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 Promenade au clair de lune [Aetius]

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 16:03

C’était donc au tour de la jeune femme de passer par les différents états de la surprise. Décontenancée le pic, le cap, que dis-je : le cap ? C’est une péninsule ! En retrait jusqu’ici, le renfort (considérable !) frappa fort et juste ! L’adversaire était décontenancé, en proie à la plus choquante stupeur. Il avait beau testé les réserves de la soldate, celle-ci ne tarissait pas de réactions de fier-à-bras, promettant à l’opposante une sérieuse déculottée. Ainsi Agniezka n’y comprenait plus goutte, ce qui redonna à Aetius un peu de son assurance habituelle. Plein d’appréhension, le regard de la douce n’en restait pas moins captivé par les forces en présence, et bientôt il plongea de nouveau dans les yeux glacés du chevalier. Ce dernier, fort content de la réaction de l’expérimenté ennemi, eut un sourire heureux et bêta, sourire qui s’élargit et prit des tours encore plus enthousiastes lorsqu’il vit cette province en puissance s’allonger, battre retraite et s’étendre sur le lit moelleux.

La jeune femme rendait-elle les armes ? Aetius avait eu droit à beaucoup de ruses de guerre de la part de cette adversaire inconstante, aussi se retint-il bien de laisser la fougue du guerrier qui croit avoir gagné agir sur lui. En tacticien rôdé, il décida de profiter de ce corps offert pour finir d’affermir ses positions. Se saisissant délicatement d’une jambe non moins délicate de la dame, il y apposa ses lèvres, couvrant de baisers cette longue et douce canne tout en remontant peu à peu vers son mont de Venus. Une fois ici, il embrassa alors les lèvres de cette province avant d’y ajouter quelques baisers scylléens qu’on a déjà expliqué plus tôt. Bien décidé à faire tomber la place forte, il n’hésita pas à user de tous les stratagèmes qu’il avait pu connaître jusque là pour persuader la terre ennemie à rendre les armes pour son plus grand bonheur. Et tandis qu’il s’attelait à cette tâche délicate, il se souvint de nouveau d’une expression qu’un chevalier lui avait confié entre deux escarmouches (car on fait l’éducation de nos jeunes quand on peut, dans la chevalerie) : il faut le fruit bien juteux pour que le ver se régale ! Etrange souvenir qui lui remontait à l’esprit, certes, cependant, il ne se laissa pas déconcentrer et continua patiemment à saper la résistance adverse, qui donnait déjà des signes de faiblesse. Sous les coups répétés du seigneur, la jeune femme se cambra légèrement, tandis que les mains de ce dernier sentaient le corps d’Agniezka se gonfler de façon plus forte, la respiration accélérée, haletante.

Continuant dans sa patiente campagne, il remonta ensuite vers la femme en persistant dans les baisers et les caresses. La chemise blanche, maigre protection, se soulevait à mesure que sa tignasse noire gagnait du terrain, si bien que lorsque les lèvres des deux amants furent de nouveaux entrelacées, le vêtement ne cachait plus rien du corps pâle de la jolie brune. Ici les embrassades se firent peu à peu plus vigoureuses. La damoiselle, quoique maladroite, ne refusait plus à la langue du chevalier son hospitalité, laquelle s’introduisait avec une certaine prudence. Ils étaient à présent collés, et Aetius se trouvait complètement sur Agniezka, se soutenant sur un coude, tandis que sa verge recommençait à titiller le corps de madame dans une région plus sensible cette fois.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 17:05

Allongée, offerte, je ne bougeais plus. Ma tête me tournait à cause du vin. J' n'aurai pas du boire et encore moins autant. Toutes mes volontés s'étaient dissipées pour faire de moi qu'une docile poupée de porcelaine avec laquelle on pouvait jouer sur ce lit moelleux.
Je sentis sa main se poser sur ma cheville et la soulever légèrement pour la porter à ses lèvres. Doucement et avec le plus grand des délices, je les sentis remonter sur toute la longueur de ce membre bipède. Ses lèvres arrivèrent bien vite à ce trésor inestimable.

Baisers et caresses eurent raison de moi. Mon corps frémissait sous ces galants assauts se cambrant légèrement. Mon souffle s'accélérait alors que je gardais les yeux clos. Je ne voulais pas voir, ni penser à cet amant qui officiait sur cette fleur encore sauvage et non cueillie. J'aurai tellement aimé l'offrir à Vikor le soir de nos noces mais ma volonté était telle qu'en cette nuit, elle appartiendrait à un autre.
Les paupières closes je me laissais à imaginer qu'il s'agissait de mon fiancé. Non pas que le seigneur d'Ivrey ne soit pas plaisant mais mon coeur appartenait au baron alors qu'à cet instant précis mon corps appartenait à un autre.

