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 Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]

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Légion
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MessageSujet: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Mer 26 Mai 2010 - 0:00

Le crépuscule était horrible. C’était le genre de coucher de soleil auquel les gens avaient peur, peur de ne pas y survivre, peur de ne pas voir le lendemain. Le soleil éclairait le ciel d’une sinistre présence, lui qui autrefois était si imposant et autoritaire, est maintenant ardent et cruel. Il ne manquait que les arbres morts et le silence digne d’une crypte, et le contexte aurait très bien été pour un cimetière hanté… Et dieu sait que cet endroit sera hanté à jamais…

*Ouvre les yeux, mon joli petit pantin… Ouvre les yeux…*

Il ouvrit les yeux, d’un geste lent et désordonné, comme s’il avait dormi une année entière, comme si son corps avait figé dans le roc. Il resta immobile, étalé sur le sol, essayant en vain d’ouvrir les yeux convenablement. Il lui fallut une bonne minute, et ses yeux étaient grands ouverts. Mais il était toujours immobile…

*Bien. Maintenant, lève toi, esclave… Lève toi…

Il tenta tant bien que mal de se relever, essayant de se servir de ses bras si engourdis comme appui. Il échoua, se vautrant sur le sol encore une fois. Il réessaya. Il ne pouvait désobéir à son maître. Il plaça son avant bras sur le sol, roulant sur le côté pour utiliser cet appui convenablement. De son autre main, il essaya de pousser le sol, de façon à ramener sa jambe, jambe qui ne voulait vraiment pas bouger. Il essaya l’autre, qui se plia dans un mouvement lent et désorganisé. Il se mit sur son genou, puis leva la tête. On aurait dit que son corps a été figé dans le plâtre, comme si ses nerfs étaient devenus de la roche. Et c’était le cas.

Il eut une pensée en voyant le paysage, un paysage de mort et de chaos : Sa fille qui était là, morte dans les champs, les jambes en sang, probablement déviergée par un des voleurs. Si larme il aurait eut, larme il aurait versé. Mais son corps ne réagissait plus adéquatement, comme s’il ne lui appartenait plus. Il se leva, malgré sa jambe en moins, en sang, puis regarda au loin : C’était le chaos total.

Il eut une pensée pour sa fille, Milénia, qu’il ne trouvait nulle part dans les parages. Il commença à marcher, remarquant que ses muscles manquaient totalement de coordination. Que se passait-il? Il regarda son corps, totalement indifférent parce qu’il voyait : Le ventre littéralement ouvert, les tripes qui débordaient et qui n’hésitaient pas à glisser sur le sol, le sang qui coulait à flot sur ton torse, prouvant qu’il y avait une entaille profonde à la gorge. Il leva la main, se touchant le visage, y découvrant plusieurs lacérations mortelles, un œil en moins, une gorge coupée, une oreille déchirée. Une vision d’horreur. Heureusement que c’était lui le spectateur qui ne pouvait se voir…
Il regarda au loin encore une fois, cherchant sa fille du regard. Son corps l’obligeait à aller sauter sur un des bandits pour lui arracher le crâne, mais la pensée pour sa fille hors de vue était plus forte que la volonté du marionnettiste qui le contrôlait. Il claudiqua en rond, avant de trouver ce qu’il cherchait : Un homme, pantalon baissé, se jetant sur sa fille adorée. Une rage sans nom l’envahit, et il boita rageusement vers le violeur. D’une voix d’outretombe, il cria, comme si ses cordes vocales s’étaient décomposées :


-Nooooooooooonnnnnn…

Il agrippa le bandit par le collet, l’envoyant valser comme une vulgaire poupée. Étrangement, son état de décomposition avancée ne brimait en rien sa force, qui se voyait même décuplée. Avec rage, il se jeta sur le bandit qui hurlait au meurtre, et commença à répondre à ses pulsions mort-vivantes, déchirant son torse, commençant à dévorer son agresseur…

