la même qui se posait sur le regard de Trystan, ou de SaYoLe, constituant les piliers protecteurs de la sainte vertu de Langehack. Elle croisait son regard, un instant, et, après quelques pas, s’inclinait avec grâce devant le sieur de Melasinir. Son corps se courbait en une longue et délicate inclinaison, semblable à une envolée dansante, et ses pans s’étaient étalés sur le sol en un socle brillant. Le regard d’Ashenie avait croisé celui d’Arthur de Melasinir, éperdu de la voute astral et sans cesse tourmentée de sa pénétration ardente qui perçait jusqu’à l’âme même. Son regard semblait attraper les secrets jusqu’au dernier, et les yeux de la damoiselle se détournaient, après que sa voix cristalline eut chanté, semblable au rossignol.

« - Mes hommages, seigneur de Melasinir. Votre élégance et votre vertu en ces lieux m’apaisent ; et entraine une féerie douce en votre sillage, soulevant les boucliers et leurs protections. Votre présence me rassure, seigneur…»

La damoiselle effectuait alors un pas de recul. Contemplant le baron d’Oësgard, son âme s’éffondrait, attaquée et presque psychiquement persécutée par sa seule présence. Pour une raison inexpliquée, il laissait en elle un frisson de frayeur infantile, incommodité pourtant naturelle. Son regard ingénu se posait sur le couple marié, et, malgré l’étrangeté qu’ils affichaient, elle restait compatissante de leur union qu’on lui avait dépeinte comme forcé. Il se devait pourtant d’être ainsi, tel était le rôle d’une femme, qu’elle se devrait elle-même d’assumer un jour.
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SaYoLe
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Sam 13 Juin 2009 - 20:45

Cette cérémonie n’était pas la plus agréable pour SaYoLe et pour plusieurs raisons… Tout d’abord, c’était un mariage arrangé, un secret pour personne. Un aperçu simple et concret sur le futur d’Ashenie un futur que lui n’arrivait pas à supporter… Son éducation et son passé lui avait apprit l’amour vrai, sans barrière de naissance, d’âge, de rang. Un amour simple et réel ! Même s’il connaissait les coutumes et les habitudes des nobles, il ne pouvait s’empêcher de les mépriser, surtout qu’il ne pouvait pas les combattre…
Ensuite venait l’habit… Vêtu simplement : pantalon, chemise et veste sans manche. Chaque pièce était d’un blanc claire et resplendissant, les coutures elles étaient surpiqué d’argent et certain motifs apparaissaient, représentant les armoiries d’Ashenie. Ce qui le dérangeait, était l’absence de ses équipements… Ses armes restaient dans le carrosse, son brassard habituelle avait laissé place à un autre beaucoup plus fin et discret, caché par les manches larges de la chemise. Il savait que cette protection ne serai que très peux efficace… Et enfin, venait l’absence du masque. Venir avec pour ce mariage serai une offense… Il avait donc apporté un soin tout particulier à la toilette de son visage, coiffant ses cheveux et usant d’une légère touche de maquillage afin de dissimuler au mieux la balafre qui ornait le coté gauche de son visage, triste souvenir d’une soirée dans les geôles de Langehack…
Pour finir, c’était le principe même de la fête qui allait avoir lieux… Il ne doutait pas que les nobles présents tenteront de séduire la belle Ashenie, sans doute aidés par l’alcool qui y coulera. Une hypothèse bien néfaste, car il savait la duchesse présente, et présentait que les rencontres de la journée serviraient de prétexte à la venue de la bonté, et ça, il ne pouvait le supporter… Le souvenir de ces deux nuits dans les geôles à subir les tortures lui laissent un goût amer, surtout avec la trace flagrante sur son visage. Mais il ne regrettait pas ses actes, ces deux nuits avec la sœur bonté étaient deux nuits que sa protégée n’avait pas eut à subir…

SaYoLe fut sortie de sa rêverie lorsque le carrosse de la future duchesse croisa le représentant du SSR. Le Garde du Corps ne faisait pas vraiment attention à se qui entourait le cortège, confiant en la Garde Ducale. Néanmoins, le changement de regard d’Ashenie le fit réagir. Les yeux gris du jeune homme se posèrent avec froideur sur le cavalier. Les négociations entre eux étaient terminées, ses conditions posées. Mais il voulait savoir le fin mot de cette histoire, connaitre son intérêt et surtout savoir s’il avait la capacité de faire accepter ce rachat à la Duchesse… Un noble dont la confiance qui lui accordait était toute relative…
Le cortège continua sa route un long moment dans le silence presque religieux du Garde du Corps qui respectait le spectacle dont semblait se délecter sa protégée. Pendant le reste du trajet, les yeux du Garde du corps observaient la robe d’Ashenie, essayant d’y desceller tout les efforts que les couturières avaient dut y mettre. Enfin, le voyage prit fin lorsque le carrosse arrêta sa course.

Le Garde du corps soupira doucement, laissant ses armes dans le carrosse il fut le premier à sortir, légèrement éblouie par le soleil qui brillait dans le ciel. Une fois le pied par terre, il posa un rapide regarde du la Garde Ducale et son capitaine avant de présenter sa main à Ashenie pour l’aider à descendre les 3 marches. Le cortège se mit ensuite en marche, SaYole marchant à la même hauteur qu’Ashenie, légèrement sur sa droite de manière à pouvoir opposer son bras protégé à la moindre menace. Un fin sourire se dessina quelques instants sur les lèvres du jeune homme, amusé à l’image que devait renvoyer ce petit groupe et qu’elle autre signification elle aurait pu avoir si il était noble et non un simple garde du corps… Lorsqu’ils arrivèrent au chapiteau, SaYoLe présenta son invitation ainsi que celle de sa protégée.


Spoiler:
 

Une fois la garde passé, délaisser du capitaine Dacius et de ses hommes, le couple de circonstance continua sa route. SaYoLe restait encore étonné d’avoir reçu une invitation à son propre nom, mais s’en félicitait. Laisser Ashenie continuer seule ici lui aurait opposé pas mal de problèmes…
Le protecteur marchait d’un pas souple et fluide, ne s’opposant pas de manière trop flagrante avec la jeune femme qu’il surveillait. Toujours à sa hauteur, il s’effaçait néanmoins à chaque passage d’un noble. Le premier cas fut celui de Semoras. SaYoLe avait arrêter son pas juste avant leur rencontre, restant d’eux pas derrière Ashenie et n’effectuant qu’un simple salut de la tête lorsque le noble croisa son regard. Puis ils se remirent en marche, direction le couple royale. De nouveau, SaYoLe s’effaça. Un petit manège, pourtant clef de son métier et qui se devait d’effectuer à chaque fois, tant qu’aucun danger ne se faisait présent. Ses yeux gris ne quittaient Ashenie que pour se poser sur les abords proches et les personnes qui s’en approchaient de loin ou de prêt. Même ici, il ne voyait rien d’autre que son devoir… Devoir ? Pas uniquement que ça… Comme il l’avait avoué à Ashenie dans un moment d’extrême intimité, il la protégeait parce que s’était son travail, parce que son cœur le lui ordonnait, et parce qu’il le désirait… Pourtant, son visage ne trahissait aucune de ses paroles, ne montrant qu’un visage neutre de tout sentiment agrémenter d’yeux froids et disant mais pas menaçant.

Puis vint la nouvelle rencontre avec le représentant du SSR. La lueur qu’il décela dans le regard de sa protégée lui enserra le cœur. Il n’avait vu ce regard que lorsqu’elle le regardait… Sa respiration s’arrêta une fraction de seconde avant de reprendre son rythme normale, petite anomalie invisible aux yeux des personnes présentes mais qui avait toute sa signification pour SaYoLe… Ashenie se mit en mouvement pour aller le rejoindre, et de nouveau SaYoLe s’effaça derrière elle, presque heureux de ne plus pouvoir observer les yeux bicolores de la demoiselle. Il avait toujours une difficulté énorme à comprendre celle qu’il protégeait, et il n’avait pu voire le regard qu’elle portait sur le Roi. Pour lui, elle venait tout simplement de lui prouver qu’Arthur occupait maintenant la même place que lui… C’est un regard glacial que SaYoLe posa sur le noble qui leur faisait face. Mais il ne pouvait pas être interprété pour ce qu’il était. Arthur devait surement y voire la tension que les deux hommes partageait sur le rachat du contrat et les négociations qui en résultaient.
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Katalina Noblegriffon
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Dim 14 Juin 2009 - 0:18

La Cérémonie
Scylla, seizième semaine de l'automne

Maudit châle. Cette pièce d’étoffe stupide ne semblait avoir d’autre but en ce triste et fastueux événement que de glisser sournoisement le long de son dos et de dévoiler à l’assemblée ses épaules beaucoup trop dénudée à son goût. L’enterrement du duc de Langehack ne lui avait donc pas servi de leçon, elle avait réitéré son erreur. Le remettant une énième fois en place, elle maudit le jour où un couturier avait pour la première fois conçu un tel instrument de torture. Oh, certes, il était magnifique, comme au premier jour. Les couleurs chaudes se mêlaient toujours avec grâce, les fils d’or liaient toujours l’ensemble avec beauté, et l’ensemble se mariait toujours aussi bien à la robe que lui avait offerte Merwyn pour l’enterrement.

En fait, à y regarder de plus près, Katalina était habillée exactement comme lors du dit enterrement - quoi que la robe ne pouvait effacer son inquiétante maigreur, que même Merwyn et ses efforts ne pouvaient bannir - à l’exception près que ses cheveux n’étaient enlacés en aucune coiffe sophistiquée. En ce sens, elle dérogeait à une règle simple de la noblesse : surprendre et éblouir. Ne jamais se présenter deux fois avec la même tenue, faire l’étalage de sa richesse au travers de ses possessions. Katalina était riche, incontestablement, et ses possessions dépassaient de loin une garde robe fournie - d'ailleurs, on pouvait même considérer qu’elle en avait plusieurs, au vu de la quantité de robes qu’elle pouvait vendre à Diantra - mais elle avait pourtant fait sciemment le choix de se montrer telle qu’elle était apparue dans la cathédrale de la capitale. Elle espérait ainsi ne pas attirer le regard. C’était d’ailleurs ce qui rendait sa venue paradoxale. La noblesse se réunit pour se montrer, elle ne voulait que s’effacer. Mais elle était venue… Peut être parce qu’elle ne supportait plus les quatre murs de sa chambre, qui était devenu comme une prison dont elle aurait elle-même jeter la clé, à y rester cloitrer trop longtemps. Si bien qu’un matin, elle était simplement partie, laissant le soin à un garde d’expliquer la situation à Merwyn. Elle voulait juste que les choses redeviennent comme avant. Ne plus être une petite souris terrorisée. Jadis, affronter les regards et commentaires des nobles ne l’effrayaient pas. Jadis… Désormais, elle n’était plus réellement sure de son choix.

Rien que le voyage l’amenant en Scylla avait entamé ses résolutions. Pour la première fois de sa vie, elle avait boudé la selle de Quiétude pour entrer dans un carrosse. Et malgré ça, elle n’avait pu empêcher son cœur de battre la chamade à chaque arrêt imprévu, à chaque variation de vitesse. Elle avait beau se répéter que rien ne se passerait, qu’il n’y avait aucune raison qu’on la capture une seconde fois, et que de toute façon elle avait dissimulé une dague dont elle n’avait aucune idée de l’utilisation précise en cas de danger, elle ne pouvait s’empêcher d’être une petite souris terrorisée. Affronter les nobles lui avaient paru à la base une bonne idée, mais elle perdait de sa superbe quand elle voyait les difficultés qu’elle avait à affronter un simple voyage.

Remettant une nouvelle fois son châle en place, alors qu’elle venait de le faire une trentaine de secondes plus tôt, elle se força au calme, balayant la foule du regard, cherchant à reconnaître les visages. Des ducs, des comtes, des barons, des nobles sans terre, des gardes du corps, il y avait une foule impressionnante. Beaucoup trop d’hommes réputés pour leur appétit - que ce soit de pouvoir ou d’autre chose - à son gout et, malheureusement, aucun véritable ami à part le coupe royal. Elle n’avait d’ailleurs qu’une envie, aller à leur rencontre, oublier cette idée stupide qui lui avait fait quitter les murs protecteurs du château ducal de Serramire et s’amuser un peu. Peut-être serrer une nouvelle fois Lyhann dans ses bras, bien qu’elle doutait que Lilianna lui referait cet honneur après l’échec pitoyable de la première tentative.