J'étais offerte, prête à être cueillie. Les délicatesses de l'Ivrey avait su éveiller une certaine moiteur dans la zone qu'il mettait tant d'applications à faire céder. Alors que cette première victoire put se faire sentir, il campa sur d'autres positions pour s'attaquer à de nouveaux bastions. Sa bouche et ses mains remontaient ma chemise qui se trouva alors bien inutile quand il eut fini. Elle ne couvrait plus rien, j'étais offerte et frémissante à sa vue.
Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Baiser que je ne refusai pas, bien au contraire. Il y allait avec ardeur alors que je tempérai sa langue dans ma cavité buccale. JE sentis alors son corps chaud s'allonger complètement sur le mien. Un coude l'aidant à se redresser légèrement afin que je ne sois pas écrasée sous son poids d'homme.

Une chose vint à buter contre l'intérieur de ma cuisse. Tout d'abord surprise, j'ouvris les paupières. Cela continua. Elle se fit plus pressente à pénétrer dans cette douce cavité encore indemne de tout. Nous continuions à nous embrasser, je me laissais aller à ses baisers, les lui rendant avec moins de fougue et d'ardeur. La timidité sans doute où le regret de me livrer à un autre.
Ma jambe était légèrement repliée mais les coups de buttoirs continuaient sans trouver la voie. Au bout de quelque minutes d'errance interminable, Aetius dégagea une de sa main et guida son pistil vers la corole florale.

Tout d'abord à l'entrée, gentiment il patienta sans forcer afin que je m'habitue à cette présence des plus étranges qui allait sous peu me transpercer. Elle resta sage puis se retira. Je fus un peu plus détendue quand le membre s'éloigna mais il revint telle une bête assoiffée de sa proie.
Ce petit jeu dura quelques minutes, le temps que je me détende et que je n'ai plus peur. Mais il continua alors qu'à présent j'étais parfaitement détendue ? J'embrassai le chevalier tendrement alors qu'une de mes mains caressait son dos musclé.

Ce petit jeu perdura. Ma respiration était de plus en plus haletante et mon dos se cambrait à chacun de ses doux assauts. Je n'en pouvais plus et mon corps rendait les armes. Le seigneur Aetius d'Ivrey avait remporté une seconde bataille.
Plongeant mon regard d'émeraude dans l'azur du sien, il put y lire comme une supplication. Je me mordais la lèvre inférieure faisant perler sous mes dents une goutte de sang. J'étais sienne. Tournant le regard l'espace d'un instant, je le vis. Mon ruban. Il le portait toujours à la main comme si ce simple lien de soie me rattachait à lui. Je me mis à sourire puis replongeai mon regard dans le sien.


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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 17:44

Voilà la porte tombée, le pays était vaincu. Déjà la générale, hébétée par l’entreprise de harcèlement à laquelle Aetius s’était attelé, lui envoyait un message dans lequel il ne voulait lire rien d’autre que son triomphe. Mais c’est alors, quand eut lieu le partage du butin, que les généraux de son armée se firent voraces. Le chevalier, grand amateur des charges brutales (une éducation chevaleresque a toujours ceci de dichotomique qu’elle apprend à l’enfant la courtoisie comme la témérité, et bien des guerriers durent, lors de leurs nuits d’amour, déraper en agissant comme on agirait sur un champ de bataille. Hélas, la déformation professionnelle était fréquente dans les mœurs de ces hommes qui ne vivaient, après tout, que pour une charge glorieuse dont la violence mesurait à quel point l’attaque était éclatante), donc, comme on le disait, le galant amateur des chevauchées dut refréner ses instincts premiers, luttant avec une volonté chancelante contre ce naturel cavalier qui revenait au triple galop (et c’est le moins qu’on pouvait dire). Entredéchiré par des sentiments diamétralement opposés, c’est-à-dire une soif inextinguible de démontrer sa force et le besoin de rester doux pour la vierge effarouchée, le malheureux but de nouveau le calice des lèvres ensanglantées de la dame, comme pour se donner du cœur à l’ouvrage, puis s’introduisit avec lenteur plus profondément en elle.

La courtoisie triomphait malgré tout ! Le chevalier se montrait chevaleresque et le scrupule retint la vindicte du vainqueur. Celui-ci pénétrait progressivement sa proie, se retirant avec une douceur renouvelée pour retourner un peu plus en avant. Fort étonné par cette étrange façon de procéder (qui lui paraissait, dans le feu de l’action, tout à fait ridicule), il se rendit compte, et ce à sa grande stupeur, que ce mouvement de va-et-vient patient offrait à l’acte adultère une saveur nouvelle. Nous cacherons ici que l’étroitesse et la moiteur de la jeune damoiselle ajoutaient un nouvel agrément à cette tâche que le chevalier avait cru rébarbative et ennuyeuse, qui prenait pourtant de plus en plus de plaisir à apprendre les choses de l’amour à sa partenaire. Ainsi débuta le spectacle, cessa parfois pour laisser place à un échange de baisers. Le flux et le reflux continua donc avec une lenteur qui mit de plus en plus Aetius à l’épreuve, mais dont la volonté se renforçait à chaque fois qu’il observa son visage, qui s’illuminait d’un plaisir interdit et encore faible.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 18:27

Il s'était joué de moi avec ses aller et venu incessants qui me faisait me languir. Un regard suppliant qu'il comprit et il franchit le cap. La douleur que je ressentis à cet instant fut palpable. Je serrai les dents, basculant la tête en arrière alors que lentement il se mouvait entre mes cuisses dont l'hymen déchiré offrait son flux sanguin attestant de la virginité passée.
J'avais mal dans le bas ventre mais la douceur d'Aetius fut elle que peu à peu elle se fit moindre. Il est vrai que je ne ressentis rien. Pas de plaisirs avec cette pénétration. C'était comme insipide mais cela venait peut être avec le temps.

