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 Non loin de Thaar se tenait un petit village...

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MessageSujet: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Lun 2 Aoû 2010 - 21:37

Mine de rien, Viralath n’était pas mécontent de retrouver sa vieille chamière. Après tant d’années passées loin de ses Frères, il doutait d’être encore à l’aise avec leur mode de vie, et s’il croyait dur comme fer en la nécessité de son voyage, le repousser un peu, surtout pour sauver deux jeunes gens, n’était pas pour lui déplaire. Le village était petit, et surtout composé de cabanes rustiques. On était loin du faste d’une capitale baronale mais, étrangement, il n’était pas sans rappeler nombre de petits villages de pêcheurs longeant la côte péninsulaire. A ceci prêt qu’il y avait peu de pirate pour s’aventurer aussi loin à l’est.

On s’étonna de son retour, on se moqua un peu même, mais quand on aperçut les deux jeunes allongés dans la charrette, on comprit. Dès lors, le prêtre de Tyra put compter sur l’aide et le soutien de quelques volontaires. Il installa le garçon dans sa chambre, lui cédant son lit. Son état n’était pas réellement inquiétant, même si la vilaine plaie qu’il abordait s’était infectée et nécessitait des soins urgents. Au moins réagissait-il aux stimuli, même s’il y avait peu de chance qu’il s’en souvienne à son réveil complet. La fille, par contre, le préoccupait bien plus. Il l’avait installé dans la chambre rustique qu’il réservait aux amis venant lui rendre visite. Elle était plus isolée, et donc plus calme – il lui arrivait même de se surprendre à s’y réfugier quand le sommeil tardait à venir.

Il avait fait venir une connaissance, un guérisseur qui, s’il n’était pas aussi talentueux que certains génies qu’il avait pu rencontrer dans la Péninsule – la magie n’était pas réellement la chose la plus commune qui soit, en Ithri’Vaan – il se débrouillait. Il put ainsi repousser l’infection, et bander les autres blessures. Remarquant son sommeil agité, il lui administra aussi de quoi apaiser ses rêves. Il apporta aussi son aide pour la fille, mais il dut bien vite se rendre à l’évidence : elle était entre les bras de Tyra, désormais, et il appartenait à la Déesse de décider ou non si jamais elle la rendrait au monde.

Une chose que comprenait parfaitement son prêtre, mais qui serait bien plus dur à accepter pour le jeune homme. Une discussion délicate s’annonçait. Enfin, il avait encore le temps. La maison était la seule du village à être en pierre. Grande, sa salle servait de lieu de prière, et il n’était pas rare que Viralath reçoive des fidèles, pour des raisons aussi diverses que variées. Elle était dans un état respectable, même si le prêtre aurait apprécié de réparer la toiture qui laissait filtrer le soleil – et la pluie quand il y en avait – par endroit.

Par le plus grand – et heureux – des hasards, il était au chevet du chevalier quand celui-ci se réveilla. Posant une main apaisante sur son épaule pour lui signifier sa présence et le forcer au calme, il esquissa un léger sourire.

« Tu es réveillé, commença-t-il avec son lourd accent de l’est, bien différent de celui en cours dans la Péninsule. C’est bien. Tu es resté inconscient longtemps. »

Libérant son épaule, il ramena ses mains sur ses genoux et détailla le visage affaibli de son invité. Pauvre gamin, il avait du passer un voyage des plus détestable. Résistant à l’envie de l’interroger sur les raisons de sa présence dans les Terres Stériles avec une pucelle à peine sortie de l’enfance, il préféra pallier au plus urgent.

« Tout va bien ? Faim, soif ? »

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Lun 2 Aoû 2010 - 23:50

Le sable.

Nicolaï ne voyait que cela. Où qu'il regarde, il n'y avait que des dunes. Rien d'autre.

Que devait-il faire?

Avancer

Vers quoi? Pourquoi? Il n'en savait plus rien. Tout se qu'il savait, c'est qu'il était seul dans cette immensité aride.

Où était Aureane?

Il n'en savait rien. Tout se dont il se rappelait, c'était qu'il avançait dans ce maudit désert. Qu'il avançait.

Seul.

Je'skar. Il ne savait plus se qu'était devenu leur guide. Ni leur chevaux.

Il n'y avait que le sable.

Et le fait de savoir qu'il devait continuer à avancer coute que coute.

Rien d'autre.

Son épée battait contre ses jambes, comme pour lui rappeler qu'il était toujours bel et bien vivant. Son bras le faisait atrocement souffrir.

Avancer encore et encore.

Soudain, il y eu un bruit.

Quelqu'un ou quelque chose riait.

Par pur reflexe, Nicolaï tira son épée. Il doutait de pouvoir se battre contre se qui était en train d'arriver. Et de toute façon, son instinct lui hurlait qu'il n'avait pas la moindre chance.

Le vent décida de faire des sienne, soulevant plus encore le sable et diminuant la visibilité de Nicolaï si cela était encore possible.

Le rire s'intensifia et une ombre apparut dans le champ de vision du chevalier.

Le vent retomba légèrement, permettant au jeune homme de découvrir l'homme qui lui faisait face et qui ricanait.


*Non. Pas lui...*

« Heureux de me revoir gamin, interrogea Veshork en passant doucement son pouce sur la balafre à son cou. Tu ne m'as pas loupé. Il faut bien le reconnaître »

Nicolaï se mit légèrement à trembler. Il avait tué Veshork. De cela, il en était certain. Veshork était mort. Harnyll avait fait brûler son cadavre et les cendres avaient été éparpillée. Comme pouvait-il être là? Et cette blessure qu'on voyait sur sa gorge. C'était lui qui l'avait ouvert lorsqu'il avait tué le bandit. Non. Se n'était pas possible. Veshork ne pouvait pas être là.

« Surpris? Mais au fait. Comment vas l'autre petite garce? Aureane si je me souviens bien. »

Nicolaï poussa un cris et leva son épée. Frappant un coup de taille pour tuer Veshork. Mais surprise, l'arme passa au travers du bandit emporté par son élan, Nicolaï s'effondra le sable, passant à son tour à travers Veshork.

Un froid mordant le prit et il se mit à trembler de froid.


« Tu as oublié? Tu m'as déjà tué. »

Nicolaï essayait de maîtriser les tremblements qui lui parcourait le corps. Il avait l'impression que le froid avant pénétré dans sa chair jusqu'à geler ses os. Jamais il n'aurait crut penser cela. Mais il aurait aimé retrouver la chaleur étouffante du désert.

Veshork riait. Le vent se leva à nouveau. Plus violent encore. En un rien de temps, se fut une vérritable tempête qui s'abattit sur Nicolaï. Frigorifier, le jeune homme se recroquevilla sur lui même. Il n'y avait rien d'autre à faire de toute façon. Et puis, il n'en aurait pas eu la force.

Se fut un violent coup de pied dans l'estomac qui lui fit reprendre conscience. Il crut au début que c'était Veshork qui s'amusait à le torturer. Mais le second coup qui vint le cueillir à la pomette. Son agresseur portait une robe.


« Debout, ordonna une voie sèche que Nicolaï ne connaissait que trop bien. »

Il ne parvint qu'à tourner la tête.

Veshork n'était plus là. C'était Aureane. Si Nicolaï avait douté de l'identité de la personne qui l'avait frappé à deux reprises, le troisième coup de pied qui le cueillit à nouveau à l'estomac effaça ce doute.


« Tu m'as tout prit, s'énerva Aureane. »

Elle était comme au bord des larmes. Mais en même temps, son regard était froid et déterminé.

Une avalanche de coups s'abattit sur Nicolaï. Trop faible, le jeune homme les encaissas sans broncher. Était-il trop faible ou était-ce parce qu'il savait se qu'Aureane lui reprochait et qu'elle avait toutes les raisons du monde d'être en colère qu'il ne se débattait pas?


« J'étais vivante. Tu m'as tué. »

Un nouveau coup lui fendit la lèvre. Aureane vociférait contre lui. Il l'avait tué. C'était vrai. Il avait abandonné. Baissé les bras, ne se sentant plus la force de continuer. Aureane était encore vivante lorsqu'il l'avait fait descendre du cheval pour la prendre dans ses bras. Il en était persuadé. Mais il n'avait pas été capable de continuer et il s'était tout simplement allongé en la prenant dans ses bras. Il l'avait tuer aussi surement que s'il lui avait plongé son épée en plein cœur.

Au comble du désespoir, Nicolaï n'avait plus envie que d'une chose: mourir. Mais Tyra ne venait pas le chercher. Une fois de plus, elle refusait de venir le prendre.

Aureane s'éloigna de lui en riant, laissant Nicolaï allongé sur le sol. Le jeune homme se replia un peu plus encore sur lui.


