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 Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]

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Viktor de Missède
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MessageSujet: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Lun 14 Juin 2010 - 20:45

Missède.

Enfin. Se n'était pas trop tôt. Viktor en avait vraiment assez de ce voyage interminable. Agniezka regardait par la fenêtre du carrosse. Ils voyageaient ainsi depuis un certains temps. Cette jeune femme était bien étrange. Mais tellement attendrissante. Elle le regardait très souvent avec ce regard de biche aux abois. Un regard tellement attendrissant qui faisait à chaque fois fondre le cœur du jeune baron. Comment rester insensible face à ce regard? En tout cas, Viktor en était parfaitement incapable.


« Bienvenu chez toi, dit-il à la jeune femme en s'approchant un peut d'elle pour regarder par la fenêtre. »

Dehors, la ville de Missède défilait devant les occupants du carrosse aux couleurs de la baronnie. Ils restèrent un long moment tout les deux à observer la ville. Bien sur, la Garde de la Bibliothèque s'était déployée autour du carrosse pour empêcher qui que se soit d'attenter à la vie de baron. Depuis qu'Armoras de Missède était mort sous les coups d'un assassin qui avait bondit dans le carrosse et porter quatre coups de couteau dans la poitrine du baron.

Le carrosse monta vers la manoir. Le baron s'était à nouveau éloigné de la jeune femme. Elle était timide et réservée. Il ne voulait en aucune façon la brusquer. Le simple fait que leur regard se croisent alors qu'elle avait simplement trébuché la veille à cause de sa cheville encore douloureuse l'avait fait se fermer comme une huitre. Ce moment avait été assez étrange et délicieux, il fallait bien l'avouer. Mais la jeune femme avait été très gênée par ce léger contacte.

Insister en restant prêt d'elle n'aurait été que la terrifier un peut plus. Pour elle, un nouvel environnement et les attentions dont elle allait être la cible l'aiderait à se faire à sa nouvelle vie. Elle en avait besoin. Apparemment, se qu'elle avait subit l'avait traumatiser au point qu'elle ne paraissait plus pouvoir faire confiance à qui que se soit. Lui paraissait être la seule et unique exception à cette règle. Il semblait être la seule personne dont elle pouvait tolérer la présence sans vouloir s'enfuir en courant.

La grande grille à la salamandre du palais de Missède s'ouvrit en grand pour laisser entrer le carrosse. Il y avait du monde dans la cour pour accueillir le baron à son retour. Une cinquantaine de Gardes de la Bibliothèques étaient ranger en ordre pour former une haie d'honneur au maître des lieux. De manière plus désorganisée, les nobles de la cour de Missède restaient à l'écart devant les portes principales du manoir.


« J'espère que tu te plairas ici, dit Viktor en se rapprochant de la porte. »

Sa mystérieuse petite biche semblait un peu anxieuse à l'idée de descendre. Mais il était trop tard pour reculer.

Un serviteurs pourtant la livrée de Missède à la salamandre rouge vint leur ouvrir la porte du carrosse.

Viktor descendit le premier. Il y eu quelques murmures lorsqu'il se retourna. Murmures qui s'intensifièrent lorsqu'Agniezka quitta le carrosse à son tour. Ils se demandaient certainement qui pouvait bien être cette jeune femme que le baron aidait à avancer.

Les jeunes femmes de la cour qui tentaient depuis des mois d'attirer l'attention de Viktor pour devenir baronne de Missède détestaient déjà cette nouvelle venue. La raison à cela était tout à fait simple: aucune d'entre elles n'avaient réussi à obtenir autant d'attention qu'elle en avait obtenu en une petite dizaines de mètres.

* * *


« VIKTOOOORRRR !!!! »

La Vieille Nane se précipita vers le baron et lui sauta littéralement au coup. Les choses s'étaient un peut calmée et le baron se tenait dans une grande chambre en compagnie d'Agniezka et de sa nourrice. Celle-ci était l'une des rares personnes à se permettre ce genre de familiarité avec Viktor. Mais bon, lorsqu'on s'est occupé d'un enfant plus que ne s'en occupait sa mère, pouvait parfaitement se permettre ce genre de choses.

« Je suis heureux de te revoir aussi. »

« Rooh, tu es toujours aussi maigrichon. Il vas falloir que je demande au chef de te préparer quelque chose de consistant pour ce soir. Et tu oubli tes bonne manière. Tu ne m'as pas encore présenté ta jeune amie. »

Viktor tendit une main rassurante à Agnieshka.

« Je te présente Agnieska. Agnieska, voici ma nourrice. Je vais te confier à elle. Tu peux lui faire confiance, elle ne te fera aucun mal d'accord? »

Il attendit un instant le temps de laisser le temps à la jeune femme de hocher la tête, puis, il reprit en s'adressant à la vieille femme.

« Tu peux l'installer dans la suite de la couronne? »

« Celle juste à côté de la tienne, interrogea la vieille femme? »

« Oui, je me suis poser comme son protecteur et je suis le seul qu'elle connais ici. Je tiens à se qu'elle soit aussi à l'aise que possible. »
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Lun 14 Juin 2010 - 22:29

Je regardais par la fenêtre pour ne pas croiser le regard de Viktor. Nous arrivâmes enfin en la cité de Missède. Le baron me souhaita alors la bienvenue dans sa ville en disant qu'à présent j'étais chez moi. Il en profita d'ailleurs pour se rapprocher de moi en changeant de place.
Dehors l'agitation régnait. Toute la population était dans les rues et désirait voir le baron. La garde entourait le carrosse et nous protégeait. Cela n'empêcha pas le fait que j'avais peur. J'arrêtai alors de regarder vers l'extérieur pour me concentrer sur autre chose comme ce à quoi allait ressembler le palais de Missède.

La grille du palais s'ouvrit. Je pus alors voir que celle ci était frappée d'une salamandre comme sur le carrosse. Le palais se dessinait au loin. Son architecture était magnifique. Comme l'agitation de la foule ne pouvait venir jusqu'ici, je rouvris le rideau pour en voir un peu plus.
J'étais émerveillée par tant de grandeur et par les jardins qui se dessinaient devant mes yeux. Les gardes en très grand nombre dehors et formaient une haie d'honneur à l'arrivée du carrosse. Un peu en retrait, un rassemblement de demoiselles et de jeunes gens de nobles naissances se formait attendant le retour de leur baron.

Viktor me dit alors qu'il espérait que je me plaise en ce lieu. Il n'y avait aucune raison pour que je ne me plaise pas ici. Ces lieux étaient magnifiques et je commençais déjà à aimer ce lieu. Néanmoins je ne me sentais pas prête à descendre du carrosse, j'avais peur de ce que j'allais vivre en ce lieu.
La porte s'ouvrit sur un petit page qui accueillit le baron en pensant qu'il était seul. Viktor descendit du carrosse puis se retourna en tendant une main vers l'intérieur de celui ci. L'assistance ne comprit pas de suite ce qui se passa et parut très surprise de me voir descendre en prenant la main du baron.

Les murmures commencèrent alors à fuser. Le baron était parti seul et revenait accompagné. Il y avait de quoi surprendre plus d'une personnes. Les murmures allèrent en s'intensifiant quand Viktor m'aida à m'avancer. Nous nous dirigions alors lentement vers l'intérieur de la demeure.
Les murmures s'estompèrent alors que les jalousies naissaient à mon encontre. Viktor me conduisit alors dans un endroit plus calme et moins bondé afin de que je puisse me reposer mais surtout atténuer mes craintes.

Un cri se fit entendre. La voix d'une femme qui sauta au cou de Viktor. A son cri et à son irruption dans le salon, je ne pus m'empêcher de me reculer sur le canapé, l'air effrayée par cette femme. Viktor semblait la connaître car il parut heureux de la revoir. Celle ci remarque ma présence et gronda Viktor pour ne pas m'avoir encore présentée.
Le baron entama alors les présentations. Cette femme était donc sa nourrice. Je compris alors les liens qui les unissaient. Viktor ajouta qu'elle allait s'occuper de moi à présent. Bien que je ne sois plus une enfant, une nourrice allait s'occuper de moi. Ne connaissant pas cette femme, j'avais peur mais je n'avais pas le choix. J'hochai alors simplement la tête sans grande conviction.

Je demeurai en arrière tremblante sans oser bouger. Je n'étais pas en confiance et cela se voyait. Viktor demanda alors à sa nourrice de préparer la suite de la couronne. J'ignorai ce qu'était cette suite et la femme fut surprise de cette proposition. Viktor expliqua alors son choix.
La nourrice sortit alors de la pièce et s'empressa d'aller préparer cette suite trop longtemps inoccupée. Les commérages allaient déjà bon train parmi les demoiselles de la cour à mon sujet. Je lançai alors un regard à Viktor. La sortie de la nourrice n'avait qu'à peine atténuer mes craintes et cela se voyait. J'étais tremblante et le regard perdu.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 9:16

Agnieska était mal à l'aise. Tremblante de peur, elle était allée se réfugier dans un canapé lorsque Nane avait fait son entrée disons tonitruante. Essayant désespérément de disparaître dans les coussins de la banquette, le jeune femme avait à nouveau cet air de biche égarée.

Après le départ de la nourrisse, ils étaient à nouveau seuls dans le petit et confortable salon. Agnieska regardait tout autour d'elle, complètement perdue et tremblante comme une feuille tant elle avait peur. Le jeune homme se rapprocha d'elle. Restant tout de même à bonne distance, il posa un genou à terre devant elle et s'accroupit pour avoir les yeux au même niveau que ceux de velours vert de la jeune femme.


« Ne t'inquiête pas, dit-il doucement. Nane est un peut exubérante et très directe. Mais elle s'occupera bien de toi. Je lui fait confiance pour cela. »

Il laissa passer un court instant avant de lever doucement la mains vers elle, attendant comme le jours de leur première rencontre. Se n'était pas un geste anodin pour lui. Sa main était arrêtée à mi distance entre lui et Agniezka. Maintenant, c'était à la jeune femme de faire le chemin qui restait. Il ne la forcerait jamais à faire cela. Et pour cause, les gestes et les expressions de son visage seraient sans doute leur meilleur moyen de communiquer l'un avec l'autre.

Bien sur, il pourrait lui donner de quoi écrire pour qu'il comprenne clairement se qu'elle voulait dire, mais elle n'aurait pas toujours un nécessaire d'écriture sous la main. Alors dans ce cas, autant s'habituer aussi à communiquer d'une autre bannière.


« Et toi? Tu me fais confiance? »

Le sens de son geste était alors parfaitement compréhensible pour la jeune femme. Si elle posait sa main dans celle du jeune homme, elle lui accordait sa confiance.

* * *

Nane ne tarda pas à revenir. Elle découvrit Viktor en grande conversation avec la jeune Agnieska. Enfin, pas tout à fait. Le jeune baron parlait tout seul et faisait les questions et les réponses. Elle s'approcha doucement de la jeune femme qui l'avait parfaitement remarqué et la regardait, l'air un peut effrayée.


« La suite est prête, annonça-t-elle. »

Toujours avec sa délicatesse habituelle, la nourrice aida Agnieska à se lever.

« Venez ma petite. Nous allons vous débarrasser de cette odeur de bouc et de ces abominables nippes que vous portez. »

Viktor retint Nane, juste le temps de lui glisser un mot à l'oreille. La vieille femme hocha la tête et jeta un regard désolé à la petite biche et plus particulièrement aux bandages qu'elle portait au cou. Heureusement que Viktor lui avait fait part de cette particularité sans quoi elle aurait certainement tenté de les lui enlever.

Elle guida la jeune femme dans le palais de Missède jusqu'à arriver à un étage où se situaient les chambres des barons, de leur famille et de leurs invités les plus prestigieux. En fait, une seule de ces luxueuse cambre était occupée. C'était celle de Viktor. Les autres étaient toutes vides. Enfin, jusqu'à présent.

La suite de la couronne était particulièrement spacieuse et luxueuse. Elle comportait un petit salon aménagée de manière à être très confortable, une chambre avec un grand lit à baldaquin, un bureau de travaille et bien entendu, une salle d'eau toute équipée.


