AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sur les rives d'Afayel [Agniezka]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Ven 16 Juil 2010 - 1:39

Viktor attendit un certain temps avant de sourire à Agniezka pendant qu'ils laissaient derrière eux la route qui remontait vers le nord et partait jusqu'à Missède. Eux continuaient vers l'est.

La jeune femme paraissait un peut perdue. Elle avait bien repéré qu'ils avaient prit une direction qui n'était pas tout à fait la bonne.

Depuis une journée que les deux amoureux voyageait dans le carrosse en revenant d'Ethin, Viktor avait scrupuleusement évité de dire qu'ils rentraient bien au palais de Missède. Et pour cause. Se n'était pas là-bas qu'ils se rendaient. Le jeune baron avait une tout autre idée en tête. Une idée qui plairait peut-être bien à la jeune femme. En tout cas, il l'espérait.


« Nous ne rentrons pas à Missède, fini par déclarer le jeune homme. Pas tout de suite en tout cas. D'abord, je vais t'emmener quelques jours autre part. »

Leur entrevue avec le régent de Scylla avait été tout à fait parfaite. Aetius et lui n'avaient pas discuter de grand chose de vraiment important. Mais cela lui avait donné l'occasion de faire se qu'il désirait.

Pus loin dans l'est de Missède se trouvait le lac Afayel. C'était au bord de ce lac que le jeune baron souhaitait se rendre. Pas dans la demeure seigneuriale qui se trouvait à proximité. Non. Les barons de Missède possédait un quartier d'été sur les bord du lac. Un joli manoir dont on ne se servait plus guère malheureusement. Oh, il n'était pas pour autant laissé à l'abandon. Mais les barons qui s'étaient succédé à la tête de Missède n'avaient, pour la plupart pas prit la peine de s'y rendre. Et bien Viktor avait bien l'intention d'y mener Agniezka.


« En fin de compte, dit-il en prenant doucement la jeune femme dans ses bras. C'est comme si j'étais en train de t'enlever. »

* * *

Ils arrivèrent bien plus tard à leur destination. Le voyage leur avait prit la journée du lendemain également et ils ne furent arriver qu'à la nuit tombée. Agniezka s'était endormie depuis longtemps. Elle n'eu donc pas le plaisir de contempler sous la lune la vaste étendue argentée du lac Afayel. Ni le manoir et ses jardins d'ailleurs. Elle aurait sans doute beaucoup aimer les voire. Mais Viktor n'avait pas l'intention de la réveiller pour cela.

Une fois arrivée devant la porte, lorsqu'il fallut descendre, Viktor prit la jeune femme dans ses bras. Elle grogna doucement dans son sommeil avant de se blottir contre lui à la manière d'un chat qui vien de découvrir un oreiller particulièrement confortable.

Ils entrèrent tout les deux dans la chambre qui était toujours prête à accueillir le baron lors de ses éventuelles visites. Viktor déposa Angiezka sur le lit et lui retira plusieurs des ustensiles de torture qu'elle portait. Son corsage qui comprimait sa poitrine et l'empêchait en partie de respirer, ses chaussures, un robe chargée de froufrous et de dentelles. Au final, elle ne portait plus grand chose d'autre que sa très longue chemise qui lui descendait jusqu'aux chevilles ainsi que ses bas que le baron n'avait pas osé lui retirer.

Lui aussi se mit en tenue de nuit avant d'aller rejoindre la jeune femme dans le lit. Il la prit doucement contre lui, caressant son nez du bout du doigt. Le baron ne tarda pas à s'endormir, le sourire aux lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Ven 16 Juil 2010 - 16:20

Nous repartons de Ethin, lieu dans lequel nous étions en voyage dans le but d'une rencontre diplomatique avec notre voisin de Scylla. Je ne reconnaissais pas ce paysage qui s'offrait à ma vue à travers la fenêtre du carrosse. Ce n'était pas le même qu'à l'aller. Je regarde alors Viktor d'un air inquiète en espérant qu'il comprenne la question non posée que je formulais par ce regard un peu perdu.
Devant mon inquiétude non dissimulée, Viktor répondit que nous ne rentrions pas tout de suite à Missède et nous faisions un détour pour quelques jours dans un autre endroit dont il tût la destination. Où m'amenait il ? J'avais un peu peur je dois bien l'avouer mais en sa présence que pouvait il m'arriver.

Viktor se rapprocha de moi en se décalant sur la banquette. Quand il fut à proximité, il me prit dans ses bras avant de murmurer qu'il m'enlevait. Même si son ton était doux, je ne pus m'empêcher de m'écarter de lui. Je ne sais ce qui me prit à cet instant mais ce mot avait déclenchait un certain effroi en moi. On pouvait lire de la terreur dans mes yeux.
Il était trop tard pour Viktor de se rattraper de cette parole malencontreuse qui ne se voulait pas être perçue de la sorte et certainement avoir cet effet. En y réfléchissant bien, il parlait de l'enlèvement de la jeune femme aimée par son amant comme on en parlait bien souvent dans les histoires romanesques. Mais ce ne fut que plus tard que je le réalisa. Pour le moment, j'avais peur, mon corps s'était raidi comme si je venais d'être attaquée.

La nuit du second jour était tombé. Je dormais, fatiguée par ce voyage dont j'ignorai le temps qu'il prendrait encore. Mon sommeil n'était point des plus paisibles. Ce mot hantait mes rêves. Ce fut plus tard dans la nuit que je me réveillai en sursaut pour me rendre compte que je n'étais plus dans le carrosse mais allongée dans un lit.
L'obscurité de la chambre était telle que je ne vis pas Viktor endormi dans le même lit que moi. Me levant, je me dirigeai vers la fenêtre dont je percevais une légère clarté à travers l'épais rideau qui la dissimulait. Je ne reconnus pas les jardins. Non ce n'était pas ma chambre, car la vue n'était pas celle des jardins de Missède.

Ouvrant la fenêtre un léger vent s'engouffra dans la chambre pour la rafraîchir un peu. Dehors la lune était pleine et baignait un ciel étoilé qui se reflétait sur ce qui semblait être un lac. Quelle magnifique vue. C'était donc que cela que Viktor avait tenté de me dissimuler afin de m'en faire la surprise.
J'allais alors me recoucher le coeur et l'esprit léger. Je me sentais mieux malgré la chaleur étouffante de la nuit. Il ne fallut pas longtemps pour que je me rendorme. Non il faisait trop chaud. Même sans les couvertures, j'étouffais. Cela me réveilla donc quelques minutes plus tard.

Ne sachant pas que Viktor dormait avec moi car le lit était tellement grand et l'obscurité épaisse, je décida de retirer ma chemise. Seuls mes bas de coton blanc dont la jarretière verte restaient comme seul vêtement en contact avec ma peau. Me sentant mieux, je me rendormis paisiblement pour ne plus me réveiller de la nuit.
Bien évidemment dans la nuit, Viktor comme moi avions bougé pendant notre sommeil. Il m'enveloppa de ses bras pour me serrer contre lui. Bien évidemment cela ne se sentit pas que j'étais nue. Seules ses mains pouvaient le sentir mais comme il dormait, Viktor ne le réalisait pas. Ce serait donc au matin à son réveil qu'il réaliserait cette douce vision.

Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Ven 16 Juil 2010 - 17:40

La nuit avait été relativement étouffante et Viktor avait retiré quelques vêtement pour ne pas mourir de chaud. Sauf qu'il n'avait bien entendu pas vu qu'Agniezka en avait fait tout autant. Et puis, contrairement à la jeune femme, lui savait qu'elle se trouvait là. Il avait donc garder une certaine décence dans sa tenue. Se n'était pas le cas d'Agniezka.

La première chose qu'il vit au réveil, se fut le doux visage de sa chère et tendre. Son doux visage juste à côté du sien, sa tête posée sur son épaule comme un oreiller. Puis, il y eu un détail étrange qui attira l'attention du baron. Quelque chose qui ne collait pas vraiment avec se qu'il se rappelait de la veille. Où étaient passé les bretelles qui maintenaient la longue chemise d'Agniezka sur ses épaules?

Baissant le regard, le baron eu une énorme gifle et marqua un temps d'arrêt, étranglé par la surprise.

Il n'y avait plus de chemise. Où était-elle passée? C'était une bonne question. Mais pour le moment, Viktor était comme paralysé devant Agniezka.

Elle était nue contre lui.

Enfin, pas tout à fait. Il lui restait ses bas. Mais on pouvait dire que cela ne changeait pas grand chose pour le jeune homme. Rien ne dissimulait sa poitrine ni même... enfin, vous aurez certainement compris.

Il restait sans savoir quoi faire alors qu'Agniezka dormait encore tranquillement contre lui. Que faire? Bonne question. Il n'en savait rien. Tout se qu'il pouvait affirmer en revanche, c'était qu'il ne fallait pas qu'elle se réveille maintenant. Jamais l'envie lui prenait d'ouvrir les yeux maintenant et de se rendre compte de la situation dans laquelle elle se trouvait, jamais plus Agniezka n'oserait regarder le baron dans les yeux. Voir même le croiser tout court tant elle serait honteuse.

Doucement, Viktor tenta de la repousse sur le côté, faisant glisser son bras prisonnier sous le corps de la jeune femme. Sauf que celle-ci ne sembla pas en avoir vraiment envie et se blottit plus encore contre le baron.

Viktor était au comble du trouble. Il sentait le corps nu d'Agniezka tout contre le sien. Une partie de son esprit lui disait de s'éloigner d'elle. Sauf qu'une autre partie le faisait de plus en plus désirer le frêle corps de sa fiancée. Il ne savait plus quoi penser. Finalement, il fit taire ses pulsions. Se n'était vraiment pas le moment.

Faisant une nouvelle tentative pour s'éloigner de la jeune femme, il marqua un soudain arrêt. Dans un de ses mouvements, il avait été un peu trop brusque. La tête d'Agniezka avait été un peu trop secouée et le résultat fut immédiat. La jeune femme ouvrit les yeux.

Il y eu un instant durant lequel elle fixa le regard d'ébène du baron. Puis, tout partit assez mal et Viktor vira à l'écarlate.