« Aureane, murmura-t-il. »



« Aureane. »



« AUREANE !!! »

Mais il n'y avait rien d'autre que le désert tout autour de lui. Il était seul.

Soudain, dans la maison de pierre proche de Thaar, Nicolaï ouvrit les yeux, la bouche ouverte en un hurlement muet.

Il sentit une main appaisante se poser sur son épaule comme pour le rassurer. Le jeune homme sentit une bouffée d'espoir l'envahir. Il avait fait un cauchemar. Un simple cauchemar. C'était Aureane qui se trouvait à son chevet. Il la verait. Il pourrait plonger dans ses yeux bleu. Ses si jolis yeux. Qu'il l'aimait sa timide bibliothéquaire. Tournant légèrement la tête, il apperçut le vieil homme qui se trouvait juste à côté de lui, esquissant un léger sourire.


« Tu es réveillé, dit-il avec un accent à couper au couteau. C’est bien. Tu es resté inconscient longtemps. »

Le vieil homme libéra l'épaule de Nicolaï. Le jeune homme était toujours abrutit de fatigue et son bras continuait à le faire souffrir. Il ne désirait qu'une seule et unique chose: quitter le lit où il était allongé. Malheureusement, ses muscles ne semblaient pas tout à fait d'accord avec ce projet pourtant ô combien séduisant. Où était-il? Où était Aureane?

Sa gorge le faisait souffrir. Il avait soif. Terriblement soif.

Le vieillard parut vouloir parrer au plus pressé et être relativement conscient de l'état dans lequel se trouvait le jeune homme.


« Tout va bien ? Faim, soif ? »

Nicolaï ouvrit la bouche, mais il dut s'y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à articuler autre chose qu'un gémissement rauque.

« Eau, fini-t-il par murmurer dans un souffle. »

Avant que le prêtre ait eu le temps de faire le moindre geste, les lèvres de Nicolaï se remirent à bouger.

« Au..Au...Au'e...Au'ea'e »
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Ven 20 Aoû 2010 - 12:39

Aureane marche, éblouie par le soleil. Le sable brûlant s’étend à perte de vue, elle a perdu tout espoir depuis longtemps. Et pourtant... elle continue à avancer. Encore... Pourquoi ? Hum... Pourquoi ? Elle ne sait plus... Elle s'arrête, hébétée... se remet finalement en marche... pourquoi ? Simplement parce que Nicolaï se trouve un peu plus loin, devant elle. Il ne parait pas souffrir de cette marche forcée, lui, il fait toujours quelques pas de plus, brillant dans son armure couverte du tabard au dragon azur, l’incitant à le suivre. La jeune fille continue donc à avancer, dans une sorte de torpeur due à la chaleur... Elle ne va pas tenir tellement plus longtemps... Ce serait tellement plu simple de se laisser sombrer... définitivement. Son bras l’élance, le sang lui cogne dans les tempes, menaçant de la faire s’écrouler, mais Nicolaï l’attend encore en haut d’une nouvelle dune. Puis il se remet à marcher avant qu’elle n’ait pu l’atteindre. Il se dérobe toujours au dernier moment, tel un mirage... mais il l'attend malgré tout. Aureane cligne des yeux, éblouie par un reflet sur l'armure et fait un pas de plus.



Cyrielle les regarde passer, apparaissant à intervalles réguliers. Elle juge Aureane avec sévérité mais étant données les circonstances cela n’a plus grande importance... Par moment, la jeune fille aide Isaac à avancer, le tirant derrière elle de sa main valide... Elle va devoir le porter, si ça continue... le petit ne fera pas un pas de plus... Nicolaï les attend toujours, heureusement, et son sourire confiant lui permet de ne pas abandonner. Elle irait au bout du monde pour ce sourire... Sauf que la marche s’éternise... Isaac s'écroule et Aureane ne peut le relever... la fièvre gagne du terrain... Isaac... "Nicolaï... attends !" veut-elle crier, mais aucun son ne sort de ses lèvres sèches. Cyrielle sourit : cela devait arriver.



Couchée dans le grand lit qu’elle partage avec Guilaine et parfois d’autres de ses frères et sœurs, Aureane fixe le plafond. Elle a du mal à mettre ses idées bout à bout mais finit par se rappeler de l’essentiel.


" Nicolaï ? " appela-t-elle dans son sommeil. Le premier mot qu’elle prononçait depuis son arrivée. Le prénom était déformé mais reconnaissable. Il ne fut pourtant pas suivi du réveil qu’on aurait pu escompter.

Le jeune homme n’est pas là. Sa grand-mère la regarde, bienveillante. Elle lui tend une tisane que la jeune fille boit sans discuter tant elle est assoiffée.
" Pour ton bras ", explique la vieille femme. De fait, la douleur atroce qui la brûle depuis si longtemps ne tarde pas à s’estomper, la laissant plonger dans un sommeil plus léger. Tout va bien, maintenant. Elle va rester à la maison... elle est bien là.



Aureane est fatiguée. Tellement fatiguée… Le petit Isaac s’estompe dans le noir. La jeune fille écarquille les yeux mais ne parvient pas à le retrouver. Si seulement elle arrivait ne serait-ce qu'à prononcer son nom !


" Isaac ? " appela-t-elle à nouveau sans que ses paupières ne s’ouvrent. La fièvre avait baissé, mais cela ne suffisait visiblement pas.

Seul le silence lui répond. Elle flotte dans le néant, si fatiguée… Ce serait tellement simple de s’y laisser sombrer… Ce serait terminé. Comme pour Isaac.




Elle ne peut pas... Elle ne peut pas faire ça... Faire quoi ? Abandonner... Non, impossible... Elle doit rester… pour... pour lui.
Pour qui ? se demanda-t-elle confusément en s’agitant dans son sommeil. Son bras la lança à nouveau, elle gémit en bougeant légèrement. Nicolaï… pour Nicolaï.

Aureane ouvrit les yeux, éblouie par la lumière. Elle ne savait pas où elle était, mais, après de longues minutes de réflexion pendant lesquelles elle rassembla ses esprits, elle constata qu’elle était allongée dans un lit relativement confortable. Étant donné l'état de son cerveau embrumé, c'était déjà pas mal. Son bras était bandé et ne la faisait plus tant souffrir, il devait être en bonne voie de guérison. Au dehors, on entendait les bruits diffus de diverses activités quotidiennes. Était-elle de retour à Trois-Chemins ?
Elle ne reconnaissait pas la pièce, pourtant...

L’inquiétude la submergea sans qu’elle en comprenne la raison, suivie d’un besoin plus simple : elle avait terriblement soif. Dans la semi obscurité, elle distingua un broc d’eau mais n’osa bouger. Le temps continua à s’écouler, lentement, alors qu’elle essayait de mettre un doigt sur cette angoisse sourde qui ne la quittait pas et l’empêchait de se rendormir. Elle n’entendait rien qui indique que quelqu’un puisse venir lui apporter un peu d’eau.


La soif se faisait plus présente… la peur plus pesante… pas pour elle. Elle, elle allait bien… enfin, presque bien. Pas elle… et lui ?


" Nicolaï ! "

Le cri, à moitié étranglé par les jours passés sans parler, lui avait échappé alors qu’elle prenait brusquement conscience de ce qui lui manquait. Se redressant tant bien que mal, elle scruta la pièce. Un gémissement lui échappa alors qu’elle constatait que le jeune homme n’était pas là et elle se laissa retomber, épuisée, pour sombrer à nouveau dans un sommeil agité.


Cyrielle file la laine dans un coin de la chambre mais ne semble pas disposée à venir lui servir un verre d'eau. "
On ne fait pas toujours ce qu'on veut, dans la vie, " répète-t-elle patiemment. Le broc prend de l'ampleur petit à petit et commence à répandre son contenu... le niveau de l'eau monte dans la pièce... Aureane est tétanisée et n'ose plus bouger... elle va se noyer mais n'arrive pas à hurler... Surnager... elle devait surnager...


Lorsqu’elle rouvrit à nouveau les yeux, se réveillant en sursaut avec l'impression de manquer d'air, elle se trouvait toujours au même endroit. Les horribles sensations de soif et d’angoisse ne l’avaient pas quittée et la tenaillaient toujours, même lorsqu'elle se fut un peu calmée et que son cœur cessa de battre frénétiquement. Ne sachant que faire et trop faible pour se lever, Aureane attendit, guettant les bruits extérieurs. Dès qu’elle vit quelqu’un, ce fut un " Nicolaï ? " désespéré qui s’échappa, suivit par " de l’eau… s’il vous plait. " Aureane avait une capacité à rester polie en toute circonstance qui dépassait l’entendement.
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Mer 25 Aoû 2010 - 22:45

Mais qu’avaient-ils donc tous, avec leur eau ? Certes, leur sauveur les avait retrouvés dans un désert, et sûrement qu’ils y avaient erré pendant un bon moment, mais ce n’était pas une raison valable pour quémander le fluide de Tyra aussi hâtivement. Le soleil pouvait être bien cruel, avec les gorges les moins avisées. Faire évaporer jusqu’à la salive, si bien qu’il ne restait plus sur la langue qu’un goût pâteux désagréable, c’était là un tour qu’il se plaisait à jouer.

