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 Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]

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Hanegard Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Ven 18 Juin 2010 - 7:30

Non, décidément, le mage n’allait pas bien. Apparemment en proie à des vertiges, il s’effondra comme une masse, ayant juste le temps de murmurer qu’il avait été empoisonné. Certes, avec la mousse sanglante qui lui sortait par la bouche, point besoin d’être un praticien pour se dire qu’il y avait quelque chose de pas bien net en dessous.

Allez chercher un guérisseur !


Un garde sortit en courant suite à l’ordre du régent. Il fallait savoir qui était le commanditaire, qui avait tenté de faire tuer Jena. Et seul l’homme qui agonisait sur le sol pouvait répondre à cette question. Aidé de l’autre garde, le régent allongea Tinfar sur un canapé, après avoir fait signe à Jena de rester en retrait. Il était peu probable que le poison soit transmissible, mais mieux valait ne pas prendre de risque.

Le vieux Jakalzar, l’herboriste et guérisseur de la citadelle, entra en maugréant qu’on était venu l’interrompre en plein travail et que… il n’eut pas le temps d’aller plus loin, Hanegard l’attrapant par un bras et l’amenant de force auprès de Tinfar.

Il a été empoisonné. Soignez le !

Comprenant que l’heure n’était pas aux grommellements, Jakalzar s’agenouilla auprès du mage mourant et commença rapidement à incanter un sort pour purger l’organisme de Tinfar des toxines. Une douce lueur blanche apparut, entourant les deux hommes. Pendant plusieurs minutes, ni l’un ni l’autre ne bougea, comme si le temps était suspendu. Hanegard faisait les cents pas, craignant que l’assassin ne meure sans avoir pu lui révéler les dessous de cette affaire.

Enfin, le vieil homme se releva, le souffle court, et hocha la tête, indiquant que le mage vivrait. Aidé d’un garde, il fut ramené à ses appartements pour se reposer tandis que le régent s’avançait et observait les couleurs revenir sur le visage de Tinfar. Lorsqu’il ouvrit péniblement les yeux, Hanegard lui dit d’un ton légèrement amusé, malgré la gravité de la situation :

J’ai rarement vu un assassin se faire assassiner en plein travail. Votre employeur est du genre expéditif…
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Jena Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Jeu 24 Juin 2010 - 22:57

Jena était restée sur ses gardes, tenant toujours l’homme en respect avec les pointes de ses lames. Celui-ci semblait malade, il transpirait beaucoup et cela ne pouvait pas être seulement du à la peur. Jena fronça les sourcils, cherchait-il encore à se trouver un autre personnage ? Après Graag le serviteur, l’arrogant qu’elle avait entrevu et l’homme qu’elle avait maintenant devant elle, il lui avait déjà montré un large éventail de ses multiples facettes.

Ce fut lorsque l’homme s’effondra littéralement après avoir signalé qu’il avait été empoisonné, qu’elle s’autorisa à baisser quelque peu ses armes. Pas trop non plus, elle ne voulait pas risquer de le voir lui bondir dessus. D’autant plus qu’elle savait qu’il était venu la tuer elle. Hanegard fit appeler un guérisseur qui s’occupa de Tinfar pendant de longues minutes durant lesquelles personne n’osa dire un mot. Jetant un regard vers son fiancé, Jena se rendit compte que c’était la première fois qu’elle le regardait depuis qu’elle était entrée dans le bureau. Elle tenta de lui adresser un léger sourire mais elle était encore trop sous le choc de ce qui venait de se passer pour paraître convaincante.

Le guérisseur termina et se fit raccompagner dans ses appartements pendant que Hanegard et Jena restait en compagnie de l’assassin. Son mari tenta un trait d’humour qui détendit légèrement la jeune femme sans toute fois lui faire lâcher sa vigilance.
Elle pointa à nouveau les deux dagues vers l’homme affalait sur le canapé et attendit qu’il prenne enfin la parole.


Elle avait hâte de savoir qui avait été envoyé pour l’assassiner, elle était tellement énervée qu’elle aurait pu aller de ce pas trouver l’instigateur et l’embrocher sur place. Bien qu’elle doute que son fiancé la laisse faire. Bien qu’elle en aurait été capable, elle ne pouvait pas faire justice elle-même.

- Qui ? lâcha-t-elle presque brutalement.

