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 Une rencontre par journée sombre [terminé]

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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Sam 25 Sep 2010 - 23:09

[hrp]En italique sont les voix que n'entend que Orëh, celles-ci ne sont pas due aux manifestations des dieux, il y est donc habitué. [/hrp]

Ciel sombre, vie animale silencieuse, il était difficile à croire que la journée venait dépasser son zénith. Cette damnation, bénédiction, ou quoi que ce soit que les autres s'amusait à appeler ce phénomène réjouissait l'assassin au plus haut point. Non seulement marchait-il maintenant le jour comme la nuit mais la peur vivant dans chaque créature se démenait de plus en plus fort afin de prendre contrôle des esprit. Depuis les débuts de l'éclipse, Orëh n'avait fait que que deux rencontre avec des humains. Un d'eux était tellement effrayé et prit d'une panique folle que l'assassin n'essaya même pas de l'attrapé. Une proie déjà à se niveau de panique ne l'amènerait aucun bonheur quel qu'il soit. Le deuxième cependant n'eut jamais la chance d'espérer revoir le soleil. Celui-ci avait réussit à contenir sa peur, ce qui ne la rendait plus grande une fois que le jeune assassin avait percé l'âme de son jouet. Oh oui, ce qu'il avait été amusant ce beau brun.

Soupirant, Orëh brisa le silence qui régnait dans la forêt. "Et si seulement vous aussi vous aviez peur et me laissiez seul pendant ces jours magiques." Ses paroles déchaînèrent une nouvelle pluie de protestations dans son esprit que l'assassin s'efforça d'ignorer. Il est vrai que depuis leurs arrivés, il n'est pas resté un moment seul; à croire qu'il est l'assassin le moins solitaire de Miradelphia, quel dommage pour lui.

Se relevant de la racine sur lequel il s'était assit il repris sa marche sur le sentier qui l'amenait vers les villes humaines. Il avait quitter les terres stériles depuis longtemps, et avait ensuite longé la lisière d'Anaëh et Aduram jusqu'à se retrouver en bordure de territoire nain. C'est là que l'éclipse le retrouva. Il resta un bon moment au même endroit, cherchant à voire si il trouverait des nains apeuré par la nouvelle situation mais n'en fut que déçu. Il se tourna donc de nouveau vers Aduram, la forêt dans lequel il trouvait si facilement des humains tellement facile à terrifier. Ses pas le guidèrent cependant peu à peu vers les territoires humain.

Il ne devait que marcher depuis quelques minutes quand il s'arrêta brusquement. Il sortit doucement un de ses saï, à l'affût de nouveau bruits. Oh bâtard, tu arrête de faire l'imbécile et reprend ton chemin, ce n'est pas en restant immobile que tu nous divertira. Murmurant une réponse, l'assassin resta cependant aux aguets. "Oui c'est ça, je ne vie que pour vous distraire... n'oubliez pas qu'il suffit qu... Orëh s'interrompit brusquement et lança son saï au dessus d'un buisson. Alors même que celui-ci volait, il interceptât un oiseau qui venait de prendre son envol. "...Que je mette fin à ma vie afin que vous retourniez au néant." Oui oui, bien sur... en tout cas joli coup pour l'oiseau, c'est certain qu'il aurait vraiment pu nous faire mal.

Certes il avait cru à une plus grosse menace qu'un aviaire, il restait heureux que sa précision au tir restait toujours aussi magnifique.

Orëh allait reprendre son arme du corps de l'oiseau quand il entendit de nouveau du bruit, seulement cette fois-ci les voix étaient elles aussi d'accord. À ta droite, les arbres devraient pouvoir te couvrir. Ne trouvant pas une meilleur solution il suivit le conseil et se réfugia derrière un groupe d'arbres qui avaient poussés collé l'un contre l'autre.

Les bruits se rapprochaient de plus en plus, confirmant que l'assassin avait affaire avec plusieurs créatures, probablement des voyageurs. À voire seulement si il devait les laissé passé ou si il pouvait s'offrir une belle friandise.

C'est avec cette pensé qu'il attendit impatient que les intrus se présente. Cependant avant leurs arrivés, il remarqua l'oiseau mort avec son saï toujours planté dans son torse. Le corps n'était qu'en partie dissimulé par le buisson, mais il ne suffirait d'un regard chanceux ou avertit afin de le voire. Si jamais cela se produirait, l'assassin allait devoir improvisé, et face à plusieurs individus, cela ne pourrait qu'être... intéressant.

[HRP]À vous! un petit rappel que vous n'entendez pas ce qui est écrit en italique, mais ce qu'Orëh répond (en blanc) oui vous pouvez entendre. Cela ira ainsi pour la suite du RP.[/HRP]


Dernière édition par Orëh Irth'nal le Mar 8 Mar 2011 - 5:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Dim 26 Sep 2010 - 20:01

C'était peut-être égoïste et irresponsable, mais Aelene était heureuse de repartir. Vivre tranquillement sur une île paradisiaque l'ennuyait à mourir. Certes, elle aidait Rhazad à la forge et elle s'occupait de Nyméria - à deux ans, la fillette avait déjà eu droit à une épée en bois pour pourfendre les méchants - mais la jeune femme avait l'angoisse de finir par perdre l'habitude de combattre et par ne plus être capable de rester sur le qui-vive et, à terme, de protéger sa famille. Elle aurait pu se dire que le forgeron se débrouillait très bien dans ce domaine, ou que, de toute façon, sur l'île du Sanctuaire il n'y avait pas de danger, mais... ce n'était pas dans sa nature d'attendre là gentiment en regardant le temps passer.

Aussi, quand il avait été question de reprendre la route pour trouver un magicien digne de ce nom afin de les renseigner sur les dons magiques de Nyméria, Aelene n'avait pas hésité une seule seconde. Après tout, la petite n'avait plus rien d'un nouveau-né fragile, ils pourraient voyager à cheval pour aller plus vite et éviteraient ainsi plus facilement les ennuis. La jeune femme avait un contact qui saurait les informer, ou du moins, elle l'espérait.


Ce fut donc à cheval qu'ils entamèrent un long périple pour retourner vers la Dross. Le début du voyage fut paisible quoiqu'assez compliqué : la forêt semblait avoir décidé de reprendre ses droits et il fallut plus d'une fois faire des tours et détours pour éviter de nouvelles plantes. Mais, même au ralentit, la famille progressait peu à peu. Rhazad allait devant pour dégager le chemin et Aelene gardait Nyméria à l'arrière. La fillette semblait avoir des crises passagères de fabrication de bulles magiques mais elle trouvait cela toujours aussi amusant.


Puis, arrivés au niveau d'Aduram, Aelene repéra une présence importante dans les environs. Ils avaient croisé quantité de bêtes depuis le début, mais toutes avaient fuit le contact. Celle-ci, si c'en était une, s'immobilisa en les entendant arriver.


" Rhazad ! "
souffla la jeune femme pour lui signaler un danger potentiel.

Sur le qui-vive, elle continua à avancer doucement, occultant le bruit des sabots sur le sol meuble et le vent dans les feuilles. Il y avait autre chose, elle en était certaine. Pas loin. Qui les guettait. Lentement, sans bruit, elle dégaina son épée et dégagea son bras droit, tout en gardant Nyméria contre elle avec l'autre, prête à accélérer brutalement si besoin était sans lâcher la petite. Cette dernière ne bougeait plus, consciente de la tension dans l'air.


Le regard d'Aelene ne tarda pas à tomber sur l'oiseau, puis à scruter les buissons. Elle ne paraissait pas avoir peur, mais réagissait avec un calme glacial. Elle savait pourtant qu'il était trop tard pour cacher ses oreilles effilées ou ses yeux rouges. Il était rares que les caractéristiques drows de la sorte soient très appréciées en territoires elfiques ou humains.

" On nous observe, " annonça-t-elle au jeune homme aussi doucement que possible.

Elle n'aimait pas ça. Dans d'autres circonstances, elle aurait prit la parole pour faire sortir l'intrus, mais là, ils étaient encore assez proches des territoires elfiques et elle craignait que son très léger accent drow, en admettant qu'on n'ait pas repéré ses traits, ne lui vaille une flèche mortelle avant même d'avoir fait un geste. Or, s'il n'y avait eu qu'elle, elle aurait pu prendre le risque, mais avec sa fille blottie contre elle, c'était hors de question.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Lun 27 Sep 2010 - 14:16

À partir du moment où les parents c’étaient retrouver dans la chambre avec la petite qui produisait des bulles avec la simple force de sa volonté, ils avaient convenus de trouver quelqu’un qui pourrait mieux les renseigner à ce sujet. La meilleure solution restait de retourner sur le continent de Miradelphia et de trouver un magicien susceptible de répondre à leur interrogation. D’une part, le forgeron était déçu de devoir quitter l’île, puisqu’ici, ils pouvaient vivre tranquillement leur vie sans risquer de se faire tuer à chaque coin de rue, mais il savait que ce n’était pas exactement le genre de vie que rêvait de vivre la demoiselle et il devait l’avouer, une vie dépourvu d’aventure ne serait pas amusante. Certes, il y avait une certaine limite aux aventures qu’ils étaient en mesure de vivre, mais rare était les gens avec qui ils pouvaient entrer en interaction sur l’île et il avait autant envi que la jeune femme de changer d’air.

Ils avaient donc décidé de partir dès le lendemain et de se diriger vers la Dross où l’un des contacts de la demoiselle pourrait les éclairer. Le jeune homme devait s’avouer qu’il n’avait pas du tout envi que sa fille voit ce genre d’endroit, mais ils n’avaient pas réellement le choix s’ils voulaient trouver rapidement la personne capable de les aider. Malgré la précipitation que faisait preuve la famille, le jeune homme s’émerveillait encore de voir des petites bulles apparaître des doigts de sa petite terreur. En autant que ses petites bulles ne se transforme pas en ras-de-marrée, il n’avait aucune raison de se plaindre que sa fille ait des dons quelconques. Alors qu’ils étaient entrain de progresser dans la forêt d’Aduram, le jeune homme fit pivoter sa monture vers la jeune femme lorsqu’elle l’appela. Plongeant son regard dans le sien, il indiqua à son cheval de se rapprocher lentement d’elle et compris aussitôt quand elle dégaina son épée.