« L’Oréal ? » répéta Viralath au pauvre garçon, pas réellement certain d’avoir compris. Par les Cinq, c’était décoiffant, de tenter de comprendre les jeunes. « Désolé, on a pas ça, en Ithri’Vaan. Reste tranquille, je vais te chercher de l’eau. »

Se disant, il se leva après un dernier regard au pauvre hère qui ne semblait pas être en mesure de bouger. Mine de rien, le prêtre était curieux de savoir comment ils étaient arrivés là où il les avait trouvé. Ca devait être une épopée des plus passionnantes, au vu de leurs blessures respectives. Fouillant quelques secondes, il crut enfin bon de se souvenir qu’il avait laissé l’eau dans la chambre de son autre invitée. Grommelant quelque chose à l’intention du mauvais esprit qui avait guidé sa main alors, il prit la direction de la pièce et en ouvrit délicatement la porte juste à temps pour entendre un cri. Nicolaï. Un joli nom, surement celui de son compagnon. S’approchant, il esquissa un sourire amusé – malgré l’extrême faiblesse de l’enfant, qu’il n’oubliait pas – quand elle lui quémanda de l’eau.

« Tu as de la chance, j’allais justement en donner à Nicolaï », répondit-il avec une certaine bienveillance, alors qu’il se saisissait de la cruche pour s’approcher d’elle et la lui tendre. « Tiens, bois. »

Restait un problème de taille : connaissant le caractère fougueux des jeunes, ils allaient demander à se voir. Sauf qu’il ne fallait pas être prêtre pour se rendre compte qu’ils étaient encore incapable de bouger… Et manque de bol, Viralath l’était, prêtre, et il avait donc deux fois plus de raison de s’en rendre compte – parce que c’était évident, et parce qu’il était censé être au fait des faiblesses du corps. Déjà, il croyait entendre Nicolaï s’agiter parce qu’il ne revenait pas. Mais ça, c’était surement à cause de la soif. Posant une main qu’il voulait rassurante sur la joue de la jeune femme, il lui murmura que tout allait bien et qu’elle pouvait se reposer, avant d’affirmer qu’il devait porter l’eau au jeune homme qui l’accompagnait. Se faisant, il ne lui laissa pas le temps de répondre et, prenant une autre cruche avec lui, retourna dans la première chambre où l’attendait son invité.

« Bois autant que tu veux, l’invita-t-il en lui tendant la précieuse eau. Ton amie est réveillée, elle boit, elle aussi. » Il esquissa un sourire qu’il voulait bienveillant, mais les quelques dents qui lui manquait devaient le rendre étrange. « Et avant que tu ne me le demandes, non tu ne la verras pas. Elle a besoin de repos, et toi aussi. Vous rattraperez le temps perdu quand vous serez en état pour ça. »

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Jeu 26 Aoû 2010 - 14:29

Nicolaï avait tenté de s'exprimer malgré le fait que sa gorge était sèche et qu'il n'était visiblement pas en état de faire quoi que se soit. Il avait tenté de demander où était Aureane. Lui ne savait pas où il se trouvait, mais cela n'avait guère d'importance. Tant que la jeune femme était en sécurité, tout allait bien. Mais à la réflexion, il pouvait parfaitement être en train de délirer. Oui, c'était cela. Un nouveau délire. C'était le soleil des Terres Stériles qui faisait cela. Un dernier délire avant que Tyra ne le prenne.

Comment la déesse pouvait-elle refuser son âme cette foi-ci? Il n'y aurait pas d'Harnyll pour venir le chercher. Il n'y aurait personne.

Sauf que, forcément, quant on arrive pas à parler correctement et qu'en plus, on mêle ça à un léger conflit des générations, ça donne des trucs assez étranges.


« L’Oréal, répéta le prêtre? »

Il ne semblait pas vraiment certain d'avoir comprit. Et le pire, c'était qu'il faisait bien. Mais qu'est-ce que c'était encore que ce truc? NON! Il voulait savoir où se trouvait Aureane. Il se fichait pas mal de son broching. Et plus encore d'une histoire d'argent détourné. Enfin bref, je m'égare.

Déjà, le prêtre reprenait.


« Désolé, on a pas ça, en Ithri’Vaan. Reste tranquille, je vais te chercher de l’eau. »

Oh oui. De l'eau.

Hein?!?

Qu'est-ce qu'il avait dit ce prêtre? L'Ithri'Vaan? Qu'est-ce que c'était que c'était encore que cette histoire? Comment c'étaient-ils retrouvé dans l'Ithri'Vaan? Est-ce qu'au final, il hallucinait pas tant que cela?

Le prêtre sortait, le laissant seul avec ses pensées.

Nicolaï avait fermé les yeux, essayant de remettre ses pensées dans l'ordre, mais il ne parvenait pas vraiment à se concentrer tant sa gorge le tiraillait. Il aurait donné son âme pour un simple vers d'eau.

Il se souvenait du désert. Chaud. Inssuportable.

Depuis combien de temps était-il ici? Comment était-il possible qu'il ne soit pas mort?

On avait soigné son bras. Il avait toujours mal, mais pas autant qu'avant. Un coup d'œil lui apprit en effet qu'on avait bander ses blessures que lui avaient infligé le Gorlock.

Il se souvenait avoir avancé très longtemps, qu'il s'était effondré, relevé et avait fini par abandonner.

Aureane.

Qu'est-ce qu'elle était devenue? Non, elle n'était pas morte. Elle ne pouvait pas être morte. Se n'était pas possible.

Alors que l'absence du prêtre s'éternisait, Nicolaï commença à s'agiter, essayant de se relever. Mais, encore épuisé, il ne parvins pas à faire grand chose d'autre que se redresser un peu sur le lit.

Le prêtre revint avec une carafe d'eau qu'il lui tendit.


« Merci, dit Nicolaï dans un soupire rauque. »

Sans plus attendre, il versa le précieux liquide dans sa gorge. Jamais une eau n'avait été aussi délicieuse. Il buvait, sans doute un peu vite. Mais cela lui faisait tant de bien.

« Bois autant que tu veux, l’invita le prêtre. Ton amie est réveillée, elle boit, elle aussi. »

D'un coup, Nicolaï s'étouffa à moitié dans l'eau. Il écarta la cruche et crachota un peu. Qu'avait dit cet homme? Son... son amie? Mais... Aureane. Cela ne pouvait être qu'Aureane. Viralath esquissa un sourire bienveillant. Enfin, ce sourire devait vouloir être bienveillant car les quelques dents qui menquaient au vieil homme donnait un résultat... disons... surprenant.

Nicolaï en revanche le regardait avec des yeux rond. Aureane était toujours vivante. Vivante et elle s'était réveillée.

Réveillée.

Sauf qu'avant qu'il ai put dire quoi que se soit, le prêtre reprit la parole.


« Et avant que tu ne me le demandes, non tu ne la verras pas. Elle a besoin de repos, et toi aussi. Vous rattraperez le temps perdu quand vous serez en état pour ça. »

QUOI ?!?

Est-ce qu'il se rendait compte de se qu'il était en train de lui interdire?

Nicolaï grimaça de douleur alors qu'il tentait de se redresser sans y parvenir.


« Il faut que je la voie. »

Elle allait le réclamer. Elle voudrait le voir. Et puis lui, il devait la voir, ne serais-ce que pour se rassurer. Elle allait se remettre à parler à des gens qui n'étaient pas là. Il en était presque certain.

« Il faut que je la voie. C'est... AAAH! »

Nicolaï s'étala à nouveau sur le lit lorsqu'il oublia un instant son bras blessé et voulut prendre appuis dessus. Mauvaise idée. La douleur était à peine supportable.