*C'est bon... grillé.*
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Ven 16 Juil 2010 - 20:59

Le soleil berçait lentement la pièce dans un léger halo de lumière alors que dehors il faisait déjà grand jour. Je dormais toujours profondément sans me rendre compte de la présence du baron. Viktor s'était réveillé fort surpris de cette douce découverte à son réveil. Un dilemme cornélien se jouait alors en lui. La raison contre ses pulsions humaines. Ce fut finalement la raison qui l'emporta.
Il essaya de se dégager de cette douce étreinte sans y parvenir. J'étais contre lui, emprisonnant un de ses bras pour ne plus le lâcher. Il retenta une nouvelle fois et réussit à se dégager mais non sans mal car ce qu'il redoutait venait de se produire.

A force de bouger en tous sens, Viktor avait réussit à me réveiller. Ce n'était nullement volontaire de sa part car il savait qu'un drame se produirait si je réalisais que j'étais nue en sa présence. Ouvrant doucement les paupières, ma vue fut troublée alors que le visage de Viktor se dessinait très nettement. J'aimais le voir à mon réveil. Mais …
Je vins à réaliser que durant la nuit, je m'étais dévêtue. J'étais nue, là devant lui, offert à son regard. Avait il vu ? Le fait qu'il vire écarlate répondait à la question. Il m'avait donc vu nue. Mais qu'avait il vu exactement ? Cela je ne savais pas.

Tirant alors le drap sur mon corps pour me dissimuler, mes mains se serraient sur l'étoffe au niveau de ma gorge. Le rouge me monta aux joues et je pris une teinte pivoine tellement j'étais gênée. Le regard baissé, je ne bougea plus, restant allongée passive sur le lit. Le silence régnait dans la chambre. Je n'avais qu'une seule crainte : que quelqu'un entre. Mais ce ne fut pas le cas et fort heureusement.
Relevant doucement les yeux, Viktor était toujours assis sur le lit comme absorbé par ce qui venait de se passer. Je devins encore plus rouge en le regardant. Un jour ou l'autre cette situation devait arriver. Ce fut donc ce jour là... J'aurai préféré qu'il ne me voit jamais nue par pudeur mais comme nous étions fiancés et par conséquence allions devenir mari et femme, il m'aurait vu dans le plus simple appareil un jour ou l'autre.

Relâchant une main qui était crispée sur le drap, je la glissai vers celle de Viktor qui reposait à plat sur le lit et sur laquelle il prenait appuis. Levant une nouvelle fois le regard dans sa direction, mes lèvres remuèrent dans ce même silence auquel nous nous sommes habitués tous deux. Je lui dis alors confuse.


Veuillez m'excusez, je ne pensais pas que vous étiez là. Cela ne se reproduira plus...

Je m'excusais car cette situation dans laquelle nous étions était de mon entière faute. S'il aurait su que durant la nuit je me serai dévêtue, il aurait fait chambre à part. Le mal était fait à présent. J'étais la seule fautive et j'espérai qu'il accepte mes excuses.
J'avais peur d'être ainsi nue en compagnie d'un homme même si celui ci était mon fiancé. On ne sait jamais ce qui pouvait se passer. Mon honneur serait bafoué si cela s'apprenait. Ce qui me faisait sans doute le plus peur était sans doute que Viktor cède à ses pulsions et ne tente d'avoir une avance sur notre nuit de noces. Les baisers sont une chose mais les rapports charnels en sont une autre. Parallèlement à mes craintes, je me sentais comme en sécurité. C'est bizarre comment deux sentiments contradictoires pouvaient se mêler. Je savais que jamais Viktor ne ferait quoique ce soit pour m'offenser.
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Sam 17 Juil 2010 - 9:47

Agniezka sembla d'abord heureuse de voir son fiancé prêt d'elle a son réveil. Elle avait toujours aimé le voir lorsqu'elle se levait. Pourtant, elle réalisa assez rapidement que quelque chose n'allait pas. Elle ne mit pas bien longtemps à se rendre compte de se qui clochait. Elle était nue devant lui.

Sa réaction fut quasi instantanée. Elle attrapa le drap et tira vivement dessus pour le remonter au niveau de son menton afin de dissimuler sa nudité. Mais c'était un peut tard pour cela. Ses joues s'enflammaient comme jamais Viktor ne les avaient encore vue rougir. Celles du baron ne devaient pas être moins écarlates. Ils n'osaient pas se regarder. Tout les deux le regard baissé. Agniezka restait allongée tout à fait passive sur le lit, n'osant certainement pas faire le moindre mouvement.

Vikot quant à lui était assis sur le lit, prenant appuis sur ses mains. Son esprit tournait à toute vitesse pour tenter de désamorcer cet épineux problème qui se présentait à lui. Comment faire pour qu'Agniezka ne s'enferme pas totalement sur elle même après Ça? La question était épineuse. Ils s'étaient tout les deux promis l'un à l'autre. Un jour que Viktor avait espéré le plus prochain possible, ils se seraient marié. Il aurait bien fini par la voir nue durant la nuit de noce. Mais pour le moment, ils n'étaient pas marié.

Agniezka releva doucement les yeux. Elle devint plus rouge encore lorsqu'elle croisa son regard. Au moins, elle était encore capable de le regarder en face. Une des mains de la jeune femme se décrispa de sur le drap pour venir chercher sa main à lui. Elle remua les lèvres pour parler, lui présentant des excuses.

Viktor hésita un petit instant. Il fini par se lever du lit, fonçant droit sur le bureau, il s'empara d'un morceau de papier sur lequel il griffonna rapidement un mot à l'aide d'une mine de plomb. Un simple petit mot qui pouvait paraître tout à fait anodin. Voir même idiot. Ce mot n'existait pas: « Ikalarux ».

Sauf que ce simple mot avait une signification tout à fait particulière pour toute la domesticité de Missède et la Garde de la Bibliothèque. C'était ce mot que Viktor avait convenu avec Tibérias. Lorsqu'il était prit de crise de tremblement et s'il en avait le temps, il devait laisser ce mot devant sa porte. Ainsi, personne ne viendrait le déranger et donc le voir pendant qu'il était en train de trembler dans tout les sens, le corps agité de mouvements désorganisé.

Il déposa le mot devant sa porte avant de revenir au lit où il s'installa à nouveau. Agniezka tenait toujours le drap serré contre elle, n'osant pas bouger. Elle était terrifiée et le regardait avec ses grands yeux vert remplis d'espoir et d'appréhension. La situation paraissait quelque peu bloquée.

Doucement, le baron se rapprocha d'elle et lui prit les mains. Son regard était rassurant. De plus, elle lui faisait confiance. Elle lui avait toujours fait confiance. C'est sans doute pour cela qu'elle lâcha le drap. Viktor l'attira contre lui, repoussant le drap et dévoilant à nouveau la nudité de la jeune femme. Elle se crispa violemment dans ses bras. Tenta de s'échapper, mais Viktor la garda contre lui.


« Je ne vais rien te faire, murmura-t-il à son oreille. »

Elle le regarda, intriguée et se décrispa doucement pendant qu'il caressait doucement son visage d'une main.

Le baron devait avouer que la tentation de la faire sienne ici et maintenant était grande. Mais se n'était pas comme cela qu'il voyait leur premier rapport charnel. Pas du tout, même.


« Je ne vais pas te toucher, murmura-t-il à son oreille. »

Agniezka se décrispait petit à petit. Finissant par oublier qu'elle était nue devant lui pour simplement s'abandonner à la douce étreinte de Viktor. Peut-être se disait-elle que s'il avait voulut la posséder, se serait déjà fait. Se ne fut qu'après de longues minutes que Viktor fini par reprendre la parole.

« La tentation est grande de te faire mienne maintenant, souffla-t-il. Mais je ne le ferait pas. »

Alors qu'une de ses mains était toujours sur le visage de la jeune femme, la seconde main de Viktor se mit à tracer de petits cercles du bout du doigt sur le ventre plat de la jeune femme.

Le baron déposa une petite série de baisers dans le cou d'Agniezka.


« Tu n'as aucune honte à avoir. J'aurais fini par te voir ainsi un jour. Nous avons juste été tout les deux surprit que se soit aujourd'hui je pense. »

Il marqua une légère pose avant de reprendre.

« Tu décideras quant tu voudra que je te fasse mienne. Aujourd'hui, demain, dans plusieurs jours ou plusieurs semaines. Cela n'a pas d'importance. Mais... je veux que se soit un cadeau. Ton cadeau pour moi. Que tu me l'offre volontairement. Je ne veux pas te forcer la main. Ce cadeau, tu choisiras quant tu voudras me l'offrir. Je ne te forcerait pas à me le donner. »

Ses lèvres dévièrent pour se poser sur celles de la jeune femme. Puis, lorsque ce doux baisé fut achevé, il se contenta de la tenir tendrement contre lui. Personne n'allait venir les déranger. La Garde de la Bibliothèque avait sans doute interdit l'accès à cet endroit. Personne ne les surprendrait.

« On ne vole pas son cadeau, murmura-t-il. »
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Sam 17 Juil 2010 - 15:08

Je venais de présenter mes excuses à Viktor pour cette situation embarrassante. Il se leva alors du lit et se dirigea vers une bureau où il griffonna quelque chose sur un morceau de papier avant de se diriger vers la porte et y laisser le bout de papier. Il revint alors vers moi qui demeurait toujours dans la même position allongée sur le lit, le drap remonté sur le corps dissimulant ma nudité.
Le baron s'assit alors sur le lit et prit mes mains dans les siennes. Il avait un regard rassurant. Aussi sachant que je ne risquai rien, je décrispai mes mains de sur le drap. Viktor m'attira alors contre lui en repoussant le drap qui me couvrait. Je voulus alors me retirer de cette étreinte mais Viktor étant bien plus fort, je fus contrainte de céder.

Mon buste était contre son torse chaud et nu. Ma tête reposait contre son épaule. Viktor m'avait légèrement soulevée du lit et je reposais complètement nue sur lui, dans ses bras. J'étais crispée car je ne pouvais m'extirper de cette situation et je ne pouvais lutter si le baron usait de sa force pour que je lui appartienne.
Un souffle chaud se fit sentir sur mon oreille. C'était Viktor qui me murmura qu'il n'allait rien me faire. Cela ne suffit pas à faire disparaître mes craintes. Comment le croire alors que ce genre de situation laissait présager autre chose ? Je lui lançai alors un regard intrigué.