Le chevalier s'employait à se faire tendre dans ses mouvements. Mon bassin se soulevait lentement au rythme de ses doux accoups. Aucune demoiselles auraient pu espérer mieux pour son défleurage si ce n'est être avec l'homme de son coeur. Mais le destin joue bien souvent des tours lorsqu'il s'agit des jeux de l'Amour. Arcam le premier aime ce petit jeu.
Par moment, les mouvement cessèrent pour laisser place à des baisers entre les amants d'une nuit. Ils reprenaient ensuite toujours aussi doux qu'avant. Cette épreuve semblait être difficile pour le chevalier alors que doucement mon ventre se dilatait pour supprimer la douleur sans apporter pour autant du plaisirs.

Le temps que dura ce premier ébats fut plus qu'honorable. Ma peau était moite et fraiche et pourtant j'avais étrangement chaud. Reprenant mon souffle doucement alors que le seigneur avait roulé sur le côté pour faire de même. Quelques minutes passèrent où nous restâmes dans cette position à fixer le plafond joliment ouvragé.
J'avais chaud décidément et soif par la même occasion. Me redressant, je me saisis de l'outre de vin qui demeurait toujours au pied du lit. Je bus une gorgée assez maladroitement ce qui me donna encore plus cette impression de chaleur dans mon corps.

Non, il me fallait de la fraicheur. Déposant l'outre sur le lit, je me mis debout. Le chemise de nuit retomba sur mon corps pour se coller à lui à cause de la transpiration. La place que je venais de déserter n'avait pour seul présence qu'une tache rouge, du sang, mon sang.
Titubant légèrement, mes jambes avaient du mal à me porter. Effet du vin qui embrumait encore un peu mon esprit ou des délicatesses du seigneur d'Ivrey ? Je me tenais enfin devant la grande fenêtre de sa chambre qui était dissimulée sous d'épais rideaux dont la lumière nocturne filtrait par une fente.

Poussant de part en part le velours des rideaux, ma main se posa sur la poignet de la fenêtre pour l'ouvrir. Un vent frais s'engouffra immédiatement dans la chambre me rafraichissant et me faisant frissonner à la fois. Mes mains se posèrent sur la rambarde de fer forgé aux volutes. Ma tête tournait encore légèrement.
Le vent qui s'engouffrait dans la pièce faisait voler ma chemise de nuit. L'éclat de la lune la rendait transparente laissant le loisir de voir mes formes féminines à travers la douce étoffe. Je jetai alors un coup d'oeil en direction du lit où reposait le sieur d'Ivrey.

Sur un petit guéridon près du canapé proche de la fenêtre, une corbeille de fruits attendait qu'une seule chose se faire dévorer. Tendant ma main, je me saisis d'une grappe de raisin que je laissa pendre au dessus de mes lèvres pour en attraper les grains. J'étais adossée contre le mur de la fenêtre, baignant dans l'éclat de la lune et dégustant le raison alors que je regardais Aetius avec un regard aimable et apprivoisé.

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 19:16

L’angoisse qu’il avait ressentie, la nervosité s’était échappée avec le liquide visqueux qui avait envahi Agniezka. Se retirant rapidement, il souffla quelques minutes. C’était un sentiment qu’il ressentait parfois, lorsqu’il était vidé de tous les conseils insidieux que lui chuchotait mielleusement sa virilité affamée. Il ressentait une sorte de dégoût à cette union adultère, comme s’il commettait un crime contre la vertu, ce qui était mal (et oui). Ces plus fortes crises étaient apparues lorsqu’il était encore un adolescent à peine sorti du monastère dans lequel on l’avait enfermé pour suivre une voie de dévotion et de pureté. C’était bien sûr lié à une éducation qui tenait la piété pour une des grandes valeurs du monde, et les prêtres, avec leurs sermons et leur discipline, avaient su, bien à leurs dépens, insufflé dans les jeunes novices qui les avaient rejoint ce dégoût du monde matériel, dont l’acte de l’amour était sa manifestation la plus basse, selon leurs discours. Certes le jeune homme n’en savait rien et n’avait jamais pensé à cette étrange et soudaine mélancolie qui le prenait dans ce moment. Heureusement, plus il s’était frotté au vrai monde et à ses vanités, moins il n’avait éprouvé cette sensation humiliante.