Il valait mieux éviter de contrarier la jeune femme qui avait les nerfs tellement tendus qu’elle aurait pu planter sa dague vite fait bien fait dans la jambe de Tinfar. Histoire de le faire parler plus vite.
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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Sam 3 Juil 2010 - 8:16

Le poison remplissait lentement son office. Tinfar le sentait qui corrodait ses chairs. La moindre inspiration lui provoquait maintenant de terribles douleurs dans la poitrine. Le plus anodin de ses mouvements le mettait au supplice. Tourner simplement la tête lui était impossible. Sa seule consolation, à ce stade, était que sa fin ne tarderait plus guère désormais. Les yeux clos, le souffle haletant, il attendait sa délivrance.
Heureusement, son esprit s’engourdissait lentement. Déjà ses souffrances allaient diminuant. Avec un peu de chance, son supplice toucherait sous peu à sa fin. Déjà il avait l’impression de sombrer dans un puits profond et sombre. Le monde extérieur s’estompait et, par bonheur, il n’avait presque plus conscience de son propre corps.

Pourtant, lorsque que deux solides mains se posèrent sur sa poitrine, le sorcier manqua perdre connaissance sous le coup de la douleur. S’il en avait eu la force, il aurait repoussé l’importun qui troublait ses derniers instants et le torturait de la sorte. Mais, incapable d’esquisser ne serait-ce qu’un simple geste de la main, Tinfar dut supporter ce nouveau calvaire. A peine trouva-t-il la force de pousser un râle de douleur. Cette faible plainte ne sembla guère impressionner son tortionnaire qui, au lieu de retirer ses mains, appuya plus fortement encore sur la poitrine du sorcier.
S’attendant à une nouvelle vague de souffrance, Tinfar eut alors la surprise de ressentir un délicieux engourdissement. Petit à petit la douleur refluait, atteignant un seuil supportable. L’esprit libéré d’une partie de ses tourments, Tinfar comprenait enfin qu’on cherchait à lui venir en aide.

Jamais il n’aurait imaginé que s’extirper des griffes de Tauri puisse être une telle épreuve. Mourir avait semblé si facile en comparaison. Son corps tout entier le mettait au supplice. Une Energie inconnue déferlait dans ses veines. Il la sentait agir dans son organisme, vrillant ses nerfs et purgeant ses organes des toxines qui, quelques minutes plus tôt, menaçaient de le tuer. Malgré la douleur qu’occasionnait le processus de guérison, Tinfar faisait son possible pour aider son mystérieux sauveur. La perspective de se venger des d’Amaury suffisait à renforcer sa détermination.

Quelques instants passèrent ainsi, mêlant souffrance et espoir, sans que Tinfar puisse estimer le temps écoulé depuis qu’il avait senti la magie curative déferler dans son organisme. Mais, que ce fut au bout d’une heure ou d’une dizaine de minutes, Tinfar perçut bientôt un changement dans la magie qui parcourrait son corps. Moins invasive, elle apaisait désormais ses chairs et lui redonnait de la force, plus qu’elle ne soignait.
Laissant échapper un soupir de contentement, le sorcier profita du repos qui lui était accordé.


Lorsque le guérisseur quitta la pièce, Tinfar n’était pas encore tout-à-fait remis. Il l’était néanmoins suffisamment pour se redresser sur un coude et examiner l’endroit où il se trouvait. Il fut surpris de constater qu’il était toujours dans le bureau du régent. Son supplice lui avait semblé durer si longtemps qu’il s’imaginait avoir été transporté dans l’infirmerie de la citadelle. Hanegard l’observait tout comme Jena, même si pour l’heure le sorcier préférait se concentrer sur le régent. Il brillait dans l’œil de la jeune femme une lueur qui laissait entendre que les moments que Tinfar venait de vivre étaient encore trop doux pour racheter son crime.
Entendant la remarque du capitaine, Tinfar esquissa l’ébauche d’un sourire. A mi-voix, il répondit dans un souffle :


Non, monseigneur, vous faites erreur. Ceux qui m’ont engagé ne sont pas expéditifs. Ils sont stupides et ont confondu leurs priorités.

Puis le sorcier se tut, laissant place à une quinte de toux. Il se passa la main sur le visage et, découvrant une substance poisseuse sur le pourtour de ses lèvres, il inspecta ses doigts. Ces derniers étaient couverts d’une humeur rosâtre. S’essuyant sur le bord de sa tunique, il se tourna vers Jena qui venait de lui poser une question.
Il l’observa pendant quelques secondes avant de reporter son attention sur le régent.