Et tandis que l’enfant pouvait être témoin d’un tel spectacle, l’horreur fut à son apogée : La nuit était tombée, et de la forêt avoisinante sortirent non pas un, mais quatre zombies. Ceux-ci, représentant plus ou moins leur enveloppe vivante, boitaient comme le père, vers les hommes qui pillaient la ferme. Ceux-ci étaient prit d’horreur et soient ils se figaient d’épouvante, soit ils s’enfuyaient sans demander leurs restes. Bref, tout ceci commença par une boucherie humaine, et finit par une boucherie inhumaine…
Le père jeta un regard sur son adversaire, qui ressemblait maintenant à un tas de chair informe, à un humain dont la peau avait été maladroitement dépecée, comme si le dépeceur avait enlevé des muscles à grandes poignées de ses mains ensanglantées. Il jeta un regard à sa fille, murmurant toujours d’une voix atroce :


-Miléniaaa…

Puis, il sentit une présence derrière lui. Il savait qui c’était. Ce n’était pas un bandit, ce n’était pas un autre zombi. C’était le marionnettiste. Le maître avait fait son entrée…

***

Légion jeta un regard négligent à la scène : ses zombis faisaient du bon boulot, déchiquetant, dévorant les salauds qui avaient osé voler son sac. Ce sac, qui représentait autant pour lui que sa pupille, lui avait été enlevé alors qu’il prenait un repos bien peu mérité. Et c’était ces humains qui l’avaient. Le nécromancien s’était juré de rendre leur mort la scène la plus atroce qu’ils eurent à voir dans toute leur vie. Et il avait réussi. Sans humilité, il triomphait. Un sourire de contentement éclaira son visage, pourtant voilé par un masque violet aussi sombre et mystérieux que l’abysse.
Sans tourner la tête, il jeta un regard à la jeune fille, là, terrorisée accroupie dans un coin. Il laissa échapper un léger et brusque souffle de ses narines, signe de mépris, puis leva son sceptre dans les airs en murmurant :

-doer ulu uns'aa!

Tous les zombis, y comprit celui à ses côtés se levèrent du mieux qu’il put pour venir rejoindre leur maître. Il les toisa tous, misérables enveloppes de viandes qu’ils étaient, mais ô combien pratiques.

-Ragar ussta klezn!

Ceux-ci, sans attendre, se dispersèrent pour fouiller les cadavres humains. Il en profita pour toiser la jeune fille, murmurant avec mépris :

-Considère-toi chanceux que je me sente de bonne humeur, aujourd’hui…

Les zombis revinrent tous, sans résultat. Le drow écarquilla les yeux, hurlant à la lune!

-SHU!

Puis sans attendre, il balaya l’air d’un geste négligent, se dirigeant vers la forêt. Au même moment, tous les morts-vivants eurent le même réflexe, celui de tomber au sol, pris de convulsions intenses. Ils restèrent finalement immobiles, réellement morts. C’était fini. Et le nécromancien s’éloignait, devenant de plus en plus petit aux yeux de la survivante…
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Viconia Mylann
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MessageSujet: Re: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Ven 28 Mai 2010 - 18:41

Assise sur le bord de l’eau, je regarde devant fixant à travers le reflet de l’eau du lac qui s’étend devant moi. Mon regard paisible semble fixer le vide alors que je promène mes doigts à la surface de l’eau claire. Soupirant de lassitude, mon regard semble décrocher du vide pour monter tranquillement, détaillant mon reflet déformé par les petites vaguelettes que provoquent mes doigts. Je remarque enfin ma tenue qui ne ressemble à rien. Le tissu semble amoché, taché et déchiré. Ma robe est salis et déchirer, alors que mon corset est taché et mal attaché. Je cesse de caresser l’eau pour mieux me voir, pour mieux me regarder après tout ce qui c’est passé. Les vaguelettes disparaissent tranquillement et mon reflet reprend alors sa forme originelle. Je ne regarde pas quelque chose en particulier, mais je remarque le reflet de mon épaisse chevelure rouge orangé flamboyante qui semble être la seule couleur dans mon reflet avide d’émotion. Je regarde plus attentivement. Mes cheveux sont horriblement ébouriffés, j’ai des taches de saleté sur mon visage...mon joli visage. J’ai l’aire tellement d’une jeune fille naïve et soumise! C’est fou de voir à quel point j’ai changé en si peu de temps. Il fait si noir. Je vois dans le reflet, la lune à moitié découverte qui illumine doucement la ferme.

