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 Razzia sur Alonna !

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Xsa'us rosa
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MessageSujet: Razzia sur Alonna !   Ven 5 Mar 2010 - 17:32

Souffle du vent dans les couloirs rocheux de l’entrée, raisonnant tel un râle sourd discret. Seule activité qui se lève avant l’aurore , un petit groupe armé annoncé par le cor. Des guerriers sombres guidés par leur Sergent, en attente de l’or et de verser le sang. C’est ainsi qu’une troupe de vingt cavaliers plus ou moins expérimentés pied à terre, traînant près d’eux leur montures noires, au même niveau que dix arbalétriers attendaient. Les expéditions se faisaient moins nombreuses depuis l’attaque et la mise à sac d’Oësgard. La haine contre les humains ne devaient pourtant ne jamais être assouvie. Tout débuta il y a de cela quelques nuits, On annonça dans les casernes une expédition en terre humaine. Beaucoup se portèrent volontaires dans le but de massacrer ces engeances inférieures tout en prenant quelques esclaves. Mais les ordres s’annonçaient strictes, cette expédition serait de faible envergure. En effet certains détails de la mission fâchaient les militaires. Le but de cette razzia ne semblait qu’une remise à niveau de la gloire du C’Nros, un petit message amical pour le peuple mangeur de pain. Un bon nombre des sanguinaires se désistèrent rien qu’à l’idée de travailler aux côtés des arrogants du cercle des mages.

Mais des rancœurs pour des pertes des expédition précédentes, ou simplement la folie meurtrière firent tenir bon les plus coriaces. On décida que trente guerriers et un officier suffiraient largement aux petits jeux des mages du C’nros, quitte à faire quelques esclaves tout en évitant un fiasco probable. Le sergent regardait ses hommes qui s’impatientaient. Les terres humaines se plaçaient à plusieurs jours, la traversée s’annonçait toujours éprouvante or si la récompense n’était pas de mise, Le drow s’inquiétait pour ses hommes. Le moral gardait une image toujours instable avec ceux là songeait-il. Pourquoi avait-il accepté cette mission déjà ? L’autorité implacable de son supérieur peut être. Il en arrivait à travailler avec une Phord’Ur. Une nécromancienne en plus. Les relations allaient s’annoncer catastrophiques. Des pas retentirent.

Les soldats tournèrent leur casque vers le son, les mages arrivaient. A la tête, Xsa’Us Rosa, image d’un commandant somnambule d’une aura plus farouche qu’intimidante. Les nécromanciens semblaient accompagnés d’autre rejetons de sorcelleries. Des prêtres… Des prêtres de Leetha Orbb'Tor. L’haut prête lui même s’avança. L’officier drow jura dans ses plus discrètes pensées. Travailler avec des nécromanciens était une chose déjà assez hideuse, mais les prêtres de la vermine, L’image de l’armée serait salie ! Les deux groupes se faisaient face. La fraternité semblait de loin être la chose la plus improbable entre ces deux genres de drows. Cependant l’heure des différents devait laisser place à celle de la coopération. Le lieutenant marcha vers la Phord’Ur puis la fixa. Un regard froid et cruel, un air de défi et de scepticisme, le tout accompagné d’une grimace difficilement dissimulée. Le silence planait, la nécromancienne ne disait rien. Attendait-elle que le drow commence ? Cette femelle gardait les yeux fermés sans prendre la peine d’observer son interlocuteur. Néanmoins l’officier savait qu’elle pouvait sentir sa présence. Un sale sixième sens des sorcières. Même le grade n’épargnait pas la méfiance des hommes de combat envers ceux de magie. Il fallait ouvrir le dialogue toutefois :

« Je suis Buki Su’Aco, Kyorl de cette escouade. Nous vous attendions depuis plus d’une heure, je suppose que nous allons prendre la route sans tarder. Néanmoins… Je tiens à préciser que ces guerriers sont à mes ordres et non aux votres. Vous dirigez cette opération mais je dirigerai mes Sargtlin. »

« Bien. Je n’attendais pas moins d’un homme de rang comme vous. Je suis la Phord’Ur que vous attendiez et je sens comme des respirations d’impatience. Vos hommes ont hâte d’entreprendre le long voyage. Je ne tiens pas à les faire languir. Nous aurons tout notre temps pour discuter de stratégie sur la route. »

« Une dernière chose. Que font les prêtres de Leetha Orbb’Tor ainsi que… Mes respects Haut prêtre. Leur présence ne nous a pas été transmises… »

« Le haut prêtre Jivvin Xuil Lil’Elghinn s’est porté volontaire afin de démontrer la puissance de son culte. Si vous avez quelconque désapprobation quant à sa participation, adressez vous à lui. »


Ah, elle ressentait moins d’années sur ce Buki qu’en elle. Il devait avoir entre un siècle et deux. Détermination de l’expérience mais rapide bouleversement de la jeunesse. Ce drow saurait commander ces hommes si l’opération donnait une bonne tournure mais dans le cas contraire, il ne serait pas pire qu’un enfant . Il hurla l’ordre de marche et la troupe se mit en route. Les mages et prêtres suivirent. Le voyage allait durer plus d’une vingtaine de jours. Le silence fut le plus grand compagnon de tous. On parla peu voir pas du tout pour certains. Les discussions les plus fréquentes étaient celles entre Rosa et ce Buki Su’Aco. Discuter des cibles, des victimes, des souvenirs. La compagnie ne voyageait pas pour faire un coup fatal aux terres de l’ennemi, néanmoins le message devait être clair. Quelques esclaves pour les hommes d’actions, et un baptême de feu de choix pour les mages du C’Nros. La plupart des nécromanciens et mages de l’ombre n’avaient jamais mis les pieds en territoire humain, cela s’annonçait un peu tendu dans les esprits.

Quant à l’officier, il tomba rapidement dans les toiles de paroles que Rosa lui avait cruellement tissé. Une confiance s’installa peu à peu au fil des jours. Si bien que le drow finissait toujours par approuver les choix de la Phord’Ur. Le Kyorl perdait peu à peu son ton sceptique, le respect s’installait. Rosa lui parlait de stratégie rudimentaire mais néanmoins efficace. A nul moment, elle ne parlait de sacrifier les soldats pour que les mages puissent s’exercer librement. On se mit d’accord pour deux villages. Simple et rapide, source assez convenable d’âmes à soumettre. Il fallait agir vite avant que les armées humaines ne répliquent. Les échos de guerre civile s’estompaient peu à peu et le royaume ennemi risquait de se réorganiser. S’ils perdaient l’effet de surprise, l’attaque serait un carnage et ils sombreraient tous dans l’oubli des victimes de l’ambition.
Les jours passèrent sans encombre, personne n’osa interrompre la marche de ce cruel groupuscule. Puis vînt la frontière, les drows arrivèrent en terre humaine. L’empressement et la rage montaient comme les flammes d’un incendie d’un pyromane. Buki Su’Aco envoya un éclaireur faire une reconnaissance pendant que la troupe discrète camperait caché dans un bois touffu. Le drow désignait partit l’impatience dans les veines et l’excitation dans les tripes. Il revint quelques heures plus tard, le groupe ne fut pas repéré. Il décrivit les lieux du mieux qu’il pouvait, mais cet éclaireur possédait un œil d’aigle et des oreilles d’un chat. Ainsi l’expédition arriva dans les baronnies d’Alonna. Terre déchirée par plusieurs conflits et sans baron à l’heure actuelle. Cible désorganisé, ils ne purent pas tomber mieux.

Deux villages furent choisis dans la vaste plaine. Deux petites bourgades séparées par une forêt. La première cible se situait au pied d’une colline, la charge s’annonçait fatale. L’aube venait à peine quand on finit de se préparer. Les drows finissaient d’affuter leurs lames, les nécromanciens révisaient quelques sorts. La tension montait. Le premier village était le moins peuplé des deux. On estimait pas plus de deux cents âmes. Le groupe se mit en route sur la colline idéale indiqué par l’éclaireur. Enfin la troupe fit face au village qui s’éveillait doucement et naïvement. Le sort en était jeté. Xsa’Us Rosa se lança :


« Mes chers Drows, la route fut longue et épuisante. Or qu’avons nous là ? Des humains suffisants qui s’éveillent pour une journée de labeur tranquille ? Vous sentez vous aptes à les laisser vivre ? Ces vers n’attendent que votre courroux… Ecrasez ceux là, Ecrasez les tous. Ce village ne doit avoir aucun survivant. Les prisonniers ne seront que des pantins animés fraichement, vous ne vous servirez pas dans celui là. Assouvissez votre soif sans fin du meurtre et du chaos sur celui ci. N’y laissez que des cendres fumantes et une odeur de macchabés pourrissant au soleil ! Déchainez vous ! Massacrez les, égorgez, étranglez, brulez, ravagez ! Montrez votre puissance à un ennemi qui n’a que trop laissait sa crainte de côté ! »

Elle sourit aux drows qui levèrent leurs armes pour montrer leur courage. La Phord’Ur fit signe au sergent d’attaquer. Les mages incantèrent , les cavaliers ruèrent et les arbalétriers chargèrent leurs carreaux mortels. Rosa avait parlé telle une démagogue de l’armée. Cela pouvait paraître étrange de l’entendre d’une voix plus charismatique qu’à l’ordinaire. La nécromancienne avait besoin d’un moral nécessaire. Elle ravala une grimace que personne ne put voir. Dieux que ce genre de scène épique la rendait malade. La sorcière ne se saurait jamais vu parler ainsi à des soldats qui grâce à elle se révélèrent d’un brutal moral. Pas de Cor, Pas de cris de rage. Une charge silencieuse telle une peste qui se propage dans les airs. La mort devait s’annoncer discrète. Les carreaux sifflèrent, seul le galop des cavaliers de la mort retentirent. Xsa’Us Rosa se tourna vers Nim, Renor et les prêtres :

« Quant à vous, invités d’honneur, je vous laisse prendre part aux réjouissances à votre manière. »


La Phord’ur se mit ensuite à appuyer la puissance magique de ses hommes du C’Nros. Le raid commença par une matinée radieuse.


Dernière édition par Xsa'us rosa le Lun 12 Avr 2010 - 19:59, édité 2 fois
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Jivvin Xuil Lil’Elghinn
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 7 Mar 2010 - 0:21

La Razzia en terre humaine rendait Jivvin de bonne humeur, bien qu’il fût tendu à cause du voyage et de ce que cela impliquait. Il allait devoir vivre à la sauvage pendant quelques temps, feu de camp, tente, inconfort, inconfort et encore de l’inconfort. Il avait organisé son voyage en allant choisir lui-même quatre de ses meilleurs prêtres, cependant il piocha dans les moins fidèles, ainsi ils seraient une bien moindre perte s’il devait s’en servir pour se protéger. De plus, cela lui permettait de protéger son statut, puisque ses fidèles protégeraient son rang. De ce fait, les prêtres étaient plutôt jeunes, le plus vieux étant dans son deuxième siècle d’existence. Il leur avait imposé leur tenue et leur équipement de combat. Ils étaient tous vêtus de robes de prêtres vert foncé et marron foncé en assez bon état. Ils avaient tous un bâton ensorcelé en ossement de rat avec des griffes aux bouts. L’enchantement qui les imprégnait avait pour objectif de rendre l’utilisateur efficace au combat au corps à corps et de rendre les ossements aussi rigides que l’acier, ainsi, sans grande expérience du combat, ce bâton les rendait aussi efficace qu’un guerrier de niveau acceptable. Le haut prêtre possédait également un bâton de ce type, cependant, les bouts étaient équipés de grands crocs de serpents taillés de manière à pouvoir soit trancher, soit transpercer. Cependant, ce type d’armement était réservé aux expéditions, car il y avait toujours un risque de se faire attaquer par des bandits et les prêtres tenaient à leur vie, mais sans ce bâton, ils étaient très peu efficaces s’ils n’utilisaient pas leur magie. Jivvin leur avait raconté le strict minimum :

« Nous allons en terre humaine, c’est l’occasion de prouver la puissance du culte de la Déesse des Nuisances. Je compte sur vous pour être efficace avant, pendant et après l’attaque. Vous devrez paraitre inébranlable aux yeux des rustauds que nous accompagnerons. Cependant, vous devrez vous montrer accueillant avec les membres du C’nros, je compte former des accords avec eux et il serait fâcheux de provoquer des rixes. C’est pourquoi aucun écart de conduite ne sera toléré. Un écart et c’est l’abandon en terre ennemie. Ils ne vous mangeront surement pas, mais vous subirez certainement la torture jusqu’à la mort. Vous aurez le droit d’utiliser votre équipement de combat pendant cette expédition, souvenez vous de vos entraînements, faites un avec votre bâton et tout ira bien. Préparez vos affaires, nous partirons demain matin, avant l’aube. ».

Puis il était rentré chez lui et avaient récupéré son bâton de guerre dans son coffre, où il rangea celui en ossement humain. Il emballa des vivres, acheta la monture qu’il avait loué lorsqu’il avait fait la rencontre de la nécromancienne et deux grandes bourriques pour transporter ses effets personnels et ordonna à ses esclaves, Jivvindur et Hunhun, de l’accompagner pour le voyage, car il n’avait pas l’intention de monter sa tente lui-même. Ses bagages étaient composés de deux tentes, dont une très grande réservée au haut prêtre et l’autre aux deux serviteurs, du matériel nécessaire pour faire de la cuisine, de fourrures pour recouvrir le sol, de livres sur le monde humain, de trois couchettes, de plantes médicinales, d’une bassine pour les bains, d’une réserve d’eau, de coussins à disposer tel des canapés dans sa tente et d’autres bibelots. Le tout allait former un imposant paquetage sur le dos des bourriques. Elles allaient être montées par ses esclaves qui, ainsi chargés, ne risqueraient pas de s’enfuir. En effet, Jivvin n’était pas naïf et il savait bien que ce tour en terre humaine leur donnerait quelques idées évasives, mais il comptait bien ne pas les laisser retourner à l’état sauvage. Il leur fit d’ailleurs un petit briefing :

« Ce n’est pas parce que vous posséderez des montures que vous pouvez espérer vous enfuir, elles seront chargées et incapables d’aller au galop, contrairement à mon cheval que j’ai déjà testé. Si je m’aperçois que vous voulez vous enfuir ou voler ma monture, je vous laisse méditer sur ce que mon esprit pourrait aimer vous faire subir. De plus, j’estime être très généreux avec vous, j’aurais pu vous laisser marcher et dormir à même le sol, mais ce n’est pas le cas, je vous fournis un transport et un logement. Je tiens à votre bonne santé, car quel est intérêt d’avoir des serviteurs faiblards ? Aucun. Si vous vous comportez bien pendant l’expédition, il se pourrait bien que votre confort s’améliore au dans ma demeure. Allez vous coucher, demain nous devront être à la porte du Puy d’Elda avant l’aube. ».

Il était ensuite parti se coucher, laissant ses bagages prêts à être placés sur les montures, à côté de la porte.

Le lendemain matin, il se leva alors que ses serviteurs avaient déjà tout préparés, ils étaient dociles et respectueux, il n’aurait certainement pas pu trouver mieux. Il se restaura sur Hunhun à l’aide de son pouvoir de sangsue. Cela ne l’effrayait plus vraiment, car elle avait à présent l’habitude qu’il lui pompe le sang. Il s’habilla de ses habits habituels, il n’en possédait pas d’autres et pris son bâton d’expédition. Il verrouilla son atelier et sa demeure après avoir nourri et pris Relais, qu’il déposa sur la croupe de sa monture. Il alla chercher ses prêtres au temple où il dicta ses derniers ordres, puis il entreprit de rejoindre les membres du C’nros qu’il ne tarda pas à trouver. Xsa’us Rosa était là et il la salua d’un geste de la main. Elle fut interpellée par l’officier qui dirigeait les soldats et Jivvin arriva peu après. Il entendit seulement le salut du Haut prêtre et ce qui suivi. Il y avait du monde, environ vingt cavaliers et dix arbalétriers. Le reste était composé de nécromanciens du C’nros. Après que Xsa’us Rosa ait fini de dire : « Le haut prêtre Jivvin Xuil Lil’Elghinn s’est porté volontaire afin de démontrer la puissance de son culte. Si vous avez quelconque désapprobation quant à sa participation, adressez vous à lui. », Jivvin répondit au Kyorl de l’escouade :

« Mais j’imagine qu’il n’y a aucun problème quant à ma participation. Je suis armé et mes prêtres savent se défendre également. Nous venons prouver notre force, non nous promener. Vous nous verrez d’un autre œil, une fois que nous serons revenus. ».

Afin de prouver qu’il était apte au combat, il sortit son bâton qu’il fit tournoyer de la main droite et qu’il pointa vers l’homme :

« Je suis prêt. ».

Il rangea son bâton et ses deux serviteurs le suivirent docilement vers la sortie, sur leurs bourriques chargées. Il ne pris pas la peine de jauger l’officier, il était plutôt préoccupé par son voyage. L’homme hurla l’ordre de marche et la troupe se mit en route. Elle était plus en avant et les mages ainsi que les prêtres la suivirent. Le silence régnait dans la troupe pendant le trajet, excepté entre l’officier et la chef nécromancienne. Lorsque le groupuscule s’arrêtait pour camper, Jivvin entretenait ses relations avec ses prêtres afin de les rendre plus fidèles. Il les invitait dans sa tente et partageait de son cru personnel avec eux. Il s’occupait ensuite de ses esclaves et vérifiait que sa fournisseuse de sang allait bien. Ils avancèrent rapidement jusqu’en terre humaine. Lorsqu’ils furent arrivés non loin de la bourgade qu’ils comptaient attaquer, Jivvin et ses prêtres appelèrent les nuisances afin de les rassembler. Une trentaine de rats les rejoignirent ainsi que six serpents. Les créatures ainsi rassemblées suivaient les prêtres en rangs serrés jusqu’à la colline. Xsa’us Rosa fit un discours à la suite duquel tous levèrent les armes, même Jivvin et ses prêtres. Le haut prêtre altéra son corps afin de le rendre horrible et lança sa monture au galop, bâton levé, avec ses prêtres et ses nuisances après avoir répondu à la nécromancienne, tandis que ses serviteurs restaient avec les autres qui servaient :

« Et bien, on se retrouve après cette festivité, je m’en vais de ce pas trancher des gorges et saccager les demeures de ces bêtes. »
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 7 Mar 2010 - 13:41

C’est à cette heure incertaine, ou la nuit et le jour se disputent le ciel que le monde s’éveille de nouveau, sortant lentement de l’étreinte douce et chaleureuse du sommeil. Cette heure où chacun tente de reprendre le contrôle d’un corps qui ne semble plus vraiment lui appartenir. Les gestes lents et désynchronisés, on s’ouvre chaque jour à une nouvelle vie, comme une énième naissance.

Car chaque jour offre la possibilité du changement, d’un bouleversement que certains craignent et que d’autres fomentent. Et en cette heure et ces lieux les habitants du petit village d’Arbadèsse ne pouvaient savoir que les deux parties étaient d’ors et déjà réunis.

Pourtant tout avait commencé comme chaque matin. Les coqs, au signal convenu avec le soleil il y a de cela des millénaires, avaient donné leur symphonie matinal et les hommes s’étaient éveillés comme des pantins manipulés par des artistes lorsque sonne l’heure du spectacle.

Tous avaient alors reprit leurs activités de la veille et le village s’était remit en marche, petit à petit, comme une horloge qu’on remonte pour la journée. Et tous ici pensaient que les secondes égrenés lentement dans la spirale du temps seraient les mêmes que celles de la veille et du jour d’avant encore.

Pourtant, non loin de cette effervescence coutumière une sombre menace se profilait dans l’obscurité de la forêt. Des êtres à la peau grise et aux yeux rouges, mus plus par la rage que par la raison s’étaient rassemblés à l’abri des arbres tandis que montait en eux l’impatience fébrile du guerrier avant l’heure du combat, cette alchimie d’émotions qui submerge tout les êtres vivants peu avant la confrontation.