Il savait qu’elle avait un sens de l’ouï beaucoup plus développer que le sien et il avait une confiance aveugle envers les compétences de sa compagne. Il dégaina son épée à son tour avec une prudence mesuré, puis vint lentement se mettre devant la jeune femme. Même si elle devait détester qu’il la protège ainsi, il ne voulait prendre aucun risque, si lui était blessé le premier, Aelene pouvait facilement agir rapidement et faire en sorte qu’il n’arrive rien à leur fille. Il jeta un dernier regard vers la demoiselle et se tourna vers les buissons, essayant de conserver un ton aussi neutre que possible. Il ne devait pas laisser paraître qu’il s’inquiétait de la situation. Il ne voulait absolument rien qui arrive à Nyméria et Aelene. Finalement, il se décida à prendre la parole.


- Nous savons que vous êtes-là, montrez vous.

Il attendit avec une certaine impatience que l’autre se montre finalement, ce qui mettrait fin à une tension palpable. Ils auraient plus facilement de chance de réagir s’ils voyaient l’intrus. Le forgeron espérait grandement que ce ne fut pas des elfes. Ceux-ci étaient peu commode avec les autres races, mais était beaucoup plus tolérant envers les humains qu’avec les demi-drow.
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 29 Sep 2010 - 1:38

Le sort joua un jeu cruel avec le jeune assassin; il aperçut premièrement un humain, certes fort et en bonne santé, mais seul. Un combat qui aurait sut se montrer des plus agréables, et la torture encore meilleure; seulement un autre intrus vint sur place, une femme qui plus ait. Quelques pas de plus des étrangers déclencha les cris des voix qui hantait Orëh. Une Demi-Drow! Yeux rouges, oreilles en pointe, c'est ta sœur mon joli. Le détail n'échappa pas à l'assassin mais autre chose attirait son regard; serré contre la femme se tenait une jeune fille, auquel elle tenait évidement beaucoup. Sa fille!? tu est tombé sur une famille de voyageur! Ah quel bonheur.

Bonheur? Le jeune demi-drow n'en était pas convaincu. Des armes ne tardèrent pas à faire leurs apparition, suivit rapidement par le regroupement des intrus. Non seulement se mettaient-ils maintenant en position défensive, mais leurs positions à cheval n'aidait aucunement l'assassin. L'homme qui avait prit le devant, le seul humain du groupe, semblait vouloir se placer entre la femme et l'assassin. Deux choix, ou l'homme est un mercenaire ou il est son amant. La question était simple mais cruciale pour Orëh, la réponse dicterait le comportement que suivrait l'homme et la femme. Suit son regard, regarde le de plus près, il se fie aveuglement aux signes de l'impure. Ne pouvant contredire la réalité qui lui était imposée, il se mit en tête qu'il avait affaire à une famille, certes curieuse mais une famille de quelque sorte.

Après une courte pause ou l'assassin suivait les faits et gestes des intrus, qui avaient de toute évidence compris qu'il était présent, l'homme prit finalement la parole. Orëh fut déçu de ne pas déceler de peur dans la voix qui l'interpellait, seulement un peu de stress et d'impatience. Fort et courageux... quel dommage que tu m'aie prit de la sorte, nous aurions pu tellement nous amuser. Bien qu'à grand regret, Orëh se décida de quitter son abri, prenant en main son javelot. Oh!? Et quelle figure va tu mettre pour cette rencontre notre cher souillon ingrat?

Prenant une voix où il sema un léger ton apeuré, Orëh finit par répondre à l'homme. "C'est bon, ne me faite pas de mal, je sors." Le demi-drow sortit des arbres le javelot tenu à l'horizontal entre ses deux mains tendues devant lui. Il avança de trois pas et puis le posa à terre simulant une capitulation. Il se releva et souleva légèrement ses mains en les éloignant de son corps.

Tu crois vraiment qu'ils vont te prendre au sérieux? Tu est plus bête qu'un marin soûl. Les voix avaient vus à travers le jeu de l'assassin, chose commune il faut le dire. Les lames du javelot avaient été placé sur une racine qui sortait de terre, laissant un espace entre le manche et le sol. Au besoin il lui suffirait de glisser son pieds dans l'espace et de se lancer son arme. Si cela ne fonctionnait pas il gardait aussi dans son dos son deuxième saï attaché dans son dos.

Mais les voix disaient vrai, il se devait d'être convainquant. Reprenant la voix du jeune innocent qui vient d'être surpris, il continua à tisser sa fausse personnalité."Je m'appelle Orëh, je ne fait que voyager. J'avais cru à une patrouille elfe donc je me suis caché. Je ne cherchait qu'à me protéger." Il ne lui avait pas fallu longtemps afin de comprendre que la peur d'être découvert régnait chez ceux devant lui. Pour quelle autre raison seraient-ils aussi sûr d'eux sans vouloir le menacer, ou dans le cas de la femme, même parler à haute voix? Il ne lui restait plus qu'à espérer que le groupe tombe dans son jeu et ne le croit pas une menace.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Ven 1 Oct 2010 - 16:50

Une voix ne tarda pas à sortir du bas-côté et Aelene fit pivoter sa monture de manière à pouvoir frapper aisément si besoin était. Demi-drow, jugea assez rapidement la jeune femme au vu des yeux et de l'aspect général : il avait quelque chose de plus qu'un humain et n'était sans doute pas un pure race pour autant. Dangereux ? Ses yeux glissèrent du javelot au saï, puis tentèrent de lire dans l'attitude de l'inconnu. Effrayé ? Possible, mais elle en doutait fort. Il n'avait pas l'attitude d'un de ces pauvres demis, vagabonds, craignant les voyageurs. Il savait se défendre, comme en jugeaient ses armes, sa façon de se comporter était donc en décalage et forcément feinte. Ou alors ils avaient affaire à un idiot... idiot qui venait de poser son arme bien trop astucieusement pour en être un. Ne bougeant plus, Aelene garda un air parfaitement neutre, plus froid que compréhensif.

" Je m'appelle Orëh, je ne fais que voyager. J'avais cru à une patrouille elfe donc je me suis caché. Je ne cherchais qu'à me protéger. "

La jeune femme n'avait pas rengainé, loin de là, continuant à observer celui qu'elle voyait comme un potentiel adversaire. Non pas qu'elle ait eu la moindre envie de combattre, mais elle ne comptait pas se laisser prendre au jeu de l'innocence. Il fallait aussi reconnaitre que même face à un gamin sans défense, dans de telles conditions, elle aurait été méfiante. Là, le gamin en question sortait à peine de l'adolescence mais il était armé et cherchait très probablement à les mener en bateau. Deux bonnes raisons de le juger bien sévèrement.

" Nous comprenons. Écartez-vous à présent, nous souhaitons passer. "

Il leur bloquait le passage, à moins qu'ils ne décident de le piétiner, ce qui n'était pas vraiment utile. Elle parlait d'une voix ferme, sur le ton de "fais ce qu'on te dit, on ne veut pas d'histoire, alors tant que tu ne les chercheras pas, tout ira bien". Elle était visiblement habituée à ce qu'on suive ses directives ou du moins à prendre les choses en main. Face à un demi, elle ne se demandait pas de quelle manière elle allait être jugée. Il y avait peut-être mieux comme façon de se montrer courtois, mais elle avait mis tout le calme possible dans ses mots, essayant de ne pas paraitre trop brusque.


" Bon-you ! " lâcha Nyméria avec un grand sourire, en agitant sa petite main à l'attention de l'inconnu.

Vivre sur une île loin de tout danger n'apprenait pas à se méfier des étrangers, c'était le moins qu'on puisse dire. La petite était très sociable, sans aucun doute et Aelene se promit de lui apprendre quelques règles de sécurité dès que possible.

" Papa et Lilar ! "
continua-t-elle de sa voix fluette comme si elle avait décidé de faire les présentations.

"Lilar" pour "Ilhar" ce qui signifiait "maman", ou plutôt "mère", en drow... La jeune femme accorda un sourire un peu tendu à sa fille et attendit que l'inconnu dégage le chemin. Qu'il se dépêche avant qu'elle ne perde patience. Elle n'avait jamais été du genre à tergiverser des heures, mais là, avec Nyméria, elle était d'autant plus pressée d'en finir.
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mar 5 Oct 2010 - 5:10

Bien que ne s'attendant pas à un accueil chaleureux de la part de ces étrangers, l'assassin fut quand même surpris de trouver une telle froideur dans les paroles de la femme. Il n'avait encore donné aucune raison afin qu'il soit traité de la sorte. Elle a vu ton jeu avorton, toi qui te croyais si malin. Orëh doutait fortement qu'elle aie compris entièrement à qui ils avaient affaire, mais elle avait belle et bien percé son acte d'imbécile, si seulement il avait eu plus de temps afin de se préparer.

Avant qu'Orëh ne quitte son personnage apeuré, la jeune fille caché dans les bras de la femme le salua. Le demi-drow ne dut pas feindre la surprise, ce comportement l'étonna réellement. C'était bien la première fois qu'un jeunot s'adressait à lui si gaiement. Les seuls fois ou ces jeunes marmots lui adressaient la paroles étaient ou pour insultes ou afin d'appeler leurs parents; rares furent les fois ou ces individus virent le prochain jour. Au lieu de son attrait habituel vers cette proie, l'assassin ne put s'empêcher de se demander s'il souhaitait véritablement faire du mal à cette jeune fille si innocente; cette jeune fille qui ne savait craindre ceux d'on les lames sont couvert du sang de nombreux innocents. Vous voyez!? Vous voyez ce à quoi il pense cet imbécile? Il hésite sur une si jolie proie... non mais quel trouillard.

Orëh soupira, baissa sa tête et ses bras, les laissant retomber contre son corps. Il releva la tête avec un léger rire et un sourire. "Très bien, vous n'êtes pas dupe... je suis quand même déçu que vous ne m'ayez pas prit en pitié ne serait-ce qu'un instant." A ces mots il prit une posture plus droite et assurée. Montré qu'il s'amusait à joué des rôles ne le dérangeait pas. Il avait mal joué son rôle d'imbécile, mais saurait joué son nouveau rôle avec plus d'aise, il serait après tout presque lui-même.