Votre dame ne perd pas de temps, monseigneur. Elle pose les questions qui importent vraiment. Tout en parlant, Tinfar, toujours allongé, présenta sa main droite où trois doigts étaient dressés. Avant de vous répondre, j’aurais moi-même trois questions à vous poser : Un, à combien estimez-vous la vie de votre fiancée ? Deux, quelles sont mes chances de quitter cette pièce vivant si je vous dis tout ce que je sais ? Trois, quel est le nom de l’homme qui a sauvé ma vie ?
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Hanegard Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Dim 4 Juil 2010 - 1:00

Hanegard laissa Tinfar reprendre ses esprits, le temps que les derniers effets du poison se dissipent. Le sorcier était passé si près de la mort qu’il en garderait sans doute un souvenir aussi douloureux que désagréable pour le restant de ses jours. Les yeux de l’ancien assassin au service des d’Amaury se posèrent sur Jena qui venait en un mot… « qui ? »… de résumer les questions qu’ils avaient à lui poser puis revinrent se fixer dans ceux d’Hanegard.

Même tout juste sorti des griffes de Tyra, le gaillard ne perdait pas le nord, il fallait l’admettre. Ne répondant pas à la question de Jena, il en posa lui-même, osant prendre le risque de marchander. Bon, non pas que le régent ne comprenne pas cette attitude bien sur, Tinfar jouait sa peau en cet instant et il mettait dans la balance ce qu’il avait de plus précieux : sa coopération.

Vous posez beaucoup de questions pour un homme qui a tenté d’assassiner ma femme, mais j’accepte d’y répondre.

Attrapant deux chaises, il les amena près du canapé où reposait le mage. S’asseyant sur l’une, il fit signe à Jena de s’installer sur l’autre, ce qu’elle fit sans pour autant lâcher une seconde Tinfar de son regard où brillaient des envies de meurtre. Oui, ce genre de regard est plutôt classique envers quelqu’un qui a failli vous tuer…

L’homme qui vous a soigné est l’herboriste de la forteresse, vous n’avez pas à en savoir plus. Concernant les deux autres…

Hanegard croisa ses doigts sous son menton.

La vie de Jena est inestimable à mes yeux, quand à la votre… et bien, vos aveux me seraient certes utiles, mais même dis face à des témoins dignes de foi, ce ne serait que votre parole.

La parole d’un assassin, autant dire rien du tout…

J’accepterai de vous gracier et de vous laisser quitter Alonna en vie à une seule condition : que vous me permettiez de prouver l’identité de vos commanditaires.
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Jena Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Lun 5 Juil 2010 - 22:17

Jena fulminait. Ce type avait essayé de la tuer et maintenant il essayait de marchander sa vie. Croyait-il vraiment qu’elle le laisserait partir aussi facilement ? Elle serrait toujours dans ses mains les deux dagues, dont elle savait parfaitement bien se servir, il n’était pas besoin de le rappeler. Hanegard prit visiblement la chose un peu plus calmement. Il lui tira une chaise et d’un regard, lui fit signe de s’asseoir. A contre cœur elle s’installa, mais elle était prête à bondir au moindre signe, au moindre geste douteux de l’assassin. Une fois que l’identité de l’instigateur de cette tentative de meurtre serait connue, elle aurait une autre question à lui poser.

Maintenant elle en était certaine. Cette peur incontrôlable qu’elle avait ressentit dans sa chambre moins d’une heure plus tôt, cela ne pouvait avoir été provoqué que par lui. Elle s’était sentie terrifiée, c’était un sentiment horrible. Il avait voulu faire remonter les horribles souvenirs qu’elle gardait de cette nuit où Tarkel était entré dans sa chambre. Il avait voulu faire céder ses nerfs, l’approcher de la limite de la folie pour lui ôter toute envie de se défendre. Pourquoi ? Pourquoi ne l’avait-il tout simplement pas tué ? Un poignard dans le ventre et le tour était joué. Au lieu de ça il s’était obstiné à mettre en scène quelque chose qu’elle ne comprenait toujours pas. Comme s’il n’avait pas vraiment cherché à la tuer.

Ce qui l’énerva encore plus ce fut la façon qu’il eut d’ignorer sa question pour se tourner vers Hanegard, comme s’il n’y avait que lui de dangereux dans la pièce. Comme si elle n’avait pas d’autre importance que d’être la cible, le nom sur un bout de papier. Et rien que pour cela elle aurait pu lui planter la dague dans le pied.