Et la peur était la moindre car tout portaient à croire que l’opération serait un succès. Ce village ne disposait d’aucune couverture militaire et bien que depuis les récents événements dévastateurs dans le pays les villages les plus proches de la frontière aient renforcés leurs défenses les drows ne doutaient pas de pouvoir en venir à bout très facilement et ce avant l’arrivée des renforts. Surtout avec l’aide des mages, songea le sergent avec amertume.

Et voila que l’un d’eux prenait la parole à ça place, la phord’ur, il n’aurait donc pas son mot à dire, dieux qu’il détestait les mages. Pourtant, et bien malgré lui, il fût forcé d’admettre qu’elle se révélait excellente. Elle sût capter l’attention de guerriers endurcis par des années de guerres, de conflit, et par l’ombre de la mort qui plane sans cesse autour d’eux comme un vautour. Elle sût trouver les mots qui réveillèrent une fois de plus leur haine et leur fureur comme le souffle d’un homme sur un feu endormit. Comme un seul homme les guerriers sortirent leurs armes et le brandirent vers la cime des arbres, comme une provocation. Ils étaient près, l’attaque pouvait être lancée.

***

Pendant ce temps, profitant de l’insouciance que nourrit une trop grande ignorance, Eban s’activait autour du chariot de son père. Contre toutes attentes les premières récoltent avaient été bénéfiques si bien que les villageois avaient décidés quelques jours plus tôt d’organiser une caravane à destination d’Alonna afin d’entamer la saison des ventes le plus vite possible, ainsi elle durerait plus longtemps et tous espéraient que cette année marquerait un tournant dans l’histoire d’Alonna, la fin de la guerre et le retour tant attendu de la prospérité. Aussi l’atmosphère était-elle à la fête. Le père d’Eban, forgeron, avait décidé d’accompagner la caravane. Il avait entendu dire que pendant la guerre les stocks d’arme avaient été mis à mal et que le nombre de forgerons à la ville ne suffisait pas pour réparer et reforger de nouvelles armes. Aussi s’attendait-il trouver facilement du travail là bas.

- Eban ! va voir s’il reste encore des sacs d’avoine dans le sellier. J’aimerais en emmener le plus possible pour les chevaux.

Le gamin traversa la rue et disparut à l’intérieur de l’atelier de son père avant de pénétrer dans une petite pièce attenante aux murs bardés d’étagères débordantes. Il se mit sur la pointe des pieds et attrapa un sac remplit d’avoine qu’il chargea sur ses épaules avant de rejoindre son père.

- Voila p’a il en rest…

L’enfant laissa son mot en suspend, il ne savait pas trop pourquoi mais quelque chose d’étrange venait de se produire, comme si l’étrange équilibre de cette journée banale venait de se briser.

Puis il y eut un cri.

- Les Drows ! Les Drows sont à nos portes !

L’enfant se figea, comme si la terreur de la personne qui avait hurlé ces mots l’avait brutalement contaminé. Son regard croisa celui de son père et pendant un instant chacun pu lire la peur dans les yeux de l’autre, comme une confirmation de ce qu’ils venaient d’entendre.

Soudain un homme surgit du coin de la rue et s’adressa au forgeron :

- Bill il nous faut des armes ! ou sont tes armes ! j’te pris dis moi qu’il t’en r…

Une ombre se profila derrière l’homme, silencieuse comme le vent sur les plaines. Il y eut un éclat d’argent et la tête de l’homme se détacha lentement de son cou, comme décousue, avant de tomber par terre tandis que son corps s’affaissait à son tour, un flot de sang noir s’échappant du trou béant de son cou. Le Drow apparut alors à la clarté du matin, sa peau noire semblant avaler les rayons du soleil. Il tourna lentement la tête vers eux et enjamba le cadavre de l’homme décapité. Mais il ne finit jamais son geste.

Il s’arrêta quelques instants et l’air surprit baissa la tête vers sa poitrine d’où sortait une pointe de flèche qu’un archer devait avoir décoché de la rue principale juste avant qu’il ne disparaisse au coin. Il grogna puis s’effondra.

Se n’était pas la première fois que l’enfant voyait la mort, mais s’était la première fois qu’il voyait la barbarie de la guerre prendre une vie. Il resta figé, incapable de détacher le regard du corps sans vie d’un homme qu’il avait connu, un ami de son père, un père de famille, qui jusqu’à son dernier souffle avait tenté de défendre les siens. L’horreur engourdissait son cerveau telle une drogue et soudain son regard se voila, peut-être était-ce sa fin à lui aussi ?

Non, c’était son père dont le visage emplit son champ de vision. Il n’avait jamais semblé aussi près, aussi vivant, pourtant il semblait flotter devant lui, blême. Il sentit qu’on le secouait et peu à peu il refit surface.

- Tu dois partir, répéta son père, prend le chariot, passe par la porte ouest et rends toi à Arlam ils ils doivent être prévenus que des Drows son dans les parages ! Nous on va essayer de les retenir.

- P’a non je…

- DISCUTE PAS ! Et fais se que je te dis, je t’en supplie.

Sans attendre de réponse il souleva son jeune fils et l’assit sur le siège conducteur.

- Tu l’a déjà fait Eban, t’a déjà conduit l’attelage, tu sais comment faire, alors VAS-Y !

Le forgeron mit les reines dans les mains tremblantes de son fils puis il frappa les chevaux à la croupe et les bêtes déjà effrayées par l’odeur du sang ruèrent autant que leur harnachement le leur permettait avant de s’enfuir au galop, entrainant le chariot et l’enfant derrière eux.

L’échoppe du forgeron se trouvait près de la porte ouest, afin d’être sur que ce serait l’un des derniers bâtiments détruits pendant une attaque. Aussi l’enfant n’eut pas beaucoup de chemin à faire avant de franchir le portail ouvert. Il n’y avait aucuns gardes, c’était mauvais signe.

Eban essuya les larmes qui brouillaient sa vision et tenta de se concentrer sur l’attelage. Il n’avait jamais conduit seul et les chevaux n’avaient jamais été aussi affolés. Il essaya de ne pas penser à son père tandis que le chariot prenait une courbe et disparaissait derrière la forêt.

***

Pendant que l’enfant menait sa propre bataille le village lui, tentait de résister à l’assaut des sombres et bien que l’issu ne fasse aucun doute les hommes continuaient à se battre comme ils le pouvaient, de toute la force de leurs muscles et de leur volonté.

Mais les vieilles épées émoussée, rappelant la gloire des batailles passées, plus décoratives que réellement fonctionnelles ne faisaient pas le poids contre les armes tranchantes et effilées des sombres. Leur attaque avait été si soudaine que les portes n’avaient même pas pues être fermées et les Drows s’étaient engouffrés dans le village comme des trombes d’eau à travers un barrage brisé.

Et déjà les humains se faisaient repousser vers le centre du village.

La place n’était pas très vaste. Délimitée par les quelques commerces que comptait le village, la cave à vin, la distillerie et un puits en son centre. Les deux constructions les plus remarquables étaient les deux gros silos à grain à l’opposé de la distilerie, encore remplit du blé d’hiver. Normalement en cette période de l’année les silos auraient dus être presque vides. Mais la guerre en avait voulu autrement. Car Oesgard mise à mal n’était pas venue réclamer son grain. Jamais les silos n’étaient restés pleins aussi longtemps.

Pendant ce temps, un peu à l’écart de ce tumulte L’officier en charge des la brigade des arbalétriers rejoignit la phord’ur. Il avait choisit de s’en remettre à elle plutôt qu’à son supérieur directe pour recevoir ses ordres. Une manière de se faire bien voir, ou plutôt de se mettre du coté des plus forts, presque par instinct de survit.

Il s’inclina, et gardant cette position s’adressa à la magicienne :

- Gloire à vous Phord’ur ! Je viens vous demander la permission d’utiliser les flèches enflammées afin de réduire au plus vite l’immondice humaine à l’état de cendre.

Il tenait à ce que cet ordre vienne d’elle, une flèche enflammée mal tirée pouvait faire des dégâts et il tenait à avoir dans ce cas le moins de responsabilités possible.

- Si votre réponse s’avérait positive ma dame, sur quoi souhaitez-vous que nous tirions ?

Voila, ainsi il n’aurait presque aucunes responsabilités en cas de fiasco.
Tout reposait maintenant sur la décision de la Phord’ur.

[HRP : En cas de décision à prendre comme celle-ci-dessus les joueurs peuvent se concerter par MP afin de prendre une décision de groupe.]






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Ombre fugace
Maître de ton destin

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Nim & Renor
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 7 Mar 2010 - 18:28

Les jumeaux avaient choisie de prendre part à l'expédition monté par la Phord'Ur simplement pour s'amuser, il n'aurait certainement aucun droit de regard sur les tactiques de la nécromancienne mais ils voulaient voir comment elle allait gérer cette expédition.
Les préparatifs avaient été rapide n'ayant pas grand chose à rassembler, ils n'auraient de toute façon pas d'autre choix que de voyager léger ce qui ne les dérangeait pas du tout. Lors du départ Nim et Renor ne s'étaient pas mêlée aux mages dirigés par la nécromancienne préférant rester un peu à l'écart pour observer. Ils purent constater que l'officier qui commandait les soldats de Brylyan n'aimait pas cette magicienne et les mages en générales, au vu du regard qu'il leur jeta.
Le voyage se passa assez bien, même si durant la première partit les soldats se méfièrent de l'étrange paire, ils en vinrent à sinon l'apprécier du moins accepter leur présence. Les deux drow utilisaient leur expérience pour conseiller certain des soldats pour que certaine tâche aille plus vite, qu'ils soient plus efficace mais toujours en se débrouillant pour qu'ils croient être à l'origine de l'idée. Ils n'importunèrent ni la Phord'Ur ni le haut prêtre des nuisances essayant de ne pas trop faire parler ouvertement. Ils s'inventaient un un personnage collant à leur passé sans dévoilé la vérité, bien que ça n'avait pas vraiment d'utilité, c'était mentir pour mentir, étant donné que la vérité aurait eu à peu de chose prêt le même résultat. Renor se lia de camaraderie avec le second du Kyorl, ce n'était pas de l'amitié loin de là, mais le second sentait que ce drow comprenait ce qu'était se battre au corps à corps avec un ennemi, il semblait très bien comprendre le plaisir de confronter sa propre force à celle de son adversaire, la joie de faire couler le sang.
Ils n'auraient peut être aucun besoin d'utiliser le lien que Renor avait formé avec le soldat mais sait on jamais.

Enfin Alonna, le groupe de drow se dirigea vers l'objectif désigné par les deux officiers, c'était un village au pied d'une colline et coincé près d'un petit bois. L'escadre de drow se rassembla autour de la Phord'Ur pour écouter ce qu'elle avait à dire. Elle ne fit qu'une simple harangue, chose que les deux drows trouvèrent inutile surtout qu'elle ne semblait pas avoir imposer de tactique pour raser de façon systématique ce village.

« Fallait pas trop lui en demander. »
Ou-la elle t'a déçu faut pas être aussi critique.
« Quand il s'agit de magie elle se débrouille pas mal mais en ce qui concerne la guerre rien à faire.
»


Les soldats manifestèrent leur impatience et le soif de carnage en brandissant bien haut leurs armes. Au moins n'avait-il pas poussé de cri pour manifester leur approbation. Puis la nécromancienne donna l'ordre d'attaquer chacun des corps armés composant le groupe se prépara se mettant en rang avant de s'avancer dans le silence, celui-ci simplement perturbé par le bruit des sabots et le cliquetis des armes.

-Quand à vous, invités d'honneur, je vous laisse prendre part aux réjouissances à votre manière.
-Sans vouloir vous offenser je sens que notre manière aurait été plus judicieuse.
-Vous auriez dut ordonner à vos arbalétriers de contourné le village pour empêcher qui conque d'en sortir.

Après avoir lâcher ces remontrances brèves mais cinglantes les deux drows s'élancèrent dans la pente sans daigner jeter un regard sur la jeune drow. Les jumeaux déployèrent chacun une paire de tentacule faite d'un amas d'ombre fuligineuse qui sortait de la base de leur cou pour s'en servir pour se déplacer plus rapidement. Ils dévalèrent la pente à toute vitesse, en ne faisant presque qu'un saut vers le bas de la colline et rattrapèrent presque les cavaliers.

On passe par les toits Nim.
« Ok »


A l'entrée du village les jumeaux usèrent de leur tentacule pour sauter sur les toits. Ils se dirigèrent vers la sortie ouest du village en courant et sautant de toit en toit. Nim avait échangé ses yeux qui ne contemplaient que la magie pour ceux plus commun qu'elle avait reçu après son réveille, elle pouvait ainsi plus facilement suivre son frère. Ils se dirigeait à l'autre bout du village pour empêcher qui conque d'en sortir et prévenir les villages alentour. Ils arrivèrent un peu trop tard, ils voyaient déjà le gamin dans le chariot qui sortait à toute allure du village, ils n'avaient pas put aller assez vite pour empêcher une erreur de la phord'ur de se transformer en merde monumentale plus tard. Arrivant à la dernière maison Nim s'arrêta au bord du toit de celle-ci et commença une incantation, au même moment son frère sauta dans la rue principale, Renor sortit sa chaîne enchantée et fit le ménage tuant tout les humains qui étaient à porté avant de se posté sur le coté de la rue pour pouvoir intercepter tous ceux qui auraient des velléités de fuite. Nim concentra son pouvoir le plus possible pour augmenter la puissance destructrice de son sort et qu'il se maintienne sur toute la distance à parcourir, elle tendit finalement la main visant le chariot qui était à une cinquantaine de mètre de la sortie du village. Elle n'était pas certaine d'avoir suffisamment concentré son sort pour qu'il soit mortel mais si elle touchait l'enfant il serait au minimum sonné. La drow lâcha son sort de décharge qui partie en volant à toute vitesse du bout de la flèche en argent dont elle se servait pour le lancer, il rattrapa le chariot et détruisit un des rebord du chariot mais ça n'affecta pas vraiment la conduite.

« Renor trouve trois cavalier et demande leur de poursuivre ce gosse il ne doit pas atteindre le prochain village. Magne! »
Tu l'as raté...

« Je sais dépêche. »


La magicienne avait été surprise par le pouvoir destructeur de son sort qui n'aurait pas dut être achevé, elle n'avait pas eu le temps de le chargé, peut être était-ce dut au trop plein d'énergie qu'elle avait utilisé pour le lancer.

-Vous trois rattraper ce gamin sinon on va être découvert trop tôt. Et discuter pas sinon ma soeur s'occupe de votre cas mais ci elle ne le fait pas ce sera surement l'armée humaine et trois contre deux mille je sais sur qui parier

Les trois cavaliers qui allaient mettre pieds à terre se regardèrent un instant interdit puis partirent au triple galop pour rattraper le gamin.
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Xsa'us rosa
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 7 Mar 2010 - 19:51

Surprise au désespoir, un passage si rapide. Les malheureux regardaient le fléau s’abattre sur eux, tant de maux pour les hommes ! Tant de sang à verser pour leur corruption ! Supplice des mortels à être arraché de l’existence sous les rires cruels de leurs bourreaux ! Les drows ! Tels devaient être la source de la mort des hommes. Fardeau incessant de l’existence, crainte perpétuelle de leur colère. Ravageant, écorchant et tranchant, ils étaient l’incarnation des cataclysmes sur les humains. Qu’avaient fait ces villageois ? Qu’étaient-ils, leurs pêchés à expier ? Pourquoi les dieux ne faisaient-ils rien ? La Foi disparaissait au fil des âmes égarées sur les fils des épées. Têtes coupées, Gorges tranchées, yeux perforés, mâchoires pulvérisées et viscères répendus sur les pavés, poésie morbide dans un village transformé en cercle infernal. Le fer volait et virevolter comme des corbeaux trop impatients pour dévorer les charognes. Bien funeste fut le sort des enfants non avertis du danger qui chargeait, leur corps apparaissaient comme des ordures qu’on daignait ramasser. Ô malheur sur les vieillards qui priaient l’ouverture des foyers pour s’abriter, ils servaient désormais de décoration macabres encastrés dans les portes. Les pères de famille hurlaient, un cri qu’on reconnaissait entre tous, celui noyé dans la bile de la rancœur, ceux ci prenaient les armes malgré le sort impitoyable. Une résistance désespéré pour des combattants en manque de combats, cela s’annonçait sanglant. Le sergent drow se jeta dans la mêlé pour poursuivre les combats avec ses hommes. Chaque drow qui tombait, avait le goût amer de la culpabilité. Ce mâle perdait trop à s’attacher à ses hommes mais il redoublait d’ardeur et voulait trop se couvrir de gloire. Sa furieuse lance se donnait l’image d’un dard d’une guêpe redoutable. Elle fut à l’origine de dizaines de crânes percés. Âmes suppliantes qui levaient non des épées mais des mains implorantes, une lance vive traversait leur cou de part en part. Guerrier fou de chagrin qui tentait de vengeait la mort de son fils, un coup rapide perça ton cœur mélancolique à jamais. Et toi femme protégeant ton bébé qui te recroquevilla en guise d’armure pour ton nourisson, la lance du drow vous égorgea tous les deux. Aucune pitié n’apparaissait, nul espoir, nul désir, nul vie. Juste mouvement, mort, cruauté , sang et chair. Ceux qui croyaient échapper à la mort en la mimant, telles des fourmis qui veulent échapper à un combat sans issue, se faisaient écraser par les sabots des destriers noirs. Cervelle rependue sur les murs, tâches de sang sur les visages, miasmes putrides des corps en décomposition par la magie nécromancienne, que la mort se régalait ! Festin d’enfant sans tête, amuses gueules de langues sans crâne, banquet de membres éparpillés ! Mort pour tous ! Souffrance pour les blessés en attente d’un long trépas. Pleurs et traumatismes pour les fuyards recevant une existence triste à jamais. Où était la beauté de ce lieu ? Ou était la vie ? En un instant, tout disparaissait pour devenir un ode au chaos.
Xsa’us Rosa voyait tout ça de sa colline. Toutes ses pensées venait de son esprit songeur à cette vue magnifique. Nécrophores, vers et asticots voici un repas de choix ! Mais l’heure n’était plus à la poésie. La nécromancienne jeta un œil à ses hommes de magie inquiet. Les nécromants n’eurent que le droit d’user de pouvoir néfaste à la vie mais aucun pour lever les morts. Avantage sans concurrent mais pourtant la Phord’Ur se refusait de l’utiliser. Qu’attendait-elle ? Il suffisait d’un claquement de doigt, d’un signe de tête… La stratège retourna à l’observation de l’issue du combat. Massacre semblait le mot le plus approprié. Un massacre prévu sans encombre. Néanmoins, la jeune drow fixait tout détail de ses yeux de rapace. Une poche de résistance se formait au centre du village, la fontaine de la place giclerait de sang ! Les humains se battaient avec leur dernier souffle, l’issue de la bataille semblait être une victoire nette et les pertes s’annonçaient minimes. C’est alors qu’un sous officier vint à la rencontre de la Phord’Ur. Il avait une idée en tête, comme tout personne de rang ce que la drow pouvait aisément comprendre. Ainsi le mâle voulait des flammes purificatrices, brûler les survivants dans un feu vengeur. Une belle image, mais qui méritait réflexion. Tout brûler, voilà qui s’annonçait délicat. Les yeux de Rosa parcoururent les cibles du village. Que pouvait-on portait comme coup fatal ? Les habitations semblaient facilement inflammables, mais des bâtiments plus fragiles encore se présentaient : des silos et… Son regard s’arrêta net, une distillerie. Comme les livres en disaient longs sur les mœurs des humains, Rosa devina aisément que ce bâtiment pouvait engendrer une redoutable explosion. La résistance serait alors balayée comme des cloportes. Une idée intéressante mais qui fit sourire la drow. Lentement elle se tourna vers l’officier :