Mon corps se décrispa légèrement car je savais que s'il me disait cela, il s'y tiendrait. Viktor était un homme de principes et d'honneur aussi je pouvais faire confiance à ses dires. Sa main caressa simplement mon visage ce qui contribua beaucoup à me décrisper légèrement. Un nouveau murmure se fit entendre à mon oreille. Il ne me toucherait donc point même si je pouvais sentir une proéminence sous son pantalon. Que croire ?
Il avoua alors qu'il avait très envie de moi, là maintenant mais qu'il ne le ferait point. J'eus alors un soupire de soulagement. Je ne pouvais détacher mon regard de son visage car sa main posée sur ma joue faisait en sorte que je garde la tête haute pour ne pas fuir son regard. J'étais très embarrassée.

Dans ce silence quasi pesant qui venait de s'installer et que seul Viktor pouvait briser de sa voix, je sentis sa main se poser sur mon ventre ce qui me fit sursauter alors que ses doigts commençaient à former des cercles autour de mon nombril. Ce fut alors qu'une multitude de baisers vinrent se déposer sur ma nuque qui ne portait son ruban car Viktor me l'avait retiré pour la nuit. Aussi je pouvais sentir ses baisers réellement que lorsqu'ils étaient atténués par le ruban.
Il continua à m'embrasser de la sorte langoureusement. Un soupire se fit alors entendre de ma part. Ce n'était pas dû à de l'exaspération mais au plaisir qu'il me procurait alors que ses doigts me faisaient frisonner. J'étais une poupée entre ses mains, incapable de le repousser et de partir.

Viktor me laissa entendre que je n'avais aucune honte à avoir. Il avait vu que j'étais très grandement gênée à la couleur pourpre que mes joues avaient prises alors qu'il m'embrassait et me caressait. Il me dit qu'un jour ou l'autre cela se serait produit et il n'avait pas tord. Etant promis l'un à l'autre, il m'aurait vu le soir de nos noces.
Une pause dans ses paroles alors qu'un nouveau soupire se fit entendre car il ne cessa pas pour autant le ballet de ses doigts sur mon ventre. Il reprit alors et me dit que je déciderai du moment auquel je déciderai de lui appartenir toute entière. Il voulait que ce soit mon cadeau.

Il est vrai que la virginité de la femme est le plus beau cadeau qu'elle puisse faire à celui qu'elle aime. Car à cet instant précis, elle s'offre à lui sans crainte et sans remord avec la simple envie de ne faire plus qu'un avec lui. Viktor était bien conscient de cette réalité. Je n'avais donc plus aucun doute que ce jour là, le baron se monterait un amant doux. Mais comment réagirait il en sachant que j'avais été défleurée?
Il m'embrassa alors. Ses lèvres sur les miennes un instant en un doux baiser que je désirai ne jamais s'arrêter mais qui malheureusement fut rompu par Viktor lui même. Il me serra alors simplement contre lui. Doucement, je dégageai mes bras pour les enroulés autour du cou de Viktor.

Je le tenais contre moi. Je pouvais sentir la chaleur de son corps contre le mien. Les mains de Viktor étaient posées dans le bas de mon dos, près du creux de mes reins. Il pouvait sentir mon coeur à travers ma poitrine qui se pressait contre ses pectoraux. Mon souffle était rapide et se faisait sentir sur sa nuque. Lentement alors j'y déposai un baiser.
Me reculant doucement, je plaçai ma main sur son visage et plongeai mon regard dans le sien après qu'il ait pu voir mes lèvres se mouvoir. Mes paroles finies, il put observer mon battement de cils, et mes joues rosées.


Je vous en remercie.

Le fait d'être nue dans ses bras me gênait toujours autant mais mes craintes s'étaient envolées grâce aux paroles réconfortantes du baron. J'étais rassurée car il n'abuserait donc pas de la situation pour me prendre. Mon corps serait donc mon présent pour lui. Le moment venu, je le lui offrirai quand je me sentirai prête et que toutes mes craintes se seront envolées à jamais. Si cela est possible depuis cet épisode encore frais qui était encore gravé dans ma mémoire. Quoiqu'il en soit ce jour arrivera sinon le soir de nos noces ou je ne pourrai refuser de lui appartenir après m'être liée à lui devant les Cinq.


Dernière édition par Agniezka le Jeu 19 Aoû 2010 - 4:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Sam 17 Juil 2010 - 16:47

Si Agniezka s'était montrée assez tendue et nerveuse à l'idée d'être nue avec Viktor (lui même assez peu vêtu il faut le dire), elle paraissait petit à petit se dégeler sous ses caresses et ses baisers. Il l'entendait doucement soupirer de plaisir.

Doucement, après son baiser, elle s'éloigna de lui afin de dégager ses bras qu'elle enroula doucement autour du coups du baron. Elle le tenait tout contre lui. Il sentait son souffle chaud au creux de sa nuque. Son corps nu tout contre celui du baron. Le jeune homme avait la gorge nouée. Est-ce qu'il allait vraiment pouvoir se retenir bien longtemps si cela continuait comme ça? En tout cas, il allait faire se qu'il pouvait. Mais il tiendrait sa promesse coute que coute. Agniezka déciderait.

Il sentait son cœur battre très vite dans sa poitrine. Le sien aussi battait la chamade à un rythme tout à fait effréné. Ses mains caressaient doucement le creux des reins de la jeune femme. Il sentait le souffle doux de la jeune femme au creux de sa nuque. Doucement, elle y déposa un baiser. Un baiser doux. Viktor aurait aimé sentir le contact des lèvres de la jeune femme encore longtemps au creux de ses épaules.

Mais elle fini par doucement se séparer de lui. La jeune femme passa ses doigts fins sur son visage. Plongeant son regard dans celui du baron.

Elle se mit à bouger les lèvres, formant des mots. Quels sens avait se qu'elle venait de dire? Viktor n'en avait pas la moindre idée. La seule chose qu'il avait en tête, c'était la jeune femme. Ses yeux si magnifiques. Son corps contre le sien. Ses joues rougissait doucement, elle battit de cils. Était-ce un signal qu'elle lui adressait? Il n'en était pas certain. Dans tout les cas, il ferait comme il avait fait à chaque fois qu'il n'avait pas été certain de se qu'elle voulait lui dire. Il allait attendre. Simplement attendre qu'elle fasse quelque chose qui lui ferait comprendre clairement se qu'elle voulait.

Alors qu'elle semblait se blottir un peut plus contre lui, Viktor déposa de nouveaux baisers. Une multitude de petits baisers dans le cou d'Agniezka. Du cou, ses lèvres descendirent doucement, sur son épaule, puis remontant doucement. Le baron marqua une très légère pose au niveau de sa cicatrice. Mais il ne s'arrêta pas, embrassant doucement la blessure depuis un long moment déjà refermée. Les lèvres du baron remontèrent le long de son coups et s'attardèrent un moment sur le visage de la jeune femme avant de finalement trouver leur destination. Les lèvres de Viktor se lièrent à celles de la jeune femme.

Les mains du jeune homme caressaient doucement le dos et les flanc de la jeune femme qu'il tenait contre lui. L'une d'elle s'égara un instant sur les bas de la jeune femme, remontant tout doucement le long de la jambe fine et douce d'Agniezka, caressant le corps de la jeune femme comme une plume.

Séparant légèrement ses lèvres de celles d'Agniezka, il déposa un baiser sur chacune de ses paupières.


« Je t'aime, lui souffla-t-il à l'oreille avant de reprendre ses doux baisers sans le cou de la jeune femme. »
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Dim 18 Juil 2010 - 15:43

Après mes paroles qui ne furent pas comprises par Viktor qui tentait de se maitriser, je me serrai contre lui, conservant ainsi la chaleur de mon corps contre le sien. Il y avait une légère brise dans la chambre qui s'engouffrait via la fenêtre que j'avais laissée ouverte hier nuit. Aussi il était normal que je frissonne légèrement. Mais mes frissons avaient également une autre origine : les caresses du baron.
Viktor m'embrassa le cou pour ne plus y laisser partir ses lèvres. Il me dévorait littéralement de baisers. Doucement, je sentis ses lèvres descendre le long de ma nuque pour s'arrêter sur mon épaule. J'avais peur que cette descente n'aille plus loin mais je n'aurai rien fait pour l'en empêcher.

Je désirai Viktor et ses baisers. J'étais réduite à une poupée dans ses bras que lui seul pouvait user et abuser sans qu'il n'y ait aucune réaction de ma part. Au fond de mon coeur, je lui appartenais déjà. Mon âme, mon coeur et mon corps n'étaient qu'à lui seul. Aussi, il ne devait pas s'inquiéter du fait que Lyrin me fasse la cour car jamais je ne serai à lui même si le temps d'une nuit javais appartenu à un autre.
Les lèvres de Viktor remontèrent dans ma nuque. J'étais soulagée qu'il n'aille pas plus loin mais la zone où il s'arrêta me fit frémir. Il fit une pause le long de ma cicatrice qui à présent était refermée mais dont on devinait encore la fraicheur. Cela me fit frissonner à chaque fois que ses lèvres se posèrent sur ma peau. Car la chair était plus fine ce qui faisait que les sensations étaient décuplées. Au lieu d'avoir mal comme je l'aurai pensé, c'était d'une extrême douceur qui m'arracha un soupire de plaisirs.

Viktor remonta alors sur mon visage qu'il embrassa inlassablement. Il explorait mon visage avant que finalement il ne trouve la voie de mes propres lèvres. Elles se scellèrent ensembles dansun langoureux baiser qui dura un long moment. Parallèlement, Viktor laissait glisser ses doigts sur mon corps.
Tout d'abord le dos et mes flancs ce qui me fit me cambrer à cause des chatouilles que cela me procurait. Mais une main lentement s'égara pour descendre plus loin que le creux de mes reins. Alors que l'une de ses mains continuait à me caresser les flancs, la seconde était descendue sur mes bas.

Sa main remonta lentement le long de ma cuisse, j'eus un léger mouvement de recul qui me fit me serrer encore plus contre Viktor. Le baiser avait cessé. Le baron déposa juste deux autres baisers, un sur chaque paupière avant de me glisser à l'oreille qu'il m'aimait et reprendre ses baisers dans mon cou.
Ses mains continuaient à me caresser. Je me sentais fondre entre ses doigts. J'aurai pû facilement craquer et désirer lui appartenir à cet instant précis si je n'avais ressenti une certaine chaleur humide dans mon bas ventre. Etait ce l'effet de ses caresses ou autre chose ? Je l'ignorai.