Son fiancé agissait avec plus de….diplomatie ! Alors qu’elle aurait été tenté de torturer cet homme jusqu’à lui arracher les informations qu’elle voulait, Hanegard prenait le temps de répondre aux questions de Tinfar. C’est homme avait un sacré culot. Il n’était pas en position de force, loin de là, alors à quoi bon pensait-il en mettant les nerfs de Jena à l’épreuve ?
Il pouvait bien comprendre qu’elle n’avait qu’une hâte, connaître le nom de celui qui souhaitait tant sa mort. D’ailleurs peut-être que c’était la raison de son obstination à détourner la conversation, à s’assurer la vie sauve.
S’il agissait comme ça c’est que celui qu’il allait nommé devait être quelqu’un de connu, voir même de proche. Pire que ça, il s’agissait peut-être d’un habitant de la citadelle…quelqu’un qu’elle avait pu croiser à de nombreuses reprises. Qui aurait pu autant vouloir sa mort ?
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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Lun 12 Juil 2010 - 0:11

Tinfar se redressa lentement sur sa couche. Avec précaution il prit une grande inspiration et constata, non sans plaisir, qu’il ne ressentait plus qu’un léger pincement dans la poitrine. Son état s’améliorait de seconde en secondes et, d’ici quelques temps, il serait assez rétabli pour sauter sur le premier cheval et mettre le plus de distance possible entre lui et cette maudite cité. Mais pour l’heure, il avait d’autres préoccupations à l’esprit : contrairement à ce qu’il avait cru, la partie entre lui et les d’Amaury n’était pas terminée. Les cartes venaient d’être redistribuées, la chance avait tourné et il avait une revanche à prendre.

Tinfar ferma les yeux et fit le vide dans son esprit. Après avoir côtoyé la mort de si près, il n’était pas pressé de la rencontrer à nouveau. Ses hôtes attendaient des réponses mais étaient-ils seulement prêts à les entendre ? Jena semblait particulièrement remontée et, au premier faux pas, Tinfar craignait qu’elle ne lui plante une de ses lames dans le ventre. Aussi lui apprendre que la seule personne à lui avoir témoigné un peu d’estime depuis son arrivée voulait sa mort, voilà qui risquait de la mettre de très méchante humeur. Quant à Hanegard, il semblait prendre toute cette histoire avec détachement. Mais comment réagirait-il en apprenant que le plus influent noble de sa province avait organisé l’assassinat de sa future épouse ?
Toutes ces questions tournaient sans cesse dans l’esprit du sorcier sans qu’il parvienne à trouver qu’en faire. Il était incapable de prévoir la réaction de ces gens car il ne les connaissait pas depuis suffisamment de temps. Normalement, il n’approchait pas ses cibles avant de tout savoir de leurs vies et il se ménageait toujours une porte de sortie. Au pire, quand les choses menaçaient de lui échapper, il utilisait son don pour faire diversion. Mais à présent il était coincé dans ce bureau et ignorait si son pouvoir avait souffert du poison qu’on lui avait fait prendre.

Haussant les épaules, Tinfar poussa un long soupir. Rouvrant les yeux, il regarda Jena puis Hanegard. S’asseyant sur sa couche, il se passa une main dans les cheveux et lissa le devant de sa tunique. Se tournant vers le régent, il dit :


Votre offre est plus que généreuse : vous m’accordez votre pardon et me permettez de me venger de ceux qui ont tenté de me supprimer. C’est plus que je n’en espérais lorsque j’ai pris l’initiative de rencontrer votre femme ce matin.

Tinfar se tourna ensuite vers Jena. L’espace de quelques secondes, le visage du sorcier ne refléta plus ni ironie amère, ni peur, ni malveillance aucune. Dans ses yeux ne se lisait rien d’autre qu’une extrême fatigue et, peut-être, l’ombre de quelques regrets. Mais l’instant passa et Tinfar redevint le calculateur retors qu’il avait toujours été.

Je ne nierai pas que j’ai été engagé pour mettre fin à vos jours, ma dame. Même si en règle générale, je travaille pour mon seul compte et verse plus dans l’escroquerie que le meurtre. Malheureusement, on m’a proposé un boulot que je n’ai pas pu refuser. Tinfar laissa passer quelques secondes avant d’ajouter : C’est difficile de dire non à Tyriam d’Amaury et à sa fille.

Croissant ses bras sur sa poitrine, le sorcier se tut et observa le visage de ses hôtes.
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Hanegard Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Jeu 15 Juil 2010 - 2:53

Ainsi donc le vieux bouc d’Amaury était derrière tout cela ? Quelque part, cela n’étonnait guère Hanegard qui se doutait bien que le mariage avec Jena n’enchantait guère celui qui se voyait déjà son beau-père. L’affront subi lorsque le régent avait repoussé Danae pour convoler auprès de celle qu’il aimait plus que tout… Jena… avait du le rendre fou au point d’envisager les moyens les plus extrêmes.