« Mon Sargtlin , votre idée m’est alléchante. Cependant l’incendie risquerait de toucher cette distillerie. L’explosion alerterait les environs, brulerait de précieux cadavres et risquerait de tuer nos précieux effectifs. Concentrez vous sur les fuyards. Clouez les sur place. »

Ainsi Xsa’Us Rosa refusa le sabotage, pour l’instant. Elle tourna les yeux vers ces collègues jumeaux qui étaient déjà parti, Qu'avaient-ils ? Ne fut-ce point là un conseil ? La jeune drow en fut sure et semblait impatiente d’analyser leurs paroles avec gourmandise. Après tout, ils se devaient de s’exprimer sinon elle aurait refusé leur compagnie. Ainsi ils se montrèrent froids et inquisiteurs envers elle. Renor lui proposa un plan assez utopique mais ce ne semblait être qu’un test. Ils partirent vite pour se mêler dans la bataille nul autre qu’eux ne pouvait se déplacer aussi rapidement avec les ombres. Ceci la fit sourire. Dieux qu’ils étaient pleins de fougue et d’hargne pour leur âge ! Cependant il fallait admettre qu’avec les hommes dont Rosa disposait, leur plan se montrait mauvais. Dix arbalétriers ,avec leur cadence de tir, ne parviendraient pas à empêcher tous les lâches qui fuient leur destin . Cependant leur deuxième idée apparut beaucoup plus judicieuses. Ceux ci se ruèrent sur un chariot qui s’enfuyait du carnage. Un chariot parviendrait à alerter beaucoup plus rapidement. Les deux mages millénaires se rattrapèrent avec cet objectif et déjà trois cavaliers se chargeaient d’aller étriper ce jeune présomptueux. La nécromancienne voyait les prêtres se dirigeaient vers la mêlée. De sa position, Rosa hurla d’une voix forte avant que ceux ci ne soient trop occupés pour entendre :

« Haut prêtre Jivvin Xuil Lil’Elghinn ! L’issue du combat repose sur vous ! Permettez moi de vous suggérer de prendre la place du village ! Les derniers combattants humains s’y trouvent. Prenez ces lieux et le village sera à nous. Vous vouliez de la gloire ? Vous voilà servi ! »

Un présent généreux mais néanmoins nécessaire. Grâce à eux, les soldats ,indirectement à ses ordres ,donneraient le coup de grâce à la résistance humaine. Il fallait espérer que ces moines combattants sachent combattre de façon remarquable. Cependant la présence d’un haut prêtre apparaissait comme une image encourageante pour les hommes et ses pouvoirs en tueront plus d’un. Rosa se tourna ensuite vers ses nécromanciens :

« Mages du C’nros. Tenez vous prêts à invoquer les morts à mon signal ! Je ne veux pas de zombie dressé avant que le dernier combattant humain ne soit tombé ! »


Dernière édition par Xsa'us Rosa le Mer 10 Mar 2010 - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Lun 8 Mar 2010 - 12:51

Le gamin était plus souvent en l’air que sur son siège, tendant de guider les chevaux de son mieux de ses deux mains tandis que les larmes s’étiraient au coin de ses paupières et disparaissaient, portées par le vent hurlant. Elles virevoltaient quelques secondes avant de s’écraser au sol. Une légende disait que la terre marquée par les larmes d’un chagrin sincère voyait naitre l’année suivante la fleur la plus chère au cœur du défunt. Peut-être était-ce vrai et encore faudrait-il vivre pour le voir, aussi Eban se concentra sur sa conduite. Il fallait à tout prit qu’il atteigne le village voisin.

Il fallait survire, il fallait les prévenir. De sa vie dépendait finalement celle de beaucoup d’autre.

Il fit de nouveau claquer les rênes lorsqu’une explosion suivie d’une violente secousse ébranla le chariot. L’attelage fût dévié de sa trajectoire et un pan du chariot celui touché par l’explosion était complètement éventré et la précieuse cargaison s’échappait par ce trou béant. Une vingtaine d’épées et de boucliers tombèrent à terre dans un vacarme assourdissant tandis que le gamin tentait de calmer les chevaux et de les remettre dans la bonne direction.

Les nerfs tendus dans l’attente d’une autre explosion le gamins attendit, hésitant à zigzaguer, certes il serait une cible moins facile mais il ne manquerait pas de perdre sa précieuse avance contre d’éventuels poursuivants.

Pourtant l’explosion attendue ne vint pas et bientôt il serait hors de vue. Entièrement masqué par la forêt. Il se surprit à ressentir un mince espoir derrière la terreur et la tristesse, sentiment réellement nouveau pour lui auquel il décida de s’accrocher. Il raffermît sa prise sur les rênes et ordonna une nouvelle fois aux chevaux de forcer l’allure.

Plus que clinquantes mètres, il n’osait pas regarder derrière lui, plus que vingt-cinq mètres, était-ce des bruits de sabots qu’il entendait derrière le sifflement du vent ?

Plus que cinq mètres…

Il le perçût plus qu’il l’entendit, toujours était-il qu’un carreau d’arbalète venait de traverser l’espace qu’occupait sa tête à peine une seconde au paravent. Le projectile alla se ficher dans un arbre tandis que l’enfant n’osant se redresser tenta de négocier la courbe qui le mettrait à l’abri.

Hélas à cette vitesse la force centrifuge entraina le chariot trop lourd qui alla s’écraser contre un arbre. Eban fût éjecté du siège conducteur sous l’impact. Les chevaux hennirent lorsqu’il les survola, comme au ralentit avant de venir s’écraser face contre terre. Son nez émit un craquement sinistre et ses poumons se vidèrent de leur air. Il suffoqua, tentant de reprendre son souffle. Mais cela ne lui servirait surement à rien, car derrière cet océan de douleur, il entendit les cavaliers approcher. Leurs montures si mirent au pas et il y eut un ricanement.

Se fût la dernière chose qu’il entendit avant de sombrer dans les ténèbres.

***

Pendant ce temps dans le village assiégé la situation n’était guère plus brillante. En fait elle était même pire. Pire car il y avait encore plus de Drows à l’esprit tordu pour assouvir leur soif de sang et de souffrance.

Pourtant les hommes se battaient toujours, même s’il n’y avait plus rien à sauver, résolus à faire payer très cher aux Drows chaque centimètre de terrain et chaque vie humaine saccagée.

Au centre du cercle de rescapé un vieil homme perdu appelait sa femme d’une voix brisé par l’âge. Il savait au fond de lui qu’elle était morte, il avait vu la vie quitter son regard quelques minutes plutôt lorsqu’un Drow lui avait transpercé le corps avec cette étrange lame en dent de scie. Oui, il se rappelait de la lame. Mais il continua à appeler sa femme, ou était-elle donc passée ?

- Attention baissez-vous !

Une pluie de carreaux s'abatis sur les survivants. Cinq hommes moururent, transpercés par les traits mortels. Le vieil homme fût de ceux-là. Il s’effondra, un trou béant dans la poitrine, enfin, il avait retrouvé sa femme. Ses lunettes glissèrent de son nez et ricochèrent non loin d’un tas de paille, situé juste au dessous de l’un des silos.

C’est alors que dans l’indifférence générale se produisit un phénomène encore inconnu jusqu’alors. Le verre des lunettes fît converger tous les rayons du soleil en un seul et même point, faisant ainsi augmenter dangereusement la température d’une minuscule brindille de paille qui n’avait rien demandée à personne.

Il y eut une étincelle, puis une autre, et dans un crépitement une flamme naquit. Elle se propagea rapidement le long des brins de paille sèche puis atteignit le cœur de la meule. Les souris qui avaient élu domicile dans ce logis furent chassées par la chaleur et bientôt une épaisse fumée blanche s’éleva au dessus de la place.

Trop occupé par le combat et désorienté par la poussière qu’il soulevait les combattants ne s’aperçurent pas tout de suite qu’un nouvel ennemi venait de rentrer dans la partie.

Ce ne fût que lorsque le feu commença à grignoter les poutres du silo que la voix de l’un des villageois survivants parvint à dominer le tumulte.

- Le Feu ! Les silos sont en feu !

La scène sembla se figer. Les gestes se suspendirent et tous tournèrent la tête, comme irrémédiablement attiré par cette force pure de la nature qui avait toujours fasciné les êtres vivants.

Cela ne dura qu’une seconde puis le combat reprit et les combattants se firent face avec plus d’ardeur encore, les uns tentant d’échapper à la chaleur dévorante des flammes, les autres tentant de trouver une issue au massacre avant que l’incendie ne prenne plus d’ampleur.

***

Le gamin remua et prit alors conscience de la vie qui animait encore son corps. Il tenta de se relever en s’appuyant sur les coudes mais fût aussitôt assaillit de vertige et une violente douleur lui étreignit la poitrine. Il poussa un faible cri de douleur.

C’est alors qu’il entendit des bruits de pas. Était-ce les Drows qui arrivaient pour l’achever ? Non quelque chose ne collait pas. Au lieu d’être absorbé par la terre le son de ses bottes la raisonnait comme sur un parquet. Une voix grave et apaisante lui parvint aux oreilles, sans qu’il puisse voir qui en était à l’origine :

- Doucement gamin, t’a pris un sacré coup sur la tête ton nez est fracturé et tu à quelques côtes brisées.

- Ou est-ce que je suis ? Les Drows ? le village ? mon Père …

- Du calme. On été en train de chasser quand on à entendu ton chariot heurter un arbre. On est venu voir et on est tombé sur trois Drows. On à pu les avoir grâce à l’effet de surprise et on t’a tous de suite ramené dans notre village, de l’autre coté de la forêt.

Ce n’est qu’à cet instant que le gamin sentit la douceur moelleuse d’un matelas de plume sous ses côtes endolories. Il avait du mal à respirer.

- Écoute gamin, je sais bien que t’es pas en état mais on aimerait bien savoir ce que trois Drows faisaient si loin dans les terres.

Eban parvint à inspirer assez d’oxygène pour expliquer lentement :

- Il n’y … en avait pas… trois… des… des dizaines… Ils ont attaqué le village…

Eban sentit que l’atmosphère de la pièce avait changée. Un étrange malaise y flottait à présent, plongeant les esprits dans la confusion.

- Moi qui espérait que ce n’était qu’une de leur chasse morbide… Très bien. Esteban, rassemble tout le monde sur la place, dit leur de fermer les portes ho et je veux un rapport sur l’état de des fortifications nord-ouest ! ajouta-t-il alors que le claquement des bottes s’éloignait déjà. Puis il reporta son attention sur le gamin

- Comment tu t’appels fils ?

- Eban, m’sieur .

- Tu à été très courageux mon garçon, ton père, ou qu’il soit à présent peut être faire de toi, crois moi. Grace à toi on va pouvoir s’organiser avant qu’il n’arrive. Je dois te laisser à présent, j’ai beaucoup à faire, mais ma femme, Miranda va s’occuper de toi.

- C’est quoi votre nom à vous m’sieur ?

- Charlie.

- Merci Charlie…

L’homme sourit et se redressa. Il regarda une dernière fois le visage meurtrit du garçon, qui ne serait plus jamais le même puis détourna le regard et s’en fût dehors pour superviser la défense de son village.

Il avait toujours régné une certaines tension entre les deux bourgades de par et d’autre de la forêt. L’une dépérissant, et l’autre accroissant son prestige. Si bien que nombre de villageois avaient migrés de l’un à l’autre. Ainsi le village de Tervaal était devenu au fil des ans une petite bourgade de 600 âmes. Bien évidement eux aussi avaient payés leur tribu à la guerre et de nombreux hommes n’étaient jamais revenus d’Oesgard. Pourtant le village avait reprit ses activités et continué à attirer de nouveaux arrivants.

Si bien que le village avait pu s’offrir quelque chose de très rare pour une bourgade de si petite taille. Les solides pieux de bois durcis au feu étaient à présent juchés sur de hauts monticules de terre. Il avait fallut creuser profond –presque trois mètres- pour les nouvelles fortifications. On avait donc utilisé la terre pour rehausser les anciennes que l’on avait laissé la, plutôt que de s’embêter à les enlever.

Seul les fortifications nord-ouest, restées inachevées restaient vulnérables.

Rendu sur la place centrale du village Charlie se fraya un chemin à travers la foule bruyante. Il gravit les quelques marches qui menait à une estrade et réclama le silence en levant les bras. Une fois la foule calmée il commença :

- Les Drow sont à nos portes !

La réaction des villageois ne se fît pas attendre. Les femmes se mirent à crier ? Certaines, d’instinct resserrèrent leur étreinte sur leur progéniture et les hommes quand à eux se mirent à vociférer tos en même temps.

- Rien ne nous dit qu’ils vont venir jusque ici

- Oué ! Peut-être en avaient-ils juste après l’autre village !


Charlie réclama une fois de plus le silence et sa voix puissante déferla sur la foule comme une vague glacée qui fît taire les plus coriaces.

- La question ne se pose pas. Les Drows sont ici, et se n’est pas dans leurs habitudes de ne s’attaquer qu’à un seul de nos villages. ce n’est peut-être qu’un raid mais mieux vaut être prudent. J’ai fais condamné tous les accès au village et deux messages on été envoyés. L’un à Alonna, l’autre à Oesgard. Nous sommes en guerre. Je veux que les femmes enfants et vieillards s’en retournent chez eux. Barricadez-vous du mieux que vous pouvez. Quand aux hommes je veux que vous alliez chercher tout ce qui pourra être utilisé comme arme et que tout soit ramené ici. Ensuite nous nous organiserons.

- Et si on à envie de partir pour ce mettre à l’abri ailleurs ? demanda un homme dont l’air revêche caché une terreur profonde.

- Et ou voudrais-tu aller ? La ville la plus proche est à un jour et demi de chariot. Les Drows te rattraperaient toi et ton chariot.

L’homme sembla sur le point de répliquer mais préféra finalement se taire.

- Bien puisque nous sommes tous d’accord allons-y.

Charlie sauta de ‘estrade et s’adressa à un homme tout en longueur dont les pupilles semblaient dilatées à l’extrême tant ses iris étaient sombres :

- Cam, nous allons avoir besoin de plus d’arme. Prépare-toi et prends quelques uns de nos meilleurs hommes.

- Ok, pas de problème.

L’homme s’en fût et Charlie regarda la place se vider peu à peu. Depuis que son père était mort à Oesgard c’était lui qui avait reprit les rênes du village. Décision que personne ne semblait contester. Tout le monde ou presque semblait satisfait des décisions qu’il avait prit jusque la.

Ils allaient maintenant savoir si s’était les bonnes.

***

Caché sous un bief l’idiot du village priait. En fait il n’était pas plus idiot qu’un autre, seulement il n’avait jamais eut de chance. Il était de plus extrêmement peureux. C’est ainsi qu’aux premiers signes de troubles il s’était réfugié ici. A l’extrême ouest du village près du moulin. Il avait froid malgré le soleil qui grimpait dans le ciel et une énorme bosse enflait sur le haut de son crâne. Faut dire aussi, quelle idée avait-il eut d’aller se jeter la tête la première dans le puits. Il le savait pourtant qu’en cette période de l’année il n’y a pratiquement que de la boue au fond. Ce n’avait jamais été un très bon puits.

Heureusement, dans l’agitation quelqu’un avait fait tomber le seau. Certes il l’avait prit sur la tête mais il avait au moins pu remonter et venir se cacher la dans l’indifférence générale.

Il ne lui restait plus qu’à espérer que la mort l’oublie.

Il serait peut-être le dernier survivant et tant mieux. Les autres n’avaient jamais été très sympathiques. Peut-être pourrait-il discrètement quitter le village. Pourtant… quelque chose le poussa à rester là et à réfléchir. Certes les autres ne l’avaient jamais aimé mais lui n’avait jamais rien fait non plus pour mériter leur amitié.

Il contempla ses mains. Entièrement recouvertes de boue grisâtre. Peut-être que… Une idée folle naquît dans son esprit. Oui, peut-être que cela pouvait marcher !

Il était temps d’avoir le courage qu’il n’avait jamais eut durant sa vie. Il sortit de sa cachette et se dirigea vers le centre du village et le gros des combats en longeant les murs. Personne. Pour la première fois de sa vie il avait de la chance !

Il trouva bientôt une arme Drows au pied d’un cadavre. Il s’en empara et rejoignit la zone des combats, le cœur gonflé d’une émotion qu’il ne pensait jamais découvrir.


[voila pour toutes questions n'hésitez pas à me MP]

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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Mer 10 Mar 2010 - 18:47

A peine Jivvin s’était élancé dans la bataille qu’il manquait à la nécromancienne. En effet, alors qu’il dévalait la colline avec ses acolytes pour rejoindre la mêlée, il entendit la voix hurlante de Xsa’us Rosa retentir derrière lui. Ainsi, l’issue du combat reposait sur lui ? L’absence de sa splendeur aurait donc mit en péril la vie de tous ces drows ? Il ne manquerait pas d’en faire la remarque à l’individu qui ne souhaitait pas sa présence, une fois qu’il aurait récolté sa gloire à grandes poignées. Il lui suffisait d’aller à la place, de faire charger ses nuisances et ses prêtres et le respect s’offrirait à lui les bras grands ouverts. Ah ! S’il avait su que ce serait si facile, il n’aurait pas été aussi nerveux. Il fit un sourire radieux à la nécromancienne, la salua par de grands gestes et partit au galop jusqu’à la place. Il n’avait pas vu Nim et Renor user de leurs pouvoirs. Il y avait des cadavres éparpillés un peu partout, le village avait l’air d’être fort bien contrôlé. Zut ! Il avait loupé une grande part des festivités à trainer sur la colline pendant que les soldats écervelés avaient chargé. Des cervelles, des tripes et des corps démembrés jonchaient le sol. Jivvin les regardait comme on peut regarder un sanglier tué à la chasse. Il faisait passer les sabots de sa monture sur les corps qui semblaient laisser échapper encore un souffle de vie, dans l’espoir de survivre, afin que cet espoir disparaisse. Il parcourait ainsi les divers rues et ruelles, avec son équipe de prêtres et de nuisances, jusqu’à arriver à la place où le spectacle était charmant.

En effet, humains comme drow combattaient, à la fois l’un contre l’autre et contre le feu qui se propageait rapidement. Il semblait qu’il avait commencé sur la paille qui se trouvait près des silos et des résistants. Jivvin altéra son corps à une vitesse foudroyante et fixa le groupe de survivants. Ils essayaient de survivre, mais ils s’épuisaient en vain. Le haut prêtre décida de leur sort en un éclair :

« Mes prêtres, utilisez votre talent pour montrer à ces vulgaires soldat que la magie divine est plus forte que leurs armes de métal inerte ! »

Les prêtres, postés sur leurs montures, se rapprochèrent de la bataille, montrèrent de longues canines pointues qui lancèrent soudainement du venin à l’adresse des visages hostiles. Sans chercher à savoir s’ils étaient aveuglés, car ils devaient certainement être perturbés par cette étrange attaque, Jivvin se place face à sa troupe.

« Et maintenant, mes prêtres, mes nuisances, allons déchiqueter ce gibier pour la gloire de Leetha Orbb’Tor ! »

Les prêtres, Jivvin compris, baissèrent la tête et sans prévenir, leur troupe de nuisances se rua entre les sabots des chevaux, sautèrent sur les soldats drows et plongèrent toutes griffes et crocs dehors sur les humains.

