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 Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède

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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Ven 27 Aoû 2010 - 11:22

Faustine aimait les marchés de Langehack. Là où tout n'était que dorure et fourrure. L'air était saturé de richesse et d'exaltation. Une ambiance propre a la noblesse et surtout, ce genre de marché où les prix pratiqués sont si elevés que nul part ailleurs, n'accueillait presque pas de gueux. Pas même quelques mendiants. C'était aussi pour cela que la Dame d'Escault appréciait cet endroit.
Elle dévoilait ses charmes délicieux avec une indifférence savamment distillée, suivit par deux valets les bras pleins de paquet. Désir de leur Dame bien entendu. Celle ci posait un regard presque absent sur les riches étalages, mais parfois, l'azur de ses yeux s'illuminait devant une hermine ou une robe d'organza..Et que dire de ces dessous de soie a la ligne si malicieuse ? Une fois n'est pas coutume, Faustine dépendait sans compter, mais que l'on ne s'y trompe pas, jouissant d'une fortune qu'elle faisait fructifier intelligement, la belle Dame ne dépendait jamais plus que ce qu'elle gagnait. Une règle d'or qui lui permettait quelques folies quand l'envie lui prenait.
Un léger soupir s'échappa de ses lèvres bien faites alors qu'elle s'arrêtait de marcher. Se tournant vers ses valets de pieds, elle replaça une mèche bouclée de ses cheveux blonds derrière l'oreille.

« Nous en avons finit, ordonna-t-elle, rentrons, je veux être a Escault dans une semaine. »

Lorsque la Dame prenait ce ton, tout en douceur mais où perçait une pointe de fer, il était de bon aloi d'obeir immédiatement. Faustine n'était, certes pas une maitresse sadique et cruelle, mais sa sournoiserie vous faisait penser a bien pire qu'un coup de fouet si ces désirs n'étaient pas exaussés dans l'heure. Une heure suffit a faire ses bagages et elle gratifia l'hotelier qui les avait accueillit, elle et son escorte, d'un généreux pourboire.

Le carosse frappé aux armoiries d'Escault et où l'on pouvait distinguer l'étendar plus discret des terres d'Odélian, quitta la place forte du langecin au dernière heures de l'après midi. Pensive, Faustine regardait au dehors. Espérons que son bon Aloïs ait fait du bon travail en son absence. Il lui faudrait certainement se plonger dans les livres de compte et...Oh tiens ! Ne serait ce pas bientot l'anniversire du trépas de Marcellin ? Les lèvres douces et sensuelles de la belle s''arquèrent d'amusement certain. Peut être irait elle se réceuillir sur sa tombe et le remercier d'être mort. Brave Marcellin, un peu trop perspicace. Oh elle aurait pu tenter de le séduire, mais ses chances de réussites aurait été trop minces. Marcellin ne s'était jamais réellement laissé berner par la nouvelle épouse de son père. Quel dommage vraiment...Finalement, elle s'endormtit, bercée par le roulis du carosse. Ils firent une pause dans une auberge et y passèrent la nuit, puis reprirent la route le lendemain. Faustine se réjouissait de rentrer chez elle, mais le hasard en avait décidé autrement. Ils essuyèrent un violent orage et, la roue du carrosse heurta brutalement un rondin de bois que le vent avait jeté au sol. La roue se brisa net et Faustine ne put retenir un léger cri de surprise en se sentant basculer soudainement sur le coté.
Au dehors, ses valets et le cocher hurlaient pour couvrir le son de la pluie et bientôt la porte de son carosse s'ouvrit sur Jean.
« Dame ! Est ce que vous allez bien ?
-Oui Jean, un peu secouée mais tout va bien, que se passe-t-il ?
-Nous avons brisé, Dame.
-Est ce réparable ?
-Oui mais pas sous cette pluie battante et ce vent mordant.
-Bien, allez donc chercher de l'aide, prenez un cheval de l'attelage et faites vite je vous prie, Jean. »

Le cocher hocha la tête et disparu, laissant sa maitresse quelque peu contrariée par ce coup du sort. Fort heureusment, Faustine n'était pas femme a perdre son sang froid pour des broutilles et, si son sens de l'orientation était bon, et il l'était, ils avaient échoués non loin de Missède. Espérons que Jean soit assez dégourdi pour se rendre directement au bourg. Et dégourdi, il le fut, allant même jusqu'à déranger le Seigneur de ses terres, frappant a la porte du château de la baronnie...Brave Jean.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Sam 28 Aoû 2010 - 1:43

Viktor observait les flammes qui dansaient dans la cheminée. Il était d'humeur plus que mauvaise. En fait, il était dans cet état depuis quelques jours. Intérieurement, il se jurait de ne plus jamais remettre les pieds à Ysari. Même si il était invité. Il parviendrait bien à trouver un moyen d'éviter de devoir s'y rendre.

Au premier soir, il avait eu à subir non seulement une de ses crises, mais de cela, il ne tenait en rien rigueur à ce bal. Cette crise aurait tout à fait put se déclencher à Missède. En revanche, il ne se serait pas fait frappé par Hanegard, le régent d'Alonna, s'il n'y avait pas été.

Mais pire que tout encore, le second soir. Quant après s'être amusé, il avait découvert Agniezka sur le lit avec ce maudit cahier rouge.

Elle lui avait avouer se qui n'était ni plus ni moins qu'une abominable trahison.

Viktor lui en voulait terriblement pour cela. Il ne savait pas encore vraiment quel position adopter face à elle. Agniezka l'avait trahit en s'offrant à Aetius. Le pourceau de Scylla avait dut s'en donner à coeur joie. Et elle le lui avait caché. Pendant des jours et des jours, elle lui avait mentit, faisant comme si rien ne s'était passé. Jusqu'au jour ou elle n'avait pas put garder plus longtemps son immonde secret.

Normalement, il aurait dut la chasser, rompre leur fiançailles sur le champs, voir même la faire lapider sur la place publique. C'était le genre de sentence qu'on réservait aux femmes qui trompait leurs époux ou leurs futurs maris.

Mais quelque chose l'en avait empêché. Non pas qu'il s'agisse d'une des dernière (si se n'est la dernière) Seraphin. Mais il trouvait toutes ces solutions trop... simples. Il n'y avait qu'une seule chose à laquelle Agniezka tenait vraiment et c'était l'amour de Viktor. Mourir était trop simple.

Il l'avait exilée loin de lui le temps de trouver une solution plus durable officiellement, la baronne de Missède était tombée malade et était partit profiter du climat plus clément et doux qui régnait sur l'Afayel. Officieusement, elle était en résidence surveillée sous la garde de Garde de la Bibliothèque et n'avait aucun contact avec l'extérieur jusqu'à se que Viktor en décide autrement.

Il lui en voulait terriblement.

Doucement, Viktor absorba une nouvelle gorgée d'alcool en regardant les flammes.

Tibérias, le chef de la garde de la Bibliothèque entra après s'être annoncé, tirant le baron légèrement éméché de ses pensées moroses.


« Monseigneur, une noble dame d'Odélian a eu un accident de carrosse et nous demande son aide. »

Viktor quitta des yeux le vétéran, reporta une seconde son attention sur le feu, vida d'un trait le reste de son vers de vin et bondit sur ses pieds.

« Faites préparé mon carosse. Une sortie me fera le plus grand bien. »

Tibérias haocha la tête.

« Et faites aussi sceller ma monture. »

Le vétéran marqua un temps d'arrêt.

« Monseigneur, il pleud à verse dehors. Vous allez attraper la mort. »

« Faites sceller mon cheval, ordonna Viktor avant de prendre le chemin de sa chambre pour revêtir une tenue de cavalier et une cape de pluie. »

* * *

Lorsque la petite collone de cavaliers arrivèrent au lieu indiqué par le coché, ils étaient tous déjà trempé. Viktor sous sa cape de pluie, ses cheveux dégoulinant et plaqué à son visage n'en avait pas grand chose à faire. Cette chevauchée lui faisait du bien. Il pouvait se concentrer sur quelque chose sans que le souvenir d'Agniezka ne revienne le hanter.

En effet, le carrosse était proprement incapable de faire le moindre mètre de plus. On avança le carrosse du baron pour que la jeune dame n'ait pas à trop marcher sous la pluie. Pour sa part, Viktor se tenait parmis les cavalier de la Garde de la Bibliothèque.

Elle ne dut même pas le remarquer.

Lui en revanche, l'avait parfaitement vu. Cette grande et magnifique dame d'une trentaine d'année, incroyablement belle. Sans doute un peu échevelée, un rien contrariée, mais digne, droite et fière. Tellement loin d'Agniezka apeurée. Cette femme était sure d'elle. Forte. Voilà se qu'elle était. La vie l'avait marquée, mais elle avait surmonté les épreuves. Elle était libre et plus rien ne pouvait l'atteindre.

Oui, elle était magnifique.

Lorsqu'elle fut installée dans le carrosse, la troupe repris la route.

Pour la plupart des hommes présent, l'image de cette superbe femme hantait leur esprit.

Pour le jeune baron également.

* * *

Viktor entra directement à la suite de la superbe femme dans le palais. Elle se retourna pour regarder dans sa direction.

Que se demandai-t-elle? Pourquoi un simple valet la suivait? Surtout que ses vêtements de cavalier étaient trempé. Où était le baron qui aurait dut l'accueillir? Tout un tas de question somme toute fort logique. Si on savais dans la noblesse du royaume que le baron de Missède était un jeune homme, on en oubliait bien souvent à quel point. Viktor n'avaient en effet qu'à peine vingt deux ans.

Le jeune homme se fendit d'une révérence et déposa un léger baiser sur la mais de l'odélianne.


