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 Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]

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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Lun 30 Aoû 2010 - 13:00

La décision du baron de Missède était tombée comme le couperet d'une guillotine sur ma personne. Froide, glaciale et sans appel. Je serai donc exilée dans ce manoir où je n'ai eu le courage de lui révéler la vérité sur les bords de l'Afayel. Je devais accepter cette sentence ou du moins m'y soumettre.
Ce fut Nane qui me réveilla sur ordre de Viktor. Durant la nuit, il l'avait faite prévenir de préparer mes malles pour que dès le petit matin je quitte Ysari. Il ne donna pas de raison bien particulière à la nourrice qui comprit qu'il s'était passé quelque chose de grave et donc n'insista pas auprès de son seigneur.

Au petit matin alors que tous dormaient encore, Nane m'éveilla et me conduisit à mes appartements. Elle me changea de robe simplement sans prendre la peine de s'occuper d'autre chose concernant mon apparence. Je me laissais faire. La robe de bal dans la malle, celle ci fut donc chargée sur le fiacre qui allait donc me conduire à ma geôle.
Le château d'Ysari commençait doucement à baigner dans un doux réveil alors que dehors je montais dans ce fiacre de couleur sombre en compagnie de Nane. Viktor n'était même pas présent sur le perron pour voir si tout se déroulait comme à sa convenance mais peut être observait il la scène depuis une fenêtre.

Alors que le cocher fouetta la croupe des chevaux pour qu'ils avancent, nous fûmes rejointes par trois cavaliers de la garde de la bibliothèque. Deux servant d'escorte et le troisième filant à Missède même pour que tout soit préparer avant mon arrivée à Afayel en ce qui concerne mes affaires. Nous partions, alors que le carrosse était au niveau des grilles, je sortis la tête par la fenêtre et regardai le château s'éloigner et par conséquence Viktor.
Lorsque le château ne fut plus en vue, je revins pleinement dans le fiacre. Les larmes coulaient sur mon visage. Nous avancions à vive allure dans les rues d'Ysari qui commençaient doucement à se bonder de gens. Nous voilà sortis de la ville. L'ordre était simple aucun arrêt sauf pour les besoins naturels et changer les chevaux.

Il avait fallut cinq jours pour gagner Ysari depuis Missède à allure modérée voir calme. Il en faudrait donc beaucoup moins pour rejoindre Afayel à vive allure. La première journée fut éprouvante à cause des roulis, des cailloux sur lesquels nous roulions et qui nous faisaient basculer en tout sens dans l'habitacle du fiacre. Nous étions déjà en terre de Sybondril, au centre de ces terres dont je ne vis rien hormis une dense forêt.
La nuit tomba. Le voyage continua. Les chevaux furent juste changés et nous revoilà partis sur les routes alors qu'à ce moment là le troisième bal battait son plein en Ysari. Durant la nuit, par manque de visibilité l'allure fut un peu réduite mais rien qui ne soit décelable pour Nane et moi dans l'habitacle. D'ailleurs je m'étais endormie et Nane m'avait couverte avec un châle de laine pour que je ne prenne pas froid.

Au petit matin, nous étions sur les terres royales du domaine de Diantra. Nous étions encore loin d'arriver mais la moitié du chemin était fait si on peut dire. A la fin de la journée nous étions sur les terres scylliennes, voisines à celle de Missède. On changea une nouvelle fois les montures et on repartit.
Durant la nuit nous avions traversé Scylla et nous étions en terre missèdienne. En milieu de matinée, le fiacre s'arrêta à nouveau. Je pensais à un nouveau changement de chevaux quand la porte fut ouverte provoquant un léger sursaut de ma part. On me pria de descendre chose que je fis et Nane suivit.

J'étais un peu aveuglée par la lumière du jour à cause de la légère pénombre qui régnait dans le fiacre dont les rideaux étaient restaient tirés la majeur partie du temps. Mes jambes étaient engourdies à cause du voyage. L'intendant du manoir se tenait là et m'informa que mes affaires arriveront dans le courant de la journée.
On me conduisit à mes appartements qui ne furent pas les mêmes que la dernière fois. Ils étaient moins vastes et moins fastes que la dernière fois. Cela ne m'importait guère car après tout, c'était une chambre avec une confort certain je dois l'avouer. L'intendant me notifia alors toutes les règles et interdictions qui allaient avec mon exil.

La première fut point de sortie. La seconde, pas d'accès au jardin. La troisième, on m'informa qu'Edelweiss ne me serait pas amené comme compagnon. Quatrièmement que je n'avais droit à aucune visite et que seules les servantes seraient les personnes que je verrai hormis la nourrice. La liste était encore bien longue mais je me suis arrêtée là un peu déboussolée par ces annonces.
Je restai donc la journée consignée dans mes appartements comme une petite fille que l'on punissait après une bêtise. Et quelle bêtise ! J'avais trompé mon fiancé... Il ne voudrait certainement plus jamais me revoir. Dans la pièce, il y avait un petit secrétaire, du nécessaire d'écriture et un petit cahier de cuir bleuté relié, fermant par une simple lanière de cuire. Viktor ayant conservé mon journal intime, celui ci prendrait donc le relais...
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Mar 21 Sep 2010 - 14:55

Des malles furent livrées au manoir dans l'après midi. C'était mes affaires que le baron m'envoyait. Rien de très encombrant car tout ce que je possédais c'était à lui que je le devais. Aussi les malles de vêtements qui furent expédiées furent des plus simples. Point besoin de belles toilettes quand on est en exile et prisonnière pour ainsi dire de cette demeure qu'il mettait à ma disposition.
Je passais l'après midi dans ma chambre que des gardes vinrent bien vite garder car des visiteurs étaient présents au manoir. De ma chambre je pouvais voir les jardins mais il m'était impossible de m'y rendre sans quoi je serai sévèrement réprimandée car les ordres donnés ne devaient être transgressés en aucun moment. De plus avec la venue de visiteurs, j'avais interdiction de sortir de ma chambre et ce jusqu'à leur départ, je restais donc prisonnière de mes appartements pour un temps indéfini.

En cette après midi plutôt ensoleillée, je dois avouer, je m'étais simplement assise derrière le secrétaire pour y rédiger une lettre pour le baron. Peut être que cela apaiserait sa colère comme cela apaiserait ma peine. Les larmes coulaient sur mon visage alors que la plume glissait sur le vélin. Ma tristesse était bien trop grande et rien de bon ne sortit de cette lettre que je pliai simplement pour la glisser entre les feuilles du petit cahier bleu qui ferait donc office de journal intime.
Je finis par me lever du bureau et aller l'effondrer sur le lit. Mes larmes étaient comme une pluie diluvienne qui jamais ne s'arrêtait. Au final je m'endormis pas très longtemps après car j'étais en plus épuisée par ce voyage qui m'était paru être une éternité.

Pendant que je fus endormie Nane, en profita pour défaire mes malles. Elle rangea avec le plus grand soin mes affaires dans les tiroirs des commodes et dans la penderie. Il ne restait plus qu'une seule malle dont le contenu attendait à être rangé. La nourrice l'ouvrit mais la referma en voyant ce qu'elle contenait. Elle sortit alors de la chambre, laissant là ce présent maudit et alla aider aux taches domestiques du manoir.
Me réveillant au milieu de l'après midi, je me rendis compte que toutes les malles furent rangées à l'exception d'une seule. Nane était absente peut être faisait elle une pause? Mais je ne pense pas qu'elle aurait pris un temps avant d'avoir fini son office dans la chambre. Me levant alors du lit puis m'avançant alors vers cette unique malle qui trônait en maitresse absolue dans la chambre, je m'agenouillai devant pour l'ouvrir.

Doucement en l'ouvrant, je ne vis rien de spectaculaire qu'un fin linge blanc emballant ce qui semblait être une robe. La sortant de la malle, je déposai cet étrange paquet sur le lit avant de l'ouvrir. Quelle horreur, quelle cruauté! C'était bien une robe que le paquet renfermée mais pas n'importe quelle robe. C'était une robe de mariée, ma robe de mariée que les tailleurs du palais de Missède avaient commencé à travailler.
La robe n'était point finie car les dentelles n'étaient pas toutes cousues, pareil pour les perles et autres galons... Le fait de voir cette robe fut un tel choc que mes jambes se dérobèrent sous moi pour me laisser choir devant le lit, en larmes. Il désirait donc me faire souffrir... Le baron était cruel car il aurait pu s'abstenir d'envoyer pareil présent en cette circonstance. Je restai un moment comme cela, du moins le temps que mes larme cessent.

Me relevant péniblement, une profonde colère se mêlant à beaucoup de tristesse s'immisça dans mon coeur. Il venait de me blesser comme nul autre personne ne l'avait fait avant lui. Regardant cette robe qui trônait au milieu de mon lit, je m'en saisis et me dirigeai vers la fenêtre qui était toujours grande ouverte.
Regardant en bas, j'eus un léger vertige. Serrant la robe contre ma poitrine j'hésitai à aller chercher l'impacte mais finalement je ne fis pas pareille bêtise. J'en étais tout simplement incapable, voilà tout. Ce ne fut donc pas moi mais la robe qui trouva l'impacte cinq mètres plus bas. Jetant un coup d'oeil, je la vis étalée sur les marches.