"Je ne tient aucunement à vous entraver le chemin, je doute d'ailleurs que je ne sorte vivant si l'envie m'y prenait. À deux contre un, plus vos chevaux..." Il tint le silence un instant, faisant semblant de finalement réalisé exactement qu'elle opposition se tenait devant lui. Il finit par secouer la tête et se reprit.

"Enfin, je ne souhaite aucun combat, soyez-en assuré." Il mit un genou à terre et ramassa son javelot afin de le raccroché à son dos. Il ne craignait pas une intervention rapide des deux. Aucun d'eux n'avaient un arc braqué sur lui, il aurait donc eu tout le temps d'éviter une attaque s'ils n'avait pas voulu qu'il ramasse son arme.

Armé de nouveau, il se plaça de côté et recula de deux pas, laissant le passage libre. "Mais dis-moi ma jolie,"fit l'assassin en s'adressant à la jeune enfant. Si tes parent vont pas ici c'est qu'ils cherchent probablement La Dross, ou alors s'aventureront bien près... Il tourna alors de nouveau son regard vers l'homme et la femme. "Êtes vous certain de vouloir faire ce voyage seul à travers cette forêt? Vous trouverez bien pire qu'un simple demi-drow armé d'un javelot." Il laissa peser la demande un court instant et finit par ajouté ce qui serait, il espérait, la clef qui débutera un jeu de fausse confiance terriblement amusant.

"Je connais bien cette région de la forêt, et n'aurait aucun problème à avancer en premier si vous souhaitez. À vrai dire j'erre seul depuis un long moment et me retrouver en présence de personnes qui ne souhaite pas me faire la peau me serait bien agréable." Il finit par reculer d'un pas et montrer le passage libre de la main. "Enfin c'est à vous de choisir, je ne souhaite pas vous faire craindre pour votre sécurité ou celle de votre fille."

Alors là, tu joue gros, même pour toi petit avorton. Tu réalise bien sur que s'ils ne te prenne pas tu finira à la broche!? Les voix éclatèrent de rire. Venez tous nous aurons de la viande de souillon cuite d'ici peu.

Contrairement à ce qu'affirmaient les démons de son subconscient le demi-drow doutait fortement qu'ils mettent fin à sa vie, surtout devant cette jeune fille d'une innocence à faire peur. Non, s'ils passaient leurs chemins, Orëh se lancerait à la traque. Il manquait d'amusement depuis trop longtemps, mais maintenant, oh oui maintenant il trouvait son bonheur. D'un côté il devrait joué le jeu d'un aventurier sérieux et calme, mais aussi bon et courtois. Sinon il se lancerait dans une traque ou ses proies seraient aux aguets; d'une façon ou d'une autre le jeux serait des plus amusant.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 6 Oct 2010 - 15:40

Le prendre en pitié ? Et pourquoi donc auraient-ils fait une telle chose ? Aelene avait beau chercher, elle ne voyait pas. Orëh - en admettant que ce soit son vrai nom - tentait de les manipuler et n'était pas sans défense, loin de là. Mercenaire ? Peut-être, mais au fond, elle s'en moquait. Non, tout ce qui comptait, c'était qu'une menace se promenait dans la nature alors que sa fille s'y trouvait aussi et ça, la jeune femme n'aimait pas du tout.

Si encore il avait affiché sa force, elle se serait moins inquiétée. Mais là, ils avaient affaire à quelqu'un de fourbe. Elle aurait pu se dire qu'elle était juste paranoïaque, après tout ce qu'elle avait vécu, mais elle préférait trop se méfier que pas assez. Et s'ils s'en débarrassaient tout de suite ? L'idée était séduisante et l'effleura un instant alors qu'elle le fixait en gardant un air neutre. A deux contre un, en pleine forêt, la solution n'était pas bien compliquée à mettre en œuvre. Mais Nyméria qui observait tout de ses grands yeux bleus la fit hésiter : inutile de gâcher le trajet par un meurtre. D'autant qu'elle n'avait aucune envie qu'ils risquent leur vie pour si peu.

Orëh reconnu lui même qu'il ne ferait pas le poids, mais, au lieu de détendre Aelene, cela ne fit que renforcer sa suspicion. Rien ne prouvait qu'il était si faible que cela. Il avait du sang drow, il pouvait se révéler être un adversaire redoutable. Raison de plus pour ne pas tenter de s'en débarrasser. Du moins, pas tant qu'il se tiendrait tranquille.

"Enfin, je ne souhaite aucun combat, soyez-en assuré."

Aelene lui accorda un sourire plutôt froid qui ne donnait pas franchement envie de faire ami-ami.


" Nous nous plus."


Elle le laissa reprendre son arme, sur le qui-vive et prête à réagir à tout geste suspect. Elle allait reprendre le chemin pendant qu'il leur en laissait la possibilité, lorsque le demi reprit la parole, leur proposant son aide. Ben voyons ! Et il ne comptait pas aussi aller leur cueillir des champignons pour leur faire une petite soupe, tant qu'il y était ? Pourtant, contre toute attente, la jeune femme sourit à nouveau, un peu plus amicalement et acquiesça :


" Comme vous voulez, il est vrai que voyager à plusieurs est moins risqué. "

Elle n'avait peut-être pas l'air énormément enthousiaste, mais elle semblait d'accord et ne rien avoir contre l'idée. Un coup d'œil à Rhazad pour lui assurer qu'elle savait ce qu'elle faisait et elle reprit :

" Nous vous laissons donc ouvrir le chemin jusqu'à la Dross, car c'est bien là que nous nous rendons. "


" Ladros ! " s'exclama Nyméria en écho, toute contente.

La fillette gratifia encore Orëh d'un sourire et entreprit de se remettre à faire des bulles magiques avec ses petits doigts.


" Oh... tant que j'y pense... "

La voix d'Aelene se durcit tout-à-coup et elle fixa un regard glacial sur le demi :

" Si vous approchez notre fille, vous êtes mort. Je ne le dirai pas deux fois. "


Puis un sourire, à nouveau, un de ceux qui mettent plus mal à l'aise qu'ils ne rassurent :


" Simple petite mise au point. Disons que je suis une vraie mère poule. "


Bien-sûr, oui, elle avait été élevée dans l'optique de devenir une gentille maman, ça crevait les yeux ! La conclusion était légère, mais il pouvait être sûre qu'elle n'hésiterait pas une seconde s'il passait outre l'interdiction. Ce fut la petite qui brisa une fois de plus l'ambiance quelque peu tendue :

" Man-é, Lilar ! Nymea a faim ! "

Aelene tourna la tête vers Rhazad, tout en surveillant le demi du coin de l'œil :

" Il nous reste des provisions ? "
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Lun 18 Oct 2010 - 17:57

Rhazad n’était plus l’homme qui croyait à la bienvaillance des humains, donc il ne fut pas étonner de découvrir un assassin terrer dans les bois d’Aduram. Maintenant qu’ils étaient regrouper, il restait à savoir comment aborder l’assassin sans qu’il ne choissisent d’attaquer le premier. Ils avaient l’avantage d’être en surnombre comparer à lui, donc cela pourrait le dissuader de les attaquer, mais le forgeron savait que ce n’était pas le genre d’argumenter qui pouvait peser fort dans la balance d’un assassin. Sur ses gardes donc, il décida de prendre la parole et soma l’autre individus à se montrer face à eux. Lorsqu’il émergea finalement à la vu du couple, le jeune homme remarqua qu’il ressemblait vaguement a un enfant, mais il avait certaine caractéristique qui le faisait légèrement ressembler à Aelene. Il pouvait donc paraître beaucoup plus jeune qu’il ne l’était en réalité, comme la mercenaire, puisqu’elle avait 75 ans et qu’elle semblait en avoir seulement 25.

Se redressant sur sa selle, le jeune homme laissa son regard parcourir les armes potentiels de leur adversaire et fronça légèrement les sourcils lorsque le demi se présenta. Il se doutait bien qu’un simple voyageur serait d’avantage équiper que pouvait l’être celui qui se trouvait devant eux. Rhazad n’était pas stupide au point de croire les paroles de l’individu. Il jeta un bref coup d’œil à leur fille qui ne semblait pas consciente du danger que pouvait poser l’étranger. Même les armes ne semblaient rien li évoquer, il se dit que la vie sur la petite île paradisiaque étai terminée et ils devraient lui enseigner ce qu’était le véritable monde. Plusieurs choses devraient changer, notamment sa grande sociabilité envers les étrangers, cela pourrait un jour lui sauver la vie.

Il avait décider de laisser les devant à la demoiselle, beaucoup plus habituée à ce genre de chose que lui pouvait l’être. De plus, il voyait comment l’attitude du demi avait changer lorsqu’elle lui avait clairement démontrer qu’ils n’étaient pas aussi dupe qu’il pouvait le croire. Le regard azur du forgeron suivait chaque gestes du mercenaire afin de vérifier qu’aucun geste n’avait pour fin de les attaquer au final. Aggripant d’avantage son épée lorsqu’il s’adressa à sa fille, le forgeron jeta un coup d’œil à la demoiselle, peu assurer. Il n’aimait pas que les gens s’approchent trop de leur fille, déjà qu’ils avaient failli la perdre à plusieurs reprises.

"Je connais bien cette région de la forêt, et n'aurait aucun problème à avancer en premier si vous souhaitez. À vrai dire j'erre seul depuis un long moment et me retrouver en présence de personnes qui ne souhaite pas me faire la peau me serait bien agréable."