Mon esprit était ailleurs pour penser à un léger détails dans l'immédiat. Viktor put alors sentir une légère source de chaleur à travers l'étoffe de son pantalon de nuit. La chaleur était humide à la fois. Pour le moment, on ne pouvait rien voir car mon corps dissimulait la tâche. C'était du sang. Oui du sang. Mes pertes menstruelles venaient gâcher le tableau. Cela me retirait le poids d'une grossesse illégitime que j'aurai eu avec un autre.
Quand je m'en rendis compte, mon corps se raidit d'un seul coup. Viktor ne comprit pas ce qui se passa alors que l'instant d'avant je me laissai aller à ses caresses et à ses baisers. Je voulus quitter ses bras étant beaucoup trop gênée mais il ne me laissa pas partir. Le fait qu'il me retienne contre lui et contre mon gré dans cette situation honteuse pour moi, me fit pleurer. Les larmes se mirent alors à ruisseler sur mon visage que je cherchais à dissimuler au regard de mon fiancé.


Dernière édition par Agniezka le Jeu 19 Aoû 2010 - 4:34, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Dim 18 Juil 2010 - 18:09

Viktor continuait à embrasser Agniezka tandis que ses mains continuaient à caresser doucement le corps de la jeune femme. Il la sentait frisonner contre lui. Et pas seulement parce qu'il faisait un peu frai dans la chambre et qu'elle ne portait que ses bas. Il entendait également chacun des dous soupirs qu'elle avait poussé. Plus les secondes passaient et plus il la désirait. Pourtant, il tiendrait sa promesse. Il ne lui prendrait pas sa virginité à moins qu'elle le veuille expressément. C'était le cadeau qu'elle devait lui offrir. On ne réclame pas et on ne vole pas un cadeau. Mais à ce rythme, est-ce qu'ils allaient tout les deux résister bien longtemps? Viktor sentait petit à petit Agniezka fondre entre ses bras. À chacun de ses baisers, elle semblait s'abandonner un peut plus entre ses bras.

Le baron sentit quelque chose de chaud et assez humide couler sur son pantalon de nuit, se rependant petit à petit. Bien qu'intrigué, il n'y fit pas vraiment attention.

S'il avait comprit se qui se passait, il aurait peut-être fait quelque chose. Mais dans tout les cas, même s'il y avait porté de l'attention, il ne se serait rendu compte de rien, le corps d'Agniezka lui cachant le sang qui se rependait petit à petit.
D'un seul coup, elle se raidit entre ses bras. Que se passait-il? Elle s'abandonnait à ses caresses et à ses baisers et voilà qu'elle tentait de se dégager de son étreinte. Qu'est-ce que cela signifiait donc? Il la retint quant elle voulut quitter ses bras. Pas pour qu'ils poursuivent leurs caresses et leurs baisers. Mais il ne voulait pas la laisser partir alors qu'elle était visiblement troublée.

Mauvaise idée. Le fait de la retenir contre lui déclencha presque instantanément l'apparition de larmes sur son visage. Les larmes ruisselèrent sur son visage. Elle cherchait à les cacher aux yeux de Viktor. Mais elle n'y arrivait pas. Et la voir en pleur brisait le coeur du baron. N'ayant toujours pas comprit se qui venait d'arriver à la jeune femme, il tenta de la rassurer. Mais bien entendu, se qu'il dit fut à côté de la plaque.


« Ne t'en fait pas. Se n'est rien. Nous le ferons à un autre moment. Quant tu sera prête. »

Bon. Il fallait bien l'avouer, la frustration n'était pas négligeable. Mais Viktor lui avait fait une promesse. C'était elle qui choisirait. Il fit donc un effort sur lui pour se maîtriser.

C'est seulement à se moment là qu'il se rendit compte que se qu'il avait sentit couler n'était autre que du sang. Son esprit se mit à fonctionner à toute allure. Ils n'avaient encore rien fait. Se ne pouvait pas être son hymen qu'elle venait de perdre. C'était donc ses pertes menstruelles qui venaient de gâcher le moment qu'ils passaient. Agniezka pleurait doucement contre lui. Elle semblait ne plus avoir la moindre volonté. Aurai-t-elle seulement réagit si quelqu'un était entré? Sans doute pas. Elle devait se sentir humiliée. Avoir ses saignement alors qu'elle était avec lui...

Viktor tenta de la réconforter, mais rien n'y faisait. Le sang s'était répandu sur les draps et le pantalon de nuit du jeune baron. Il faudrait trouver une explication à cela. Sans quoi les gens allaient sans doute beaucoup parler. On dirait qu'elle n'était plus vierge. Son honneur serait souiller et il lui serait sans doute impossible de se débarrasser ce cette rumeur.

Mais pour l'instant, c'était l'état de la jeune femme qui inquiétait Viktor. Elle pleurait sans discontinuer. Le baron l'avait lâcher. Elle ne s'était pas fait prier pour prendre un draps et se couvrir entièrement. Tout se que Viktor voyait d'elle à présent, c'était une vague forme blanche agitée de petit tremblements étendue sur le lit.

Doucement, il approcha une main qu'il posa sur se qui devait être l'épaule de sa fiancée.


« Agniezka... »

Les sanglots silencieux de la jeune femme redoublèrent et Viktor retira sa main.

Ne sachant trop quoi faire, il se décida à mettre en œuvre la première idée qui lui passait par la tête.

* * *

Viktor s'approcha à nouveau d'Agniezka et lui retira la couverture. Agniezka avait toujours les yeux rouge. Doucement, il prit la jeune femme dans ses bras et, la soulevant, il la porta jusqu'à la salle de bain attenante à la chambre.

Là, il déposa Agniezka sur un fauteuil, lui retira les maigres vêtements qu'elle portait encore. Puis, la soulevant à nouveau, il la déposa, les pieds dans une baignoire qu'il avait remplis d'eau assez tiède qu'il aurait dut utiliser chaude la veille pour son propre bain, assise sur le rebord. Seuls ses molets étaient imergé.

Juste derrière Agniezka, il prit la jeune femme sans volonté dans ses bras, lui passant doucement une éponge dans le dos. Cela avait déjà eu pour effet de la détendre. Peut-être que ça marcherait à nouveau maintenant. En tout cas, cela ne coutait pas grand chose d'essayer.


« Chut, lui murmura-t-il pour calmer les sanglots qui revenaient. Chut. Se n'ai pas grave. Tu n'a rien fait de mal. Se n'est pas ta faute. »

Il se mit à passer doucement de l'eau sur les épaule d'Agniezka. Il caressa doucement le ventre et les hanches de la jeune femme. Non pas comme il y a peut. Mais simplement pour la réconforter. De toute façon, le charme avait été brisé et Agniezka n'était plus dans le même état qu'il y a peu. Se ne serait pas aujourd'hui qu'elle s'offrirait à lui. Mais le baron pouvait attendre. Et il attendrait qu'elle soit prête à le faire.

Il déposa un unique baiser au creux de son cou avant de prendre la parole.


« Agniezka. Tu veux bien me regarder? J'ai besoin de savoir que tu ne m'en veux pas. Je ne vais pas bien si tu ne vas pas bien non plus. »
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Dim 18 Juil 2010 - 19:45

Je tentais de m'extirper des bras de mon baron quand je réalisai que mes pertes menstruelles venaient d'arriver. Mais je ne réussis pas. Viktor me maintint fermement contre lui. Cela déclencha instantanément des larmes que je ne pus arrêter. Comme à chaque fois que je pleurai, Viktor tenta de me rassurer et de m'apaiser mais cette fois il n'y parvint pas car il ne réalisa pas la raison de ces larmes qui coulaient le long de mon visage.
Il pensait visiblement que c'était dû à ses caresses. Il me dit alors que nous le ferions à un autre moment, quand je me sentirai prête. Mais ce n'était pas cela qui causait mes larmes mais un autre facteur. Viktor comprit finalement la situation mais il était trop tard.

Je me sentais sale et honteuse. J'étais humiliée comme jamais. Viktor tenta de me réconforter mais en vain. Viktor me lâcha alors. Profitant de cela, je me laissai rouler sur le côté avant de tirer le drap sur moi. Telle une enfant qui niait la vérité en se cachant de tous, j'avais remonté le drap entièrement sur moi. On ne me voyait plus même si on devinait aisément que j'étais en dessous en train de sangloter, repliée en position fœtale.
Viktor prononça mon prénom avant de poser sa main sur la forme tremblotante et blanche qui était en réalité moi. Quand il posa sa main sur moi, mes sanglots s'accentuèrent et il la retira aussi sec. Je sentis Viktor se lever du lit car le matelas remonta un peu avec un poids en moins. Je demeurai recroquevillée à pleurer sans bouger et sans mettre le nez hors des draps.

Un certain temps plus tard, Viktor revint près de moi. Il retira le drap pour me découvrir toujours dans cette même position que lorsqu'il m'avait laissée. Mes larmes coulaient toujours à la différence que mon regard était vague et absent. Je ne me rendis même pas compte qu'il était là et qu'il avait retiré le drap. J'étais bien trop traumatisée par ce qui venait de se passer.
Je me sentis soulevée du lit mais il n'y eu aucune réaction de ma part. J'étais physiquement présente mais mon esprit était ailleurs. Il s'était retranché bien profondément. Je n'étais qu'un poids mort dans les bras de Viktor qui me conduisit à la salle de bain. Il me déposa alors sur un fauteuil, ma tête reposant contre l'appui-tête de celui ci.

Aucune réaction. Il me retira alors mes bas blancs que le sang avait souillé. Ma peau était rouge par endroit à cause du sang qui s'écoulait d'entre mes cuisses. Il me souleva à nouveau pour me porter jusqu'à la baignoire. Il me déposa sur le rebord. Seuls mes pieds et une partie de mes jambes étaient en contact avec l'eau tiède.
Cela me sortit légèrement de cet état second et totalement apathique dans lequel je me trouvais. Je sentis l'eau couler doucement le long de mon échine. Mon corps était toujours aussi tendu mais mon esprit revenait peu à peu maître en sa demeure, ce qui provoqua de nouvelles larmes.

Viktor dans mon dos me murmura à l'oreille. J'étais absente une nouvelle fois, aussi il avait beau parler, il n'avait aucune réaction de ma part. Je n'avais même pas entendu ce qu'il m'avait murmuré. L'eau ruissela sur mes épaules créant un sillon sur son passage. Au même moment, je sentis la chaleur de la main de Viktor sur mon ventre et mes hanches.
Le baron déposa un baiser dans le creux de ma nuque avant de murmurer à nouveau quelques paroles à mon attention. Il désirait que je le regarde. Mais j'en étais incapable pour le moment. Je me laissai alors simplement glisser dans la baignoire sans me retourner en baissant le regard.