M'éloignant alors de la fenêtre, je pris place derrière le secrétaire pour y rédiger une lettre. Celle ci était pour Viktor même si je me doutais bien qu'il ne la lirait certainement pas. La porte s'ouvrit alors que j'étais à la rédaction de ma lettre. C'était Nane qui portait dans ses mains la robe. Elle avait un regard triste et compatissant en me regardant. Elle ignorait tout de ce qui avait causé ma perte.


Citation :
Mon seigneur.

Je n'ignore pas le fait que je sois en disgrâce à vos yeux et cela me peine énormément de savoir que c'est le cas. Cette lettre ne sera probablement jamais lue comme les autres à venir mais je tiens quand même vous les écrire car c'est mon seul réconfort dans l'espoir de vous revoir.
Je reconnais avoir péché et avoir trahi votre confiance par mon acte mais cela n'était point mon attention, je peux vous le jurer sur ma vie s'il le faut et les Cinq peuvent m'en être témoin. Je me suis retrouvée bien malgré moi dans cette chambre sans trop savoir pourquoi ni même comment. L'alcool distille la raison et altère la vision que l'on se fait de la réalité, ainsi donc je peux vous gager je ne me suis point offerte délibérément à votre voisin mais que mon esprit très grandement embrumé y a contribué.
Je suis à présent bien punie pour la faute qui est mienne. Et j'en assumerai les conséquences si tel est votre désir. Mais sachez que vous êtes un bien plus cruel bourreau que je ne le fus en vous avouant ma traitrise. Cette robe que vous m'avez faite parvenir m'a déchirée le coeur et l'âme. Aussi je demande votre clémence de bien vouloir ne pas m'affliger plus que cela. Je ne supporterai pas un autre présent de la sorte de votre part, je préférerai alors me donner la mort.
Cependant, j'éprouve toujours de tendres sentiments à votre égard et j'espère que des lendemains meilleurs verront le jour et que vous m'accorderez votre pardon. Ne pensez pas que je me joue de vous car je vous ai aimé et je vous aime toujours malgré cet éloignement.

Votre dévouée Agniezka. 

La fin d'après midi pointait le bout de son nez avec ce soleil qui déclinait sur le lac comme pour mourir en s'embrasant dans ses doux flots. Je n'avais toujours pas pu quitter ma chambre car les visiteurs étaient toujours présents. Je ne pourrai en sortir qu'après leur départ. J'ignorai l'identité de ces personnes et cela ne m'importait guère car ils n'étaient certainement point là pour moi car mon exil avait été orchestré dans le plus grand des secrets.
On m'apporta le dîner. Suite à cela, Nane me brossa les cheveux qu'elle natta avant de m'aider à me déshabiller et me revêtir de ma chemise de nuit. Puis elle me laissa seule le temps d'aller me chercher un peu de tisane. M'enveloppant dans une robe de chambre, j'ouvris la fenêtre pour observer ce triste spectacle qui s'offrait à moi. (Suite dans un autre RP)

Le lendemain après une nuit des plus tumultueuses suite à l'irruption du Comte d'Arétria dans mes appartements, je m'enfermais volontairement dans la pièce attenante à ma chambre qui était un petit boudoir des plus modestes dont la seule porte donnait dans la chambre. Enfermée, il n'y avait aucune issue. Mais avant cela Nane avait fait venir le médecin pour qu'il m'osculte.
Ouvrant la grande fenêtre, je pris place dans un fauteuil et réfléchis aux dires de l'arétrian. Non tout cela était impossible. Mon cousin, mais comment cela se faisait il? Tout ce que je prenais pour acquis comme mon prénom se trouvait bouleversé par cette révélation. Que choisir à présent? Ce doux prénom d'Agniezka choisi avec Viktor ou reprendre le nom qui me fut jadis donné: Iseult Séraphin?

Il n'y avait visiblement aucun risque pour ma personne dans ce cocon protecteur, aussi Nane profita de ce court moment de répis pour écrire une missive au baron afin de lui relater les faits de la veille. Elle espérait que Viktor change d'avis sur ma situation ou du moins qu'il lui envoie une personne supplémentaire afin que je ne reste plus un seul instant seule sans la présence de Nane ou d'une servante mise dans la confidence.


Citation :
Viktor,
je vous envoie cette lettre afin de vous faire savoir que la nuit dernière, nous avons essuyé une attaque. Malheureusement ces personnes en avaient après votre fiancée. J'ignore ce qui a put lui être dit ou fait mais le médecin que j'ai fait venir auprès d'elle n'a rien constaté. Aucun mal lui a donc été fait. Par un examen un peu plus approfondi, le médecin a remarqué que son hymen a été transpercé, il y a un temps de cela. N'ayant plus sa mémoire, ce dernier gage que cela n'est point du à cette nuit et qu'aucun homme ne la fait sienne mais que cela remonte à bien plus longtemps.
Si je vous écris, c'est également pour vous demander de reconsidérer son exil. Si cela vous est impossible alors je vous prie de bien vouloir m'envoyer une servante en qui vous placerez votre confiance afin qu'elle m'aide dans ma tâche. Pour le bien de la demoiselle Agniezka, il serait bon de ne point la laisser sans surveillance car je dois vous confesser ceci.
La robe de mariée que vous lui avez faite parvenir et qui aurait du être sienne l'a profondément affectée car elle l'a jetée par la fenêtre. La robe est abîmée mais je ne crois pas que nous soucier de chiffon en cette heure soit primordiale.
Votre nourrice, Nane


Assise dans un fauteuil faisant face à la fenêtre, je méditais sans trouver de réponses à mes questions. Rien de palpitant en soi hormis une prise de conscience qui me faisait mal. La douleur psychologique est des fois pire que la douleur physique, là c'était le cas. Finalement je m'endormis sans trouver aucune réponse. Cela n'était point pressé, j'avais mon temps... Quand je rouvris les yeux, il faisait sombre dans la pièce. La nuit déjà?
Pourtant je ne sentais pas la fraicheur nocturne mais bel et bien la chaleur diurne. Me levant de mon fauteuil, je m'avançai vers la fenêtre pour voir le ciel. Je fus surprise de voir que ce n'était point la nuit mais le jour. Le soleil était haut dans les cieux sauf qu'il était dissimulé par un épais voile noir qui ne laissait transparaitre ses rayons. Une éclipse...

C'était la première fois ou non que j'en voyais une. J'eus un léger frisson me parcourir. J'ignorai tout de la longueur de ce phénomène astral mais je l'imaginais de quelques longues minutes tout au plus mais point du tout. Le soleil ne réapparaissait pas. Il restait dissimuler.
Les domestiques s'inquiétaient de ce phénomène qui d'après ce que j'entendis durait déjà depuis plus de deux heures. Que faire si le soleil ne revenait jamais? Prisonnière de l'ombre en plus de ces murs étouffants... Je m'attelai alors à rédiger quelques lignes de mon journal avant de prendre une feuille en papier de murier et de rédiger une lettre adressée à Missède au baron.

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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Mar 21 Sep 2010 - 18:28

L’éclipse s’étendait. Cassiopée regardait au loin et rien. Quelle machination les dieux préparaient. Ils n’avaient qu’eux pour faire ce genre d’effet. Elle ne croyait pas non plus que celle-ci quitte dans certains jours. Elle ne s’était pas souciée du temps que le voyage avait pris.

Durant son voyage, elle avait repassé dans sa tête les moments avec le jeune soldat. Puis ceux passé avec Guenièvre. Tous deux libres de ce qu’ils faisaient. Elle servant un homme têtu et elle n’aurait su au moment même, si elle aimait celui qu’il était. Il l’avait profondément blessé. Personne ne lui avait rien dit. Cela lui laissait la liberté qu’il ne réagisse pas trop vite avec elle. Elle détestait que l’on l’a protège de tout. Elle n’était pas fragile. Pas une poupée que l’on cassait. Elle était servante de son frère. Quelle immonde image. Par contre, Daniel n’aurait jamais pu prédire qu’il finirait baron de Missède.

Lorsqu’elle arriva et soupira. Une autre phase de sa misérable vie. Elle n’était qu’une servante. Personne ne s’attardait à l’aider. Les hommes s’occupaient des nobles. Elle leva donc seul son bagage, entrouvert d’une fente. Sa nouvelle acquisition lui permettrait de s’évader.

Sa rencontre avec le chiot avait été un moment de tendresse, comme elle en avait si peu. Surtout depuis que sa mère était morte, elle semblait réduite à un esclave psychologique. Elle ne vivait plus. Elle ne vivait que pour observer Viktor. Rêver de cet homme qui était son frère. Vivre pour espérer qu’un jour qu’il l’aime comme sa petite sœur. Cependant, elle voyait davantage son père en lui. Il lui ressemblait. Cela faisait mal à Cassiopée. Amédée l’avait toujours bien traitée, mais il savait que Cassie avait des liens avec Daniel.

Nane l’attendait, avec sa gentillesse et sa bonté. Elle lui offrit un sourire et tendit la réponse de Viktor. Sans aucun regard ou attention de plus, elle fut reconduite dans ses appartements. Appartements, si on pouvait se donner le droit de les nommer ainsi. Cassie défit les quelques robes et effets personnels, puis sortit le chiot de son bagage.

Que tu es lourde ?, sourit-elle en levant le chiot qui mâchouillait un de ses rubans. Je vais te le laisser, ma belle.