« Madame, permettez moi de me présenter. Je suis Viktor de Missède. »
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Sam 28 Aoû 2010 - 8:58

Jean partit ventre a terre, bravant la tempête pour les beaux yeux de sa maitresse. Du moins pour les gages qu'elle versait et ceux ci étaient généreux. La Dame d'Escault s'assurant ainsi une loyauté certaine et un silence bienvenue. La carotte et le baton, ainsi menait elle sa maison. Elle n'avait cure d'être aimée, mais tenait au respect qui lui était du. De ce fait, ce qui pouvait se passer dans les couloirs du manoir d'Escault restait secret et, même si il courait certaine rumeur, les prouver demeurait difficile. Cela n'inquiétait pas Faustine outre mesure, après tout, quelle maison, quelle famille même, pouvait se targuer de n'avoir pas de squelette dans le placard ? Assurément aucune et Faustine en connaissait certain. La connaissance était la clé du pouvoir, disait on parfois et elle devait bien avouer qu'une partie de ce dicton était vrai.
Patiente, bien que contrariée de ce mauvais tour du hasard, la belle restait a l'abri dans son carosse légèrement bancal. Elle avait fermé ses beaux yeux et se laissait aller, comme rarement elle le faisait, dans les limbes du passé. Ce genre de nuit était de celle qui attirait les regards du souvenir et Faustine n'oubliait jamais vraiment. Surtout ses propres actes. Mais elle n'était aucunement mortifiée de ses gestes, elle s'en souvenait, non pas avec remords ou regrets comme beaucoup, elle se rappellait ce qu'il avait fallu faire pour en arriver là, les sacrifices qu'elle avait dut consentir, bien qu'aux yeux de certain, de sacrifices il n'y avait pas. Elle était encore jeune,k se disait elle, elle avait encore quelques années avant que sa beauté de se flétrisse inexorablement sous le temps qui passe. Oui, elle pouvait encore faire tant de choses...
Le retour de Jean lui fit ouvrir les yeux.
« Ma Dame, le Seigneur de ses terres vous envoie un carosse ainsi qu'une escorte. » annonça-t-il soulagé d'avoir fait vite.
« Ta diligence sera récompensée, Jean. »
répondit la Dame. Faustine aurait pu se contenter d'un merci, mais la belle ne remerciait jamais pour un service qu'elle payait. Considérant que les espèces sonnantes et trébuchantes étaient autant de merci qu'un simple mot. Et surtout, plus de poids.
On l'invita alors a quitter l'habitacle de son carosse, ce qu'elle fit après avoir jeté sur ses épaules une cape épaisse malheureusement bien mal adapté a la pluie. Cela dit, elle loua durant quelques secondes l'intelligence du chef d'escorte puis qu'elle n'eut presque pas a poser le pied par terre. Elle eut le temps de noter les armoiries fièrement frappées sur le coté de la voiture qu'on lui envoyait et haussa un léger sourcil. Elle n'avait fait qu'effleurer du regard l'escorte, se contentant d'un léger sourire presque timide et la fossette ornant sa joue lui donna un air presque enfantin. Jean la soutenait d'une main légère et seules quelques gouttes d'eau vinrent effleurer ses cheveux blonds. Ses valets s'occuperaient de ses bagages aussi n'eut elle point d'inquiétude.
La surprise de se voir conduire au château baronnal la saisit durant un bref instant. Elle ne pensait pas que Jean avait été jusqu'à déranger le Seigneur de Missède et pourtant, c'était ce qu'il avait fait. Soit. Faustine avait été elevée parmis les nobles et si elle ne pouvait prétendre posséder le lignage d'un Duc ou d'un Comte, elle était tout de même fort bien éduquée et...de bonne compagnie.
Au début, elle ne prit pas forcément garde a cette ombre qui la suivait. Elle en était consciente mais sans véritablement y accorder de l'importance en vérité. Mais, au final, la Dame d'Escault se retourna, posant son regard ourlé de long cils sur cet homme qui semblait appartenir a la garde. Tout d'abord, elle balaya les cheveux, aussi sombre que la nuit et gorgés de pluie. Puis, l'azur de ses prunelles s'égara sur le visage. Ovale, pâle et jeune. Si il n'avait cette taille et cette carrure, bien que fluette, elle aurait pu le prendre pour un enfant. Mais l'éclat des yeux d'obsidienne lui assurait le contraire. Il n'était pas beau au sens général du mot non, mais, et cela avait son importance pour la Dame, il dégageait quelque chose d'attirant qui le rendait intéressant. Car des hommes beaux et fades courraient les rues, des hommes au charme fait et éveillant son interêt cela était beaucoup plus rare et ce fut certainement cela qui fit fleurir un sourire sur son visage, creusant la petite fossette coquine que sa joue. Faustine plissa quelque peu les yeux lorsqu'il la salua et eut un léger rire amusé lorsqu'il se présenta.
« Un baron capable de braver lui même le temps au milieu de son escorte pour secourir une dame en détresse...Voilà une chose proprement fascinante, Mon Seigneur. Sachez que vous avez toute ma gratitude. »répondit elle en effectuant une réverance légère, courbant de manière délicate la ligne de sa nuque. Elle se redressa, dévoilant l'azur de ses prunelles sans complexe et ajouta :
« Je suis Faustine d'Escault, Dame de l'une des nombreuses terres appartenant a notre bien aimé Comte Gaucelm d'Odélian. Oserais je vous demander l'hospitalité pour cette nuit Mon Seigneur ? »
Sa voix glissant dans l'air avec cette note sensuelle qui était la sienne même lorsqu'elle ne cherchait pas a séduire. Faustine était ainsi, elle ne pouvait totalement étouffer l'aura érotique qui l'entourait, laissant deviner une femme accomplie et conscience de son corps, quelque chose de sulfureux qui suivait chacuns de ses pas.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Dim 29 Aoû 2010 - 2:42

Décidément, cette femme était tout à fait magnifique.
Viktor trouva tout à fait magnifique cette fossette qui se formait quant elle souriait. Il y avait aussi ces cheveux blonds et ces yeux bleus, tout à fait fascinants.

Le rire qu'elle lui adressa était amusé, joyeux, comme une cascade d'eau claire. Non, vraiment, cette femme était tout à fait magnifique. On pouvait dire que les Cinq s'étaient penché sur son berceau au moment de sa naissance. Rien d'autre ne pouvait expliquer une telle concentration de beauté dans une seule personne?

J'entends déjà les critiques fuser au loin: ''Viktor, que fais-tu d'Agniezka?''

Agniezka? Cette vil traitresse? Le baron se trouvait bien magnanime de ne pas l'avoir fait chasser purement et simplement de Missède, la condamnant à une vie d'errance qui s'arrêterait très certainement dans le premier bordel venu. Ou alors purement et simplement à une mise à mort en règle. En y réfléchissant, la seule raison qui avait fait qu'elle n'avait pas eu à subir ce sort, se fut tout simplement que le jeune homme avait fait une promesse au seigneur Dragan, l'elfe qui lui avait confié Agniezka.

Et cette promesse, c'était de prendre soin d'elle. Viktor avait toujours suivit une règle: son âme n'était pas à vendre. Si il avait été trahit de la pire des manière, pour l'ancien chevalier, cela ne justifiait en rien un parjure.

Alors oui, il se plaisait à voir le visage de cette femme. Mais Agniezka était loin. Et elle l'avait trahit. Alors au diable les remontrances qu'on pouvait lui attribuer. Qu'ils aillent tous au Nifelheim ceux qui trouvaient le jeune seigneur de Missède trop volatil.

Il adressa un léger sourire à Faustine alors qu'elle prenait la parole.


« Un baron capable de braver lui même le temps au milieu de son escorte pour secourir une dame en détresse...Voilà une chose proprement fascinante, Mon Seigneur. Sachez que vous avez toute ma gratitude. »

Elle lui accorda une légère révérence, courbant de manière délicate et tout à fait délicieuse la ligne de sa nuque.

« De vieilles habitudes, que voulez-vous. Je fus chevalier avant de devenir le baron de Missède. Chassez le naturel, il reviens au galop. »

Elle se redressa, dévoilant sans le moindre complexe ses superbes prunelles azur avant d'ajouter:

« Je suis Faustine d'Escault, Dame de l'une des nombreuses terres appartenant a notre bien aimé Comte Gaucelm d'Odélian. Oserais je vous demander l'hospitalité pour cette nuit Mon Seigneur ? »

« Vous êtes bien entendu la bienvenue chez moi Dame d'Escault. »

Etait-ce de la sensualité qu'il avait repéré dans la voie de la dame? Possible, il n'en était pas tout à fait certain. Il repoussa cette idée. Il aurait été in convenable pour une dame de ce rang de céder à ce genre de chose.

Légèrement troublé par cette femme, Viktor choisit de battre prudemment en retraite. Il n'avais pas plier face aux drow, mais la présence de cette femme le faisait se replier précipitamment. C'était tout à fait piyoable. Elle allait avoir une bien piètre opinion de lui.