Quand mon corps s'immergea complètement un fin filet de sang se vit voir dans l'eau qui se stoppa en quelques secondes. L'eau avait cette vertu de couper les saignements après quelques secondes si ceux ci n'étaient abondants. Viktor aurait du mal à s'occuper de moi pendant ce laps de temps, il devait certainement regretter de ne pas avoir amené Nane avec lui. Elle aurait d'une grande aide dans cette situation.
Au bout de quelques minutes, je levai un regard perdu en direction de Viktor qui demeurait debout près de moi avant de baisser les yeux et de fixer l'eau de la baignoire. Mes lèvres remuèrent alors. Toujours le même silence. Mes paroles étaient incompréhensibles aussi Viktor ne put savoir qu'il s'agissait d'excuses si tant soit peu,il les avait vu.
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 0:21

Agniezka semblait sortir petit à petit de l'état second complètement apathique dans lequel elle se trouvait. Mais le fait qu'elle en sorte provoqua de nouvelles crises de larmes. Viktor se sentait désemparé. Lui qui avait souhaité en venant au bord du lac Afayel que tout se passe bien. Une tranquille petite escale entre amoureux si on veux. On avait la plus belle vue sur le lac depuis les jardins du manoir. Il avait voulut offrir ce moment au calme à Agniezka. Loin de Lyrin et de ses manières de courtisant ou encore loi d'Ysera et de toutes ses petites manigances. Mais voilà. Se qui devait être un tranquille séjour et qui avait commencé sous des auspices étranges, mais pas désagréables, venait de se transformer en cauchemars.

Elle ne lui accorda pas le regard qu'il lui demandait, se laissant simplement glisser dans la baignoire. Baissant le regard, honteuse de se qui lui était arrivé. Comment lui faire comprendre qu'elle n'avait pas à s'en vouloir? Comment pouvait-elle le comprendre. Peut-être ne se rappelai-t-elle même pas que cela lui était déjà arrivé. Bon sang. Si Nane était là, elle saurait quoi faire et quoi dire. Ça aussi, ça avait été une de ses brillantes idées. Laisser son ancienne nourrisse à Missède. Laissa tomber son éponge dans la baignoire, ignorant totalement se qu'il pouvait dire.

Au bout de quelques minutes, elle leva enfin les yeux dans sa direction. Lui adressant un regard perdu. Mais elle ne tarda pas à baisser à nouveau les yeux, fixant une fois de plus le fond de la baignoire. Ses lèvres remuèrent. Mais il n'avait pas réussi à voir ses lèvres. Il ne pouvait pas savoir si c'était des excuses ou quoi que se soit d'autre. Il se mit à genou pour que sa tête soit au niveau de la jeune femme. Doucement, il lui prit le menton pour le relever.


« Tu n'es pas fautive. Tout est ma faute d'accord? Si nous étions à Missède, tu aurais Nane pour s'occuper de toi. Si nous avions fait chambre à part comme cela aurait dut se faire, je ne t'aurais pas vu ainsi. Tout est ma faute. »

Viktor attendit un moment.

« Je suis vraiment désolé. Je voulais un moment romantique avec toi. C'est pour ça que je t'ai amené ici. Parce que je pensais que les jardins et la vue du lac allaient te plaire. Mais c'est devenu un vrai cauchemars. »

En plus, il lui fallait trouver une idée pour expliquer la présence de tout ce sang sans pour autant entacher l'honneur d'Agniezka. Mais il le ferait un peu plus tard. Il avait une idée. Cela ne plairait pas du tout à la jeune femme. Mais il devait le faire. C'était entièrement sa faute si ils se retrouvaient dans cette situation. Et puis, Agniezka tenait énormément à son honneur. Il ne voulait pas que celui-ci soit sallit à cause d'une idiotie qu'il avait fait.

Pourquoi avait-il fallut qu'il veuille à tout prix rester avec elle. Maintenant, elle avait subit se qui pouvait sans doute être l'une des plus grandes humiliation pour une femme. Elle n'oserait plus le regarder en face, l'approcher, ni même se montrer nue devant lui pour au moins les dix prochaines années.

Doucement, comme s'il la suppliait, Viktor reprit la parole:


« Est-ce que tu m'aime toujours? Même avec se qui viens de se passer? »
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 1:03

Un bruissement de tissu se fit entendre alors que je regardais d'un air perdu le fond de la baignoire. Viktor venait de mettre un genoux à terre pour être à sa hauteur. Il prit alors mon menton dans ses mains et le releva en me faisant pivoter doucement le visage pour que je le regarde droit dans les yeux.
Il me dit alors en me regardant droit dans les yeux que je n'étais pas fautive. Il se posait comme le véritable coupable de la situation. Mais ce n'était pas le cas. Aucun de nous deux ne l'était réellement. A qui la faute ? Au Destin ? Il semblerait bien qu'il ne cesse de vouloir nous torturer et nous ébranler...

Une courte pause dans ses paroles avant qu'il ne reprenne. Il m'avoua qu'il m'avait emmenée en ce lieu pour passer un moment romantique avec moi, loin de tous les tracas de notre vie à Missède. Mais au final, il réalisait lui même que cela était un énorme fiasco.
D'une voix semi suppliante, Viktor me demanda si je l'aimais toujours. Quelle question ? Bien sûr que oui. Je l'aimais à un point indescriptible. Si je ne l'aimais pas je ne serai pas dans cet état à l'heure actuelle.

Comme un geste de ma part vaudrait mille mots que je ne pourrai jamais prononcer. Je mis mes mains sur le rebords de la baignoire. Doucement et lentement malgré les larmes, j'avançai mon visage vers le sien. Quand je pus sentir son souffle et lui le mien, je me mordis la lèvre inférieure machinalement.
Alors que le sang commençait à couler doucement sur mes lèvres, j'apposai mes lèvres sur les siennes. Voilà quelle était ma réponse. Un baiser. Quelle meilleure preuve d'amour qu'un baiser donné par une jeune femme amoureuse que le sort semble s'acharner dessus ? Aucun !

A demi sortie de la baignoire dont l'eau immergeait mon bassin et mes jambes, je l'enlaçai ensuite. Ma peau mouillée contre la sienne qui était sèche, il put me sentir frissonnante. Mon coeur battait la chamade alors que mes larmes se tarissait.
Nous restâmes un instant comme cela avant que je ne reprenne place dans l'eau car j'avais froid ainsi trempée. Je lançai alors un regard intimidé à Viktor. Avait il compris que je l'aimais et que je lui pardonnais car de toute façon, il n'avait rien à se faire pardonner.
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 1:46

Viktor attendait patiemment qu'Agniezka lui fasse un signe pour répondre à sa question. Il était anxieux de savoir se qu'elle allait pouvoir faire. Si elle le repoussait, que ferait-il? Il n'imaginait plus vraiment pouvoir se passer de la jeune femme. Mais elle était libre. Il lui avait toujours laisser le choix. Là aussi il allait le lui laisser.

La réponse ne se fit pas attendre. Posant les deux mains sur le rebords de la baignoire, Agniezka s'approcha doucement de lui. Malgré les larmes qui coulaient sur son visage, elle approcha son visage du sien jusqu'à sentir son souffle. Là, elle marqua un temps d'arrêt. Viktor n'osait pas bouger. Est-ce qu'elle était en train d'hésiter sur se qu'elle allait faire? Un doute sur ses sentiments? Dans le doute, le jeune homme ne bougea pas d'un millimètre. Lui savait parfaitement se qu'il ressentait pour Agniezka. Finalement, elle combla la court espace qui les séparait et posa ses lèvres sur les siennes.

Ainsi, elle l'aimait toujours. Ne doutant pas de ses sentiments à son égard. Ils n'étaient donc rien d'autre que deux amants frappé par la malchance et sur lesquels le sort s'acharnait avec un sadisme rare. Elle ne pouvait lui fournir de meilleure preuve de son amour. C'était tout simplement impossible.

A demi sortie de l'eau, elle l'enlaçai ensuite ensuite tendrement et Viktor lui rendit son étreinte. Son coeur battait la chamade. Il sentait son boumboum rapide contre sa poitrine. Ils restèrent tout les deux un certains temps ainsi. Sans bouger. Se tenant juste l'un contre l'autre. Plus le temps passait et plus il était difficile pour Viktor de se dire qu'il devait lui faire subbir une nouvelle épreuve. Agniezka ne comprendrait pas se qui l'avait poussé à faire son geste. En tout cas, pas avant qu'il le lui explique clairement. Elle serait triste et très certainement se sentirait-elle fautive. Mais ils n'avaient pas le choix. C'était ça ou elle serait la cible de rumeurs, pseudo preuves à l'appui.

Frisonnant de froid, Agniezka s'immergea à nouveau. Elle lui jeta un regard un peut intimidé, espérant visiblement qu'il avait comprit se qu'elle voulait lui dire. Viktor hocha la tête. Elle l'aimait. Il n'y avait pas de doute. À présent, à lui de se montrer digne de cette amour. Sa réputation était en danger. Lui, il avait la possibilité de la sauver des calomnie. Il savait se qu'il lui restait à faire et il allait le faire. Doucement, il se pencha vers la jeune femme.


« Il vas falloir que je fasse quelque chose. Cela ne vas pas te plaire. Mais s'il te plait. Ne te sent pas coupable. Je t'expliquerais tout. »

* * *

Un dernier moment d'hésitation. La lame du poignard jeta aux alentours un éclair meurtrier.

Puis, la douleur. Insupportable. Insoutenable. Viktor n'avait qu'une envie: hurler de douleur. De sa propre main, il venait de profondément s'entailler la hanche avec le poignard qu'il dissimulait toujours dans son lit. Le sang se mit à couler assez rapidement. Parfait. Il n'y aurait plus personne qui pourrait comprendre en voyant le pantalon de nuit du baron. Les traces de sang d'Agniezka se mêlait aux siennes. À présent, le sang du jeune homme se répandit sur le lit.

Chaque seconde, Viktor avait un peu plus envie de hurler.

Il y avait assez de sang sur le lit. Attrapant les bas taché de sang et la serviette dont il s'était servit pour protéger le fauteuil, Viktor les appliqua sur sa blessure. Il attendit un instant. Puis se laissa aller.

Un cris déchirant de douleur franchit ses lèvres. Il n'en fallut guère plus pour que les Gardes de la Bibliothèque soient alerté et entrent dans la chambre, Tibérias en tête.