Il lui fallut plusieurs minutes pour essayer de se débarrasser de ça. Déconcentré, il embrassait sa maîtresse de manière décousue, lui prodiguait des caresses légères et espacées. Il était autre part mais revint bien vite, animé, de nouveau, d’un nouveau sentiment. Débarrassé de cette tension sexuelle et de cette éthique courtoise, qui avaient été évacués dans le coup de balai moral qu’il avait passé sur sa conscience culpabilisatrice, il avait à présent l’esprit d’un loup. Repu, il croyait l’être jusqu’à ce que la jeune femme ne se dirigeât vers la fenêtre, laissant la lumière lunaire rejoindre la pièce qui avait abrité leur liaison interdite. Il était donc affamé, son regard le lui disait, mais affamé comme un fauve. A l’étourneau succédait un homme fait, un mâle qui voulait encore se satisfaire. Se jetant hors du lit d’un pas assuré, contrairement à Agniezka, il la rejoignit, nu et droit, son regard dur fixant la biche. Tout en leurs attitudes accusait la plus flagrante opposition. Elle était fragile et encore ivre de l’étreinte comme du vin, lui était possédait par une lucidité prédatrice, des yeux qui voulaient prendre.

La fine couche de sueur couvrait son corps dénudé faisait briller sa peau pâle et irrégulièrement dessinée de motifs dues aux cicatrices qu’il avait récolté pendant quelques années de combats où la bêtise tenait la dragée haute à la bravoure. Ses pas étaient réguliers et lents, ceux du soldat ou du cavalier, leur avancée impérieuse. Bientôt au contact d’Agniezka, il se saisi d’un raison pour l’avaler goulument. L’opération continua un peu jusqu’à ce qu’il en plongea un entre les lèvres de sa proie avant de s’emparer doucement de ses lèvres et caresser avec orgueil les hanches de cette dernière, l’enserrant lorsque les baisers se faisaient plus intenses, faisant glisser ses mains sur la chemise blanche quand ils étaient moins fougueux. Reprenant un raison, il ne put se retenir de l’éclater sur la gorge dénudée d’Agniezka pour lécher le jus qui collait à la peau avec une lenteur minutieuse et espiègle, descendant parfois un peu plus près de sa poitrine plantureuse et ferme, mordillant le derme sensible pour l’exciter un peu. Ses mains ne restaient pas inactives, car elles allèrent bientôt pétrir le fessier de l’Aphrodite callipyge, comptant bien faire tomber ses défenses (déjà fort fragilisées).
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 20:14

Je prenais l'air frais en me délectant de quelques raisins noirs. Le vent nocturne faisait flotter la longue chevelure. Mon regard était porté sur le chevalier encore couché sur le lit. Nos regards se croisèrent et il se leva.
Il était nu, sa peau légèrement humide suite à l'effort qu'il venait de faire et surtout sa virilité était au garde à vous. Dans l'obscurité, je l'avais à peine entraperçue mais là, elle s'offrait à ma vue me faisant rougir et détourner le regard telle une pucelle qui n'aurait encore jamais rencontrer le loup.

Les pas du seigneur était dans cette cadence régulière presque militaire car il ne faut pas oublier que le régent et avant tout un homme de guerre. Il se posta droit devant moi et se saisit d'un raisin sur la grappe que je tenais entre mes mains. Il l'avala en une bouchée. Pauvre raisin...
Il continua alors à porter les raisons à sa bouche et à les avaler avec une facilité déconcertante alors que tel un moineau je picorais à peine les grains. Il se saisit d'un nouveau grain que je crus voir finir comme le précédent mais au lieu de cela il le porta à mes lèvres entrouvertes.

Le fruit de la convoitise se trouvait entre mes lèvres qui se refermaient doucement pour le mordre quand il posa ses lèvres sur les miennes. Il profita de cet effet de surprise pour passer une main dans mon dos et caresser mes hanches. Plus son baiser se faisait insistant et plus ses mains se faisaient oppressantes sur mon corps.
Le baiser se fit moins fougueux et les caresses s'atténuèrent le temps d'un instant. Cet instant fut celui où il reprit un grain de raisin mais au lieu de le porter à ses lèvres ou aux miennes, il ne trouva rien de plus judicieux que de l'écraser contre ma gorge.

Le jus du fruit coula le long de ma gorge glissant lentement sur le galbe de mon sein gauche. Aetius en homme vorace qu'il était devenu ne se priva pas de lécher le jus du fruit qui dévalait ma gorge avec une avidité que je ne lui avais encore pas connue.
Il ne s'arrêta pas pour autant au jus du fruit car sa bouche taquine et mutine se fit un malin plaisir à descendre plus bas. Il dévora ma poitrine à travers la mince chemise de nuit. Le contact de ses dents me fit lâcher la grappe qui tomba à terre et par la même occasion choir une nouvelle fois cette bretelle rebelle qui ne désirait pas rester en place.