Elle habitait une petite pièce aux allures défraichis. Les draps étaient vieux et usés. Elle avait soigneusement la lettre de son père et ferma le tiroir avant de regarder par la petite fenêtre. Afayel sombrait comme Missède. Elle aurait préféré être comme Maya. Ne pas se soucier de la vie. Du moins tant qu’on n’était pas aimé, cela n’en valait pas la peine.

Avant de partir, elle regarda avec tendresse le chiot couché sur le lit, jouant avec son ruban. Elle se glissa dans le couloir et ferma la porte. Nane l’attendait dans l’entrée, de mauvaise humeur. Elle n’aurait su dire. Nane aimait Viktor et Cassie pariait qu’elle aimait aussi la douce jeune femme prisonnière d’Afayel. La robe de la gente dame n’était pas restée dans ses appartements, très longtemps. Viktor avait-il voulu lancer un avertissement ? Elle ne connaissait pas assez le baron pour en être certaine. Mais quelqu’un s’amusait avec le caractère de la fiancée de son frère.

Peu importait pour le moment. Elle devait reprendre les tâches de Nane et celle-ci était envers la jeune Agniezka. On lui avait parlé de cette femme. La dernière fois, que Cassie l’aperçut, ils quittaient Missède, pour le bal. Puis après, elle n’était plus là. Elle entrait dans des confidences secrètes. Peut étais-ce la raison qu’avait invoqué Viktor, lorsqu’il lui avait dit de ne pas dire un mot sur la situation.

Il était tard, mais elle voyait bien que la future baronne ne dormait pas. Elle devait veiller sur elle et le ferait. Elle toqua doucement la porte, avant de l’ouvrir. Les joues de la jeune femme devinrent rouges.. Elle ne se souvenait pas d’avoir vu une femme aussi triste. Même si elle le cachait, elle voyait la tristesse de l’âme d’Agniezka. Doucement elle s’introduisit dans les appartements et regarda la jeune femme, avant de baisser les yeux.

-Madame, pardonnez-moi de vous déranger, le baron m’envoie m’occuper de vous.

Elle aurait tellement aimé avoir un autre statut et dire à quel point, il était malheureux. Qu’il souffrait malgré tout. Sa seule mission était de rapprochée ses deux être. Quitte à payer fort cher, pour réussir à tout prix.

La jeune servante restait docile et tête basse. Elle avait peur ou ne se sentait point à l’aise.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Dim 26 Sep 2010 - 21:55

Cinq jours, cinq journées s'étaient écoulées depuis que Nane avait envoyé cette missive à Missède pour Viktor. Le voile était apparut également il y a cinq jours comme une malédiction pesant sur les hommes quelqu'ils soient. Ce n'était pas une simple éclipse. C'était autre chose mais quoi ? Je l'ignorai mais j'étais moins préoccupée par cette éclipse qui perdurait que par les révélations qui m'avaient été faites.
Je passais mes journées dans le boudoir attenant ma chambre. J'y restai enfermée de longues heures à réfléchir en ne sachant que croire ni même que choisir. Je n'avais aucune réponse pour l'instant. Si mes journées paraissaient des plus calmes et des plus paisibles en apparence ce n'était pas le cas de mes nuits.

Nane était restée depuis l'épisode de la soit disante attaque par les arétrians à mon chevet la nuit afin de me veiller. Elle avait eu le triste spectacle de me voir agitée ces nuits et me réveiller en sueur à cause de sombres cauchemars. Depuis l'aveu de mon cousin et cette éclipse, mes rêves étaient plus que agités.
Je ne sais plus trop cette nuit quelle fut la raison qui m'éveilla en sursaut mais la peur en était la cause. Mes nuits au début étaient des plus calmes car c'était de doux songes que je faisais. Celui d'une fillette assise sur les genoux de sa mère que cette dernière peignait les cheveux châtains avec une doux sourire aux lèvres. Cette femme dans mes rêves me ressemble pourtant ce n'est pas moi.

Serait ce un souvenir qui remonterait la nuit à la surface ? Je ne saurai le dire. Mais cette femme me semble familière comme si j'étais très attachée à elle. D'ailleurs je ne sais pourquoi mais mon coeur s'emplit de joie à chacun de ses rêves. Cela semble m'apaiser un peu. A bien y réfléchir dans les rares choses que je sais pour sûres, cette femme était celle sur le tableau qui se trouvait dans le château dévasté dans lequel j'avais perdu toutes traces de mon passé.
Ceci était pour les rêves mais passons aux cauchemars qui me hantent et cela encore plus qu'à l'accoutumée. L'éclipse n'y est pas étrangère, à n'en point douter. Ces mauvais rêves sont plusieurs, l'un récurrent que je faisais déjà à Missède mais avec plus de détails qui ne laissaient aucun doute sur le fait que ce soit en rapport directe avec ce qui m'était arrivé. Le second était le reflet de la culpabilité qui me rongeait sans cesse. Cette culpabilité était née le soir où tout avait basculé à Ethin, cette nuit maudite où ma vertu fut sacrifiée au régent de Scylla.

Nous étions donc à cette cinquième journée depuis l'envoie de la lettre de Nane et cela ne faisait plus aucun doute dans mon esprit à force de réfléchir et de se torturer dans tous les sens que ma véritable identité était celle d'Iseult Séraphin, héritière légitime de Serramire. Viktor savait il cela ? L'avait il un jour su ? Je l'ignore. Pour le moment, je me torturai à savoir si j'allais reprendre mon nom ou conserver celui qui me fut donné.
Le soir était venu sans même que je m'en rende compte. Le fait que l'éclipse dure encore faisait perdre par moment la notion du temps. J'étais assise derrière la coiffeuse, les cheveux détachés que je brossais avec beaucoup de soin quand on frappa à la porte. Cette dernière s'ouvrit et une jeune femme apparue. Ce n'était pas une servante du manoir alors qui était elle ? Je le saurai bien assez vite étant donné que les visites m'étaient interdites.

La jeune femme me pria de bien vouloir l'excuser et m'informa que le baron l'avait envoyée pour s'occuper de moi. A cette annonce, la brosse me glissa des mains et chut sur le sol. Ma mine se figea de surprise. Pourquoi m'envoyer une personne alors qu'il ne désirait plus me voir. Je l'ignorai mais je palis à cette annonce comme si ce n'était que le début d'une de ses mauvaises surprises comme la robe de mariée.
J'étais toujours assise et je la regardais. Elle avait le regard baissé aussi je ne su pas si elle avait vu mon geste qui lui disait qu'elle pouvait se redresser. Finalement, la fatigue se fit sentir et je me levai pour me diriger vers le lit. Il y avait pas loin, un fauteuil qui faisait face au lit dans lequel Nane prenait place habituellement mais cette nuit ce ne serait pas Nane qui serait à mon chevet mais cette jeune servante envoyée par Viktor dont je ne savais rien.

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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Lun 27 Sep 2010 - 1:46

Cassiopée se sentait si mal. Pauvre Agniezka. Elle avait levé le regard et puis ... un visage si pale.

Le baron s'inquiétait de votre état, ainsi que Nane. Il m'envoie prendre soin de vous.

En toute honneteté, elle avait dit ca pour ne pas faire plus peur à la jeune femme. Cassiopée avança doucement et ramassa la brosse. Pauvre enfant. Elle n'avait aucune idée de ce que Viktor pouvait penser. Il était perturbé. La jeune servante, jouait le jeu crédible. Agniezka était malade et devait se reposer. Elle ramassa la brosse au sol et la remit sur la coiffeuse.

En voyant Agniezka se diriger dans son lit, Cassie ne dit pas un mot. Elle avait mal de savoir la jeune femme dans cette position si delicate et de savior Viktor dans une colère. La jeune suivante sourit et souflla doucement sur la chandelle qui allumait la pièce. Elle prit place et lutta contre elle même. Le noir, la fatigue du voyage. Elle avait sommeil, mais ne pouvait pas.

Elle cacha ses mains dans sa poche et sortit la lettre Elle l a connaissait par coeur. La moindre lettre, la moindre phrase. Elle ferma les yeux espérant que la jeune et future baronne se repose cette nuit.

Elle ferma légèrement les yeux rêvant de somptueux bonheur, tout en surveillant Agniezka.

Dormez bien, future baronne, murmura-t-elle, presque que pour elle-même
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Lun 27 Sep 2010 - 21:11

La jeune femme finalement fit mention de l'inquiétude de Viktor quant à mon égard. Me disait elle la vérité ? J'en doutais car si le baron était vraiment inquiet pour moi, il ne me laisserait pas emprisonnée en ce lieu qu'il savait me serait difficile car j'avais eu l'occasion de lui faire part de ma traitrise et mon mal être quand nous y étions mais que j'avais choisi de ne rien lui divulguer.
Néanmoins je lui étais grée de ce mensonge que je voulais croire pour être la vérité. Après tout si vraiment il ne s'inquiétait nullement de mon état et de moi, il n'aurait pas envoyé cette jeune personne pour qu'elle officie à ma garde et aux bons soins qui me seront prodigués.

Puis elle s'avança et ramassa la brosse que je venais de faire tomber et la déposa silencieusement sur la coiffeuse. Ce fut alors que je me dirigeai en direction du lit. Le noir se fit au moment où je pris place dans le lit car elle venait de souffler la bougie qui illuminait la pièce de sa faible lueur. Elle prit alors place dans le fauteuil pour veiller la nuit durant mon sommeil.
Cette nuit ne fut pas différente des autres car je fus prise de violents cauchemars. Dans mon sommeil, je me tournais en tous sens comme si j'étais prise par la fièvre et que je délirai. Ma tête faisait des aller et retour sur l'oreiller. Dans mon sommeil, on pouvait voir que je tentais de dire quelque chose mais aucun son ne sortait de ma gorge détruite.