Mais comment le prouver ? La parole de Tinfar ne valait rien, il fallait être honnête… aucun tribunal n’accepterait son témoignage et Hanegard se refusait à arrêter Tyriam par décret, cela le ferait passer pour un tyran et Trystan n’apprécierait guère un tel comportement de la part de l’homme à qui il avait confié les rênes d’Alonna. Restait donc la ruse…

D’un geste, il ordonna au garde de s’approcher.

Rappelez le médecin, et faites isoler cette zone de la forteresse. Mettez la garnison en état d’alerte maximale et interdisez à quiconque de passer. Je veux que mes appartements soient coupés du monde. Si on vous demande ce qu’il se passe, répondez juste que c’est pour Jena, mais que vous n’étiez pas là.

Le soldat partit au pas de course pour rattraper l’homme de l’art et sonner l’alerte. Cela fait, le régent se tourna vers le mage qui semblait aller mieux depuis que le poison avait été expurgé de son corps et lui expliqua ce qu’il attendait.

Mon gaillard, vous allez envoyer un message à Tyriam lui demandant de vous rejoindre dans les entrepots du niveau inférieur. Vous voyez où ils sont ? Bien. J’y serai avant vous, bien caché, avec des témoins dignes de confiance. Ensuite… eh bien, à vous de ruser pour obliger Tyriam à avouer être le commanditaire de l’assassinat de ma femme. Réussissez, et vous serez libre de quitter Alonna.

Tyriam étant un manipulateur, nul doute qu’il saurait y faire pour que le vieux Tyriam cause plus que nécessaire. Après tout, le mage disposait d’un atout majeur… le noble ignorait que le poison s’était déclenché un peu trop vite, il devait croire que Tinfar n’en avait plus que pour quelques heures.

Une fois que l’assassin eut quitté ses appartements, Hanegard ordonna (mais tendrement cette fois) à Jena d’y rester le temps qu’il règle cette affaire puis sortit à son tour pour aller discrètement organiser les derniers préparatifs du piège.

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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Mar 27 Juil 2010 - 20:21

Tinfar ferma la porte de sa chambre et s’adossa de tout son poids au panneau. D’un geste rapide, il tira le verrou et attendit. La respiration haletante et le cœur battant à tout rompre, il était à l’écoute du moindre bruit indiquant que Tyriam d’Amaury ou ses sbires étaient sur ses talons. Pour l’heure, les seuls bruits qu’il percevait étaient des plus normaux : échos de pas des serviteurs se déplaçant dans les couloirs, ferraillement des bottes des soldats qui patrouillaient pour donner le change, et mille autres sons encore qui constituaient l’univers sonore habituel de la citadelle. Jusqu’au tintement de bouteilles s’entrechoquant dans une caissette, signe que le commis du sommelier, occupant la chambre adjacente à celle du sorcier, s’inquiétait qu’on vienne lui demander des comptes à propos des grands crus qui avaient mystérieusement disparu de l’office. Bref rien n’indiquait que quelqu’un s’était lancé sur les traces de l’arnaqueur. Or, si personne ne s’était encore donné cette peine, ce ne pouvait signifier qu’une seule chose : ce vieux renard de Tyriam d’Amaury avait une confiance excessive en son poison et n’estimait pas nécessaire de s’occuper du cas de son homme de main.
Avec un petit sourire, Tinfar pensa que c’était probablement là un péché d’orgueil qui allait coûter très cher au noble. Une erreur qui, si le régent restait fidèle à sa réputation acquise dans les légions noires de Serramire, pourrait bien le mener jusqu’au bourreau. Tinfar s’assurerait alors que sa fille emprunte un chemin similaire. Avec un peu de chance, la petite garce finirait ses jours dans un bordel à pleurer sur sa jeunesse perdue. Mais avant de pouvoir s’abandonner aux délices de la vengeance, Tinfar avait encore quelques menus détails à régler.