« Regardez, dit Nane en désignant une autre porte. C'est la chambre de Viktor. »

Elles entrèrent assez rapidement dans la suite de la couronne. Nane ne perdit pas de temps et entraina directement Agnieska dans la salle d'eau. Un grand bac d'eau chaude attendait la jeune femme.

« Allez très cher, enlevez moi toutes ces nippes qu'on prenne un peut soin de vous et qu'on puisse vous débarrasser de cet odeur de transpiration. »

Nane s'éclipsa de la salle de bain un moment, puis revint avec plusieurs longues robes verte de différentes teintes et de différentes coupes. Elle n'avait pas non plus oublier un détail important: plusieurs bandeau assortit aux robes pour remplacer les pansement que la jeune femme portait autour du cou. Cela dissimulerait la blessure dont Viktor lui avait parlé et serait plus saillant que ces simples bandages de lin.

Agnieska n'avait pas bougé d'un pouce depuis que la vieille femme l'avait laissé là.


« Comment? Vous n'êtes pas encore dans le bac d'eau? »

Avant qu'elle ait eu vraiment le temps de comprendre se qui était en train de lui arriver, la jeune femme se retrouva dévêtue et plongée dans le bac d'eau dont elle tenta rapidement de sortir, projetant une partie du contenu du bac sur le sol.

Nane l'arrêta avant qu'elle n'ai eu le temps de mettre son projet à exécution.


« Oh non ma chérie. Tu reste là dedans tant que tu ne sera pas propre. Tien toi donc un peut tranquille, je vais pas essayer de te noyer. »

Cette fille avait beau être muette, c'était une véritable anguille. Dommage pour elle, Nane était une vieille biscarde des gens réticent à l'idée de devoir se laver. Lorsqu'il était enfant, Viktor passait ses journée à trainer dans la poussière et était bien loin de se laisser faire lorsqu'il s'agissait d'aller se laver. Il fallait parfois lui courir après pendant un bon moment avant de pouvoir l'amener dans la salle de bain.

Doucement et se rendant compte qu'elle avait sans doute été un peut brusque avec la fragile jeune femme, Nane l'attira contre elle et la berça doucement en murmurant à son oreille les paroles d'une berceuse.


« Allez, tout vas bien. Je vais m'occuper de toi d'accord? »

Agnieska hocha la tête et la vraie séance de bain put commencer. L'eau chaude combiné aux paroles douces de la nourrisse eurent raison d'une bonne partie de l'anxiété de la jeune femme. Il fut d'ailleurs difficile de la faire sortir de l'eau.

Une serviette autour du corps, elle observait les différentes robes que lui proposait Nane. Toute dans différentes teintes de vert qui faisait ressortir ses yeux.


« Celle-ci t'ira à merveille, assura al vieille femme en amenant Agnieska devant un miroir et en posant la robe sur elle. Elle te plait? »
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 12:14

Malgré la sortie de la nourrice du salon, je demeurai dans le canapé, tremblante comme une feuille. Je regardais partout autour de moi comme un animal traqué. Je n'étais pas rassurée, j'avais peur. Le voyage m'avais fait moins peur,étrange... Peut être est ce du au fait qu'il y avait moins de monde et que Viktor créait autour de moi un cocon protecteur ?
Le baron s'approcha alors lentement de moi. Je ne bougeai pas,je n'osai pas faire le moindre mouvement. Il resta alors à distance respectable posant un genoux à terre. Nous étions à même hauteur. Cette situation était étrange...

Viktor m'expliqua alors que je n'avais rien à craindre de sa nourrice. Que celle ci était très gentille quoique un brin exubérante mais qu'il n'y avait pas de quoi avoir peur. Plus facile à dire qu'à faire... Il m'avait fallu du temps pour que je tolère Viktor à mes côtés alors qu'il était doux avec moi, alors cette femme, ce serait un peu plus dur.
Un bref instant passa puis le baron tendit sa main en ma direction pour la stopper à mi chemin. Cette situation était semblable à celle de notre rencontre. Il me laissait faire le reste du chemin afin de ne pas me brusquer et me laisser mon libre arbitre si je voulais ou non poser ma main dans la sienne.

Il me demanda alors si je lui faisais confiance. C'était vite dit que je lui fasse confiance car on ne se connaissait pas suffisamment pour cela. Mais le peu de temps que j'avais passé en sa compagnie laissait présager que le baron était un homme doux et digne de confiance.
Il m'avait sauvée d'une vipère, ramenée au camp elfique et accueillie chez lui sans rien demander en retour. Il était donc digne de recevoir ma confiance mais ce que j'avais vécu en si peu de temps faisait que je ne pouvais la lui accorder pleinement pour le moment.

Afin de lui montrer tout de même que je le respectais et qu'en sa présence je pouvais laisser s'endormir ma peur, je tendis lentement mes doigts tremblants en sa direction afin de déposer ma main dans la sienne. Je voulais lui accorder ma confiance et cela était le premier pas pour le lui montrer.
La porte s'ouvrit derrière. C'était la nourrice qui revenait après quelques minutes et qui annonça de vive voix que la suite était prête. J'étais en train de glisser ma main dans celle de Viktor à ce moment là aussi son irruption eut pour effet de réveiller ma peur.

J'avais fermé les paupières comme pour nier son existence, pour me rendre invisible aux yeux de tous. Sauf qu'en même temps j'avais eu un sursaut qui me fit étreindre Viktor. Plutôt que d'être prise au piège, je savais qu'inconsciemment je n'avais rien à craindre de lui et c'est pour cela que telle une enfant apeurée je m'étais réfugiée dans ses bras.
La surprise fut certainement de taille pour Viktor comme pour la nourrice qui ne s'attendaient pas à ce que j'ai une telle peur bleue d'elle. Posant délicatement une main sur ma tête, Viktor me murmura de ne pas m'inquiéter. Il me releva le visage pour que je regarde Nane. Car c'était ainsi que se nommait la nourrice.

Je regardai la nourrice qui se tenait alors devant moi debout et qui me tendait une main pour que je la suive. Voyant ma réticence, Viktor déposa ma main crispée dans celle de Nane. Je n'avais donc plus le choix. Je devais la suivre. M'aidant à me relever avec délicatesse, la nourrice me sembla être moins une ogresse que lorsqu'elle avait sauté au cou du baron.
La nourrice ajouta que nous allions me débarrasser de toute cette crasse qui me recouvrait. Il est vrai que près de sept jours de voyage ne devait pas laisser une impression de propreté. Jetant un regard désespéré à Viktor celui ci stoppa sa nourrice et lui glissa quelques paroles que je ne pus entendre à l'oreille.

Nane hocha la tête et me regarda d'un air compatissant. Que lui avait il dit ? Mais quand son regard se porta sur mes bandages, je compris. Je baissai alors les yeux fixant le sol. La nourrice ayant conservé ma main dans la sienne me conduisit alors à travers le palais à l'étage supérieur. Nous passâmes devant une multitude de portes. On s'arrêta enfin devant une grande porte blanche avec des dorures, elle me désigna une autre porte voisine en ajoutant que c'était celle de Viktor.
Derrière nous, au bout du couloir des piaillements se firent entendre. Nane ouvrit la porte de la suite et me fit entrer. J'eus à peine le temps de voir qu'il s'agissait de trois jeunes demoiselles qui nous épiaient. Elles furent surprises et en colère de voir que l'on m'installait dans cette suite...

Je n'eus pas le temps de laisser mon regard divaguer sur l'ameublement de la suite car déjà Nane m'entrainait dans une autre pièce que comportait la suite. J'eus juste le temps d'apercevoir un immense lit à baldaquin que deux femmes de chambres étaient en train de changer la literie. Elle me conduisit dans la pièce d'eau.
La nourrice me demanda alors de me déshabiller afin qu'on me lave puis elle s'éclipsa. Je poussai alors un soupire, regardant la pièce dans laquelle je me trouvais. Un grand bassin central rempli d'eau chaude à en voir les vapeurs s'y dégageant. Je m'avançai alors vers lui et y glissa mes doigts. L'eau était chaude, à bonne température pour un bain. Mon regard continuait à se porter sur ce qui m'entourait. Il y avait des commodes sur lesquels se trouvaient des sels et divers flacons colorés.

La porte se rouvrit et je reculai du bassin. C'était Nane qui revenait les bras chargés de robes, de rubans et d'autres accessoires divers et variés. Elle fut surprise que je ne me trouve toujours pas dans le bassin. Si j'avais eu encore plus de temps peut être y serai je entrée ? Mais là, je demeurai debout, toujours vêtue de cette simple robe que Dragan m'avait donnée.
Je n'eus pas le temps de faire le moindre mouvement que Nane avait déjà déposé toutes les robes sur une commode et était en train de me déshabiller. Je fus très surprise de cela mais il était trop tard. Au moment où je réalisai ma situation, j'étais déjà nue et plongée dans le bac d'eau.

J'essaye alors de sortir mais en vain. Face à cette femme et à sa ténacité, je ne pus résister bien longtemps. Une mare d'eau s'était créée au pied du bac. Nane n'était pas indemne car elle était trempée également. Voyant mon regard désespéré et mon air affolé, elle m'attira contre elle. Ne relâchant pas son étreinte, la nourrice commença à me bercer. Elle pouvait sentir les tensions dans mon corps aussi, elle entama au creux de mon oreille une berceuse pour me calmer.
L'effet voulu fut l'effet escompté car doucement je me calmais. Ma peur s'apaisait lentement. Au bout d'un moment, Nane me relâcha et dit que tout allait bien se passer et qu'elle s'occupait de moi à présent. Hochant la tête lentement, la nourrice commença alors à me baigner.

Tout d'abord, Nane détacha mon collier puis elle me retira le bandage qui entourait ma gorge. Elle voulut me ôter mon bracelet mais voyant que le fermoir elle le laissa en place par crainte de la casser. La blessure n'était pas encore refermée, aussi elle passa doucement l'éponge imbibée d'eau sur celle ci pour la nettoyer. Ensuite elle me frotta le dos, les bras, les jambes, les pieds et le reste du corps avant de s'occuper de ma chevelure. Celle ci était emmêlée aussi elle y alla lentement pendant que je barbotais dans l'eau.
Nane se recula me laissant dans l'eau le temps préparer la suite du programme qu'elle me réservait. Il était temps de sortir de l'eau mais je n'en avais pas vraiment envie. Je me sentais bien dans l'eau. Il fallut un certain temps avant que je ne me décide de sortir de l'eau. La raison principale étant que celle ci était devenue froide. Nane m'enveloppa de suite dans une serviette pour me sécher. Je grelottais un peu.

La nourrice me présenta diverses robes qu'elle avait choisit particulièrement pour moi. Elles étaient toutes vertes mais les teintes étaient différentes ainsi que leur coupe et leurs broderies. Toutes ces robes étaient vraiment magnifiques. Face au miroir, Nane en choisit une et la déposa devant moi en disant que celle ci m'irait très bien. Elle attendait mon approbation. Un léger sourire sur mes lèvres fut sa réponse.
La séance d'habillage commença alors. Tout d'abord, elle prit une chemise. Levant les bras, elle la laissa tomber sur mon corps. Se baissant devant moi, elle prit mon pied droit dans ses mains et fit monter un bas blanc le long de ma jambe. Elle voulut faire de même avec le pied gauche mais comme ma cheville droite n'était pas encore tout à fait remise, je faillis tomber, aussi elle me fit assoir sur un pouf pour m'enfiler ce second bas.

Devant la coiffeuse, elle commença à me coiffer. Au début je n'osais pas bouger puis je tendis une main vers les petits flacons posés. En ouvrant un, je le portai à mon nez. C'était du parfum et celui ci sentait la rose. Je les portai alors presque tous à mes narines pour humer leur parfum ce qui amusa Nane. La coiffure était enfin finie. Elle me dit de regarder dans le miroir.
Levant le regard, une chose me frappa cruellement aux yeux. Ma blessure non dissimulée. Je ne l'avais pas encore vue, seulement sentie sous mes doigts. Des larmes apparurent alors mon regard alors que je portais une main tremblante à mon cou. Nane comprit et me consola puis enchaina directement en me proposant un long ruban de la même teinte que la robe. Séchant du revers de la main mes larmes, je lui fis comprendre que oui.

Alors lentement, elle enroula le ruban autour de ma gorge en faisant plusieurs fois le tour de celle ci pour finir par nouer le tout par un joli flot à l'arrière de ma nuque. M'aidant à me relever, elle continua à me vêtir. Tout d'abord le jupon puis la jupe avant de s'attaquer au bustier. Elle le sera, je fus obligée de retenir ma respiration qui se coupait à chaque fois qu'elle serrait un peu plus. Je ne pouvais presque plus respirer quand elle eut fini. Ne pouvant parler, elle ne pouvait comprendre que le souffle me manquait.
Je lui lança alors un regard qu'elle ne comprit pas. Elle continua alors à me préparer. Nous en étions au chaussures. Voilà j'étais prête. Elle prit ma main et me conduisit à nouveau dans le petit salon où Viktor devait m'attendre. Plus de deux heures s'étaient écoulées. La porte s'ouvrit et Nane me laissa entrer Puis referma la porte derrière mon passage pour nous laisser seuls.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 15:19

Viktor fut particulièrement surprit lorsqu'Agnieska lui sauta au cou, apparemment terrifiée par Nane. Il n'y avait pourtant vraiment pas de quoi elle avait l'air apeurée et fermait les yeux, comme une enfant qui voulait nier l'existence de quelque chose qui lui faisait peur. Non, il n'y avait vraiment pas de raison d'avoir à ce point peur de Nane. L'ancienne nourrisse du baron était vraiment douce et gentille malgré son allure quelque peut bourrue.

Doucement et très surprit de cette réaction de sa part, le baron la prit dans ses bras, la réconfortant aussi bien qu'il pouvait le faire. Il se sentait vraiment bizarre et devoir se séparer de la jeune femme lui creva le cœur. Caressant doucement le haut de sa tête, il lui murmura des paroles réconfortante.


« Ne t'en fait pas. Je serait toujours là quant tu reviendra. D'accord? Tu vas aller te faire belle et quant tu reviendras, tu me trouvera ici. »

Doucement, pour ne pas la brusquer, il prit sa main et la glissa dans celle de Nane.

Les deux femmes ne tardèrent pas à quitter le salon. D'un œil critique à sa tenue, il se fit la remarque qu'un bain et des vêtements propres ne lui feraient pas de mal à lui non plus.

* * *

Viktor était de retour dans le salon avant qu'Agnieska et Nane n'y soit de retour.

Pour être honnête, le jeune baron s'était mit sur son trente et un pour retrouver sa protégé. Il était d'ailleurs un peut anxieux à cette idée. Il se demandait s'il n'allait pas faire de bêtise ou autre chose de ce genre. Mais non, bien sur qu'il n'allait pas faire d'erreur. Il avait bien vu la manière dont elle avait regardé les jardins lorsqu'ils étaient arrivé au palais. Pourquoi une promenade dans ces mêmes jardins ne lui feraient pas plaisir?

La porte s'ouvrit alors qu'il étaient en train de triturer consciencieusement une pauvre plante verte qui n'avait rien demandé à personne et se retrouvait à devoir subir l'anxiété du jeune baron.

Agniezka entra à ce moment et Nane referma la porte derrière elle, laissant les deux jeunes gens seul à seul. Viktor eu un temps d'arrêt. Était-ce vraiment la petite biche apeurée qu'il avait sauvé de la morsure cruelle d'un serpent quelques jours plus tôt?

S'il l'avait trouvé belle, Agnieska était maintenant vraiment sublime. Sa robe verte mettait parfaitement en valeur ses yeux, ses formes légères et son corps mince. Le long ruban vert qui lui entourait la gorge et dissimulait sa cicatrice et soulignait son cou délicat. Non, vraiment, elle était très très belle.

Viktor se dirigea vers elle alors qu'elle lui adressait un regard, lui demandant une fois de plus son approbation. Le jeune homme lui sourit en s'approchant d'elle. Il lui fit signe de se tourner sur elle même se qu'elle exécuta.


« Tu es vraiment magnifique, s'exclama le jeune homme. »

Et puis, c'était vrai. Elle était vraiment belle dans sa robe verte. Ses yeux de velours n'en ressortaient que d'avantage par l'action du maquillage discret.

« Viens avec moi, je vais te montrer quelque chose. »

Il lui tendit une main qu'elle n'hésita pas longtemps à prendre. Viktor la guida ensuite en direction du jardin où se trouvait les grands partères de fleurs coloré qui faisaient le fierté des barons de Missède et qu'Agnieska avait observé avec tant d'avidité il y a peut.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 16:03

Une fois arrivée dans le salon, je pus voir que Viktor s'y trouvait comme il me l'avait promis avant de me confier aux bons soins de sa nourrice. Je pus remarquer qu'il avait également fait un brin de toilette et avait opté pour des habits fort élégants. Me tenant encore sur le pas de la porte du salon, Viktor vint me rejoindre.
Il me regardait avec un certain éclat dans ses yeux. Faisant signe de la main qu'il voulait que je fasse un tour sur moi même. Je m'exécutai à cet ordre. Lentement, je fis le tour sur moi même avant de me ceindre en une révérence des plus gracieuses. Le port de tête droit, une légère arabesque des bras, cette révérence n'était pas celle d'une gueuse, d'une femme de chambre ou d'une autre personne du bas peuple.

Un compliment de la part de Viktor me fit rougir. Je ne sais pas trop pourquoi mais cela m'avait touchée et fait rougir. Il continuait à me regarder sans pourvoir détacher son regard de ma personne. Il me demanda alors de le suivre car il voulait me montrer quelque chose. Que me réservait il ? Prenant la main qu'il me tendait, nous sortîmes du salon.
Il me conduisit vers les extérieurs, nous allions en direction du parc. Dans celui ci, je pouvais entendre des rires et des cris de joies de demoiselles jouant avec une balle. Il put sentir ma main se crisper alors sur la sienne aussi, il me conduisit dans une autre direction.

L'une des jeunes filles reconnut la silhouette du baron aussi il fut la cible de leur regard. Les bavardages avaient repris. On se demandait qui j'étais. L'une d'entre elle lança qu'il m'avait faite installer dans la suite adjacente à la sienne. Tout d'abord on supposa que je devais être sa fiancer mais comme elle ne me portait pas leur coeur, cela devint que j'étais une fille de petite vertu que le baron avait venir pour son bon plaisir. Heureusement que je ne pus entendre tout cela car sinon j'aurai été profondément blessée de les entendre parler de moi.
Le soleil tapait dans le ciel. Nous continuons notre avancée dans les jardins. Au fur et à mesure que le paysage se dessinait sous mes yeux, un sourire se dessinait sur mes lèvres. J'étais émerveillée par tant de beauté. Il avait eu raison de me montrer cet endroit.

Je sentais le soleil de plus en plus chaud. Etait ce moi mais il commençait à faire trop chaud ? Ma respiration était déjà en partie coupée à cause du corset, aussi la chaleur combinée à la marche avait quelques effets indésirables. Je ne me sentais pas bien. Ma vue se brouillait petit à petit alors que mon souffle se ralentissait.
Viktor n'eut pas de temps de me demander comment je me sentais que je me pâmai sur l'herbe. Le baron avait eu des réflexes rapides aussi je ne tombai pas à terre mais dans ses bras. Ma respiration était plus que lente et allait en diminuant. Il n'y avait pas de choix. Il fallait couper les laçages du corset pour me laisser respirer.

Les gardes de la bibliothèque avaient accouru à l'appel de leur baron. Quand je rouvris les yeux quelques minutes plus tard, je pouvais respirer librement. Autour de moi il y avait un bourdonnement de voix. Les courtisanes s'étaient rassemblées et épiaient la scène sans en lâcher une miette. Le visage de Viktor était penché sur moi inquiet.
Ma vue était encore floue mais tout se bruit autour de moi était bien distinct à mes oreilles. J'avais peur. Viktor put le sentir aux petits tremblements qui parcouraient mon corps. Il fit alors signe de la main aux gardes de faire éloigner les gens de sa cour. Les piaillements allaient en diminuant mais ma peur n'était toujours pas descendue. Mes lèvres remuèrent alors pour demander inquiète.


Que s'est il passé?
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 16:58

Viktor parcourait tranquillement le jardin de Missède avec Agnieska. Le soleil était haut et tapait assez fort dans le ciel. Mais comment le jeune baron aurait-il peut deviner un seul instant le drâme qui allait se jouer?

Le corsage trop serré, un soleil trop chaud, une marche trop longue.

Agnieska semblait mal à l'aise. Viktor ouvrait la bouche pour s'assurer qu'elle allait bien lorsque la jeune femme tomba en avant, inconsciente. Il eu juste le temps de la rattraper avant qu'elle ne s'étale de tout son long sur l'herbe grasse des jardins. L'allongeant délicatement sur le dos, Viktor poussa un juron sonore que la moitié des occupants du palais durent entendre. Le genre d'expressions imagées qu'on voit plus un officier instructeur prononcer contre des nouvelles recrues qu'un homme dans la position de Viktor proférer.

Se penchant sur la poitrine de la jeune femme, il écouta son coeur. Celui-ci battait faiblement, mais battait tout de même. Il se décala rapidement pour placer son oreille devant les lèvres de la jeune femme. Elle respirait à peine.

Maudit corset. C'était verritablement un instrument de torture. Il en avait la preuve sous le yeux.

Le baron tira rapidement le petit poignard qu'il avait l'habitude de conserver dans sa botte au cas où. Mais c'était sans doute la première fois qu'il aurait à s'en servir pour faire autre chose que couper une pomme.

Avec l'énergie du désespoir, il attaqua férocement les liens du corset qui ne tardèrent pas à céder.

Une foule du curieux et de Gardes de la Bibliothèque ne tarda pas à se former autour d'eux. Soulevant le buste de la jeune femme, Viktor tapota légèrement sa joue pour qu'elle se réveille.


« Non, tu ne vas pas me faire ça. Réveille tout Agnieska. Réveille toi. »

Les plus longues secondes de la vie de Viktor s'écoulèrent alors. Secondes pendant lesquels il eu la vision de cercueil de la jeune femme qu'on descendait au tombeau.

Puis, ses yeux de velours vert s'ouvrirent. Viktor sentit une joie intense l'envahir. La jeune femme regardait un peut en tout sens, effrayée par se qu'elle était en train de voir. Autant de personnes rassemblées autour d'elle. Viktor la sentit trembler dans ses bras et il fit un geste en direction des Gardes de la Bibliothèque qui ne tardèrent pas à écarter les curieux, nobles et serviteurs. Les lèvres de la jeune femme bougeaient légèrement comme si elle voulait formuler une phrase dont le son resta prisonnier de sa gorge.

Le regard rayonnant de bonheur, Viktor passa doucement une main sur la joue de la jeune femme.


« Se n'est rien. Tu as fait un malaise. Tout vas bien. Je vais prendre soin de toi. »

Faisant fi des murmures qui s'élevèrent et les faisant taire d'un regard assassin, Viktor prit la petite biche dans ses bras et la souleva. Elle paraissait si légère et si fragile. Sa tête reposant doucement contre le torse du baron. Le fait qu'il ait tranché son corset laissait apparaître la fine et simple chemise qui séparait alors les mains du jeune homme de la peau d'Agnieska. À cette idée, il ne put s'empêcher de rougir légèrement.

Laissant derrière lui les jardins, Viktor gagna rapidement sa chambre dont il ouvrit la porte d'un coup de hanche parfaitement calculé qui dénotait d'une grande habitude.

Il restait encore des bacs d'eau dans sa propre salle d'eau. Aussi, se fut là qu'il amena la jeune femme.

Lui retirant non sans rougir ses bas, il lui fit mettre les pieds dans l'eau fraiche, puis passa doucement une éponge humide sur sa nuque.


« Ça vas? Tu te sent mieux, demanda-t-il alors réellement inquiet? »

Il tenait tendrement la jeune femme contre lui. Elle le fixait, sans rien dire de ses yeux verts. Que voulait-elle lui dire? Il n'en savait rien. Mais elle ne l'avait pas quitté des yeux depuis qu'elle s'était éveillé.

Viktor laissa un instant l'éponge et la prit dans ses bras. Elle se laissa aller contre lui sans rien faire, toujours aussi silencieuse.


« Tu m'as fait vraiment peur, lui murmura-t-il. J'ai eu peur de te perdre. »
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mar 15 Juin 2010 - 23:46

Je venais de formuler une question restée muette. J'ignore si Viktor avait compris ce que je voulais dire mais il répondit que je venais de faire un malaise mais que tout allait bien se passer à présent. Il me souleva alors pour me porter dans ses bras. J'étais encore un peu étourdie aussi je laissai ma tête reposer contre son torse.
Ma chemise était visible et je pus sentir le contact de la main de Viktor à travers la finesse de celle ci. Ce contact ne passa pas inaperçu aux yeux de nombreux courtisans. Les demoiselles voyaient en moi une intrigante alors que certains jeunes hommes voyaient un moyen de se venger du baron qui était le seul sujet de conversation de toutes ces demoiselles.

Fermant les paupières, je me laissai porter par Viktor. Nous allions en direction du palais. Je pensais qu'il allait me reconduire à mes appartement mais nullement. Nous passâmes devant la porte et ce fut dans ses appartements qu'il me fit entrer me conduisant dans la salle de bains de sa suite.
Me déposant délicatement sur un fauteuil en rotin, il releva mes jupons. Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui se déroulait à cet instant précis mais Viktor me retira mes bas. La sensation des ses mains qui effleuraient ma peau me fit rougir. Etrange sensation que celle là...

Me soulevant une nouvelle fois, il m'assit sur le rebord du bassin les pieds dans l'eau. Je sentais l'eau fraiche me chatouiller les orteils. Petit à petit je retrouvais des couleurs et une respiration normale. Viktor me passait une éponge humide dans la nuque ce qui me rafraichissait. Quand une goutte d'eau tombait le long de mon dos, ma peau se mettait à frisonner.
Le baron me demanda alors si je me sentais mieux. Je ne dis rien, pas un mouvement de lèvres, pas un battement de cils. Je le regardai simplement. Il est vrai que je m'étais focalisée sur son visage au moment où j'avais repris connaissance pour ne plus le lâcher du regard. Quelque chose était en train de naitre en moi... Mais quoi ? Je l'ignorai.

M'enlaçant dans ses bras, ma tête reposait alors une nouvelle fois contre le torse de Viktor. Cette fois, ce contact fut voulu car ce fut le baron lui même qui me prit dans ses bras en ce but. Il murmura alors quelques paroles au creux de mon oreille. Il disait avoir eu peur de me perdre. Pour la première fois depuis notre rencontre qui remonte à une dizaine de jours de cela, je le voyais avoir peur...
Doucement je posai une main frêle sur la sienne et mes doigts s'entrelacèrent aux siens. Je continuais à le regarder. Je ne sais ce qui me prit à ce moment là. Un geste de reconnaissance certainement, du moins ce que ce fut pour moi à cet instant. Mais je portai sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser. C'était un geste remplit de douceur.

Nane débarqua ce moment précis ce qui eut pour effet de me faire un bond en arrière. Imaginez un peu comme un chat qui serait surpris. Sauf que là,le chat apeuré c'était moi. Cela eut pour effet de me faire tomber dans le bassin d'eau froide. On entendit alors un plouf puis une grande inspiration alors que j'émergeais de l'eau en grelotant.
J'étais trempée et j'avais froid. Portant mes mains sur mes épaules, je les frictionnai en claquant des dents. Viktor se précipita alors vers moi pour me sortir de l'eau. Sauf que la flaque qui se trouvait à ses pieds le fit basculer dans le bassin. Nane éclata de rire devant la situation puis avait repris d'un air compatissant que nous étions tous deux beaux ainsi. Viktor sortit seul du bassin puis les deux m'aidèrent à sortir du bassin.

Ma robe gouttait et me collait à la peau laissant voir par endroit ma peau. Quand je me rendis compte de cela, je voulus dissimuler ma poitrine par mes bras mais trop tard. Viktor avait eu le temps de l'apercevoir à travers la chemise trempée. Je me mis alors à rougir en baissant le regard. Nane nous enroula tous deux dans une serviette pour que nous nous séchions.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mer 16 Juin 2010 - 10:11

Viktor tenait la jeune femme contre lui, la serrant doucement dans ses bras.

Mais qu'est-ce qui était en train de lui arriver? Si on lui avait dit une dizaine de jours plus tôt qu'il se serait à ce point attaché à une jeune femme et qu'il lui aurait prêter autant d'attention, sans doute aurait-il rit au nez de ce devin. Qu'y avait-il de plus risible d'ailleurs? Lui, l'homme le plus courtisé de Missède qui s'obstinait à repousser toute les avances qu'on lui faisait se serait entiché d'une jeune femme qu'il venait de rencontrer? Même lui ne parvenait pas à y croire encore maintenant. Et pourtant, il avait ce fait juste sous les yeux.

En quelques jours, Agnieska était devenue plus importante pour lui que tout le reste. L'envie qu'il avait de la protéger de tout s'était rapidement muée en autre chose qu'il ne parvenait pas à définir. Quelque chose qu'il n'était pas certain de pouvoir maîtriser.

La jeune femme posa sa main sur la sienne puis, doucement, elle emmêla ses doigts à ceux du baron. Elle ne le quittait pas des yeux. Viktor lui était anxieux. Il ne savait pas quoi faire, ni comment réagir. S'il n'avait fait qu'écouter se que lui hurlait son instinct, il se serait certainement légèrement penché en avant pour déposer un baisé sur les lèvres d'Agnieska. Mais non, il était complètement tétanisé et n'osait pas faire le moindre mouvement.

Doucement, un geste très délicat, comme si elle voulait en savourer chaque instant, la jeune biche porta la main du baron à ses lèvres. Elle y déposa un baisé. Viktor allait faire quelque chose. Il ne savait pas quoi, mais faire quelque chose. Il ne pouvait pas rester les bras croisé, ça, c'était une certitude.

Sauf qu'avant que son cerveau n'ai eu le temps de lui hurler quelque chose, Nane débarqua en trombe dans la salle d'eau, faisant sursauté Agnieska qui atterrit directement dans le bassin avec un plof sonore, suivit d'une grand inspiration lorsqu'elle creva la surface pour reprendre de l'air.

Le jeune homme voulut aller la secourir, mais il avait mal calculer son coup et pas vraiment anticiper la présence d'une grosse flaque d'eau à ses pieds. Inévitablement donc, l'élan chevaleresque du baron tourna court et il se retrouva à son tour la tête la première dans l'eau froide. Observant la scène depuis l'extérieur, Nane était pliée en deux de rire.

Viktor pataugea un instant avant de parvenir à se dresser à nouveau sur ses pieds. Agnieska juste à côté de lui se frictionnai en grelotant. Ils étaient beau tout les deux, trempé jusqu'à l'os et tremblant de froid.

Prenant Agineska dans ses bras pour partager le peut de chaleur qu'il avait, le baron se dirigea vers le bord du bassin.


« Aide nous au lieu de te tordre de rire, dit le baron pour couper court aux rires de la nourrisse. »

Toujours plus que souriante, mais assez calme pour leur venir en aide, la vieille femme s'approcha de la bassine pour les aider à en sortir. Enfin, surtout aider Agnieska, Viktor n'avait pas besoin d'elle pour cela. Une fois cela fait, elle les laissa un instant tout dégoulinant qu'ils étaient le temps d'aller chercher une paire de serviette.

Le jeune baron jeta un regard à sa petite protégée et déglutit difficilement.

La chemise trempée collait à la peau de la jeune femme, la moulant et la faisant même apparaître par endroit. Des endroits qui auraient dut rester cacher à ses yeux.

Se rendant en même temps qu'elle compte que sa poitrine n'était guère dissimulée, Viktor fixa ostensiblement son regard sur le plafond comme s'il inspectait quelque chose. C'était en tout cas mieux que d'avoir le regard braqué sur la poitrine de la jeune femme. Agnieska ne manqua d'ailleurs pas de le remarquer elle même et la dissimula rapidement à l'aide de ses bras. Malheureusement, ils savaient tout deux que c'était un peut tard. Tout au plus avaient-ils sauver les convenances.

Lorsqu'elle fut enroulée dans une serviette qui la rendait plus descente et avait l'avantage de faire que le jeune homme pouvait à nouveau la regarder sans rougir, Viktor arrêta de fixer le plafond.


« Nane, il y a eu un problème avec le corset. Tu l'as trop serré, elle ne pouvait plus respirer. »

La nourrisse le regarda d'un air un peut intrigué. Comment cela elle avait trop serré le corset? Elle était pourtant certaine que se n'était pas le cas.

« Mais, elle n'a ri... »

Alors qu'elle frictionnai Agnieska, la nourrisse se rendit compte de l'énorme erreur qu'elle avait faite. Elle avait continuer à serrer pensant que la jeune femme lui ferait une remarque ou lui dirait quelque chose si cela l'était trop. Elle avait oublié un moment que celle dont elle s'occupait était muette et ne pouvait donc pas lui dire si quelque chose n'allait pas.

« Oh par les Cinq, s'exclama-t-elle. »

Nane prit Agnieska dans ses bras et se morfondit en excuse jusqu'à se que Viktor l'arrête.

« C'est bon, il y a eu plus de peur que de mal. Mais fait vraiment plus attention à l'avenir. »

Nane hocha la tête. Avant de se tourner vers Agnieska.

« Vous ne pouvez pas rester dans cet état. Venez. »

Avant qu'elle ait put prendre Agnieska avec elle, Viktor s'approcha de la jeune femme.

« Tu me retrouvera dans le jardin quant tu seras prête d'accord? »

Juste le temps d'un hochement de tête silencieux, puis Nane entraina la jeune femme toujours recouverte de sa serviette dans sa suite. Retour à la salle d'eau où Nane lui retira rapidement ses vêtements trempé avant le la sècher avec soin.

« Je suis vraiment désolée. Je ne voulais pas... »

Nane passait doucement la serviette sur le bras de la jeune femme.

« Viktor tien vraiment beaucoup à toi tu sais? Je regrette de vous avoir interrompu tout les deux. Je me demande se qui se serait passé, déclara la nourrisse avec un sourire complice. »

Elle retira doucement le ruban vert qu'elle avait noué autour du cou de la jeune femme. Lui aussi était trempé et elle ne pouvait pas la laisser comme cela. Agnieska voulut l'en empêcher et Nane se souvint de sa réaction lorsqu'elle avait vu son reflet balafré dans le miroir.

« Ne t'inquiète pas. On vas te trouver un autre jolis ruban pour cacher ta cicatrice. Mais il est tout mouiller celui-là. Et puis, il n'ira pas forcément avec l'autre robe que tu vas mettre. Ne t'en fait pas. On vas en trouver un encore plus jolis. »

Nane eu un léger instant d'arrêt devant cette cicatrice presque refermée à présent qui barrait la gorge de la jeune femme. On avait tenté de la tuer. Cela ne faisait aucun doute. Mais qui et pourquoi? En tout cas, celui qui avait essayer avait réussi à tuer la voie de la jeune femme. Plus jamais elle ne prononcerait la moindre parole. Doucement, la nourrice passa la serviette sur la plaie pour la sécher et la nettoyer un peut.

Elle ne tarda pas, une fois que la jeune femme fut tout à fait sèche à aller chercher tout l'assortiment des rubans qu'elle avait déjà sélectionner auparavant. Elle fini par en exhiber fièrement un.


« Tien, regarde, il est joli celui-là. Il mettra en valeur tes yeux. »

Nane montra à la jeune femme un long ruban vert sombre entre-mailler de fils d'or.

Un petit sourire annonça à la nourrisse que le choix lui convenait. Ne perdant pas une seconde, Nane entoura la gorge de la jeune femme du long ruban avant de le nouer derrière sa nuque d'un joli flot comme elle l'avait fait pour l'autre.


« Bon, maintenant, choisissons une robe. »

* * *

Bon sang, mais qu'est-ce qu'ils lui voulaient tous? Ils ne pouvaient pas le laisser tranquille pendant une heure? Non?