Le spectacle que je venais de voir m’avais complètement anéantie. Cet homme qui à pu faire revivre mon père...qui l’a fait marchez et qui m’a sauvé...il m’a sauvé la vie! Après avoir vu les cadavres tomber au sol...c’est là que je me suis enfui. Je n’y croyais pas, je ne comprenais pas. Soudain du coin de l’œil, je le vois qui marche vers la forêt. Il n’a pas l’air heureux. Moi je sais que maintenant que je n’ais plus rien, je ne suis rien, mais si je le suis, je pourrais lui montrer que je lui suis reconnaissante de m’avoir sauvée la vie!

Je me suis alors relevé et mis en marche vers la forêt pour le retrouver. Je marchais difficilement et des branches mortes trainaient au sol et je les voyais atrocement mal du à la noirceur. Je me suis foulé la cheville à quelques reprise, mais la douleur était supportable. Je le voyais qui marchait devant moi...loin devant moi. Il ne m’attendait pas. Je le voyais de moins en moins alors je me suis mise à aller plus vite. Je ne savais pas ce que je faisais, mon regard était fixé sur lui. Je me rapprochais difficilement, mais il allait toujours trop vite

-Attend!...Attend moi!

Ma petite voix brisé par l’émotion intense que je venais de subir ressurgit entre les arbres. Ces mots étaient sortis inconsciemment. J’avais même relevé mon bras, comme si j’asseyais de l’atteindre pour m’y agripper, pour m’accrocher à quelque chose. À cet instant, je fus pitoyable et je tombai au sol. J’eu soudainement mal au menton, je me l’étais écorché lamentablement. Je m’étais enfargé dans une branche. La poussière fit un petit nuage et je me suis mise à tousser faiblement. Ma main toujours tendue vers l’homme. Il était rendu juste devant moi...je n’avais qu’à m’étirer pour m’agripper à lui, mais je n’avais plus de force. J’ai donc relevé mon regard pour pouvoir le voir de plus proche, j’avais triste mine. De là où j’étais, je pouvais sentir l’odeur de la ferme qui avait totalement brulé. J’e tentai de voir son visage, je voulais voir qui m’avais sauvée, mais je ne vis rien. Cet homme avait un masque. Je voulais voir qui c’était, je voulais voir son visage. Je ne sais pas pourquoi, mais il le fallait. Je me suis donc mise à ramper vers lui, ma main fini par toucher son soulier. Je me relève maladroitement et je lui fais maintenant face. Il n’est qu’à quelque centimètre, mais je ne vois pas son visage. J’ai la terrible impression d’être dans un mauvais rêve. Je suis devant un homme qui m’a sauvé et je suis incapable de voir son visage. Je vacillais doucement devant lui et doucement mes bras se sont levés. Je cherchais à atteindre le masque, je voulais le lui enlever...
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MessageSujet: Re: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Ven 28 Mai 2010 - 20:29

Il marchait. Il était furieux, voulait retrouver ces bandits à tout prix, était prêt à mettre la forêt à feu pour les retrouver, mais il marchait. Son corps usé par la corruption des ténèbres n’est plus ce qu’il était, l’ayant transformé en vieillard vouté bien avant son temps. Il claudiquait donc à travers la forêt, à la recherche des voleurs. Sa vengeance serait abominable… Il allait les clouer au sol, leur arracher la peau, leur déchiqueter les muscles un par un, leur crever les yeux… tout en s’assurant que leurs cœurs ne cessent de battre…

Puis, il s’arrêta, scrutant l’obscurité, ayant pressenti quelque chose. On l’épiait. Qui oserait? Qui défierait son autorité?