Pour commencer, il lui fallait trouver un moyen de quitter la citadelle sans être inquiété. Hanegard lui avait peut-être assuré qu’il pourrait s’en retourner librement sitôt Tyriam condamné ; mais, sans remettre en cause la parole du régent, une partie de Tinfar ne pouvait s’empêcher de penser qu’il serait plus prudent de partir sans déranger quiconque. Inutile de rappeler au militaire qu’il avait été mêlé de très près à une tentative d’assassinat contre la personne de sa future épouse. Une fiancée qui, soit dit en passant, avait semblé bien moins encline au pardon que son époux. Si les yeux de Jena avaient été des poignards, le sorcier n’aurait probablement pas survécu à leur dernière entrevue. Oui, mieux valait sans doute se tenir prêt à décamper au plus vite. Juste au cas-où.
Sans compter que sa survie n’était assurée qu’à la condition que Tyriam avoue ses crimes devant les témoins choisis par Hanegard. Le régent était peut-être un chef de guerre génial, mais Tinfar doutait qu’il ait la moindre idée de la difficulté qu’il y avait à pousser un criminel aux aveux autrement que sous la torture. Tous les voleurs, comploteurs et consorts savaient que la vérité était une chose dangereuse à manipuler avec précaution. Pas un ne se serait risqué à la clamer haut et fort par simple caprice. Par chance, le vieux d’Amaury semblait convaincu de sa supériorité. Aussi, s’il était persuadé que Tinfar fut à l’article de la mort, il se risquerait peut-être à faire des confidences. Ne serait-ce que pour se vanter et profiter de son succès. Ce qui était bien dans le genre du personnage. Quoiqu’il en soit, c’était-là une faille à exploiter et probablement la seule carte qui restait dans le jeu du sorcier. D’autant que si le régent avait bien fait les choses, Tyriam ne saurait rien de l’intervention de l’herboriste.

* * *

Jetant un regard par l’étroite fenêtre de sa chambre, Tinfar jugea qu’il était plus prudent de patienter un peu avant d’aller trouver son commanditaire. S’il avait vraiment assassiné Jena, il n’aurait rien eu de plus pressé que de s’éloigner des étages réservés aux nobles et de se faire oublier avant de quitter la citadelle à la faveur de la nuit. La dernière chose qu’il aurait souhaitée aurait été de tomber sur une patrouille de soldats en colère. En outre, il avait en tête quelques surprises et avait besoin de quelques minutes pour tout mettre en place.
S’installant à son bureau, il tira d’un tiroir une petite bouteille de cidre et se servit un verre. S’étirant sur sa chaise, l’escroc détendit sa nuque douloureuse avant d’extraire de son sac le coffret qui contenait son nécessaire d’écriture. Un verre à la main, ses outils près de lui, tout était si normal que ses déboires de la matinée lui semblaient presque irréels.
Laissant jouer ses doigts sur les flacons de pigment, il les caressa amoureusement avant de porter son choix sur une encre carmin de grande valeur. L’élevant dans la chiche lumière dispensée par l’unique ouverture de la pièce, il fit lentement tourner l’ampoule et observa le précieux liquide dessiner de sanglantes arabesques. C’était une teinte rare d’une qualité très supérieure à la moyenne, une encre de grand prix qu’il avait eu toutes les peines du monde à se procurer. Il ne l’employait en général que pour asseoir la crédibilité de certains de ses faux. Utilisée pour écrire les noms des témoins de l’acte, elle était vraiment du plus bel effet et achevait de convaincre les plus suspicieux de ses « clients ». Aussi poussa-t-il un soupir de dépit à l’idée de l’usage qu’il lui réservait aujourd’hui. Comme pour honorer la mémoire d’un ami tombé au combat, le sorcier leva haut son verre et le vida d’un trait.
Reposant son gobelet avec un claquement sec sur la table, il tira de sa poche un vulgaire bout de lin qu’il étala sur le bureau. Après un dernier soupir, il déboucha le flacon d’encre et, avec une extrême délicatesse, en fit tomber quelques gouttes sur le tissu. Crachant sur les tâches qui maculaient le tissu, il les frotta du pouce jusqu’à ce qu’elles prennent l’apparence d’une toux sanglante essuyée à la hâte. Satisfait du résultat, il attrapa un bout de la cotonnade qu’il utilisait pour nettoyer ses pinceaux et l’imbiba généreusement d’encre. Après quoi il enveloppa le coton dans un morceau de parchemin et rangea le tout dans l’une des poches de sa tunique.

Posant les mains bien à plats sur le bureau, il ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Une fois encore, il se trouvait à un carrefour dans sa vie mais n’avait pas la moindre idée du chemin parcouru pour en arriver là ni de la direction qu’allait maintenant emprunter son existence. Pour un peu, il aurait été prêt à jurer qu’un des Cinq prenait un malin plaisir à faire de sa vie une succession sans fin d’actes manqués. Parfois il avait le sentiment qu’en tendant l’oreille, il entendrait au loin le bruit de dés roulant sur un plateau à l’échelle de l’univers et les ricanements du Destin.
Mais pour l’heure, tout était calme. Il était temps d’en finir avec touts ces complots. Il avait ses propres combats à mener et la lutte pour prendre la tête de la baronnie d’Alonna n’y jouait aucune part.
Rangeant bouteille et écritoire, Tinfar quitta sa chambre et partit à la rencontre d’un homme qui avait encore un rôle à jouer dans toute cette histoire.

* * *

L’homme était bien là où Tinfar avait espéré le trouver. Vautré près d’une des grandes cheminées de la cuisine, une coupe de vin à la main, Loumio reluquait sans se cacher l’un des plus jeunes commis. Entrant dans la cuisine, Tinfar échangea quelques mots avec l’adolescent avant de s’approcher de l’assistant du chef.
Désignant du pouce le gamin qui sortait de l’office, il dit :


Ecoute-moi bien, petite merde, car je ne suis pas d’humeur à répéter. Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur toi. Et crois bien que je me contrefous d’apprendre que tu te balances au bout d’une corde après qu’on t’ait coupé les noix pour te les faire bouffer. Cela étant, je me fous tout autant de ce que tu réserves à ce garçon. Tout ce que je veux c’est que tu ailles chercher l’homme qui est venu te parler de moi et que tu lui dises de rapporter ces quelques mots à son patron : « Mission accomplie, rendez-vous dans les entrepôts du niveau inférieur ». Voyant que l’homme ne bougeait pas, terrifié qu’il était à l’idée que Tinfar sache tout de ses vices, le sorcier s’approcha et lui glissa à l’oreille : Au cas où je n’aurais pas été suffisamment clair, je veux que tu y ailles sur le champ. Sans quoi j’attrape le premier hachoir venu et je m’occupe personnellement de ton cas ! Si tu vois ce que je veux dire.

A la vitesse à laquelle Loumio sauta de son banc et fila hors de la cuisine sans demander son reste, Tinfar ne douta pas une seconde qu’il trouverait Rocta sous peu, dût-il pour cela visiter la citadelle pièce par pièce. Et, dès que Rocta serait informé de la réussite supposée de la tentative d’assassinat, Tyriam d’Amaury le serait aussi. Le reste dépendrait simplement de ses talents d’acteurs.
Attrapant une pomme qui trainait dans une corbeille, Tinfar y mordit à belle dent avant d’adresser un clin d’œil complice à l’une des cuisinières. Puis sur un dernier sourire, il quitta la cuisine. Ainsi disparut le personnage de Graag Trell.

* * *

Le lieu que le régent lui avait désigné pour servir de cadre à sa rencontre avec Tyriam mettait Tinfar mal à l’aise. S’il avait eu son mot à dire, jamais il n’aurait organisé une rencontre dans une pièce telle que celle-ci. Trop exigüe et ne possédant pas suffisamment de portes de sortie, elle ne se prêtait guère à un départ précipité. Avec un brin d’amertume, Tinfar se dit que c’était peut-être justement la raison qui avait poussé le régent à arrêter son choix sur ce local. Ainsi l’affaire serait rondement menée et tous les rats seraient pris en même temps.
Haussant les épaules, le sorcier balaya ses doutes : il avait déjà échappé à une mort certaine un peu plus tôt dans la matinée et n’avait de toute façon pas le choix. En temps normal il aurait tenté d’user de son don pour manipuler le régent, mais il craignait de n’obtenir pas plus de résultat qu’il n’en avait eu avec Jena.
S’asseyant sur une caisse demeurée là depuis la dernière livraison, Tinfar prit son mal en patience en attendant que le principal invité ne se montre, espérant seulement qu’Hanegard et ses témoins étaient bien en place.

Tyriam arriva près de vingt minutes plus tard. Le noble, fidèle à lui-même, arborait un rictus narquois qui déformait ses traits et le faisait paraître d’une prétention rare. Dans son ombre se mouvait Rocta, fidèle exécuteur de ses basses œuvres, sûrement venu se délecter de l’agonie de Tinfar.
Ce dernier, avachi dans un coin de la pièce, serrait ses bras contre sa poitrine. Le corps secoué de spasme, il donnait l’impression de souffrir le martyre. Relevant lentement la tête comme s’il venait à peine de se rendre compte de l’arrivée du noble, il essuya d’une main lasse la sueur qui goutait dans ses yeux.