Mon sommeil plus que agité ne passa pas inaperçu auprès de la jeune femme. Si elle s'était endormie, elle fut alors réveillée par mes gesticulations incessantes. Quoiqu'il en soit au moment où elle posa une main sur moi, je m'éveillai en sursaut. Mes lèvres se mouvèrent en même moment en un profond silence.


Vikt...

c'était un prénom muet qui avait filtré d'entre mes lèvres. Le fait que je me sois réveillée en sursaut avait interrompu sa prononciation. Ouvrant de grands yeux, je réalisais une fois de plus que je n'étais point à Missède mais toujours en exil au bord de l'Afayel. En plus ce n'était pas Nane cette fois mais cette jeune servante qui se trouvait toute proche de moi à cet instant.
Les larmes se mirent alors à couler. Je ne réussis pas à les retenir. Les gouttes d'eau saline ruisselaient le long de mes joues telle une pluie diluvienne. Je me laissai alors instantanément retomber sur le lit. Les bras croisés sur l'oreiller et le visage enfoui dans ce cocon, je continuais à déverser mon torrent de larmes.

Puis ce fut au bout de quelques longues et douloureuses minutes que je sombrai épuisée dans le sommeil. La servante n'avait du rien y comprendre surtout quelle n'avait rien put faire pour me venir en aide et calmer mes pleurs.
Ce fut alors à une heure des plus matinales alors que je dormais toujours que Nane toqua doucement à la porte pour prendre la relève de la jeune femme. Elle lui demanda d'ailleurs si tout s'était bien passé durant cette première nuit à mon chevet. La nourrice engagea alors la conversation à voix basse pour ne point me réveiller. Elle lui dit d'ailleurs de ne point attendre une parole de ma part car j'étais muette suite à un terrible accident dont la cicatrice qui ornait ma gorge en était le seul vestige. Elle lui montra d'ailleurs la dite cicatrice du doigt alors que je dormais toujours.
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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Mar 28 Sep 2010 - 2:12

Cassiopée avait fermé les yeux et récitait les lignes écrites. Lorsqu'elle entendit la jeune future baronne se retournée encore et encore, elle se leva et se posta plus près du lit. La jeune servante de Missède prit place sur un coin du lit et posa doucement sa main sur la pauvre Agniezka. Elle caressa la chevelure de la baronne et entreprit de la calmer. Pauvre femme. Cassie eut mal au coeur et detesta un moment son frère. Elle restait muette, mais elle avait senti une larme. Elle caressa le dos d,Agniezka, pour la consoler.

*Viktor je t'en prie*

Cassiopée resta près de la gente dame, jusqu'au petite heure du matin. Elle n'arrivait pas `dormir. Lorsque Nane vint prendre sa relève, Cassi échappa la lettre de son père.



Le coeur de Cassiopée se tordit de douleur. Pauvre Agniezka. La jeune femme laissa Nane prendre le relais. En entrant dans ses appartements, la jeune soeur incconue de Viktor éclata en sanglot. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle en avait besoin. Elle se coucha sur son lit et laissa Maya se frayer un chemin près d'elle.

La vie est si dure Maya.

Elle ferma les yeux, mais elle n'arrivait qu'à voir une femme effrayée et ... muette. Elle savait que Viktor ne voulait pas de mal. Tant de questions, sans réponses. Dans quelques heures, elle reprendrait son service auprès de la baronne. Pour l'instant, elle ne se souciait point de sa lettre perdue, le sommeil l'appelait.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Mar 28 Sep 2010 - 16:30

A mon réveil, Nane était assise dans le fauteuil faisant face à mon lit et la nouvelle servante s'en était allée. Ainsi donc la nourrice et cette jeune femme se relaieraient pour prendre soin de moi. A mon réveil, j'eus la sensation d'avoir les yeux gonflés. Cela était du à mes flots de larmes de cette nuit. Je me sentais également fatiguée. Apathique pour ainsi dire.
Aussitôt que je fus éveillée, Nane me passa un châle sur les épaules et m'aida à me lever. Prenant place derrière la table ronde où le petit déjeuné m'attendait, je mangeai sans grand appétit. Il est vrai que ces derniers temps mon appétit avait décru mais pas à un point qui aurait pu donner l'alarme sur un état de maigreur car Nane était toujours là quand je prenais mon bain aussi, elle aurait vu un trop grand changement dans ma silhouette et m'aurait forcée de gré ou de force à manger.

Vint ensuite l'habillage avant de me laisser le temps de débarrasser. Ce fut au moment où j'allais me diriger vers le lit que je fis au sol ce qui ressemblait à une lettre. Une lettre ici? Comment était ce possible? Je n'avais droit à aucun courrier. Aussi me baissant, je ramassai cette lettre interdite pour la dissimuler dans mon corsage avant que quelqu'un n'entre.
Il est vrai que je n'étais rarement seule. Les seuls moments où j'étais réellement seule étaient ceux où j'allais me soulager ou lorsque je me trouvais dans le boudoir il n'y avait aucune sortie possible de cette pièce hormis en passant par la chambre où Nane attendait patiemment.

La matinée passa rapidement, je ne m'en rendis même pas compte. Le temps n'avait plus d'emprise sur moi. Je vivais au rythme que l'on m'imposait. Les repas étaient servis à heure fixe sauf le petit déjeuner que Nane avait réussi à faire en sorte à ne point donner d'horaire fixe. Le repas de midi passa et je disparus ensuite dans le boudoir.
Prenant place dans le fauteuil, je sortis la lettre de mon corsage. Je me rendis compte alors que cette lettre était plus que froissée à en voir par l'état du papier. Il n'y avait rien de marquer dessus. Comment savoir à qui elle fut destinée. Aussi au bout de quelques minutes à me demander si je devais ou non l'ouvrir et la lire, je passai à l'acte.


Citation :

Ma très chère Cassiopée. 

À l’heure que je t’écris, le temps défile devant la mort. Et pourtant aucun sentiment de regret ou de haine n’apparait. Aucun sentiment sauf un. Celui de culpabilité. De m’avoir séparé de mes enfants. Mon regret est que je n’ai pu t’aimer comme j’ai aimé mon fils Viktor. Bien avant ta naissance je me suis lassée de Karina et sa magie. Elle était une femme capricieuse et ne cherchait que le pouvoir. À cette époque, ta mère était chambrière et une femme aussi jolie et avenante que toi. Mon cœur faillit et j’aimai ta mère, comme les dieux m’en ont donné le pouvoir. Elle m’aimait et moi aussi. Quand la nouvelle se sut, Karina devint folle de rage. Elle la renvoya, mais je n’avais pas la force de le faire. Cet enfant était mien aussi. Je te vis la première fois, quelques jours après ta naissance. J’avais déjà un fils, et maintenant, une fille. Une étoile perdu, ma petite Cassiopée. Si douce et fragile, tu étais si belle. Je sais que tu m’as détesté pendant plusieurs années. Par contre, j’ai toujours pris soin de toi. Le pendentif appartenait à ma mère. Karina ne méritait pas de l’avoir, du moins, je n’ai jamais voulu lui donné. Je l’offris à ta mère qui t’a fis don. Tu es une Missède ma fille. Amédé est la seule personne qui sait quel lien j’entretiens avec toi. La mort d’Olivia, la nouvelle vie de ton frère, ton éloignement et la maladie m’ont terriblement fait souffrir. J’ai accompli ce que je devais faire ici. Toi prends soin de Viktor. Olivia t’a donné des valeurs qu’il n’y a pas dans la famille. Il doit apprendre par lui-même qui tu es, je ne voudrais pas que l’on te fasse encore plus de mal. Il le découvrira bien assez tôt.

Ton père qui t’aime
Daniel …

A la lecture de cette lettre, je fus surprise car il y faisait mention d'une jeune femme dénommée Cassiopée et de Viktor. Cette dernière était la soeur bâtarde du baron. Etait ce pour cela qu'il avait envoyé la jeune femme à moi ou alors ignorait il sa véritable identité? Je ne savais que penser...
Repliant la lettre, je me levai du fauteuil et l'intercalai entre les pages d'un livre parlant d'une princesse prisonnière de sa tour par une sorcière qu'un preux chevalier vint à libérer un jour. Sortant du boudoir ensuite, je déposai le livre sur le secrétaire où je pris place afin de rédiger quelques lignes dans mon journal. J'y racontais ce que je venais de découvrir.

Le soir arriva et Nane céda sa place à la jeune servante. Quand elle entra dans la pièce, je la regardais avec beaucoup d'insistance. Je scrutais chacun des détails de son visage pour trouver une trace de celui de Viktor car après tout, elle était sa demi soeur. J'en découvrais certains détails car il fallait savoir pour le voir.
M'avançant alors vers elle, le livre en main, je le lui tendis. Un morceau de la lettre dépassait de l'ouvrage. Elle n'était point repliée, ce qui laissait entendre qu'à présent je savais...