Il se tourna vers la droite, prêt à accueillir quelconque danger… Pour retrouver son fidèle servant, Fléau, le squelette parlant. D’ailleurs, celui-ci fit usage de la parole :

*Alors, Légion, pas trop perdu?*

Pourtant, Le squelette restait immobile, ne daignant même pas ouvrir la mâchoire. Légion s’approcha furieusement, et asséna un coup de bâton au crâne du squelette, en s’écriant :

-Crétin abyssal! C’est à cause de toi si je me suis perdu! Tu m’as fait suivre le mauvais groupe d’hommes!

Le squelette ne bougea toujours pas, mais le ton de sa voix supposait qu’il haussa les épaules dans un geste indifférent :

*Désolé, alors…*

…Désolé? C’est tout ce qu’il avait à dire? DÉSOLÉ? Légion avait une furieuse envie de dissoudre les os de Fléau. Il se fichait profondémen d'avoir prit la vie de plusieurs vers de terres humains sans raison apparente, mais il détestait perdre son temps. Surtout si son sac était en jeu... De toute façon, si un improbable remord le prendrait par pur hasard, il peut toujours dire qu'il voulait défendre une femme... Excuse pitoyable, mais excuse tout de même. En fait, non, il ne devrait pas la dire; les autres s'étrangleraient de rire...

Il se calma. Il voulait disloquer le corps entier du squelette, mais c’était son serviteur, et bien peu de choses le nécromancien pourrait faire sans lui.

Mais Soudainement, il entendit une légère complainte, comme une demande dite par une voix féminine. Il se pencha, plaçant sa main sur l’épaule du squelette, s’accroupissant, espérant que celui-ci avait parlé ne l’avaient remarqué. Il attendit quelques secondes, avant de se relever :


-Alors, que suggères-tu? Je dois absolument retrouver mon sac!

-Appelle un esprit, que diable!

Légion se figea, laissant la graine d’idée germer dans son esprit… Oui… Un esprit était capable de voir au delà des yeux d’un être vivant. Il serait surement en mesure de retrouver ses possessions…

Mais avant… Il se retourna, toisant la fillette qui lui agrippa la botte, dans un effort vain de le retenir. Il jeta à Fléau, qui lui aussi toisait la fille, un regard perplexe avant de retourner son regard sur la survivante. Elle se releva, s’approchant doucement de lui et de son visage. Elle tendit les mains, comme pour le lui retirer, au grand dam de Légion. Il lui agrippa les poignets de ses mains de Drow, avant de crier, plein de mépris dans la voix :

-Que fais-tu? Pourquoi me suis-tu? Ais-je vraiment besoin de m’imposer ta présence? Ou peut-être veux-tu recevoir le même cadeau que j'ai donné à ces misérables humains?

Avant de la repousser violemment. Puis il jeta un autre regard à Fléau, pesant le pour et le contre d’offrir cette jeune humaine à l’esprit… Peut-être retrouverait-il son sac plus efficacement…
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Viconia Mylann
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MessageSujet: Re: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Sam 29 Mai 2010 - 17:14

Je fis un léger vol plané au dessus de quelques branches qui trônaient à nos pieds avant d’atterrir assise contre une roche qui vin me faire craquer le dos. Je crois m’être éraflé le bras et les mains, mais je laisse la douleur de côté. Je le regardais paisiblement, il me faisait peur, mais je devais le remercier pour ce qu’il avait fait pour moi... J’ai alors décidé de le suivre et de faire tout ce qu’il me demandera de faire, mais rien de ce que je ferai pour lui ne sera suffisant à remercier ce qu’il a fait pour moi.

Je me suis donc redressé pour ramper maladroitement vers lui. Rendu à ses pieds j’ai baissé la tête et me suis mise à genou. J’avais les doigts entrelacé collé à ma poitrine. Je ne sentais plus mon cœur, c’est comme s’il avait cessé de battre. Quelques larmes se mirent à couler soudainement. Je les sentais qui glissaient le long de ma joue et je les voyais se décroché pour tomber sur ma robe salis et déchiré.