« Je dois la voir, dit-il en observant le prêtre le regard suppliant. Elle ne vas pas bien. Pas bien du tout... Pitié, laissez moi la voir. »
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Jeu 26 Aoû 2010 - 17:35

Aureane attendit sagement que le vieil homme lui réponde et dès qu'elle entendit le nom de Nicolaï, un sourire soulagé illumina son visage. Il était vivant. Et en état de boire de l'eau, apparemment. Les Cinq en soient remerciés. Prenant la cruche, elle cessa donc de se torturer l'esprit un instant. Boire lui fit un bien fou, bien qu'elle fasse attention à ne pas avaler trop vite et à ne pas en mettre partout. Après quoi elle se laissa retomber en arrière et ferma les yeux, épuisée.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, il était parti. Mais pas Cyrielle. Justine, elle, avait grimpé sur le lit et s'était assise en tailleur au bout pour veiller sa grande sœur. Heureuse de se savoir rentrée à Trois-chemin, Aureane referma les yeux et se rendormit, apaisée.


Lorsqu'elle se réveilla, il faisait nuit. Elle mit un instant à se souvenir de l'endroit où elle était. Enfin, disons plutôt qu'elle savait être dans une maisonnette, mais sans autre précision.

" Il y a quelqu'un ? "

A nouveau, l'attente, bien qu'elle ne sache dire combien de temps cela dura. Quelques secondes ? Des heures ? Son esprit divaguait... Cyrielle remplissait indéfiniment le broc d'eau... Puis le même homme réapparut, se frayant un chemin entre sa mère au regard inquiet et l'un de ses frères. Cet homme inconnu devait être un médecin, non ? Dans la demi obscurité, Aureane n'en savait trop rien. Elle osa pourtant lui demander timidement :

" S'il-vous-plait... est-ce que Nicolaï va bien ? "

Puis, à sa mère qui lui reprochait de déranger le vieil homme, elle expliqua, l'air prise en faute :

" Pardon, mère, mais je m'inquiète... "

Cette dernière quitta la pièce en soupirant sous prétexte qu'elle devait préparer le repas. Aureane s'aperçut qu'elle avait faim et huma le fumet délicieux. Puis elle reporta un instant son attention sur sa sœur qui se tenait près d'elle :

" Guilaine, pourquoi je ne suis pas chez nous ? "

Elle essaya de s'asseoir, mais elle était encore trop faible et ne parvint qu'à s'épuiser davantage.
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Ven 27 Aoû 2010 - 23:42

« Le soleil t’a chauffé la cervelle, remarqua calmement le prêtre, tu ferais mieux de te reposer. Regarde-toi, tu ne peux même pas te lever sans geindre comme un nouveau né. »

Les paroles avaient beau être dures, elles n’étaient pas prononcées méchamment. Sévèrement, peut-être. Mais il fallait avouer qu’il appréciait moyennement de voir un jeune homme qu’il avait sauvé se lancer dans une entreprise qui risquait de le faire trépasser dans son salon – en exagérant un peu. Il ne fit pas un geste pour l’aider, le laissant se débrouiller tout seul avec son membre blessé. Ah, ces jeunes, il fallait toujours qu’ils en fassent trop.

« Dors, c’est la meilleure chose que tu puisses faire pour elle », avait-il asséné avant de le laisser seul ruminer. Qu’il rumine ! Ca réussissait bien aux vaches, pourquoi pas à lui ?

Un rapide coup d’œil dans la chambre de la jeune demoiselle lui avait appris qu’elle n’avait pas attendu son conseil pour s’endormir, elle. Enfin une enfant intelligente. Son aîné et compagnon avait beaucoup à apprendre d’elle. Avec un grommellement satisfait, il referma la porte, mais mal, si bien qu’elle resta légèrement entrebâillée.

**********

Un appel le tira de son sommeil. A son âge, le repos était quelque chose de fragile, et le battement d’aile de papillon le réveillait. Gémissant, il leva, jetant un regard dédaigneux à la paillasse qu’il s’était installé. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que la voix venait de la chambre de la jeune femme. Boitillant, il regretta de ne pas avoir appris à avoir fermé correctement une porte pendant ses études, tout en reconnaissant qu’il avait néanmoins bien fait. Inutile de faire paniquer la jeune l’Oréal. Il arriva pile au moment où elle demandait si Nicolaï allait bien.

« Il dort, pe… » commença-t-il, mais la suite le convainquit de ne pas continuer.

Diantre, ne parlait-elle pas toute seule ? Il avait beau être vieux, il était certain qu’il n’y avait qu’eux dans la pièce, et il n’avait assurément pas la tête d’une mère – le cas échéant, il plaignait la fille. Et voilà qu’elle intégrait un nouveau personnage. Fronçant les sourcils, il s’approcha, jusqu’à apparaître dans le champ de vision de son invitée.

« Tout va bien. Tu es en sécurité ici. Tu as soif ? Faim ? »

Allait-elle continuer son délire, maintenant qu’elle était confrontée à la « réalité » ? Durant sa longue vie, le prêtre avait eu différentes occasions d’être confrontée à la folie, et il pensait la reconnaître, avec regret. S’approchant encore un peu, il s’assit doucement sur le lit.

« Ton compagnon dort, affirma-t-il sans avoir vérifié. Tu ferais bien d’en faire autant. Tu sors d’une épreuve difficile, enfant. »

Il marqua une légère pause, puis pencha légèrement la tête.

« Te souviens-tu ? »

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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Dim 29 Aoû 2010 - 19:39

« Le soleil t’a chauffé la cervelle, remarqua calmement le prêtre, tu ferais mieux de te reposer. Regarde-toi, tu ne peux même pas te lever sans geindre comme un nouveau né. »

Il ne comprenait rien ou quoi? Il était en train de lui dire qu'Aureane n'allait pas bien et lui, il lui disait simplement qu'il avait eu un coup de chaud. NOOOON !!! Il n'était pas fou. Aureane allait mal. Oui, il était pitoyable. Il se sentait vraiment pitoyable. Une fois de plus incapable de faire quoi que se soit pour la femme qu'il aimait. Il se moquait du sourire de se prêtre. Tout comme il se moquait de ses remontrances.

Il voulait voir Aureane. Elle allait le réclamer, c'était certain et lui, il n'allait pas pouvoir l'aider. Et le prêtre n'allait pas comprendre se qui allait se passer.

Il devait voir Aureane. Au plus vite.


« Dors, c’est la meilleure chose que tu puisses faire pour elle », asséna-t-il avant de le laisser seul ruminer.

Nicolaï voulait se lever et aller voir Aureane. Elle était juste à côté. Il pouvait presque la sentir.

Aureane.

Ses yeux se fermèrent bien malgré lui.

Nicolaï fini par s'endormir.

Une chute libre dans un vide, puis le sol arriva sèchement. Un instant étourdit, Nicolaï regarda autour de lui.

Du sable à perte de vue.


« NNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNN !!!!!! »

Dans la chambre, Nicolaï se crispa dans son sommeil.

* * *

Le jeune homme ne se réveilla qu'à la nuit, tremblant et suant. Il entendait des voies. Tout d'abord, uniquement celle du prêtre, puis, une autre.

Aureane.

Malgré le brouillard de la fatigue, il avait parfaitement reconnu sa voie.

Il... devait... la voir.

Serrant les dents, Nicolaï se redressa sur son lit.

Il DEVAIT le faire.

Une fois assis sur le lit, Nicolaï regarda la porte. Comment pouvait-il l'atteindre. Cela lui paraissait déjà être le bout du monde. Mais la voie d'Aureane. Il devait la voir.

Doucement, il passa ses pieds sur le côté et poussa sur ses jambes, manquant de peu de tomber et de s'étaler de tout son long sur le sol, il parvint à se mettre debout.

D'un pas mal assuré, il se dirigea vers la porte de la chambre, manquant à plusieurs reprises de s'effondrer.

Il mit un long moment à parvenir à la porte entrouverte de la jeune femme.


« Au... »

Titube jusqu'à la porte et s'y accroche pour ne pas s'effondrer.

« Aureane. »

Le prêtre était là. Mais Nicolaï s'en fichait pas mal. Tout comme des remontrances auxquels il pourrait avoir droit.

Dans la nuit, Nicolaï ne s'intéressait qu'à une seule et unique chose. Les deux yeux bleu braqué sur lui alors qu'il s'appuyait contre la porte pour ne pas s'effondrer, la silhouette de la jeune femme se dessinant à la lumière de la lune.


« Aureane, soupira Nicolaï avant de se laisser glisser le long de la porte un sourire au lèvre. »
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Lun 30 Aoû 2010 - 18:59

Aureane ne s'agita pas trop : le vieil homme avait annoncé que Nicolaï dormait. Si l'état du chevalier avait été inquiétant, il le lui aurait dit, non ? Guilaine s'effaça alors qu'il reprenait la parole pour lui affirmer qu'elle était en sécurité. N'osant pas en demander plus, elle se contenta de hocher la tête. Tout de même... Elle aurait bien aimé... Juste pour être sûre… Elle mit de côté sa timidité et osa finalement murmurer :

" Puis-je voir Nicolaï, s'il-vous plait ? "


Certes, elle avait faim et encore soif, mais malgré tout, elle aurait aimé s'assurer que le jeune homme allait bien. Déjà, leur hôte avait-il bien vérifié qu'il s'agissait de Nicolaï et pas d'un autre ? Cette idée l’angoissa à nouveau et elle se dit qu’il était hors de question de dormir à nouveau avant d’avoir vérifié.