Je vous attendais, monseigneur. Ainsi qu’en témoigne l’agitation qui règne dans les couloirs de la citadelle, j’ai rempli mon office. La petite putain du régent vient tout juste de se suicider. Vous pouvez préparer vos vêtements de deuil.

Les mots peinaient à franchir les lèvres du sorcier. Il parlait d’une voix pâteuse, entrecoupée de sifflements râpeux. Voulant se lever, il n’y parvient qu’à grand peine avant de s’effondrer après quelques pas. Tombé à genoux, il fouilla dans ses poches à la recherche de son mouchoir. Simulant une quinte de toux, il sortit la pièce de lin qu’il avait préparée et la plaça devant son visage. De sa main restée libre, il pressa le coton imbibé d’encre et, ramenant sa main à ses lèvres, emplit sa bouche du précieux pigment.
Simulant une quinte plus terrible encore que les précédentes, Tinfar lâcha son mouchoir sanguinolent avant de relever la tête. De ses lèvres s’échappait une humeur rosâtre. Ses dents rougies par l’encre faisaient ressortir la pâleur maladive de ses traits. Les membres flageolants et la tête pendante, il n’était plus que l’ombre lui-même.
Entre deux haut-le-cœur, le sorcier trouva la force d’ajouter d’une voix terriblement lasse :


A présent, je veux le reste de mon argent. Vous et votre salope de fille me devez encore de l’or.

Voulant tendre la main pour recevoir son dû, Tinfar s’écroula lamentablement. A présent étalé de tout son long sur le sol froid de l’entrepôt, il espérait que sa prestation suffirait à convaincre Tyriam.
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Hanegard Kastelord
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MessageSujet: Re: Mensonges et trahisons [PV Jena & Hanegard]   Lun 23 Aoû 2010 - 5:05

Tinfar eut un grand sourire en voyant le mage si mal en point. L’imbécile… c’était donc ça le grand Lancefroide ? L’assassin manipulateur si redouté et respecté ? Ce couillon qui venait de perdre la partie contre le renard du Nord ? Risible ! S’agenouillant au côté du mourant, il lui tamponna le coin de la bouche avec un mouchoir dans un geste faussement protecteur.

Oui mon ami, je te dois de l’or… mais vois tu, je crains que tu n’en ai plus l’usage désormais. Tu as été parfait, et la mort de cette petite garce qui a osé se faufiler dans le lit du régent à la place de ma fille va me permettre de consolider mon emprise sur Alonna. Quel dommage que tu ne sois plus là pour le voir…

Se tapotant le bout du menton comme s’il réfléchissait à quelque chose de très amusant, le vieux noble poursuivit :

A oui, je te dois sans doute une explication sur ton état ? Mon jeune ami, tu devrais pourtant savoir que les poisons se transmettent très bien par le toucher… que j’ai gardé mes gants lors de notre première rencontre à l’auberge aurait du te mettre la puce à l’oreille. Dommage pour toi et tant mieux pour moi. Adieu ! J’ai ce que je désirais !
Et moi aussi !

Alors que Tyriam et son acolyte se retournaient, une bonne dizaine de gardes accompagné du régent et de plusieurs chevaliers et châtelains entrèrent en trombe dans la pièce. En un instant, Tyriam et Rocta furent désarmés et solidement enchainés, sans le moindre égard pour l’âge ou le rang du vieil homme.

Des aveux devant témoins… Tyriam d’Amaury, vous êtes accusé de haute trahison envers Alonna, et je veillerai à ce que vous payiez pour vos crimes. Gardes ! Emmenez les !

Tandis que les gardes poussaient dehors Tyriam et Rocta, encore abasourdis par le retournement de situation, Hanegard se tourna vers Tinfar qui se relevait. Il répugnait au régent de laisser courir un aussi dangereux personnage mais le mage assassin avait joué son rôle, et une parole est une parole.

Tinfar Solinar, vous venez de gagner votre récompense… le pardon de votre tentative de meurtre sur mon épouse. Vous avez trois jours pour quitter ma baronnie et ne jamais y revenir, sous peine de mort.

Sa suite sur ses talons, le régent quitta le petit réduit, laissant là un mage qui venait de sentir le souffle glacial de la mort le frôler. Oui, Tinfar avait joué gros jeu à Alonna, et s’il n’avait pas gagné, au moins il n’avait pas perdu… n’est-ce pas cela le plus important ?
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