Viktor avait une féroce envie de tous les envoyer voir ailleurs si il s'y trouvait. Cela faisait déjà un moment qu'il s'était changé et si tout ces courtisans continuaient à le retenir, il allait faire attendre Agnieska dans le jardin.

Jardin où se trouvait à présent un certain nombre de jeunes femmes de la cour.

Viktor n'aimait pas ça.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mer 16 Juin 2010 - 14:21

Nane et Viktor m'aidèrent à sortir du bassin d'eau dans lequel j'avais chu en sursautant. L'eau gouttait pour former une flaque sous mes pieds nus. Le regard de Viktor rougissant puis se levant au plafond me fit me rendre compte de la transparence de ma chemise qui rendait visible ma poitrine.
Il ne me fallu pas longtemps pour réagir et cacher mes seins avec mes mains et en lui faisant dos. Nane revint à cet instant et nous vit tous deux troublés sans réellement comprendre la raison. Nane m'enroula alors dans une serviette pour me sécher et me réchauffer un peu.

Viktor d'un ton assez strict sermonna sa nourrice à propos du corset trop serré. Celle ci voulut se défendre en disant que je n'avais rien dit à ce sujet quand elle me l'avait serré quand elle réalisa son erreur. S'approchant de moi, Nane me prit dans ses bras et s'excusa platement.
Je grelotais dans ses bras aussi elle m'entraina dans la suite qui m'était allouée pour me changer. Viktor avait eu le temps de me murmurer qu'il m'attendrait au jardin et que dès que je serai prête je pourrai l'y rejoindre. J'eus à peine le temps d'acquiescer que Nane m'entraina hors des appartements du baron pour s'occuper de moi.

Nous étions de retour dans la salle de bain que je n'avais pas quitté depuis si longtemps. Mes débuts à Missède n'étaient pas très reluisants. Tomber évanouie dans les bras du baron puis une chute dans l'eau avec lui, il y avait mieux pour débuter une nouvelle vie.
J'étais à présent nue et Nane me frictionnait avec une serviette pour me sécher. Elle s'excusa une nouvelle fois. Je ne lui en voulais pas car moi même par moment j'oubliai que je ne pouvais parler et que mes lèvres remuaient dans le vide.

Alors qu'elle passait la serviette sur mon bras, la nourrice me fit une confidence. Elle me laissa entendre que Viktor m'appréciait beaucoup. Quand elle ajouta qu'elle se demandait ce qui se serait passé si elle ne nous avait pas interrompus, je baissai alors les yeux et mes joues se fardèrent de rouge alors que mon coeur s'accéléra.
Nane voulut me retirer mon ruban, voyant que j'étais réticente à cela, elle tenta de me convaincre de son mieux. Et je dois avouer qu'elle y réussit presque. Le ruban humide autour de la gorge commençait à me faire un peu mal aussi je la laissai me le retirer.

J'étais à présent sèche et Nane s'éclipsa le temps d'aller chercher de quoi remplacer en premier lieu le ruban. Elle en exhiba fièrement un d'un vert sombre sublime dont quelques fils d'or s'entremêlaient en une fine broderie. Elle attendait ma réponse sur son choix. Un léger sourire fut alors cette réponse.
La nourrice ne perdit pas une seconde pour l'enrouler autour de ma gorge. Un joli flot vint le nouer laissant les pans retomber le long de ma nuque. Il était temps à présent de passer à la suite. J'étais toujours nue, enroulée dans une serviette mais nue.

Une nouvelle chemise me fut passée sur le corps, des bas blancs et enfin une nouvelle robe. Cette fois ci Nane en choisit une qui ne comportait pas de corset. La robe était en soie doublée de taffeta. L'encolure en V devant comme dans le dos offre une belle vision du cou. Un effet drapé avec des fronces au niveau de la poitrine qu'une fine broche à motif floral vient orner. Des manchettes en soie fine donnant une impression de transparence recouvrent les épaules et le dos. Une large bande vint cintré la silhouette sous-poitrine et s'attache dans le dos par un noeud retombant sur la robe.
J'étais enfin prête à rejoindre Viktor dans le jardin. Nane avait refait ma coiffure et l'avait agrémentée de rubans. Avant de quitter la suite, elle me tendit une ombrelle de dentelle et me demanda de l'utiliser par ce soleil afin que j'évite de refaire un malaise. Elle m'accompagna jusqu'aux extérieurs puis me laissa seule face à mon destin.

Je me dirigeai vers le centre des jardins, l'ombrelle déployée au dessus ma tête, je marchai lentement. Un bruit de pas se fit entendre derrière moi. Je pensais qu'il s'agissait de Viktor mais cela ne fut pas le cas. Je découvris à la place un jeune homme de l'âge de Viktor environ qui s'inclina respectueusement devant moi. Il attendit quelques paroles de ma part qui ne vint pas.
Plus de bruit se fit alors entendre. Une nuée de demoiselles se dirigeait en ma direction. J'étais effrayée et cela se voyait à mon regard et à ma poitrine qui se soulevait de plus en plus rapidement. Elle était à présent tout autour de moi à me regarder et à me poser une multitude de questions.

D'où je venais ? Comment je me nommais ? Qu'était Viktor pour moi ? Elles n'eurent aucune réponse autre qu'un regard effrayé. Elles se rapprochaient de moi, me frôlaient. J'étais acculée sans possibilité de me frayer un chemin pour fuir. Toutes leurs questions étaient douloureuses à entendre. Je n'en pouvais plus, il fallait que je prenne la fuite.
Il y avait une petite ouverture sur le côté. Profitant de ce mince vide, je pris la fuite dans les jardins. J'avais lâché l'ombrelle qui était restée aux pieds de ce groupe de lionnes en chasse de leur nouvelle proie. Sur le gravier d'une allée, je perdis une chaussure. Je ne pris pas le temps pour la ramasser, elle resta alors là au milieu du chemin.

Le silence redevint maître des lieux. J'étais essoufflée par ma fuite qui m'avait conduite au milieu d'un jardin organisé autour de diverses statues. Je ne savais par où aller. Les Buis me dissimulaient la direction à prendre. J'étais encore apeurée par ce qui venait de se dérouler aussi les larmes coulèrent le long de mes joues lentement telle une fine pluie d'été. En même temps, je me laissai alors tomber sur l'herbe verte, le dos accolé au piédestal d'une de ces statues.
Je fus seule quelques minutes que je ne pouvais estimer la longueur. Courtes ou longues ? Je l'ignorai mais le silence de mon lieu de retranchement fut troublé par des bruits de pas. Ce n'était pas cette horde de harpies mais une personne isolée. Une ombre masculine se dessina alors sur les graviers. J'étais inquiète sans pouvoir bouger tellement j'étais tétanisée par mes émotions.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mer 16 Juin 2010 - 18:32

Ysera de Raell était se qu'on pouvait appeler une ambitieuse.

Pour tout vous dire, la jeune femme se voyait déjà baronne de Missède. Un talent inné pour les manipulation et les intrigues de cour l'avait propulsé à un certain rang dans la hiérarchie officieuse de la cour de Missède. Pourtant, aucun de ces efforts n'étaient pour le moment parvenu à lui attirer autre chose de la part du jeune baron qu'un regard morne et sans intérêt. Elle avait prit cela pour une injure personnelle et tenait avant tout de conserver sa place de leader au sein des demoiselles de Missède. Depuis qu'elle avait recadré la plupart des prétendantes du baron, seuls quelques fortes têtes qu'elle n'avait pas encore put éjecter de la course osait encore la défier sur ce point.

Mais voilà que le matin même, l'un de ses pires cauchemars se réalisait.

Rentrant du mariage du comte Gaucelm d'Odélian, le baron avait fait descendre de son carrosse une jeune femme. Cela avait mit Ysera dans un tel état de rage qu'elle en avait brisé net son éventail.

Non mais pour qui elle se prenait cette petite souillon? Et puis d'abord qui était-elle? Une trainée ramassée dans un ruisseau? A voir sa mise mal faite et sa coiffure dépenaillée, il y avait des chances pour que se soit le cas. Pourtant, son attitude était trop noble et trop altier pour qu'il s'agisse d'une vulgaire catin.

Ses craintes s'étaient confirmée un peut plus tard. Le baron l'avait emmené avec lui dans les jardins. Cette petite idiote était vraiment très forte et avait réussi à s'évanouir au moment crucial. Rien de mieux pour attendrir le cœur d'un homme tel que le baron que de se poser comme une pauvre petite victime.

Mais les choses s'étaient encore aggravée et elle avait été tellement bonne comédienne que le baron avait même ouvert son corsage. Un second éventail brisé en l'espace de quelques heures. Ysera ne pouvait pas laisser passer une chose pareille. Le titre de baronne était pour elle et personne d'autre.

Elle avait rameuté toute les bavardes de la cour et rependu des tas de rumeurs sur la nouvelle venue. Même ses pires ennemis s'y étaient mises pour écarter cette concurrente dérangeante. Lorsqu'Agnieska entra dans les jardins, le piège se refermait et se fut la curée. La jeune femme restait muette. Dommage. Ysera aurait aimé l'entendre hurler pour qu'on la laisse tranquille. Mais bon, le premier coup était porté. Cette gêneuse s'était enfuit en courant.

Mais cette action fut une erreur. Au moment où Agnieska s'enfuyait, Viktor entrait à son tour dans le jardin.

* * *

Le jeune homme sera les points, son visage contracté par la colère en voyant certaines des jeunes femmes qui avaient encerclé Agnieska rire comme si elles avaient fait une bonne plaisanterie.

Les rires ne tardèrent pas à s'arrêter au fur et à mesure qu'on remarquait la présence et l'aspect courroucé du jeune baron. Immobile, celui-ci fixait le groupe qui lui faisait face avec un regard assassin. Le genre de regard qu'on a quant on en a trop vu pour que cela nous plaise.

D'un pas sec, le baron se dirigea vers le groupe, les jeunes femmes baissant la tête comme des enfants prises en fautes. Il se baissa pour ramasser l'ombrelle tombée au sol.


« Vous me décevez beaucoup mesdemoiselles. J'aurais crut que vous auriez au moins la politesse de ne pas la brusquer ainsi. »

Les quelques mots que Viktor venait de prononcer était calme et posé.

« Elle aurait tout de même put nous répondre ou se présenter, fit remarquer timidement une jeune femme aux longs cheveux d'un blond vénitien parsemé de ruban bleu ciel. »

« L'aurait-elle voulut qu'elle ne le pouvait pas. Cette jeune femme que vous harcelez est muette. Aussi, je vais me montrer très clair avec vous. Vous serez de la plus extrême des délicatesse et des gentillesse. Et ne croyez pas que c'est une proposition. C'est un ordre que je vous donne. »

Sans attendre la moindre réponse, Viktor partit à la recherche d'Agnieska.

Parmis les jeunes femmes, bien peut éprouvaient de la compassion pour la muette. Une en tout cas préparait déjà le prochain coup qu'elle dirigerait contre cette petite biche apeurée.

* * *

Se fut le bruit de ses sanglots qui guidèrent Viktor vers Agnieska. Elle était adossée contre le promontoire d'un statue et pleurait toute les larmes de son corps, les genoux replier contre elle. Une fois de plus, elle était superbe. La robe lui allait à ravir.

Maudissant intérieurement ces intrigantes qui l'avaient mise dans cet état, le baron s'approcha doucement de la jeune femme qui leva légèrement les yeux vers lui.

Se mettant assis à côté d'elle, Viktor déposa la chaussure et l'ombrelle un peut plus loin et prit doucement la jeune femme dans ses bras. Il ne dit rien et se contenta de lui prendre doucement la main. Il n'y avait rien à dire. Juste à attendre que ses larmes cessent de couler et qu'elle se détende un peut.

Sans s'en rendre compte, il entremêla ses doigts à ceux de la jeune femme.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Mer 16 Juin 2010 - 19:48

J'étais adossée contre le piédestal d'une statue, les larmes coulaient sur mon visage. Je me torturai l'esprit à savoir qui j'étais et d'où je venais mais rien. Je ne me souvenais de rien, de rien du tout. Les questions de ces demoiselles m'avaient marquée l'esprit comme un fer rouge sur la peau. Je n'arrivai pas à penser à autre chose et cela me faisait pleurer.
Des bruits de pas se firent entendre. Une ombre se vit voir sur l'allée puis la silhouette de Viktor se dessina dans la légère pénombre. Il approcha alors lentement de moi. Quand il fut debout et que je pus voir ses pieds, je levai alors mon visage. Mes yeux rouges déversaient toujours leurs perles liquides.

Viktor pris place sur ce carré d'herbe à mes côtés. Prenant délicatement ma main, il ne dit rien. Ses doigts s'entremêlèrent aux miens. Mes larmes ne se tarissaient pas. Je me sentais mal. Toute l'eau de mon corps n'avait pas été encore rendue. Geste désespéré, je me réfugia aux creux de ses bras pour continuer à y déverser mon torrent de larmes.
Les graviers grisèrent un peu puis plus rien. Dans l'ombre quelqu'un nous observait avec colère et jalousie. C'était Ysera. Elle était en train de fulminer sa vengeance. Elle comptait bien me faire payer cela. D'après, elle c'était à elle de devenir la future baronne et je contrecarrai bien malgré moi ses plans.


Je ne me souviens pas... C'est si douloureux...

Ysera vit mes lèvres remuer. Trop loin pour entendre mes paroles pensa t-elle. Viktor ne put sentir qu'un souffle contre son oreille. Etant donné notre position, il ne pouvait voir mes lèvres se mouvoir. Les perles salines cascadant de mes joues ruisselaient sur Viktor, mouillant sa chemise. Nous restâmes un moment ainsi.
Mes larmes avaient enfin cessé. Le soleil avait également décliné. Viktor m'aida à me relever puis s'agenouillant à nouveau, il me souleva le pied droit pour le chausser de l'escarpin que j'avais perdu dans ma fuite.

Nous retournâmes alors en direction du palais lentement. Il portait l'ombrelle qui était à présent fermée dans une main et de l'autre son bras me servait d'appui comme le voulait la galanterie. Les demoiselles qui tantôt furent rabrouées par le baron se mirent en ligne sur notre passage et exécutèrent une révérence. Toutes ? Non il en manquait une, Ysera.
Montant les escaliers, Viktor me raccompagna à l'intérieur. Nous nous enfermâmes alors dans un petit salon à l'abri des regards et des murmures. On nous apporta alors du thé et quelques petits gâteaux sablés pour patienter. J'étais assise dans un canapé face à Viktor sans oser le regarder.

A chaque fois que je levais les yeux et que nos regards se croisaient, je baissai à nouveau les yeux en me mettant à rougir. J'étais quelque peu mal à l'aise à cause de mon geste dans les jardins. Se jeter au cou du baron pour y pleurer n'était pas un comportement convenable. Portant la tasse de porcelaine à mes lèvres je bus une gorgée embarrassée.
Je tendis une main peu assurée vers l'assiette de gâteaux. Les Cinq semblaient vouloir me tourmenter plus que je ne l'étais déjà. Nos doigts se frôlèrent. Je rougis de plus belle alors que je relevai lentement le regard pour apercevoir le visage de Viktor.


Je suis désolée pour tout à l'heure. Je n'aurai pas dû...

Mes lèvres remuant furent la seule chose visible en plus de mes joues rouges car mon regard avait fuit une nouvelle fois le sien. Ce dialogue de muet ne menait à rien mais je préférai lui exprimer mes excuses même si celles ci ne pouvaient être comprises que de ne rien dire du tout.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Jeu 17 Juin 2010 - 11:51

Les larmes d'Agniezka mirent un long moment à tarir. Elles coulaient comme des ruisseau de ses yeux, dévalant ses joues pour venir finir leur course sur l'épaule du baron.

Mais à aucun moment celui-ci ne fit quoi quoi se soit pour tenter d'endiguer ce flot continu des petites perles salines qui coulaient des yeux de la jeune femme. Cela ne servait à rien d'après lui. Elle avait besoin de pleurer. Mieux valait qu'il soit là et qu'elle se sente soutenue plutôt que de la laisser pleurer toute les larmes de son corps toute seul et qu'elle se sente abandonnée.

Elle tenta de lui dire quelque chose. Mais Viktor ne sentit qu'un léger mouvement d'air à côté de son oreille. Ceci le rendit triste. Ainsi, c'était tout se qui resterait de la voie de la jeune femme: un léger mouvement d'air. Le baron la sera un peut plus dans ses bras, caressant doucement la tête de la jeune femme.

Lorsqu'enfin, elle eu cessé de pleuré et retrouvé assez de contenance pour affronter à nouveau se qui se trouvait dans le manoir, le soleil avait très largement décliné. Combien de temps était-il resté ici l'un contre l'autre? Le jeune homme n'aurait sut le dire et n'était de toute manière pas certain de vouloir le savoir.

Il aida sa petite biche perdu à se relever puis, se remit à genou devant elle. Prenant délicatement son pied droit dans une ce ses mains, il y remit l'escarpin qu'elle avait perdu durant sa fuite éperdue à travers les jardins. Lui offrant ensuite galamment son bras pour la soutenir. Elle l'accepta et tout deux reprirent le chemin du manoir sans que Viktor n'ait prononcé une seule parole.

Les jeunes femmes qu'il avait remis à leur place peut de temps avant cela s'inclinèrent respectueusement. Devant lui ou devant Agniezka? Il n'était pas certain qu'elles ne faisaient pas un effort simplement parce qu'il était là. Peut-être n'aimait-elle pas plus la jeune femme qu'avant mais avaient-elles simplement changé leur tactique et fait en sorte que cela ne vienne pas aux oreilles du baron.

Il mena la jeune femme dans un petit salon où on leur apporta (à la consigne de Viktor) du thé et des petits gâteau sablé. Le thé était surtout là pour permettre à Agnieska de se détendre un peut après se qu'elle avait vécut. Quant aux petits gâteaux, c'était Nane qui les avaient rajouté sur le plateau, sachant que Viktor les adoraient.

La jeune femme avait retrouvé toute sa timidité et n'ausait pas regarder Viktor de peur que leur regard ne se croisent. Pour être tout à fait honnête, cela agaçait un peut le jeune baron. Il aurait aimé attirer son attention, mais ne voyait aucun moyen de le faire. Une méthode très directe et frontale aurait fait fondre la jeune femme en larme sur le champ et se n'était pas vraiment l'effet qu'il cherchait à obtenir.

Lorsqu'il la vit tendre une main peut assurée en direction des petits gâteaux, le souvenir de l'effet qu'une simple poire qu'ils avaient tout les deux convoité revint en mémoire à Viktor. Une manière simple et efficace de capter l'attention de la jeune femme.

Tendant lui aussi la main vers les petits sablé comme s'il voulait aussi en prendre un, il arriva se qui dut arriver et leurs doigts se rencontrèrent.

Elle se mit à rougir et ses lèvres remuèrent en silence comme si elle souhaitait dire quelque chose. Quelque chose qui reta coincé dans sa gorge.

Bon, se n'était pas tout à fait l'effet qu'il avait cherché et il n'était pas certain de faire se qu'il fallait. Mais c'était déjà un début. Il avait vu les lèvres de la jeune femme bouger tout doucement et à se qu'il pouvait en juger, elle lui présentait des excuses. Excuses pour quoi? Mystère. Sans doute pour se qui s'était passé un peut plus tôt dans le parc. Se levant, Viktor changea de banquette pour venir juste à côté d'elle.


« Tu n'as rien à te faire pardonné. C'est moi qui suis fautif Agniezka. J'aurais dut me trouver dans le parc au moment où tu y es arrivé. Elles ne t'auraient pas prise à partit comme cela si j'avais été là. Peut-être t'auraient-elles posé des question, mais elle l'auraient fait gentiment sans te harceler. »

Doucement, il releva le menton de la jeune femme pour qu'elle le regarde dans les yeux.

« Tu me pardonne? »
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Jeu 17 Juin 2010 - 16:22

Je tendis une main peu assurée en direction de l'assiette de petits gâteaux. Mes doigts touchèrent ceux de Viktor. Les retirant promptement, je me mis à rougir en fixant mes mains posées sur mes genoux. J'entendis Viktor se lever. Je suivais ses pas qui se dirigèrent vers moi. Il s'assit alors juste à côté de moi.
La voix du baron se fit alors entendre. Il me dit que je n'avais alors rien à me reprocher. Avait il donc compris ce que j'avais voulu dire ou alors il l'avait simplement présager ? Il avoua être le seul fautif de tout cela car il n'était présent comme il me l'avait promis.

Voyant que je ne relevai toujours pas le visage ni même le regard et que mes doigts se crispaient sur la délicate étoffe de ma robe. Je vis sa main se lever pour se poser sous mon menton afin de me relever le visage. Mon regard était toujours baissé. Son geste n'avait servi à rien s'il espérait que je le regarde droit dans les yeux.
Finalement,il me demanda de le pardonner. Ce fut donc à cet instant que je relevai mon regard. Quand nos yeux se croisèrent je me mis à rougir. Mes lèvres remuèrent alors dans de vaines paroles, un battement de cils fut alors clairement visible signifiant que oui.


Mais vous n'avez rien à vous faire pardonner. Ce n'est pas de votre faute...

Il n'avait effectivement rien à se reprocher. Je pouvais parfaitement comprendre qu'il avait du être retenu et n'avait pu être là à cet instant. Je ne lui en voulais pas. Bien au contraire... Je lui étais redevable car s'il n'avait pas été là, je serai restée dans le jardin dissimulée aux yeux de tous alors que la nuit allait tomber.
Je lui étais redevable pour tout. Il m'avait sauvée une fois, accueillie chez lui et maintenant il volait une nouvelle fois à mon secours. Quelle étrange sensation que celle que je me mis à ressentir. Le rouge me monta aux joues. J'étais troublée par cette sensation.

Je devais trouver quelque chose pour le remercier. Je me mordillai involontairement la lèvre inférieure ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Viktor qui avait toujours sa main sous mon menton. Il pouvait me voir troublée par son regard. Je ne cherchais plus à me cacher de lui. J'étais à sa merci.
Sans que nous nous en rendions compte, nos visages se rapprochaient l'un de l'autre. Je pouvais sentir son souffle et lui le mien. Nos lèvres allaient se frôler quand la porte s'ouvrit sans que l'on ait frappé. C'était Ysera. Elle venait de nous interrompre avant qu'un baiser ne fut échanger.

J'étais encore plus rouge. Aussi je baissai à nouveau le regard. Ysera détourna les talons s'excusant préalablement en disant penser ce salon vide. Non, il n'était pas vide et la totalité de la cour était au courant que nous nous y trouvions. La porte se referma nous laissant seuls à nouveau.
Ce qui était en train de se passer était brisé. On ne pouvait revenir dessus.
J'étais intimidée. Néanmoins je cherchais le visage de Viktor des yeux. S'enchaina alors un jeu de regard muet. A chaque fois que je croisai le sien, je baissai à nouveau mon regard puis petit à petit, je le fuyais moins pour finir par le regarder non pas sans être troublée.


Ce petit jeu avait duré une bonne heure. Un jeu de regard envoutant jusqu'à ce que l'un de nous deux cède à l'autre. Et ce fut moi qui lâcha prise. Il eut alors la satisfaction de voir mon regard de biche soutenir le sien pour la première fois. Un sourire timide se dessina même sur mes lèvres pour son plus grand plaisir.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Jeu 17 Juin 2010 - 19:19

Agniezka ne leva à nouveau les yeux vers lui uniquement lorsqu'il lui demanda de l'excuser. D'un battement de cil, elle lui fit comprendre que oui et ses lèvres remuèrent sans qu'elle soit capable de dire quoi que se soit. À chaque fois qu'elle faisait cela, Viktor avait un petit pincement au cœur en pensant à sa voie disparue. Il n'était pas certain d'avoir parfaitement comprit se qu'elle avait tenté de lui dire, mais cela n'avait pas vraiment d'importance en fait au vu de se qui se passa ensuite.

Quel étranges coïncidences les amenaient donc à toujours se trouver dans des situations d'une telle proximité? Le baron n'avait pas retiré sa main qui relevait doucement le menton de la jeune femme et il n'était pas certain d'en avoir vraiment envie.