Pour Rhazad, le réponse était clairement un non, il voulait se débarasser d’Orëh au plus vite et mettre un écart respectable entre eux et lui. Seulement, alors qu’il ouvrait la bouche pour répondre un non définitif, la demoiselle le devança et prit la parole pour signifier qu’elle trouvait que c’était une bonne idée. Tournant la tête vers elle, le forgeron n’eut qu’à croiser son regard pour comprendre tout la stratégie de sa compagne. Il aurait afficher un sourire, si la situation n’était pas aussi sérieuse et que l’inconnu ne pourrait les observer, il l’aurait probablement fait. Il remit son épée dans son fourreau se disant que plus ils accepteraient l’étranger rapidement, moins ils auraient d’histoire. De plus, Rhazad était quelqu’un d’assez rapide et il savait que le demi qui se trouvait en face de lui n’avait pas terminer sa période de croissance.

" Man-é, Lilar ! Nymea a faim ! "

Rhazad regarda sa fille dans les yeux avec un léger sourire. Cette petite était très attendrissante, mais il se demandait toujours pourquoi elle employait la troisième personne pour parler d’elle. C’était surment un truc de bébé. Il en glisserait surment quelques mots à Aelene lorsqu’ils seraient rendu un peu plus à l’écart de l’importun. Le jeune vérifia s’ils leurs restaient suffissament de provisions pour se rendre dans un village environnant. Il se souvenait vaguement qu’ils étaient à proximité et qu’ils seraient facile pour eux d’aller en acheter. Sortant un petit tissus des sacoches qui pendouillait à son côté, le jeune homme découvrir quelques petits biscuits. Il les tendit à la demoiselle pour qu’elle puisse les administrers à la petite. Il n’avait aucune envi de s’arrêter en si bon chemin. Certes le cheval était douloureux pour les cuisses et le bas du dos, mais s’ils voulaient arriver rapidement à la dross et comprendre ce qui arrivait à leur petite, ils n’avaient d’autre choix que de progresser le plus rapidement possible. De plus, il ne voulait pas faire descendre Aelene de sa monture, puisqu’il savait qu’ils étaient présentement en position de force face à l’assassin. Tournant son regard vers Orëh, Rhazad lui indiqua avec son menton la direction vers laquelle ils allaient.

- Puisque t’es porté volontaire, amène nous à la Dross…

Le ton n’était pas tellement amical, mais autoritaire. Il n’avait pas envi d’avoir d’histoire, donc plus tôt ils arriveraient, plus tôt ils seraient débarasser de l’assasin. Se mettant donc en route, le jeune homme vint lentement se placer près de sa femme afin d'être à sa hauteur et commença à parler à voix base. Il n'avait pas envi qu'Orëh les entendres, mais il savait que le sens aiguisés des demi était très développer, donc ils fallaient se méfier.

- Nous allons établir un campement à la tombé de la nuit ou tu préfère t'arrêter un peu après la fin de l'après-midi?
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Jeu 21 Oct 2010 - 5:07

Tout allait à perfection, il se tenaient avec deux individus le croyant dangereux et qui l'acceptait pourtant. Parmi eux, de ce qu'il avait deviné, un père, une mère et leurs fille. Si l'assassin avait un esprit religieux il aurait cru à une bénédiction. Dissimulant son bonheur, il ne laissait que voire un visage sérieux et quelque peu stressé; quel dommage qu'il ne puisse pas célébrer ceci comme il se devait. Le temps viendra, tu as réussis jusqu'à ici, ne va pas tout ficher en l'air! Si tu manque ces proies, crois moi tu n'en entendra jamais la fin! Il regrettait quelque peu de s'être autant dévoilé, mais en fin de compte, l'assassin était heureux avec la mise en scène initiale.

Premièrement déçu par l'effet qu'il avait eu sur les parents en parlant à la jeune fille, il fut ravi en voyant la réaction du père et plus tard la réaction de la mère. Cette dernière d'ailleurs réagit d'une façon qui le surpris quelque peu, il n'eut donc aucune difficulté à simuler une vague surprise quand à l'annonce de ce qui l'attendait s'il touchait à leurs fille. Tu vois, c'est comme cela que devrait fonctionner les couples, femme en charge et homme serviteur, rien de plus simple.

Corrigeant son idée sur la personnalité des nouveaux compagnons, il ne manquait pas un mot ou expression. Ce couple était surprenant, chose qui ne rendait que la rencontre plus excitante. "Aucun problème, je resterais loin de votre fille. Je comprend bien l'idée de vouloir protéger sa famille." Mensonge! À vrai dire il n'en avait absolument aucune idée, sa seule famille avait quitter ce monde depuis longtemps, sa mère de la main de son père; ce dernier de la main de son fils qu'il reniait. Jamais n'oublierait-il cette soirée, un bain de douleurs et de sang, autant pour son père que pour lui; une soirée de bonheur sans pareille.

Il ne montra pas grande attention à la fille lorsqu'elle réclama de la nourriture. Il avait réussit à s'infiltrer dans le groupe, il devait maintenant gagner un semblant de confiance. Suivre les avertissements qui lui était donné donnerait l'image d'un être conforme et possiblement paisible; quoi qu'il doutait pouvoir joué un jour le rôle d'une personne paisible.

Suite à l'ordre de l'homme il se retourna et commença un marcher d'un bon pas en entendant le couple le suivre. L'idée d'avoir des personnes armées et prêtes à le tué dans son dos faisait monter l'excitation du demi-drow. Il mettait sa vie dans les mains des autres, chose qu'il ne faisait presque jamais, et cela en faisait une expérience inoubliable. Un sourire magnifique était afficher sur le visage du demi-drow, il était heureux, se sentant comme un enfant lors des fêtes. Se tenant de dos au couple il se permettait ce mince apparat de bonheur, mais maîtrisait le reste de son corps, gardant une marche régulière et rapide.

Il ne fallut pas longtemps avant qu'Orëh entende des murmures venir du couple, il ne put malheureusement pas en tirer le contenue en entier, simplement les mots "nuit" et "midi" qui résonnèrent un peu plus fort que les autres mots. Doutant fortement qu'ils complotent son assassinat il n'essaya pas d'entendre le reste de la conversation; un risque inutile.

Il attendit que le silence soit à nouveau présent pendant quelques instant et puis lança un regard derrière lui afin de poser une question de la façon la plus banale qu'il ne put trouver. "Écoutez, je n'aie aucun problème si vous voulez conservez vos noms un secret, mais j'aimerais savoir si vous avez une préférence sur comment je vous appellerez si le besoin devient présent. Je peux tout aussi bien vous appeler monsieur et madame mais bon..."

Il remit de nouveau son regard devant lui, autant afin d'éviter des racines traîtres qu'afin de donner l'impression qu'il n'était pas pressé d'entendre une réponse. Connaître le noms de ses victimes ne l'intéressait guère, mais les entendre répondre ou parler était une autre question. Devant se placer de dos aux couple il ne pouvait pas se baser sur les quelques réactions qu'il verrait ou entendraient.

Un jeu de fou, un jeu dans l'esprit du fou. L'assassin s'amusait, évaluait, prévoyait, ne cessant de trouver un nouveau bonheur à sa situation unique. Si seulement chaque joueurs connaissaient les intentions des autres, tout serait si facile, mais tellement peu amusant. Que tu t'amuse c'est bien, mais n'oublie pas ce que tu cherche, ce que tu nous dois! Ne pouvoir répondre aux voies qui le hantait le torturait, mais il ne pouvait prendre le risque de ce trahir dans ces bois trop silencieux. Il ne faisait donc plus qu'attendre une réponse ou n'importe quel développement.
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Les Triplés
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Dim 24 Oct 2010 - 14:20

" Aucun problème, je resterai loin de votre fille. Je comprends bien l'idée de vouloir protéger sa famille. "

Ben voyons, songea Aelene, pas convaincue pour un sou. Même en ayant vécu sur une île paradisiaque, il aurait fallu être stupide pour faire confiance au premier venu. Alors là, un gars qui avait l'air aussi à l'aise avec ses armes... Quelqu'un de parfaitement inoffensif n'aurait pas apprécié de se retrouver confronté à la petite famille qui n'avait pas l'air si innocente que ça. Si le demi était si à l'aise, c'était qu'il savait tout à fait se défendre.


" Nous allons établir un campement à la tombée de la nuit ou tu préfères t'arrêter un peu après la fin de l'après-midi ? "

La jeune femme hésita : elle aurait préféré avancer le plus vite possible, mais elle ne voulait pas non plus être épuisée au moment de s'arrêter et avoir un sommeil de plomb avec Orëh près d'eux.

" Elle a besoin de se dégourdir les jambes,
déclara-t-elle finalement en désignant Nyméria qui grignotait un biscuit. En fin d'après-midi, ce sera bien, je pense. "

Ils avancèrent ensuite en silence, Aelene s'efforçant de veiller sur sa fille, tout en surveillant étroitement le demi et en guettant au passage d'éventuels autres dangers qui pourraient surgir sur la route. Il y avait aussi le chemin à suivre, il était hors de question de se laisser guider aveuglément. Pour le moment, ils allaient bel et bien vers la Dross.

" Écoutez, je n'ai aucun problème si vous voulez conserver vos noms un secret, mais j'aimerais savoir si vous avez une préférence sur comment je vous appellerai si le besoin devient présent. Je peux tout aussi bien vous appeler monsieur et madame mais bon... "

La jeune femme retint un soupir d'agacement, mais dut reconnaitre qu'elle aurait mieux fait d'anticiper la question.

" Marie et Jean. "


Des noms tellement usités chez les humains que ceux qui se nommaient ainsi avaient en général droit à des surnoms afin d'être différenciés de leurs homonymes. Orëh se douterait peut-être que c'étaient des noms d'emprunt, mais ce n'était pas grave. Elle aurait presque été tentée de répondre spontanément "les Triplés". Mais les Triplés étaient morts... En tous cas, elle ne comptait pas prendre le risque de laisser trainer son prénom. Les dieux seuls savaient ce qu'étaient devenus Calym et Arcam et elle préférait ne pas prendre le risque qu'on puisse les retrouver.