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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Mar 28 Sep 2010 - 22:44

[i]Cassiopée avait sa petite chambre s'en dessus-dessous. Elle était passé ou. Elle ne trouvait plusla lettre. Une lettre qui pourrait lui causer bien du tort. Elle avait fait le tour du manoir deux fois. et se souvenait qu'elle devait remplacer Nane, ce soir, encore.

La jeune femme arriva en retard et s'excusa de mille et une facon, à Nane. Elle laissa la nourrice de Viktor quitter et regarda Agniezka qui lui tendit un livre. Les doigts tremblants la jeune servante de Missède savait ce qui se cachait entre les pages. Elle l,ouvrit, plia en vitesse le papier et le cacha des yeux d'Agniezka. Elle alla s'assoeir et regarda la jeune femme.

C'est un secret très bien gardé depuis des années. Je préfère qu'il ignore. Ne croyez pas non plus que j'approuve ses méthodes contre vous.

Elle se leva et prit la jeune femme par la main. Elle prit la brosse et la passa dans les cheveux de la future baronne.

Viktor ne sait pas qui je suis réellement, et je le préfère ainsi. Personne ne pourrait confiremr me légitimité au père de Viktor. Si ce ne serait que de moi, je vous ramenrais à Missède. Afayel vous fait trop souffrir.

La jeune servante fit passer une robe de nuit à la jeune prisonnière. Puis, elle l'amena près de la coiffeuse. Cassiopée brossa avec attention les cheveux de la jeune femme et sourit. Elle aurait une ami. Elle avait le même jour.

Il regrette, je le voie dans ses yeux.

Elle lissa les cheveux de la future épouse de son frère et soupira. En déposant la brosse, elle regarda Agniezka.

Il se fâche pour un rien. Je ferais tout pour que vous retourniez à Missède. Vous lui manquez énormément.

Maintenant que tout était dit, Cassiopée laissa Agniezka aller dormir.

Ne lui faites rien savoir. Daniel aurait voulu autrement. [/i]
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Jeu 30 Sep 2010 - 10:34

Je venais de lui tendre le livre qui renfermait un secret: son secret. L'ouvrant rapidement, elle en extrait la lettre pour la replier et la ranger dans l'une de ses poches. Puis comme si la découverte que j'avais faite était phénoménale, elle alla s'assoir dans le fauteuil à demi effondrée par le fait qu'à présent j'étais dépositaire de son lourd secret. Cassiopée me fixa alors avant de prendre la parole. Elle m'informa que ceci aurait dû resté caché et que même Viktor ignorait qui elle était en réalité. Elle me fit alors la confidence qu'elle n'appréciait point ses méthodes avec moi. Personnellement, je la regardais avec compassion car ce secret devait être bien lourd à porter seule. Je savais ce qu'était être l'unique dépositaire de ce genre de fardeau aussi cela devait certainement la ronger de l'intérieur.
Se levant alors après cette confession, elle me prit doucement la main pour me conduire à la coiffeuse. Prenant place derrière celle ci, elle se saisit alors de la brosse et commença à peigner mes longs cheveux châtains. La discussion ou plutôt le monologue de la jeune servante continua. Elle avait remarqué que le fait de rester ici me faisait souffrir mais elle me laissa entendre que cela affectait également Viktor. Elle avoua à mi mot qu'elle désirait mon retour à Missède et que par conséquence, elle m'aiderait. A sa requête qu'elle me soumit au moment où je prenais place dans le lit afin de dormir, j'acquiesçai simplement. Je resterai donc muette comme une tombe sur son secret.

Toutes les nuits suivantes, ce fut Cassiopée qui se chargea de veiller sur moi. Toutes ces nuits furent identiques à la première qu'elle avait pu voir. Un sommeil agité par des sombres songes, des réveils en sursaut puis des torrents de larmes. Elle ne pouvait rien y faire et quoiqu'elle me dise n'arrivait à me consoler. Les journées se passèrent également toutes de la même façon. Je restai cloitrée dans le boudoir n'en sortant que très peu. J'avais envoyé une lettre par jour à Viktor mais aucune réponse ne m'était parvenue. Cela prouvait une fois de plus que j'étais en disgrâce à ses yeux.


Citation :

Cher Viktor.

Cela fait à présent plus d'une quinzaine de jours que je suis loin de vous. Mon coeur souffre de n'avoir aucune nouvelle de votre part. Avez vous au moins lut ne serait ce qu'une de mes lettres? Vous me manquez tellement. Mon amour à votre égard est sincère et persiste malgré ces sombres heures. Aussi si vous ne désirez plus jamais me voir, je vous conjure dans ce cas de me le faire savoir car je ne pourrai supporter cette situation plus longtemps.
J'ai peur... Peur du présent, peur de l'avenir qui se profile devant nous, peur de mon passé qui doucement vient à hanter mes songes. Je dois vous confesser cela car mon identité qui me fut arrachée à refait surface et par conséquence je me questionne sur le fait de reprendre mon véritable nom: Iseult Séraphin. Aussi votre silence qui me fait tellement souffrir me laisse à croire que je devrai oublier ce que fut Agniezka pour reprendre ce qui me fut arraché.
Je souffre de cette situation comme elle doit vous affecter également. De plus, cette éclipse qui perdure depuis plus de dix jours m'inquiète profondément. J'ai ouïe dire par certaines servantes que dans les environs quelques attaques envers les manoirs avaient été orchestrées car la population est effrayée et cherche refuge dans ces bâtiments afin de s'emparer des vivres et des quelconques richesses qui pourraient les aider à fuir loin de là. On raconte également que ce voile est l'oeuvre des dieux qui par son intermédiaire veulent nous punirent nous pauvres mortels que nous sommes...

Votre dévouée prisonnière.

Cette nuit là ( la treizième que Cassiopée passait à me veiller) ne fut pas bien différente des autres dans sa forme. Dans sa forme seulement car mon sommeil était toujours aussi agité, je murmurai toujours silencieusement dans mon sommeil un même prénom qui me faisait sourir et pourtant tellement souffrir.

Viktor... Viktor... Viktor

Une syllabe se fit entendre, unique son extirpé de ma gorge ruinée avant que je ne me réveille en sursaut. Évidement je n'avais pas conscience que cet unique son était sorti durant mon sommeil néanmoins Cassiopée put l'entendre. Ce son, cette syllabe était comme une promesse pour un avenir prochain de m'entendre à nouveau parler. Cadeau des dieux? Effet de cette éclipse maudite? Ou nouveau tourment des dieux? Pour le moment, on ne pourrait répondre à cette question...


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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Jeu 30 Sep 2010 - 20:46

Cassiopée s’en voulait. Pourquoi avait-elle dit à Agniezka de rester muette. La pauvre enfant ne parlait déjà guère. Cassie vivait le tourment de la jeune baronne chaque nuit. Cela durait depuis deux semaines.

Plus les jours avançaient, plus elle détestait Viktor. À quoi jouait-il ? Sa sœur en pouvait plus de ne pas voir une jeune femme fragile pleurer toutes les nuits et s’agiter ainsi. Elle avait envie de colère.

S’il savait, je lui dirais ton malheur. Mais je ne suis qu’une servante pour lui.

La jeune femme continue chaque nuit, à veiller Agni et à la consoler. La treizième nuit, Cassie soupira. Cela ne pouvait plus durer.

Elle surveilla donc comme toujours prête à consoler la jeune femme. Elle le fit comme toujours, mais fut surprise. Elle avait prononcé le nom !, Du moins, une syllabe. Cassie endormit de nouveau la jeune femme et attendit qu’au matin. Lorsqu’elle vit Nane, elle laissa faire ses tâches et soupira.

-Je vais m’occuper d’elle aujourd’hui.

Nane l’avait regardé avec des yeux inquisiteurs.

-S’il vous plait. Reposez-vous.

La nourrice fit demi-tour et Cassiopée prit le relais. ¸

Elle avait attendu le départ de Nane et la fin du repas de la jeune femme pour parler.

Cette nuit, vous l’avez appelé. Voulez-vous le revoir ? Tenez-vous à lui comme s'il était le dernier des être a exister pour vous

Cassiopée restait la sœur de Viktor. Elle l’aimait fraternellement.

Elle ne voulait qu’une réaction, rien de plus
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Jeu 30 Sep 2010 - 21:27

A mon réveil ce ne fut point Nane comme les autres jours mais Cassiopée qui se trouvait toujours là. Comment se faisait il qu'elle ne soit pas partie se reposer après cette longue nuit. Déposant un châle sur mes épaules, je pris le petit déjeuner dans un silence glacial jusqu'à ce que la jeune demi soeur de Viktor ne prenne la parole.
Elle me fit savoir que cette nuit, je l'avais appelé en dormant. Qu'entendait elle par appeler? Avait elle réussit à lire sur mes lèvres ce que je disais en dormant? Cela était fortement plausible car après tout Viktor avait appris avec le temps à lire sur les miennes ce qui était bien pratique dans certaines situations.

Elle me demanda alors si je désirai le revoir. Question qui n'avait pas lieu d'être car oui. Je désirai plus qu'autre chose le revoir et être auprès de lui. Je tenais à lui plus que tout, plus que ma propre vie mais il est vrai que j'étais maladroite pour le lui montrer.
Le regard triste plongeant dans ma tasse de thé, je me mis à parler bien entendu, cela était comme toujours, aucun son ne sortirait de ma gorge détruite depuis l'attaque que j'ai essuyée et qui m'avait laissée pour morte dans un castel en ruine.


Oui, je désire plus que tout le revoir. Je l'aime et cela me fait tellement souffrir de ne point être à ses côtés.

Je n'avais pas réalisé sur le coup mais une syllabe fut audible. Cette fois comme je ne dormais pas, je pus également l'entendre. On put alors voir dans mon regard un mélange de surprise, de tristesse et de joie se mêlaient dans mon regard quand je réalisai que je venais de parler. Comment cela se pouvait il? On m'avait garanti que jamais plus je ne parlerai et pourtant cette syllabe allait contre ces dires. Y avait il un espoir pour que je retrouve ma voix?
Il semblerait à prime abord que cela soit possible mais c'était trop tôt pour le dire. Ce n'était qu'un son, une syllabe qui fut extirpée de cet écrin de silence mais cela laissait présager des lendemains meilleurs. Cela me redonna alors l'espoir de pouvoir discuter avec Viktor et de lui faire comprendre de vive voix ce que je ressentais pour lui et me faire pardonner pour ma faute.

Mais il faudrait du temps à n'en point douté pour que je me réapproprie ce don volé. Pour le moment c'était une agréable surprise. Depuis la venue d'Anseric, j'avais retrouvé une identité, depuis l'éclipse quelques brides de souvenir et depuis ce jour un semblant de voix. Ce qui me fut jadis dérobé me revenait petit à petit.
Les cinq jours suivants je m'étais exercée dans le boudoir à lire à haute voix les oeuvres qui se trouvaient entre mes mains. Ma voix était fragile et éphémère mais on pouvait entendre des mots complets à présent et non plus des syllabes isolées sans réel sens. J'avais d'ailleurs fait promettre à Cassiopée et à Nane de ne rien dévoiler à Viktor car je désirai le lui faire savoir de vive voix le jour où je le reverrai. De plus j'avais consigné ce fait dans mon journal mais je n'en avais touché mot dans les courriers sans réponse que j'envoyais tous les jours à Viktor.

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Cassiopée de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Jeu 30 Sep 2010 - 22:40

Cassiopée remarqua le regard de la jeune Agniezka. En entendant, la syllabe venant de la bouche de la belle, la petite soeur du baron eut un sourire radieux. Elle prirait les dieux tous les jours, pour rendre la liberté à celle qui deviendrait la future épouse de Viktor.

Un seul mot, un seul son. Cassie était heureuse.

Elle laissa Agniezka se pratiquer. Profitant du regain d,énergie. Elle lui amenait ses repas dans le boudoirs. Parfois, Maya se dérobait de sa tranquilité et vagabondait dans dans la maisonnée. Malgré les longues nuits, la jeune servante restait confiante. Elle et Nane se souriaient lorsqu'elles se voyaient.

Cassiopée aurait tant aimé voir Viktor. Lui annoncer la nouvelle. Elle lisait trop, pour se rendre compte que Viktor était malheureux. Mais elle devait y rémédier. Cette histoire ne ressemblait rien à celle que racontaient la bibliothèque de Missede.

A afayel, elle avait enclenché une routine. Nane l'aidait au mieux, et Cassie restait le plus souvent près de la jeune et future baronne.

Un jour, incapable de se contenir, et voulant voir, ou les progès en était, Cassiopée entra dans le boudoir, en déposant le repas de la jeune femme.

Puis-je ?

Demanda-t-elle en pointant un chaise.Elle voulait parler avec Agniezka. Elle ne voulait pas de `réponse, mais elle voulait comprendre et dire ce qu'elle savait. Comment était devenu Missède après le départ inconnue de la jeune femme. Comment Viktor pouvait s'enfermer des heures.

Un sourire timide s'était installé sur ses lèvres. Peut être l'aiderait-elle pour son frère. Qui pouvait savoir.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Ven 1 Oct 2010 - 7:51

Le soir même, Nane courait dans les couloirs du manoir. Il n'y avait pas un instant à perdre. Non. Pas un. Elle le connaissait et doutait un peu qu'une pareille chance se reproduise de si tôt. Qu'avait-il prévu? Elle n'en savait rien. Qu'allait-il se passer? Possible que lui même ne le savait pas. Mais elle le connaissait suffisamment. Il ne reproduirait sans doute pas le même acte une deuxième fois si elles laissaient passer cette chance. Il fallait agir maintenant. Demain, il risquait d'être déjà trop tard.

Se fut donc avec une certaine brusquerie que Nane entra dans la chambre où dormait Agniezka. Elle de devait sans doute pas le faire depuis longuement car son sommeil était encore paisible.

Sans prendre le temps de dire quoi que se soit à Cassiopée, l'ancienne nourrice du baron de Missède grimpa sur le lit avec une habilité et une rapidité fort surprenante pour une femme de son âge et de sa corpulence. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Nane avait toujours été plutôt passive et gentille. Mais là, il fallait faire vite et pour faire vite, il fallait qu'Agniezka se réveille.

Tout de suite.

Aussi, attrapant la jeune femme par les épaules, Nane entreprit-elle avec une efficacité redoutable de secouer Agniezka dans tout les sens pour la réveiller. Elle allait sans doute être totalement terrifiée par ce réveil pour le moins brutal. Eh bien, dommage pour elle. Au moins, elle serait parfaitement réveillée.

Cela ne manqua pas.

Une fois certaine que la jeune femme était parfaitement éveillée, Nane alla rapidement chercher une brosse. Pas le temps de faire grand chose, elle irait voir Viktor en chemise de nuit. Tant pis. Et puis, se ne serait pas la première fois qu'il la verrait ainsi. En plus, le baron, cette fichue tête de mule, était allé directement dans sa chambre alors bon, la décence de la tenue d'Agniezka n'avait pas vraiment d'importance. Elles n'allaient pas l'habiller comme une princesse alors que Viktor pouvait décider de partir d'un moment à l'autre. Mais ils avaient le temps de la coiffer un peu. Qu'elle soit un minimum présentable.


« Allé gamine. Dépêche toi un peu. Ton billet de sortie est arrivé. Viktor est au manoir. Je sais pas se qu'il viens fiche ici, mais à toi de te remuer un peu. Cassiopée. Viens donc t'occuper de sa tignasse. Pas le temps de se changer. Il peu partir d'un moment à l'autre. Allé les belles. Dépêchez vous un peu. »

Nane se mit alors à fouiller dans les tiroirs d'Agniezka, envoyant les affaires voler en tout sens à la rechercher d'une cape et d'une paire de pantoufles pour éviter au moins que la demoiselle ne se promène comme ça dans le manoir.
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Ven 1 Oct 2010 - 11:18

Le soir arriva et ce fut Cassiopée qui frappa à la porte du boudoir et entra avec le plateau de mon repas, je laissai alors là ma lecture et l'entrainement à parler. Elle me demanda alors si elle pouvait prendre place sur le siège ici présent. Lui faisant un signe de la main, je lui en donnais l'autorisation. La jeune servante me fit alors une confession. Elle me raconta comment était devenu Missède depuis mon départ et surtout ce qu'elle avait pu voir du baron après cela. Un homme affligé qui se mettait souvent en colère.
Une fois le repas avalé, elle débarrassa me laissant un instant seule. Tout cela était de ma faute. S'il était devenu comme le disait Cassiopée, cela était de ma seule responsabilité car je l'avais fait souffrir sans réelles intentions de le faire. Il était donc trop tard pour revenir en arrière et tout changer.

La jeune demi soeur de Viktor revint et me trouva derrière le secrétaire où je rédigeai quelques lignes dans mon journal. Cessant alors ce que je faisais, elle m'aida à enfiler ma tenue de nuit avant de me coiffer. Suite à cela, je pris place dans le lit sans un mot. Il ne fallut pas longtemps pour que le sommeil vienne me prendre.
Cela devait faire tout au plus trois heures que j'étais en train de dormir quand Nane arriva en trompe dans la chambre et sans un mot à la gardienne de mes nuits, elle se jeta sur le lit pour me réveiller. Je me sentis secouée comme un prunier. J'ouvris les yeux et vis la nourrice au dessus de moi. Ni une ni deux, elle me sortit du lit et me mit derrière la coiffeuse pour rapidement me rendre présentable.


Nane que se passe t-il?

Lui demandais je d'une voix intriguée et légèrement apeurée. J'étais inquiète à vrai dire. Essuyait on une attaque du peuple? Je n'en savais rien mais bien vite Nane donna la raison de ce réveil en urgence. Viktor. Le baron était là à Afayel. Il venait d'arriver et était directement parti dans sa suite. Il fallait se hâter pour me rendre un minimum présentable.
Cassiopée s'occupa alors de me coiffer pendant que Nane cherchait dans les tiroirs une cape et une paire de pantoufle pour faire le trajet dans le couloir d'une façon un peu plus décente que de rester en simple chemise de nuit. Voilà qui était fini. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine. J'allais le revoir.

Nane me conduisit alors jusque devant la porte de la suite de Viktor. Je me tenais là devant un peu tremblante car je dois avouer que j'avais peur. Peur qu'il ne veuille point me voir et qu'il me renvoie comme une vulgaire souillon. J'avais peur de sa colère, peur de ce qui pourrait se passer une fois que je franchirai cette porte.
Me voyant hésiter, Nane ne prit pas la peine de frapper et d'attendre une réponse de la part du baron. Elle ouvrit la porte et me poussa à l'intérieur avant de refermer la porte sur mon passage. Elle me laissa seule avec lui. Je tremblais un peu car je m'attendais à une réaction immédiate suite à mon intrusion mais aucune.