« Mes gens ont préparé une chambre à votre attention lorsque j'ai été avertit de votre situation et on y fait monter vos affaires en ce moment. Sans doute souhaitez vous vous reposer un peu ou prendre une toilette et vous changer. Si vous souhaitez discuté, je serais heureux de le faire. Demandez à un page de venir me chercher dans mon bureau. Je serais tout à fait ravis d'entendre votre récit sur cet accident et la raison qui vous a mené en mes terres. »

Retraite, fuite, débandade, débcle, utilisez tout les adjectifs que vous souhaitez. En tout cas, Viktor n'était pas vraiment fier de lui.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Dim 29 Aoû 2010 - 10:22


« Chevalier ? Dites moi, feriez vous mentir le proverbe arguant l'inexpérience de la jeunesse ? »
La phrase fut suivit d'un rire léger et l'éclat polaire des yeux de la Dame d'Escault scintillait d'amusement. Elle ne se moquait certes pas, bien sur, mais aimant être a l'écoute des derniers...comment dire, potins, elle avait entendu parler de la jeunesse du nouveau Baron de Missède. Certains critiquaient ce choix, susurrant dans l'ombre que le roy aurait été plus avisé de placer quelqu'un de plus mature sur le trone baronnal. Cela dit, Faustine avait haussé une épaule en rangeant cette information dans un coin de son esprit. Parfois, la jeunesse était plus une force qu'un réel handicap. Elle avait apprit très tôt qu'il valait mieux s'abstenir de jauger tant que toutes les cartes n'étaient pas en sa possession.
Il accepta de l'heberger et Faustine n'avait pas envisagé de refus. Arrogance ? Non, juste une connaissance approfondit du protocole et des usages, et il était tout de même de fort mauvais ton de laisser une dame dehors, sous la pluie et en difficulté.
Elle plissa quelque peu les paupières en scrutant le visage qui lui faisait face. Il y avait comme un manque d'assurance dans cette posture. Habilement cachée certes, mais pas assez a son regard habitué a voir et comprendre le language que l'on dit...corporel. Un don certain qu'elle avait peaufiné bien sur. L'intimidait elle ? Cette idée la fit sourire doucement et lui plaisait cela est certain. Mais la question était de savoir si il fallait s'en servir ou non. Ah cruel dilemme ! Finalement, elle ne poussa pas son avantage, lui laissant la retraite.
« Ma dette a votre égard ne cesse de s'alourdir. Encore une fois, Mon Seigneur, je vous remercie de prendre soin de mes gens et..de moi. »
Elle avait légèrement hésité sur la fin de sa phrase, mais s'amusait du double sens.
« Certes, je ne peux decement pas continuer a apparaitre devant vous dans cette tenue, cela ne serait pas vous faire honneur. Je vais donc suivre vos conseils et j'ose espérer que vous me ferez le plaisir de partager un moment avec vous, on dit beaucoup de choses sur votre personne et il me tarde de savoir si, dans les murmures, existe une vérité. »
Sa voix glissait toujours avec habilité dans l'air. Mais là n'était qu'une seconde nature chez elle, n'avait on pas, un jour, qualifié sa voix de diablement enivrante ? Faustine ne savait pas si là avait été un compliment mensongé, naissant sur les lèvres d'un homme fasciné ou si cela était la vérité. Qu'importe en vérité n'est ce pas ? Elle fut donc escorté jusqu'aux appartements qui lui avait été alloués avec générosité et demanda qu'on lui prépare un baquet d'eau froide. Oui, froide. Faustine aimait l'eau glacé, bien entendu cela raccourcirait d'autant plus sa toilette, mais la sensation de l'eau froide sur sa peau était incomensurable. Une fois lavée et délicatement parfumée, Faustine se vêtit. Sa robe était belle oui, richement ornée encore oui, mais elle n'était pas ostentatoire, loin de là. La coupe en était presque sage, mais chaque plis soulignait ardament ses courbes, comme pour les épouser sans pour autant les coller. Un travail savant dont elle était fière il est vrai. Elle remonta ses boucles blondes en un chignon habilement pensé désordonné, laissant une ou deux petites boucles caresser la peau fine de sa nuque. Satisfaite, elle quitta la pièce et...Décida de se passer de petit page. Faustine se fit indiquer le bureau de son hôte mais refusa d'y être accompagnée, arguant qu'elle ne voulait déranger la mécanique bien huilée de la maison. Belle excuse n'est ce pas ?
Arrivée devant la porte du bureau et frappa discrètement pour prévenir de son arrivée, avant d'ouvrir la porte, un délicieux sourire aux lèvres.
« Pardonnez moi l'outrecuidance de vous interrompre dans votre labeur. J'avais coutume de venir souvent déranger feu mon époux lorsqu'il travaillait. J'ai toujours aimé l'atmosphère intime et doucâtre d'un bureau de travail, propice a des discutions parfois animées, je dois bien l'avouer. »
Elle fit un pas dans la pièce, admirant la richesse du lieu teintée d'une virilité propre aux pièces essentiellement masculines.
« Le votre est magnifique. »
Ajouta-t-elle en baissant les yeux sur le visage de son hote mais...Parlait elle seulement du bureau ?
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Lun 30 Aoû 2010 - 21:27

Au moment ou plissa les yeux, Viktor eu la désagréable impression d'être passé au crible. Oui, elle l'intimidait un peu et oui, sa retraite était un peu honteuse. Il arrivait à masquer un peu son manque d'assurance, mais avait également parfaitement comprit qu'elle n'était absolument pas dupe. Il en était tout fait certain. Là dessus, le doute n'était pas permis. En même temps, c'était une trop belle façon de se défiler pour que cela puisse simplement être un hasard. Le sourire qu'elle lui adressa fit légèrement frisonner le jeune baron. Il avait l'impression que la dame odeliane était un chat et lui une sourie particulièrement appétissante. Se n'était pas quelque chose des plus aggréable.

« Ma dette a votre égard ne cesse de s'alourdir. Encore une fois, Mon Seigneur, je vous remercie de prendre soin de mes gens et..de moi. »

Une légère hésitation sur la fin de la phrase. Plus le temps passait et plus Viktor se sentait mal à l'aise.

*Bon sang, elle vas se décider à partir?*

« Certes, je ne peux decement pas continuer a apparaitre devant vous dans cette tenue, cela ne serait pas vous faire honneur. Je vais donc suivre vos conseils et j'ose espérer que vous me ferez le plaisir de partager un moment avec vous, on dit beaucoup de choses sur votre personne et il me tarde de savoir si, dans les murmures, existe une vérité. »

*Ouf, j'ai crut qu'elle allait me croquer. Bon, j'ai au moins un délais.*

La voie de Faustine était un peu enivrante et terriblement ensorcelante. Il la regarda s'éloigner avec un certain soulagement. Il ne savait pas trop s'il désirait qu'elle reste un moment ou au contraire, qu'elle parte au plus vite. Il ne put se retenir de lâcher un léger soupir lorsqu'elle disparut de son champ de vision. Il se sentait terriblement mal à l'aise en sa présence. Elle l'intimidait. Il se sentait gauche et maladroit. Et ça, c'était sans compter l'impression tenace qu'il avait qu'elle allait le dévorer. Il se sentait comme une gourmandise géante qu'elle se demandait si elle allait croquer.

Secouant la tête en se disant que décidément il fallait qu'il se calme un peu avec l'alcool de Millet, il prit la direction de sa propre chambre. S'il n'était pas vraiment convenable que Faustine se présente devant lui dans sa mise un peu défaite, il l'était encore moins que lui reste ainsi vêtu dans sa tenue de cavalier, trempé par la pluie et fourbut par sa chevauchée.

Retournant dans ses appartements, il fit une rapide toilette, puis, lavé, coiffé, il sentait à nouveau bon le propre. Le jeune homme revêtit une des chemises qu'il affectionnait beaucoup. Un vêtement de soie noire à la coupe assez simple et aux bords brodées de galons d'argents. Un pantalon de toile sombres.

Rapidement, il passa dans son bureau, se mettant assis sur le large fauteuil, il parcourut un instant des yeux les différentes missives qu'il avait reçus, mais n'avait pas encore eu l'occasion de lire. Il repéra immédiatement l'une d'entre elle. Ouvrant un tiroir, il l'y jeta sans y prêter plus attention. Cette lettre allait rejoindre les autres que lui avait adressé Agniezka depuis l'Afayel.

Résigné, le jeune homme prit une plume et un parchemin. Une demande qui nécéssitait son approbation.

Il posait sa plume contre le papier quant on frappa à la porte.


« Entrez. »

Certainement le page qui venait le prévenir que son invitée désirait le voir.

La personne qui se présenta alors à lui était... disons... bien plus aggréable à regarder que n'importe quel page. De surprise, la main du baron dérapa sur le vélin. S'il avait trouvé la femme odélianne belle, il n'était pas certain qu'un tel adjectif puisse toujours s'utiliser. Non, vraiment pas.

Surtout avec de délicieux sourire aux lèvres.


« Pardonnez moi l'outrecuidance de vous interrompre dans votre labeur. J'avais coutume de venir souvent déranger feu mon époux lorsqu'il travaillait. J'ai toujours aimé l'atmosphère intime et doucâtre d'un bureau de travail, propice a des discutions parfois animées, je dois bien l'avouer. »

Elle fit un pas dans la pièce, Viktor hésitait sur la marche à suivre. Il ne savait pas vraiment comment réagir face à cet étrange entrée en matière. Il avait même l'impression d'être un jouet entre les mains de cette femme visiblement plus expérimenté que lui dans les relations entre hommes et femmes.

« Le votre est magnifique. »

Elle baissa à nouveau les yeux sur lui. Viktor réussi à se contenir, mais il hésitait de plus en plus.

« Pr... prenez place, je vous en prit, dit-il en désignant un des fauteuils situé en vis à vis de son bureau. »

Viktor reporta un instant son regard sur le félin. Non, c'était bon. Il n'avait pas trop bavé.

*Bon, se concentrer sur autre chose ou je vais finir par loucher un peu trop si ça continu.*

Après une seconde d'hésitation, il releva les yeux vers elle, non sans avoir noté cette superbe robe qu'elle portait et qui mettait parfaitement en valeur ses formes. Il s'autorisa même à lui accorder un petit sourire.

« Vous disiez vouloir me parler et verrifier si ces choses que l'on dit sur moi sont vraies. Je suis tout à vous. »

*CRETIN, TU AURAIS PAS PUT DIRE AUTRE CHOSE?*

Pourtant, malgré le trouble du baron, celui-ci n'en laissa rien paraître.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Mar 31 Aoû 2010 - 12:01

Faustine laissa échapper un petit rire mêlant habilement amusement et langueur.

« Tout à moi ? » répéta-t-elle lentement avant de prendre place avec une grâce que seule les femmes connaissant l'extase peuvent afficher. 

« Mon Seigneur, si je n'avais été mariée, peut être aurais je rougis. Mais j'avoue que votre audace est particulièrement intriguante. » Encore ce jeu de dupe, trouble et flou. Elle jouait sur les mots, laissant entrevoir un double sens exaltant peut être. Le devinait elle inexpérimenté ? Peut être, mais la belle ne se fiait pas aux jugements trop hatifs. Non, elle décida donc de lui adresser un sourire délicat.

« D'ailleurs, devrais je vous féliciter pour vos fiancailles ? »

Mesquine ? Non, du tout. Faustine avait apprit les fiancailles du Baron, mais c'était étonnée de ne point voir de femme a son arrivée. Chose étonnante n'est ce pas ? Surtout lorsqu'il était de coutume que la fiancée habite chez son promis sous surveillance d'un chaperon bien entendu.

« Les rumeurs ne vous font pas justice cela dit... »

Elle laissa volontairement sa phrase en suspend. A lui de la finir comme il lui plaira. Faustine sourit, l'azur de ses prunelles éhonteusement fixé sur le visage qui lui faisait face. Les rumeurs avaient toujours un fond de vérité, mais elle s'en méfiait. Préférant de beaucoup dicerner les relents véridiques plutôt que de croire sur paroles.Il fallait savoir trier le vrai du faux. Excercice difficile mais dans lequel elle excellait.

« Oserais je devenir vulgaire en vous réclamant de quoi apaiser ma gorge, Mon Seigneur ? »

Le troublait elle au pôint qu'il en oublie les règles de bienséance ? Faustine aimait a croire que oui. Aussi lui rapellait elle avec amusement ses devoirs d'hote. Rougirait il ? Bafouillerait il ? Elle ne le savait pas, mais savait déjà qu'elle adorerait la chose.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Mer 1 Sep 2010 - 0:58

« Tout à moi ? »

*Eh ben voilà. Elle jette sur l'occasion. J'ai une idée, la prochaine fois, je lui dit directement qu'elle me trouble au plus haut point. Autant abréger mes souffrances.*

Viktor déglutit en la voyant s'assoir. Il n'y avait que les femmes... d'expérience, qui pouvait faire preuve de cette grace dans leur mouvements. À nouveau, il se sentit gauche et idiot face à elle. Elle semblait bien s'amuser avec lui et lui, baron de Missède, il n'était rien de plus que son petit jouet.

« Mon Seigneur, si je n'avais été mariée, peut être aurais je rougis. Mais j'avoue que votre audace est particulièrement intriguante. »

Oui, il avait vu juste il y a peu. Avec cette femme, tout n'était que sous entendu. Un jeu du chat et de la souris ou il était une proie et elle, un prédateur qui savourait chaque instant de la traque qu'elle savait sans doute déjà gagnée d'avance.

Viktor ne sut quoi répondre au sourire délicat qu'elle lui adressait. Sourire qui ne disait rien qui vaille à la pauvre proie.


« D'ailleurs, devrais je vous féliciter pour vos fiancailles ? »

A la simple évocation de ces fiançailles, l'esprit de Viktor se glassa. Un lueur mauvaise fit un passage éclair dans ses yeux noirs. Les fiançailles. Une vérritable infamie. Il ne les avaient pas encore officiellement rompues, mais se demandait vraiment s'il n'allait pas le faire. Une telle nouvelle achèverais sans doute Agniezka. Elle allait souffrir terriblement souffrir et se serait tant mieux. Il voulait qu'elle souffre autant qu'il avait souffert de cette abominable trahison.

Mais personne ne pouvait savoir. Agniezka avait quitté le bal d'Ysari avant de faire une bêtise de plus et tout le monde pensait qu'elle était malade. On pouvait se douter que cette petite garce avait été se faire déflorer par un autre que son fiancé.

Aussi vite qu'il était apparut, l'éclair de colère dans le regard du baron disparut.


« Je vous remercie madame. Nos fiançailles sont récentes. Pardonnez ma mie de ne pas être là pour vous saluer. Elle a la santé fort fragile et malheureusement, nous rendre à Ysari n'était pas une bonne idée. Mon médecin m'a conseillé de l'envoyer prendre du repos et se remettre au plus vite loin de toute les cours. Un manoir que ma famille possède sur le littoral au nord m'a parrut tout à fait indiqué pour la recevoir. »

Aucune faille dans son ton. Viktor s'était tant dit et répété ce mensonge qu'il était presque parvenu à se convaincre qu'il s'agissait là d'une vérité.

« Les rumeurs ne vous font pas justice cela dit... »

*Et voilà que le chat se lance dans le harcèlement de la sourit. Mais croque moi donc une bonne fois pour toute qu'on en finisse.*

Elle laissait sa phrase en suspens pour l'inciter à lui demander des précisions. Le pire, c'est que cette ruse somme toute un peu grossière allait marcher comme sur des roulettre. Viktor le savait. Tout comme il savait qu'elle était en train de lui tendre un piège dans lequel il foncerait tête baissée.

Les prunelles azurs de l'odélianne étaient braqué de manière un peu trop insistante pour être tout à fait innocent. Viktor soutenait son regard. Pire, il la mettait même au défis d'aller jusqu'au bout de ses idées quels qu'elles soient.


« Oserais je devenir vulgaire en vous réclamant de quoi apaiser ma gorge, Mon Seigneur ? »

Viktor vira à l'écarlate. Il avait complètement oublié que son hôtesse pouvait avoir faim ou soif. Ne se préoccupant plus un seul du double sens de cette phrase, le jeune homme quitta son fauteuil assez rapidement. Trop rapidement sans doute car il trébucha légèrement et manqua de s'étaler de tout son long quant son pied butta contre un des pieds de son massif bureau, lui tirant une grimasse de douleur alors qu'il découvrait une zone jusqu'alors inconnue de son gros orteil.

Il arriva tant bien que mal devant une grande armoire dont il tira deux vers de cristal ainsi qu'une carafe de la même matière remplie d'un liquide ambré.


« Veuillez m'excuser, mais je n'ai rien d'autre ici que de l'alcool de Millet. Je demander à se qu'on vous prépare une tisane si vous le souhaitez. »

Viktor servit la jeune femme avant de se servir lui même un vers.

*Eh voilà. Toi qui t'était placé comme objectif de te calmer là dessus ce soir, c'est raté.*

Après un bref toast, le jeune baron but une partie de son vers, toujours debout à côté de son bureau, il observait Faustine avant de finir par se descider à prendre la parolle.

« Veuillez m'excuser, mais quelque chose que vous avez dit m'a intrigué tout à l'heure. De quels rumeurs parliez vous? »

*Si ça c'est pas foncer tête baissée dans un piège... *
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Mer 1 Sep 2010 - 14:40

Oh l'évocation des fiancailles avait elle fait mouche ? Certainement si elle pouvait en juger par l'étincelle de rage froide qui brilla un instant dans les prunelles du baron. La fiancée était elle en exil ? L'avait elle mécontenté ? Etait elle aussi laide qu'un crapaud ? En vérité, Faustine sentait venir la valse des questions mais accepta les expliquations de son hote avec un léger hochement de tête.

« Oh je vois. Il est vrai que les cotes sont connues pour redonner santé et vitalité. J'ose espérer qu'elle ne s'en portera que mieux pour célébrer vos noces. Elle doit être particulièrement heureuse d'avoir su retenir votre attention. Je l'envierais presque. »

L'étincelle azuré des yeux de la belle ne dévoilait que sincère sollicitude et il n'était pas aisé de savoir deviner les ombres qui s'agitaient tout au fond, pervertissant le pur du bleu pour lui donner une profondeur presque inquiétante. Chose que venait d'affronter sans mal le baron, soutenant avec audace le regard de la Dame d'Escault. Mmmh...Saura-t-il réellement être a la hauteur ? Question amusante qui fascinait quelque peu la chatelaine.

Faustine avait eu raison, Viktor rougit violement, lui offrant un spectacle amusant de la virilité mise a mal. Elle eut le reflexe de tendre une main, l'imaginant déjà s'étaler a terre. Comment avait il fait son compte ? Mais il se rattrapa sous le regard amusé de la dame. Quel homme curieux...Faustine était intriguée, elle devait bien en convenir. Elle était habituée aux hommes d'expérience, sournois et sachant louvoyer avec elle, mais ce n'était pas le cas du jeune Baron. C'était...Rafraichissant.

« Vous troublais je a ce point, Mon Seigneur ? » fit elle mutine, la fossette sensuelle de sa joue dévoilée dans un sourire. « Allons, je suis sure que votre bien aimée rayonne d'une beauté bien plus magnifique que la mienne. Pensiez vous a elle avant d'agresser votre bureau ? »

Faustine taquinait, légère et presque moqueuse, bien que l'ironie ou le dédain n'était pas. Elle trouvait cet homme touchant quelque part. Peut être trop naïf...Si il avait régné en terre Odélianne aurait il survécu aux complots ? Puis, elle rit. Doucement, ses yeux pétillant d'amusement.

« Ais je, a vos yeux, déjà atteint l'âge de sagesse pour que vous me proposiez une tisane ? Non, de l'alcool de Millet sera très bien. »

Elle se saisit du verre qu'il lui tendait, trempant délicatement ses lèvres dans le liquide ambré au goût amer, doucereux, délicieux. Faustine se détendit soudain, poussant un soupir de pur extase avant de reposer ses yeux polaires sur son vis à vis.

« Grands Dieux ! Voyons...L'on raconte tellement de choses. Certain vous disent aussi pâle et volontaire qu'un cheval castré, mais je dois avouer que maintenant que je vous vois...Celle ci n'est que mensonge. Mmh...On raconte que vous seriez attirer par votre propre sexe. Vous voyez ? Que des inepties, mais une chose est cependant véridique. Vous êtes absolument sensuel. »

Allait elle trop loin ? Oui sans doute et s'amusait d'ailleurs de cela. Des hommes faits auraient joué avec elle, mais Viktor ou ses réactions, étaient si authentiques, qu'il aurait été dommage de ne pas le choquer un peu.

« Certains, encore, désaprouve votre jeunesse, le manque d'expérience, moi, je préfère penser que la jeunesse est un atout, elle vous dote d'une fougue sans égale. »

Mutine, Faustine avalat une gorgée de liqueur, riant intérieurement, dardant un regard clair sur son hote.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Jeu 2 Sep 2010 - 12:47

« Vous troublais je a ce point, Mon Seigneur, demanda-t-elle mutine? »

Et vlan, nouvelle apparition de sa délicieuse fosette avec son sourire. Viktor fut tenté de répondre que oui, elle le troublait énormément, mais il se reteint de justesse. Se n'était pas convenable. Enfin, pour où ils en était des convenance, il ne manquait presque plus qu'elle lui saute dessus.

« Allons, je suis sure que votre bien aimée rayonne d'une beauté bien plus magnifique que la mienne. Pensiez vous a elle avant d'agresser votre bureau ? »

*Oui, quant elle ne vas pas s'allonger dans le lit d'un autre, elle est très belle.*

La dame assise prêt de lui prenait vraiment un malin plaisir à le taquiner. Il n'aimait pas vraiment, mais d'un autre côté, il n'avait pas vraiment le choix. Il n'allait pas l'envoyer dormir après l'avoir invité à venir discuter avec lui. Pour une fois, Viktor se prit à espérer qu'une de ses crises de tremblements le foudroie net pour couper court à tout cela. Mais apparement, Arcam semblait s'amuser comme un petit fou et refusait d'accorder le plaisir de la fuite à Viktor.

Et voilà que Faustine se mettait à rire. Encore. Non mais vraiment, qu'est-ce qui pouvait bien être épargné à notre gentil baron qui du coup se sentait tout penaud et tout bête. Elle était très belle quant elle riait, mais Viktor n'ignorait pas que c'était bel et bien de lui qu'elle riait. Était-il si ridicule que cela dans son rôle de baron? En même temps, il n'avait jamais penser le devenir et jamais imaginé l'être un jour.


« Ais je, a vos yeux, déjà atteint l'âge de sagesse pour que vous me proposiez une tisane ? Non, de l'alcool de Millet sera très bien. »

Elle saisit le verre sans plus de cérémonie et y trempas les lèvres. La superbe odélianne se détendit soudain, poussant un soupire disons de plaisir qui eu pour effet de troubler un peu plus Viktor. Bon sang, mais elle allait arrêter de jouer comme ça avec lui? Il n'était pas un jouet. Pourtant, il ne détourna pas le regard quant elle posa à nouveau ses froides prunelles sur lui. Oh non. Elle pouvait jouer avec lui, mais elle n'aurait pas ça. Il ne détournerait pas le regard. Même s'il devait à nouveau paraître ridicule, il était hors de question qu'il baisse les yeux.

« Grands Dieux ! Voyons...L'on raconte tellement de choses. Certain vous disent aussi pâle et volontaire qu'un cheval castré, mais je dois avouer que maintenant que je vous vois...Celle ci n'est que mensonge. Mmh...On raconte que vous seriez attirer par votre propre sexe. Vous voyez ? Que des inepties, mais une chose est cependant véridique. Vous êtes absolument sensuel. »

Viktor fronça les sourcils. Bon. Trois solutions possibles. Soit Faustine n'avait absolument aucune idée de se que signifiait le mot diplomatie, soit elle était stupide, soit elle était encore en train de s'amuser avec lui. Bon, le simple fait de la regarder la regarder fit éliminer à Viktor la deuxième option. Faustine n'était pas idiote. Quant au manque de diplomatie, il élimina cette solution lorsqu'il aperçut un léger éclair d'amusement dans les yeux bleu de la belle.

Elle était donc à nouveau en train de s'amuser avec lui. Viktor respira tranquillement. Il devait conserver son calme. Personne n'avait la moindre chance de le savoir... et... mais qu'est-ce qu'il était en train de faire? Il était en train de se justifier intérieurement du fait que ces rumeurs étaient fausses. Mais qu'est-ce qui lui prenait?

Il s'empourpra encore un peu, essayant de dissimuler son trouble dans son vers de liqueur.


« Certains, encore, désapprouve votre jeunesse, le manque d'expérience, moi, je préfère penser que la jeunesse est un atout, elle vous dote d'une fougue sans égale. »

Viktor faillit recracher sa gorgée de liqueur par le nez. S'étouffant un peu devant la superbe femme blonde qui se tenait prêt de lui, il passa environ cinq secondes à crachoter avant de reprendre son calme et de darder à nouveau ses yeux dans ceux de Faustine.

Bon, fini de jouer. La meilleure défense, c'est l'attaque.

Viktor n'avait certainement aucune chance de gagner à ce petit jeu, mais il pouvais toujours essayer.

Adressant un sourire enjôleur à l'Odélianne assise face à lui, prit la parole.


« En effet, comme vous le pensez, je manque d'expérience et on me dit souvent que je suis un peu trop fougueux. Que voulez-vous, c'est la jeunesse qui fait cela. »

Il trempa à nouveau ses lèvres dans son verre sans quitter Faustine des yeux.

« Mais si vous me permettez une telle remarque, si la jeunesse donne une certaine fougue, le charme de l'expérience n'en est pas moins des plus appréciable. »

*Hé hé hé, chacun son tour. Un dernier petit coup? Allez, pour la route*

« Quant à ma "sensualité", laissez moi vous dire qu'elle n'est rien par rapport à la votre. »
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Ven 3 Sep 2010 - 11:09

« L'expérience forge la jeunesse, et la fougue se prend d'audace. »

répliqua-t-elle en le regardant par dessus le cristal fin de son verre. Elle souriait, indéniablement amusée, divertie même. Il était comme ces étalons indomptables qui s'éprennent de rênes lorsque leur maitre se montre enfin. Penser la voir baisser l'éclat insondable de ses iris était comme demander au ciel de se teinter de vert. Et son hote le savait très bien, pourtant, cela ne l'empecha pas de résister a l'envie de lui dérober le sien. Interessant. Presque intriguant oui.

« Le manque d'expérience est parfois bien malhabile lorsqu'elle se confronte a son ainée, savez vous ? Et le spectre de l'échec conduit souvent a l'erreur. »

La lueur de ses yeux se para d'ombre amusées, presque narquoises. Elle croisa doucement les jambes, faisant se froisser l'étoffe de sa robe, tendit que son menton venait trouver le creux de sa main. Une boucle de ses cheveux vint caresser sa joue et la paresse s'invita dans son regard. Paresse étrange, mouvante et languissante.

« Vraiment ? Mais il ne tiens qu'a vous de l'égaler. »

La fossette apparue, suave hommage a la lascivité presque dédaigneuse de sa voix.

« Mais peut être ne désirez pas vous tentez le diable... »

Ses paupières se plissèrent légèrement, onde doucereuse des iris bleutées qui le fixaient sans ciller. Nul homme ne pouvait prétendre l'impressionner ou la troubler plus qu'elle ne se le permettait. Nul homme vraiment ? Cette pensée lui arracha un soupir étrange, entre agacement et érotisme voilés.

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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Ven 3 Sep 2010 - 13:10

« L'expérience forge la jeunesse, et la fougue se prend d'audace. »

Viktor ne put retenir un très léger ricanement. Au fur et à mesure que la conversation avançait, les sous entendus disparaissaient petit à petit. Les mots étaient de plus en plus clair. Faustine le regardait par dessus le cristal fin de son verre. Elle souriait et continuait de s'amuser comme une petite folle. C'était tout à fait certain. Elle continuait à le fixer obstinément de ses iris de glacier. Elle ne baisserait pas le regard. Il en était tout à fait certain, mais ce petit jeu du ''je te tien tu me tien par la barbichette'' l'amusait un peu.

« Le manque d'expérience est parfois bien malhabile lorsqu'elle se confronte a son ainée, savez vous ? Et le spectre de l'échec conduit souvent a l'erreur. »

La lueur de ses yeux se para d'ombre amusées. Était-ce des avances qu'elle était en train de lui faire? Non, s'aurait été trop simple. Elle était en train de le mettre au défi. Ça, c'était plus dans le style du personnage. Elle croisa ses jambes si parfaite, faisant se froisser l'étoffe de cette robe si belle et qui... mettait si bien en avance ses... formes. Viktor avala une nouvelle gorgée de liqueur pour tenter de se redonner un peut de contenance. Il la vit tendre son menton, le posant doucement dans le creux de sa main.

« Vraiment ? Mais il ne tiens qu'a vous de l'égaler. »

Sa fossette apparue, suave et lascive, presque dédaigneuse tout comme l'était sa voix. On en était plus aux sous entendu là. Ils avaient fini de se tourner autour.

« Mais peut être ne désirez pas vous tentez le diable... »

Les paupières de Viktor se plissèrent légèrement, tout comme celles de Faustine. Alors ils en étaient là? Intéressante situation. Oui, très intéressante. Autant dire qu'à cet instant, dans l'esprit du jeune baron, il n'y avait plus la moindre infime, microscopique petite parcelle qui portait la moindre attention à une jeune femme très certainement en larme effondrée sur son lit prêt du lac Afayel.

Elle soupira très légèrement.

Viktor se leva de son siège sans pour autant arrêter de la fixer. Son regard n'était plus vraiment le même. Il y brillait au fond une lueur plus froide qui ne s'y trouvait pas auparavant. Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune baron.


« Vous voulez que je fasse le premier pas. »

Viktor laissa échapper un léger ricanement.

« Vous savez déjà que je suis du genre à tenter le diable. »

Un sourire taquin se dessina sur les lèvres du baron alors que la lueur dans ses yeux trahissait à présent un certain amusement.

« Le plus sage ne serait-il pas que l'expérience guide la fougue afin d'éviter des erreurs dues à la malhabilité d'une personne manquant d'expérience? »
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Jeu 9 Sep 2010 - 15:35

« Non Mon Seigneur. Il est fait depuis un moment. Je dirais même a l'instant où vos yeux se sont posé sur moi. »

répliqua tranquillement la belle d'Escault. Il n'y avait aucun dédain dans ses mot et l'amusement semblait s'en être allé. Son regard se prit a bruler, comme avide mais cela ne dura qu'un instant avant que ses lèvres ne s'étirent suavement. Faustine trempa ses lèvres dans son verre avant de le poser sur le bureau. Levant ses prunelles azur sur le baron, elle laissa son sourire devenir presque victorieux.

« Voyez vous la différence entre l'expérience et la fougue ? Et bien il est que la fougue s'incline toujours devant son ainée, sans même s'en rendre compte. »

susurra-t-elle doucement, glissant une main dans ses cheveux. Puis, elle se leva, attirante sirène. Son corps savait qu'il plaisait, elle savait qu'il envoutait. Dans ses gestes, ses mouvements, ses formes. Elle savait en jouer a la perfection, et la honte ou la pudeur, n'avaient pas leur place dans ses rêves. Elle se leva, esquissant un sourire aux accents démoniaques tant ses lèvres se paraient d'érotisme dans ce simple geste. Ses mains s'envolent dans une danse étrange, lascive et proprement hypnotique. La grace arrogante de sa sensualité s'éveille, écrasante d'ardeur. Le tissus s'incline devant les doigts qui le contraignent a l'abandon. Sa peau se revèle, nacre et douceur mêlée. La rondeur de ses épaules aux déliés parfaits savament dévoilée. Faustine est une maitresse dans l'art de séduire. Elle ne se perd pas en minauderies inutiles mais sait jouer de ces charmes a la perfection. Distillant avec langueur les trésors qu'elle cache. Reculant avec une patience presque douloureuse l'instant où elle s'éveillera dans la splendeur de sa nudité. Elle est ce regard mutin, presque intense, trop intense. Elle est ce sourire qu'elle dévoile, arrogance et taquinerie entrelacées. La ligne de sa taille ondule avec une grâce insolente tandis que le tissus de sa robe s'effrondre sur ses hanches. La belle d'Escault n'est pas de celle qui se cache derrière des couches de tissus et la robe revèle l'arrogance de sa poitrine, la finesse de son buste, les courbes affolantes de sa taillle. Sure d'elle, ses gestes ne possèdent pas cette hésitation si propre aux jouvencelles non, elle sait, et fait savoir. Elle est belle, envoutante, vénéneuse.

Froissement langoureux que celui de la robe qui chute en corolle sur le sol. Son pied fin enjambe le tissus et son souffle viendra effleurer les lèvres du baron. Son index plongera un instant dans le verre qu'il tient puis volera jusqu'au creux de son cou...La goutte ainsi déposée glisse lentement sur sa peau...

« Vous ne voudriez pas perdre un nectar aussi généreux n'est ce pas ? »

Murmure langoureux si il en est, flirtant sur les vagues terribles de l'érotisme. La belle tente le diable parce qu'elle le connait si bien...
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Ven 10 Sep 2010 - 16:19

« Non Mon Seigneur. Il est fait depuis un moment. Je dirais même a l'instant où vos yeux se sont posé sur moi. »

Viktor eu un léger sourire. Peut-être un peu anxieux. Il avait beau avoir défier verbalement la dame d'Escault, le passage aux acte était tout autre chose. Surtout cet acte là. Mais il était trop tard pour reculer. Beaucoup trop tard. Dans les mots de Faustine, le dédain et l'amusement semblait s'en être allé. Il n'y en aviat plus la moindre trace. De même dans ce regard que le jeune (inexpérimenté dirons certains) baron vit brûler une flamme d'avidité. Le chat allait enfin croquer la souris. Les lèvres de l'odélianne s'étirèrent doucement alors qu'elle trempait à nouveau ses lèvres dans son vers de cristal. Doucement, elle posa le fragile objet sur le bureau avant de lever les yeux vers lui et d'afficher un sourire de victoire. La chasse était terminée. Elle allait avoir tout se qu'elle désirait. Présentement, se serait lui. Une petite gourmandise dirons nous.

« Voyez vous la différence entre l'expérience et la fougue ? Et bien il est que la fougue s'incline toujours devant son ainée, sans même s'en rendre compte. »

Le jeune baron avait l'impression que ces quelques mots sussuré étaient comme une condamnation. Il avait perdu et il lui appartenait. Elle le savait, le savait depuis qu'elle l'avait vu en fait. À ce petit jeu, Viktor n'avait pas la moindre chance de gagner. Il avait défié le diable à l'instant même ou il avait invité Faustine à venir le rejoindre dans son bureau. Il avait tenté de jouer avec plus malin que sois et devait à présent en subir les conséquences. Mais... quels délicieuses conséquences.

Une main dans ses boucles d'or, Faustine se leva, ensorcelante, tel une sirène attirant jusqu'à elle un marin déjà perdu. Mais elle ne se changerais pas en monstre. Viktor avait le sentiment qu'elle serait de plus en plus belle, de plus en plus désirable. Déjà, sa gorge se nouait et il n'osait pas faire le moindre mouvement, comme paralysée par la vue de cette magnifique sirène. Comme s'il avait peur de rompre ce délicieux charme qui se tissait en ce moment même dans son bureau.

Faustine était un rêve. Le plus délicieux des rêves que l'on puisse faire. Femme faite et parfaitement consciente de son charme, elle en jouait à la perfection. Son sourire avait des accent démoniaques, mais Viktor n'en avait que faire. Que cette sirène se transforme en monstre si elle le souhaitait. De toute façon, c'était trop tard pour lui. Bien trop tard. Alors à quoi bon résister? Elle l'avait en son pouvoir pour cette nuit. Il n'allait pas se défiler.

Les mains de Faustine s'envolèrent soudain dans un étrange balet, dessinant dans d'envoutantes arabesque dans l'air. Un instant, Viktor eu un mouvement de panique. De la magie? Mais cela ne dura qu'un seul instant. Non, il n'y avait pas la moindre magie là dedans. Pas du tout. Ces gestes n'étaient pas incantatoire. Il n'y avait pas de magie. Juste un charme tout à fait hypnotique dans ce magnifique balet.

Mais Faustine avait tord. Jamais Viktor ne pourrait égaler sa senssualité tant elle lui paraissait écrasante. Il se sentait comme un enfant face à cette femme accomplie. Elle savait se qu'elle voulait et où elle allait. Se n'était en rien son cas. Sans qu'il ait vraiment comprit en fait, le tissus de la robe s'inclina devant les doigts habiles de la dame d'Escault, révélant la sublime preau de nacre de son épaule aux rondeurs si parfaite. Viktor déglutit avec difficulté. Il avait tant envie de tendre la main, de toucher cette épaule qu'il devinait infiniment douce. Mais il était incapable de faire le moindre geste. C'était à peine s'il parvenait à respirer en fait.

Elle le faisait attendre, langoureuse et séductrice, l'instant ou elle se révélerait à son regard. L'instant ou il pourrait la contempler, nue devant lui. Le jeune baron ne savait s'il devait craindre ou attendre cet instant avec impatience. Il n'était pas encore certain, mais doutait qu'elle lui laisse vraiment le temps d'y réfléchir plus longtemps.

Elle avait ce regard mutin et d'une inccoryable intensité qui capturait dans ses filets d'azur le regard sombre de Viktor. Ce sourire à la fois arrogant et taquin qu'elle arbore avec une telle aisance. Comme pour lui dire qu'il n'avait encore rien vu. Que pour cette nuit, il était à elle. Comme il le lui avait dit quelques minutes plus tôt. Faisant doucement onduler la ligne de ses hanches par un mouvement parfaitement maîtrisé et d'une grande insolence, elle se dévoile en partit au regard de son ôte. La robe tombée sur ses hanches dévoilant sa poitrine arrogante et la fine courbe de son buste.

Elle fixe le jeune baron de ses yeux d'azur alors que déjà, Viktor ne sais plus vraiment où il doit poser son regard. Se n'est pas une jouvencelle. Non, assurément. Loin de là même. Elle était belle, envoutante. Comme un cobra qui s'apprête à vous mordre. Un éclair passa dans l'esprit de Viktor. Une pensée qui le fit rougir.


*Mord moi.*

Avec un froissement langoureux, la robe chute au sol, formant comme les pétales d'une fleure autour de la jeune femme, la révélant dans le plus simple apparat. Oui, elle est superbe.

Laissant un instant passé, le jeune homme surprit son regard à... descendre. Ce constat le fit rougir d'autant plus. Il se sentait idiot à rougir ainsi. Il n'y avait nule honte à se qui allait se passer ni au fait qu'il observait la dame d'Escault.

Celle-ci ne lui laissa d'ailleurs pas le temps de se reprendre. Son pied enjamba légèrement la robe pour s'approcher de lui avec toujours cette même grâce envoutante. Elle paraissait flotter au dessus du sol et non marché en fait. Elle s'approcha tout prêt de lui. Si prêt qu'il sentait son souffle doux effleurer ses lèvres.

Que devait-il faire? Viktor n'en avait pas la moindre idée. Il restait planté devant elle, complètement incapable de réagir. Faustine prit les devants et déposa une goute d'alcool le Millet au creux de son cou. Goute qui commença paresseusement à couler.

Puis, un murmure langoureux franchit les lèvres de la dame.


« Vous ne voudriez pas perdre un nectar aussi généreux n'est ce pas ? »

Elle avait eu raison. La fougue s'incline devant l'expérience.

Doucement, timidement, Viktor déposa un baiser dans son cou pour y cueillir la langoureuse goute. Il n'en avait jamais gouté d'aussi délicieuse. Petit à petit, il déposa d'autres baisers timide dans la cou et sur la gorge de Faustine. Elle le laissait faire. Il se sentait gauche et maladroit. Mais continuait. Bientôt, les lèvres du baron se firent plus passionnée et ses mains cessèrent de pendre lamentablement.

Ridicule jusqu'à présent avec son vers toujours en main, il déposa à l'aveugle le récipient de cristal sur son bureau. Attrapant Faustine et l'attira doucement contre lui, continuant à l'embrasser dans le cou.

Il sentait le corps chaud de l'odélianne à travers le tissus de sa chemise. Il sentait son désir monter.

Les mains de Viktor caressait langoureusement le dos et les flans de la jeune femme. Doucement, les lèvres du baron finirent par trouver se qu'elles semblaient chercher et se posèrent sur celles de Faustine. À nouveau timide au début, puis, plus sure d'elles. Plus passionnée aussi.

Doucement, comme s'il l'effleurait d'une plume, une main de Viktor descendit un peu plus bas dans le dos de la dame. D'où lui venait une telle audace? Il n'en savait rien. Se qu'il savait, c'était qu'avec une certaine délicatesse, sa main entreprit de redessiner les hanches de la dame d'Escault avant de s'y poser, doucement, aussi légère qu'une plume.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Dim 12 Sep 2010 - 10:05

Oui la fougue pose toujours toujours un genoux en terre et elle ne peut que constater une fois de plus cet adage. La belle d'Escault sourit dans l'ombre. Un petit jeu délicieux dont elle dicte les règles. Il est hésitant, presque timide, elle ne l'est plus depuis longtemps. L'innocence et la décence ont désertés son âme depuis tant d'année qu'elle excude d'érotisme. Comme si rien n'était interdit. Les vagues du plaisir ne quémandent pas les barrières de la bienséance, et sa peau les abats, ses soupirs les effritent, l'éclat de ses iris les détruit. Ainsi est la Dame d'Escault. Sulfureuse et volcanique. Elle mène le jeu et la danse. N'a-t-il d'autre choix que de la suivre ? Bien sur que non, et l'envie de lui échapper n'est point. Elle n'existe plus, ni dans ses lèvres qui effleurent sa peau, comme indécises, ni dans ces mains qui n'osent qu'a peine souiller sa chair nacrée. Elle rit doucement contre la bouche qui espère vaincre la sienne. Entre ses cils s'éveille le feu azuré d'un abysse, promesse d'intense. Ses propres doigts s'etremelent aux siens, divine tentatrice qui lui échappe sur une volte douce et passionnée. Sur les lèvres de la belle, l'ombre d'un sourire envoutant.

« Nous ne faisons qu'entamer la danse, mon Seigneur. »

susurra-t-elle, mélopée sensuelle et enivrante que sa voix en cet instant. Maitresse accomplie, la belle l'entraine vers le fauteuil. Elle esquive en riant les mains qui la cherche. Doucement...Sensuellement...La nuit ne faisait que commencer. Elle lui impose la marche, les pas et vient s'installer face a lui, ondine allanguie qui s'étends sur la surface du bureau. Le bois est froid, mais sa peau brule d'intense. Les reins se cambrent, extatiques.

Lentement, comme une danse dans l'air, sa main volète et, de nouveau, plonge dans les reflets ambrés de l'alcool. Les gouttes tombent sur sa peau. Perle cristalline épousant les monts parfaits, le dessin indécent de ce corps qu'elle sait soulant d'érotisme en cette minute. Une perle viendra sublimer la pointe de ses seins. Une autre, délicieuse coquine, roule paresseusement sur son ventre, suivant les lignes affolantes. Deux autres s'égareront sur la blancheur de ses cuisses, vénérant la couleur opalescente et la chair frissonne doucement...Faustine sourit, invite et encense.

« Le chemin se dessine doucement...Il est promesse de bien plus encore...Oserez vous le suivre mon Seigneur ? »

murmure langoureux, hypnotique qui ne laisserait qu'indifférence si l'homme n'était que mort. Helàs, l'indifférence s'efface devant ce chuchotement. Invitation sulfureuse a bien plus...
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Mar 14 Sep 2010 - 17:41

Comment résister à la dame d'Escault? Viktor ne se posait même plus la question. Il ne cherchait plus à résister. Il savourait simplement cet instant. Hésitant, timide même, il posait ses lèvres sur celles de la dame dans une veine bataille pour la vaincre. Bataille qu'il ne pouvait gagner. Cette nuit, Faustine était reine. Lui, il n'était que le Consor avec qui elle consentait à partager son trône. Un trône de passion et de désir qui s'ouvrait à Viktor alors qu'il commençait tout juste à découvrir du bout des doigts les formes de la dame.

Les soupirs, la douceur de la peau de la dame, l'éclat de ses iris azur étaient propre à faire tomber toutes les barrières. Sulfureuse et volcanique, elle menait le jeune baron sur un terrain encore innexploré de son être. Un terrain dont Viktor entendait bien explorer le moindre recoin.


« Et Agniezka, lui cria une partie de son esprit? »

Viktor fit définitivement taire cette petite voie dans sa tête. Elle l'avait trahi, trompé, bafoué. Qu'elle en paye les conséquences. Et ce, même si elle devait vivre dans ce maudit manoir sur l'Afayel jusqu'à la fin de sa misérable existence.

Mais la dame d'Escault, sans le savoir prodiguait un soin plus salutaire qu'elle ne pouvait le penser au jeune baron. Viktor se sentait désirable. Se n'était sans doute qu'une aventure d'un soir. Mais tout de même. C'était lui qu'elle avait choisit ce soir pour partager sa couche. Pas un autre. Lui. Oui, se sentir désirable était un parfait remède pour le jeune homme. Même si cette nuit, il n'était que la poupée de la dame, c'était tout de même lui qu'elle avait choisit.

Certains diront que la Dame d'Escault réparait l'orgueil blessé du baron de Missède et on ne peu leur donner tord. Il y a de ça.

Mais revenons à se qui nous intéresse.

Alors qu'un véritable feu de joie s'allumait dans les yeux d'azur de la belle dame, ses doigts entremêlèrent doucement à ceux de Viktor. Mais la belle allait encore faire languir le jeune homme. D'une légère volte et toujours avec cette même grâce chargée d'érotisme, elle lui échappa. Délicieuse ondine qui se jouait de ces mains comme de celle d'un pêcheur qui voudrait attrapé cette esprit. Enfoutante, elle lui adressa un léger sourire, comme une promesse.


« Nous ne faisons qu'entamer la danse, mon Seigneur. »

Mot susurré, mélopée sensuelle à l'oreille de Viktor. Plus enivrant que toutes les bouteilles d'alcool de Millet. Le jeune baron n'avait plus qu'un seul désire en cet instant: pouvoir tenir contre lui la dame d'Esclault. Mais, gentiment, il se prêtait au jeu dont elle dictait les règles. Il la laissait le guider jusqu'à son fauteuil, non sans tendre les mains pour saisir la douce nymphe dont les formes paraissaient onduler doucement devant lui à la faveur de la lune et de la cheminée.

À nouveau sur son fauteuil, Viktor regarde faire Faustine. Délicieuse sirène alanguie, elle viens s'allonger sur le bureau. Ses reins se cambrent doucement alors qu'elle fixe toujours le jeune homme des deux brasiers d'azur que sont ses yeux.


*Je crois qu'on ne peut rêver plus belle vision sur ce bureau*

A nouveau, sa main volète dans l'air, plongeant une fois de plus dans le liquide ambré du vers. Viktor a déjà comprit. Leur petit jeu vas reprendre. Les goutes vont à nouveau tomber sur la peau de la belle. Goutes qu'il se fera un plaisir tout diligent à aller chercher. Alors qu'elle dépose les perles cristalline sur sa peau, sublimant son corps tout entier, comme par quelque artifice de magie, Viktor suis du regard le trajet de chacunes de ces douces perles ambrée. Il n'en manquera pas une seule. Ni celle qui, tentatrice, viens se déposer sur la pointe de seins de la belle, ni l'autre, langoureuse qui rouler doucement sur son ventre. Ni même ces deux plus pationnée encore qui vienne se déposer sur ses cuisses blanches.

« Le chemin se dessine doucement...Il est promesse de bien plus encore...Oserez vous le suivre mon Seigneur ? »

L'invitation sulfureuse et sensuelle de la Dame d'Escault ne pouvait être ignorée. On ignore pas cette invitation. Ou alors on est déjà raide dans son cercueil. Doucement, Viktor se pencha sur Faustine avec aux lèvres un sourire envouté.

« Je suis allé bien trop loin pour reculer maintenant, murmure-t-il à son adresse. »

Mais les mots sont une fois de plus, tellement plus aisé que les actes.

Viktor hésite. Il ne sais trop que faire. Oh, il sait déjà qu'il ira chercher chacune de ces légères goutes qui sont venu sur la peau de la belle dame d'Escault. Mais par où commencer. Par où?

Maladroitement, il se redressa, commençant à se sentir un peu à l'étroit dans son pantalon. Rougissant légèrement et ne sachant que faire se ses mains, il se pencha doucement pour cueillir du bout de la langue la douce goute qui était venu arrêter son affolante course au creux des reins de Faustine.