-Pitié...laissez moi vous remercier...

Je ne reconnaissais même pas cette voix qui venait de s’échapper de ma bouche. Les son étaient déchirée et pratiquement sans émotion. Puis j’éclatai enfin. Les larmes coulaient de plus en plus, je ne voyais plus rien. Mes mains montèrent jusqu’à mon visage pour le recouvrir, mon nez se mis à couler et c’est là que j’ai laissé tout ce refoulement d’émotion ressortir en un souffle. On m’entendait pleurer de plus en plus fort, quelques mots en ressortirent, mais rien qu’on pouvait comprendre vraiment.

Après quelques secondes de souffrance intense, j’ai décroché mon visage de mes mains humide de larmes et je relevai mon visage pour regarder mon sauveur. Je reniflais abondamment et mes lèvres et mon menton tremblait, les larmes coulaient toutes seules. Je me suis agripper à lui et je me suis rapprocher

-Pitié!! Je ferais ce que vous voulez....je vous dois la vie...

La lune éclairait faiblement au travers des arbres feuillus, il faisait très sombre autour de nous et j’avais vraiment peur. J’avais l’impression que les ténèbres m’entourait et qu’ils voulaient m’amener avec eux comme ils étaient venue chercher mes parents. Je n’avais pas remarqué l’être qui était avec l’homme, je ne voyais que mon sauveur. Même la forêt autour de moi n’existait plus, ce n’était que du noir et des ténèbres à perte de vue. Je crois en fait que c’est pour ca que je voulais rester avec lui...c’était le seul que je voyais vraiment. J’avais peur de ne plus rien voir après ça, de rester seul dans cette mer de ténèbres interminable...j’avais peur de devenir folle.
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MessageSujet: Re: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Sam 29 Mai 2010 - 18:59

Légion regarda l'humaine s'écraser contre la roche avec un réel mépris. Il aimait torturer quand envie il avait, mais c'était plutôt rare. Il ne tournait jamais autour du pot, il était direct. Pour lui, c'était simple: Tuer, ou épargner. Torturer, c'était pour ceux qui le mérite.

Et elle le méritait. Elle avait été assez sotte pour seulement profiter du fait que sa vie lui avait été donné. Elle était vivante grâce à lui, à sa miséricorde. Elle aurait pu en profiter pour s'enfuir, profiter de sa vie, ou encore se recueillir sur son père, qui d'ailleurs, il devait le remarquer, possédait une admirable volonté. Même après la mort, il à réussi à embrouiller les liens du nécromancien/zombi, préférant protéger sa fille. C'était en effet surprenant, mais plutôt inconvénient. Dans certains cas, les zombis devaient obéir à ses ordres au doigt et à l'oeil, et non s'attarder aux mémoires du passé. Dans un sens, ce n'était pas lui qui avait sauté la fille. C'était son père. Car sans cette volonté de protéger la survivante, elle n'aurait surement pas survécu...

Encore plus surprenant, il avait entendu le dos de la fille craquer sous l'impact de la roche, s'érafler les bras, mais elle continuait de le regarder doucement, comme si de rien était. Il cessa de fixer cette étrange idiote pour jeter un regard à Fléau, comme s'il voulait savoir si le squelette comprenait lui aussi l'absurdité de la situation. Celui-ci, dans la rigidité de sa mort, continuait de fixer l'ennemie potentielle de son sourire macabre qui ornait son crâne. Il comprenait, se dit-il...

Elle rampa, même réelle inconsciente qu'elle était, s'approchant du même coup du duo morbide, avant de se mettre à genoux, la tête baissée, dans un mouvement de soumission extrême. Légion avait beau mépriser l'humaine, il aimait bien cette situation, où il triomphait sans humilité. Il était le maître, il décidait de la vie ou de la mort de la femelle...