« Faites place ! »

Ils descendirent de leurs montures et se ruèrent vers l’attroupement en poussant ceux qui se trouvaient sur leur chemin. La tête de Jivvin était encore plus horrible que celle d’un lépreux en phase terminale, mais elle affichait un grand sourire et se mouvait très bien. Il ressentait les douleurs des rats pestiférés qu’il dirigeait, mais il arrivait à les contrôler sans trop de mal. Les humains étaient coriaces, mais ses progénitures avaient réussi à les surprendre et ils avaient été désorientés, de ce fait, certains gisaient déjà, visage déchiré, lambeaux de peaux au vent des flammes. Ce n’était qu’une facette du pouvoir de ses nuisances, car la peste était certainement entrain de se répandre à grande vitesse. Les griffes des rats offraient un pont et une porte grande ouverte à la maladie, qui n’avait qu’à sortir de son nid douillet pour former une nouvelle colonie et lancer de nouvelles conquêtes. Ainsi, même ceux qui n’avaient reçu qu’une petite griffure étaient déjà condamnés sans le savoir. Quant aux six serpents, ils mordaient et fuyaient à toute vitesse pour ensuite mordre à nouveau, laissant des victimes mourantes à cause du poison. Cependant, ils se faisaient blesser plus rapidement que les nuisances favorites de Jivvin. Bien sûr, Relais ne combattait pas, mais elle assistait aux évènements aux premières loges. Effectivement, elle se cramponnait sur la tête de son maître et regardait le massacre de ses deux petits yeux rouges et perçants. Si elle était touchée, cela impliquait que le Haut prêtre mourrait également, ainsi elle estimait qu’elle se trouvait à l’endroit le plus sûr de tout Miradelphia.

Les quatre prêtres devançaient Jivvin qui s’immisça ensuite, lorsque les défenseurs étaient à peu près sous contrôle. Les religieux, car c’était ce qu’ils étaient, se combattaient de façon étonnement efficace, esquivant, bloquant, attaquant et perçant leurs ennemis. Le bâton paraissait être la prolongation de leur être. Ils faisaient preuve d’efficacité et de rapidité. Pendant que les nuisances, aux effectifs se réduisant progressivement, préparaient le terrain, les prêtres éliminaient les survivants qui restaient après leur passage. Les humains combattaient, encore et toujours, avec l’espoir que de l’aide viendrait les sauver, ils n’avaient plus que des secondes à sauver. Chaque minute qui passait leur prouvait que leur vie s’arrêterait aujourd’hui. De ce fait, la peur de mourir et le fait qu’ils n’aient plus rien à perdre leur procura un élan de férocité qui eu pour effet de leur donner la force de découper des rats en plein saut. Les soldats profitaient de l’attention que concentraient les religieux pour progresser plus vite. Mais le feu aussi, progressait vite, même plus rapidement.

Bientôt, il ne resta plus qu’un minuscule petit groupe de survivants ennemis. Jivvin arrêta son altération pour concentrer ses forces. Il montra ses canines et projeta du venin avant de charger sur ses dernières victimes, tandis que le feu rugissait des menaces inquiétantes en arrière-plan. Les chevaux s’agitaient, pressés de quitter ce lieu hostile à la vie, à la température grimpant sous l’effet des flammes.

Les acolytes de Jivvin maitrisèrent et tuèrent une partie des individus restant, tandis que des soldats s’occupèrent des autres. Le haut prêtre, pour avoir la gloire du dernier mort, se mit sur la défensif afin de préserver sa cible jusqu’à la fin. Il récolta de ce temps perdu une estafilade au bras gauche qui le fit grimacer. Enfin, lorsque sa victime était la dernière, il lui cracha du venin au visage, la projeta à terre et planta son bâton dans la tête. Ensuite, il la coupa et la planta en haut de son arme. Puis il retourna vers sa monture hennissante qu’il calma pour pouvoir monter dessus. Ses acolytes le rejoignirent, il ne restait plus beaucoup de nuisances, moins de dix. Les prêtres les libérèrent pour qu’elles retournent à leurs occupations. Jivvin s’éloigna un peu du feu qui se propageait et montra son bâton de façon à mettre la tête qui l’ornait en évidence. Du sang dégoutait de celle-ci, s’écrasant sur le sol et les habits du haut-prêtre. Il attendait la suite, les yeux perdus dans les flammes dansantes.
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Jeu 11 Mar 2010 - 21:34

[HJ: Il y a juste un truc qui me chagrine c'est que les arbalétriers ont tiré sur les humains alors qu'ils avaient des potes au corps à corps entre eux et les cibles? Ça n'a pas vraiment de sens. Par contre le coup des lunettes est un peu capilotracté mais assez funky. J'adore.]


Nim toujours sur son toit regarda partir les trois drows essayant de les suivre des yeux mais ils furent masqués par les arbres dans le virage. Relâchant sa concentration, elle laissa ses yeux redevenir ce qu'ils étaient en réalité, deux flaque laiteuse et morte ne contemplant que le tableau offert par la magie. Elle ne pouvait pas voir aussi loin les lignes de magie qui convergeaient de façon ténu vers les trois soldats drows mais elle se doutaient de ce qui arriveraient ils rattraperaient le gamin et le tueraient. Elle espérait seulement qu'ils ne s'amuseraient pas à le tourmenter parce qu'en ce cas elle ne serait pas certaine qu'ils aient réussi, bien des choses paressant évidente et simple pouvaient mal tourner.
Se désintéressant des trois soldats qui étaient partis pour reporter son attention sur ce qu'il se passait à ses pieds, elle tourna son regard mort sur la maison sur le toit de laquelle elle se tenait. Nim vit que quelqu'un se cachait dans la maison sous ses pieds, il y avait une petite forme brillante de vie qui laissait s'échapper de fine volute de magie. La drow se laissa tomber dans la rue devant la porte encore ouverte de la maison, comme si celle-ci avait été abandonné, puis elle se retourna pour regarder la maison. La drow ne voyait pas la maison ni ce qu'il y avait comme meuble ou pièce mais elle savait qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur.

Je te suis?
« Non, il faut que personne d'autre ne sorte du village. »
Mouais, enfin tout seul s'il son nombreux...
« J'en conviens mais tu peux encore compter sur les tentacules d'ombres pour un bout de temps encore et j'ai confiance en tes capacité. »
Ca me touche ce que tu me dis mais tu auras besoin de mes yeux si tu ne veux pas te cogner contre les murs.


Une sorte de sentiment de gaité voleta dans l'esprit de Nim jusque dans celui de son frère accompagné d'une pensée assurée.
La mage millénaire entra dans la maison et s'arrêta sur le pas de la porte, elle commença à fouiller dans sa besace informe pour en sortir un sachet plein de charbon, la drow en pris une petite poignée dans sa main droite avant de le refourrer dans sa besace. Elle jeta devant elle la poignée de poudre charbonneuse avant de commencer à psalmodier avec lenteur les paroles requise pour lancer son sort. Les mots du sort s'écoulaient littéralement de sa bouche en volute noir et lourde qui tombaient au sol pour formé un nuage rampant qui se répandit au sol en suivant le dessin de la pièce centrale et des deux chambre qui formait l'intérieur de la maison. Suivant le plan formé par les zones sombres dans le maillage de son sort elle se dirigea vers la petite flamme de magie qui appartenait au résident de ce terrier. Elle le trouva sous un lit, sous le plancher de la maison, le jeun humain lui sauta dessus mais fut attrapé par les tentacules sombre et fuligineuse qui sortaient de son dos. L'humain gigotait comme un beau diable dans l'étreinte d'une des tentacules, il était maintenu à quelque centimètre du sol un peu dans le dos de la magicienne, l'autre tentacule était enroulé autour de la taille de la petite drow.

Bon tu as fini de t'amuser...

Avant que Nim ne puisse répliquer de la façon la plus acerbe possible Renor se tourna vers la place où un murmure s'était élevé au-dessus des hurlements de joie ou de désespoir des vivants, des cris et gémissement d'agonie des mourants, ce murmure portait le souffle brulant du feu.

« Qui est l'abruti qui s'est amusé à faire flamber les silos? » éructa la mage.
Tu vois tout en noir c'est peut être un accident, fit remarquer Renor. Le plus important est de dégager d'ici avant que ça dégénère, rappela-t-il.
« Tu as raison. » fit-elle sombrement.

Nim vérifia s'il n'y avait plus personne dans les maisons alentour avant de se diriger avec son frère vers le centre de la place. Toujours gigotant comme un fou le gosse que transportait Nim était entrain de l'insulté, usant de mot qui n'aurait jamais dut sortir de la bouche d'un petit garçon bien élevé.

-Tu veux pas le faire taire s'il te plait, tempêta soudain Renor alors que les jumeaux s'approchait de la place pour essayer d'évaluer les dégâts.
-Faire taire qui? Demanda ingénument la drow.
-Je te comprendrais jamais, tu te mets en colère pour des conneries mais là non, fit-il en secouant la tête de dépit.

La mage se tourna vers son frère lui sourit et amena devant elle son prisonnier qui sentant le mouvement s'était tut. Le gosse se retrouva face à la drow la tête en bas à une distance de bras du visage de la femme, celle-ci farfouilla dans sa besace de sa main droite et en sortie la même flèche d'argent qu'elle avait utilisé plus tôt, puis elle tendit lentement son bras droit. Soudain des mots incompréhensible sortir de sa bouche s'échappant avec un flot de fumerole dans des ton pourpre et sombre. A la vu de ce spectacle le gamin hurla de toute la force de ses poumons avant d'être touché par un éclaire d'un noir d'encre qui sembla absorbé toute la lumière alentour, le hurlement de terreur de l'humain se transforma en gémissement de douleur.

-Si tu continu à t'agiter et à ennuyer mon frère je recommence mais plus longtemps. Ça ne te tuera pas mais tu vas souffrir et ça peux durer l'éternité, déclara la petite drow calmement sur le ton de la conversation. Compris?

Le gamin hocha la tête le visage baigner de larme devenant de plus en plus rouge à cause du sang qui lui montait à la tête, puis réalisant que la drow était surement aveugle il voulut parlé. La magicienne posa son doigt sur ses lèvres. Elle retourna enfin le gamin et repartit, ressentant un sentiment de gratitude de la part de son frère.
Ils arrivèrent sur la place alors que le dernier des humains était tué par le haut prêtre de la vermine qui récupéra sa tête pour la porté comme un trophée. Le feu n'avait pas encore atteint autre chose que les silos mais ça ne tarderait surement pas.

Tu pourrais arrêter le feu?
« Je ne pense pas ou plutôt je n'aurais pas le temps et je me ferais rôtir avant d'avoir réussi »
Ce qui est une idée peu réjouissante.
« Je te remercie de ta sollicitude. »
répondit-elle ironique. « Je vais quand même essayer un truc »

-Je vais avoir besoin de volontaire pour faire en sorte que ce feu ne se propage pas à tout le village et qu'il devienne une balise pour l'armée humaine indiquant notre présence. On va avoir besoin de détruire les maisons autour des silos pour que le feu ne se propage pas dans tout le village. J'ai un sort qui devrait aider à accélérer le mouvement, alors ceux qui n'ont pas envi d'être coincé avec une mage en colère d'un côté et une armé humaine de l'autre vienne m'aider à réduire ces maisons à l'état de décombres.

La drow millénaire avait parlé d'une voix forte depuis le coté de la place de manière à ce que tous puis l'entendre. Certain furent surpris de voir qu'une si petite chose pouvait parlé de cette manière, d'autre qu'une si petite chose s'autorise à prendre un tel ton et d'autre encore qu'elle s'autorise à parler tout simplement. Nim relança ensuite sur son frère le sort de tentacule d'ombre mais sans faire de fioriture et de spectacle comme elle l'avait fait pour impressionner le gamin. Renor commença à détruire une des maison à droite des silos en laissant au moins une maison entre lui et les silos. Après avoir vu ce que comptait faire les deux jumeaux quelques soldats qui avaient parlé avec Renor pendant le voyage se joignirent à lui pour détruire les maison autour des silos. Nim lança sur chacun le sort de tentacule d'ombre pour qu'ils soient efficace dans leur tâche mais très peu avait cru bon de répondre à l'appel de la mage.
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Ven 12 Mar 2010 - 17:33

Le soleil se levait toujours plus haut, comme ci la vue de ce spectacle n’était jamais suffisante. Les rayons traversaient peu à peu les corps encore chauds. Les oiseaux eux, n’osaient plus chanter. Le bruit assourdissant d’un massacre chez les hommes les rendaient inquiets. Seuls les charognards volants planent au dessus des ruines croassant légèrement leur impatience pour le fin du tumulte. Dans la plupart des rues, le silence pesait. Seul le vacarme sourd sur la place résonnait encore quelque peu. Ni de plainte, ni de râle, la mort travaillait désormais en silence. La sombre victoire semblait irrémédiable, les épées humaines tombaient l’une après l’autre, lentement suivi de leur possesseur déchu. Jivvin semblait bien faire ce qu’on lui demandait poliment . Les soldats drows qui combattaient à leurs côtés se laissaient peu à peu tentés par l’envie de simplement regarder les prêtres de Leetha finir le travail. L’orgueil du haut prêtre pouvait presque passer inaperçu grâce à leur efficacité. Buki Su’Aco regarda la place, plus d’homme en travers de leur chemin, le village était défait, vaincu au bout de quelques heures misérables. Il fit avancer son cheval pour vérifier l’état des hommes à terre. Quelques pertes drows… Cinq avaient rendu l’âme à Uriz. Une mort peu glorieuse face à des paysans pouilleux. Mais ils s’étaient engagés et ne se montrèrent pas à la hauteur. Il ne devait pas regretter la mort de ces incapables. Toutefois il lui manquait trois autres cavaliers… Impossible de retrouver leur trace. Fallait-il croire à une disparition involontaire ? Leur escouade ne se constituait plus que de douze cavaliers, les plus sanguinaires qui n’éprouvaient aucun remord à avoir trancher dans le vif de cette engeance inférieure. Le sergent soupira, au moins ceux là semblaient prêts à continuer la joviale tuerie. On pesta, le feu prenait trop d’ampleur, un soldat hurla que les réservoirs à grain étaient pleins. Cela s’annonçait mauvais, l’évacuation apparaissait nécessaire et urgente avant que le feu ne devienne un piège. Le haut prêtre semblait attendre les ordres, un Kyorl ne pouvait lui donner d’indication, ni oser s’adresser à lui sans son accord. Que faisait la Phord’Ur ? Qu’attendait-elle pour indiquer la suite ? Le mâle s’était habitué à ce qu’elle donne les ordres, il s’en étonna lui même de sa réaction. Buki leva les yeux sur la colline, le soleil l’aveuglait. Pourtant il était certain ne pas voir la fine silhouette de la nécromancienne. Le doute s’installa mais il ne pouvait plus attendre. Il ordonna le repli à ses guerriers...

Xsa’Us Rosa marchait d’un pas assuré et vif, son acolyte peinait à la suivre. La vue du feu lui indiqua nombre de choses. L’effet de surprise semblait condamné, mais avant de s’y rendre pour trouver solution ou donner l’ordre de quitter les lieux, elle sentait que plusieurs cartes devaient être jouées. La nécromancienne ordonna à l’un de ses sorciers de venir avec elle puis cria aux autres de ranimer tous les corps qui pouvaient l’être avant de tout perdre, si le feu venait à faire tout exploser. Le mage choisi fut d’abord surpris, mais n’osa pas une seule seconde poser la moindre question à sa supérieure. Le temps pressait tellement. La sorcière tourna sa tête comme pour montrer qu’elle voyait son air interrogatif. Lui devait-elle des explications ? Bien sur après tout, elle ne l’avait pas choisi au hasard avant l’expédition. Ce fut le premier choisi par ailleurs. Peut être que le temps de lui expliquer arrivait. Peut être que le petit drow souffrait de ses questions qui se bousculaient dans son esprit. Elle l’amena aux racines d’un magnifique chêne. Un arbre qui resplendissait aux rayons du matin , Rosa l’observa un instant. Son feuillage commençait déjà à produire ses fruits, les branches raffinées et gracieuses menaient une danse avec le vent charmeur. Le vieux tronc ne s’occupait plus qu’à abriter un nid de chouette, le majestueux rapace nocturne prenait un repos amplement mérité et enfin les racines, puissants piliers de cette sculpture naturelle en bois. Un poète ne se serait pas retenu à chanter une ode à propos de pareille merveille. Mais un nécromancien ? La jeune drow lui indiqua l’arbre d’un geste, le sorcier comprit en un éclair. Sa foudre mortelle s’abattit sur le chêne. Il y eut un bruit sourd, tel le cri d’un arbre qui mourrait lentement. Un sort horrible qui faisait trembler dame nature. Pire que le feu, la magie du nécromant. Pire que les termites, un sort qui ronge le bois. L’agonie silencieuse de l’arbre fut un spectacle qui aurait fait pleurer le poète le plus optimiste. Sa couleur marron clair tomba dans le noir carbonisé, ses feuilles s’abandonnèrent dans une chute larmoyante, La chouette s’envola pour s’écraser aux racines en train de dépérir, elle ne pouvait survivre à la nouvelle sève de l’arbre maudit. Car la sève n’était plus qu’un poison, un poison qu’aucune plante n’oserait produire pour se protéger car c’était le sang de la mort. Le fluide mortel qu’aucun n’être ne pouvait supporter et l’arbre devint son porteur déchiré par sa nature déchue. Comble de la souffrance, Rosa lui coupa une de ses plus imposantes branches, d’un geste cruel et vif, le poison coula à flot. La nécromancienne invita le meurtrier à l’imiter, remplir des fioles de ce liquide noir et terrifiant.
Les soldats s’arrêtèrent. Que voulaient ces drows ? Le sergent donna l’ordre de Halte pour écouter leur proposition. Le charisme n’était pas le fort des mages, même si la Phord’Ur avait réussi à électriser ses guerriers, ces deux là perpétuaient la tradition de l’orgueil magique à l’encontre de celui militaire. Ah ! Eh quoi encore ? Tous les mages devaient commander ce qui leur tombait sous la main ? N’avaient-ils pas assez d’ordres à recevoir de la nécromancienne ? Il réfléchit un instant, l’idée d’éteindre l’incendie éviterait les foudres de cette Phord’Ur, c’était indiscutable et la campagne s’en montrerait facilitée. Se plier à la volonté de cette aveugle ne l’enchantait guère… Mais après tout, dans sa carrière de nombreuses fois le sergent courba l’échine. Cette fois ci semblait de plus judicieuse à accepter. Il hocha la tête…

Le nécromant apparaissait comme nerveux. Était ce de porter des fioles remplies de poison ou leur avancée dans le village qui le rendaient ainsi ? Rosa n’y prêtait guère attention, chaque minute comptait comme des gouttes de sang à un blessé. Que voulait-elle y trouver ? Une question qui ne resta pas longtemps sans réponse encore une fois. Que la Phord’Ur s’efforçait de lui apporter des réponses ! La réponse apparaissait droit devant les deux personnages : Deux arbalétriers en quête de pillage rapide désarmèrent et saisirent un malheureux humain qui n’avait pas pris part à la bataille. Le prisonnier criait de toutes ses forces qu’on le lâche mais la consigne se présentait impitoyable, pas d’esclave pour ce village. Cependant, alors que le soldat s’apprêter à l’exécuter pour montrer sa dévotion à Uriz, Rosa le stoppa. L’heure des sacrifices n’était pas encore venue, de plus la nécromancienne semblait avoir une idée en tête.


« Tenez le fermement. »

Elle posa une main sur le front du condamné, qui ne pouvait rien faire. Juste hurler son désespoir et mordre le gantelet en acier qui bloquait sa mâchoire. Il tentait de se débâter aux incantations de la sombre mage, mais la force de ses cruels liens ne montraient que de farouches mouvements minuscules. Les incantations ne résonnèrent de plus en plus faiblement aux oreilles de la victime, l’humain se calmait peu à peu et fermait les yeux. Seul le bruit de son cœur retentissait comme une horloge, une horloge qui se déréglait lentement, le bruit s’estompa et… quoi après ? Un silence sombre, un état d’inconscient inexplicable. Etait ce la mort ? L’idiot du village ne pouvait pas savoir, son âme s’était enveloppée d’un voile brumeux, il se laissa sombrer dans cet inconnu ténébreux. Cependant, il n’était ni mort ni endormi, un état qu’on ne pouvait pourtant placer entre les deux, le pauvre devint un pantin vivant de la nécromancienne. Les deux arbalétriers regardaient la marionnette sans dire un mot. Un spectacle terrifiant pour le plus valeureux des guerriers. Il se tenait debout, aucun détail ne pouvait trahir les fils qui le conduisaient, mais les mouvements que Rosa lui faisait faire donnaient une image inquiétante. Un danseur dans un décor de mort, la mage vérifiait si tous ses muscles se laissaient à son contrôle total, quoi de plus efficace qu’une danse elfique pour vérifier cet état d’obéissance ? La femme cruelle sourit, puis reprit la route en compagnie de sa nouvelle figurine, le nécromancien suivit quant aux arbalétriers ils mirent plus de temps à reprendre leur esprit.