Une forme trônait au milieu du grand lit aussi je m'approchai doucement. Je ne le voyais que de dos. J'étais à présent devant le lit et toujours aucune réaction. Aussi retirant mes pantoufles et laissant tomber la cape sur le sol, je montais sur le lit. Toujours aucune réaction. Me penchant délicatement aussi de lui, je voulais voir s'il dormait où si c'était de la totale indifférence.
Soulevant alors doucement le drap qui recouvrait complètement cette silhouette informe, je découvris avec stupeur que Viktor n'était point dans le lit mais qu'à la place ce n'était que des vulgaires oreillers qui servaient de leurres. Où était il? Une mine triste s'abattit alors sur mon visage. Moi qui souhaitai tellement le revoir. Des larmes vinrent alors à couleur le long de mes joues alors que des mes lèvres dans un très fin murmure à peine audible que moi seule put entendre, je murmurai un prénom.


Viktor...
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Ven 1 Oct 2010 - 23:02

Contrairement à se qu'Agniezka pouvait pensé à cet instant précis, Viktor était bel et bien là.

Ombre parmi les ombres, la silhouette maigre du baron de Missède se découpait très légèrement dans le noir. Si Agniezka ne l'avait pas trouvé, c'était simplement parce qu'il ne souhaitait pas qu'elle se rende tout de suite compte qu'il était là. Il voulait la voir de manière plus... sournoise. Et puis, jamais il n'aurait put voir ses réactions s'il s'était tenu dans le lit comme elle pensait qu'il le ferait.

Jamais il n'aurait put la voir ainsi.

La jeune femme avait abandonné ses pantoufles et sa cape pour se glisser sur le lit. Quel ne fut pas la surprise d'Agniezka lorsqu'elle découvrit dans le lit les oreillers à la place qu'aurait dut occupé son cher et tendre Viktor. S'il avait été dans le lit, jamais il n'aurait put voir cette mine triste et ces larmes qui coulèrent de ses yeux.

En ayant assez, Viktor émis un léger raclement de gorge pour signaler sa présence. Aussitôt, Agniezka se tourna dans sa direction et le baron de Missède cessa de n'être qu'une ombre.


« Bonsoir. »

Avant de lui laisser le temps de dire quoi que se soit, Viktor alla se placer en face d'elle, juste à côté du lit et reprit la parole. Étrangement froid et distant. Trop peut-être.

« Avant de tenter quoi que se soit. Je n'ai lut aucune de tes lettres. Aucune. Elles sont toutes dans un tiroir de mon bureau. Je ne suis même pas certain de savoir se que je viens faire ici. Mais je pense qu'il fallait mettre les choses à plat. »

Il attendit un moment avant de reprendre.

« Comment est-ce que je dois t'appeler? Iseult ou Agniezka? »
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Ven 1 Oct 2010 - 23:49

Le lit était vide. Il n'était pas là mais où se trouvait il dans ce cas. Déception et larmes purent se voir sur mon visage. Puis soudain dans l'ombre de la pièce une raclement de gorge se fit entendre. Me retournant inquiète vers la source de ce bruit, une silhouette se dessina. C'était Viktor qui se tenait tapis de la sorte en spectateur.
Le baron me salua puis vint prendre place en face de moi alors que je demeurai agenouillée au milieu de son lit. Il mettait une certaine distance entre nous deux et prit la parole sans me laisser le temps de faire quoique ce soit. Il m'informa n'avoir lu aucune des lettres que je lui avais envoyées. J'avais donc vu juste en imaginant la solution à la non réception de réponse à toutes ces lettres que je lui avais faites parvenir.

Une moue triste se dessina sur mon visage alors que les larmes continuaient à ruisseler. Il avoua ne pas savoir ce qu'il faisait en ces lieux. Mais son envie de mettre les choses à plat avait du avoir raison du reste. Un temps de pause avant qu'il ne reprenne.
Il me demanda alors comment il devait m'appeler. Iseult ou Agniezka ? Devant ces deux prénoms, j'écarquillai deux grands yeux. Comment savait il s'il n'avait point lu mes letres ? Comment connaissait il ce prénom à moins d'avoir été mêlé comme le disait mon cousin à cette sombre affaire d'assassinat sur ma personne ?

Baisant le regard, mes lèvres se mirent à bouger. Je répondais à sa question mais je lui en posais également. J'avais besoin de réponse et en cette heure, les paroles d'Anseric se faisaient comme l'écho de la vérité aussi je devais l'entendre de la bouche de Viktor. Etait ce lui?


Comment savez vous pour mon prénom? Dites moi que vous êtes étranger à cette attaque dans laquelle j'aurai du périr? Dites moi que c'est faux! Dites moi que ce que mon cousin a pu me dire n'est pas la réalité! Je vous en conjure, Viktor!

Pour la toute première fois, Viktor put entendre le son de ma voix. Celle ci était tremblante à cet instant car les larmes faisaient entendre des sanglots à certains moment. Mais on pouvait facilement deviner une voix douce et cristalline. Dans les quelques brides qui furent audibles, il y avait de quoi chambouler plus d'une personne pour qui arriverait à déchiffrer ceci.

Choisissez celui que vous désirez. Mais sachez que si vous voulez que jedisparaisse de votre existence alors Agniezka n'aura plus lieu d'exister.

Je lui laissais le choix de la façon dont il désirait me nommer à présent car je n'avais pas réussi moi même à savoir ce que je désirai être réellement. Agniezka ou Iseult ? Quel lourd choix plein de conséquence. Quoiqu'il en soit si le baron ne désirait plus jamais me revoir, Agniezka mourrait cette nuit pour laisser place définitivement à Iseult Séraphin, héritière légitime de Serramire.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Sam 2 Oct 2010 - 21:50

Au moment ou Viktor lui demanda lequel de ses deux prénoms elle voulait utiliser, elle eu une nouvelle crise de larme. Allons donc. Qu'est-ce qui lui arrivait... encore? Elle le regardait, les yeux écarquillés par une surprise qui n'était en rien feinte.

Puis, elle baissa le regard et ses lèvres se mirent à bouger. Viktor soupira et se concentra sur les lèvres de la jeune femme, véritable tombe de sa voix envolée. S'il voulait avoir une chance de comprendre se qu'elle allait vouloir lui dire, il fallait qu'il parvienne à lire sur ses lèvres. Il en avait prit l'habitude et s'étonna même de la façon dont il se concentra soudain sur la jeune femme et de tout les bons souvenirs que cela faisait remonter en lui. Avec regret, il les repoussa. Se n'était pas le moment de se laisser attendrir comme cela. Même s'il était fatigué de jour les méchant, il avait toujours mal. La plaie en lui ne s'était pas encore refermée. Se refermerait-elle un jour seulement?


« prénom?...vous...périr...cousin...réalité...Viktor! »

Bien involontairement, le jeune baron de Missède émit alors se qui semblait être un glapissement. Se qu'il venait de se passer... il avait entendu la... voix d'Agniezka. Impossible. Il l'avait fait examiner par les médecins de Missède. Il voulait être persuadé qu'on ne pouvait rien faire pour retrouver sa voix. Comment un tel miracle pouvait-il être possible?

Sa voix était tremblante à cause des larmes qui la secouait de sanglots. Pourtant, on pouvait facilement deviner une voix douce et cristalline. Une voix tout à fait magnifique. Il aurait tant aimé l'entendre chanter. Se devait être sublime. Mais... mais... mais...

Viktor sera les poings pour se donner de la contenance.

Il était tant focalisé sur le fait qu'elle avait parlé qu'il en avait totalement oublié ce "cousin" pronnoncé tout hésitant.

Il n'avait pas prêter attention à se qu'elle avait put dire juste après.


« Agniezka... »

Il y eu un léger moment de silence.

« Est-ce que tu crois vraiment toutes ces conneries? »

Elle croyait qu'il avait mit sur pied un plan diabolique pour qu'elle l'épouse et tout et tout. Et Viktor avait une petite idée de l'endroit où elle avait bien put aller chercher une débilité pareille.

« Si tu me crois capable de faire quelque chose comme ça, c'est sans aucun doute que tu ne me donnais pas très bien. Pas très bien du tout même. »

Viktor attendit un instant. Avant de reprendre la parolle.

« Je ne sais pas se que je dois faire. Je ne sais pas se que je ressent. Depuis que... depuis... je te déteste pour se que tu as fait. Mais je ne parviens pas à oublier tout les bons moments... je suis perdu. Et j'en ai assez Agniezka. Assez de ne pas savoir se que je dois ressentir. »

Les épaules de Viktor s'affaissèrent. Il n'avait plus la force de lutter. Il n'en pouvait plus.


Dernière édition par Viktor de Missède le Dim 17 Oct 2010 - 9:50, édité 1 fois
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Iseult Séraphin
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Sam 2 Oct 2010 - 22:28

Agniezka voilà ce qu'il trouva à dire à la question que je venais de lui poser concernant le choix de mon prénom. Un bref instant de silence se fit entendre où aucun de nous deux prit la parole. Viktor me demandait si je croyais en toutes ces inepties. Je secouai simplement la tête en guise de réponse. Non, je n'y croyais pas mais j'étais tellement aveuglée par mon amour pour lui que même si cela aurait été la réalité
Le baron sembla peiné et en colère de m'avoir entendu lui tenir pareils propos. Cette accusation, il pensait savoir qui me l'avait mise en tête. Il n'avait pas tord de croire que ce soit le Comte d'Arétria car c'était bien lui qui avait fait germé cette idée dans mon esprit. Il me fit culpabiliser alors me disant que c'était mal le connaître que de penser cela. J'eus alors une mine dévastée.