Elle le supplia de se laisser remercier, comble de soumission. Il regarda l'humaine, dans un soupir de mépris et d'impatience. Jusqu'où ira-t-elle? Se proposera-t-elle encore à faire ce qui lui demanderait? d'être son esclave? Ou encore plus absurde, de lui donner son corps? Ridicule.

Pitié!! Je ferais ce que vous voulez....je vous dois la vie...

Elle était ridicule, en effet.

Sous le coup de la déclaration, Légion écarquilla les yeux. Elle se proposait pour devenir son esclave, de faire que que Drow veut... Certes, l'invitation était alléchante, mais il ne pouvait supporter les pleurs de la jeune fille. Ça l'ennuyait.

Il jeta un regard à Fléau, qui le lui rendit, avant de se rendre derrière la femme et de la prendre par les aisselles, tel un humain ferait pour un bébé chat, et de la soulever, avec une force et une brutalité surprenante pour un squelette. Elle était ainsi debout, pendue sur les mains du squelette. Légion lui prit le menton, la forcant à le regarder, un regard mauvais aux yeux:


-Es-tu vraiment consciente de ce que tu dis, humaine? Serais-tu vraiment apte à pouvoir me servir? Ce n'est pas n'importe qui qui le pourrait...

Il laissa son doigt glisser sur son visage, essuyant une larme. Romantique et sympathique? non. Le simple léger reflet de la lune sur la surface mouillée du visage contrastait avec la couleur de la peau de l'humaine. Et ce détail titillait Légion au plus haut point. Il lâcha son visage avant de se pencher vers elle, son visage à deux centimètres du sien:

-Et qu'est ce qui te fait accroire que j'ai besoin d'une esclave? Tu pourrais très bien m'être utile morte! Peut-être pleurnicherai-tu moins?

Quoi qu'il y réfléchit: Fléau avait ses qualités, tel celle d'être infatiguable, éternel, fidèle et d'avoir certaines qualités guerrières. Mais ce manque de réaction ennuyait Légion. C'était un automate, qui se permettait de parler, mais ne discutait jamais les ordres. C'était d'un ennui "mortel"... Peut-être que cette humaine changerait sa routine, et peut-être cela lui ferait du bien... Mais encore, faudra-t-elle qu'elle passe le test...
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Viconia Mylann
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J’étais là, accrocher à lui alors que quelque chose me prit et me souleva soudainement. Je ne comprenais pas, mais il était vraiment fort, il m’a soulevé d’un coup et assez violemment. Je fit un saut et je me mis à me débattre regardant autour, mais je vis que mon sauveur s’était rapproché. J’ai donc senti son doigt sous mon menton, j’avais le cœur qui débattait, j’avais soudainement un mauvais pressentiment. Je voyais son regard au travers des deux trou du masque fait pour ses yeux. Son regard était vide et cruel. Je ne sais pas pourquoi, mais sa m’était égale, même s’il était le pire meurtrier de la terre, même si c’était un monstre sortie de l’enfer, je li devais la vie, je lui devais ma vie.

-Es-tu vraiment consciente de ce que tu dis, humaine? Serais-tu vraiment apte à pouvoir me servir? Ce n'est pas n'importe qui, qui le pourrait...

Humaine? Mais qui est-ce donc? Peut-être que le monstre sorti de l’enfer n’était pas si loin de la vérité vrai. J’eus un frisson et mon visage s’assombrit. Il m’avait pourtant laissé la vie sauve, je n’avais alors rien à craindre, car je croyais dur comme fer que s’il voulait vraiment me tuer, il l’aurait déjà fait. Il fit glisser un doigt sur ma joue pour essuyer une larme, je savais qu’il était doux, je sais qu’il ne me fera pas de mal.

-Et qu'est ce qui te fait accroire que j'ai besoin d'une esclave? Tu pourrais très bien m'être utile morte! Peut-être pleurnicherai-tu moins?