Les mains du seigneur étaient posées sur mes fesses et en profitèrent pour en tâter leur fermeté comme on le ferait avec des fruits. Ses mains n'étaient plus aussi douces dans leurs caresses. Bien au contraire, elle se faisait plus bestiale. Sa bouche, elle, continuait à jouer avec la chair. Cela provoquait des frissons mais également des légers mouvement de basculements de ma tête en arrière comme si je m'offrais à lui une nouvelle fois.
En avais je envie ? Je crois bien que oui... Montant une main lentement, je fis glisser mes doigts sur le visage de mon amant avec de l'enlacer de ce bras. La seconde main qui venait de laisser choir le raisin, glissa lentement et doucement pour se poser alors sur sa fesse. Nous étions toujours contre ce mur, fenêtre ouverte, il me dévorait de ses baisers et des ses caresses alors que timidement je me laissais aller à le caresser à mon tour.

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 20:54

Le loup continuait de butiner, ses dents mordillant à présent les boutons de sa mie, ses mains appréciant la fermeté des fesses, la finesse des jambes, la taille de guêpe de celle-ci, agissant méthodiquement, calculant les caresses, qui se faisaient efficaces. Sa verge, elle-même, encore plus sensible qu’avant, se désolait de ne pouvoir encore partager le festin du corps d’Aetius, qui dévorait la chair fine et délicieuse de cette vierge qu’il avait fait femme. Celle-ci, à longueur que les corps se faisaient un peu plus proches, finissait collée entre les deux amants, qui ne cessaient pas de s’entrelacer, leurs bras, leurs mains, se rejoignant pour se séparer, courant vers de nouveaux horizons. La jeune biche prenait également les devants, et sa paume tâtait la fesse musculeuse du loup, qui ne pouvait qu’apprécier cette délicate attention, malgré le côté peu conventionnel de la chose.

Sa gueule finit par aller croquer plus loin et après avoir approfondi le sujet de la gorge, Aetius en revint à un sujet plus classique, la bouche de sa maîtresse, où il s’installait de nouveau avec lenteur, appréciant d’autant plus ce retour vers une terre qu’il appréciait tant. Et tandis qu’il se livrait à un nouveau baiser scylléen, ses mains, agrippées aux fesses blanches de la fiancée, soulevèrent le corps gracile de la dame pour le faire atterrir sur le rebord de la fenêtre. Les jambes de la douce légèrement écartée et dans une position des plus équivoques sentir finalement par sentir la bête qui de nouveau venait, et ce avec les mêmes manières que la première fois. Elle rampait vers la caverne, comme intimidée, se contentant de camper superficiellement. Et puis lorsque de nouveau, le loup sentit la biche prête à le recevoir, il entra en elle, toujours avec cette lenteur voluptueuse qu’il découvrait dans l’étroitesse de son amante. Le jeune seigneur eut un léger frisson de délice et ferma les yeux, ses mains se faisaient câlines, possédant le corps fort beau de la damoiselle. Ainsi donc, sur le rebord de la fenêtre, les deux jeunes gens entremêlés l’un l’autre remettaient ça.
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 21:53

Les mains et les doigts s'entremêlaient. La langue joueuse d'Aetius continuait son périple sur mon corps. Une légère morsure se fit sentir et éveilla le bouton qui s'érigea sous la chemise, pointant délicatement. Je me laissais aller à l'ivresse de ses baisers et de ses lèvres. Plus rien n'avait d'importance à cet instant.
Ma main cavalière vint à se poser sur la fesse musclée de l'amant alors que mon autre bras passant par dessus sa nuque caressait son oreille. Il était avide, avide de mon corps comme le démontrait sa bouche qui embrassait chaque parcelle de peau encore libre.

Une accalmie... Ses lèvres rejoignirent les miennes. Forçant la barrière de les lèvres et de mes dents, nos langues commencèrent un ballet sensuel et émoustillant qui n'attisa qu'un peu plus ce feu qui brûlait en moi.
L'amant vigoureux et fort me souleva en me maintenant par les fesses pour me déposer sur la rambarde de fer forgé. Heureusement elle était solide mais le vide en dessous me faisait peur. J'avais eu le malheur de regarder en bas.

Mes mains se croisaient derrière la nuque d'Aetius afin de ne pas le lâcher de peur de tomber. Mon corps s'était raidit quelque peu mais cela ne fut pas assez pour arrêter le chevalier. Mes cuisses étaient légèrement ouvertes, suffisamment pour que le seigneur puisse s'y glisser.
Il glissa son membre comme la première fois à l'entrée sans aller plus loin, puis se retira et répéta l'opération jusqu'à ce qu'il me sente suffisamment prêtre pour le recevoir. Doucement tel un serpent rentrant dans sa tanière la virilité du seigneur d'Ivrey pénétra le fourreau de chair. J'eus encore un peu mal à cet instant. L'étroitesse de mon ventre étant à l'origine de cette maigre douleur.

Alors qu'il fermait les yeux savourant sa nouvelle victoire sur mon corps, ses mains continuant à me caresser le dos, je me collai à lui par peur de chavirer en arrière. Ma poitrine s'écrasait contre son torse massif et je fermais les yeux. Bras et jambes dans un même mouvement de parallélisme se croisèrent. Mes bras autour du coup du chevalier alors que mes cuisses se resserraient pour croiser les jambes autour de ses hanches.
Par les Cinq ! Qu'est ce que je sentais. Je le sentais profondément en moi dans cette position. La peur me faisait elle divaguer ? Non je ne pense pas. Je le sentais se mouvoir dans mon ventre. J'ouvris de grands yeux surpris et perdus par cette nouvelle sensation.

Il vit bien que je n'étais pas à l'aise au dessus de ce vide. Aussi il rectifia la situation. Me soulevant de la rambarde tout en soulevant bien haut ma chemise de nuit, libérant ainsi mes fesses de la protection de la chemise, il me plaqua contre le mur où nous étions il y a un instant.
Accolée contre ce mur, ce n'est pas pour autant que j'avais décroisé les jambes qui s'enroulaient toujours autour des hanches du seigneur d'Ivrey. Mes bras s'étaient décrispés légèrement alors que dans cette position soutenue, il continuait à montrer son ardeur.

Je le sentais tellement profondément en moi. J'aurai voulu crier mais impossible rien ne sortait de ma gorge éteinte. Le plaisir montait en moi. Mon souffle se faisait plus rapide, mon coeur également. Alors que j'allais enroulé mes bras autour de sa nuque pour le sentir un peu plus proche de moi, la bretelle de ma chemise tomba pour la énième fois.
Décidément ce flot ne voulait pas tenir en place. D'une main de velours, je tirai sur le petit ruban et la bretelle céda. Je fis de même avec la seconde laissant ainsi mon buste à sa vue mais surtout à la chaleur de son corps alors que mes lèvres se rapprochaient de son cou pour y déposer des baisers voraces.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 22:45

Paniquée par leur position périlleuse, ou transie par ce nouveau plaisir que lui assénait la virilité d’Aetius, la jeune fiancée s’agrippa à lui de tous ses membres, qui le couvrir pour ne plus le lâcher. Comprenant, après quelques coups de boutoir, que la jeune brune trouvait la situation vertigineuse, il s’arrêta un instant pour porter leur deux corps vers un coin de la chambre plus conventionnelle (quoique). Et le jeu reprit de plus belle, et cette fois-ci, le dos de sa maîtresse était écrasé entre le mur et le physique du chevalier, qui l’étreignait de la façon la plus proche. Son corps parfaitement dénudé ne faisait plus qu’un avec celui de la jeune déesse, qui semblait sentir avec un plaisir manifeste l’agréable que pouvait procurer la rencontre d’un homme et d’une femme. Peu à peu, le rythme s’accéléra légèrement, et leurs souffles s’unirent dans l’union coupable, culpabilité qui se dissolvait dans le plaisir qu’ils s’arrachaient à présent l’un l’autre, avec une passion qui se faisait toujours plus pénétrante (j’aurai le bon goût de ne pas rajouter : comme son membre, soyons clairs).

Fou de plaisir, le chevalier, qui n’entendait plus rien à part leur cœur à tout deux et ce désagréable petit bruit que provoquait à chaque la pulsion des épaules de sa maîtresse sur le mur, décida ensuite de s’offrir un peu de repos. Toujours en elle, et enthousiasmé par les baisers de sa maîtresse, il honora de nouveau la poitrine ferme de son invitée de fortune, laissa ses jambes remettre un pied à terre avant de la mener d’une main ferme sur le tapis, avec lui. A présent sur le dos, pouvant contempler avec encore plus de précision le corps qui lui était offert, il l’invita à reprendre le cours de leur adultère exercice, rejoignant de nouveau le fourreau de chair d’Agniezka, mais cette fois-ci sur le dos, plaqué contre un tapis moelleux. La jeune femme était un peu surprise, mais après quelques conseils d'Aetius, ce professeur désintéressé, le jeu recommença, plus pressant et plus fougueux qu'au départ.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Jeu 19 Aoû 2010 - 23:25

Les souffles s'accélérant, la cadence montant d'un cran, les deux amant s'abandonnaient l'un à l'autre. Aetius montrait toute sa force et sa ferveur alors que moi, je l'encourageait de mes baisers dans sa nuque. Mon souffle était beaucoup plus rapide et il pouvait le sentir. Par moment, mes dents se plantèrent sur son épaule.
Réaction du au plaisir ou à ce mur qui me labourait le dos ? Aetius l'ignorait aussi afin d'éviter des blessures inutiles alors que tout ce petit jeu de l'amour devait rester secret, il stoppa son mouvement de bassin pour se concentrer sur la preuve même de ma féminité : ma poitrine.

Ce tour de force devait fatiguer notre beau chevalier et je dois bien avouer que je commençais à avoir mal aux jambes dans cette position peu confortable et pourtant si pénétrante. Décroissant doucement les jambes, je me laissai glisser sur le sol. Une fois mes pieds ayant touchés terre, une faiblesse dans mes jambes se fit sentir me projetant contre le corps nu de mon chevalier.
Me prenant par la main, nous fîmes quelques pas. Une dizaine tout au plus avant de prendre place sur le tapis tissé. Le lit aurait été plus confortable mais après le mur, cela ne pouvait être pire... Je vis Aetius s'allonger sur le dos alors que je demeurai assise sur les genoux. Il me regardait, il attendait quelques choses de ma part que mon esprit prude ne comprit pas à cet instant.

Il fallut que d'un bras il m'attire vers lui. J'étais nue et il me regardait avec une certaine envie. Ma chemise détachée de mes épaules avait glissé le long de mon corps quand je m'étais remise debout. Elle se trouvait là à deux mètres moi, gisant sur le parquet. J'étais donc allongée entièrement nue sur lui. Je me mis à rougir, baisant les yeux.
Ne sachant que faire, Aetius dut me montrer la marche à suivre. Il décala doucement chacune de mes jambes pour que je me retrouve à califourchon sur lui. Il ne manquait plus qu'une chose que nos corps ne fassent qu'un une fois de plus. Et ce fut une nouvelle fois le seigneur d'Ivrey qui aida à la manœuvre.

Je n'avais juste qu'à glisser telle une chenille le long de ce calice et me laisser aller. Tout d'abord le Sieur d'Ivrey amorça la manoeuvre en bougeant son bassin. Je n'eus pas ma cette fois bien au contraire mais la sensation était telle que je me sentais empalée sur ce pieu de chair.
Doucement mon corps suivit les ondulations de son bassin qui cessèrent pour me laisser maitresse de la situation. Dans cette position plus que cavalière dirons nous, ma poitrine se mouvait au rythme de mes ondulations pour le plus grand plaisir de la vue d'Aetius.

Ses mains venaient à caresser mon corps qui fébrilement commençait à trembler telle une feuille. Que se passait il ? Le plaisir montait en moi alors que la cadence n'était guère très mouvementée. Je me mordis la lèvre inférieure avant de retomber sur le corps bouillant de mon initiateur.
Ma tête reposait sur son torse. La position n'avait toujours pas changé, il était toujours en moi. Mon souffle était beaucoup plus rapide et il pouvait se resserrer sur lui les muscles internes de mon mont de vénus. J'étais épuisée, incapable de me redresser.

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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Ven 20 Aoû 2010 - 0:26

Position plus reposante et fortement appréciée par la gent masculine, celle qu’ils pratiquaient ne déplaisait pas non plus à Aetius, qui pouvait profiter d’une situation plus reposante tout en étant, bien étrangement, plus excitante. Car après tout, c’était une Agniezka en extase qui ondulait comme un torrent sur lui et qui lui offrait un spectacle bien indécent que le chevalier n’oubliait pas d’observer, profitant encore un peu de la scène qui lui avait été donné pour cette nuitée. Car oui, l’union était aussi interdite qu’éphémère, ce qui ajoutait un peu plus au désir qui pimentait ce chaudron de sorcières. Bien entendu, c’étaient des éléments qui étaient tout à fait étrangers aux pensées qu’alimentaient en ce moment le cerveau d’Aetius, plus concentré sur les cours qu’il offrait bien généreusement à la petite brune que sur le degré de dangerosité de leurs étreintes ou encore leur durée.

Bientôt, toutes ses réflexions, pour construites qu’elles étaient, s’évanouir dans une grande obscurité, et tandis que le va-et-vient langoureux d’Agniezka continuait avec une constance que le jeune seigneur louait avec la plus grande ferveur, laquelle ferveur de manifestait par les caresses que lui prodiguaient ses mains baladeuses, il fut happé par une petite mort tout à fait considérable. Cela eut pour effet de serrer un peu les hanches de la douce, qui elle-même semblait ressentir la même jouissance. Moins habituée à ce cruel plaisir, elle tomba sur lui sans autre forme de procès, sur le corps ruisselants de sueur de son compagnon. L’ardeur était passée, tout comme la tempête, et les deux jeunes gens savouraient le repos auxquels ils aspiraient. Du moins était-ce le cas de la fiancée, qui ne tarda pas, face à l’immobilité un peu raide de son partenaire, à s’évanouir, complètement épuisée, sur lui. Comme on l’a déjà dit, Aetius ressentait, une fois la rivière asséchée (oui, je ne savais pas comment le dire de façon imagée), un profond ressentiment pour toutes ces choses matérielles, qu’il considérait comme ignobles et donc indignes de son attention. Et ici, contrairement à autrefois, où il n’était qu’un chevalier errant, il pouvait se permettre de brusquer ses amantes, de se sentir un peu moins sale. Car ce repos des guerriers, ce douce et romantique trêve nocturne le répugnait, l’emplissait d’un sentiment d’ignominie qu’il ne s’expliquait pas auquel il prêtait un certain crédit.