L'homme aboya un ordre pour qu'on aille chercher le médecin. Malgré la douleur, Viktor sourit intérieurement. Personne ne pouvait soupçonner se qui s'était passé. Tout le monde pensait qu'il avait une de ses crises et se n'était pas la première fois qu'il se blessait lorsque cela arrivait.

L'honneur d'Agniezka était sauf. Les crises du barons étant taboo, personne ne lancerait la moindre rumeur.
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 9:45

Un hochement de tête de la part de Viktor pour me signifier que mon message était bien passé et qu'il comprenait que je l'aimais toujours. En même temps, il aurait était difficile de croire autre chose. Se penchant surmoi, il me murmura qu'il avait une chose à faire et que je ne devais pas me sentir coupable.
Je ne compris pas où il voulut en venir quand il me laissa seule ensuite dans mon bain à barboter. Le silence régna dans la salle de bains. Seul le clapotis de l'eau sous mes doigts se faisait entendre. J'essayai de comprendre les paroles énigmatiques du baron mais en vain.

Soudain un cri se fit entendre dans la chambre. C'était la voix de Viktor. Que se passait il ? C'était un cri de douleur qui lui était arraché. Inquiète et ayant peur pour mon fiancé, je sortis de la baignoire. Mon corps était ruisselant d'eau qui gouttait une à une sur le sol. Mes longs cheveux humides se plaquaient contre ma peau.
Me précipitant vers la porte, je ne m'étais nullement revêtue d'une serviette. Viktor avait pris celle sur le fauteuil et je n'en voyait aucune autre pour le moment. De l'autre côté, les portes s'ouvrirent dans un vacarme sourd. C'était la garde de la bibliothèque qui venait de faire irruption dans la chambre alertée par les cris de Viktor.

J'entrouvris la porte de la salle de bains qui grinça. Tibéras mis en alerte par le grincement se précipita arme en main dans la pièce adjacente. Il ouvrit la porte avec une rare violence sans savoir que je me trouvais derrière. La violence fut telle que cela me projeta par terre à demi assommée.
Tibéras se rendit bien compte que ce n'était pas un intrus. Aussi devant la vue de ma nudité, il décrocha sa cape et m'enroula dedans. Il me souleva alors de terre et me ramena dans la chambre puis me déposa dans les bras d'un autre garde de la bibliothèque qui eut pour ordres de me reconduire dans ce qui aurait du être ma chambre.

Tibéras resta alors avec le baron alors que des yeux mi clos, je voyais Viktor allongé sur le lit plein de sang, une dague à la main. Une fois déposée sur mon lit, le garde me laissa aux soins des femmes de chambre. Devant mon air déboussolée et demi inconsciente, elles vérifièrent que tout allait bien avant de me conduire dans la salle de bains où elles me firent prendre un bain.
Pendant ce temps là à côté, Viktor était blessé grièvement. Tibéras était à ses côtés. La chambre était gardée par deux gardes de la bibliothèque à l'extérieur. Le médecin arriva alors dans la chambre du baron...
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 10:22

Viktor vit Tibérias confier Agniezka enveloppée dans sa cape à un autre membre de la Garde de la Bibliothèque. Celui-ci l'emmena hors de la chambre. C'était sans doute mieux ainsi. Le baron ne voulait pas qu'elle le voit dans cet état. Pourtant, elle aperçut tout de même la dague, le sang. La mise en scène en quelque sorte. Elle ne devait pas comprendre se qui s'était passé. Et il allait falloir que Viktor le lui explique. Mais aussi et surtout, qu'il efface ensuite le spectre de la culpabilité qui ne manquerait pas de planer dans l'esprit de la jeune femme. Elle allait penser qu'elle était responsable de tout cela. C'était certain. Mais elle n'avait rien fait. Se n'était pas de chance. Voilà tout.

« Monseigneur, que c'est-il passé? »

Tiberias se tenait à côté de lui, le tirant de ses pensées. Il observa un moment le soldat, l'air hagard comme il était toujours au sortir d'une de ses crises.

« Agni... Agniezk... »

« Ne vous en faite pas monseigneur. Elle vas bien. Elle est en sécurité. »

Viktor hocha la tête et simula avec beaucoup de réalisme un mouvement incontrôlé qui le fit se cambrer.

Quelques secondes plus tard, lorsqu'il s'allongea à nouveau, il jeta un coup d'oeil au soldat.


« Cr...crise. Agniezzzzzzzka p...p...partie se lavvvvvvvver. P...p...poignard. »

« Vous n'avez pas eu le temps d'éloigner votre poignard de vous? »

Viktor hocha la tête. À ce moment, le médecin entra dans la chambre.

* * *


« Vous avez besoin que quelque chose monseigneur? »

Les draps avaient été changé et à présent, un bandage entourait la taille du baron. Une blessure profonde, mais sans grande gravité. Il allait juste falloir que Viktor évite de se déplacer pour les trois prochains jours. Il se trouvait donc allongé sur le lit.

« Appelez Agniezka. J'aimerais a voir. »

« Monseigneur. Je ne suis pas certain que... »

« Appelez Agniezka. »

L'homme de l'art ne tarda pas à quitter la chambre et peu de temps après, se fut la jeune femme qui y entra. Elle était toujours aussi belle. Mais il y avait de la tristesse et de la honte sur son visage. Deux expressions qui le gâchait. Viktor aurait aimé y voir fleurir un sourire.

Elle s'approcha de lui et se mit son son chevet. Avant que Viktor ait put dire ou faire quoi que se soit, elle avait saisit une de ses mains sur laquelle elle déposait des baisers en pleurant à chaude larme. Lorsqu'elle leva les yeux vers lui, il était totalement inutile de se demander se qu'elle voulait lui dire. Elle lui demandait pardon. Pardon pour quoi? Pour sa blessure? Elle n'en était nullement responsable. Il avait prit seul la décision de s'entailler la hanche.

Viktor leva sa main pour venir caresser doucement son visage.


« Tu n'y est pour rien, murmura-t-il. Pour rien du tout. Je ne voulais pas que tu sois la cible de rumeurs mensongères. On aurait jasé si on avait trouvé du sang dans le lit alors que nous avions dormis ensemble. Je ne voulais pas que tu subisse ça. Mais rien n'est ta faute. Tu n'as rien fait de mal. »

Les doigts de Viktor passaient très légèrement sur le visage de la jeune femme. Ses paupières, son front, ses joues, ses lèvres. Comme s'il en redessinait les contours.

« Un joli fiasco cette promenade en amoureux au bord du lac, conclut finalement Viktor. »
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 10:58

Quelques heures s'étaient écoulées durant lesquelles totalement apathique, je m'étais laissée faire par les femmes de chambre qui s'étaient employées à me laver, me coiffer et me vêtir. N'ayant toujours aucune nouvelle de mon fiancé, je patientai assise dans un fauteuil confortable à la fenêtre de ma chambre. Je fixai l'horizon d'un air vague.
On frappa à ma porte. C'était le médecin qui en quittant la chambre du baron venait m'apporter un message de sa part, disant qu'il désirait me voir. Mon coeur se serra dans ma poitrine. Comment paraître devant lui après cela ? J'y étais obligée aussi je vint à sa demande vu que tel était son désir.

Viktor se tenait là, allongé sur son lit. Les draps avaient été changés ainsi que son pantalon. Néanmoins Viktor demeurait torse nu dévoilant à ma vue son bandage qui lui enserrait les flancs. Nous étions seuls, les gardes se retirèrent pour nous laisser. Je me pressai alors en direction de Viktor avant de me laisser tomber à genoux à son chevet.
Lui prenant une main entre les miennes que j'embrassai. Il put lire dans mon regard de la honte, de la tristesse ainsi que des larmes couler. Mes lèvres remuèrent. Il était facile de comprendre ce que je murmurai même si aucun son ne sortait de cet écrin de chair.


Pardon ! Pardon...

Viktor leva son autre main que je sentis se déposer sur ma tête. Relevant alors doucement mon regard humide en sa direction, il laissa choir sa main sur mon visage pour le caresser avant de prendre la parole. Il me dit que ce n'était pas de ma faute. Mais comment le croire ? Rien de tout cela ne serait arrivé si nous avions fait chambre à part et que je n'avais pas retiré cette chemise de nuit à cause de la chaleur.
Viktor dessinait de ses doigts le contour de mon visage. Il en effleurait tous les recoins comme pour se le rappeler. Il ajouta alors que cette escapade amoureuse n'était qu'un fiasco. Il n'avait pas tord. Ce qui devait être un moment idyllique et romantique s'était transformé en un cauchemar sans fin. Peut être cela changera t-il le reste de notre séjour ici.

Comme Viktor était blessé, nous serions donc obligés de prolonger notre halte. Même si cela avait mal commencé, peut être que cela pourrait bien se finir. Le baron devait garder le lit pendant trois jours. C'était un ordre du médecin. Aussi je passais tout mon temps à son chevet à lui tenir la main. A plusieurs reprises durant ces trois jours, je m'étais endormie en conservant sa main dans le creux de la mienne. Je me sentais toujours aussi coupable de ce qui s'était passé mais doucement je commençais à l'accepter.
Le matin du quatrième jour, Viktor m'attendait comme les trois jours précédents. Je savais qu'aujourd'hui il pourrait quitter le lit. Cela me rendais heureuse de le savoir rétabli. Le médecin était passé avant moi, pour une vérification d'usage. Tout était en ordre. Venant à son chevet, je lui offris un sourire et un regard amoureux en le voyant remis sur pied. Il y avait eu plus de peur que de mal, mais il ne faudrait pas tenter l'impensable de suite. Nous nous contenterons donc d'une gentille balade près du lac pour aujourd'hui sous le regard acerbe de Tibéras qui serait là à veiller à une éventuelle nouvelle crise du baron.


Dernière édition par Agniezka le Jeu 19 Aoû 2010 - 4:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Lun 19 Juil 2010 - 14:25

Se qui fut certainement le pire, se ne fut pas la douleur qui se répendait le long de la jambe de Viktor. C'était surtout le fait de devoir garder le lit. Il enrageait de ne pas pouvoir quitter la chambre. Au moins pouvait-il mettre ce temps à profit pour réfléchir à se qu'il ferait une fois en mesure de marcher à nouveau. Il fallait à tout prix éviter que le fiasco de ce début de séjour ne se reproduise. Espéront que les dieux avaient décidé d'arrêter de jouer à ''qui arrivera à être le plus sadique avec un des petit mortel'' ou alors que leur regard s'était détourné sur quelqu'un d'autre.