" Je ne ferai pas de bruit, "
précisa-t-elle doucement.

Elle jeta un nouveau coup d'œil coupable à sa mère qui était de retour. Cette dernière commençait à en avoir plus qu’assez de voir sa fille parler à tort et à travers.


" Ton compagnon dort. Tu ferais bien d’en faire autant. Tu sors d’une épreuve difficile, enfant. "

Aureane secoua la tête, frustrée de devoir se taire et finit par s'exclamer :

" Mère, je vous en prie ! Dites lui que je vais bien ! "


Non, elle n'allait pas bien du tout, d'ailleurs, le simple fait d'avoir légèrement haussé le ton la calma, même si intérieurement, elle bouillait. Elle avait mal à la tête et la vision des personnes qui l'entouraient devenait parfois floue. Elle vit pourtant que sa mère lui tendait une tasse fumante.

" Non merci, je ne veux pas de tisane, je veux juste voir Nicolaï, "
reprit-elle une seconde plus tard.

" Te souviens-tu ? "

La jeune fille eut un temps d'arrêt et se concentra... Hum... se souvenir de quoi ? Visiblement, elle n’arrivait pas à faire le lien avec ce qui s’était passé. Puis Isaac s’assit sur le lit et se mit à jouer avec du sable. Elle le dévisagea, troublée et commença finalement à parler :


" On marchait... dans le sable… Nicolaï ouvrait la route et je… donnais la main à Isaac...
Elle sursauta comme si elle venait de prendre conscience de ce qui se passait : Comment vont-ils ? "

Mal à la tête. Elle grimaça et se tut un instant. Justine apportant gentiment une tasse de tisane, Aureane la repoussa d’un geste las :

" Non, merci... Je viens de dire à mère que je n’en voulais pas… "


Elle fronça le nez : elle n'aimait pas l'odeur. Il y avait trop de sable sur ce lit. Cyrielle haussa les épaules et Aureane s’exclama, outrée :

" Non, ce n’est pas ma faute ! "


Tout se bousculait dans sa tête. Isaac jouait dans le sable, il en mettait partout. La jeune fille épousseta légèrement sa couverture.

" Il va falloir tout balayer, on ne peut pas laisser Dyriet dans cet état. "

Aureane sombrait à nouveau dans le sommeil. Puis, avant de fermer les yeux tout à fait, elle se rappela de quelque chose et son cœur se serra. Regardant vers son père, elle ajouta, désespérée :


" Père... Isaac était trop petit pour traverser le désert. Il... "

La vérité la frappa soudain de plein fouet et ses yeux se remplirent de larmes :


" Je... je suis désolée... Je... Il... "

Elle s’endormait à moitié mais restait parfaitement compréhensible, continuant à essayer de mettre ses idées en place.

" Aureane. "


Brutalement tiré de l’étrange sommeil dans lequel elle se plongeait, son regard tomba sur Nicolaï et elle se figea, ne sachant plus où elle en était. Nicolaï… Il venait la voir… Le sourire qui naquit un instant sur ses lèvres disparut à la seconde où le jeune homme glissait et s'effondrait. Se dressant dans son lit, soudain paniquée, Aureane vit trente six chandelles et fut forcée de s'immobiliser.

" Nicolaï ! "

Il n'allait pas bien ! Elle se cramponna à son lit pour rester assise et implora le vieil homme, les larmes aux yeux :


" S'il vous plait, occupez-vous de lui... "

Il était médecin, non ? Ce n'étaient pas les tisanes de sa mère qui allaient le sauver ! Elle soupira et se laissa retomber en arrière, incapable de rester plus longtemps assise.

" ... et retrouvez Isaac, je vous en prie. "
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Mer 1 Sep 2010 - 11:44

Il gardait le silence jusqu’à ce qu’elle ait fini. Et quel flot de paroles ! Se rendait-elle compte qu’il n’y comprenait absolument rien ? Cependant, s’il ne la coupa pas, un autre s’en chargea, rien qu’en entrant dans la pièce. C’était désormais officiel : le pauvre Viralath avait ramené deux fous. Et pas n’importe lesquels. Dans le lot, il y en avait un assez téméraire pour braver l’improbable faiblesse qui lui étreignait les lèvres, au risque de se retrouver incapable de faire le chemin du retour – et qui, alors, s’occuperait de le porter, hein qui ? – et l’autre qui pensait parler à toute sa famille. Pour Nicolaï, il ne se faisait pas de souci, il était simplement fou amoureux. Ca lui passerait, le vieux prêtre n’en avait aucun doute. Aussi ne fit-il que le foudroyer – gentiment – du regard. Par contre, la situation d’Aureane était bien plus préoccupante. Surtout parce qu’il ne savait pas exactement de quoi il en retournait. Elle avait traversé un désert, certes, mais il doutait que cela suffise à donner des visions de choses qui n’existaient pas. Il devait s’être passé quelque chose, avant. Quelque chose qui impliquait Nicolaï ? Il devait le découvrir.

« Aureane ? »

La voix était douce, bien qu’un peu rauque. Attrapant une cruche d’eau à moitié pleine, il y plongea ses mains, avant de s’approcher de ce qui était encore, au fond, une enfant. S’asseyant au pied du lit, il sourit.

« Il faut que tu me fasses confiance. Je vais poser mes mains sur ton front et sur ta gorge, et tu vas me dire ce que tu vois, d’accord ? Ca ne te fera pas de mal, au contraire. Et ensuite, je m’occuperai d’Isaac. »

Promesse vide de sens, mais il fallait la tranquilliser et Viralath n’avait rien trouvé de mieux. Avec lenteur, il posa donc ses mains, sur le front d’abord, puis sur la gorge, et ferma les yeux. Quelques secondes après, Aureane devait légèrement se détendre. Il ne pouvait faire guère mieux avec seulement des mains mouillées, mais ce n’était pas pour la tranquillité qu’il agissait. Il y avait deux possibilités, désormais. Soit Aureane voyait des fantômes, et alors il n’y aurait pas de changement dans ses réactions. Soit elle imaginait tout, et les personnages qu’elle se créait – quoi qu’il semblait appartenir à son passé – deviendrait fade l’espace de quelques secondes.

Une chance sur deux, dans un cas comme dans l’autre il pourrait l’aider. Ensuite viendrait le temps de Nicolaï. Lui n’avait besoin que de repos et de soin physique, mais le problème de sa camarade était plus profond. Et puis, il avait voulu venir, il allait assumer. Il avait passé l’âge qu’on le tienne par la main en permanence.

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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Mer 1 Sep 2010 - 19:33

« Aureane ? »

La jeune fille rouvrit les yeux avec difficulté, visiblement épuisée. Elle le regarda plonger ses mains dans la cruche d’eau sans réagir. Pour ce qu’elle en comprenait, il voulait la soigner en appliquant ses mains sur elle. Elle avait déjà entendu parler de ce genre de méthode et ne savait si cela marchait. Il existait tant de charlatans ! Mais elle n’était pas en état de se poser des questions et puis Guilaine insistait pour qu’elle écoute. Aureane referma donc les yeux, non sans avoir murmuré :


« Et Nicolaï… »


Elle manquait trop de force pour s’apercevoir que le jeune homme était toujours par terre ou pour avoir conscience du fait que leur hôte n’avait pas quitté son chevet et n’avait donc pu aller s’occuper de son second patient. Elle ne tarda pas à se détendre, eut l’impression de plonger dans du coton… Le temps défila et s’étira, alors que les images des membres de sa famille passaient derrières ses paupières closes. Puis elle rouvrit les yeux, un peu hébétée. Il lui fallut quelques minutes pour qu’elle se reprenne tout à fait et jette un coup d’œil autour d’elle, inquiète :

« Ils… sont… où ? »


Elle ne voyait plus aucun membre de sa famille. Ce n’était pas normal. Quand quelqu’un était malade, on avait coutume de se relayer pour le veiller. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle fronça les sourcils et fit un effort pour se remettre les idées en place. Il fallait qu’elle sache…

« Où… Ils sont… où ? »

La panique montait, lentement, mais sûrement, alors qu’elle secouait la tête, n’osant croire ce qui était en train de se passer. Ils n’étaient pas là… S’ils n’étaient pas là, alors, c’était qu’elle n’était pas chez elle… si elle n’était pas chez elle…

« Où sommes-nous ? » cria-t-elle faiblement, désespérée, en se redressant à demi.