Après avoir attendu quelques minutes, la situation lui paraissait par trop grotesque, ces deux corps entrelacés trop horrible pour lui, qui avait cédé (avec une aventureuse facilité et une relative ingéniosité, vous remarquerez) à l’appel de la chair. Il se souleva lentement, décalant le corps de la fiancée dénudée, souillée par lui, pour rejoindre ses pantalons abandonnés (oh trahison infâme qui lui transperçait le corps, à présent !) et les mettre. Ceci fait, il s’accorda un instant de réflexion, lequel fut trop court, prit la chemise de la jeune femme et réveilla celle-ci doucement. Il lui tendit la chemise, la toisa un instant et lui récita une sentence lapidaire :
« Il faut que vous partiez. »

Rien d’autres que ces mots et un regard insistant, sombre, pour venir appuyer cette déclaration chuchotée quoique sèche.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Promenade au clair de lune [Aetius]   Ven 20 Aoû 2010 - 1:07

Je venais de m'endormir sur le torse de celui qui fut mon amant. Epuisée par l'acte, le plaisir ressenti et l'alcool ingurgité. Nous restâmes un bref instant dans cette position remplie de tendresse. Puis Aetius doucement le fit glisser sur le côté sans m'éveiller. Je dormais nue sur le tapis, allongée sur le sol.
Le seigneur alla se rhabiller puis prit une minute de réflexion en me regardant ainsi endormie sur le sol. J'avais été son jouet d'un soir, d'une nuit et à présent il allait se débarrasser de moi mais avant cela, il se dirigea vers la fenêtre où avait chu ma chemise de nuit pour la ramasser.

S'accroupissant, il posa une main sur mon épaule et me secoua légèrement afin que je me réveille. Il ne fallut pas long temps pour que j'ouvre les paupières et découvrir le seigneur rhabillé et tenant ma chemise dans une de ses mains. Il me toisa alors du regard.
Il me la tendit en me demandant de partir. Rien de plus et rien de moins. Après avoir ravi mon plus précieux trésor, il me chassait comme une vulgaire servante. Cela eut pour effet de me dégriser complètement. La réalité venait de me rattraper avec toute l'horreur qu'elle contenait.

Me redressant péniblement, j'enfilai la chemise nouant les flots des bretelles. Puis m'aidant du canapé pour me mettre debout, je lui lançai un regard plein d'interrogations. Je ne comprenais pas pourquoi ce changement radical de comportement. Est ce seulement un jeu pour lui afin de me mettre dans son lit et prouver au baron qu'il était meilleur que lui en défleurant sa fiancée avant lui ?
Je me dirigeai alors à pas lent, les bras croisée sur ma poitrine, le regard bas vers la porte. Ma main se posant sur la poignet je me retournai une ultime fois. Le seigneur se tenait debout et avait toujours mon ruban enroulé autour de sa main. Je quittais alors la chambre, laissant simplement derrière moi ce ruban et ce sang, vestige de ce rapt odieux.

La nuit était déjà bien avancée mais le matin n'était pas encore près à se lever. Je regagnais ma chambre dans ce silence glacial qui hantait la demeure. La porte se refermant derrière mon passage, je me laissai glisser contre sa paroi en larmes.
J'avais trahi Viktor et son amour. Non, je ne le méritais pas et cela allait hanter ma conscience jusqu'à ce que je sois en mesure de lui en faire part mais dans l'immédiat cela serait impossible. Après avoir verser toute les larmes de mon corps et de mon coeur, je me redressai.

Dans la cheminée, le feu diminuait pour s'éteindre. Ma chemise, objet du délit et preuve de ma trahison était parsemée de tâches rouges pour le sang, blanches pour la cyprine et le sperme de l'Ivrey. Dénouant les noeuds, elle glissa à mes pieds et je la jetai au feu qui en fit une belle flambée.
Me dirigeant dans le pièce adjacente, la salle de bains, il y avait ce bac remplit d'eau. Froide voir même glaciale alors qu'en réalité elle était tout juste à température ambiante. Entrant dans le bac, je me mis à frissonner. Puis je me laissai glisser dans l'eau fraiche. Mes genoux repliés contre ma poitrine, je restai ainsi.

Ma tête embuée, les larmes coulant le long de mes joues, je croisai mes bras sur mes genoux avant d'y poser mon front. Je me sentais sale. J'avais honte. Peu à peu, je m'endormais dans cette eau fraiche. Je ne sais combien de temps j'y suis restée mais ce fut les cris affolées des servantes qui me firent ouvrirent des yeux apathiques.
Il ne fallut pas longtemps pour qu'elles m'extirpent de la baignoire et m'entourent de serviettes. L'une d'elle me frictionna vigoureusement le corps alors qu'une autre partit chercher le médecin. Tout cela se passa très vite. Le verdict tomba.

Rien de grave mais il faudrait me couvrir et surtout me reposer. Afin de ne pas inquiéter le baron, on fit croire que j'étais fatiguée par le malaise de la veille et que je devais me reposer encore un peu. Voici qu'elle fut la raison officiel car on ne voulait pas que le baron fasse un esclandre quant au fait que l'on soit incapable de s'occuper de moi.

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