Agniezka passait tout son temps à son chevet à lui tenir la main. Viktor aurait préféré qu'elle soit plus proche, mais au vu de se qui leur était arrivé dernièrement, il ne savait pas si cela serait possible avant un bon moment. Pour l'instant, elle se contentait de lui tenir la main. Rien de plus. Mais elle le faisait avec un certain acharnement qui l'avait amené plusieurs fois à s'endormir au chevet du jeune homme. Pour être honnête, Viktor n'avait pas le courage de lui dire de retourner dormir dans sa chambre. Et il n'avait pas non plus la possibilité de l'attirer sur le lit pour qu'elle y dorme (en même temps, quel idée de s'entailler la hanche comme ça). Et puis, au vu de se qui s'était passé la dernière fois qu'ils avaient dormis ensemble, il n'avait pas vraiment l'intention de retenter l'expérience pour le moment. Il n'y avait pas vraiment de raison que cela se reproduise, mais il y avait comme un blocage dans l'esprit du baron. Chose qu'on devait retrouver de manière à peu prêt similaire dans celui d'Agniezka.

Malheureusement, Viktor n'avait pas prévu de rester au manoir bien longtemps. Des affaires l'attendait à Missède. Ils ne resteraient donc ici que quelques jours. Trois autres jours tout au plus. Se n'était pas beaucoup et le baron regrettait vraiment que leur première journée passée ici n'ait pas remplis toute les attentes qu'elle avait put mettre en eux. Même si elle avait commencé d'une bien étrange manière.

Quelques minutes après que le médecin lui ai dit qu'il pouvait à nouveau se lever, mais pas faire de folie, Agniezka entra dans la chambre. Elle avait retrouvé son sourire et le regard tendre et amoureux qu'elle lui portait avant cette terrible journée. Puisqu'il fallait que Viktor reste tranquille et ne force pas trop sur sa hanche, ils se contenterait donc d'une tranquille balade sur les rives du lac.

Tibérias les suivaient d'assez loin pour permettre au jeune couple d'être dans l'intimité, mais il était pourtant assez proche pour intervenir si jamais il y avait le moindre problème. Le fait que son seigneur se blesse lors de sa soit disant dernière crise avait particulièrement énervé le soldat que considérait cela comme une faute professionnelle de premier plan.

Les rives de l'Afayel brillaient comme si des milliers de diamants brillaient à sa surface. Viktor amena Agniezka sur un petit banc de pierre. Celui-ci se trouvait là l'ombre de plusieurs arbres, comme dans une petite alcôve que rafraichissait la présence du lac dont l'eau venait presque leur chatouiller les pieds. Un endroit tout se qu'il y avait de plus intime et confortable dans un jardin.

Viktor prit Agniezka contre lui. La jeune femme posa sa tête sur l'épaule du baron, respirant doucement, tranquille et apaisée.


« Il y a quelque chose que je ferais dés que nous rentrerons à Missède, annonça Viktor. »

La jeune femme leva ver lui un regard un peu interrogateur.

« Des que nous serons renté, j'annoncerai officiellement nos fiançailles et notre prochain mariage, dit-il d'un ton décidé. »

Il guêtait pourtant la réaction d'Agniezka. Qu'allait-elle faire face à l'annonce de ce projet?
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mar 20 Juil 2010 - 0:23

Lentement nous marchions Viktor et moi autour du lac. La vue était splendide. J'aimais beaucoup ce décor. Cela me rendit le sourire ce qui ne put passer inaperçu aux yeux du baron. Nous avancions lentement jusqu'à prendre place sur un banc de pierre à l'ombre d'un grand arbre. Tibéras était en retrait à cet instant.
Ma tête reposant sur l'épaule de Viktor après qu'il m'ait pris dans ses bras pour m'enlacer, j'étais beaucoup plus sereine que les jours passés. Viktor brisa le silence par sa voix pour m'annoncer une chose. Je levai alors un regard interrogateur vers Viktor qui finalement me laissa entendre qu'il annoncerait nos fiançailles officiellement

A cette annonce, un grand sourire illumina mon visage. Notre liaison allait devenir officielle aux yeux de tous aussi nous n'aurons plus à nous cacher. Il est vrai que tant que nous ne serons pas mariés, il serait très mal vu que nous dormions ensemble. Mais pour le moment cette simple nouvelle m'enchantait.
Portant la main de Viktor à mes lèvres, j'y déposai un baiser alors qu'un sourire se dessinait sur mes lèvres. Relevant doucement les yeux, Viktor put voir ma mine épanouie. Il n'aurait pu m'annoncer meilleure nouvelle. Ceci effaça dans mon esprit les autres derniers jours douloureux que nous avions vécu. Après la pluie, le beau temps...

J'ai parlé un peu trop vite car la pluie se mit à tomber. Tout d'abord toute fine puis plus violente. Nous dûmes donc quitter notre alcôve pour retourner au manoir. Nous étions trempé tous deux. Un petit éternuement se fit entendre venant de moi. Je frissonnai un peu. Nous étions donc obligés d'aller nous sécher.
Viktor s'apprêta à me laisser sur le pas de porte de ma chambre quand je lui tins la main pour le maintenir. Je voulais qu'il reste. De plus avec sa blessure, il aurait besoin d'aide pour se dévêtit et se changer. Je me sentais prête malgré la peur qui me tenaillait le ventre. Serais je capable de m'abandonner entièrement à lui?
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mar 20 Juil 2010 - 2:15

Viktor qui cherchait la réaction d'Agniezka lorsqu'il lui annoncerait qu'il souhaitait annoncer officiellement leur mariage à Missède. Cette annonce ne tarda pas à lui illuminer le visage. Un sourire tout à fait magnifique. Comme il voulait tant les voir. Elle était tellement belle lorsqu'elle lui souriait ainsi.

Se serait bien mieux et plus facile une fois que les choses seraient officielles. Ils ne seraient plus obligé de se cacher ainsi comme ils le faisaient. Il aurait dut rendre cela officiel bien plut tôt et se demandait d'ailleurs pourquoi est-ce qu'il ne l'avait plus tôt. Oh bien sur, il faudrait toujours se montrer discret. Mais cela leur faciliterait tout de même la vie. Et puis, se serait un nouveau pas en avant dans leur relation après le recul qu'ils avaient dut faire suite à ''l'incident'' survenu trois jours plus tôt.

La jeune femme lui prit la main et la porta à ses lèvres, y déposant un légé baiser. Un nouveau sourire se déploya sur ses lèvres. Relevant doucement les yeux, Agniezka lui semblait être totalement épanouie et heureuse. Quelle magnifique vision que celle-ci. Visiblement, le souvenir de leur premier jour au manoir venait d'être totalement balayé par l'annonce qu'il venait de lui faire.

Sauf que le Destin semblait encore avoir l'intention de s'emmêler et de poser un nouveau problème: la pluie. Décidément, ils n'avaient pas de chance. Il semblait écrit qu'il était tout à fait impossible qu'ils finissent tranquillement un jour leur promenade autour du lac. Cela commença par une pluie fine. Un tout petit crachin. Les deux jeunes gens restèrent dans leur petite alcôve végétale. Sauf qu'il fallut finir par la quitter lorsque la pluie se fit plus forte.

Une fois de retour dans le manoir, ils étaient tout les deux complètement trempé. Il fallait qu'ils se sèchent tout les deux ou ils allaient tomber malade. Agniezka éternua légèrement d'ailleurs. Ce simple petit éternuement d'Agniezka fit penser à Viktor qu'elle devait rapidement retirer ses vêtements mouillé pour en enfiler des sec. Viktor l'accompagna jusqu'à la porte de sa chambre. Mais alors qu'il s'apprétait à la laisser là, il sentit sa main retenir la sienne. Elle ne semblait pas vouloir qu'il parte. Pour tout dire, Viktor n'avait pas non plus vraiment envie de laisser la jeune femme.

Doucement, il s'approcha d'elle a nouveau. Levant une main pour toucher son visage rendu humide par la pluie, ses doigts s'égarèrent dans ses cheveux mouillé pour finir par s'échouer sur sa nuque. Agniezka frissonna sous ses doigts qui caressait doucement sa nuque. Viktor hésita une seconde avant de déposer un baiser sur les lèvres de la jeune femme.

Après un moment, ils se séparèrent. Viktor repoussa une mèche de cheveux qui collait au visage de la jeune femme.

L'envie de revivre les sensation du premier jour de leur arrivée ici et de sentir à nouveau le corps d'Agniezka contre le sien était fort. Mais encore fallait-il qu'elle accepte. Il l'avait dit. Ce moment appartenait entièrement à la jeune femme. S'était à elle de savoir lorsqu'elle voulait que cela se produise.


« Que veux-tu Agniezka? »

Une question simple, mais dont la réponse était véritablement essentielle pour le jeune baron. Se qu'elle voulait. C'était cela qu'il désirait vraiment savoir. Se dont elle avait envie maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mar 20 Juil 2010 - 9:47

Nous étions sur le pas de la porte de ma chambre où Viktor venait de me raccompagner afin que je puisse me sécher et me changer et pendant ce temps en faire de même pour lui, dans sa chambre qui juxtaposait la mienne. Je le retins par la main. Il se retourna alors.
Le baron s'approcha alors de moi et passa une main dans mes cheveux humides dont l'eau avait détruit la coiffure. Aussi plusieurs mèches me tombaient négligemment sur le visage. Sa main descendit lentement sur ma nuque en faisant s'écouler l'eau de ma chevelure le long de mon dos.

J'eus un frisson. Non pas à cause de l'eau mais quand je sentis la paume chaude de Viktor dans mon coup. C'est cette sensation qui faillit me faire défaillir. Viktor approcha alors son visage du mien. Il hésita une fraction de seconde puis m'embrassa. Je me laissais aller à ce baiser.
Je fus un peu triste quand nos lèvres s'éloignèrent. Ecartant une mèche de mes cheveux qui tombait sur mes yeux, Viktor me demanda ensuite ce que je voulais. Il ne semblait ne pas avoir compris. Je fus déçue. Aussi baissant les yeux, mes lèvres se mirent se mouvoir. Je formulais ma demande.


J'aimerai que tu restes...