A moitié assise, son regard tomba sur Nicolaï qui était encore au sol et elle s’agita soudain de plus belle, réussissant même à s’asseoir malgré son état de fatigue. Pourquoi était-il assis là, adossé au mur ? Il n’allait pas bien du tout !


« Nicolaï ! Qu'est-ce que tu as ? »

Cyrielle n’appréciait pas tout ce remue-ménage. Elle venait de réapparaitre dans son champ de vision et la fixait d’un air de reproche qui fit secouer la tête, effrayée, à sa jeune sœur. Aureane ne voyait plus qu’elle et le vieil homme… Elle jeta un coup d’œil méfiant à ce dernier et s’adressa à nouveau au chevalier, tremblante :

« Nicolaï… Je vois Cyrielle… et un autre homme que je ne connais pas… »

Elle aurait voulu le rejoindre, pour s’assurer qu’il allait bien, mais aussi pour se serrer dans ses bras et être sûre qu’il n’était pas un mirage. Sa voix se brisa et elle souffla alors que ses yeux se remplissaient de larmes :


« Dis-moi que tu es vraiment là, toi… »
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Sam 4 Sep 2010 - 20:53

Spoiler:
 

« Il est là. Dors, tu es en sécurité. »

Les réactions désordonnées de la pauvre Aureane laissaient pensif le brave Viralath. Il avait passé l’âge pour toutes ces folies – c’était le cas de le dire. Au moins savait-il qu’elle ne voyait pas de quelconques esprits qu’il n’avait pas sentis. La pauvre enfant semblait délirer en permanence, et il était bien infoutu de dire pourquoi. Oh, il y avait un mot simple derrière tout ça, toujours le même : traumatisme. Mais toute la science résidait à savoir lequel. Et là, il devait bien avouer son impuissance. Il savait très bien que la jeune femme ne lui dirait rien, si elle s’était construit son univers avec ses personnages, c’était pour fuir la réalité, et l’affronter ne faisait donc pas parti de ses souhaits immédiats. Nicolaï pourrait-il l’aider ? En l’état actuel des choses, affalé contre la porte et le regard dans le vague, il y avait peu de chance. Lâchant un soupir découragé, le prêtre laissa sa patiente dormir. Se relevant, il s’approcha de son deuxième visiteur et le releva, faisant montre d’une force étonnante pour son apparence décrépie. Le reconduisant dans son lit – et aux diables ses protestations, s’il y en eut – il le força à se rendormir, lui promettant qu’il prendrait soin de sa protégée.

Dès le lendemain, il l’interrogea sur ce qui s’était passé. Pour aider Aureane, expliqua-t-il, Nicolaï ne devait rien lui cacher. Ce fut ainsi qu’il apprit, pour l’enlèvement, le transport au Puy, la semaine passée dans un bordel puis la… libération. Fronçant les sourcils, il préféra ne pas presser Nicolaï de trop nombreuses questions, mais il ne fut pas dupe, on lui cachait quelque chose. Les drows ne relâchaient jamais leur prisonnier, alors leur donner un guide ? Enfin, ce n’était pas réellement le plus important.

Pendant une longue semaine, il tenta d’aider Aureane. Elle avait eu un aperçu de ce qu’il pouvait faire pour elle quand, ses mains humidifiées, il avait éclairci sa vision. Dès le lendemain, malgré sa faiblesse, il lui avait demandé de se vêtir d’une simple robe blanche, avant de l’amener avec lui à l’arrière de sa maison. Il s’y trouvait un bassin naturel dont il se servait souvent pour officier en temps que prêtre et apporter le soulagement tant espéré par les mourants. Avec force de persuasion et de promesses, il avait réussi à la convaincre de s’y plonger, et il avait pu ainsi lui apporter un peu de paix. Avec son aide, l’esprit d’Aureane était sorti de la brume qui l’obscurcissait, du moins aurait-il du… Malheureusement, le mal était plus profond qu’il ne s’y était attendu. Jour après jour, ils avaient recommencé, mais il n’avait pu à son grand regret qu’espacer les visions, non les supprimer.

Quant à Nicolaï, il avait commencé à reprendre des forces. Sa blessure avait été lavée et soignée, elle était désormais bandée et attendait patiemment de pouvoir guérir. Dès qu’il avait jugé le risque minime – au bout de deux jours environ – Viralath l’avait autorisé à bouger comme il l’entendait, ce qui comprenait aussi rendre des visites à sa protégée. La consigne avait pourtant été claire : ne pas s’imposer, la laisser dormir.

Une semaine, déjà, qu’ils étaient là… Et déjà, il entendit Nicolaï parler de départ.

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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Jeu 9 Sep 2010 - 12:56

Adossé contre la porte, Nicolaï se sentait désespérément faible. Il avait envie de hurler. Son esprit fonctionnait parfaitement, mais son corps refusait catégoriquement de suivre se qu'il tentait de lui ordonner. C'était à devenir fou.

Il ne pouvait que regarder. Regarder le prêtre tremper ses mains dans l'eau et dire à Aureane de se calmer et de se détendre avant d'apposer ses mains sur son visage. Qu'est-ce qu'il était en train de faire? Bonne question. Mais l'effet fut assez radical.

Alors qu'Aureane ouvrait les yeux, un léger éclair de panique passa dans ses prunelles d'azur.


« Ils… sont… où ? Où… Ils sont… où ? »

Le chevalier sentait la panique qui montait rapidement dans la voie de la jeune femme. Lui même était tout à fait hébété. Elle ne voyait plus sa famille? Ni Isaac, ni Cyrielle, ni personne? Il en aurait volontiers sauté de joie dans tout les sens si cette maudite fatigue qui commençait doucement à lui obscurcir l'esprit ne l'en avait pas empêché.

« Où sommes-nous ? » cria-t-elle faiblement, désespérée, en se redressant à demi.

À moitié assise maintenant, son regard tomba sur Nicolaï. Le jeune homme, toujours à moitié affalé contre le mur la regardait, inccapable de faire le moindre mouvement. Aureane ne s'en agita que de plus bel jusqu'à réussir à s'asseoir après de nombreux efforts. Il sentait la panique grandir en elle. Mais comme toujours avec Aureane et son grand coeur, la panique ne concernait en rien son était, guère plus reluisant de celui de Nicolaï. Non. C'était celui du chevalier qui la préoccupait. Alors qu'elle même n'était pas au meilleur de sa forme si l'on peu dire.

« Nicolaï ! Qu'est-ce que tu as ? »

*Rien, se n'est rien Aureane, je suis juste fatigué. Tout vas bien, avait envie de lui dire le chevalier.*

Aureane fixa alors un point dans le vide et Nicolaï gémis. Oh non. Ça recommençait. Le prêtre n'avait réussi qu'à éloigner ses visions délirantes que temporairement. Enfin, c'était déjà ça de gagné. Malheureusement, Nicolaï se doutait de la personne qui venait de réapparaitre pour les enquiquiner jusqu'au bout.

Lorsqu'Aureane, tremblotante s'adressa à nouveau à lui, il en eu d'ailleurs la confirmation.


« Nicolaï… Je vois Cyrielle… et un autre homme que je ne connais pas… »

Bon, au moins elle avait toujours un bon pied dans la réalité puisqu'elle voyait le prêtre. Son esprit aurait tout à fait put le zapper complètement comme il l'avait fait un instant lorsqu'ils étaient tout les deux dans le bureau d'Haldren.

Les désirs de la jeune femme faisaient échos à ceux du chevalier. Il voulait la tenir contre lui pour la rassurer, qu'elle sache qu'il était là et qu'il allait bien. Il se fichait pas mal de l'état de fatigue dans lequel il se trouvait. Il pourrait toujours se reposer avec Aureane. Il pourrait dormir avec elle. Et d'ailleurs, il n'en dormirait que mieux. La sentir contre lui, avoir ses mains chaudes qui bougeaient doucement au rythme de ses rêves, voilà le meilleur remède pour le chevalier.

La voix de la jeune femme se brisa alors qu'elle lui parla dans un souffle, les yeux remplis de larmes:


« Dis-moi que tu es vraiment là, toi… »

Nicolaï tenta d'humidifier un peu sa bouche pateuse avec le peu de salive qu'il avait encore dans la gorge. Il fallait qu'il parle, qu'il la rassure ou elle risquait de ne pas dormir de la nuit, voir même de tenter la même chose que lui. De se lever et de venir le rejoindre dans l'autre chambre.