Doucement, ses lèvres descendirent le longs des jambes de la jeune femme que le baron n'osa pas même effleurer. Il passa directement aux goutes sur les cuisses pour rapidement remonter le long du corps de Faustine, y déposant miles baisers, mais évitant toujours ce point sensible.

Arrivé aux seins, Viktor hésita à nouveau.

Candeur d'un puceau face à une dame d'expérience.

Au comble du rouge, il approcha ses lèvres du sein de Faustine où c'était déposé cette goute. Timidement, il la récupéra avant de remonter bien vite le long de la gorge de la dame d'Escault tout en se doutant qu'elle n'allait pas lui accorder si facile retraite cette foix-ci.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Mer 22 Sep 2010 - 8:49

Tentrice jusqu'au bout de ses ongles, la Belle d'Escault charme et hypnotise. Ainsi etait elle, sa peau possédait la douceur de la soie et l'éclat de la perle, ses lèvres s'entrouvrèrent doucement, la pulpe rougie s'étira pour laisser fleurir un sourire. Sa chair frissonna sous l'hésitation des lèvres du baron, prémices d'une explosion bien plus intense. Faustine se redressa ses cheveux tombant avec lascivité sur ses épaules, sur sa poitrine aux seins arrogants, elle glissa lentement du bureau pour onduler sur les genoux de l'homme hésitant, ses hanches entament leur danse affolante, puis ses mains se saisirent des siennes, elle porta l'index a sa bouche et le bout de sa langue vint titiller la pulpe du doigt.

« N'ayez aucune crainte a me toucher, mon seigneur... »

susurra-t-elle avant de guider ces paumes sur sa peau, le forçant, allanguie, a découvrir les monts et merveilles de son corps. Ainsi le conduisait elle a la conquête de sa chair, l'invitant a honnorer de ses caresses ses seins honteusement dressés, le creux de son ventre, la rondeur de ses fesses, les déliés de sa taille. Puis, elle le lacha, collant son ventre au plus prêt du sien, elle glissa ses doigts dans ses cheveux et, féline, mordilla sa lèvre, caresse érotique et sensuelle avant qu'elle ne l'embrasse, plongeant dans les saveurs alcoolisées de sa bouche. Sa main quitta la nuque virile, serpenta sur sa poitrine et il pouvait en sentir la chaleur a travers le tissus de sa chemise, pour finir par s'insinuer entre leur deux corps étroitement pressés l'un contre l'autre. Sa paume se déposa sur la virilité qu'elle convoitait, en suivit les lignes, taquinant sa bestialité.

« J'ai terriblement envie de vous... »

Souffle brulant qui se déposa sur le lobe de son oreille, rapidement happé par des dents mutines. Elle le caressait lentement, suavement, sachant parfaitement ce qu'elle faisait...
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Jeu 23 Sep 2010 - 17:12

Viktor avait eu raison. Faustine ne lui accordait pas sa retraite cette fois. Elle le poursuivait inlassablement. La belle d'Escault se redressa doucement devant lui, laissant sa longue cascade blonde et ondulée retomber avec lascivité sur ses épaules ronde et son arrogante poitrine. Ondulant comme on aurait put l'attendre de la sirène qu'elle était depuis un temps déjà, Faustine quitta sa position sur le bureau. Cela aurait put être un soulagement pour la timidité de Viktor si elle n'était pas venue onduler langoureusement sur ses genoux.

Ses hanches se mouvaient doucement dans une danse hypnotique, insulte ouverte à toute pudeur. Mais la pudeur n'avait plus court dans cette pièce depuis fort longtemps déjà. On ne parle plus de pudeur lorsqu'on a une femme nue sur les genoux et que l'on a été chercher des goutes d'alcool sur ses cuises et son sein. Alors à ce compte là, quel importance pouvait bien avoir cette danse affolantes dans laquelle s'étaient lancé ses hanches?

Doucement, elle prit les mains un peu crispée de Viktor. Le baron la laisse faire, n'ayant ni l'envie ni la volonté de lui résister de toute manière. Il se découvrait lui même un peu ainsi. Lui si prude par habitude n'était sans doute pas aussi froid qu'il le pensait. La légère étroitesse qu'il sentait dans son pantalon lui faisait clairement comprendre cela. Il désirait la femme face à lui. Son sang bouillait d'assouvir enfin cette pulsion. Portant l'indexe de Viktor à sa bouche, Faustine en titilla légèrement la pulpe de son doigt du bout de sa langue.


« N'ayez aucune crainte a me toucher, mon seigneur... »

Viktor se sentait un peu honteux. Faustine était tout à fait magnifique. N'importe quel homme sensé renierait les Cinq pour avoir le privilège de la contempler comme lui la contemplait en ce moment même. N'importe quel homme donnerait tout pour avoir les faveurs qu'elle lui accordait. Mais lui et sa fichue timidité. Il ne se sentait pas capable de profiter de ce moment.

Alanguie, Faustine guida doucement les paumes du jeune baron, sur son corps, Faustine fit tomber ses dernières barrières. Ses mains le guidèrent doucement à la découverte de sa peau et de toutes les merveilles de ce corps si parfait. Ses seins honteusement dressés et provocateur, le creux de son ventre, la rondeur de ses fesses, les déliés de sa taille. Viktor promenait sur elle ses main, caressant doucement sa peau et ses formes du bout des doigts. Instants délicieux.

Viktor fut prit d'une soudaine bouffée de chaleur. Plus. Il en voulait plus. Beaucoup plus.

Il ne tarda pas à être exaucé. Lâchant ses mains, Faustine vient se coller à lui. Glissant langoureusement ses doigts dans les cheveux du jeune homme. Doucement, comme un prélude avant le délicieux contact de ses lèvres, la dame d'Escault le mordit tout doucement, caresse d'une infinie sensualité. Puis, le baiser. Comme pour se faire pardonner de son geste tout récent.

La main de Faustine quitta sa nuque et doucement, savourant chaque instant, descendit le long de son torse. Viktor se mit à frisonner sous cette caresse. Elle lui produisait plus d'effet qu'il n'aurait put être possible dut fait de la peau très fine de Viktor. Le souvenir le plus douloureux de son existence était en train de changer cette simple caresse en une explosion se sensation.

Viktor frémis plus encore lorsqu'il comprit quel était l'objectif de cette main baladeuse. Doucement, insidieusement, la paume de la belle alla taquiner et redessiner doucement les lignes de sa virilité. Viktor, ne savait plus trop quoi penser. Les sensations étaient terriblement attirante, mais d'un autre côté, un dernier carré de pudeur l'empêchait de pleinement profiter de cette caresse inédite.


« J'ai terriblement envie de vous... »

Le souffle brulant de Faustine se déposa sur le lobe d'oreille de Viktor qui fut immédiatement la proie des dents de la dame d'Escault. Alors que doucement, avec d'infinies précaution, elle caressait sa virilité. Ses gestes étaient précis, délicat. La fougue ployait devant l'expérience et la dernière barrière de la timidité de Viktor céda alors que ses mains entreprirent un balais délicat et passionné sur le corps de Faustine. Il avait conscience de n'avoir été qu'un jouet entre ses mains. Elle l'avait amené exactement là ou elle voulait le voir aller. Mais quel importance au fond?

Mutin, le baron s'éloigna un instant de la belle, un sourire malicieux aux lèvres.


« Il faut attendre, puis aller plus vite. Descidez vous. »

Le sourire toujours aux lèvres, le baron ondula à son tour légèrement, renversant doucement en arrière Faustine qu'il continuait à maintenir en équilibre.

Bassin contre basin, le dos délicat de la dame d'Esclat reposant dans ses bras, Viktor se pencha légèrement en avant, hésita un dernier instant avant de poser ses lèvres sur l'orgueilleuse poitrine de la dame.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Le hasard aime a se moquer parfois | Viktor de Missède   Dim 17 Oct 2010 - 22:02

« La balance des contraires est l’apanage des femmes, mon seigneur… »


Répliqua la belle d’Escault, une moue oscillant entre malice et faim sensuelle sur les lèvres. Il fallait savoir jouer des contraires, des opposés, mesurer a leur juste valeur le pouvoir qu’ils avaient sur les sens . Sa tête se renversa, livrant sans pudeur les rondeurs de sa poitrine aux lèvres qui la venèrait. Elle le laisse savourer, gouter, apprendre et s’extasier. Il vibrait contre la soie blanche et soyeuse de ses cuisses, pressant son envie d’elle au creux de son corps frémissant. Le plaisir est si rarement donné, offert qu’il serait folie de ne pas l’apprécier.


Elle glissa la tentation de ses paumes au travers des boucles folles, glissa sur la nuque puissante avant de s’infiltrer telle de savoureuse caresses sur les épaules. Aucune réaction ne viendra altérer l’expression passionnée de ses traits alors que ses doigts frôlaient les aspérités d’une peau meurtrie, martyrisée peut être. L’homme a pour lui le pouvoir de voir son corps marqué a jamais des épreuves de la vie, chose que l’on refuse aux femmes, étrangement. Faustine reste indifférente face aux cicatrices qu’elle sent sous la pulpe de ses paumes. Féline, elle accompagnait la danse imposée, souhaitée, exigée même. Son souffle se montrait hiératique, brulant soudain, l’éclat azuré de ses prunelles se fondait dans la masse incendiaire d’un brasier provoqué, savamment distillé.


« M’offrirez vous l’extase de votre corps dénudé ? »


Invitation soufflée sur la note langoureuse du désir, une lueur de défi s’imposa dans les prunelles de la belle, oserait il lui offrir ce qu’elle lui avait offert ? Curieuse, Faustine restait suspendue a son souffle qu’elle n’hésita pas a boire a même la source, révélant entre ses cils la lueur vorace de ses iris brulantes.

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