J'avais confiance en Viktor, je l'aimais mais pourtant à cet instant j'avais douté. Comment ai je pu douter de lui. De nouveaux sanglots se firent entendre. Une brève pause dans ses paroles avant qu'il ne reprenne ses dires. Il se questionnait. Il ne savait pas quoi faire à présent. Il me détestait pour ce que je lui avais fait subir et je ne pouvais l'en blâmer. Je dois avouer que je me détestais suffisament pour l'avoir trompé alors que je l'aimais.
Malgré toute cette peine et cette haine, il n'arrivait pas à oublier les bons moments que l'on avait passé ensemble. Cela signifiait il que j'avais toujours une place importante dans son coeur? J'ose l'espérer car dans ce cas, j'avais encore une chance pour qu'il me pardonne et que nous tentions de nous redécouvrir en oubliant cet épisode douloureux.

Viktor était perdu dans ses sentiments. Moi, j'étais perdue ne sachant ce que je représentais pour lui à présent. Toute cette histoire était bien trop douloureuse. Il répéta une nouvelle fois ce prénom: Agniezka. Avait il choisi que je conserverai celui ci? Si c'était le cas, cela sous entendait qu'il y avait encore une lueur d'espoir dans ce monde de ténèbres.
Je vis alors les épaules du baron s'affaisser. Un instant de répit dans son discours pendant lequel je m'étais rapprochée de lui. Finalement, je ne pus résister et lentement, je l'enveloppais de mes bras. Ma poitrine à travers la mince chemise de nuit se faisait sentir dans son dos. Mon souffle effleurait son oreille alors que je lui murmurai quelques paroles dont il ne put en comprendre que les mots qui furent audibles.


Je ne peux vous prier que de laisser parler votre coeur. Aussi si vous nourrissez toujours des sentiments à mon égard, sachez que les miens n'ont jamais été feints et que je vous aime, peut être plus que ma propre vie. Aussi ne pensez pas que je me joue de vous en vous confessant cela...

A la fin de mes paroles, mes lèvres se posèrent au creux de sa nuque pour y déposer un tendre baiser. A présent, Viktor avait toutes les cartes en mains pour savoir s'il allait ou non nous donner une seconde change.
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Viktor de Missède
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Dim 3 Oct 2010 - 0:40

Viktor ne savait plus vraiment où il en était. Il avait envie de haïr Agniezka... ou Iseult, quelque soit son nom, pour se qu'elle lui avait fait. Se qu'elle l'avait forcé à endurer en lui annonçant qu'elle l'avait trompé avec le régent de Scylla. Mais il n'y parvenait plus. La rage et la colère ne l'avait que trop consumé. Son esprit réclamait autre chose. Quelque chose de plus serin et de plus calme. Il voulait retrouver la quiétude des semaines avant qu'elle ne le trompe.

Il voulait retrouver Agniezka.

Profitant de ce moment de silence, la jeune femme s'était rapprochée de lui et ne put résister à l'envie de le serrer dans ses bras. Viktor aurait parfaitement put la repousser. La frapper comme il l'avait fait à Ysari. Mais il n'y parvenait pas. S'était... trop difficile. Il désirait plus encore la retrouver. Sentir son corps contre le sien, sa poitrine se soulever doucement au rythme de sa respiration.

Il sentait son souffle au creux de son oreille, puis, le léger murmure qui furent livré à la pierre en même temps.


« ...prier coeur... nourrissez... sentiments... jamais... aime, pens... vous en »

Viktor sentit sa peau frisonner sous le contact des lèvres d'Agniezka sur le creux de son cou.

Doucement, le jeune homme se retourna. Elle était juste là, ne l'avait toujours pas lâché. Elle était là pour lui. Doucement, il alla déposer un baiser sur ses lèvres. Tout doucement. Comme s'il n'y croyait pas vraiment. Un deuxième baisé vint se poser sur les lèvres d'Agniezka. Plus long que le précédent. Puis encore un autre et encore un autre jusqu'à dévorer littéralement la jeune femme de baisers. Les lèvres de Viktor s'égarèrent dans on cou alors que ses mains la serraient contre lui, lui caressant doucement le dos.

Il voulait la tenir contre lui. La serrer fort. Il voulait... il...

Viktor chassa cette idée de sa tête.

Il profiterait du moment présent. On verrait bien comment les choses allaient écoluer.
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Dim 3 Oct 2010 - 12:51

Après ce baiser que je venais de lui déposer au creux de la nuque, Viktor se retourna doucement. Je m'attendais à ce qu'il me repousse mais il ne fit rien. Bien au contraire car il avança son visage vers le mien et posa ses lèvres sur ma bouche pour me déposer un baiser. Un premier baiser plein de promesses pour un avenir meilleur, un second baiser comme pour s'assurer que le premier avait réellement existé.
Les baisers de Viktor se succédèrent telle une nuée sur mes lèvres. On pouvait y lire de la douceur, de la passion mais également un certain désir alors que ses mains se faisaient plus pressante dans le bas de mon dos. Les lèvres du baron dérivèrent dans mon cou, un soupire de bien être se fit entendre de ma part. Petit à petit, je perdais prise sous ses tendres assauts.

A cet instant, je fus heureuse. Je me sentais bien dans ses bras. Je n'avais nulle envie que cela cesse de peur de découvrir que cela n'était qu'un songe cruel. J'avais peur que tout cela ne soit que chimère. Ouvrant les yeux après que cette pluie de tendresse soit passée, Viktor se tenait toujours là. Ainsi donc je n'avais pas rêvé et ce qui venait de se réaliser n'était que la réalité. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine.
L'encerclant de mes bras, mes larmes avaient cessé de couler. Ma tête reposait sur son épaule. La fatigue se fit sentir et un bâillement vint à se faire entendre. Nuos restâmes un instant comme cela. Ce fut suffisant pour que le sommeil m'emporte. Je me sentais en sécurité dans ses bras. Espérons juste qu'à mon réveil le matin cela ne soit pas une illusion...
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MessageSujet: Re: Une exilée sur l'Afayel [RP solitaire]   Dim 3 Oct 2010 - 20:18

Angiezka ré-ouvrit les yeux après quelques instants et au moins une cinquantaine de baisers de Viktor. Les larmes avaient cessé de couler le long des joues de la jeune femme. Elle était paisible à présent. Appaisée. Elle l'encercla de ses bras et vin poser sa tête sur la poitrine. Il se passa un long moment ainsi. Viktor la tenant simplement contre elle.

Cela faisait un bien fou de retrouver la jeune femme. La douceur de sa peau, la chaleur de son corps. Il ne voulait plus jamais la lâcher. Jamais. Il avait en mémoire les bribes d'un discourt qu'il aurait put prononcer. Mais tout cela s'était envolé. Il n'y avait plus rien eu à l'instant ou elle s'était retrouvé face à lui. Pourtant, la jeune femme aurait eu tord de penser que sa cause était gagnée. Elle en était loin. La blessure béante dans sa poitrine était loin d'être refermée. Elle avait autant tourmenté son orgueil que son amour. Sans doute pareille plaie ne se refermerait-elle pas de si tôt. Peut-être même ne se refermerait-elle jamais. Qui pouvait le dire? C'était un acte irréparable que la jeune femme avait commis. Jamais elle ne retrouverait son hymen. Jamais elle ne pourrait lui en faire cadeau comme elle l'avait prétendu.

Qui sait quant pareille trahison quitterait l'esprit du baron de Missède. Si l'esprit d'Agniezka avait été troumenté jours et nuit par se qu'elle avait fait, il n'en était pas moins pour le baron. Chaque nuit il revivait la même scène. Moment que la journée aussi ne parvenait pas à chasser de son esprit. Il revoyait Agniezka s'offrir au régent, au pourceau, de Scylla. Il la voyait plier sous ses doigts et sous ses assaut et, alors qu'il déchirait sa virginité, il voyait les lèvres de la jeune femme bouger dans un silencieux ''Aetius, je t'aime''.

Comment effacer pareil image de son esprit?

Viktor n'avait pas prit attention au baillement qu'Agniezka et ne se rendit compte que la jeune femme s'était endormie qu'au moment ou elle manqua de lui échapper.

Avant, cela aurait fait sourire Viktor. Plus maintenant. Doucement, il la porta à son lit et l'y déposa avant de s'y allonger à son tour. Sans pour autant prendre Agniezka dans ses bras. C'était encore trop difficile. Il l'avait embrassé quelques instants plus tôt, mais passer la nuit dans ses bras lui paraissait inssurmontable.

* * *

Dehors, Nane jubilait.

Elle se tourna vers Cassiopée.


« On entend pas de cris, elle n'est pas ressortie en trombe, il lui lui jette rien dessus et ne l'a pas fichue dehors. »

Un sourire malicieux se décina sur le visage de l'ancienne nourrisse du baron.

« Prépare tes affaire gamine. Demain, nous repartons pour Missède. »
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