Les nécromanciens finissaient de lever les morts. En peu de temps, Hommes fraichement tués en commençant leur labeur, pères de famille morts au combat, femmes défuntes de coups cruels, chiens écrasés par les chevaux, tous se levèrent, pressés d’un nouvel ordre, celui de rejoindre leurs nouveaux maîtres. Une évacuation morbide… Seuls les nécromanciens faisaient fuir les morts des mauvaises augures. Rosa arriva sur la place, les soldats aidés du sort efficace des ombres de Nim et Renor travaillèrent à couper la route à l’incendie, à l’étouffer. Les tentacules d’ombres se révélaient être des alliés précieuses pour la destruction de la nourriture des flammes. Les silos finirent par s’effondrer répandent le grain autour d’eux, les drows s’écartèrent et le feu s’estompa peu à peu.

Il fallait reprendre la route, le groupe se hâta d’entrer dans la forêt proche du village. L’éclaireur indiqua que la cible était trois fois plus peuplée que la première. Rosa devait mettre en place plusieurs plans, certains prenaient déjà forme. Alors que les arbres semblaient être seuls témoins de leur avancée, certains drows surprirent la Phord’Ur et les deux mystérieux mages discuter, qu’avaient-ils en tête ? Pourquoi un humain les accompagnait ? On retrouva le corps des trois cavaliers partis à la poursuite du fuyard, la vengeance allait nourrir le moral des troupes. Lorsque les bruits d’agitation du deuxième village retentirent, on s’arrêta. Les zombies furent mis à l’écart pour que leurs râles ne soient entendus. La nécromancienne ordonna aux hommes de se cacher, fit disposer quelques nécromants pour rejoindre les jumeaux, puis se tourna vers les soldats. L’acolyte distribuait les fioles :


« Voici du poison pour vos armes, répandez le avec prudence, il tuera votre victime en un coup et d’une rapidité terrifiante. Je vais… Me servir de notre cher invité… Voyons ce qu’on peut tirer de lui. Tenez vous prêts. »

L’humain avança, quitta la forêt et leva son épée en signe de paix. Il se dirigea vers la porte du village. Rosa lui donna un air inquiet, une mine affreuse traumatisée par le meurtre et la violence des drows, mais néanmoins un visage plein d’espoir et de fatigue :


« Tervaalois ! Les drows nous ont attaqués ! Nous avons par miracle repoussé leur assaut ! Mais… Ils vont revenir ! Je viens pour vous supplier votre aide… Accordez moi des renforts que je suis venu cherché… Ou… Ouvrez les portes à un misérable comme moi ! »


Rosa semblait dans un état de transe lorsqu’elle le contrôlait ainsi mais elle murmura à un nécromant près de lui.

« Demandez à notre Haut prêtre qu’il se tienne prêt à user de sa magie pour nous ouvrir les portes si ce plan échoue. Si une expédition est envoyée, nous l’anéantirons. Si mon pantin accède à l’intérieur j’ouvrirai les portes ou lui ferai faire un tour dans les points sensibles de ce village. Quant à nos invités jumeaux, dites leur qu’ils se tiennent prêts. »

Tout allait reposer sur la décision des villageois. Faiblesse de solidarité ou cruauté nécessaire pour le mendiant qui se présentait comme un messager ? Les morts vivants attendaient patiemment leur festin, les cavaliers calmaient leur farouche monture, les nécromants ricanaient et pariaient sur la réaction future des paysans, Rosa s’amusa à faire sangloter la malheureuse marionnette qui baissa son épée tel un désespoir intenable murmurant la perte de ses proches.
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 21 Mar 2010 - 17:12

Non loin de la le village de Tervaal était en effervescence. Guidé par Charlie les villageois se préparaient à l’attaque.

Les armes contenues dans le chariot brisé d’Eban venaient d’être rapatriées par la porte Ouest. Et deux hommes étaient en ce moment même en train de la barricader.

- Je veux vingts hommes sur ces remparts, ordonna Charlie d’une voix enrouée qu’il espérait convainquant. Si vous voyez des Drows sonnez du cor. Je vous enverrez des hommes.

Il avait repartit ses forces sur quatre zones, les quatre coins cardinaux, avec pour consigne de faire raisonner les cors à l’approche des sombres. Il espérait que les unités en place pourraient tenir la position pendant que les renforts arriveraient.

Pour l’heure il était au centre de la place et supervisait la distribution des armes. Certains devraient ce contenté de fourches et de couteaux mais la plupart des hommes en âge de se battre recevraient de vraies épées. Ils avaient même une vingtaine d’arcs, plus fait pour la chasse que pour la guerre. Et si les flèches ne parvenaient pas à percer les armures des sombres elles pourraient au moins les ralentir.

Soudain le cor retentit à l’est. Tous levèrent la tête dans cette direction. Les visages se firent plus inquiets encore si c’était possible.

- Restez ici, ordonna Charlie aux hommes chargés de la Distribution. Je vais voir ce que c’est.

Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre la muraille Durant le trajet il leva la tête vers la forêt et la couronne de fumée qui la coiffait désormais, l’incendie devait être terrifiant, le village devait être tombé. Il gravit les quelques marches qui menaient au chemin de ronde et demanda, sans s’adresser à quelqu’un en particulier :

- Que c’est t’il passé ?
- Regardez !

Charlie regarda dans la direction que lui indiquait le villageois. Il aperçut alors un homme seul, visiblement mal en point qui s’avançait seul sur la route.

L’homme continua ainsi son chemin puis s’arrêta brusquement. Il leva alors son épée signe de paix parla comme un homme qui vient de voir les quatre cavaliers de l’apocalypse :

- Tervaalois ! Les drows nous ont attaqués ! Nous avons par miracle repoussé leur assaut ! Mais… Ils vont revenir ! Je viens pour vous supplier votre aide… Accordez moi des renforts que je suis venu cherché… Ou… Ouvrez les portes à un misérable comme moi !

- Que fait-on ?

- Envoyez une patrouille de 10 hommes sur chaque flan de la route. Utilisez la porte ouest pour sortir. N’ouvrez que le petit panneau. L’autre doit absolument rester fermé. Je n’aime

pas ça. Si vraiment ils avaient eut un message urgent à nous faire parvenir ils auraient utilisé les pigeons. Et la violence de l’incendie ne peut vouloir dire qu’une chose, le village est déjà tombé, n’ouvrez pas cette porte et quoi qu’il arrive préparez-vous à couvrir nos hommes. Il me reste une chose à faire, un moyen d’être sur, ajouta t’il pour lui-même.

Il se détourna et redescendit des fortifications. Il existait un moyen de sortir de cette situation, un moyen auquel personne n’avait pensé ou auquel personne n’osait penser.

Il se rendit près de la palissade nord. Là se trouvait une vieille bicoque que l’on jurerait à l’abandon s’il n’y avait ces chapelets de fumé qui s’échappaient par intermittence d’une cheminée d’un autre âge.
Il s’arrêta un instant devant la porte, leva un bras hésitant puis se décida enfin. Trois coups brefs raisonnèrent sur le panneau de bois qui tenait encore debout par on ne sait quel miracle. Il fallut attendre un instant avant que ne parvienne un bruit de vaisselle cassée de l’autre coté du battant. Puis une voix qui ne devait pas avoir servit depuis des lustres retentit, brusque, apparemment fâchée d’avoir été dérangée.

- Quoi ? qu’y a-t-il encore ? Ne peut-on pas être tranquille cinq minutes hein ? comment voulez vous méditer, je vous jure, j’aurais du aller plus loin, oui plus loin.

Pourtant, malgré sa réticence apparente Charlie entendit bientôt le grincement métallique d’un loquet rouillé et bientôt le battant pivota lentement, raclant contre le sol inégal.

Un visage creusé de profonds sillons apparut à l’embrassure de la porte, et Charlie put contempler pour la première fois depuis des années la peau blafarde du Viel homme.

- Salut Paldramèdre.

On dit beaucoup de mal des guerres et des catastrophes planétaire souvent très mal considérés par les communs des mortels. Mais ce qu’on oublie souvent c’est que ces événements sont propices à la résolution de vieux conflits, surtout ceux que l’on fomente avec soi-même.
- Qui-est-ce ? que voulez vous ?

- Je suis Charlie, fils du chef de ce village.

- Et que me veut votre père ? n’ai-je pas déjà dit que je ne m’occuperais plus de ses affaires ? mes pouvoirs m’ont quitté, je n’ai plus rien à faire avec vous, au revoir.

Et sans prévenir le vieux repoussa le battant de la porte. Pas assez rapidement, car Charlie qui avait prévu cette éventualité réagit et interposa son pied entre le chambranle et le panneau de bois.

- Les Drows sont à nos portes ! Si vous ne nous aidez pas nous sommes perdus ! tous, humains que nous sommes, ils nous tuerons sans aucune distinction. Mais nous voulons nous battre, non pour vaincre car nous ne le pourrons pas, mais pour gagner du temps, et votre aide nous serait précieuse.

- La mort m’attend de toute façon, jeune homme, je n’ai plus le cœur à vivre depuis bien longtemps. Et si les dieux veulent que ce soit aujourd’hui alors soit. Mes affaires sont en ordre sur ce monde, je n’ai plus rien à y faire, ni accomplir, je crois en avoir déjà bien assez fait… oui… bien assez fait.

Sa voix déjà faible c’était transformée en un murmure à peine audible. Il lâcha le battant de bois fatigué d’avoir gardé la masure des tempêtes du monde et regarda une dernière fois le jeune homme de son regard centenaire qui n’exprimait plus qu’une lassitude profonde. Alors il se détourna et retourna dans l’ombre de la bicoque et dans celle de la mort qu’il occupait depuis des années dans l’attente malheureuse du jour ou elle viendrait enfin le chercher.

Mais soudain une vive colère submergea le jeune homme dont l’anxiété et la tension menaçaient de submerger le fragile barrage de la raison.

- Ne me tournez pas le dos ! Vous n’en avez pas le droit. Tous ici connaissent votre histoire, tous ici savent que vous avez un jour pris des vies qui ne méritaient pas d’être ainsi détruite. Mais vous avez aujourd’hui la chance de vous racheter, vous pourrez peut-être sauver des centaines de vie aujourd’hui peut-être d’avantage. Rachetez-vous, c’est le destin qui vous offre cette chance à leur de votre mort, ou périssez et laissez les dieux décider de votre châtiment.

Le vieil homme se figea. Et pendant quelques instants, qui semblèrent une éternité le temps s’arrêta. Et du fin fond de la mémoire du vieux jaillirent un flot de souvenir qu’il avait eut tant de mal à endiguer. Les images déferlèrent dans son esprit et l’homme tomba à genou, secoué de sanglots qu’il ne parvint pas à masquer de ses mains.

Il était jeune, en ces temps d’insouciance et de joie ou l’esprit n’a rien d’autre à se reprocher qu’un cœur brisé. La fougue de la jeunesse sustentait chez lui une soif inépuisable d’apprendre et l’entrainait aux quatre coins de Miradelphia.

Mais cette insouciance donne parfois naissance à la déraison qui vous pousse toujours plus loin dans la vie jusqu’au jour ou la raison vous rattrape, à moins que ce ne soit quelque chose de plus sinistre…

Car ce n’était pas la raison qui avait rattrapé Paldramèdre, mais le remord car sa soif d’apprendre avait tari la source de nombreuses vies.

Une nuit de printemps, alors que la lune baignait la terre d’une lueur rassurante, il avait changé la nature des choses, pour les rendre plus faible et enfin les contrôler. Mais le contrôle n’était jamais venu et la nature, désorienté par l’homme avait semé le trouble sur un petit village côtier de la mer du nord qui avait été frappé des pires fléaux.

- La seule chose que j’ignore, c’est la raison pour laquelle mon père vous à offert l’asile. Que lui avez-vous dit ou fait pour que son jugement ce porte en votre faveur ?

Le vieux sorcier, toujours à genou sur le sol poussiéreux de sa masure refoula ses sanglots. Respirant lentement il reprit peu à peu le contrôle de son corps et ce remit debout, mais il refusait toujours de regarder Charlie.

- Il y a beaucoup de chose que tu ignore encore, petit, beaucoup de chose, vois tu, après les actes abjectes que j’ai commis j’ai cru devenir fou, et même si je me disais que je n’avais pas voulu ça, rien ne pouvait atténuer le fait que j’en étais le seul responsable. J’ai longtemps erré, comme un fantôme, à la recherche de l’oubli, mais les dieux semblaient en avoir décidés autrement…. Je me suis retrouvé chez un peuple d’une grande sagesse, pour qui la race humaine n’est qu’une enfant. Et c’est la bas, qu’a commencé ma Raat’heec mëzi.

- Votre quoi ?

- Le chemin que prennent les criminels pour réparer leurs fautes. Ils m’ont aidé mais il n’était pas question pour eux de me laisser repartir, mes pouvoirs intacts. Aussi on t’ils usé de leur art encestral sur moi.

Charlie était tellement surpris des révélations du vieillard qu’il en oublia la bataille que ne manquerait pas de commencer, ci ce n’était déjà fait. Il avait l’impression que ce vieil homme était la chose la plus importante qui soit arrivé dans ça vie, sans très bien savoir pourquoi.

- Que vous ont t’ils fait ?

Le vieux sorcier se tourna alors lentement et remonta sa manche gauche exhibant à la vue du jeune chef une série de runes naines d’argent tracé à même la peau.

- Le procédé, bien que très douloureux et d’une redoutable efficacité. Ses runes bloquent mes pouvoirs. Ils sont contenus, comme par un barrage. Ce n’est pas sans conséquences hélas, car le pouvoir n’est pas fait pour être ainsi contenu. Lorsque le pouvoir accumulé atteint un point critique il doit quitter mon corps. Quand cela arrive il faut mieux que je me tienne loin de toute forme de vie. Aussi, chaque fois que je sens venir une crise je m’en vais pour quelques jours, et revient lorsque elle est passée. Et ceci plusieurs fois par an. Aussi j'ai bien peur de ne vous être d'aucune utilité en cas de bataille.

- à quand remonte votre dernière crise?

- Vous n'y pensez pas... Les Drows seraient anéantit mais vous avec. La quantité de magie dispersée est... gigantesque et peut prendre bien des formes.

- Alors nous allons devoir trouver un moyen pour que ce ne soit pas le cas. Venez, nous avons beaucoup de choses à faire.

Il se détourna du vieil homme et sortit de son antre sans se retourner. Il savait, au fond de lui que le vieux sorcier le suivrait. Il ne savait pas très bien pourquoi. Mais il en aurait parié ça victoire.

Pendant ce temps les deux groupes d'hommes envoyés en reconnaissance remontaient le chemin à l'abri des fourrés. silencieux, tendus, ils s'attendaient à tomber à tout moment sur un ennemi, tapis dans l'ombre.

Ils arrivèrent bientôt à la hauteur du pauvre bougre qui sanglotait au milieu de la route.

Les deux groupes s'arrêtèrent de par et d'autre de l'homme. Indécis qu'en à la marche à suivre.


- Que fait on alors ?
- Charlie nous a dit de ne rien faire.
- Au diable Charlie ! Il est pas la avec nous dehors que je sache. On va faire ce qu'on a à faire, il faut ramener ce gars.

Mais dans l'autre groupe la situation était sensiblement différente.

- Charlie nous à dit de ne rien faire, il faut qu'on trouve ce qui cloche et qu'on rentre, c'est tout.
- Pour l'instant le seul truc qui cloche c'est ce gars la...
-Attends un peu le je connais ce gars !
- Ha oué?
- Sur c'est le fils Teheram, il c'est perdu dans la forêt une fois...
- ha... quand même...
- Bon les gars ! On est pas la pour raconter les aventures du plus fin des couillons! Bouclez-la. Sam envoi un message de l'autre coté, dit leur de rester la, nous on avance.
- Ho non...
-Quoi?

L'un des villageois pointa un doigt vers les bosquets de l'autre coté de la route. Un homme en émergeait prudemment l'épée au clair Après s'être assuré qu'il n'y avait personne d'autre il s'avança vers l'homme en pleurs.

- Merde, l'imbécile ! Il va nous faire repérer.
- Qu'est-ce qu'on fait?
-... Rien... éloignons nous avant que les Drows rapliquent ici, ce qu'ils ne vont pas se prier de faire.
-Ils sont là alors?
- Bien sur qu'ils le sont... Tu n'entends donc pas?
- Je n'entends rien non.
- C'est justement ça le malaise. Venez, écartons nous du chemin et continuons, si on entends du grabuge on rappliquera... ou pas. bande d'imbéciles... Mais bon sens! quoi? Qu'est ce qu'il y a Barney? T'a fini de me taper sur l'ép...

Ce dernier mot resta coincé dans sa gorge, ce qui était dommage car saurait pu être le dernier mot de sa vie, ce qui n'est pas trop mal comme mot pour finir sa vie.

Derrière eux un grand nombre de Drows, en tout cas suffisant pour passer l'arme à gauche très vite les regardaient. Et s'ils avaient eut le sens de l'humour ils auraient sûrement ri.

_________________
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Jivvin Xuil Lil’Elghinn
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Sam 27 Mar 2010 - 20:36

Le village était à présent sous contrôle, mais de grands nuages de fumées noires avaient annoncé avec entrain les festivités qu’offraient les drows dans la bourgade, voilà qui faisait grommeler Jivvin. Quel manque de tactique d’exécution ! Les hommes d’armes n’étaient bon qu’à se taper dessus, commandés par des drows écervelés se basant sur de la paperasse dépassée ! Cela allait certainement tous les mener à leur perte ! La populace environnante avait certainement remarqué le fait anormal et avaient surement déjà envoyé pigeons voyageurs aux contrées alentours et hommes aux remparts. Le courroux du Haut Prêtre envers l’armée drow serait sans égal s’il venait à être fais prisonnier. S’il ne s’en sortait pas, personne ne s’en sortirait, un point c’est tout ! Qu’ils le veuillent ou non. Le jugement divin était selon lui le plus juste et le plus méritant, que tous se devaient de respecter. Ainsi, tous respecteraient la défaite que pourrait provoquer la prise de l’individu à l’orgueil surhumain. Concernant l’armée, c’était l’idiotie qu’était surhumaine. Les drows étaient donc des titans infirmes, aux mains incompétentes et aux cerveaux félons et défaillants. Cependant, leurs pieds et leur résistance physique étaient des plus capables, mais ce genre de capacité n’était utile que pour ceux qui voulaient rentrer chez eux la queue entre les jambes et Jivvin n’en faisait pas partie. Il était plutôt de ceux dont la fin justifiait les moyens. La fin étant de vivre aisément. Qu’importe où il se trouvait, tant qu’il était respecté et payé grassement et qu’il pouvait continuer son culte de la Déesse des Nuisances.

Les flammes s’estompèrent peu à peu grâce aux deux mages étrangers, aux pouvoirs que Jivvin ne soupçonnait pas, et des hommes de l’armée, mais le mal était déjà fais. Le haut prêtre regarda les dernières volutes de fumer disparaitre au grès du vent, ses yeux blanchâtres dépourvus d’expression.
Les troupes de la razzia s’empressèrent de gagner la forêt non loin du village. Après avoir pansé son bras blessé, Jivvin ordonna à ses prêtres de le suivre. Relais était posté sur la tête de la monture du haut prêtre, observant d’un air suspicieux les alentours du chemin suivi par les drows. Des corps de confrères furent retrouvés, la couleur était annoncée et n’avait rien d’engageant. Le signal provoqué par la maladresse de la première bourgade s’était bel et bien répandu. L’activité de la deuxième s’entendait d’ailleurs assez bien, tous s’activaient à défendre leur vie.
Il reçu du poison pour son arme. Soit, c’était un présent acceptable qui pourrait servir. Le haut prêtre commençait à vouloir faire bande à part, n’aimant pas les tactiques adoptées, qu’il jugeait bien trop basées sur les opportunités. Xsa’us Rosa pensait que Jivvin prendrait la peine d’user de ses pouvoirs divins à des fins utopiques, elle se trompait. Même s’il arrivait en chauve-souris non loin du levier, celui-ci serait certainement bien trop gardé pour faire quoi que ce soit, il serait exécuté bien trop rapidement. Un animal nocturne n’avait pas l’habitude de trainer proche d’un rempart de bonne heure.
A priori, la tactique du pantin de la nécromancienne était entrain d’échouer lamentablement. Des troupes étaient entrain d’approcher l’homme et suspectaient un traquenard, heureusement, Jivvin avait le regard perçant.
Il préféra descendre de sa monture discrètement, pour s’aventurer dans les bosquets environnants afin de placer ses prêtres pour qu'ils puissent retarder la découverte de la cinquantaine de drows par les humains. La troupe de prêtres s’engouffra dans les buissons et grimpa ensuite aux arbres indiqués par le supérieur hiérarchique, prêts à tendre une embuscade, tandis que Jivvin partit avertir Xsa'us Rosa.


« Un groupe d'ennemis a pénétré dans la forêt, j'ai posté mes prêtres en embuscade au cas où ils viendraient faire les curieux. Je vous laisse superviser les choses en conséquence. Quant à moi, splendide haut prêtre, je vais voir ce qu'il en est du village... »

Puis il se transforma en chauve-souris face à elle et s’envola au dessus des arbres afin d’avoir une idée du terrain où se déroulerait le combat, ainsi que l’emplacement des groupes armés. Pendant ce temps, Relais s'éclipsa en sécurité dans les buissons.
Les forces ennemies étaient réparties en quatre groupes dans les quatre points cardinaux de la ville. Comme il l’avait prévu, la commande d’ouverture de la porte était étroitement surveillée. L’activité était également interrompue, seul des hommes armés, plus ou moins efficacement, circulaient dans les rues et ruelles de la bourgade. Il y avait également un vieil homme assez curieux, qui sortait derrière un autre, d’une masure dans un état pitoyable…
Cependant Jivvin ne pu pas en voir plus, car déjà un rapace fondait sur lui, fait qu’il n’avait pas prévu, malgré que la région semblait être un lieu propice à leur survie, car c’était une facteur que l’on ne considérait pas sous forme drow. Il oubliait bien trop souvent que le ciel était un champ de bataille impitoyable. Il entreprit de se faire plus lourd qu’un caillou, afin de descendre le plus vite possible, mais ce n’était pas suffisant. Il reprit donc sa forme drow, dont les tempes commençaient à marteler son crâne, afin d’effrayer le rapace. Cependant la hauteur était dangereusement basse et il du reprendre sa forme de chauve-souris, le rapace n’était plus à sa poursuite, interloqué par le soudain changement de sa cible, mais il n’arriva pas à se stabiliser et heurta brutalement le sol après avoir brisé des vases et une table sur laquelle ils étaient disposés. Le choc lui fit perdre conscience, ce qui eu pour effet de le rétablir sous sa forme originale. Son corps nu était étendu sur le sol, non loin de la masure dont était sortit l’étrange vieillard qui devait d’ailleurs ne pas se trouver loin. Les bris des vases et de la table jonchaient le sol autour du corps inerte.

Lorsque Jivvin ouvrit les yeux, il ne voyait que du bleu, ponctué de formes floues et d’une lumière aveuglante. Il avait affreusement mal au crâne et suait abondamment. Il se souciait bien peu de sa nudité, mais ses vêtements lui manquaient, car il sentait les débris se planter dans sa peau. Lorsqu’il fini par retrouver la netteté de sa vue, des hommes l’encerclaient déjà, le regard hagard pour certains, suspicieux pour d’autres, curieux pour les plus courageux, outré par la nudité pour les plus sensibles.
Le haut prêtre savait les risques qu’il encourait, la seule façon qui le permettrait de survivre, serait de coopérer, il eut seulement la force de dire, avant de sombrer à nouveau dans les ténèbres :


« Xuat elgg uns'aa. »
Ne me tuez pas.
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Nim & Renor
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 4 Avr 2010 - 19:52

Les jumeaux furent un peu surpris de voire que les soldats suivirent les conseils de Nim pour circonscrire les flammes et finalement éteindre le feu. Rapidement les flammes furent étouffées, par les efforts conjugués des soldats, puis la phord'ur ordonna le départ vers la prochaine cible à travers la foret. Nim se trimballait toujours son petit humain qui maintenant que l'adrénaline avait arrêter de couler dans ses veines gémissait pitoyablement, reniflant la morve qui coulait en même temps que ses larmes silencieuses. Alors qu'ils approchaient du village suivant les jumeaux s'esquivèrent avec leur fardeau. Nim avait une idée qu'elle voulait mettre en pratique, une idée qui lui était venu en regardant les zombies, mais d'abord elle avait besoin d'un petit surplus d'énergie. Elle laissa au soin de son frère le gamin humain, puis arpentant la foret en suivant un cercle autour d'une zone dégagé, elle traça un sceau à huit branche au centre d'un cercle, entre les branches elle traça les runes idoines dans une langue oublié, elle planta finalement son bâton au centre exacte du sceau créant un léger frémissement dans le réseau tissé par la magie environnante au moment où le bâton se planta dans le sol, la nature frémit à l'unisson de la magie. Son frère s'approcha d'elle avec son fardeau qui commençait à s'agiter apeuré.

-Dit moi petit tu n'as pas envi de me contrarié n'est ce pas? Demanda Nim sur un ton neutre.

L'enfant secoua vigoureusement la tête négativement, voyant cela la drow lui répondit par un léger sourire qui aurait put être joyeux s'il avait put atteint ses yeux morts. Elle sortie une pincée de sable de couleur ocre.

-Donc tu voudras bien accepter mon présent alors?
Il hocha la tête incertain.
-Tu l'accepte? Demanda Nim avec douceur et espoir.
-Oui, fit le garçon en chevrotant.
-Ca me fait vraiment très plaisir, répondit la drow pleine de gratitude.

Elle déchira le devant de la chemise du garçon, la peau de son torse frêle mise à nu dans l'aire vif du soir frissonna, un léger sourire plein de douceur fleurie sur le visage de la magicienne, elle caressa tendrement la peau du garçon avant de tracer avec application et douceur une rune circulaire avec le sable coloré à même la peau de l'enfant perplexe. Le sable s'incrusta dans la peau du gosse faisant perlé le sang, l'humain frémit de douleur, puis il voulu pousser un hurlement quand des tentacules sombres jaillirent de la marque pour s'enrouler autour de ses bras et s'accrocher aux branches des arbres alentour pour maintenir l'enfant à quelque centimètre du sol, mais Renor avait compris ce qui allait se passer et avait plaqué sa main sur la bouche de l'humain.

-Chut, murmura avec douceur la drow.

Ce n'est pas la douce injonction de la drow qui fit taire l'enfant fasciné mais les lueur coloré qui dansait dans les yeux laiteux de la drow. Nim fini de déchirer la chemise de l'enfant, pour découvrir son ventre, elle sortie un petit stylet avec lequel elle fit une légère incision dans la peau de l'enfant qui ne sentie pas la coupure net. Elle posa le bout de son doigt fin sur la blessure la parcourant avec douceur puis elle continua en faisant le tour de l'enfant, laissant courir son doigt sur la hanche frêle du gamin, elle passa derrière lui et dessina dans le bas de son dos une petite rune avec le sang de l'humain avant de continuer son tour pour le finir juste au-dessus du pubis du gamin. Elle retira son doigt teinté de sang pour le porté à sa bouche et gouté le sang du garçonnet. La mage se planta de nouveau face au garçon qui sentie que Renor le lâchait et s'en allait, elle le regarda avec un visage neutre puis avec l'assurance et la précision que donne l'habitude, elle planta son stylet droit dans le coeur de l'enfant surpris. Le sang qui s'échappait de la blessure au coeur roula lentement sur le torse nu et frêle du gamin, il continua sa course sur la jambe gauche de l'enfant imbibant son pantalon et commença rapidement à goutter au sol sur le sceau envoyant des vagues de magie le long des branches du sceau. Pendant ce temps la drow entonna son incantation, se laissant traversé par le pouvoir qui courrait le long du sceau et voletait autour d'elle et bientôt une autre paire de tentacules vint rejoindre la première dans le bas des reins de l'enfant et s'enroulèrent autour de ses jambes, puis trois autres paires de tentacules apparurent sur l'enfant, s'enroulant ensuite autour de son torse avant de disparaître en ne laissant qu'une marque discrète là où était leur base quelques instant plus tôt. L'enfant tomba à terre comme une poupée désarticulée avant de se relever, enfin avant que deux paire de tentacules ne le relève et se glisse sous le reste des vêtements de l'enfant pour le faire tenir droit et le faire avancer en tanguant.

« C'est pas super super convaincant mais ça devrait suffire »
Nim tu ne me refais plus jamais ça. Ne recommence pas à te comporter comme si j'étais à tes ordres.


La petite mage secoua la tête dans un signe d'agacement mais ne répondit rien de plus à son frère.

Les jumeaux rattrapèrent le groupe de drow dirigé par la Phord'Ur, ils réussirent à parler avec la nécromante en priver, ils exposèrent leur plan et lui expliquèrent ce qu'ils avaient fait à l'enfant. Elle leur accorda quelque mage, Nim n'en prit que quatre sur les six qui lui avait était prêtée. Elle les entraina un peu en retrait et recommença sont manège, traçant de nouveau le sceau qu'elle avait utilisé plus tôt. Elle laissa les mages planter là à la regarder sans ordre, comme s'il n'avait aucune importance. Renor les sentie rapidement s'impatienter alors que sa soeur prenait son temps pour tracer le sceau au sol, en laissant bien poireauter les mages qui commencèrent à perdre patience à une vitesse impressionnante.

Si tu as envi de survivre à ce sort il vaudrait mieux que t'es l'air de te préoccuper d'eux parce qu'eux ne son pas limiter dans les tortures qu'ils pourraient t'infliger, à ma différence.
« Ne t'inquiète pas il vont bosser bien assez tôt. »

C'est ce moment que choisi l'escouade pour attaquer le groupe de reconnaissance humain.

« Renor récupère moi un humain vivant je vais en avoir besoin, en plus ça fera plaisir aux mages de la Phord'ur. »
Tu le veux dans quel état?
« N'importe tant qu'il est vivant et un peu entier.


Renor jubilant s'éloigna tout de même avec précaution de sa soeur, et eu la chance de ne pas dépasser la cinquantaine de mètre fatidique pour récupérer l'humain qu'il électrocuta avec sa chaine enchanté.
Pendant ce temps Nim avait rapidement fini de tracer son sceau, elle commençait à expliquer ce qu'elle voulait quand Renor ramena l'humain électrocuter qui avait perdue connaissance. La drow fit placer l'homme inconscient au centre du sceau et les quatre mages drow aux points cardinaux, elle les mit en garde de ne pas trop d'énergie que le sceau serait gourmand. Elle planta finalement son bâton dans le coeur de l'humain, laissant son sang se rependre sur les lignes du sceau.

C'était bien la peine que je le garde en vie, fit Renor peiné.

La magicienne fit taire son frère et se concentra sur le délicat tissage qu'elle avait préparer lors de leur voyage, une illusion représentant l'escouade de drow avec un supplément de son par rapport à l'illusion qu'elle avait faite en Oësgarde. Là on entendait le son doux et sifflant des respirations les légers cliquetis des armes, des armures et des boucles des chevaux. Elle entonna doucement l'incantation nourrissant son sort de la vie de l'humain, du pouvoir des mages qui l'aidait et des plantes prises au milieu de son sceau les faisant se rabougrir, noircir et craqueler de façon sinistre. Les mages se retirèrent avant la fin pour ne pas perdre toute leur énergie, mais Nim avait de toute façon toute l'énergie dont elle avait besoin pour faire cinquante guerrier drow tout en arme qui au touché n'aurait aucune consistance. Les mages drow la regardèrent avec des yeux noirs, ne comprenant pas comment elle allait s'en servir et surtout pourquoi autant d'illusion là où une dizaine à peine aurait surement suffit selon eux. Une dizaine aurait put suffire pour ne faire que distraire les humains mais Nim avait autre chose en tête, Renor et elle se bidonnait d'avance en silence, la mage congédia trois des quatre mages et garda avec elle le plus jeune. Elle demanda aux trois mages de prévenir la Phord'ur qu'ils allaient lui ouvrir la porte, ou du moins lui offrir une belle diversion, de toute façon ce serait plus efficace s'ils ouvrait les hostilités à leur façon.
Les jumeaux entouré des guerriers illusoires, suivie du jeune mage et de sa marionnette humaine contournèrent le village pour se retrouver du côté ouest du village, hors du champ de vision pathétique de ces pitoyables humains. Là la drow lança sur son frère, sur l'autre mage ainsi que sur elle même le sort voyage par les ombres, puis elle fit avancer les illusions jusqu'à ce qu'elle entende les cris d'alarme des villageois, là elle invoqua le sort de ténèbres pour en recouvrir les illusions et fit avancer le tout sur le rempart. Elle sentie le jeune mage, mal à l'aise dans ce noir complet, elle lui intima de se calmer, elle sentait aussi l'excitation de son frère monter mais ne s'en préoccupa pas. Quand elle put enfin voir les petits points brillants qu'étaient pour elle les humains entrer dans le champ de son sort de ténèbres elle ordonna à ses deux acolytes d'utiliser leur sort de voyage par les ombres pour se retrouver sur les remparts entre les humains mais de ne pas les attaquer, bientôt sa marionnette les eu rejoins et elle déclencha les sorts de tentacules d'ombres qui étaient dormant sur lui et le laissa planter au milieu des humains. La marionnette fit bien son travail, elle mit la panique chez les humains qui croyaient se battre contre des drows mais ils ne firent que s'entretuer en essayant d'atteindre du vide. Son frère avait rajouter son grain de sel en faisant voler sa chaine sans tuer ses cibles qui toutes crièrent qu'elles avaient été attaquées dans le dos, augmentant encore plus la panique.

-Suffit, murmura-t-elle. Suivez moi.

Son frère rechigna et le mage commença sérieusement à se demander ce qu'il foutait là. Elle désactiva avant de partir le sort de ténèbres révélant les illusions immobiles et surtout le garçon entouré de tentacules, augmentant encore la frénésie qui régnait sur le rempare improvisé.
Les trois drow s'enfoncèrent dans le village pour se diriger vers la porte au sud. La mage avait gardé en attache son sort de tentacules d'ombre, ce qui aidait bien les trois drows qui se déplaçaient de toits en toits vers la porte sud. Ils furent témoin de la chut du haut prêtre et les deux jumeaux s'en réjouirent, décidant d'un commun accord tacite de ne pas aller l'aider, le mage drow les accompagnant n'avait aucune velléité de jouer les héros et n'était pas très à l'aise derrière les lignes ennemis. Mais au moment de repartir la petite mage drow s'arrêta nette, les yeux grand ouvert fixé sur un petit vieux humain qui brillait comme un soleil dans la nuit éternel de la mage, c'était un réservoir de pouvoir magnifique. Il lui fallait absolument ce pouvoir, elle ne s'avait pas encore comment elle pourrait le garder parce que ses gemmes n'étaient pas prête à recevoir un tel pouvoir mais il le lui fallait.

-Lui je le veux, fit-elle à voix haute sans s'en rendre compte avec un mélange de désir presque sexuel, d'envie gourmande et de caprice enfantin.
-Vous avez vos propres envis mais il est pas un peu rabougri, fit remarquer le jeune drow.
-Tu sais vu l'âge qu'on a c'est normale qu'elle se sente attirée par les croulants, dit Renor goguenard.
-Vos gueules, siffla la mage. On reviendra le chercher plus tard, d'abord la porte, décréta-t-elle finalement.

Ils se dirigèrent finalement vers la porte le plus rapidement possible, les deux garçons rigolant sous capes et se moquant de la drow, et elle fulminant en silence. Elle ordonna au jeune mage de l'aider en lui prêtant son pouvoir et concentra une décharge qu'elle lâcha avec fureur sur la pauvre porte qui vola en éclat vers l'extérieur dans un cri d'agonie réconfortant pour l'âme coléreuse de la drow. Maintenant elle pouvait se mettre en chasse du pouvoir qu'elle avait repéré plus tôt.


Dernière édition par Nim & Renor le Sam 17 Avr 2010 - 15:58, édité 3 fois
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Xsa'us rosa
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 4 Avr 2010 - 20:47

Quelle douce atmosphère… La mort semblait charmée de la compagnie drow, comme des corbeaux qui accompagnent des armées, la dame noire chantait ses désirs dans un vent glacial, les nuages avaient obscurci la dernière éclaircie. Un deuxième massacre attendait, les engeances réanimées s’agitaient, l’odeur du sang se faisait trop attendre. Ainsi notre ami lumineux, seigneur resplendissant du ciel, se cachait, se dissimulait comme pour ne pas voir les événements futurs, comme se refuser d’être le témoin d’une telle pièce tragique. Rosa ne voulait pas d’un tel spectateur, il était si lumineux ! Cela rendait presque les charognes belles. La nécromancienne cachait son amour pour le brouillard mais hélas, il fallait faire avec ce temps maussade. La vie s’agitait de moins en moins dans le village, les barricades s’étaient dressées, les hommes à leur poste, un silence régna un temps incertain. Malgré sa concentration requise pour son sortilège en cours, Rosa se délecta de la brise d’angoisse, de peur et de désespoir. Telle une corneille qui voit un futur champs de bataille, elle prit une profonde inspiration, les nécromanciens à ses côtés ne saisirent pas. Comment pouvaient-ils ressentir cet air aussi corrompu ? D’un côté, des sentiments de haine, de rage et d’avidité murmuraient une ode à la violence, de l’autre, des larmes, de la peur et de la crainte laissant échapper une longue plainte. Que demander de plus ? Seuls les vieux sorciers morbides appréciaient ce genre de rare moment mais Rosa partageait cette passion dévoreuse et haineuse du vivant. Néanmoins, l’heure n’était plus à la poésie, les cartes de la nécromancienne semblaient menacées. Comment son plan s’annonçait-il ? Pas des meilleurs, mais la victoire ne s’éloignait pas tout autant . Le pantin s’annonça merveilleux, il avait non seulement fait sortir plusieurs expéditions de la ville et on le fit rentrer à l’abri. Un valet de pique qui perforerait bien le vif avant de se faire abattre. Les portes s’ouvrirent lentement pour laisser passer les hommes d’armes puis se refermèrent aussitôt. Ce fut la peur au ventre que les deux patrouilles s’avancèrent. La veuve noire siffla à la vue de ses proies faciles, les drows sourirent comme des charognards devant une proie aveugle. Ils marchaient lentement sans aucune idée du sort qu’on leur réservait, des regards parfois dirigés vers les remparts, il fallait cependant savoir ce qu’il advenait du village voisin. Stupide solidarité humaine ? Devoir imposé par la loi ? La Phord’Ur leur laisserait le choix pour la cause de leur mort. Ces hommes auraient été redoutables sur les palissades mais ici… Ici ce n’était qu’une misérable ligne de fourmis toute prête à se faire déchiqueter par les chevaux. Le moment précis devait arriver, quand tout espoir de fuite disparaîtra. Les soldats se nourrissaient d’un farouche silence d’impatience. Tous ces assassins attendaient le signal qui se faisait désirer…
Jivvin… Ce fieffé imbécile prouva une fois de plus son incroyable sagesse. Rosa s’attristait rarement de l’orgueil des drows, mais quand celui ci nourrissait la stupidité, elle résistait rarement à un soupire. Ce sombre dégénéré décrochait les rangs pour sa propre petite quête personnelle et donnait l’autorisation à Rosa de donner des ordres. La Phord’Ur n’avait rien commander jusqu’à maintenant, elle se devait de lui montrer sa gratitude pour ce présent si généreux. Quant à sa stupide mission de reconnaissance inutile ! Dieux pardonnaient les pensées si irrités de la Nécromancienne, mais Rosa se sentait quelque peu agacée devant un tel misérable vers. Leetha l’avait-il choisi pour son cerveau rempli de galeries creusés par des nécrophores ? Son humeur, elle la dissimula habilement pour ne pas trahir sa concentration, le sortilège nécessitait une grande attention. Les prêtres de la déesse de la vermine, se montrèrent eux même surpris d’une telle décision, les soldats s’abasourdirent à un tel point qu’il fallut une intervention de la Phord’Ur. Un murmure cinglant et glacé pour leur rappeler qu’il avait un poste à tenir, les rappelèrent à l’ordre. Quelle carte elle s’était encombrée ! L’haut prêtre se jeta tel un incompétent dans les bras des ennemis, il précipita les événements dans sa misérable chute. Un nécromancien ouvrit la bouche à son oreille :


« Les prêtres réclament le sauvetage de Jivvin Xuil Lil’Elghinn. Que faisons nous ? »

« Donnez le signal pour nos deux invités. Quant à nos prêtres, dites leur que s’ils le souhaitent vraiment, nous allons leur rapporter ce qui leur sert d’haut prêtre. Massacrez les patrouilles encore dehors.»

Une fois à portés, les humains écarquillèrent les yeux. Des carreaux les transpercèrent et des cavaliers les chargèrent en quelques secondes. Une tuerie quasi silencieuse… Quelques râles sourds rien de plus. Le nécromancien fit passer le message, évitant la bile noire des mots de sa supérieure. La tension baissa, les prêtres ralliaient les rangs sous le commandement de Xsa’Us rosa. Mais pour l’heure il fallait se concentrer sur un autre idiot, maintenu en renne cette fois… Que pouvait-elle lui faire faire ? On l’avait laissé rentrer, indiquait un poste pour combattre ou un abri s’il n’avait plus le cœur à tenir une arme. Rosa lui fit dire qu’il devait d’abord reprendre des forces, manger quelque chose, les autres lui indiquèrent le chemin, il s’éloigna seul . La nécromancienne se délecta du choix qu’il fallait prendre pour frapper. Sa marionnette devait réaliser de grandes choses… Soudain une explosion ? Des cris, des lamentations ? Nos deux jumeaux se faisaient une joie de s’amuser à l’intérieur… La Phord’Ur sourit que de délicieux compagnons malgré tout. Outre leur orgueil commun des drows, ils savaient mettre une touche d’agréable rouge pour les petites fêtes. La nécromancienne ne s’était pas trompée quant à la nature illusionniste de leur pouvoir, alliée aux ombres une combinaison redoutable ! Mais c’était à son tour d’agir, la porte était grande ouverte. Les soldats sur les palissades s’apprêtaient à se relever péniblement de leur chute. Les autres restaient bouche bée comme des imbéciles face à un problème irrationnel.

« Déchainez les morts vivants… Le repas est servi… »

Les zombies hurlèrent et déferlèrent comme la peste sur la ville. La surprise se dévoila totalement. Ceux qui avaient été projetés hors des murailles, furent les premiers à être déchiqueter. Mais la soif du sang s’annonçait loin d’être assouvie. Il en fallait plus ! Il fallait tout ! La porte ne tint pas, les engeances défuntes se ruèrent dans les rues terrifiées tuant tout sur leur passage. La mort festoyait froidement, Les soldats humains allaient se concentrer sur l’ouverture ou devait éradiquer les fantômes des deux mages. Ils semblaient dépasser… Mais une autre carte allait s’abattre sur la table.

« Mon cher Kyorl… Tenez vous prêt vous et vos hommes au passage ouest. Je vous demande de réaliser une petite surprise pour ces misérables. »

Le pantin changea de direction… Vers la porte ouest. Là où les murailles n’étaient pas encore achevées. Il arriva au lieu choisi. Les hommes le regardèrent sans comprendre. Il leur parla de l’agitation qu’il y’avait dans la ville… Certains décidèrent de rejoindre la bataille. Mais il restait quelques soldats… Sans comprendre les ordres de la Phord’Ur … Le chef des soldats Drows ordonna la charge dès qu’un messager lui indiqua qu’elles seraient ouvertes. C’est là que la confiance aveugle que s’était donné le Kyorl à Rosa fit son effet. Le drow savait qu’elle lui ouvrirait les portes. Les guetteurs virent la patrouille et hurlèrent. Ils montèrent tous sur la palissade tous sauf deux près de la porte. La marionnette dégaina son épée ruisselante de poison en tranchant la gorge du premier le deuxième eut juste le temps de dégainer que l’épée de l’agresseur lui perfora le ventre, le fluide mortel le tuant en quelques secondes. Il ouvrit les portes d’un geste vif, on l’insulta, les soldats descendirent pour l’en empêcher trop tard. Les cavaliers traversèrent et massacrèrent tous les hommes qui gardaient la porte laissant le passage grand ouvert pour les arbalétriers. Le pantin fut reconnu et de sa bouche, Rosa ordonna qu’on lui coupe la tête. La Phord’ur laissa cet idiot pour qu’il puisse voir sa mort de ses propres yeux et se tourna vers les prêtres.

« Venez avec moi. Nous allons secourir votre malchanceux haut prêtre »

Ils s’avancèrent alors dans la ville désormais plongée dans le chaos. Ces hommes de foi firent office d’efficace garde du corps pour s’aventurer dans la ville. Les courageux qui tentèrent de se dresser contre eux, finirent à terre dans une mare de sang chaud. C’est alors que la cruelle nécromancienne se stoppa… Elle sentit une source incroyable de magie… Une menace à ne pas éviter…

« Servez vous de vos vermines. Trouvez votre haut prêtre , il y a un mage dont je dois m’occuper. Une fois que celui ci sera retrouvé, ramenez le ou tuez le s’il nous a trahi. Vous aurez sa place acquise si vous saisissez mes pensées. »


Les yeux des prêtres brillèrent… C’est vrai après tout… Leetha ne devait elle pas trouver un meilleur représentant ? Ils coururent en ordonnant à leurs rats de chercher le prisonnier dont le sort s’annonçait plus que fâcheux. Xsa’us Rosa s’avança quant à elle, à la recherche de cette source magique parmi les massacres et les borborygmes des cadavres fraichement tués. La journée s’annonçait maudite.
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Lun 12 Avr 2010 - 13:55

Paldramèdre contempla un moment le dos du jeune homme, et sans trop savoir pourquoi cela lui rappela ses propres jeunes années ou ils n’étaient encore qu’un jeune homme intelligent, puissant et avide d’apprendre. Il soupira lentement, comme pour tenter de dissiper ne serai-ce qu’une seconde le poids des années et retrouver ça vigueur d’entant, Mais cela ne donna qu’une quinte de toux particulièrement douloureuse, qui le laissa pantelant quelques secondes tandis que le jeune homme s’éloignait toujours. C’est à cet instant qu’il prit sa décision. Paldramèdre reprit lentement sa respiration, puis lança :

- « Attends » !

Sur la bouche de Charly quelques mètres plus loin, un petit sourire victorieux éclaira une secondes ses traits anxieux avant de se faire de nouveau avaler par la moue de la gravité juste avant qu’il ne se retourne.

-« Oui ? Dit celui-ci, désinvolte, presque détaché

- Te fou pas de moi gamin ! » , répondit le vieux d’une voix hargneuse, avant de prendre sa canne à coté de la porte et de se mettre à marcher à petits pas, plié en deux vers le jeune homme. « J’ai décidé de vous aid…

Le reste du mot resta en suspend, coupé nette par une forme massive, noir, non annoncée et malpolie qui vint s’écraser à quelques mètres d’eux.

- Ben merde alors, suffit que je dise que je vais prendre part au combat - même si je ne sais pas comment – ajouta-t-il plus bas. Pour que les Drows tombent du ciel.

Le vieux mage que tous croyaient fou disait vrai. Perdant rapidement ses dernières caractéristiques de chauve-souris, le sombre étourdit à terre tenta un instant de se relever avant de lâcher prise et de sombrer dans l’inconscience.
Le vieux s’en approcha lentement, non par peur ou par prudence, mais parce qu’il ne pouvait aller, plus vite.
- Voila qui pourrait nous être fort utile.

Soudain, sans prévenir il assena un violent coup de bâton au sombre

- Mais pourquoi vous avez fait ça il est déjà assommé ?!

- Mieux valent deux précautions qu’une avec ces zigotos…
Il fouilla un instant dans sa grande veste décrépie avant d’en sortir les dieux seuls savent comment une minuscule fiole de verre. Il se pencha sur le Drow, gratta un peu de sa peau à ‘aide de ses ongles et mit la précieuse poudre dans la fiole avant de se redresser et de se détourner du cadavre.

- Il va falloir faire quelque chose de lui. Ça m’a tout l’air d’être un haut gradé, religieux, je dirais. Très dangereux en tout cas.

- Qu’allez-vous faire avec cette poudre ?

- Un peu de grabuge. Mais avant ça, tu va devoir me couper le bras.

Charlie resta un instant interdit.

- Vous voulez que je… quoi ?

- Je ne te servirais à rien avec ça ! dit le vieux mage en découvrent son bras tatoué d’argent. Il va falloir que tu me le coupe.

Au même moment le chaos éventra le village, apportant avec lui ses bagages d’angoisse, de peur et de souffrance. Partout des hommes et des femmes criaient sous les coups de ceux qui ne voulaient pas mourir, tandis que les rangs de leurs maitres affluaient par les brèches de la muraille pour écraser les survivants, et comme si cela ne suffisait pas voila que les sorciers et leurs art maléfiques s’étaient mis à l’œuvre. Bien sur les hommes se battaient et quelques unes de leur flèches lancées à la hâte. Atteignirent leur cible, brisant un instant l’assaut, avant qu’il ne reprenne encore, déferlant tel une avalanche.

Et bien que beaucoup plus nombreux, les humains tombaient très vite, sous les coups d’une ennemie d’une puissance redoutable… La peur.

- Il faut que j’aille les aider !

- Non ! Tu te ferais tuer, comme eux.

- Je suis un bon combattant.

- Alors je vais avoir besoin de toi à mes cotés. Les mages Drows ne vont pas tarder à me repérer j’empeste la magie comme un mendiant empeste les égouts.

Charlie tenta de se calmer, mais les images de son peuple se faisant massacrer par des silhouettes sans visage ne cessaient de le tourmenter. Il n’entendit même pas ce que lui dit le vieux mage

- …Ce bras, si je pouvais le faire moi-même crois bien que je l’aurais déjà fais !

- Pardon ?

- COUPE-MOI CE BRAS VITE ! ILS ARRIVENT !

La voix de Paldramèdre chassa toutes autres pensées de son esprit. Le regard de Charlie Croisa celui du vieil homme, décidé, irradiant d’autorité. Alors Le chef du village dégaina son épée flambant neuve, forgé par un homme dors-et-déjà mort. Il prit son arme à deux mains et la brandit au dessus de sa tête tandis que le mage étendait son bras devant lui.
Charlie hésita.

- VA-Y !

L’arme s’abattit sur le bras de l’homme qu’elle trancha sans mal. Le membre tomba lentement vers le sol, accompagné d’un flot de sang tandis que Paldramèdre retenait un cri de douleur en serrant les dents.

Alors, le pouvoir prisonnier depuis tant d’années fût enfin libéré et afflua de nouveau. Le mage fût soulevé à quelques centimètres du sol tandis que les vents se levaient autour de lui. Un halo de lumière bleu l’entoura, éclipsant la lumière du soleil. Pui soudain tout fût fini. Les vents s’essoufflèrent et le halo disparut, mais quelque chose avait changé. Paldramèdre semblait plus jeune, un plutôt plus… frais. Ses cheveux et sa barbe étaient d’un blanc immaculé, son visage rayonnait et son moignon ne saignait déjà plus, la blessure semblait même dater de plusieurs jours.

- Par les dieux ! j’avais presque oublié ce que ça faisait, mon garçon je te remercie ! Tu m’as rendu la un fier service.

- Y’a… Y’a pas d’quoi…

- Il me faut un nouveau bras, reste près du Drow, s’il fait mine de bouger, frappe le avec le plat de l’épée, il faut qu’il reste vivant, ça récupère vite ses sales bêtes.

- Un autre… ?

Paldramèdre se dirigea d’un bon pas vers l’arbre le plus robuste de se coin du village. Arrivé à ses pieds il apposa sa main contre son tronc, ferma les yeux et se mit à chanter. Pendant quelques instants rien ne se passa puis soudain l’arbre frémit et la manche de la robe du mage qui recouvrait le moignon se mit à bouger lentement. Quelques secondes plus tard il en sortit un bras, recouvert de la même écorce que l’arbre. Bientôt un coude se forma, suivit de l’avant bras, du poignet puis de la main. En quelques minutes la manipulation fût terminée. Et à la place du moignon se trouvait à présent un robuste bras de bois. Le mage fléchit le coude et remua les doigts devant ses yeux, critique.

- Moui sa fera l’affaire…

Satisfait, il retourna rapidement auprès de Charlie.
- Il n’a pas bougé ?

- Non… Mais… votre bras ?

- Pratique hein ? Bon ne trainons pas ici, ils se rapprochent, il ne nous reste plus qu’une minute, après il sera trop tard. Il faut que nous nous échappions. Mais avant je vais occuper un peu nos amis à la peau grise.

- Comment ?

- Tu va voir…

Paldramèdre se tourna alors vers le Sombre toujours à terre. Il executa quelques mouvements des bras et soudain quelque chose se mit à briller autour du Drow. Des barres de diamant semblèrent sortir du sol pour former une cage autour du sombre.

- Je serais le seul à pouvoir l’ouvrir, rien n’y personne ne pourra le délivrer, ainsi il sera toujours la quand nous reviendrons.

Il se détourna du prisonnier et se concentra de nouveau sur la tâche qu’il avait à accomplir Il fouilla dans sa robe et en sortit la fiole contenant la peau du Drow, ainsi qu’une flûte.

- Viens, suis-moi ! Il faut se rapprocher des combats !

Ils se dirigèrent alors vers le centre du village, ou les soldats humains se faisaient rapidement repousser. Charlie, à l’abri derrière une barricade laissée à l’abandon en compta une centaine, ce qui voulait dire que 200 avaient déjà périt.

Indifférent au carnage, paldramèdre était occupé à verser les fragments de peau dans la minuscule flûte de bois. Lorsqu’il eut fini, il la porta à ses lèvres et se mit à jouer.

Les premières notes furent accompagnées d’un léger nuage gris qui fila, porté par la musique, vers les combattants, trop occupés à se battre pour entendre quoi que se soit.

Le mage continua de jouer, un air plutôt agréable que Charlie aurait certainement apprécié si son peuple n’avait pas été en train de se faire massacrer par une bande de sauvages.
Soudain Paldramèdre cessa de jouer.

- On va bien rigoler.

- Quoi ? qu’est-il sensé ce passer ?

- Regarde !

En effet quelque chose venait de changer sur la place. Les bruits de la bataille s’étaient tu, laissant la place à un silence abasourdit. Les Drows avaient cessés d’avancer et de tuer et regardaient les humains abasourdis.

- Qu’avez-vous fait ? demanda Charlie tout aussi perdu.

- Ton peuple à maintenant l’apparence des Drows, mais seulement aux yeux de ceux-ci ! C’est un sort très pratique pour l’espionnage inter-espèces, un truc que j’ai appris il y a longtemps.

Charlie regarda médusé ses hommes reprendre le combat contre les Drows qui ne comprenaient plus rien, hésitant à reprendre le combat contre ceux qu’ils croyaient des leurs…

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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 18 Avr 2010 - 17:37

Les jumeaux et le jeune nécromancien qui les accompagnait se détournèrent du carnage que la mage et l'énergie du mage drow pour s'occuper du vieux mage humain. Les deux mâles se moquaient toujours de la magicienne drow mais on sentait des les bravades du jeune drow une certaine tension là où il n'y avait qu'excitation contenu chez le jumeaux millénaire.
Les deux mages sentirent le pouvoir soudain libéré du vieux, ce fut comme si un ivrogne avait sentit l'odeur du vin frelaté lui servant de carburant pour la magicienne millénaire mais pour les deux ce fut aussi comme un coup de marteau dans le ventre et sur le crâne. Le vent magique les balaya tout les deux un instant avant qu'ils ne reprennent leurs esprits. La vieille drow se rendit compte que ses deux petite gemme ne pourrit jamais contenir une telle quantité de magie, que celui qui était doté d'une telle puissance n'allait de toute façon pas être facile à restreindre. Sans s'être consulté les deux mages savaient qu'il faudrait qu'ils tuent ce vieux croulant.
Les trois drow s'arrêtèrent sur un toit à bonne distance de là où était tombé le haut prêtre. Ils purent constater que le vieux mage s'était occupé de lui, lui offrant une magnifique cage seyant à merveille à cet abruti. Le mage humain ne se trouvait plus dans les parages, il s'était déplacé vers la place accompagné d'un autre humain plus jeune. Les trois drows étaient toujours sur un toit un peu en retrait observant le vieil humain, ils le laissèrent lancer son sort. Nim vit le sort se répandre sur le village entourant chaque villageois d'une chape de magie formant comme un manteau autour d'eux, elle senti la surprise de son frère et un hoquet de surprise et de colère mêlé échapper au jeune mage qui les accompagnait.

« J'ai une idée pour se débarrasser du croulant »
Mouais ça peut le faire mais c'est encore moi qui prend tous les risques
, fit-il exaspéré.
-Gamin tu va pouvoir pour la première fois comprendre ce que c'est un combat où la magie est maitresse, déclara Nim.
-Je connais déjà, répondit-il laconique, mais je serais curieux de vous voir à l'oeuvre.

Nim sourit confiante mais elle n'avais pas l'intention de s'attaquer au mage humain de front elle s'était trop servie de sa magie aujourd'hui. Elle allait lui montrer comment remporter un combat contre un mage par la diversion et la dissimulation.

-Je crois que tu m'as mal compris, je n'ai pas l'intention de me lancer dans un bras de fer avec lui. Vu les circonstances je pourrai perdre.
-Non là elle va te montrer qu'il ne faut pas compter seulement sur sa puissance.

Le nécromant leva les au ciel exaspéré mais ne dit rien. Les jumeaux exposèrent leur plan au jeune mage qui voulut proposer d'en faire un peu plus, par pure bravade mais les deux jumeaux drows millénaire sentaient son trouble.

-Rappel toi pas d'héroïsme comme ces abruties d'humains, pas d'imprudence.
-En faite pour être honnête elle s'en fout un peu que tu crève mais elle ne veut rien devoir à ta phord'ur en perdant un de ses mages.
-Je vois, fit-il ironique.

Nim leva les yeux au ciel en secouant la tête exaspérée. Son frère descendit du toi lestement hors de vu des humains avant d'entrer dans la maison d'à côté par une fenêtre et de se poster à une autre qui donnait sur la rue pour pouvoir voir les deux humains. Le mage du C'nros resta sur le toit cacher pendant que la drow sauta de l'autre coté de la rue grâce à ses tentacules d'ombre, elle descendit elle aussi au niveau de la rue cacher dans l'ombre d'un passage étroit entre deux maisons.
Les deux humains regardaient les combats qui se déroulaient sur la place, l'humain toujours surpris par le sort du mage humain. Nim essaya de tirer sur les sorts de tentacules d'ombre qui étaient sur le gamin mais elle ne les trouva plus actifs, le corps du gamin devait être tomber au milieu de cadavre de plusieurs humain et il ne bougerai plus avant longtemps. Elle se risqua ensuite à essayer de lancer un sort de voyage par les ombres pour pouvoir se rapprocher du mage humain mais quand elle voulu susciter l'énergie magique nécessaire au sort une pression violente pris son cerveau dans un étaux l'empêchant de formuler le sort dans son esprit. Le mage humain se tourna vers sa cachette comme s'il avait sentit une piqure de moustique ou une gène, sans vraiment jeter un coup d'oeil attentif. La drow envoya le signal à son frère au travers de leur lien mentale, celui-ci déclencha son attaque, sa chaine vola au travers de la fenêtre, la lame recourbé au bout de celle-ci atteignit le jeune humain à la base du coup, un éclaire bleuté parcourra toute la longueur de la chaine avant de faire se cambrer le corps sans vie de l'humain. Renor ramena sa chaine aussi rapidement qu'il l'avait lancer et s'enfonça de nouveau dans la maison hors de vue du mage qui se préparait à se défendre ou a contre attaquer c'est ce moment que choisi le jeune mage pour lui asséner une décharge de magie nécromantique contre laquelle l'humain dut se protéger. La lame de Renor vola de nouveau au travers de la fenêtre mais le mage se protégea contre elle. Le mage drow profita de la distraction du mage pour lui asséner une décharge, le mage humain s'en protégea en levant son bras en bois et en le chargeant d'énergie pure n'ayant pas le temps de formuler un sort élaboré, le bras en bois tomba en poussière et ce qu'il resta de chaire commença à se putréfier jusqu'à l'épaule. Pendant ce temps les tentacules d'ombre de la petite mage s'étirèrent lentement vers l'humain et quand il voulu répliquer et rendre les coups que le jeune mage et Renor lui assénait, les tentacules s'enroulèrent autour de ses épaules, le tirèrent en arrière pour l'empêcher de continuer à lancer son sort, puis elles s'enroulèrent autour de sa gorge resserrant petit à petit leur emprise et rampant sur ses joues pour finalement atteindre ses lèvres qu'elles forcèrent pour s'engouffrer dans sa gorge. L'humain gigotait en tout sens, ses jambes se balançant dans le vide, la drow sortie de l'ombre et tourna l'humain face à elle un grand sourire candide plaqué sur son visage. Puis finalement elle se ravisa en posant les yeux sur l'humain qu'avait tué Renor.

« Tu pense qu'il était quelqu'un d'important? » demanda la drow.
Sais pas et je m'en fout un peu, répondit son frère.

Elle se repassa la scène qui s'était déroulé juste avant que le mage humain ne lance son sort. Etait-ce de l'angoisse sur les traits de l'humain? L'envie de sauver ceux qui étaient sous ses ordres? Peut être décréta-t-elle. Elle arracha le dernier bras de l'humain et le garda dans l'étreinte d'une de ses tentacules celles-ci entourant son cou. Elle souleva le cadavre près d'elle avec son autre tentacule libre, le pris lui aussi par le cou et le maintint en l'air.

-Ca devrait le faire. Eh! Gamin on retourne auprès de ta phord'ur mais reste planqué sur les toits. Renor suit moi on va encore mettre un peu plus de bordel.
-Avec plaisir ma soeur. Si tu veux rejoindre ta phord'ur fait ce qu'elle t'a dit reste planqué évolue sur les toits et passe par les ruelles loin des combats et tout ira bien.

Les deux jumeaux se détournèrent du jeune nécromancien, pour se diriger vers la place où les humains résistaient comme il pouvait contre les morts relever par les séides de la nécromancienne du C'nros. Nim se planta à quelque mètre des combats et cria par dessus la mêlée certain se retournèrent et la virent, celle-ci agitait le cadavre du jeune humain comme si c'était lui qui s'agitait pour se libérer et le corps encore en vie du vieillard à moitié démembrer. Certain des humains craquèrent d'autre gagnèrent une nouvelle résolution mais qui fut de courte duré, étouffé dans l'oeuf par l'atterrissage intempestif du cadavre du jeun humain dans leur rang et le ballet de la chaine de Renor. Quand l'attention d'un bon nombre d'humains se tourna vers eux les deux drows partirent en sens inverse tournèrent au coin d'une maison et se hissèrent sur un toit grâce au tentacule encore libre de Nim puis ils se dirigèrent en marge des combats vers les magiciens du C'nros. En chemin il retrouvèrent le jeune mage qui avait été obligé de faire un détoure un peu plus large que prévu parce qu'il s'était rendu compte qu'il était limite épuisé.
En arrivant près de la phord'ur Nim se rendit compte que son humain était resté miraculeusement en vie et qu'il intéressait la nécromancienne, elle lui en fit don lui rendant aussi son mage en bonne état.
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Xsa'us rosa
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Dim 18 Avr 2010 - 19:17

Il se passa presqu’une heure depuis le début de l’assaut, et les murailles avaient déjà été dépassées, les portes ne se dévoilaient plus que des amas de décombres en dessous des cadavres et les pavés des rues ruisselaient de sang. Ainsi l’attaque s’était déroulée brillamment, cette petite bourgade qui semblait contenir plus d’une surprise, tomba sous les armes du peuple sombre. Il restait néanmoins quelques poches de résistance, des poches dont Rosa se ferait un plaisir de percer. La cruelle drow s’avançait sans aucune crainte dans les passages désertés du village. La nécromancienne sentit pourtant des yeux portés sur elle, la chair ne parvenait à lui dissimuler que peu de secrets. Des citoyens qui semblaient s’être repliés et l’espoir d’une vengeance apparaissait devant leurs yeux courroucés. Ils sortirent de leur cachette pour se ruer vers la sorcière. Mais leur cible ne se dévoila pas être la proie, les humains tombèrent dans un piège qu’ils crurent faire. Elle avait marmonner des incantations, les cadavres qui jonchaient la rue s’animèrent. Les malheureux ne purent que reculer d’un pas avant de renforcer les rangs des morts. Cinq zombies accompagnèrent la drow aux yeux du crépuscule, ceux ci sentaient les habitants cachés torturés par la peur mais la Phord’Ur devait faire vite quelque chose dont la magie l’avertissait. Il y eut une décharge enchanteresse, une vague de puissance fit trembler la terre. Rosa sourit, une proie intéressante se donna en surprise. Elle ne voulait en aucun cas qu’on lui gâche son plaisir qui s’activait grandement, tel un papillon qui s’acharnait à se dégager de la toile de l’araignée, il ne pouvait lui échapper. Mais les jumeaux le voudrait aussi, une course s’engageait. Il fallait se hâter d’aller annihiler ce présent appétissant. La veuve noire ne laisserait pas les guêpes lui dérober son festin en somme. Pourtant cette fois le sort ne joua plus pour Xsa’us Rosa. L’officier drow semblait abasourdi, le petit enfant cherchait refuge devant sa nouvelle marraine car un événement improbable se produisit. La magie s’était une nouvelle fois manifester, de l’illusion. Ah celle ci s’annonçait toujours coloré or ce fut ici bel et bien le cas :

« L’ennemi … Il a usé d’une ruse ! Ils nous ressemblent … Venez vite ! »

Rosa dut abandonner le mage pour l’instant, Que les jumeaux se réjouissent ! L’initiative leur était acquise. Elle ragea au plus profond de son âme mais ne laissa au Kyorl qu’une mine sérieuse et bien décidée de la solution à prendre. Arrivée sur le lieu du combat principal, la nécromancienne observa le combat qui avait cessé. Les humains devinrent drows. Mais l’illusion malgré sa forte ressemblance à la vérité, difficile à expulser de notre esprit, comportait une faiblesse. Car lorsqu’elle est confrontée à la vérité, elle disparaît en un éclair. La Phord’Ur Hurla :

« Reculez soldats ! Dévoilez qui parle notre langue ! Ceux qui resteront auront la joie de servir de festin aux morts ! »

Les drows acquiescèrent et avant que leurs ennemis semblables ne décident de profiter de la situation, ils reculèrent avec rapidité et agilité. Les citadins crurent à un repli et se réjouirent dans leur langue mais ce fut de courte durée. Rosa avança précédée des zombies affamés à qui on ordonna de se ruer contre les âmes déguisées. Le combat put reprendre, les derniers faux sombres furent dévorer jusqu’à l’os. Les soldats purent reprendre leur œuvre chaotique. Malheureusement, Rosa avec ce contretemps perdit la trace de sa proie, elle gémit discrètement comme sa mère faisait quand ses pantins la décevaient, un gémissement plus sadique que pitoyable. Le genre de son qu’aucun être ne rêvait d’entendre. Elle marcha un temps avec le reste de la troupe puis s’arrêta devant deux drows qui tentaient d’enfoncer la porte d’une auberge.

« Eh bien mes petits ? Que cherchez vous à vous mettre sous la dent ? »

« Mes respects Phord’Ur , commença l’un d’eux, Nous avons vu de ces pourritures se cacher dans la bâtisse, il se pourrait qu’on puisse trouver des esclaves pour le retour ! »

« La fenêtre, abattez en un avec votre arbalète. »

Le soldat afficha une mine surprise puis comprit rapidement, il se dirigea vers la fenêtre près de la porte et visa un des occupants trop occupé à rajouter des meubles à la barricade. Le mâle cassa le verre et laissa assez de place pour passer son arme en un éclair et décocha un carreau. La cible eut juste le temps de lâcher sa chaise pour constater avec effroi que du sang gicla de son torse. Il s’écroula, les autres survivants hurlèrent de désespoir pour entendre ensuite la voix terrifiante de Xsa’us Rosa. Le mort s’anima lentement, et d’une lente plainte il arracha tout ce qui servait à bloquer la porte. Les rires sadiques à horrifier des fantassins noirs s’accompagnèrent du bruit sourd de la porte qui vole d’un violent coup de pied. La Phord’Ur se devait de récompenser l’efficace travail de ses hommes. Les mâles furent décimés et deux femmes sortirent en pleurs, poussées par la lame de leur nouveau maître. La nécromancienne ne prit pas compte aux remerciements des soldats elle s’intéressa au nourrisson qu’une des futures esclaves portait. Un mammifère affreux à regarder, couinant comme un jeune porc qu’on retirait de son enclos. Le son rendit Rosa farouche :

« Qu’est ce que ceci ? Une lueur d’espoir pour votre possession ? Je ne veux pas que cet être abject nous ralentisse et encore moins qu’il ne voit sa mère sourire ! »

Elle arracha le bébé avant même que sa mère ne comprenne. L’arbalétrier du la frapper au ventre pour que l’humaine cesse de vouloir rattraper son enfant en poussant des hurlements. Rosa porta le bébé jusqu’à un tournant. Puis… Rien. Des hurlements de zombies mais les pleurs cessèrent. Les deux drows se regardèrent, la cruauté choquait rarement chez cette race, mais le sourire satisfait de la conseillère du C’nros les laissa perplexe. Le Kyorl retomba une fois encore sur Rosa qui marchait en quête du mage :

« Les prêtres ont localisé leur supérieur Jivvin. Il est enfermé dans une surprenante cage, leurs sortilèges ne parviennent pas à la briser. »

« L’œuvre du mage… Les jumeaux doivent l’avoir trouvé pendant que nous nous occupions de son petit tour d’enfant espiègle. Mais nous allons le punir mon cher, une punition dont un enfant ne voudrait pas survivre. »

Ce fut alors que l’araignée ressentit à nouveau les vibrations de sa proie. Blessé et agonisante, elle ne devait en aucun cas rater le spectacle. La drow dans son sadisme espérait un traitement à la hauteur de cette victime suicidaire. Les jumeaux avaient-ils l’étoffe du bourreau ? Rosa arriva enfin face à eux. Ainsi donc le terrible mage se dévoilait être un vieillard en fin de vie. Démembré de ses deux bras, il vivait encore. De sa magie d’ombre, la sorcière blanche le tenait dans ses serres. L’apprenti que la Phord’Ur leur avait confié, se précipita à sa rencontre :

« Phord’Ur ! Constatez les effets de la magie des puissants drows que sont
Drenor et Liliana ! Nous avons défait la menace qui planait sur nous ! »

« Bravo pour votre performance, sorcier.
Rosa sourit. Ainsi petit être… Tu voulais t’amuser avec nous . Ta misérable existence voulait-elle finir par une victoire contre le peuple bourreau de ta déplorable race ? Le destin aurait-il joué contre toi petit être ? Tu as eu la chance de tomber sur mes associés. Ton sort aura été plus doux. »

Elle posa sa main sur le crâne du vaincu. La sorcière sentait qu’il s’apprêtait à se redresser. Ce mage se montrait coriace. La nécromancienne usa de son toucher mortel aux humains. Il se mit à vieillir. Il se mit à gémir tel un humain face à la mort. Le mage déchu perdit l’usage des ses forces par le ravage du temps, le sort de flétrissure le rendit mortellement faible. Son sang se mit alors à couler de ses bras, après la vieillesse, l’hémophilie le ravagea. Il demandait grâce, ne ressemblant plus qu’à une hideuse fontaine. Xsa’Us Rosa en avait appris assez, elle enfonça sa dague dans la gorge du torturé, la tête se détacha du coup, la lame descendit jusqu’au ventre. La sorcière marmonna ensuite :

« Vois Uriz. Vois le sacrifice qui t’es offert. Deux villages rasés pour toi. Des lieux de paix transformés en chaos total. Des flots de cadavres goûtant au poison de la guerre. La haine , je l’ai déversée pour toi. Cette victoire n’est qu’un sacrifice pour te rappeler l’allégeance du peuple sombre à ta puissance. Délecte toi de ce présent si tu le trouves à ton goût. »


Cette prière ne devait être entendue de personne. Les combats avaient cessé. On annonça que la cage du haut prêtre s’était volatilisée, Jivvin pouvait rejoindre son peuple. Les guerriers firent quelques esclaves… Une vingtaine de femmes tout au plus. Les autres choisirent cette razzia juste pour déverser le sang des mortels. La troupe se devait de repartir au plus vite au Puy D’Elda, le message de secours risquait d’apporter des renforts. Le Kyorl ordonna la marche et avant de partir il se rappela quelques mots de langue humaine, pour noter sur le panneau où le nom de la ville était inscrit : « Ce fut un plaisir. »

Car oui, le plaisir de la pièce avait assez duré, le spectacle s’annonçait terminé, Les rideaux pouvaient être fermés couvrant les râles d’agonie et le crépitement des maisons en train de bruler.

[Hrp] Suite à la polémique qui a commencé à naître je préfère mettre fin à l'event pour résoudre tous les problèmes quoiqu'il en soit merci au courage de Yho et à son travail ! :) [/hrp]
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Jivvin Xuil Lil’Elghinn
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MessageSujet: Re: Razzia sur Alonna !   Mar 20 Avr 2010 - 13:49

Lorsqu’il rouvrit à nouveau les yeux, il se sentait à présent la force de rester éveillé. Il y avait toujours des formes floues, mais cette fois ci elles furent révélées par le rétablissement progressif de la netteté de sa vue. Il s’agissait de ses quatre prêtres qui attendaient qu’il soit remit. Lorsqu’ils se rendirent compte que Jivvin était apte à se lever, deux l’aidèrent à se lever et marcher, tandis qu’un autre se plaçait devant et le dernier à l’arrière, afin de protéger le haut prêtre, après l’avoir aider à se rhabiller. En effet, ils avaient retrouvé ses vêtements, sa monture et ses esclaves qui n’avaient, selon toute vraisemblance, pas tenté de fuir. A priori, tout le monde se hâtait de reprendre la route pour le Puy, car des troupes ennemies risquaient d’arriver, il était vrai que des messagers avaient surement dû être envoyés avertir les villages voisins. Jivvin ne tarda pas à se défaire de ses ‘béquilles’, après tout, il avait seulement fait une mauvaise chute, rien de bien grave. Les prêtres lâchèrent leur supérieur hiérarchique avec réticence et l’accompagnèrent jusqu’à sa monture. Tous les bagages étaient prêts, décidément, Jivvin choisissait bien. Il ne refusa pas l’aide que lui offrirent ses hommes et entreprit de rattraper le groupe de tête de la troupe. Relais ne tarda pas à bondir sur lui, mais Jivvin ne fut pas surpris et le réceptionna tranquillement.
Le fait qu’il avait rejoint le groupe de tête ne signifiait pas qu’il voulait discuter avec eux, seulement qu’il voulait être entendu d’eux. En effet, lorsqu’il commença à parler à ses prêtres, ce fut d’une voix forte et portante.


« Merci beaucoup d’être venu me chercher mes cher prêtres, ces sauvageons de soldats ne savent pas quelles faveurs ils ont raté, en me laissant à terre, mais vous, vous aurez droit à mes faveurs, une fois de retour au Puy, n’en doutez point. » Il coupa ses prêtres tandis qu’ils voulurent le remercier.
« Je voudrais également éclaircir ce que vous prenez, je pense, pour un acte purement déshonorant. Il s’agissait purement et simplement de mon ingéniosité œuvrant dans l’improvisation, car vous aurez remarqué, j’en suis certain, que j’ai retardé jusqu’au dernier instant, la puissante magie du mage. Il était redoutable et j’ai eu beaucoup de mal à lui résister. Je n’ai pas honte qu’il m’ait battu, car j’ai rarement vu un humain aussi puissant. Mais ce qui a causé ma perte, c’est un autre homme. Il m’a assené de façon abjecte un violent coup sur le crâne pendant que je réussissais à repousser le puissant mage. De ce fait, un éclair blanc à surgit à ma vue et je me suis effondré sur une table. Vous comprenez maintenant, ma glorieuse victoire personnelle ! J’ai su, sans armure, résister à une grande puissance et seul un acte déloyal ne pouvait venir à bout de ma personne. Cela prouve la grande force que nous procure notre déesse des nuisances, chers confrères. Que votre étalage d’héroïsme pour elle reste dans son cœur et bénisse vos actes futurs. »

Une fois son discours terminé, il continua d’avancer tranquillement sur sa monture tandis que ses prêtres le récompensaient de louanges. Ils savaient ce qui lui plaisait et Jivvin ne s’en lassait jamais. Il avait bien éduqué ses prêtres, loyaux et serviles à souhait.
La troupe ne s’arrêtait que le soir pour dormir, la cadence était rapide et Jivvin profitait de ses soirées sous la tente pour renforcer la loyauté que lui vouaient ses prêtres. Ils étaient devenu ses plus loyales unités et s’en servirait en tant que protecteurs personnels une fois au Puy. Il fallait qu’il leur trouve un nom… Les « Ih’ara de’Leetha », Protecteurs de Leetha, conviendrait, cependant, ce serait un rang officieux. C’est à la lueur du petit feu établit dans la tente, que Jivvin leur annonça leur promotion officieuse.


« Bien évidemment, ceci doit rester secret, je ne voudrais pas que les drows voient en ma personne un haut prêtre méfiant. Je veux qu’ils me croient plein d’assurance… Ah, sachez également que votre promotion vous octroie la possibilité d’utiliser votre bâton en dehors d’actions comme celle que nous venons d’accomplir. Mais l’idéal sera un poignard discret et du poison. J’ai fini, vous pouvez vous retirer. »

Son ton ne laissait nul doute sur la confiance qu’il portait à ses quatre prêtres et il espérait qu’ainsi ses protecteurs personnels ne penseraient pas la trahison nécessaire à l’avenir.
Les jours passèrent et ils arrivèrent au Puy en fin de journée. Tout était paisible. Jivvin quitta les rangs, autorisa ses prêtres à rentrer chez eux pour se reposer et se rendit chez lui. Hunhun et Jivvindur rangèrent tous les bagages dans sa demeure tandis que Relais s’empressa d’aller revoir ses congénères pour aller rétablir son autorité, ce qui ne fut pas difficile, car elle fut très bien accueillit.
Jivvin quant à lui, partit remettre de l’ordre dans son temple. Tout était identique à lorsqu’il était partit et il en félicita les prêtres à qui il offrit des pièces supplémentaires. Il rentra ensuite chez lui, mangea ce que ses serviteurs lui avaient préparé et partit se coucher. Enfin une nuit dans un lit de qualité, il n’avait pas la tête à recevoir un compte rendu de son grand prêtre.
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