Merwyn était-il présent ? Elle espérait que non, même si elle doutait que la réalité serait tout autre. Comment avait-il réagit à sa petite fugue ? Elle redoutait le moment où elle devrait l’affronter. Elle s’en voulait de lui infliger cela, surtout qu’il se montrait adorable et attentionné depuis sa libération - quoi que bien trop collant au gout de la pauvre rescapée - et elle le remerciait en le fuyant. De quoi interloqué le plus aimant des amants. Sauf que Katalina n’était tout simplement pas prête à aimer, et encore moins à être aimée. Tout ce qu’elle voulait, c’était se fondre dans la masse. Devenir invisible, et ainsi pouvoir reprendre une vie à peu près normale.

Sauf que la Katalina qu’elle avait connu, côtoyé, été pendant vingt cinq ans était sure d’elle, pleine de vie. Elle n’était pas anxieuse en public, et sans chercher l’admiration masculin, elle ne la fuyait pas non plus. La Katalina d’avant « Nhil » aurait même trouvé le moyen de conclure quelques affaires lors de cet événement solennel qui ne s’y prêtait absolument pas. En claire, l’ancienne Katalina aurait vécu cette journée, plutôt que de la subir. Sauf qu’elle était morte et enterrée, ou, pour ne pas être trop pessimiste, qu’elle n’avait aucun moyen de s’exprimer et n’en aurait aucun tant que la jeune noble n’arriverait pas à tourner la page.

La scène qui s’était déroulée sous ses yeux n’avait pas non plus était du meilleur effet sur son état d’esprit. Elle n’avait pas eu l’impression de revenir quelques années dans le passé, pas vraiment… Elle n’avait pas eu le droit à tant de faste pour son propre mariage, et n’avait pas non plus eu l’honneur d’avoir la Gardienne de Néera comme témoin… La Gardienne de Néera présente à un mariage d’intérêt. Katalina n’arrivait pas à se faire à cette idée. Tout comme à l’idée qu’il s’agissait d’une elfe. Certes, Néera était à l’origine de toute vie sur Miradelphia - sauf peut-être des nains, quoi qu’elle n’en était pas sure… - mais, sans savoir pourquoi, elle aurait donné ce rôle à une humaine, et non à une elfe de Kÿria. Et puis… Témoin ? Elle ne voyait pas en quoi le mariage avait quelque chose à faire avec la Déesse, et encore moins avec Arcamenel, or son Gardien était lui aussi présent. Peut-être était-il nécessaire pour le maintien de l’Equilibre, ou bien était-il une insulte au Dieu de l’Amour et son Serviteur était là pour s’assurer qu’il n’échoue ? Après tout, les Dieux avaient accès à des connaissances dont elle ne pouvait rêver, et avaient des desseins qu’elle ne souhaitait pas connaître

Il était surement mal vu d’être malheureuse durant un mariage, tout comme s’isoler n’était surement pas le meilleur témoignage de respect que l’on pouvait livrer aux jeunes - où, dans le cas présent, à la jeune et au moins jeune - époux. Aussi, si elle ne pouvait agir sur la première impolitesse, elle tenta de limiter la seconde. Elle n’engagea aucune conversation, choisissant volontairement un banc où elle ne connaissait personne, mais elle se força à rester durant toute la cérémonie. Tout ce qu’elle espérait, c’est que personne ne l’accoste en faisant référence à sa récente descente aux Enfers. Qu’ils fassent ce qu’ils savaient faire de mieux, ignorer ce qu’ils n’aimaient pas, faire comme si rien n’était arrivé.

Au hasard de ses errances, son regard se posa une nouvelle fois sur la Gardienne de Néera. Combien de fois avait-elle supplié la Déesse de lui apporter sa grâce, de l’arracher aux griffes perfides de « Nhil » ? Elle en avait perdu le compte, et pas une fois elle n’avait été entendue. Elle l’avait cru, une fois, quand le drow s’était montré doux et prévenant, presque agréable, mais la désillusion avait été cruelle. Juste après ce petit jeu, elle subissait son premier viol. Aussi, elle aurait alors voulu se lever et s’approcher, avant de lâcher la question qui la brûlait de l’intérieur. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Et alors qu’elle observait la gracile rousse se pavaner - le terme était peut-être exagéré, elle voulait bien l’avouer, mais elle n’en trouvait aucun autre et ne voyait aucune raison de se montrer correcte quand elle débattait avec elle-même - dans une robe qu’elle-même était désormais incapable de porter, elle doutait qu’elle obtienne une réponse satisfaisante. Personne n’avait de réponse satisfaisante à lui proposer, de toute façon. Peut-être parce qu’il n’y en avait pas. Peut-être que parce que, comme ce « oui » que June des Isles avait eu tant de mal à lâcher, ce qui était arrivé était inéluctable. La Gardienne n’était pas responsable, pas plus que la Déesse.

Katalina crispa ses poings, froissant au passage l’étoffe délicate et sombre de sa robe. Voilà qu’elle se résignait, qu’elle baissait les bras et abandonnait la raison de ses malheurs à un brumeux destin. Voilà ce qu’avait fait « Nhil » d’elle, une pauvre créature fataliste ! Non, elle ne pouvait pas le croire, ne pouvait seulement pas y penser. Il n’était écrit nulle part qu’elle devait subir ce qu’elle avait subit. Ce n’était arrivé que parce qu’elle avait fait une erreur, grossière et stupide. Tout était de sa faute, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle. Et tout comme elle était responsable de sa chute, elle devait être l’instigatrice de sa « renaissance ». Elle ne pouvait confier cette tâche à personne d’autre, parce que personne d’autre ne pouvait le faire. Merwyn avait essayé, le couple royal aussi, mais au final, elle en était toujours au même point. Elle devait ouvrir les yeux, déchirer ce voile qui lui faisait voir le monde en noir et gris.

Après tout, ne se trouvait-elle pas en présence de deux Gardiens, n’assistait-elle pas à un mariage béni par l’Amour et par la Vie ? Assurément, June des Isles et Hannibal de Roch se trouveraient des points et intérêts communs, et un amour partagé. Assurément, leur mariage, certes arrangé à la base, était promis à un heureux avenir, une idylle qu’aucun des deux ne risquaient de regretter. Comment pourrait-il en aller autrement ? Etres de légendes, mythes vivants et faiseurs d’épopées, les Gardiens ne permettraient sans doute pas que l’on remette leur légitimité en cause, et feraient surement ce qu’il faut pour que ce mariage soit un succès éblouissant, un modèle, un idéal vers lequel le Royaume Humain devrait tendre. C’était d’ailleurs peut-être la raison de leur venue ici. Plus que les mariés, c’était le mariage qu’il venait honorer. Peut-être. C’était en tout cas ce qu’elle voulait croire.

Après avoir - encore - remis son châle en place, Katalina se déplaça légèrement, afin de se retrouver assise à côté de l’allée principale, afin de mieux observer la scène. Ses cheveux légèrement en désordre tombaient en partie sur ses yeux aussi les remit-elle inconsciemment en place. Elle devait avoir l’air d’une rustre sans gout, à ainsi se présenter cheveux libérés de toute contrainte. C’était d’ailleurs le but. Mais, d’un autre côté, cela lui donnait un certain charme, différent de celui recherché par la Cour certes, mais un charme tout de même. Une certaine fragilité, ou dans le cas présent, une fragilité certaine. On pouvait la juger belle, mais cela restait une beauté ternie par un désespoir et une faiblesse visible, palpable et bien trop présente. Ses gestes, son attitude, son allure, tout témoignaient de manière bien trop flagrante à son goût son récent passage au Puy. Si Ashenie était désormais la Poupée de Cristal de la Cour de Diantra, Katalina était le Jouet Brisé de Serramire. Un surnom que personne ne lui avait donné, mais qui lui allait à ravir quand on savait par quels termes affectueux l’appelait « Nhil ».

Et il était probable que si quelqu’un tentait ne serait-ce que la toucher, anxieuse comme elle l’était, elle ne pourrait retenir un hurlement strident. Un scandale dont elle se passerait bien, mais elle ne se sentait plus la force de faire comme si tout allait bien. Son tortionnaire l’avait complimenté, lui reconnaissant une certaine force. Elle voulait bien en convenir, mais il était bien plus simple de se montrer forte contre un ennemi fait de chair et de sang. Un ennemi qui, même s’il était beaucoup plus fort, n’en était pas moins vulnérable - la trace de ses dents sur sa peau sombre témoignait de cet état de fait. Mais désormais, l’ennemi n’était pas palpable, il était sa propre peur. Il était vicieux, perfide, l’accompagnait partout où elle allait et prenait un malin plaisir à se jouer d’elle, à la tourmenter alors qu’elle ne s’y attendait pas. Il était elle, tout simplement.

Et, malgré toute la force dont elle était capable, Katalina ne voyait pas comment se vaincre elle-même.


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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mer 17 Juin 2009 - 4:18

Aucun des deux n'est habitué à si grandiose. Tant de richesse dans un champs si restreint, c'était pour le moins déroutant. Aucun des deux n'avait pu retenir le hoquet de stupéfaction. Ils s'étaient jeté un coup d'oeil, puis un sourire avide avait glissé sur leurs lèvres. Ils s'étaient saisit la main, puis Legir l'avait levé jusqu'à ses lèvres. Un premier pas vers le nouveau but qu'ils se sont donnés.

Legirawyn ne savait pas du tout où stopper son regard. Il voyait tout, mais rien ne semblait pouvoir le satisfaire. Il aurait tout prit et tout mis dans sa poche... enfin, dans ses poches, parce qu'une seule n'aurait pas suffit... d'ailleurs, il ne croit pas que tout ce qu'il voudrait voler pourrait tenir dans ses poches... ça deviendrait trop louche... il y en a beaucoup trop... par chance qu'il tient la main d'Olo... parce que l'autre lui démange terriblement... mais il est là pour jouer l'escorte de la jeune noble... pas s'en mettre plein les poches. Enfin, si... mais plus tard... pour l'instant, il se contentait de cibler ses victimes et de sentir le moindre courant d'air sur sa mâchoire fraîchement rasée... il déteste ça... il n'a pas l'habitude... mais Olo avait insisté.

Oloswen, elle, admirait les tenues majestueuse des dames. Ouf, qu'elle aimerait avoir de si beaux bijoux et de si belles robes. Pourtant, elle n'était pas à plaindre. Sa robe était acceptable, pour l'endroit. Et elle n'avait pas à rayonner, elle, même si elle aurait bien aimé, mais elle n'était que l'escorte de la jeune noble de Serramire. Elle ne pouvait tout de même pas être plus remarquable qu'elle. Ça n'aurait pas été de bon goût d'éclipser la noblesse. Quoique ça n'aurait pas été trop difficile. Olo avait du se restreindre dans les bijoux, inversement proportionnel aux tissus qu'elle avait du ajouter. Si on se fiait à son habitude, la jupe fendue jusqu'aux hanches, laissant voir ses cuisses blanches et quelques cicatrices encore plus pâles, et ses épaules dénudées, étant la seule peau visible, elle était fichtrement habillée.

Tous les deux dépassent nettement la minuscule Katalina et Legirawyn bien d'avantage. Si Legirawyn se déplaçait presque en silence, Oloswen tintait, non seulement à cause des nombreuses pièces métalliques qui ornait son plastron et de la délicate cotte de maille qui lui servait de jupe, mais aussi par l'assortiment impressionnant de lames, minutieusement assortie à sa tenue, ce qui les camouflait presque. Même sa lourde tresse cendrée était aussi parsemé de pièce de métal. Elle tintait littéralement de partout.

- Elle m'agace avec son foutu châle...
- Olo, laisse-la tranquille...
- Oui, mais c'est agaçant...
- On n'est pas là pour lui dire comment s'habiller...
- Mais je peux...
- Olo...
- Mais j'pourrais...
- Mais arrête !

Olo se renfrogne, accentuant la moue délicieuse qu'elle peut afficher. Elle croise les bras sur son délicat plastron rutilant et boude quelques secondes, avant que ses doigts se referment sur les nombreuses agrafes qui retiennent sa jupe à son plastron. Sa moue se change en un sourire.

- Olo...

Trop tard. Olo est déjà penchée par-dessus l'épaule de Katalina et fie le foutu châle au corsage de sa robe. Une agrafe à gauche, puis elle pousse un peu Legirawyn pour poser la seconde agrafe à droite. Oloswen est loin d'être du genre timide. Elle sourit à Katalina et s'explique.

- Vous m'agaciez.

Aucun scrupules à avouer de genre de truc. Aucun regrets de l'avoir dit non plus. Pas plus que de remords. Derrière Olo, Legir secoue la tête. Pour Olo, l'incident est clos et il n'y a absolument rien là. Legir décide de changer de sujet.

- Vous voulez une place en particulier ?
- Si y a des gens, déjà, on peut les faire changer d'avis.
- Olo... franchement...
- Bah quoi, on est là pour ça, non ?
- Non, on est là pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien de mal.
- Raison de plus de nous assurer qu'elle puisse prendre la place qu'elle a choisit, tranche-t-elle d'un ton cassant.

Étrangement, Legir ne trouve rien à y redire. Ils tournent un regard sur la jeune noble.
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MessageSujet: Re: [MARIAGE] Cérémonie { Tous les invités }   Mer 17 Juin 2009 - 13:31

Katalina touchait au but. Elle était sur le point d’occulter le monde qui l’entourait, pour se concentrer sur la cérémonie. Oh, certes, elle n’avait rien de réjouissant, mais c’était toujours mieux que d’imaginer le nid de vipères dans lequel elle s’était elle-même plongée. Sauf que voilà, les choses semblaient se liguer contre elle, et elle sentit d’un seul coup une pression sur son épaule droite, puis sur la gauche. Ne s’y attendant pas du tout, elle sentit son cœur manquer un battement, avant de rattraper son retard avec fougue. Elle retint avec peine le cri qui monta le long de sa gorge, et tenta de redonner un rythme normal à sa respiration. Une voix qu’elle ne connaissait que trop peu lui expliqua la raison de cette intervention, et la pauvre ne put que rester bouche bée devant l’effronterie d’Oloswen.

« Je vous… agaçais ? »

Instinctivement, elle avait adopté le même ton que la demi-elfe, afin de ne pas attirer l’attention. Elle porta alors son regard sur l’étrange couple qui formait sa garde rapprochée. Elle les employé comme mercenaire depuis une petite année. Son Intendant les avait sélectionné pour former son escorte car ils n’avaient commis aucun impair durant leur service, et Katalina devait avouer qu’ils avaient été parfait pendant le voyage qui les avaient conduit ici. Et quand ils s’étaient proposés pour la protéger durant la cérémonie, elle n’avait pas hésité longtemps. Sauf que le geste d’Olo avait eu le même effet qu’une gifle pour la noble. Depuis combien de temps ses mercenaires se permettaient de juger son comportement ?

« La prochaine fois que je vous… agace, vous me ferez le plaisir de rester à votre place. »

Elle se rendit compte alors d’un détail surprenant : son châle ne tombait plus. Fermement ancré sur ses épaules, il ne menaçait plus de glisser le long de son dos à chaque instant. Elle gratifia Olo d’un regard mi-figue mi-raison avant de soupirer.

« Mais merci. Vous m’avez rendue un fier service. »

Et elle n’en aurait pas plus. Katalina était assez honnête pour remercier quelqu’un quand il lui rendait un service, mais elle ne connaissait pas Oloswen, au fond. Et même si elle la connaissait, elle ne supportait plus qu’on la touche. Elle reporta son attention sur l’autel mais Legir attira son attention avec une question intéressante. Voulait-elle d’une place en particulier ? Elle allait répondre quand sa compagne ajouta sa proposition. Les faire changer d’avis… Une habile façon d’évoquer des menaces promptes à faire fuir un noble. Haussant légèrement un sourcil, elle garda le silence, les laissant argumenter entre eux. Pour finir, elle sentit les regards converger vers sa personne et esquissa un sourire presque amusé.

« Ma place me convient parfaitement, mais c’est gentil de le proposer. Mais, je vous en prie, ne vous faites pas remarquer. Contentez vous de rester dans les alentours et de… d’agir quand c’est réellement nécessaire »

Leur rôle était de veiller sur elle, pas de lui attirer plus d’animosité qu’elle ne avait déjà. Après les avoir jaugés du regard, histoire de s’assurer que le message était bien passé, elle tourne son regard vers la mariée. La Cérémonie promettait d’être longue, si elle devait surveiller du coin de l’œil ces deux phénomènes. Pas vraiment ce à quoi elle s’attendait en acceptant leur proposition.
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