« Il est là. Dors, tu es en sécurité. »

Les parolles de Viralath n'étaient d'aucune importance pour Aureane. Pire, elle risquait même de ne pas le croire. Après tout, d'une part, elle n'était pas certaine que l'existance du prêtre soit bel et bien réelle et d'autre part, il lui avait dit quelques instants plus tôt qu'ils iraient chercher Isaac avant de faire disparaître toute sa famille en lui mettant ses mains mouillées sur le visage.

Pendant que l'homme du culte bataillait férocement avec ses questions intérieures, Nicolaï ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Il était le seul point de repère en qui Aureane avait confiance. Le reste était sujet à des remises en question. Pas lui.


« Je suis... là, réussi à dire le chevalier d'une voix rendue rauque par le manque d'eau. »

Lâchant un soupir découragé, le prêtre se releva, s’approcha de lui et, le prenant par les épaules, le releva, comme si Nicolaï n'avait été qu'un poid plume. Bon, il fallait dire qu'il n'avait jamais été très épaix et que cet abominable séjour l'avait plus amaigrit encore. Mais bon, il pesait quant même toujours son poid. Nicolaï émit quelques faibles protestations au moment ou le prêtre le mettait au lit sans autres forme de procès. Le jeune homme refusait de dormir malgré son état de fatigue. Non, Aureane avait besoin de lui. Elle allait vouloir qu'il soit présent auprès d'elle. Et pas seulement pour s'assurer qu'il allait bien. Il allait falloir qu'il la guide afin qu'elle puisse savoir qui était vraiment là et qui ne l'était pas.

Contraint et forcé, Nicolaï fini par fermer les yeux.

Le désert s'empara immédiatement de lui.

* * *

Dès le lendemain, à peine le jeune homme fut- il réveillé de cette nouvelle nuit épouvantable, que Viralath commença à l’interroger sur ce qui s’était passé. En même temps, ces questions étaient logiques. Il avait trouvé deux adolescents qui faisaient le sieste en plein milieu des Terres Stériles. Deux personnes à peine adultes qui, serré l'un contre l'autre se doraient tranquillement la pilule en plein cagnard. Il y avait plus que largement de quoi être intrigué. Mais alors que Nicolaï hésitait, le prêtre se servit de la clef magique (et particulièrement déloyale, je tiens à le préciser) qui délia immédiatement la langue du jeune homme.


« Si je sais se qui s'est passé et les raisons du traumatisme de ton amis, je serais plus à même de l'aider à retrouver ses esprits. »

Parfait. Il voulait une histoire. Dans ce cas, Nicolaï commença à en raconter une.

Deux adolescents enlevé sur une rive de la mer Olienne, trainé à fond de cale jusqu'à Thaar, enchainé, vendu comme esclave à un marchand drow, transporté jusqu'au Puy. Il ne cacha rien du pacte que lui et Aureane avaient passé. Une semaine avant de se donner la mort et de rejoindre Tyra. Puis, il y avait eu le Puy. Les drow, la captivie au C'rnos dont il tut la majeure partie. Et pour Aureane, sa avait été la Lanterne Noire, l'établissement de la drow Felynda, bordel reconnu de grande qualité par les Sombres, mais véritable enfer pour une personne aussi fragile que l'était Aureane à ce moment.

Il parla vaguement de la lettre d'Haldren, mais resta très évasif sur son lien de parenté avec le drow. Aureane l'ignorait. Elle n'avait pas besoin de le savoir d'ailleurs. Pas besoin du tout même.

Le prêtre tenta d'aider la jeune femme pendant de longs moments. Encore faible, Nicolaï savait que Viralath l'avait mené à un bassin, vêtue d'une simple robe blanche afin de faire en sorte d'amplifier se qu'il avait réussi à faire la veille. Lorsque le chevalier évoqua son désir de venir l'aider, le prêtre l'envoya sur les roses. Gentillement, mais tout de même.


« Je ne pense pas que se soit une excélente idée. »

« Ah bon? Et pourquoi? »

« J'ai eu assez de mal à la convaincre de plonger dans l'eau, puis par la suite d'en sortir alors que j'étais là. Je ne pense pas qu'elle le fera si tu es dans les parages. Alors crois moi, c'est une mauvaise idée. »

Nicolaï se sentit légèrement rougir à l'idée de se retrouver face à Aureane qui ne porterait qu'une simple robe trempée. Le prêtre n'avait pas tord. Jamais elle ne ferait une chose pareille devant lui. Il se demandait même comment Viralath était parvenu à la convaincre de le faire.

* * *

Nicolaï était plongé dans la contemplation de son reflet dans la bassine d'eau. Il n'y avait pas la moindre vanité là dedans. Juste un constat un peu inquiétant.

C'était à peine s'il se reconnaissait.

Ses joues étaient creusées par les privations du désert et ses yeux gris avaient perdu de leur éclat joyeux. Son visage toujours harmonieux était pourtant plus sec qu'avant. Il se prit à trouver qu'il avait un faux air d'Harnyll. Une légère barbe noire venait teinter son visage. Observant le rasoir que Viralath lui avait donné, Nicolaï se fit la remarque qu'il n'avait pas eu l'occasion de se raser depuis son arrivée au C'rnos. Il avait du mal à se dire que cela faisait moins de trois semaines qu'il avait rencontré Halystra et son grand père. Tout paraissait si lointain. Comme si une dizaines d'années le séparait de cet evénement.

Nicolaï se sentait plus vieux à l'intérieur.

Comme pour confirmer cet état de fait, une mèche de cheveux poivre sel était venu teinter sa tignasse d'ébène. Elle tranchait particulièrement sur le cuir chevelu du jeune homme, unique mèche grise qui tombait sur la gauche de son visage. Elle n'était en rien différente des autres mèches de cheveux de Nicolaï. Elle était juste grise. C'est tout.

L'enssemble donnait une impression étrange.


*Où est le chevalier du Tournois Royal?*

* * *

Si les plaies extérieures de Nicolaï guérissaient bien, il n'en était pas de même pour la blessure qu'il portait à l'intérieur. Ces deux monstrueuse balafre purulente et gangrénée qui le pourrissait de l'interieur.

Nicolaï savait tout à fait qu'est-ce qu'elles étaient.

La première était tout simplement ses origines. Ce monstrueux lignage qu'il rejetait et dont il ne voulait pas entendre parler. Il était humain. Pas drow. HUMAIN!

Mais de cette blessure, il ne pouvait parler à personne. Pas même à Aureane. Que se passerai-t-il si elle l'apprenait? Que ferait-elle? Peut-être bien qu'elle s'enfuirait et qu'il ne la reverrait jamais. Il ne pouvait pas prendre ce risque.

Et puis, il y avait la seconde plaie: le désert.

Les Terres Stériles s'emparaient immédiatement de lui à chaque fois qu'il fermait les yeux. Il n'en pouvait plus. Le peu de sommeil qu'il s'autorisait n'était en rien reposant.

Laissant ses souccis à la porte de la chambre d'Aureane, il frappa doucement pour se faire annoncer. Viralath l'avait autorisé à rendre quelques visites à la jeune femme à condition qu'il la laisse également se reposer. Oh pour ça, aucun soucis à se faire. Il la laissait dormir tant qu'elle le désirait. C'était même lui qui mettait la plupart du temps fin à leur discutions à contre coeur. Bon, il y avait une ou deux reprise ou Aureane s'était endormie dans ses bras. Il l'avait laissé dormir et elle paraissait si sereine et si rassurée contre lui qu'il n'avait pas eu le cœur à la laisser.

Le jeune homme entra doucement dans la chambre et découvrit Aureane assise sur son lit. Elle venait de quitter le bassin et ils avaient donc encore un moment avant son prochain délire de vision.

C'était tant mieux.

S'approchant d'elle, Nicolaï se pencha sur le visage de la jeune femme et déposa un léger baiser sur ses lèvres.


« Tu te sens mieux aujourd'hui mon amour? »

S'asseyant à côté d'elle sur le lit, il la prit dans ses bras et la serra doucement contre lui.

Par les Cinq, qu'il pouvait l'aimer. Mais il avait aussi quelque chose à lui dire. Quelque chose qui risquait fort de l'effrayer. Il attendit qu'elle ait fini de parler, lui racontant sa journée pour à son tour prendre la parole.


« Aureane, il vas falloir que nous pensions à rentrer sur la Péninsule. »
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Ven 10 Sep 2010 - 17:04

Aureane ne se calma réellement qu'en entendant la voix de Nicolaï. Dès que ce dernier fut sortit avec le vieil homme, elle replongea dans un sommeil agité dans lequel revenait bien souvent une marche dans le désert et des sables mouvants.

Le lendemain, il fallut un bon moment au prêtre pour convaincre la jeune fille d'entrer dans l'eau. Déjà, parce que sa pudeur la faisait hésiter, ensuite parce qu'elle avait une peur terrible de l'eau. Finalement, ce fut sa faiblesse qui la contraignit à obéir en cessant de protester et se plonger dans le bassin. Par la suite, elle comprit que ces séances faisaient disparaitre un temps ses chimères et elle les accepta plus facilement.