-Non! Je ne pleurnicherai plus...je te le promets...laisse moi rester avec toi! Je...je sais faire à manger, je sais chasser et dépecer, je sais aussi me battre! Mon père m’a montré comment, je t’en pris, même si tu n’as pas besoin de moi, m’avoir serait quand même un bon point, je ne serai pas à la traine...s’il vous plaît...laissez moi vous remercier à la seul façon que je peux le faire!


Je ne sais pas par quel miracle tous ces mots sont sortie de ma bouche, mais au moins j’ai pus plaider ma cause. Je le regardais, il était tellement proche que je l’entendais respirer derrière son masque. Je tremblais un peu, j’avais peur d’avoir trop parler, surtout que mon ton avait l’air un peu direct. J’étais encore soutenu par quelqu’un que je n’avais pas vu venir, je voulais voir qui me retenais, mais avant je voulais savoir ce qu’il en pensait, ce qui m’arrivera.

Je n’étais pas sur de vouloir vivre seule, si je pourrais tenir le coup à rester seule...être seule, ca me faisait peur. J’ai alors baissé la tête pour regarder le sol et dit d’une voix plus douce et moins forte

-Si vous croyez alors que vous n’avez pas besoin de moi...pourquoi m’avoir laissé vivre...?

J’ai alors relevé mon regard pour voir sa réaction. Savoir ce qu’il allait dire. Je lui fit un minuscule sourire en coin et j’attendais de voir si cet homme était aussi cruel qu’il ne le laissait paraitre de par ses paroles.
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Légion
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MessageSujet: Re: Quelle nuit horrible pour porter une malédiction...[PV]   Jeu 3 Juin 2010 - 23:45

Elle tomba sur le sol, pitoyable lavette qu'était un humain, et Légion la regarda faire. Accompagné de Fléau, ils assistaient à ce spectacle avec une hilarité toutefois non démontrée. Cette humaine semblait vraiment perdue, on dirait qu'elle n'avait plus toute sa tête. Pauvre elle, si seulement elle savait ce dans quoi elle désirait s'embarquer... Mais en valait-elle vraiment la peine? Certes, elle savait chasser, dépecer, cuisiner, des atouts considérables que Fléau n'avait pas, mais quand même... Était-il vraiment nécéssaire de s'encombrer d'une humaine, même s'il s'agissait d'une esclave?

Les humains étaient connus pour leur impulsivité, sûrement dû la courte vie qu'ils ont à vivre. Cette jeune folle en était la preuve vivante. Elle venait de se faire sauver la vie (contre son gré) et lui propose maintenant d'en faire ce qu'il veut, ce qui est moins bien que la mort elle-même. N'a-t-elle donc aucune dignité? Aucun honneur? Était-elle simplement capable de refuser un ordre? Était-elle larve à ce point?

Mais soit. Elle avait décidé de son sort, il allait se contenter avec:

-Soit. Fléau, elle vient avec nous...

*Quoi? Mais tu es dingue! C'est une humaine comme tous les autres humains! Le moindre moment que tu auras le dos tourné et elle te poignardera!*

-Fléau!

Le squelette se tut. Légion désigna la fille du doigt:

-Regarde la! Elle est faible, dénué de sens de l'honneur et de la dignité! Pourrait-elle vraiment tenter quoi que ce soit? Après tout, je lui ai sauvé la vie...

Puis il regarda la femme d'un air mauvais:

-Alors esclave, voici ton contrat: Tu me suis peu importe ou je vais, tu exécute peu importe l'ordre que je te donne, tu ne t'éloigne pas sans ma permission. Fléau s'occupera de transporter les choses, tu me servira donc de garde du corps... Ce qui, à voir comment tu t'en es sorti à la ferme, ne doit pas être grand chose... Mais soit. Et tu tentes quoi que ce soit de louche, et Fléau se fera un plaisir de te trucider tranquillement.

Il approcha son visage au sien, murmurant au rythme de ses pas. Deux pas:

-Est-ce...

un pas.

-Clair...

Elle était plus grande que lui de peu, mais peu importe. Il avait l'autorité... C'était maintenant l'esclave et le maître...
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