Mes joues se fardèrent aussitôt de rouge, une fois ma demande faite. Je savais que ce n'était pas convenable qu'un homme reste seule dans une chambre avec une femme mais nous avions déjà dépassé ce stade depuis bien longtemps. D'une main un peu tremblante, je fis pivoter la clenche de la porte contre laquelle j'étais appuyée. Elle s'ouvrit alors.
Me mordant la lèvre inférieure sans pour autant dérougir, je l'invitai du regard entrer. Avait il compris que je souhaitais qu'il reste ? Je l'espérait profondément. Je ne voulais pas qu'il parte. Je désirai partager ce moment avec lui seul. Après tout, il m'avait laissé le choix...

Le choix je l'avais et je venais de le prendre. Mais qu'en adviendra t-il alors le soir de nos noces, où une preuve de ma virginité serait demandée car il était indéniable que je n'était plus chaste. Je n'avais pas pensé à ce détail mais Viktor trouvera bien une solution le cas échéant. Pour le moment,je relevais doucement les yeux pour plonger un regard intimidé et pétillant dans le sien.


J'ai choisi...

Lui dis je, timidement alors que je baissai à nouveau le regard en m'empourprant. J'étais gênée et cela se voyait. En règle générale, c'était les hommes qui tentaient de faire plier les demoiselles. Là, avec la décision de Viktor de me laisser le choix, c'était à moi de faire le premier pas même si cela n'était pas convenable. Il était au moins sur d'une chose comme cela : de ne pas me brusquer.


Dernière édition par Agniezka le Jeu 19 Aoû 2010 - 4:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mar 20 Juil 2010 - 10:46

Agniezka baissa les yeux. Bien sur, Viktor avait une idée de se qu'elle désirait. Mais il voulait être bien sur pour ne pas commettre d'erreur. Il voulait qu'Agniezka le lui confirme. Doucement, ses lèvres se mirent à bouger, donnant un sens à se qu'elle venait de demander. Il n'était pas tout à fait certain d'avoir comprit. Mais, si se qu'il pensait était juste, elle lui demandait de rester avec elle.

Les joues de la jeune femme se fardèrent de rouge des que les mots eurent fini de se former sur ses lèvres. Il n'était certes pas convenable qu'ils entre dans sa chambre. Il aurait dut la laisser sur le pas de la porte et regagner la sienne qui se trouvait juste à côté. Mais se n'était pas la première fois qu'ils allaient partager une chambre. Loin de là. Et puis, leur fiançailles allaient être annoncée de manière officielle. Une fois que cela sera fait, les rumeurs sur leur liaison s'arrêteront. Personne ne pouvait reprocher à deux fiancé de partager la même chambre du moment qu'ils finissaient par se marier.

D'une main un tremblante, elle crocheta la clenche de la porte, s'en écartant très doucement et l'obligeant pas là même à se rapprocher un peu plus de Viktor. Toujours sur le seuil, le baron la vit se mordre la lèvre inférieure, toujours aussi rouge. Elle l'invita du regard à entrer dans la chambre. Le jeune homme la suivit donc.

Même si de l'extérieur il pouvait paraître tout à fait calme et serin, à l'intérieure, il était particulièrement nerveux. Pour la simple et bonne raison qu'il devinait très bien se que désirait Agniezka. Et que si se serait la première fois pour elle, se le serait également pour lui.

Elle releva les yeux vers lui. Intimidée par se qu'elle allait faire, mais en même temps, ses yeux pétillaient d'excitation. Le regard sombre du baron se perdit dans le visage de la jeune femme alors qu'une nouvelle fois, ses lèvres, formant un nouveau mot muet.

Viktor s'approcha à nouveau d'Agniezka et la prit dans ses bras. Les lèvres du baron parcourir à nouveau le cou, la nuque et les épaules de la jeune femme, déclenchant quelques soupirs. Viktor n'irait pas plus loin. Pas plus loin que ces baisers en tout cas. Si Agniezka souhaitait le voir continuer, il fallait qu'elle le lui fasse savoir. Un geste de sa part, quelque chose, mais n'importe quoi pour lui faire clairement comprendre qu'elle souhaitait qu'il aille plus loin cette fois-ci.

Il lui avait laissé ce choix. Ainsi, il était certain quant le moment serait venu de ne pas la brusquer. De ne pas l'obliger. Comme il le lui avait déjà dit, se serait un cadeau qu'elle lui offrirait. Si elle désirait encore attendre un peu, il attendrait.
Revenir en haut Aller en bas
Iseult Séraphin
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 772
Âge : 32
Date d'inscription : 02/09/2009

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mar 20 Juil 2010 - 23:06

Pénétrant dans ma chambre, je désirai que le baron vienne et c'est ce qu'il fit. Il referma la porte derrière son passage. Viktor m'enlaça alors tendrement. Des baisers vinrent à parcourir ma nuque, puis mon épaule. Un éternuement se fit entendre. Nous étions toujours trempés. Il fallait avant toute chose retirer ces vêtements qui gouttaient sur le sol avant autre chose sinon nous allions tomber malade.
Malgré les vêtements archi trempé, je ne ressentais pas leur froideur. Au contraire j'avais chaud. Etait ce Viktor qui me faisait cet effet ? Il semblerait bien que oui car mon corps réagissait au froid en frissonnant et en éternuements également. Ce n'est pas par ce qu'on n'a pas conscience d'une chose que celle ci n'était pas pour autant réelle. Et là c'était le cas...

Lentement, je portais une main à l'arrière de mon cou pour y dénouer le flot de mon ruban. Je rendis alors l'horrible cicatrice aux yeux de celui que j'aimais. Il l'avait déjà vu ce n'était pas un secret. Il est vrai que je n'aimais pas la dévoiler mais s'il me désirait ce serait avec cette cicatrice qui faisait partie complète de moi à jamais sans possibilité de l'effacer.
Je me souvenais presque de tout, mais rien qui ne soit antérieur à mon réveil dans un château dans le nord de la péninsule humaine. Je ne sais plus à quelle occasion ces souvenirs me sont revenus mais même s'ils étaient douloureux, je savais... Je pouvais tourner la page sur cette partie de mon passé pour devenir la fiancée de Viktor, sa future épouse et par conséquence la future baronne de Missède.

Mais revenons à ce qui se passe à cet instant dans la chambre. Je venais de retirer mon ruban qui glissa lentement de mes doigts pour choir sur le sol. Je regardais timidement Viktor. Je n'osai pas faire le premier pas. J'avais trop peur... Puis finalement, faisant un pas en avant, je posai mes lèvres sur les siennes.
Revenir en haut Aller en bas
Viktor de Missède
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 466
Âge : 26
Date d'inscription : 02/06/2010

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   Mer 21 Juil 2010 - 1:41

Alors que Viktor l'embrassait doucement, Agniezka éternua une nouvelle fois. Ils étaient tout les deux trempé et risquaient d'attraper froid s'ils restaient comme cela. Et au vu de la faible constitution d'Agniezka, cela risquait de ne pas tarder. Pourtant, ni l'un ni l'autre ne semblait ressentir le froid qui les entouraient. Enfin, leur corps réagissaient à ce froid. Mais ils se sentaient chaud à l'intérieur.

Doucement, elle porta sa main à l'arrière de son cou pour retirer le bandeau qui dissimulait sa cicatrice. Certes, ce n'était pas en secret entre eux. Il connaissait très bien l'existence de cette blessure. Mais cela ne retirait rien au fait qu'Agniezka cherchait toujours à la cacher. Elle détestait cette immonde balafre qui courait le long de sa gorge. Pour être honnête, Viktor non plus ne l'aimait pas. Mais il aimait Agniezka. Il ne pouvait pas aimer la jeune femme sans cette blessure. C'était comme désirer qu'elle parle à nouveau. Il pouvait désirer entendre sa voie. Jamais il ne le pourrait. Il fallait être réaliste. Cette cicatrice faisait partie d'elle. On ne pouvait rien faire contre cela. Le plus simple était donc d'accepter le fait qu'on ne pouvait rien y faire.

Elle laissa doucement glisser son bandeau au sol. Elle regardait timidement le baron, attendant sans doute qu'il fasse le premier pas. Viktor avait put constater à plusieurs reprises que sans son bandeau, Agniezka se sentait comme nue. Il est vrai que puisqu'elle ne voulait en aucun cas montrer sa cicatrice, Viktor était la seule personne à l'exception de Nane à qui elle laissait voir son ancienne blessure. Mais à chaque fois, c'était lui qui avait retirer le bandeau à son cou. Elle ne l'avait jamais encore enlevé d'elle même alors qu'il était là.

Elle paraissait avoir peur de se qui pouvait se passer. Mais il n'y avait pourtant aucune raison qu'elle ait peur. Si elle voulait qu'il ne se passe rien entre eux pour le moment, il lui suffisait de le lui faire comprendre. Il la laisserait.

Faisant un pas en avant, elle vint poser ses lèvres sur celles de Viktor. Le baron s'abandonna un moment à ce doux baiser. En tout cas, jusqu'à se qu'il sente Agniezka frissonner dans ses bras. Mais pas de plaisir comme elle le faisait lorsqu'il lui déposait des baisers dans le cou. Là, elle frissonnait de froid. Viktor se détacha d'elle. Non pas parce qu'il ne se sentait pas attiré ou parce qu'elle avait fait quoi que se soit de mal. Mais simplement parce qu'il valait mieux éviter de tomber malade.

Il aurait aimé la garder avec lui, mais il ne pouvait pas. Pas tant qu'elle ne serait pas sèche en tout cas. Allant fouiller dans la salle de bain, il fini par en revenir avec une grande serviette dans laquelle il entoura la jeune femme.


« Il faut que j'aille me changer moi aussi, lui murmura-t-il à l'oreille. Je vais te laisser. Mais viens me voir ensuite dans ma chambre. Je serais tout à toi. D'accord? »

Il s'apprêtait à partir, mais il voulait déjà savoir quel serait sa réaction. Si elle souhaitait qu'il reste avec elle ou lui jette un regard suppliant, il s'arrangerait autrement et resterait avec elle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sur les rives d'Afayel [Agniezka]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sur les rives d'Afayel [Agniezka]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Salut des rives de la Loire à Nantes
» Dragons saison 4 : Par delà les rives [Avec spoilers] (2016) DreamWorks
» Dragons saison 4 : Par delà les rives [Avec spoilers] (2016) DreamWorks
» la chapelle St Jean
» Velvet Sky Vs Maryse Vs Michelle

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Royaume de la Péninsule ~ SUD OUEST :: Duché de Langehack :: Comté de Missède-
Sauter vers: