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 Et tout commença avec une olive ...[Arthur]

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MessageSujet: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Jeu 26 Aoû 2010 - 23:50

L'Intendant d'Ancenis, Léodor Brison, gravissait les marches qui menaient au bureau du baron. La situation était critique, et il fallait que le baron sache ce qui se passait. Arrivé devant la porte, il reprit contenance un instant, lissant rapidement ses habits, froissés par sa course, puis il frappa à la porte. La voix du baron résonna, invitant Léodor a entrer, qui préféra exposer tout le problème d'emblée.

Bien le bonjour Messire. Je n'irais pas par quatre chemins. Les seigneurs marchands de Berdes viennent de me faire parvenir une nouvelle relance en vu de leurs paiements. Pourtant, voici plus de trois semaines qu'aucun convoi berdois n'est entré dans notre cité. Les réserves d'huile du château diminuent dangereusement, et bien que nous puissions encore voir venir, si cela continue nous allons vers la pénurie. Je ne sais que faire, vous pensez que les convois ont été attaqués?


De nouveaux coups résonnèrent à la porte, interrompant les deux hommes. Des coups secs et rapides, comme si on cognait avec un objet dessus. Léodor échangea un regard avec Arthur, qui invita l'étranger à entrer. Le silence, seul, répondit à l'invitation de Melasinir, alors que l'Intendant s'approchait la porte. Il prit la poignée et la baissa en ouvrant d'un coup sec. Personne. Il jeta un oeil dans le couloir, à droite, puis à gauche. Personne non plus. Il se tourna alors vers son suzerain et s'arrêta en pleine course devant la porte. Il eut un mouvement de recul en reconnaissant le cadavre d'une chouette clouée sur la porte. Il tourna les yeux vers Arthur et dit, inquiet.

Que ... Qu'est-ce que ceci?

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Ven 27 Aoû 2010 - 14:18

Quelques jours s’étaient écoulés depuis que le Voile s’était posé sur le continent, l’enveloppant d’ombres, et en Ancenis, désormais, l’inquiétude allait grandissante chez les gens du communs et les plus superstitieux… Les premières heures avaient vu naître de la déception, mais les textes manquant de détails, on n’avait pas vu de raison de trop être bouleversé, mais à présent…
Une demande des plus officiels avait été faite aux Cultes des Cinq Dieux, principalement à celui de Néera afin qu’ils fournissent une aide non négligeable pour tenter de tranquilliser et d’apaiser une situation de crise qui voyait prières et offrandes se multiplier, autant que l’apparition de pseudo-prophètes qui annonçaient la fin des temps, mais aucun ne put s’exprimer plus de quelques heures avant d’être conduit dans des geôles.

En Ancenis autant que dans chaque grande ville, bourg et bourgade respectable, on avait augmenté la fréquence des patrouilles de milices ou de gardes seigneuriaux, afin de dissuader les sacs et les pillages que le Voile facilitait. En somme, la situation était au plus mal, et l’on ne savait ni quoi croire, ni quoi penser de tout ceci, et aucun message provenant des seigneurs et du baron ne pouvaient rendre plus serein les populations tendues et inquiètes.

Et ce jour là n’allait pas offrir au Baron une occasion de se reposer… Il avait suivi la routine de ses journées, malgré la crise, ajoutant des heures à écouter et à comprendre les fondements et les bases de la magie, au vue de l’apprentissage de quelques nouvelles cordes à son arc, il continuait les leçons d’armes sous les conseils et l’enseignement du chef des chevaliers qui étaient assignés à Vielmot, pouvant désormais faire davantage alors que le clopinement et la douleur de sa jambe s’était presque totalement évanouie, ne l’handicapant plus, puis il écoutait et traitait les doléances dans la mesure de ses possibilités, recevait rapports des faits importants, bien que trop concentrés et envahis par les tensions et les conséquences du Voile.

Il s’était retiré dans son bureau pour traiter quelques affaires quand on frappa à sa porte.

« Entrez. »

Et il vit pénétrer l’Intendant de Vielmot, essoufflé encore par une course qu’il avait imaginée rapide et périlleuse dans les escaliers. Un homme de plus d’une cinquantaine d’années aurait du s’économiser, quoiqu’il en soit, ce dernier referma la porte et sans attendre, il exposa le problème qui l’avait amené ici.

Avant qu’il ait pu fournir réponse à l’Intendant, on frappa à nouveau à la porte, mais la différence était grande, trop pour ne pas apparaître dérangeante. Le silence fut la seule réponse qu’on fournit à son invitation, et quand les tambourinages eurent cessé, l’Intendant alla voir mais ne trouva personne… Tout du moins, jusqu’à ce que son regard se pose sur la porte… Là était clouée une chouette morte et cette seule découverte força Arthur à se lever rapidement, attirant Léodor à l’intérieur avant de détacher avec force l’animal de la porte, sans hésitation aucune, puis il referma la porte.

Il posa l’animal sur le bureau et regarda l’Intendant, s’adressant à lui.

« Je m’occupe du cas de Berdes… Vous, n’ébruitez surtout pas ce que vous venez de découvrir, nul ne doit savoir pour cette chouette. Allez prévenir la garde que je veux qu’on renforce la sécurité, à nos portes, à nos réserves d’eau et de nourriture ainsi que des patrouilles discrètes dans les couloirs menant à nos invités, nos hôtes et la mienne, bien entendu, mais surtout, taisez ce que vous venez de voir, compris ? »

L’Intendant acquiesça et Arthur pria pour qu’il n’ait pas la langue pendue, il voulait éviter les rumeurs, du moins, venues de ses propres gens… Son ennemi, dont il connaissait déjà la nature, à cette chouette, ferait parler de son acte si l’on venait à ne rien entendre à ce sujet.

« Aussi, dès que ça sera fait, demander à Bredoc de me préparer un de nos pigeons messagers qui puissent se rendre à Berdes. Puis envoyez un message à Néris… Peut-être pourront-ils nous dépanner si cette histoire se prolongeait trop. »

Un rapport entre les deux évènements ? Il l’ignorait, mais trois semaines de retard, et ces marchands de Berdes réclamant de l’or… N’avait-il pas reçu rapport de l’absence de livraison ? Une disparition qui ne fait pas de bruits… Attaque isolée ? Tentative d’escroquerie de Berdes ? Soit… Pour l’heure, il ne lui faudrait pas faire de conclusions hâtives, mais ils comptaient bien réagir.
Il écrivit un mot à l’adresse des dirigeants de Berdes.

« D’Arthur de Melasinir, Baron d’Ancenis et Seigneur de Vielmot
A l’adresse des hautes instances de Berdes.

La nouvelle ne m’est arrivée que tardivement, mais il m’a été signalé qu’aucun convoi en provenance de Berdes ne nous était parvenu ces trois dernières semaines, ainsi, nous n’avons jamais reçu l’huile pour laquelle vous réclamer paiement. Aussi, et dans ces conditions, je me vois dans l’obligation de ne pas me soumettre à cette somme que vous exigez.
Il est étonnant que vous n’ayez pas eu vous-même écho de cette disparition, qu’il n’y ait eu aucune interrogation de votre part malgré un tel délai… Je n’ai guère d’informations à vous offrir pour l’instant, mais je vous propose de travailler conjointement afin d’éclaircir et de lever le voile sur cette disparition.

PS : Prière d’annoncer à Messire Jonas que je souhaite son retour à mes côtés.»


Un volatile fiable serait plus sûr qu’un cavalier sur des routes où s’était déroulé un bien curieux évènement…
Le soir même, il convoqua les gardes en poste à proximité de son bureau aux heures où la chouette avait été cloué et ordonna la vigilance et le contrôle de toute personne qui s’en approchait ou s’en éloignait…
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mar 31 Aoû 2010 - 10:59

Citation :
De Yvain de Sartelin, responsable de la Guilde des Marchands berdois
à Arthur de Melasinir, Baron d'Ancenis

Par la présente, nous accusons bonne réception de votre courrier et espérons que vous lirez cette réponse au plus tôt. Votre missive fait naître l'inquiétude en notre ville, car deux convois chargés de denrées venant du fief et de Neris sont partis de notre bonne ville, à deux semaines d'écart. N'ayant eu nul rapport ou témoignage à propos d'attaques des dits convois, nous sommes d'autant plus étonné. Suite à ces informations, nous avons décidé de suspendre tous transits commerciaux passant par Berdes. Nous recevons votre aide dans cette mystérieuse affaire, avec joie, et sommes déterminés à élucider cette sombre histoire rapidement, pour pouvoir reprendre sereinement notre collaboration. Nous restons à votre entière disposition.

PS:J'ai fait transmettre vos ordres à Messire Jonas qui prend la route en ce jour même.

Le vélin enroulé autour de la patte du pigeon voyageur fut amené au Sieur de Melasinir dès lque le volatile eut atteint son pigeonnier. Ainsi donc, Berdes suspendait l'ensemble de ses livraisons. Peut-être que ce qui semblait être une risible inquiétude d'Intendant à propos de quelques jarres d'huile, allait se muer en pénurie plus importante. Mais laissons le soin au baron d'avoir ses réflexions ...

********************************

Et sur ordres de son maître, ce bon vieux Jonas quitta Berdes en direction de Vielmot, entouré de quelques hommes en armes portant les couleurs ancenoises. Les cinq hommes partirent au petit trot en début de matinée, le but étant de rejoindre Ancenis et Arthur avant le milieu de l'après-midi. Rien ne troubla le début du voyage, mis à part le chant d'une chouette insomniaque qui salua leur passage prêt d'une oliveraie à la sortie de la ville. Le ciel était toujours Voilé et l'obscurité permanente devait troublé l'animal autant que les hommes. Et ainsi s'élancèrent donc les ancenois qui répondaient à l'appel de leur suzerain, une torche à la main pour estomper le rideau de ténèbres qui était tombé sur la Péninsule. Soudain, le hululement reprit, semblant trouver un écho de l'autre côté de la route, juste avant qu'une flèche empenné de blanc ne viennent transpercer la gorge de Jalin, qui s'écroula en lâchant sa torche sur le sol. Le sifflement caractéristique d'autres projectiles véloces se fit entendre alors que les flèches tombaient en volée sur le râble des ancenois effarés.
Leur montures hennissantes piétinaient fébrilement, malgré les talonnades de leurs cavaliers et c'est Pertis qui s'écroula dans un cri rauque, alors que les hululements reprenaient de plus belle. Jonas et ses soldats avaient réussi à reprendre le dessus sur leurs chevaux et s'étaient élancés ventre à terre, loin du déluge mortel. Pourtant les cris de chouette ne semblaient pas s'estomper et d'un coup, les montures s'effondrèrent projettant les hommes par-dessus leur encolure. Dans un beuglement qui n'avaient plus rien du volatile nocturne, une horde d'hommes se rua sur les ancenois toutes fourches et épées dehors. Jonas cligna des yeux alors qu'il achevait sa course folle dans l'herbe. Son corps entier le faisait souffrir, et il lui sembla distinguer une corde tendue non loin de lui, vibrant encore de sa rencontre avec les pattes d'un cheval au galop. Il n'eut même pas le temps de jurer qu'une lame vint s'enfoncer dans son omoplate droit, lui arrachant un cri étranglée avant de sombrer dans l'inconscience.

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mar 7 Sep 2010 - 12:38

La réponse ne tarda pas à lui parvenir, le rassurant sur l’instant de la viabilité de cette voie de communication… Lisant les mots, il comprit et approuva, même si il n’aimait guère le climat dans lequel les dits fantômes le plaçaient. Aucun rapport, aucun bruit qui court… Sorcellerie ? Peut-être bien, quoiqu’il en soit, il lui faudrait agir.
Sa première décision fut de transmettre un message à Néris… Puisque Berdes suspendait ses activités commerciales avec Ancenis, il ne trouvait guère de raison de prolonger de son côté les transactions, tout du moins, jusqu’à résolution du problème. Quelques produits ne seraient plus apportés, mais rien qui puisse finalement menacer l’Ancenois sur le court terme… C’est Néris, par le biais de transport terrestre lourdement gardé, qui assurerait l’éventuel ravitaillement de la cité baronniale.
Mais Berdes, si elle n’était pas même capable de relever, sur trois semaines, que leurs convois n’étaient ni parvenus à destination, ni revenus, n’était pas plus capable de l’aider que l’Intendant l’avait été de lui fournir des informations problématiques dans un délai raisonnable.

*
* *

C’est quelques heures plus tard que la situation apparue plus préoccupante encore… D’abord alerté par le retard de Jonas, une petite patrouille fut envoyée sur les routes, invitée à rester sur ses gardes, si d’aventure, un danger s’en trouvait tapit dans l’obscurité du Voile. Ils revinrent, précédés de l’un d’eux qui demanda un guérisseur d’urgence, vite demandé auprès de Primepreste. Les autres suivirent près d’une demi-heure après, tirant un brancard improvisé lentement, avec leurs chevaux. Jonas y était allongé, inconscient et gravement blessé, les plaies simplement bandées provisoirement pour en stopper les hémorragies, le reste demeurerait entre les mains des prêtres de Néera.

Rapport fut fait, tant sur la position que sur ce qu’ils avaient pu déduire du déroulement, au vue des dégâts. Au moins cette fois, il y avait des traces… Ecartant la piste de la sorcellerie, Arthur se retira dans son bureau après avoir passé autant de temps possible au chevet de Jonas.
Il n’y avait guère beaucoup de possibilités… Mais il ne croyait pas en la coïncidence, et cette attaque le confirmait. La chouette, l’affaire de Berdes et cette attaque, le tout était lié et c’était contre lui que ça se dirigeait… Mais avant d’aller plus en avant, il lui faudrait le confirmer, et pour cela, il eut son idée.

L’heure qui suivit, un nouvel oiseau était envoyé à Berdes.

De Arthur de Melasinir, Baron d’Ancenis,
à Yvain de Sartelin, responsable de la Guilde des Marchands Berdois.

Par la présente, j’accuse réception de votre message ainsi que de la suspension des transactions marchandes, décisions compréhensibles et sages, je vous l’accorde.
Je vous informe également que dans le cadre de la recherche des coupables des disparitions, je vais envoyer en votre cité un homme de ma connaissance qui saura nous aider, vous comme moi, à trouver les responsables et lever le voile sur cette affaire. Je vous prie donc de lui offrir tout le confort qu’il vous est possible, et de lui donner les moyens de faire son travail pour que nous puissions reprendre nos activités et notre collaboration…


Ordre formel fut donné qu’aucun oiseau ne quitte la volière, sous aucun prétexte, et un garde fut affecté afin de veiller à ce que cet ordre soit respecté… Mais aussi, au cas où, pour surveiller le responsable. Dans le même temps, l’on avait préparé le voyage de l’homme en question, ainsi que son escorte de cinq hommes. Certains diront qu’après l’attaque sur Jonas, c’était là une imprudence certaine, mais le Baron avait son idée derrière la tête.
Il avait demandé à un groupe de chevaliers, plus d’une vingtaine, de se préparer au départ, et de suivre le plus discrètement possible, en mettant une distance suffisante entre eux, pour demeurer invisible, grâce au Voile, mais à portée pour secourir l’escorte, au besoin, par le biais d’un signal aussi banal qu’une torche qui s’éteint. Cette agitation-ci, si d’aventure, elle était découverte apparaitrait comme l’escorte du cadet de Richard de Mons, souhaitant retourner auprès de son père, du fait de la suspension des festivités.

Et c’est ainsi que les deux groupes se mirent en route, suffisamment longtemps après qu’il soit certain que Berdes ait pu recevoir le message et préparer l’accueil.
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mer 29 Sep 2010 - 10:40

Sinistre Voile qui colportait son lot de malheur en plus de sa noirceur envahissante. La missive du Baron atteint Berdes rapidement, et fut rapidement apporté à Sartelin. Un nouvel homme viendrait mener l'enquête dans la cité marchande. Les disparitions l'inquiétaient ... Un petit sourire énigmatique vint se dessiner sur le faciès dur d'Yvain, et il posa la lettre sur son bureau, puis se leva et quitta la pièce, souhaitant organisé l'accueil de son hôte.

***********

Car oui, la route de Berdes ne fut pas le théâtre d'un nouvel affrontement en ce jour. Mis à part quelques paysans et autres voyageurs crasseux, nul ne croisa la route des envoyés du Baron, qui purent ainsi faire le voyage rapidement entre les deux cités. Et pourtant ...

***********

Un nouveau pigeon arriva dans la volière baroniale, portant un vélin griffonné rapidement et portant le sceau de la guilde marchande.

Citation :
Seigneur,

Nous sommes toujours sans nouvelles de votre homme, alors qu'il devrait être arrivé depuis plus d'une heure. J'ai fait envoyer quinze cavaliers en éclaireur pour reconnaître les environs. Ils ont pour mission de remonter jusqu'à vous et feront leur rapport Ces disparitions sont de plus en plus alarmantes. Soyez assuré de notre entière collaboration dans cette affaire

Yvain de Sartelin

L'échiquier est en place, les pions avancent ... J'ai déjà entendu ça quelque part ...

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Sam 2 Oct 2010 - 14:40

Si la route de Berdes ne fut le théâtre d’affrontement à cette occasion, officiellement tout du moins, l’envoyé n’apparut pas quand on l’attendait, ni lui, ni son escorte, de même que les chevaliers se retirèrent bien avant de pouvoir être vu, retournant à Ancenis. C’est donc avec un sourire qu’Arthur accueillit le message d’Yvain, du moins, dans la discrétion de son bureau.

Ce n’est que quelques jours plus tard que l’envoyé apparut, tout du moins, sous les traits d’un simple voyageur qui n’avait rien d’officiel, dans le flot des paysans et des résidents entrant dans la cité portuaire. Pendant quelques jours, il alla auprès de marchands et de citadins, se renseignant sur certains sujets, autour d’un verre le plus souvent, dans le fil d’une discussion innocente, sous couvert de « on-dit », de rumeurs qu’il avait entendu sur sa route.

De cela, il apprit diverses choses… Une différence infime mais toutefois bien concrète entre le nombre de commande émises à la Guilde des Marchands et celles parvenues aux marchands en question, ainsi qu’un ralentissement et une diminution du nombre de convoi au départ ces dernières semaines, pour ne pas dire un arrêt antérieur pour une petite part de ces interlocuteurs. La même contradiction se retrouva à propos des convois faisant l’objet de cette histoire, pour certains ils étaient partis, pour d’autres non quand ce n’était pas une indifférence à ces histoires.
Une conclusion s’imposait en tout les cas… Les activités de Berdes vers le reste de la baronnie avaient diminué, et ce, avant la cessation annoncée par le responsable de la guilde marchande, ça avait commencé voila quelques semaines, la pénurie temporaire d’huiles d’olives à Vielmot n’avait été que la partie qui émergea la première.

Quand assez de jours passèrent, il réapparut, cette fois officiellement, accompagné de deux hommes, d’abord aux portes de Berdes avant de se rendre à la Guilde Marchande, s’adressant en ces mots aux hommes qui l’accueillirent.

« Messieurs, prévenez Sire Yvain de Sartelin que l’envoyé du Baron d’Ancenis, Almar Fagne, est arrivé. »

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Dim 17 Oct 2010 - 17:54

Les jours passèrent, les cavaliers d'Yvain arrivèrent à Vielmot, sans avoir trouver une trace du messager. Ils firent leur rapport au baron et revinrent tout aussi bredouille à Berdes. Yvain rongeait son frein, alors que cette disparition imprévue avait fait remuer un peu les bas-fonds de Berdes où s'ourdissent les complots. Et puis, quelques jours plus tard, un garde vint frapper à la porte du bureau d'Yvain et annonça froidement.

Le Seigneur Almar Fagne, l'envoyé du Baron est arrivé, Monseigneur.


Les yeux du marchand s'écarquillèrent ... D'où est -ce qu'il pouvait bien sortir? Il se leva et sortit suivit du garde. Il descendit rapidement les marches et vint accueillir son invité.

Messire Fagne, quel plaisir de vous voir enfin. Où étiez-vous? Nous avons fait mener des battues pour vous retrouver. Même le baron s'inquiétait de votre disparition.

Il désigna l'intérieur de sa large demeure et poursuivit.

Mais je vous en prie, veuillez vous donner la peine d'entrer. Mes gens vont s'occuper de vos montures et de vous apporter de quoi vous restaurer.

Les deux hommes entrèrent et allèrent jusqu'au bureau d'Yvain et tout commença comme ceci.

Je vous en prie, prenez place. Cette histoire de convois disparus est des plus inquiétantes.

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Dernière édition par Entité le Lun 18 Oct 2010 - 9:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Dim 17 Oct 2010 - 18:37

Arthur, lors de la venue des cavaliers d'Yvain avec feint avec talent la surprise mais aussi le trouble, ne comprenant pas ce qu'il se passait, l'absence de nouvelles autant que l'idée qu'il put être attaqué. Il priait à l'abri de leurs regards que son homme sache faire et trouve assez pour commencer à poser les bases d'une conclusion, un levé du mystère qui entoure tant ce risque de pénurie que l'attaque sur Jonas et l'apparition des partisans de feu le baron Aemon.

A Berdes, c'est dans une tenue qui n'avait rien de protocolaire, trouée et déchirée, salie en quelques endroits, comme résultant d'une lutte d'il y a quelques jours que le dit envoyé, Almar Fagne, se présenta à la porte du maître de guilde quelques jours après sa supposée disparition.
Quand son hôte vint l'accueillir, l'interrogeant sur le lieu où il avait disparu, annonçant son inquiétude, les battues faites pour le retrouver, et le sentiment qui trouva écho jusqu'au baron, il prit un ton sincère d'excuses.

« Pardonnez-moi, Sire, de vous avoir inquiété, mais nous avons été attaqué sur la route, fort heureusement, j'ai pu m'enfuir avec l'un de mes hommes à la faveur du Voile... Nous nous sommes réfugiés quelques jours, profitant de l'hospitalité bienveillante d'une chaumière qui garda le silence de notre présence à d'éventuels hommes nous cherchant, le temps de nous remettre de nos maux, nous ne savions pas si nous pouvions avoir confiance. »

Les blessures récentes qu'il s'était infligé, pour feindre au mieux cette histoire, sacrifice léger pour la déchirure de ces ombres qui tourmentent l'Ancenois, pouvaient témoigner de son histoire, ne laissant aucun doute possible, sauf à l'éventuel complice des chouans qui aurait pu savoir qu'aucune attaque n'avait eu lieu.

« Malheureusement, l'obscurité ne me permettra pas de décrire le moindre de nos ennemis... » ajouta-t-il avec un profond et sincère regret.

Il salua le maître des lieux quand il l'invita à entrer.

« Je vous remercie de m'offrir l'hospitalité, Sire Yvain, puisse les Dieux m'accorder de ne pas trop en abuser, car alors, ces histoires seraient bien tôt derrière nous et l'Ancenois retrouvera son équilibre... Une fois le Voile passé, tout du moins. »

Il entra à la suite du maître de guilde et le suivit jusqu'à son bureau, les choses sérieuses allaient commencer à présent... Il avait ses cartes, à voir si Yvain disposerait des mêmes ou bien si il préfèrerait jouer à un jeu différent.
Il prit place quand on l'y invita.

« En effet, c'est inquiétant, plus encore parce qu'ils ne laissent aucune trace... Ancenis a mit trois semaines à se rendre compte, du fait de quelques erreurs de la part de son intendant, et Berdes n'a, des conclusions que supposent vos courriers, pas été plus alertes. »

Ce n'était pas une accusation, juste un simple constat.

« Est-il possible et courant que des convoyeurs ne donnent pas de nouvelles pendant trois semaines, ni même ne préviennent qu'une commande est arrivée à bon port sans que cela n'attire l'attention de votre guilde ? Vous ne tenez aucun registre notifiant les livraisons effectuées, dépendant de votre guilde... Les dates de départ, de livraisons... Quelque chose d'approchant ? »
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Lun 18 Oct 2010 - 10:33

Pardonnez-moi, Sire, de vous avoir inquiété, mais nous avons été attaqué sur la route, fort heureusement, j'ai pu m'enfuir avec l'un de mes hommes à la faveur du Voile... Nous nous sommes réfugiés quelques jours, profitant de l'hospitalité bienveillante d'une chaumière qui garda le silence de notre présence à d'éventuels hommes nous cherchant, le temps de nous remettre de nos maux, nous ne savions pas si nous pouvions avoir confiance. Malheureusement, l'obscurité ne me permettra pas de décrire le moindre de nos ennemis...

Quelle affreuse histoire! Heureusement qu'il reste de bonnes gens en Ancenis.

Yvain se fendit d'un petit sourire, bien que la nouvelle de l'attaque sembla l'interloquer. Il ignorait que les attaques de convois se muaient désormais en attaque de voyageurs, les choses allaient de mal en pi. Il invita donc l'envoyé du baron a entrer et les deux hommes s'installèrent confortablement dans le bureau de Sartelin. Sans perdre de temps, les deux hommes entrèrent dans le vif du sujet. Fagne prit alors la parole, usant d'un ton qui fit froncer subrepticement les sourcils de son hôte.

En effet, c'est inquiétant, plus encore parce qu'ils ne laissent aucune trace... Ancenis a mit trois semaines à se rendre compte, du fait de quelques erreurs de la part de son intendant, et Berdes n'a, des conclusions que supposent vos courriers, pas été plus alertes. Est-il possible et courant que des convoyeurs ne donnent pas de nouvelles pendant trois semaines, ni même ne préviennent qu'une commande est arrivée à bon port sans que cela n'attire l'attention de votre guilde ? Vous ne tenez aucun registre notifiant les livraisons effectuées, dépendant de votre guilde... Les dates de départ, de livraisons... Quelque chose d'approchant ?

Yvain se racla la gorge, pour que cette dernière ne soit pas voilée et éraillée, et il répondit, avec une fausse sérénité.

Trois semaines! C'est le délai que nous donnons aux convoyeurs pour donner des nouvelles de leur voyage. Beaucoup de convoyeurs aiment à flâner entre deux voyages, histoire de ne faire aucun voyage à vide. C'est un délai généralement suffisant pour qu'ils soient revenus à Berdes. Nous vous avons prévenus dès que ce délai fut passé.

A cet instant, un serviteur entra, un plateau dans les mains, sur lequel reposé deux coupes remplis de vin parfumé. Il déposa une première face à Fagne, puis l'autre face à Yvain, qui s'exclama.

Faites demander Baran et qu'il prenne avec lui le registre. Le serviteur sortit sans un mot de plus et Yvain reprit le court de la discussion.

Baran est le notaire de notre guilde ... Vous pourrez consulter les registres le temps que vous le jugerez nécessaire. Avez vous déjà une piste concernant ces malandrins? L'humble marchand, que je suis, ne peut tolérer leurs actes en ces temps troublés.

La porte résonna de trois coups, et Baran fit son entrée. Un homme grand et carré, à la mine de bulldog avec des petits yeux tombants et une fine barbe brune. Le genre d'homme qu'on imagine parfaitement en porte épée, plutôt qu'en notaire. Mais l'habit ne fait pas le moine, n'est-ce pas?

Vous m'avez fait demander, Monseigneur

Certes ! Voici le seigneur Fagne, envoyé du baron d'Ancenis. Veuillez lui montrer les registres du dernier mois.

Il opina du chef et dévoila un cahier à la couverture de cuir noir craquelé, aux pages jaunies d'où s'échappait un marque page en soie rouge. Il le posa sur le bureau face à Fagne, avant qu'Yvain ne lève sa coupe en direction de son invité.

Au succès de cette entreprise

Il n'y avait pas de joie, ou d'entrain démesuré dans le ton du marchand, juste une détermination étincelante. La première phase touchait à son but. Bientôt, le baron et son misérable envoyé comprendrait l'envergure de la bete qui les menacait.

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Sam 23 Oct 2010 - 10:17

« En effet, je dois ma survie aux bonnes âmes de ce pays, et peut-être, si nous parvenons à mettre un terme à ces histoires ensemble, leur devrons nous la prospérité de l'Ancenois. »

Après cela, il fut conduit par le Maître Marchand dans son bureau où une discussion bien plus sérieuse et en rapport avec l'affaire, des jours s'étaient écoulés, et tout laissait à croire qu'il n'avait pas voulu être retardé dans sa fonction aussi longtemps. Il ne fit aucun détour dans ses interrogations et posa tout de suite la première question, la plus curieuse, sur ce délai qui n'alerta aucunement Berdes, et la réponse qu'on lui offrit ne put le satisfaire, il y avait un non-sens, du moins, une chose apparaissant comme bêtise et fort peu rentable dans les manières que le maître marchand décrivait.

« Un délai de trois semaines pour donner des nouvelles, même pour un convoyeur à destination d'Ancenis, qui est tout au plus à une journée et demi, deux jours pour les plus lents ? Vous devez perdre d'importantes sommes si à chacun de ces courts voyages, vos convoyeurs sont indisponibles aussi longtemps, non ? »

Il y avait là quelque chose qui n'allait pas, c'était évident, et si dans d'autres cas, il aurait bien garder ses doutes pour les confirmer plus tard, il voulait pour l'heure tester et la sincérité de Yvain, mais aussi ses réactions. Un serviteur entra, un plateau où reposait deux coupes de vins dans les mains, avant que le maître de maison ne demande un dénommé Baran, notaire de profession.

« Je vous remercie de me donner accès à ces documents. »

Il prit quelques instants pour réfléchir à la réponse à donner, quant aux pistes.

« Malheureusement, non, ces bandits sont de vrais fantômes... Ils ne laissent pas de trace et pas l'ombre d'un message. Puisse l'avenir nous offrir d'autres traces que nous pourrons suivre. »

Mais cette prière était teintée de déception... Il faudrait d'autres drames et d'actions de la part de ces vermines pour éclaircir un tableau bien trop sombre, plus encore avec ce Voile. Et même si il en savait plus qu'il ne l'avouait, suspicieux au sujet de cette guilde depuis la découverte de quelques bizarreries, il n'en savait pas encore assez pour y voir clair.
Les coups résonnèrent à la porte et le dit Baran fit son entrée, surprenant Almar de par son apparence. Il avait davantage le profil d'un homme d'arme, exerçant cette profession avec efficacité qu'un notaire. L'était-il vraiment, où jouait-il un rôle à son attention ? Il fallait éviter des conclusions hâtives, mais il ne pouvait éviter des pensées prudentes, méfiante. Aussi le salua t-il respectueusement, silencieusement, son regard se portant sur les registres.

Il feuilleta quelques instants les documents donnés, et après que son hôte ait levé son verre, ce que lui ne fit pas, concentré sur ces pages découvertes sous ces yeux, il se permit une question.

« Puis-je les garder le temps des investigations ? Oh et... Pourrez-vous m'offrir l'accès à votre volière, j'aimerais par moi-même rassurer le Baron de ma présence parmi vous.»

Il ne voulait pas montrer à son hôte les possibles révélations, nés de quelques irrégularités par rapport à ses informations... Dans tout les cas, il prendrait soin de garder un couteau à porter de main, bien que ce soit une bien maigre disposition pour se protéger, si il était bien là où il pensait être.
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Dim 28 Nov 2010 - 15:06

Les excuses de pacotille de Sartelin étaient rapidement pointé du doigt par l'envoyé du Baron. Il n'avait jamais été très doué pour improviser, mais qu'importe, l'heure était bientôt à la révolte. Il demeura courtois, se contentant de faire une moue dubitative avant de répondre simplement.

Le moindre habitant de cette ville est un marchand ou presque, nous permettons de tels écarts pour rester en flux tendu et faire travailler le maximum de convoyeurs. C'est une logique toute commerçante.

Il fit venir Baran et les documents souhaités par Fagne, qui feuilleta rapidement le cahier, avant d'ajouter.

Puis-je les garder le temps des investigations ? Oh et... Pourrez-vous m'offrir l'accès à votre volière, j'aimerais par moi-même rassurer le Baron de ma présence parmi vous.

Bien sur, bien sur ! Baran veuillez montrer le chemin de la volière au Sieur Fagne.

Le gaillard acquiesça et ouvrit la porte. Il s'inclina légèrement en ouvrant la main en direction du couloir, laissant passer l'envoyé du Baron en premier ...

******************************

Les ténèbres épousaient les formes anguleuses de Vielmot, alors qu'un groupe de silhouettes longeaient les murs du château. L'odeur du foin et du crottin qui emplissait l'air, ne laissait aucun doute sur la proximité des écuries. Les ombres s'agitèrent et se séparèrent. Les hommes encapuchonnés firent sauter le bouchon de leurs outres. L'huile poisseuse s'écoula sur les bottes de foin sec et sur les murs de bois de l'édifice, alors que les bêtes commençaient à piaffer nerveusement. Une fois, l'écurie imbibée d'huile, les silhouettes s'attelèrent autour des candélabres et des torches qui illuminaient timidement les ruelles. Les flammes ravageraient bientôt le fief du faux baron ...

******************************

Baran et Fagne grimpaient les marches d'un escalier en colimaçon étroit et abrupte, décelant le roucoulement bruyant des volatiles malgré l'épaisseur des murs. Baran sortit un trousseau de clés longues et larges juste avant que les deux hommes se retrouvent devant une porte de bois. Il observa un instant les clés, se saisit de l'une d'elle, l'enfonça dans la serrure et la fit tourner. Un clac résonna et la porte pivota sur ses gonds. Le notaire entra et laissa passer Fagne.

Voici, Messire

Il se tourna vers la porte, comme pour sortir. Il plongea rapidement la main sous son manteau, dégaina un poignard et se retourna rapidement vers Fagne. Sa fin était proche.

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mar 30 Nov 2010 - 18:10

Les soupçons étaient là, et à chaque instant il s'amplifiait autant que les craintes de l'envoyé à l'égard de ses hôtes. Il s'interrogea... Yvain de Sartelin était-il la tête pensante de cette histoire ? Il n'aurait pas pu le dire, mais dans tout les cas, il était convaincu qu'il en était. Les explications n'étaient pas tout à fait cohérente, plus encore avec les informations qu'il avait collecté, en dehors du contrôle qu'il pouvait exercé sur ce qu'il voulait bien donner.
Et puis, il y avait ce Baran, qui avait autant l'air d'un notaire que lui d'un bouffon de cour, en somme, peu crédible. Et c'est cet homme qui indiqua l'avenir plus qu'incertain qu'il aurait ici, dans cette demeure, mais il était piégé, ne pouvait plus s'esquiver et partir, il devait attendre et réagir quand eux passeront à l'action... Son objectif était simple... Atteindre la volière, quoiqu'il en coûte, ses conclusions devaient parvenir à Arthur.

C'est ainsi qu'en compagnie du grand gaillard, ils firent route vers le la volière, Almar s'interrogeant sur le moment que choisirait le colosse pour frapper, car il doutait qu'on ait envie de le laisser envoyer la moindre nouvelle.

*
* *


A Vielmot, au cœur de l'obscurité permanente, les choses semblaient s'animer également alors que du côté de l'écurie, un groupe de personne se voulant discrète s'attelèrent à une bien étrange tâche qui agita les montures présentes, mais qui alerta tout autant les quelques gardes en faction. Depuis l'épisode de la chouette clouée, Arthur avait veillé à ce que de nombreux lieux jugés primordial de surveiller, les couloirs des appartements, les cuisines, la volière mais également les grandes écuries de Vielmot... Aussi, quand ces personnes aux allures suspectes arrivèrent, avant même qu'ils ne commencent à déverser l'huile, une alerte discrète avait été donné et des archers s'étaient massés silencieusement sur les remparts les plus proches.
On avait également envoyé des hommes au puits le plus proches, bien qu'on espérait pouvoir les arrêter avant qu'ils ne parviennent à leurs fins.

Ce n'est que lorsqu'ils revinrent avec des torches que les soldats comprirent qu'il allait falloir intervenir, bien que le Baron ait souhaité capturer, si l'occasion se présentait, l'un de ces malfrats. C'est ainsi que les flèches commencèrent à pleuvoir sur ce petit groupe qui, se sachant repérer accéléra alors que les leurs tombaient, jusqu'à ce que des soldats ne pénètrent à leur tour les écuries, débutant ce qui se voulait un affrontement court, mais durant ce dernier, l'un d'eux parvint à mettre le feu à l'huile et l'écurie commença à prendre feu.

« Au feu ! De l'eau, vite ! »

Furent des mots criés à de nombreuses reprises tandis que les serviteurs paniqués se relayaient pour faire parvenir des seaux contenant de l'eau, jusqu'aux soldats qui s'évertuaient à éteindre le foyer pendant que d'autres prenaient de grands risques à libérer les chevaux et à les éloigner.
On ne put sauver l'écurie, grandement brûlée, et l'on déplora la mort de trois chevaux, mais la menace était neutralisée et l'on parvint même à récupérer vivant quelques membres du groupe qu'on attacha dans des cellules.

L'écurie devrait-être reconstruite, mais cela aurait pu être bien pire.


*
* *

A mesure qu'ils avançaient, Almar pu reconnaître le roucoulement significatif, ils approchaient, on ouvrit la porte et Baran lui laissa la passer la première, tandis qu'il entendait le bruissement du manteau... C'était l'heure. Alors que Baran était en train de se retourner, Almar bondit sur lui, le poussant à l'intérieur avec violence, juste avant de sentir le froid de la lame se planter dans son ventre, mais aucune importance, il devait le neutraliser, aussi frappa t-il à la gorge, manquant de peu la pomme d'adam, ce qui le fit reculer... Il délogea le poignard de son ventre et reparti à l'assaut, profitant de la désorientation pour se jeter à nouveau sur lui, le poignardant précisément au niveau du cœur.

Son ennemi mort, étendu au sol, et lui, grièvement blessé, il s'attela, puisant dans ses ultimes réserves à écrire un dernier message pour Ancenis.

Citation :
Yvain de Sartelin est votre ennemi, prenez garde.

Adieu mon ami.

Le parchemin était tâché de sang, le sien, celui de Baran, les deux mêlés, et dès que l'oiseau fut parti, il se passa une main sur sa blessure, appuyant dessus, récupérant le poignard dans l'autre main. Désormais, il lui fallait essayer de tuer l'ennemi du baron, aussi fit-il chemin inverse, non sans peine, s'appuyant régulièrement contre les murs pour des pauses... Il n'était pas sûr de parvenir à son but mais il ferait tout pour y parvenir.


*
* *

Quand Arthur reçu le message, il regretta son vieil ami, qu'il savait mort à présent, dans des circonstances dont il ignorait le récit... Ainsi, c'était bien de Berdes que provenait la menace. Il fit réunir près d'une centaine de cavaliers et tout autant d'hommes d'infanteries et d'archeries, ordonnant qu'on ferme les portes d'Ancenis et de Vielmot jusqu'à nouvel ordre, mais aussi d'être attentif, les dieux seuls savent quel projet ils avaient encore...
C'est ainsi que le contingent fit route vers Berdes, un messager sur un coursier arétrian, réputé pour leur vitesse, en route vers Néris afin de demander le soutien de son seigneur dans cette affaire.

Autrefois, Berdes se révolta, et voilà qu'elle recommençait... Garderait-elle une certaine indépendance ? Il en doutait, ou bien alors, il fallait espérer que la suite suffirait à convaincre les marchands qu'il ne serait pas baron à laisser couver une révolte.
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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Ven 3 Déc 2010 - 22:12

La silhouette claudiquante de Fagne se découpait dans l'étroit escalier qui menait à la volière. Sartelin ne put retenir un exclamation de surprise en voyant l'échec de son bretteur, et un court instant, il se sentit vulnérable. Le regard de fagne ne laissait aucun doute sur ses intentions, mais Yvain envoya les deux hommes de main qui le flanquait sur le malheureux. Ainsi l'envoyé du faux baron mourut sans vraiment pouvoir se défendre. Yvain sourit et dit alors.

Allez le prévenir ! Notre seigneur aura probablement fort à faire avec l'Usurpateur. Faites sonner le rassemblement.

Il jeta un dernier regard vers l'escalier, maudissant le corps sans vie de Baran, Vielmot avait du être prévenu. La bataille à venir serait ardue.

***************************************

Les héros de Vielmot étaient morts en emportant l'écurie du château avec eux, fidèles à leur mission jusqu'à la mort, comme leur ancien chef. La colonne de fumée qui s'élevaient au-dessus de l'incendie fut comme un phare guidant les Chouans vers leur but. Au confins des oliveraies, l'armée rebelle se rassemblait, recevant les ultimes renforts de la milice berdoise. Le chef des Chouans préparait son plan, se doutant parfaitement de la réplique qui allait arriver. Au lendemain de la tentative d'incendie de Vielmot, un cavalier vint jusqu'à la vieille scierie abandonné qui servait de quartier général au Chouans. Le jeune homme se précipita et après s'être rapidement agenouillé, dit.

Monseigneur, une force en armé à quitter Vielmot et se dirige vers Berdes. Ils seront à notre hauteur dans deux heures.

Tournant le dos au jeune cavalier, le chef des Chouans se coiffa d'un heaume cylindrique et répondit calmement.

L'heure est venue de nous battre pour mon trône.

Mais qui donc est-il ce chef? En voilà une bonne question ... Réfléchissons Ancenis, une chouette ... Ca ressemble à du déjà vu non?

****************************************

Il fit déployer ses hommes au sud de la route, profitant du couvert relatif des oliviers. Sartelin et les milices berdoises se déployèrent à l'est alors que les chouans, portant bien haut les couleurs de la famille d'Ancenis, occupait le centre et l'ouest. Les archers avaient plantés des pieux devant eux, pièges mortels pour le moindre cavalier inconscient. Lanciers et manieurs de haches s'étiraient sur deux lignes au centre. La bataille pour Ancenis pouvait débuter, alors que les torches qui parsemées les rangs des Chouans signalait aux forces du faux baron que l'heure était aux explications musclées.

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mer 8 Déc 2010 - 19:53

Après avoir subit les multiples coups de ces partisans de l'ancien baron, serviteurs de la chouette d'argent, l'heure était à la réplique et à l'achèvement de cette rébellion. Des vies avaient été prise, et chacune d'elle avait été un affront supplémentaire, une provocation à laquelle il fallait donner réponse. La troupe progressait vers Berdes, cette cité dont la première destruction n'avait peut-être pas suffit pour taire les idées de révoltes, et le baron s'en allait punir ceux qui défiaient son autorité, et au contraire du baron de l'époque, il douta laisser à Berdes le loisir de demeurer indépendante de son autorité...
Trois cents hommes avaient été détaché pour l'occasion, et cent autres, fantassins et archers avaient rejoint la troupe, contributions bienvenues du seigneur de Néris, marchant au pas, sous les indications des éclaireurs qui finirent par revenir, porteur de nouvelles.

« Monseigneur, l'ennemi nous attend, nous n'avons pas pu estimer leur nombre malheureusement, mais ils portent les couleurs de la famille d'Ancenis. »

Arthur réfléchit, si il ne connaissait pas les généalogies parfaitement, il put se douter que c'était sans doute un parent de feu Aemon, rejoint par des partisans de l'ancien baron, pour lui permettre de récupérer un trône qui aurait du être sien... Si l'ancien baron n'avait pas commis d'impair et provoqué la chute de sa famille du trône, tout du moins.

Les cors retentirent, avertissant les centaines d'hommes de l'imminence du combat tandis que ceci prenait leur position, piquiers et fantassins formant les premières lignes, couvrant les archers. Les corps de cavaleries, essentiellement composé de la chevalerie d'Ancenis prit position sur les flancs, légèrement en recul, et le tout se mit alors à progresser à pas cadencés.

La bataille pour Ancenis pouvait effectivement commencer.

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MessageSujet: Re: Et tout commença avec une olive ...[Arthur]   Mer 9 Fév 2011 - 15:25

La ligne des Chouans, bien que plus ramassée que l'impressionnante cohorte de Vielmot, faisait face, déterminée et inébranlable. Les fantassins tinrent leur positions, tandis que l'archerie lâchait ses premières volées sur le centre de l'armée adverse après une succession de "Feu" bien senti de la part des sergents. Les Berdois imitèrent l'immobilité des Chouans, et laissèrent approcher l'armée de l'Usurpateur. L'étendard à la Chouette se porta alors vers Sartelin, et la troupe de cavaliers s'arrêta à sa hauteur. Le chef des Chouans leva alors la visière de son homme et parla brièvement.

Avancez vers le nord est ! Tentez d'attirer la cavalerie mais n'engagez le combat que si vous êtes sur de vaincre et retirez vous ! Laissons les croire à une brèche.

Bien, Seigneur Godfroy

Sans plus attendre, il fit donner du cor et les Berdois se mirent en branle, tandis que les cavaliers ancenois regagner leur position centrale. Les premières manoeuvres sont des tests de la valeur de son adversaire, la bataille des généraux débutait elle aussi. Trop de précipitation et les Chouans pouvaient porter un grand coup à leur adversaire dès le début des hostilités. Si les Berdois harcelaient efficacement un flanc sans engager la masse d'acier qu'avait vomi Vielmot, alors l'avantage du nombre s'évanouirait rapidement. Godfroy restait confiant, il avait prit l'initiative, il ne fallait surtout pas la perdre, ne jamais réagir à l'ennemi, simplement lui laisser croire, lui disait souvent son père ... Les archers continuaient leur feu nourri sur l'ennemi alors qu'à son tour l'armée de Vielmot s'agita.


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