Le rouge monta légèrement aux joues de la jeune femme et elle se mordit la lèvre. Son trouble n'échappait pas au jeune baron. Ressentait-elle la même chose que lui? Il n'aurait sut le dire. Peut-être que oui, peut-être que non.

Doucement, leurs visages s'étaient approché l'un de l'autre. Il pouvait sentir le souffle d'Agniezka contre sa peau comme elle devait sentir le sien. Ils étaient si proche l'un de l'autre. La jeune femme ne se détournait pas. La chasse était finie. Elle s'abandonnait au chasseur. Toute entière à sa merci.

Quelques centimètres de plus et leurs lèvres se rencontreraient quelques instants de plus, un rien, le battement d'un coeur.

VLAM !!!

La porte du salon s'ouvrit sans que personne ne se soit annoncer. Les deux jeunes gens se séparèrent et rougirent un peut, bien malgré eux. Viktor regarda l'imprudent qui venait de les déranger en si bon chemin, une lueur meurtrière dans le regard.

Ysera. Encore et toujours elle. Le regard du baron s'étrécit encore alors qu'il se demandait s'il allait la dévorer à la broche ou en salade. Elle baragouina une fausse excuse comme si elle ne savait pas qu'ils étaient tout les deux ici. Bien sur qu'elle le savait. La moitié du manoir le savait et l'autre moitié était en train de l'apprendre.

Dans tout les cas, cette interruption avait pour effet ravageur d'énerver particulièrement Viktor. Si elle voulait s'attirer la sympathie du baron, elle n'était pas sur le bon chemin.

S'en suivit alors un curieux petit jeu du chat et de la souris entre les deux jeunes gens. Aucun d'entre eux n'osait vraiment regarder l'autre dans les yeux. Tout deux cherchait le visage de l'autre, mais fuyaient son regard dés l'instant qu'il le croisaient.

Cela mit les nerfs du baron à rude épreuve. Mais finalement, la partie fut terminée lorsqu'Agniezka descida de soutenir son regard. Ses yeux de biches soutenant les siens certainement pour la première fois depuis qu'ils s'étaient rencontré. Un petit sourire amusé se dessina sur son visage. Pourquoi cela? La biche était-elle réjouit que le chasseur l'ait enfin prise dans ses filets?

Délicatement, la main du baron remit en place une petite mèche folle qui avait quitté la coiffure de la jeune femme. Sa main glissa doucement sur sa nuque, la faisant légèrement frissonner. Mais elle ne détourna pas les yeux pour autant. Tout deux rougirent légèrement.

Elle posa à son tour une main sur son visage, l'effleurant d'abord avant de vraiment le toucher.

Puis, petit à petit, leurs visage se rapprochèrent à nouveau.

Viktor redoutait une nouvelle intrusion, mais personne ne vint. La pièce était silencieuse et uniquement perturbée par leur respiration redues un peut rapides par l'émotion.

Personne pour venir briser ce doux rêve qu'ils faisaient tout les deux.

Finissant de combler la distance infime qui restait entre eux, Viktor posa ses lèvres sur celles d'Agniezka et l'embrassa tendrement.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Jeu 17 Juin 2010 - 19:59

Finalement à ce jeu du chat et de la souris que nos regards faisaient, ce fut Viktor le grand vainqueur. Je ne fus pas déçue de cela car cela brisait la glace qui s'était quelque peu installer. Maintenant que je pouvais le regarder en face, je devais avouer que le baron était assez bel homme. Je ne pouvais m'empêcher de rougir en le regardant. Je sais que cela est incorrecte mais mon coeur me dictait une toute autre conduite.
La main de Viktor vint à replacer une petite mèche qui tombait sur son visage. Ce contact même infime me fit rougir de plus belle. Je ne savais plus où me mettre. J'aurai aimé à cet instant être une petite souris pour me sauver. Mais le chat était tellement attrayant.

Doucement sa main glissa dans ma nuque créant un petit frisson au contact de sa peau sur la mienne. Mon coeur s'emballa un peu plus dans ma poitrine. Je me mis une nouvelle fois à rougir mais sans pour autant détourner le regard. J'avais réussi cela alors qu'il y a encore quelques minutes cela m'aurait été impossible.
Levant lentement une main vers son visage. J'effleurai du revers de la main sa joue. Lentement comme pour m'habituer à ce contact. Quand ce simple contact ne me fit plus tressaillir, ma paume vint à caresser cette même joue. Plus rien n'existait autour de lui. Seul son visage était présent dans mon esprit.

L'attraction se fit alors. Nos visages se rapprochaient comme la première fois sauf qu'il n'y eut aucune irruption. Seules nos respirations qui déposaient leur souffle humide et chaud sur la peau de l'autre pouvait se faire entendre. Nos coeurs battaient à l'unisson.
La distance fut alors comblée. Ce fut alors Viktor qui apposa ses lèvres sur les miennes. Mes paupières se fermèrent alors en même temps que nos lèvres se scellèrent en un tendre baiser. Plus rien n'existait. Je me sentais légère, portée par le vent comme une plume dérivant au grès de la douce brise.

Nous nous reculèrent alors chacun doucement. Ouvrant les paupières lentement, je me mis à rougir, baissant le regard alors que mes doigts effleuraient timidement mes lèvres. Qu'avais je fait ? Qu'avions nous fait ? Cela n'était pas convenable. Viktor put alors me voir troublée et mon regard inquiet. J'avais repris cette allure de biche aux abois.
On frappa à la porte. C'était un page qui nous annonça que le repas était servi. Viktor se leva et me tendit une main avec le sourire. Après ce baiser, je n'avais pas de raisons d'avoir peur de cette main tendue. Mais cela ne fut pas le cas. Avançant une main tremblante, je la déposai dans la sienne.

Prenant appui sur son bras comme cela convenait, nous nous rendîmes dans la salle à manger afin de diner. Toute la cour était présente et se leva à l'entrée du baron. On fut surpris de me voir au bras de Viktor. Des regards de jalousies, d'incompréhension se firent alors voir dans l'assistance.
Le baron me fit prendre place à sa droite, place normalement réservée à une personne de haut rang ou de l'épouse. Bizarrement je savais ce que cela représentait. Un souvenir peut être ? Je l'ignore. Viktor prit alors la parole pour me présenter officiellement à tous.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Ven 18 Juin 2010 - 15:13

Viktor et Agniezka finirent par doucement s'éloigner l'un de l'autre, mettant un terme à ce doux baisé qu'il venaient d'échanger.

Le baron se sentait bien. Léger, comme si un poids énorme venait d'être retiré de ses épaules. Mais en même temps, il était très troublé de se qui venait de se passer. Lui qui d'habitude montrait autant de distance vis-à-vis des femmes, voilà qu'en une petite dizaine de jours seulement, Agniezka avait réussi à passer outre cette barrière qu'il mettait entre lui et les femmes avec une facilité déconcertante.

Il la tenait toujours contre lui, sa main sur la nuque de la jeune femme.

Il ne parvenait pas à se rendre compte de se qui s'était passé. Son cerveau était comme déconnecté, en veille, éteint, caput.

Il n'osait pas faire le moindre geste et regardait seulement la jeune femme passer doucement sa main sur ses lèvres, puis lever un regard apeuré vers lui. Elle était redevenue la biche apeurée devant son chasseur. Le cerveau du baron choisit ce moment précis pour se remettre en route. Par les Cinq, comment avait-il put faire une chose pareille? Se n'était pas convenable et il ne se serait jamais cru capable d'une telle chose. Sa raison lui murmurait de s'écarter. Mais à l'inverse, son cœur lui hurlait de dévorer de baisers le visage de la jeune femme.

Quelqu'un frappa à la porte avant qu'il n'ai eu le temps de se décider sur se qu'il devait faire maintenant. On leur annonça que le diner était servit.

Viktor se leva du canapé, un peut résigné. Cela ne l'empêcha pourtant pas d'adresser un sourire à Agniezka en lui proposant son bras. Après se qui venait de se passer, il aurait crut qu'elle serait moins peureuse. Mais se fut une main toute tremblotante qui vint lui prendre le bras.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle à mangé, toute la cour de Missède était présente. Il y eu des murmures lorsqu'on vit la jeune inconnue au bras du baron. Murmures qui ne durèrent pas bien longtemps devant l'air quelque peut fermé du jeune homme. Cela n'arrangea rien à la mine sévère de plusieurs courtisans lorsque le jeune homme installa Agnieska à sa droite.

Une fois que la jeune femme fut en place, Viktor se dressa devant toute l'assemblée avant d'avoir prit place sur sa chaise.


« Messeigneurs, mesdames, j'aimerais vous présenter une nouvelle venue parmi nous. La demoiselle Agnieska. Elle viens de la lointaine baronnie d'Oësgard et nous fait l'honneur de nous rejoindre parmi à Missède. Certains et certaines ont déjà put l'apercevoir aujourd'hui lors de mon arrivée, mais je tenais à la présenter officiellement devant vous aujourd'hui. C'est à présent chose fait. J'ose espérer que vous lui ferez un bon accueil. »

Il y eu quelques légers applaudissement pour saluer l'arrivée de la jeune femme à Missède.

Viktor attendit que ceux-ci prennent fin pour poursuivre.


« Au vu d'un léger incident qui s'est déroulé depuis peut, j'aimerais clarifier un point cette jeune femme que nous accueillons a été rendue muette par un acte odieux et son passé la fait atrocement souffrir. Je vous demanderais donc d'être aussi délicat que possible avec elle. Ayant juré de la protéger, il vas s'en dire que s'en prendre à elle reviends à s'en prendre à moi. Merci de votre attention. »

Le baron se mit enfin assis et tout les membre de la cour purent l'imiter. Le repas commença alors.

Viktor ne faisait que picorer. Il n'avait pas vraiment d'appétit. Cela intrigua et inquiétât un peut le chef qui fit sortir des cuisines de magnifiques tartes au citron couverte d'une épaisse couche de meringue. Le baron rafolait de cela depuis qu'il était tout petit et n'allait certainement pas se priver pour fondre sur les tartes avec la rapidité d'un oiseau de proie comme à son habitude.

Mais rien n'y fit.

Viktor avait la tête ailleurs. À sa voisine en fait. Celle-ci mangeait calmement se qui se trouvait dans son assiette, écoutant attentivement une jeune femme un peut plus vieille et largement plus replette qui se trouvait à côté d'elle.

Non, il n'avait pas faim. Pas même pour une part de tarte au citron. Même avec la meilleure des meringues.

Le jeune homme fini par en avoir assez de ce repas et se leva, adressant un signe aux courtisans pour que ceux-ci restent assis. D'un pas assez rapide, le jeune homme gagna les jardins. Il avait besoin d'être calme pour repenser à tout cela et les conversations des courtisans et nobles.

Le jeune homme alla s'allonger sur un banc et contempla les étoiles dans le ciel. Que devait-il faire? Le souvenir des lèvres d'Agniezka sur les siennes était entêtant. Il aurait tant aimer l'embrasser à nouveau.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Ven 18 Juin 2010 - 17:31

L'heure du repas était venu. Viktor me présenta devant toute l'assemblée. Quelques applaudissements pour me souhaiter la bienvenue puis Viktor leur fit part d'un autre détail me concernant. Quiconque viendrait à me faire du mal signifierait à lui faire du mal à lui donc cela était chose interdite. Le silence s'installa.
Les services commencèrent alors. Viktor durant tout le repas semblait manquer d'appétit car je vis que toutes ses assiettes repartirent pour ainsi dire pleine. Personnellement, je mangeais lentement en écoutant ma voisine de droite, une femme d'un âge mature qui me racontait tous les petits potins de la cour.

Il y en eu un qui me fit rougir et surpris à la fois. Elle venait de m'informer que Viktor était la cible de tout ce parterre de demoiselles assises à cette table. On l'avait prié de prendre épouse mais celui ci refusait le mariage arrangé. Généralement c'était les demoiselles que l'on marié de force pour lr jeu des alliances ou pour honorer leur famille.
N'écoutant plus réellement cette dame, je me laissai à imaginer ce que pouvais être ma vie d'avant. Plusieurs hypothèse se bousculèrent dans mon esprit. Si j'étais une paysanne, j'aurai eu un mariage d'amour sans conteste. Si je fus une riche bourgeois comme de noble naissance, chose qui me laissait de plus en plus le présager, j'aurai été mariée de force à un homme que je n'aurai sans doute jamais aimé.