Les visions disparaissaient par intermittence, bien que Cyrielle soit toujours la première à revenir. Aureane savait que ce qu'elle voyait n'était pas vrai, mais elle n'arrivait pas à les chasser. Et puis, visions ou pas, elle se sentait constamment dans un brouillard qui l'empêchait de réfléchir correctement. Elle ne s'était d'ailleurs pas vraiment préoccupée de qui la soignait, ou de l'endroit où ils se trouvaient, ni même du temps qu'ils passeraient là. Elle flottait, à demi consciente de ce qui l'entourait avec l'envie constante de dormir. Le reste du temps, elle réclamait Nicolaï ou demandait de ses nouvelles, le jeune homme étant bien la seule chose qui la raccrochait à la réalité. Elle lui demandait souvent s'il était là, comme pour se rassurer, avant de replonger dans le sommeil.

En revanche, contrairement à Nicolaï, elle passait des nuits relativement tranquilles. Le désert ne s'imposait plus à elle, elle s'endormait d'un sommeil de plomb et se réveillait des heures plus tard en réclamant de l'eau... et Nicolaï, évidemment. Elle ne s'inquiétait pas pour elle, ayant déjà du mal à démêler le vrai du faux, mais s'inquiétait pour lui, même si elle s'arrêtait au fait qu'il paraissait "fatigué". Elle n'allait pas beaucoup plus loin dans ses observations et avait du mal à vraiment fixer son attention très longtemps.
Elle aurait aussi bien pu passer des années dans cet état sans s'en apercevoir...


***

On frappa à la porte et la jeune fille s'assit dans son lit, le sourire aux lèvres : était-ce Nicolaï ? Ses visites étaient le seul moment où elle sortait un peu de son apathie et paraissait heureuse. Elle ne voulait jamais qu'il s'en aille, finissant parfois par s'endormir d'épuisement dans ses bras.


Aureane accueillit son baiser, ravie, mais l'air toujours aussi distrait. On aurait dit qu'elle était toute contente mais incapable de savoir pourquoi. Ou peut-être un peu comme si cela concernait une autre et qu'elle se réjouissait pour elle. D'ailleurs, elle ne répondit pas à la question. Par contre, elle se blottit dans les bras de Nicolaï sans se faire prier et se mit à parler doucement :

" J'ai encore fait une séance dans le bassin... Cyrielle me laisse tranquille... Tu sais, j'aimerais bien la voir, pour de vrai. J'en ai assez de l'imaginer... parfois j'ai peur de t'imaginer aussi... "


Elle le serra un peu plus fort et soupira.


" Aureane, il va falloir que nous pensions à rentrer sur la Péninsule. "

Il n’y eut pas de réaction. La jeune fille essayait de faire le point. C’était particulièrement difficile. Elle finit par répéter, un peu hébétée :


" Il faut rentrer ? "

On aurait dit qu’elle essayait d’assimiler l’information sans y parvenir. D’ailleurs, la péninsule ne lui évoquait rien de particulier. Finalement, elle leva les yeux vers Nicolaï en demandant, hésitante :

" A… Dyriet ? On peut rentrer... à la maison ? "


L’idée semblait lui paraître agréable. Il pouvait d’ailleurs noter au passage qu’elle voyait Dyriet comme sa nouvelle demeure. Même avec l’esprit complètement embrumé, elle n’avait pas perdu de vue qu’elle s’y trouvait bien.

" J’aimais bien être là-bas avec toi, "
ajouta-t-elle tendrement.

Evoquer cela devait avoir fait un déclic dans sa tête, car elle reprit de façon un peu plus lucide :


" J’espère que… que je vais arrêter de voir des choses, après… "


Elle se sentait responsable de tout ça et s’en voulait : elle savait que l’on s’inquiétait pour elle et n'aimait pas cette idée.

" Je voudrais penser comme avant… je suis désolée… "

Au moins, elle savait ce qui était vrai et ne l’était pas. Mais c’était usant de se poser sans cesse la question et de se méfier de soi-même.


" Ou que ce soit,
ajouta-t-elle soudain avec inquiétude, nous serons ensemble ? "
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MessageSujet: Re: Non loin de Thaar se tenait un petit village...   Dim 12 Sep 2010 - 9:45

Contrairement à se que Nicolaï aurait put penser, Aureane n'eu pas vraiment de réaction lorsqu'il lui parla de son désir de retourner sur la Péninsule. Elle tentait de remettre ses idées en ordre. Cet exercice, il l'avait déjà remarqué était des plus difficile pour la jeune femme. Il y avait tant et tant de chose qu'elle ne parvenait pas à saisir dans le cocon cotonneux de son esprit.

Un peu hébété, elle fini par répéter, comme une question:


" Il faut rentrer ? "

Elle essayait d’assimiler l’information tant bien que mal sans vraiment y parvenir. Comme si c'était quelque chose de terriblement compliqué à comprendre. Elle ne comprenait rien. Même après ses séances dans la bassine. Nicolaï se sentit encore une fois triste. Il avait tiré Aureane du Puy (sans y être vraiment pour grand chose), il l'avait soutenue dans les Terres Stériles ainsi que dans le navire qui les enmenait en esclavage. Mais là, il ne pouvait rien faire et se sentait terriblement impuissant. Aureane, quant elle sortait de ses délires était comme une enfant.

Est-ce qu'il retrouverait un jour la jeune femme qu'il aimait?

Cette question en entrainait rapidement une autre tout aussi terrifiante pour le chevalier.

Elle leva ses yeux toujours aussi beaux et aussi bleu malgré la lueur éteinte dans son regard. Pour lui demander d'une foie toute hésitante :


" A… Dyriet ? On peut rentrer... à la maison ? "

Elle semblait un peu heureuse de ce fait. Et elle considérait à présent Dyriet comme sa maison. L'endroit où elle voulait vivre. C'était un peu rassurant. Même dans son esprit perdu et embrumé, elle se souvenait toujours qu'elle aimait Dyriet et qu'elle s'y sentait bien. C'était un peu encourageant déjà.

" J’aimais bien être là-bas avec toi, " ajouta-t-elle tendrement.

Soudain, il y eu comme un déclic de lucidité dans le regard d'Aureane.

" J’espère que… que je vais arrêter de voir des choses, après… "

Malheureusement, Nicolaï n'était pas très doué pour mentir. Et à Aureane, il ne pouvait pas mentir. Le jeune homme garda donc le silence. Il ne savait pas comment lui rendre toute sa tête. Et, pour être tout à fait honnête, il avait peur du moment ou elle serait à nouveau elle même.

Leur relation avait énormément évolué. De quoi se souviendrait-elle? Lui, il se rappellerait de tout. Mais elle?


" Je voudrais penser comme avant… je suis désolée… "

Nicolaï sera un peu plus Aureane dans ses bras et la berça doucement comme une enfant. Elle aussi avait maigrit durant leur voyage. Il sentait les os épaules contre son torse.

« Chuut, murmura-t-il. Se n'est rien. Tu fais tout se que tu peux pour redevenir normale. Tu y arrivera. J'en suis certain. Tout cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir. »

Aureane lui reviendrait-elle?

" Ou que ce soit, ajouta-t-elle soudain avec inquiétude, nous serons ensemble ? "

Nicolaï caressa doucement sa joue du bout des doigts.

Il avait laissé Aureane seule au Puy. Voilà le résultat.

Jamais. Non, jamais il ne la laisserait à nouveau seule.

L'idée faisait son petit bonhomme de chemin depuis un bon moment dans sa tête. Mais il n'osait pas la mettre en application. Il avait trop peur de se qu'elle pourrait lui dire. Et puis, il voulait le demander à la vraie Aureane. Celle qui ne comprendrait certainement pas tout de suite sa demande.


« Je ne te laisserait jamais Aureane. Jamais plus. »

Doucement, il prit la main de la jeune femme dans la sienne.

« Je t'aime Aureane. »

De son autre main, il caressa doucement sa tête, passant les doigts dans ses longs cheveux soyeux comme un peinge.

« Repose toi mon amour. Tu auras besoin de force pour le voyage. Repose toi. Je reste là. »

L'esprit de Nicolaï était presque mi au supplice.

Et si elle ne se rappelait de rien une fois redevenue elle même?


*Arrêter de penser à des choses tristes. Dans l'immédiat, il nous faut trouver un navire.*



HRP: Je pense qu'une petite intervention de l'Entitée et on peu clore le RP non? A moins qu'Aureane veuille faire un petit post.
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