Ils continuèrent à avancer en silence, jusqu'à ce que Nyméria s'exclame :
"Oh noiso !" puis "Oh grosse bête !" et gigote pour se laisser glisser du cheval :

" Veux déendre ! "


Aelene la recala contre elle, bien assise sur la selle, s'efforçant de répondre patiemment que ce n'était pas possible de suite :


" Naut quin... "

Mais Nyméria ne l'entendait pas de cette oreille et se mit à gesticuler de plus belle en élevant la voix :

" Nyméa veut déendre ! A veux déendre ! "

Elle devait être fatiguée et énervée de cette chevauchée interminable. Sa mère leva les yeux au ciel, peu patiente et jeta un coup d'œil lassé à Rhazad. La petite commençant à pleurnicher, Aelene la reprit sèchement :

" Vrine'winith ol ! Dos phuul naut natha lerg ! "


Inutile de parler couramment drow pour comprendre qu'elle la grondait en lui demandant d'arrêter ce cirque ! On sentait venir la fessée : autant dire qu'Aelene n'avait pas été élevée dans un milieu où les châtiments corporels étaient mal vus ! Et cet andouille de demi qui ouvrait la route... ce n'était pas le moment de se retrouver débordés par une gamine qui ne se rendait pas compte du danger et qui avait envie d'aller crapahuter dans les pâquerettes !

" Papa veut déendre ! "
appela-t-elle en prenant son père à témoin, n'hésitant pas à lui faire de grands yeux bleus larmoyants.

Rhazad eut aussitôt droit à un coup d'œil assassin de la part d'Aelene : manquerait plus qu'il ne cède à ce caprice ! Quant à Orëh, il devait bien rire devant tout ça... La jeune femme songea que s'il s'était s'agit de son propre père et d'elle au même âge, elle aurait eu bien plus qu'une paire de claques pour avoir agi de la sorte ! Voilà ce qui arrivait quand on élevait une petite dans du coton !
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Rhazad
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 27 Oct 2010 - 17:23

Le jeune homme ne manquait aucuns gestes ou expressions provenant de l’assassin, mais ne releva en aucun cas. Malgré ce que les gens pouvaient penser, le forgeron se sentait d’égal à égal avec la jeune femme. Aucun des deux ne prenaient les décisions final dans le couple, tout était décider à deux, mais ici, c’était le terrain de jeux de la demoiselle, donc le forgeron ne voulait pas s’improviser grand aventurier et tout connaître. C’était en générale pour cette raison qu’il laissait les rênes à la mercenaire. Peu importait ce qu’il dirait, le forgeron était loin de lui faire confiance et cela paraissait sur son visage. À quoi bon le cacher? Ils ne connaissaient rien de lui et c’était plutôt louche à son avis de bien vouloir les accompagnés jusqu'à la Dross sans rien demander en retour. Ils se mirent finalement en route lorsqu’il conviendrait qu’Orëh ouvrirait la marche devant eux. Hors de question de le laisser derrière, un coup dans le dos serait vite arrivé si tel était ses intentions.

Le silence était présent dans la forêt, ne laissant filtrer que les bruits d’oiseau présent dans les airs. Le forgeron n’aimait pas tellement voyager avec ce genre de personne, voyant ce qui s’était produit la dernière fois qu’il avait osé traîner avec des mercenaires. Il avait bien failli mourir d’un projectile lancé par Calym. Seul les cinq savaient que ce genre de souvenir il pouvait s’en passer. Heureusement, depuis qu’ils c’étaient établis sur l’île du Sanctuaire, les frères n’avaient pas manifesté le moindre signe de vie, mais il savait qu’il était quelque part, guettant forcément le moment propice afin de récupérer leur sœur. Cette perspective le terrifiait toujours autant, mais il ne l’avait jamais avoué à voix haute à la jeune femme. Si disant que désormais, rien ne planait sur eux, sauf le demi-drow qui ouvrait la marche, il respira un bon coup, signe qu’il se détendait un peu, mais pas trop quand même. Se rapprochant finalement de la demoiselle, il attendait une réponse à sa question. Le mieux serait d’établir campement le plus tard possible, mais s’ils poussaient trop leur petite terreur, elle ne voudrait pas poursuivre la route le lendemain.


" Elle a besoin de se dégourdir les jambes. En fin d'après-midi, ce sera bien, je pense. "

Il hocha doucement la tête, approuvant la décision de sa compagne et il jeta un léger coup d’œil vers Nyméria qui grignotait lentement son biscuit. Elle semblait s’émerveiller pour l’environnement qui l’entourait et tendait même les mains vers certaines d’entre elles. Un instant, il s’interrogea sur l’avenir de la petite, mais il se dit qu’il serait un peu trop tôt pour penser à ce genre de chose et voilà que l’assassin y mettait fin avec l’une de ses questions. En fait, la question ne semblait pas tellement importante et il laissa Aelene s’en charger, ne sachant ce qu’il pouvait répondre mis à part un silence entendu. Les surnoms donné par la jeune homme convenais rarement pour une demie-drow, mais il savait qu’elle ne comptait pas dire leur vrai nom. Il se contenterait donc de Jean. Il fronça doucement les sourcils en sentent de l’agitation à son côté et vint finalement poser son regard sur la petite terrer. Il voyait clairement que la jeune femme commençait à perdre patience et qu’elle n’aurait pas le temps de s’occuper de sa fille ainsi que de l’assassin si elle n’arrêtait pas de gesticuler de la sorte.

" Papa veut déendre ! "

Rhazad la regarda sans rien dire pendant un moment et tendit finalement les bras vers elle pour la prendre et la mettre sur sa selle à lui. Ainsi, elle ne gênerait plus la jeune femme et il espérait que la petite ce calmerais. Il ne comptait pas céder malgré les tentatives désespérer de la petite. Ce n’était pas la première fois qu’elle utilisait ce genre de technique envers lui et il commençait à tellement bien les connaître que bientôt elle ferait mine de bouder pour pouvoir obtenir ce qu’elle voudrait. En réalité, ce qui l’avait réellement dissuader de céder aux caprices de sa fille, c’était le regard assassin que lui avait la jeune femme. Aelene savait se faire comprendre et il était amplement d’accord avec elle. Ils devaient progresser afin de régler la question des pouvoirs de Nyméria.

Donc, elle finit finalement par se calmer et comprendre qu’elle ne gagnerait avec aucun des deux, devant endurer la route qui s’offrait devant eux. Comme convenus, ils choisirent une clairière assez dégagé pour permettre aux éventuels intrus d’être vus et à porter d’arme. Ce fût le forgeron qui avait été désigné pour préparer le repas et il ne s’en plaint pas. Il n’avait pas envi le moins du monde de devoir surveiller l’assassin. La petite se tenait tout près de lui, l’aidant en déposant les morceaux de viande qu’il s’occupait de couper afin que celle-ci n’ait pas trop de mal lorsqu’il serait temps de le manger. Il en mit une petite part de côté, sachant qu’Aelene préférait la viande non cuite et épicer. Avec le temps qu’ils avaient eu ensemble, la plupart des goûts de la demoiselle ne lui était plus inconnu et il ne marchait plus à l’aveuglette lorsqu’il était question de lui faire plaisir. Son regard se posait alternativement sur la jeune femme et par la suite sur le demi qui semblait se trouver un peu à l’écart. Il se releva au moment où le repas fût finalement près, croyant que sa ferait plaisir à tout le monde.

- Le repas est prêt, si vous avez faim.

Évidemment, lorsque la demoiselle s’approcha de lui, il lui tendit le plat qu’il avait préparé spécialement pour elle et aida la petite avec les morceaux de viande un peu trop gros. Elle semblait avoir un peu de difficulté, mais il savait qu’avec le temps, cela viendrait.
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Sam 30 Oct 2010 - 5:57

note: cette réponse contient quelques passage contenant sang et violence (rien de trop méchant mais bon...)

En entendant les prénoms qui lui était donné par la femme, l'assassin failli manquer un pas. Il retenait un rire fou, n'arrivant pas à croire ce qu'il avait entendu. Elle n'avait pas cherché, ne serait-ce qu'un instant à cacher que cela n'était pas leurs vrais noms. Non seulement l'avait-elle lancé des noms plus que commun mais elle s'était aussi attribué un nom d'humaine; cela il n'avait encore jamais vu faire. Il dut cependant se reprendre et continuer la marche comme si de rien n'était. Il avait espéré un léger développement mais n'arrivait toujours pas à gagner leurs confiance, chose tout à fait normale en fin de compte.

Le voyage continua en silence, Orëh ne voulant plus se montrer intrusif au risque de se mettre plus à dos la famille, et la famille ne cherchant évidement pas un compagnon de discussion. Bien que le silence lui même ne le dérange pas, le fait de ne pas avoir d'indications sur les façon de pensé des deux personnes, de leurs petits tics et regards perdus lui manquait énormément. En général il connaîtrait déjà mieux ses cibles, mais ceci était une situation bien curieuse.

Le silence fut brisé par la jeune fille, celle qui semblait innocente de toute malice ou cruautés, une jeune fille qui n'avait jamais connue la peur ou la douleurs. Du moins c'est l'image que l'assassin avait d'elle; après tout comment expliquer de telles réactions? Il donna un regard rapide au couple, sous l'apparence d'une simple regard curieux, Orëh profita d'analyser un peu plus le couple. A son grand regret il ne trouva rien de bien marquant, ils agissaient comme des parents sûr et protecteurs; quel dommage. Il reporta son regard devant lui tout en écoutant ce qui se passait derrière lui.

Alors que les parents s'occupait du caprice de leur fille, Orëh se demanda ce qu'il aurait subi s'il avait jamais essayer une réaction de la sorte. Toi mon petit, tu te serais retrouver sans langue. L'assassin s'était imaginé un traitement plus dure, il voyait plutôt une langue de coupé accompagné de quelques doigts en moins. Les images de son enfance revinrent quelques instants lui torturer l'esprit. Les nuits qu'il passait allonger dans un semblant de lit souiller de son propre sang, souvenir particulier de son père. Passant sa main sous sa cape afin de sentir la peau de son épaule, il reconnu les cicatrices familières du fouet et des coup de bâtons. Non seulement marqué de la sorte, mais son majeur qui manquait maintenant à sa main gauche, dernière souffrance délivrer par son père avant de mourir de la main de son fils.

Non, il n'aurait jamais pu sortir vivant d'un tel caprice, et que ces parents, non les parents en général, traitent leurs enfants de la sorte lui semblait d'un ridicule incroyable. Si les jeunes n'apprenaient pas dès leurs jeune âge, le moment ou leurs esprit apprend le mieux, les manières à suivre; quand apprendront-ils?

Il finit par chasser ces idées de son esprit et continua la marche; cette marche qui durait depuis un bon moment déjà. L'assassin se demandait quand exactement le couple se déciderait de s'arrêter pour la nuit. Ne pas s'arrêter n'était évidemment pas une option pour eux avec une enfant telle qu'ils avaient et continuer à avancer en pleine nuit n'était pas sans risques.

La marche dura encore un bon moment avant que le couple ne se décide de s'arrêter pour la nuit. Il attendit que les trois s'installe et puis s'installa à une trentaine de pas d'eux. Non seulement souhaitait-il ne pas faire monter la tension mais s'asseoir près d'eux ne le tentait vraiment pas. Il s'assit au sol laissant son dos se reposer sur un rocher. Il ne posa que rarement le regard sur la famille mais ne manqua pas de remarquer les regards des parents. Une fois leurs repas près il fut curieux de remarqué la séparation des plats, la femme, ou Marie comme elle le prétendait, avait droit à une viande n'ayant pas subie la torture du feu.

Ce temps durant l'assassin resta silencieux et ne se déplaça pas. Il n'avait pas encore mangé mais cela ne le dérangeait aucunement, son dernier repas remontait au matin même, il tiendrait donc sans problème pendant encore quelques jours si le besoin s'y montrait. En circonstance normal il aurait abattu une créature qui passait dans les environs mais partir à la chasse ne serait pas avisé dans sa situation. Il attendit donc patiemment, allonger contre son rocher les yeux à demi clos.

Alors que la nuit tombait il se redressa brusquement et porta sa main à son saï. Il avait entendu un bruit dans les bois, encore éloigné mais il y avait une présence vivante. Au risque qu'il soit observer par cet intrus, il continua son geste, sortant son saï, mais au lieu de se relever et de se montrer au aguets il commença à graver des dessins dans la terre. Il ne suffit que de quelques secondes jusqu'à ce qu'un nouveau bruit se fasse entendre.

Faisant comme si de rien n'était il se releva doucement, presque de façon somnolente. Il croisa le regard de la demi-drow, elle aussi avait entendue, mais avait-elle compris le danger? Orëh n'en était pas certain. Du simple bruit qu'il entendait il imaginait facilement trois ou quatre individus, possiblement plus. Il s'avança de quelques pas vers la famille, toujours titubant sous l'effet d'une fatigue non-existante. Il posa un regard sérieux dans les yeux des deux parents avant de s'exprimer d'une vois ensommeillée.

"F'sarn aluin ulu alu lohui ussta da'uren"*

S'ils avaient affaire à des brigands ou autres créatures des bois, il espérait une des deux interprétation de son geste. Ou qu'ils entende du Drow et décide de les laisser tranquille ou alors que les intrus les croient tous mort de fatigue. Bien entendu l'assassin espérait de loin la deuxième solution, se qu'il avait dit n'était pas un mensonge, il avait besoin de se dégourdir les jambes mais aussi bien plus. Passer tout ce temps près de proies potentielles sans pouvoir frapper le rendait presque fou, il lui fallait se défouler.

Il quitta la petite clairière d'un pas lent avançant de façon à longer l'arriver des intrus. Arrivé à couvert des bois il quitta sa posture ridicule et s'accroupit. Quelques bruits de plus lui indiqua que le danger était maintenant bien près. Sans hésiter il ramassa une pierre et la lança à quelques pas devant lui. Il réussit à frapper un arbre et casser quelques petites branches, produisant un son que les brigands ne pourrait ignorer si tel était la nature des intrus; autrement les animaux s'enfuiraient.

A sa grande joie il entendit des murmures et puis distingua un individu se séparant du reste du groupe. Il attendit patiemment que l'intrus arrive devant lui. Dissimulé comme il l'était grâce à sa cape et sa peau plus foncé il ne serait pas repéré avant qu'il ne soit trop tard pour l'intrus. Il eu une pensé pour la famille, espérant qu'ils arrivent à se défendre correctement contre le reste des intrus. Non qu'il se souciait de leurs bien être, mais s'il perdaient ses proies après une attente aussi longue... il ne pourrait pas le supporter.

Les pas s'approchèrent et puis finalement la silhouette d'un homme plutôt maigre apparut là ou sa pierre avait atterrit. Toujours courbé il se précipita vers l'homme n'essayant pas d'être silencieux, bien au contraire. L'homme s'était retourner juste à temps afin de voire l'assassin lui sauter dessus. Il ne fallut qu'un court instant afin que le demi-drow se retrouve avec un genou sur le torse de l'homme allongé à terre, la pointe de son saï le chatouillant la peau entre les deux yeux. Il resta ainsi un court moment et puis redressa l'homme afin que celui-ci se tienne sur ses pieds. Il sentit que le brigands voulu s'échapper, et en conséquence ce dernier sentit son front se faire légèrement découpé. Émettant un court cri de douleur, il fut bientôt tut par le saï se plaçant contre ses lèvres.

Orëh se glissa dernière lui et lui murmura quelques mots à l'oreille.

"Tu va calmement me dire combien vous êtes, si je te crois tu partira d'ici vivant avec seul ce petit souvenir sur ton front."

L'homme ne fut pas long à répondre, mais sa réponse fut d'un ridicule complet.

Nous sommes cinquante, tous bien armés.

L'assassin fit semblant d'avoir peur et relâcha l'homme. Celui-ci s'éloigna de trois pas et se retourna, un regard de triomphe au visage. Cependant ce regard le quitta bientôt en voyant Orëh presque coller contre lui avec un sourire de pure joie sadique au visage. Sans broncher l'assassin enfonça son saï à juste sous le cœur de l'homme. L'empêchant de s'écrouler et le sachant encore vivant il lui murmura les derniers mots qu'il entendraient.

"Deux erreurs, une me mentir et deux..." Il rigola légèrement "Et deux vous avez essayer de vous prendre à MES proies, et cela je n'accepterais jamais."

A ce dernier mot il replongea son saï dans le corps de l'homme en perforant le cœur de l'humain, mettant fin à ses jours.

Ne prenant pas la peine d'essuyer le sang qu'il savait sur lui, il retourna vers la clairière afin de s'assurer qu'il n'avait pas encore perdue son prix. Avec un peu de chance il resterait encore quelques de ces imbéciles encore vivant et il aurait la chance de gagner un peu plus de la confiance de cette curieuse famille. Si c'est le cas, ce ne le sera pas pendant longtemps, grouille toi imbécile. Suivant le bon conseil des voix il pressa le pas afin de rejoindre ceux qu'il hésitait à appeler compagnon de voyage.

[hrp]
* Je vais aller m'étirer les jambes
Un peu long... désoler mais je me sentait bien aujourd'hui... *promet de se retenir dans le futur[/hrp]
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Lun 1 Nov 2010 - 16:10

Nyméra sembla se contenter de changer de cheval et se mit à chanter une petite chanson de sa composition pour passer le temps. Forcément, la jeune femme n'apprécia pas plus que ça l'initiative, estimant qu'en forêt on se devait d'être silencieux pour repérer les dangers. Mais comme sa fille avait cessé de s'agiter, elle ne fit aucun commentaire. Nyméria finit néanmoins par se remettre à se tortiller et Aelene dut reconnaitre à regret qu'ils lui en demandaient peut-être un peu trop étant donné son jeune âge. Après tout, elle n'avait que deux ans et c'était la première fois qu'elle faisait un tel trajet à cheval.

Lorsqu'ils s'arrêtèrent, la jeune femme s'occupa de débarbouiller la petite pendant que le forgeron préparait le repas. Elle avait toujours son arme à portée de main, évidemment, et gardait ses distances avec Orëh. La présence de ce dernier la rendait nerveuse compte tenu du fait que Nyméria n'avait pas l'air de se méfier de lui. Elle eut tout de même un sourire à l'attention de Rhazad, regrettant de ne pouvoir être tranquille avec lui. Bientôt, à la Dross, espéra-t-elle en mangeant sa viande. Nyméria, elle, demanda à gouter des deux plats, faisant preuve d'un bel appétit et ne cessant de commenter ce qu'elle faisait avec beaucoup d'enthousiasme.

" Tu prends le premier tour de garde ? "
demanda finalement la jeune femme au forgeron.

Hors de question d'en laisser un au demi, seul. Orëh pouvait bien faire ce qu'il voulait, mais elle ne fermerait pas les yeux si Rhazad ne veillait pas sur Nyméria et elle. Quant à elle, durant le deuxième tour... elle espérait presque que leur pseudo guide aurait sombré dans le sommeil. Une bonne occasion de se débarrasser de lui sans trop de risques, sans risquer une hésitation de la part de Rhazad et sans effrayer Nyméria qui dormirait sans doute profondément.

Sur ces joyeuses pensées, elle prit sa fille dans ses bras et s'enroula avec elle dans sa cape, non sans laisser sa main sur la garde de son arme, prête à se dégager s'il le fallait en une fraction de seconde. Le feu crépitait doucement et elle ne tarda pas à fermer les yeux. Elle n'eut pourtant pas le temps de s'endormir qu'elle percevait une présence dans les bois. Il y avait quelque chose et Orëh l'avait également entendu, car il ne tarda pas à disparaitre au milieu des arbres après leur avoir murmuré qu'il devait se dégourdir les jambes. Hum... elle n'aimait pas cela : qu'est-ce qui leur prouvait qu'il ne s'agissait pas de personnes de sa connaissance ?


Aelene réveilla Nyméria doucement en lui chuchotant de ne pas faire de bruit et fit signe à Rhazad, lui désignant la direction d'où elle pensait que les bruits pouvaient provenir. Avaient-ils été repérés ? Elle n'en était pas certaine, mais elle crut deviner une agitation plus loin, du côté où était parti leur soit-disant compagnon. Mais pour le moment, personne, près d'eux...

" Porte-là... "
murmura-t-elle à Rhazad, sachant qu'il aurait moins de mal qu'elle à se déplacer avec la petite. Inutile de la perdre dans l'obscurité !

Aelene dégaina son épée sans bruit, étouffa le feu et laissa ses yeux s'habituer à l'obscurité et aux ombres mouvantes projetées par les arbres. Tous les sens en alerte, elle finit par désigner un arbre se trouvant un peu plus loin :

" On grimpe et on attend là-haut que ça se tasse ? "

Tant pis pour les chevaux : avec Nyméria, elle préférait éviter autant que possible les ennuis. L'essentiel était qu'ils s'en sortent tous les trois. Avec un peu de chance, Orëh avait dirigé les ennuis vers lui et ferait office de diversion.


Dernière édition par Les Triplés le Mer 3 Nov 2010 - 20:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mar 2 Nov 2010 - 0:59

Rhazad ne s’était pas formaliser de voir l’étranger s’éloigner d’eux de la sorte. Il n’avait pas plus envi que lui d’être à proximité et voulait pouvoir discuter un peu avec la demoiselle. Il rendit le sourire à la jeune femme, se disant que lui aussi sa lui manquait de pouvoir vivre tranquillement sans les dangers d’autrui, mais ils faisaient tout sa dans le bien de la petite. Ils ignoraient tout de ce qui était entrain d’arriver à leur fille et sa les inquiétaient grandement. Pour sa part, il ne se souvenait pas d’avoir eu des ancêtres ayant des dons pour le domaine de la magie mais il n’aurait pas étonné que dans la lignée d’Aelene, ils pourraient en trouver quelques uns. Tandis qu’ils étaient entrain de manger, il pensait à comment sa se passerait lorsqu’ils seraient arrivés à la Dross. Est-ce qu’Orëh aurait tenté quelques choses d’ici là ou bien il les aurait laissé tranquille jusqu'à la Dross et allait les abandonner tout bonnement? Il en doutait. Son regard était vague et il reprit soudain conscience de ce qui l’entourait lorsqu’il vit une bulle éclater sur le bout de son nez. La petite avait trouvé un moyen très efficace pour le sortir de sa bulle.

" Tu prends le premier tour de garde ? "

Il hocha doucement la tête à la question. Il était du même avis qu’elle, hors de question de laisser l’assassin faire quoi que ce soit. Ils auraient tôt fait de finir égorger et cacher dans un tas d’herbe tout près. Alors que tout le monde s’enroulait dans ses couverture pour essayer de trouver un semblant de sommeil, le jeune homme s’adossa contre l’un des arbres les plus imposants de la clairière et laissa son regard faire la ronde. Il fronça les sourcils lorsqu’il vit l’assassin bondir sur ses pieds. Resserrant doucement son étreinte autour de sa garde, il se redressa en écoutant les paroles que le demi venait d’émettre. N’ayant pas vraiment poursuivit ses leçons du langage drow, trop diverti par la demoiselle, il ne pu comprendre l’essentiel de ce qui avait été dit. Son regard suivit la silhouette d’Orëh et rapidement, le jeune homme se rapprocha d’Aelene pour savoir ce qu’il en était. Un danger avait donc été perçu de la part des deux demis.

" Porte-là... "

Le jeune homme ne se le fit pas dire deux fois et prit la petite sur son dos, se disant qu’ainsi sa serais plus simple de la porter sur une longue distance si besoin était. Il prit avec lui l’essentiel, c'est-à-dire son épée et suivit avec douceur les pas de la mercenaire. Il aurait été stupide de se faire repérer, de plus, ils ne voyaient toujours pas où se trouvait l’assassin, rien pour rassurer les parents. Stoppant quand Aelene désignait l’arbre, il déposa doucement la petite sur le sol en lui tenant la main, mais celle-ci se débattit avec assez de vigueur pour échapper à la main de son père et se mit à courir dans la direction d’où il provenait.

- Reste ici et tâche d’être prudente

Il avait murmuré les quelques peu, mais on pouvait lire une certaine trace de panique par rapport à la fuite de la petite. C’était la forêt la moins sûr du continent et il fallait que leur petite fasse à sa tête! Remettant son épée dans son fourreau, le jeune homme suivait la silhouette de la petite qui courrait plus au loin. Ils n’avaient pas le temps de s’amuser! Serrant la mâchoire, il l’appela d’un ton autoritaire, mais celle-ci continua jusqu'à retrouver la clairière. Quand le jeune homme fit éruption dans la clairière à la suite de sa fille, le spectacle qui l’attendait avait tout pour lui déplaire. Là, ce trouvait une bande de briguant qui avait dû échapper à l’œil vigilent des demi et l’un d’eux maintenait Nyméria captive.

- Eh bien…Voila une deuxième proie tout aussi alléchante que la première, dit l’un des bandits de sa voix rogue empli de mépris.

Le forgeron jeta un regard rapidement pour évaluer la situation. Il était seul face à trois brigand et s’il faisait un geste trop brusque, celui qui tenait sa fille nécessiterais pas à mettre une menace en œuvre pour le briser. Des sons lui parvinrent au loin. Une autre lutte avait été entamée. Il espérait que tout allait pout le mieux pour les deux autres. Le forgeron dégaina rapidement sa lame qui siffla dans l’air frais de la nuit et se il se rapprocha dangereusement du premier qui pourrait être à porter de main.

Certain l’aurait cru fou d’agir ainsi sachant qu’ils détenaient sa fille, mais il avait semblé au forgeron qu’ils n’allaient rien faire à Nyméria, sinon ils s’en auraient déjà chargé aussitôt qu’il aurait mis les pieds dans la clairière. Le premier s’avança donc près à combattre l’adversaire. L’avantage qu’il avait sur ses bandits, c’était qu’il ignorait que s’il le blessait assez profondément, il allait faire surgir un fléau beaucoup plus effrayant que l’humain qui se trouve en face d’eux. Maintenant habituer à la pénombre, Rhazad pouvait facilement guider ses mouvements et attaqua le premier, faisant siffler sa lame qui vint rencontrer celle de son adversaire.


- Eh! Fait garde de ne pas trop le blesser, ils les veulent vivants, pas mort!

C’était le truand qui tenait sa fille qui venait de prononcer ses quelques paroles. Pendant un cours moment, le forgeron ne saisit pas la porter de ses paroles, mais il les saisira bien assez vite. Combattant le premier adversaire, celui-ci lui assena un coup qui entailla la chair de son bras, mais pas assez pour provoquer la rage. Voyant son père blesser, la petite laissa échapper un crie, mais celui-ci fut aussitôt étouffer par la main de l’homme qui la maintenait prisonnière. Accélérant ses attaques, comme il avait été habitué de le faire face à la jeune femme durant leur séjour sur l’île, il réussi à planter sa lame dans l’épaule de son adversaire le blessant assez sérieusement. Commençant à être de plus en plus sur la défensif, celui qui était resté d’avantage en retrait, vint assener un coup traite au forgeron, l’attaquant par derrière, il entailla sérieusement la chair de son dos. L’entaille était assez profonde et la douleur fit perdre équilibre au jeune homme, qui se laissa tomber à genoux. Sa vision se troublait, mais avec les quelques éclairs de lucidité qui pouvait encore percer le voile de la douleur, il vit les bandits traîner Nyméria vers les bois sombre.

- NYMÉRIA!!...

Le son avait percé la nuit, comme un appel à l’aide ou l’appel d’un miracle qui ne se produirait certainement pas au vu de ses blessures. Les bruits de combat faisaient toujours rages derrière lui et il savait que la demoiselle n’aurait pas le temps d’arriver à temps pour poursuivre le kidnappeur. D’abord impuissant devant cette scène, il essaya de se remettre sur pied, mais de nouveau la douleur l’élança, puis ce fut les cris de la petite qui fit resurgir le fléau. Vu brouiller, il ne sentait plus la douleur qui le tailladait quelques secondes plutôt. Avec douceur, il se releva, empoigna son épée qui était tombé sur le sol et se dirigea à grande enjambé vers le lieu des cris de sa fille. Avec une vitesse étonnante, il réussi à rejoindre les truands et se fit une joie de leur régler leur compte. Celui qui était blessé n’était pas d’un grand ressort, donc ce fut le premier à tomber sous les coups de la rage bersek du forgeron. Prit par surprise, l’homme qui l’avait attaqué en lâche se permis une nouvelle tentative de la sorte, mais la lame rougeâtre de Rhazad bloqua le coup net et il lui assena un violent coup de pied au niveau de l’abdomen, provoquant ainsi sa chute. Il tomba dos à un arbre, mais n’eut pas le temps de voir le coup arriver que voilà déjà la lame qui lui transperçait le cœur.

Le dernier et non le moindre, celui qui avait maintenu captive la petite Nyméria. Faisant pivoter sa lame dans sa main, le jeune homme se rapprocha dangereusement de lui et il n’eut d’autre choix que de lâcher la petite afin de pouvoir se défendre. Celle-ci s’était couvert les yeux depuis le début du combat et n’avait donc pas assisté au massacre qu’avait provoqué son père. Quelques blessures superficielles plus tard, le jeune homme mis finalement fin à la vie du dernier importun qui avait essayé de kidnapper sa fille. Il était en sueur et sa respiration était rapide, néanmoins les paroles de sa fille vinrent percer le voile de la rage. De nouveau le frisson de la douleur imprégna la chair de Rhazad et il dû faire des efforts considérables pour rester conscient. Il prit la petite par la main et la guida avec le peu de force qui lui restait jusqu'à la clairière. Un moment, il dû s’appuyer contre un arbre afin de pouvoir rester conscient le plus longtemps possible, mais lorsqu’il vit finalement le sol se dégageant peu à peu, il commença à tituber légèrement. Désormais, il y avait la demoiselle ainsi que l’assassin, qui regardait dans leur direction.