Le dessert arriva. Le chef cuisinier nous fit servir des tartes meringuées au citron. Je fus surprise alors de voir Viktor se lever de table. Il eut alors droit à un regard d'incompréhension et d'inquiétude alors qu'il nous faisait signe à tous de rester assis. Il quitta alors la salle nous laissant finir notre repas.
Je ne pris que quelques bouchées de cette tarte ô combien délicieuse. Ce ne fut pas la faim ni même l'envie qui me l'empêchaient mais ma tête. Je me demandais pourquoi Viktor avait filé en me laissant seule au milieu de tout ce monde alors qu'il avait juré de ne jamais me laisser seule.

Une fois le repas finit. Toute la cour quitta la salle pour prendre le thé pour les dames ou un verre d'alcool de Millet, une spécialité de la région, pour les hommes. J'étais seule dans cette immense salle à présent vide. Seuls les domestiques faisaient des aller-venus pour débarrasser la table. Finalement me levant, je sortis à mon tour de la salle à manger. Nane arriva à cet instant par un petit couloir réservé à la domesticité. Elle me demanda pourquoi Viktor n'était pas avec moi. Pour seule réponse, elle eut mon regard triste. J'avais la sensation que c'était de ma faute s'il s'était isolé. Me prenant par la main, la nourrice me dit de ne pas m'inquiéter car Viktor était un homme très casanier.

Suivant Nane, elle me conduisit à ma suite. Une fois à l'intérieur, je fis face à l'immense lit. Alors que lentement je retirai mes pieds des escarpins, Nane dégrafa le dos de ma robe qui glissa sur le sol puis ce fut le tour des bas qu'elle me retira lentement. M'asseyant derrière la coiffeuse, elle me démêla les cheveux puis doucement me retira le ruban qui ornait mon cou.
Il était à présent temps de se mettre au lit. M'allongeant dans ce grand lit tout blanc, Nane s'assit près de moi et me murmura que je devais dormir car cette journée avait été éprouvante. Fermant doucement les paupières, je l'entendis souffler les chandelles puis sortir de mes appartements. Pour la première fois depuis dix jours à présent, j'allais passer la nuit seule, sans la présence de Viktor à mes côtés.
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Ven 18 Juin 2010 - 19:19

Viktor se sentait mal.
Il n'aurait pas dut partir. Combien de temps Agniezka était restée plantée sur sa chaise avant que quelqu'un se décidé à la guider jusqu'au salon des dames? Et une fois dans le salon, il n'osait même pas imaginer l'accueil qui allait lui être réservé. Ysera en particulier allait tout faire pour lui faire passer une salle nuit.

Voilà à peine une journée qu'elle était à Missède et il avait déjà manqué à plusieurs reprises à la promesse qu'il avait fait à Dragan de prendre soin de la jeune femme. Avait-il vraiment prit la bonne décision en la prenant sous son aile? Sans doute aurait-elle été mieux avec le seigneur elfe qu'avec lui.

Et le souvenir du baisé qu'ils avaient échangé...

Viktor bondit sur ses pieds et quitta le jardin moins détendu qu'en y entrant. Il passa rapidement à la salle à mangé, mais seul restait les serviteurs qui débarrassaient les plats.


« Où est la jeune femme qui dinait à côté de moi? »

Le jeune page auquel le baron s'adressa parut un moment hésiter.

« Nane l'a emmenée seigneur. »

Viktor remercia brièvement avant de se diriger vers la suite qu'occupait la jeune femme. Mais avant d'y entrer, il se retint. Entrer pour faire quoi? Pour quoi dire? Pas certain qu'elle ait d'ailleurs très envi de le voir.

La nuit porte conseil.

Après un dernier moment d'hésitation, le baron alla rejoindre sa propre suite.

* * *

Viktor ouvrit les yeux. Il ne savait pas se qui l'avait réveillé, mais il était bien réveillé. Il était tard. C'était certain. Le soleil n'était pas levé.

Il devait être au moins la moitié de la nuit.

Qu'est-ce qui était en train de se passer?
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Ven 18 Juin 2010 - 19:51

La nuit est à présent bien entamée. Dans le couloir, sans un bruit, une ombre se déplace. La porte de la chambre du baron s'entrouvre mais personne n'y pénètre. C'est ma main qui est posée sur cette clenche pourtant je ne m'en rends pas compte. Je dors.
Je continue un peu à déambuler puis sagement, je retourne me coucher. Pas un bruit ne règne dans le couloir. Quelques heures passent à nouveau. Je me réveille en sursaut. Ma respiration est rapide, ma peau moite. Il fait noir tout autour de moi, j'ai peur.

Les larmes se mettent alors à ruisseler sur mon visage sans que je ne sois capable de les arrêter. Un cauchemar, c'est un cauchemar que je viens de faire. J'entendais des cris partout. Terrorisée, je l'étais dans mon rêve. Un homme m'entraine en me brutalisant. Puis plus rien. Tout s'arrête à cet instant. J'ai besoin de me rafraichir un peu.
Alors que j'entre dans la salle de bains que contient ma suite, j'entends un claquement retentir dans le couloir. C'était la porte de la chambre du baron mais cela je ne le sais pas. Je secoue la tête. Cela doit être le fruit de mon imagination à cause de ce rêve. Plongeant mes mains dans un vasque d'eau que je viens de remplir, je me mouille le visage.

Un peu de bruit se fait alors entendre. Quelqu'un est dans ma chambre à une heure si tardive. Qu'est ce qu'on me veut. Le cauchemar recommence pourtant il me semble être éveillée cette fois. Je suis bloquée dans la salle de bain, je ne peux pas fuir ni me dissimuler sous le lit ou dans une armoire. Que vais je faire ?
Il y a un petit renfoncement dans un coin de la pièce, je me dirige alors prestement là bas. Il y a quelques gouttes d'eau qui tombent sur le sol. Je n'y prête pas attention à cet instant mais une fois que je suis dissimulée dans mon coin, je réalise que ces gouttes d'eau peuvent me trahir.

Mon souffle s'accélère. Je n'ose plus bouger. Je tremble même. Je n'arrive pas à me calmer. Cette situation me semble familière pourtant rien ne veut remonter à la surface. Je suis tétanisée, prise au piège dans ce recoin. Poussée dans mes derniers retranchements. Un bout de ma chemise dépasse de mon coin, elle est alors visible si une personne entre. Mais cela je ne l'avais pas vu.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une biche dans la cage aux lionnes [Rp avec Inconnue]   Sam 19 Juin 2010 - 17:12

Viktor était du genre prudent.

Une vieille habitude qui lui était restée du temps qu'il avait passé à combattre dans le Nord? Peut-être. En tout cas, le baron dormait toujours avec une dague dissimulée sous son oreiller. C'était le genre de précaution qu'il prenait par habitude, mais qui n'avait jamais servit. En tout cas, jusqu'à maintenant. Doucement, pour ne pas éveiller les soupçons d'un éventuel asseyant, il glissa sa main sous l'un des gros coussins.

D'un cou, il se redressa, le poignard à la main.

Mais il n'y avait personne. La chambre était totalement et désespérément vide. Il eu un mauvais présentiment et glissa en silence de son lit. Quelqu'un était passé par ici. Il en était persuadé. Quelqu'un était en train de roder doucement dans le couloir.

Le baron ne mit pas longtemps à attraper son épée dissimulée sous le lit et à la tirer de son fourreau. Il aurait put appeler la Garde de la Bibliothèque. C'était certain, sans doute aurait-il dut. Mais d'un autre côté, si un rôdeur était parvenu à monter jusqu'ici, cela signifiait certainement que les gardes qui surveillaient l'escalier étaient mort ou inconscient. Appeler la Garde reviendrait à faire peur à cet intrus mystérieux.

Doucement, le baron se glissa hors de sa chambre et, rasant les murs, il fini par atteindre son objectif: la suite de la couronne où dormais Agniezka. Il devait s'assurer que la jeune femme allait bien. Il entra en silence au cas où elle dormait encore ou s'il y avait quelqu'un dans cette chambre qui n'aurait pas dut s'y trouver. Jetant un petit regard dans la chambre, il sentit son cœur manquer un battement et le jeune homme devint nettement moins calme et silencieux. Il fouilla rapidement tout les recoins de la chambre avant de se rendre à l'évidence. Elle ne s'y trouvait pas.

Il sortit de la chambre et entra rapidement dans la salle de bain.

Elle aussi vide. Le jeune homme s'apprêtait à sortir lorsqu'il aperçut quelque chose. Un morceau de tissus qui dépassait d'un petit recoin.


« Agniezka? »

Le jeune homme déposa son épée au sol et se baissa, s'approchant doucement de la cachette.

En effet, se fut une Agniezka tremblante comme une feuille qu'il découvrit cachée là. Le jeune homme tendit les bras vers elle et l'aida à sortir de ce petit renfoncement où elle s'était dissimulée. Là seconde qui suivait, elle se jetait toute tremblante dans ses bras. Viktor alors accroupit bascula en arrière, roulant au sol avec la jeune femme serrée contre lui.

Légèrement assommé par sa douce rencontre avec le sol de le salle de bain, le jeune homme sentit quant même le corps secoué de sanglots silencieux de la jeune femme contre le sien et entendait parfaitement à respiration un peut saccadée.

Se redressant légèrement, il la prit dans ses propres bras et la berça pour la réconforter comme on berce une enfant qui viens de faire un cauchemars.

Se fut seulement après plusieurs minutes qu'il la vit.

La longue cicatrice qui la rendait muette, et qui parcourait sa gorge.

Étrangement, il ne la trouvait pas laide. Bien sur, se n'était pas une jolie plaie, mais elle ne faisait que rajouter à la beauté de son visage.

Petit à petit, la jeune femme se calmait dans les bras protecteur de Viktor, ne remarquant pas qu'il observait sa gorge. Petit à petit également, l'avis du baron sur cette blessure changeait. Il ne l'aimait pas tant que cela en fin de compte. Elle était la preuve et le souvenir perpétuel de se que la jeune femme avait subit ce jour mystérieux. Que s'était-il passé? Pourquoi avait-on voulut la tuer? Ces questions resteraient à jamais sans réponse. Mais se n'était pas se qui dérangeait le plus Viktor. À présent, Agniezka était bien loin du lieu où s'étaient déroulé tout ses tourments. Elle ne risquait plus rien à Missède si se n'était les petits complots de la cour.

Non, se qui le mettait en rage, c'était le fait qu'elle serait à jamais privée de sa voie. Jamais il ne l'entenrait rire ou chanter.

Viktor souris à la jeune femme lorsqu'elle leva le regard vers lui.


« Chut, c'est fini. Tout vas bien, murmura-t-il en capturant délicatement d'un petit geste une larme qui coulait sur sa joue. Tout vas bien, il ne t'arrivera rien d'accord? Je suis là. »

Doucement, il changea de position pour se mettre debout. Portant la jeune femme dans ses bras, il la raccompagna jusqu'à son lit et l'y coucha doucement. La recouvrant des couvertures, il ne put manquer le regard suppliant qu'elle lui adressait ni le fait que petit à petit, sa respiration s'accélérait.

« Tu voudrais que je reste, comprit le jeune homme. »

Agniezka hocha la tête et Viktor baissa les yeux.

« Se ne serait pas très convenable. »

En effet, pas vraiment. Portant, le baron ne put résister très longtemps aux yeux de la jeune femme qui le fixait en le suppliant de rester.

Ben quoi? Vous pourriez résister longtemps au chat potté?

Il s'allongea donc dans une banquette juste en face de la jeune femme. Elle lui adressa un sourire ravis avant de s'endormir quelques minutes plus tard.

* * *

Peut de temps avant l'aube, Viktor quitta la chambre d'Agniezka en toute discrétion.

Personne ne saurait qu'il y avait passé une partie de la nuit et c'était certainement mieux ainsi.
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