- Va ret…trouver…ta mère…

Puis ce fût à ce moment qu’il sombra dans l’ombre de l’inconscience. La douleur avait était été beaucoup trop forte pour son esprit et il perdait énormément de sang. Avec l’entaille qui lui barrait le dos presque entière, ils devraient trouver des soins beaucoup plus élaboré que dans la clairière où ils se trouvaient présentement.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 3 Nov 2010 - 5:21

Enfin de retour à la clairière, Orëh vit quelque chose qui le surpris. Il s'était attendu à trouver un terrain de combat, fort probablement joncher de quelque corps. Cependant il lui fallu un moment afin de retrouver trace d'une bataille. À la vue du brigand tenant la jeune fille prisonnière et le père en plein combat, Orëh ne dut pas écouter les cris stridents des voix qui résonnaient dans sa tête afin de savoir ce qu'il lui fallait faire. Ces abrutis s'attaquait à ses proies, ils avaient osé s'attaquer à la plus fragile et au père.

L'assassin jaillit du couvert des arbres espérant prendre en traître la brute qui retenait de force Nyméria. Cependant à peine sortit de couvert il aperçu du coin de l'œil un autre silhouette. Bien que l'ayant vu, le demi-drow ne parvint pas à se déplacer assez rapidement afin d'éviter une passe d'épée. N'ayant d'autres options il préféra montrer son dos à l'attaque que son bras et ses côtes. Il sentit l'acier mordre sa chaire, mais ne sentit pas de profonde déchirure.

Roulant au sol il se redressa à deux pas de celui qui semblait vouloir l'empêcher de sauver ses proies, aussi contradictoire que semble l'idée. Voyant que l'homme ne s'apprêtait pas à une attaque immédiate, l'assassin rejeta la cape qui était maintenant fichue. Il fit glisser une main le long de la nouvelle entaille dans son dos et la porta devant son visage. Il sentait le sang qui s'était posé sur son gant, le portant à ses lèvres il eu le délicieux goût de fer qui jouât sur ses papilles.

Affichant lors un grand sourire, il prit la parole d'un ton calme. "Mon beau, si tu veux faire mal il va falloir faire mieux que cela, ce que tu m'a fait pâlit en comparaison à ce qui traîne sur mon dos. Bien que j'aimerais avoir le temps de t'apprendre correctement ce qu'est la vrai douleur, mais j'ai autre chose à faire."

Il se lança vers l'homme qui essaya de le passer au fil de sa lame; l'assassin cependant s'était écarté et se préparait à sa propre contre attaque. Regrettant son javelot rester ou il s'était assit il plongea de nouveau vers l'homme les deux saïs en mains. Évitant la lame de l'homme une nouvelle fois, il ne put éviter son coude qui heurta sur le haut du crane. Ignorant le bruit sourd il planta son premier saïs dans l'abdomen de l'homme. Avant que l'homme ne puisse pousser un long cri de douleur l'assassin se retrouva derrière lui et planta son deuxième saï dans un des rein de l'homme. Poignarder un humain dans les reins donnait une telle douleur qu'aucun cri ne pouvait sortir, tout le flux nerveux se bloquait due à la douleurs; seul inconvenance était la mort rapide qui s'en suivait.

Une fois l'homme écrouler l'assassin récupéra ses armes et porta de nouveau le regard vers la clairière. Ce qu'il vit le fit presque pleurer, une des personne pour qui il avait dédier tant de son temps à gagner sa confiance était allongé au sol, se vidant de son sang. Alors qu'il allait se lancer dans la mêlé, l'homme en question se releva. S'arrêtant net Orëh ne cessait de regarder l'homme, cet homme qui n'en était plus un. Sa façon de se déplacer, de se battre malgré ses blessure... Bersecker! Un Bersecker! Tu est tombé sur un Berseker! Non mais tu réalise ce que cela veux dire? S'il comprenait? Oui l'assassin comprenait parfaitement. S'il n'avait pas connu se détail et s'était attaquer à eux prématurément, cela aurait pu très mal tourné pour lui. Même attacher, main et pieds liés, les homme de ce genre n'était surtout pas à sous-estimer; mais maintenant il le savait, il pouvait agir en conséquence.

Le combat prit rapidement fin avec l'homme dans cet état. Un fou furieux de cette force ne laissait pas grande chance à qui que ce soit lors d'un combat à armes égales. Cependant ce dernier finit par tomber au sol, il ne fallait pas être médecin afin de deviner que la perte de sang avait été trop lourde. Refusant de laisser la vie de l'homme partir tant qu'il ne l'avait pas prise lui-même, l'assassin ramassa sa cape et partit au pas de course.

Ignorant complétement ses alentours il se rua vers l'homme, cependant il fut devancer par la demi-drow. Ralentissant sa course quand il arriva à proximité du couple il subi le regard de celle qui se nommait Marie. N'avançant plus il lui lança sa cape et un saï. "Utilisez le afin de couper des garrots ou pour autre raisons, elle ne me servira plus à rien de toute façon." Il n'avait pas prit le temps d'essuyer le sang de son arme, mais il se dit que dans des conditions pareils, cela ne viendrait pas comme une surprise.

Voyant bien qu'il ne pourrait aidé, bien que cette fois tel était véritablement son intention il se retourna et pris la parole avant de s'éloigner de quelque pas. "Je vous laisse vous occuper de lui, entre temps je vais aller voire s'il n'y a pas plus de ces trouillards."

Orëh n'arrivait plus à maintenir son masque, il n'arrivait plus a bien dissimuler qui il était. Son dos lui fournissait une douleurs agréable, cette attaque l'avait énerver et sa peur de perdre un proie le tenaillait. Attaqué de tout ces sentiments, il ne parvenait pas à dissimuler l'agacement dans sa voix ni la raideur de ses gestes. Et afin de finir le tout, il ne suffirait qu'elle voit ton dos. L'idée ne l'avait pas échappée, avec sa chemise partiellement déchirer son dos était visible, accompagné des innombrables cicatrices s'étant accumuler aux cours des années.

Refusant de se laisser croire que son plan venait de tomber à l'eau à cause de ses imbéciles il partit d'un pied ferme, espérant véritablement trouver un survivant, quelqu'un sur qui passer ses nerfs.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 3 Nov 2010 - 20:46

Aelene eut à peine le temps de rebaisser les yeux de l'arbre, que Nyméria avait lâché son père pour s'échapper. Ouvrant de grands yeux incrédules, la jeune femme sentit monter en elle une bouffée de colère que la petite allait sans doute sentir passer. Qu'est-ce que c'était que ce délire ?

" Reste ici et tâche d’être prudente. "

Aelene se retint de protester, se disant que flanquer une correction mémorable à sa fille dans de telles conditions n'était sans doute pas la meilleure des idées. Elle n'avait guère envie de voir s'éloigner Rhazad, mais il n'y avait pas le temps pour tergiverser et d'après ce qu'elle avait estimé, les ennemis se trouvaient de l'autre côté. Et pourtant... non, elle ne pouvait décemment pas attendre là, ça n'avait aucun intérêt !


L'ennui, ce fut qu'au premier pas qu'elle fit, un homme surgit devant elle, avec l'air de celui qui a envie de tuer sans tarder. Par les Cinq ! Elle ne savait même pas à qui ils avaient affaire et il fallait déjà s'entretuer sans réfléchir ! Elle n'avait peut-être aucun scrupule à ce propos, mais ça n'en demeurait pas moins stupide à ses yeux. L'homme, tout compte fait pas bien doué, eut droit à un coup d'estc en travers de la gorge et à peine un regard. Sentant une montée d'adrénaline, Aelene se mit à courir pour retrouver les siens.


" NYMÉRIA !!! "

Quoi ? Son cœur ratant un battement, la jeune femme accéléra, ralentit à peine lorsqu'il s'agit d'écarter deux nouveaux adversaires qui durent leur mort autant à la mercenaire entrainée qu'à la mère désespérée. A vrai dire, elle n'avait même pas vu à qui elle avait affaire, seuls les cris de Nyméria la guidaient et avaient de l'importance. S'ils avaient touchés à un seul de ses cheveux... Ils l'avaient sans doute fait : ils allaient souffrir, cela, elle se le promit en accélérant encore et en débouchant finalement sur une vision d'horreur.

Il y avait des cadavres, plus loin et, surtout, dans la clairière, se trouvait Rhazad, en sang, et Nyméria qui tenait à peine sur ses jambes. Aelene se précipita, ignorant complètement Orëh. Ce pouvait être un piège, n'importe quoi, mais il y avait tout ce qui comptait pour elle au milieu et elle ne pouvait pas encore réfléchir froidement. Elle commença par attraper au vol sa fille qui courait vers elle, terrorisée, la serrant contre elle - plutôt brutalement, reconnaissons-le - et continuant sa course sans la lâcher, vers Rhazad près duquel elle s'agenouilla en essayant d'estimer les dégâts.


Nyméria pleurait à chaude larmes, toute tremblante, dévisageant à tour de rôle son père et sa mère, mais Aelene n'y prit pas garde, se retournant brutalement vers Orëh lorsqu'il s'approcha, l'épée pointée vers lui. D'accord, elle était dans tous ses états, mais elle lui montrait aussi qu'elle savait encore où elle en était et qu'elle ne demandait qu'à passer ses nerfs sur quelqu'un.

Elle le regarda apporter son aide sans un mot, même si son regard se fit un peu moins glacial et qu'elle lui accorda même un léger signe de tête en remerciement. Qu'il soit probablement un fou sanguinaire, de cela elle se moquait - après tout, elle avait vécu plus de soixante-dix ans avec Calym sans s'en émouvoir - pour le moment, il lui donnait une chance de sauver celui qu'elle aimait. C'était bien tout ce qui comptait.

Elle avait tenu Nyméria serrée contre elle, mais elle la remit sur ses pieds et posa ses mains sur ses épaules, plantant un regard flamboyant de fureur contenue dans ses yeux :


" Ne nous désobéis plus jamais comme ça, tu entends ? Sinon, tu n'imagines même pas ce qui t'arrivera. Alors maintenant, tu cesses de geindre et tu m'aides. "

Elle avait parlé en drow, martelant chaque mot avec une force qu'elle n'avait encore jamais utilisée contre sa fille. On pouvait sans doute trouvé cela dur pour une fillette de deux ans, mais il était temps que la petite apprenne que le monde n'était pas tout rose : Aelene estimait que si elle ne se montrait pas dure avec elle, d'autres s'en chargeraient. Ce n'était donc pas une comédie destinée à faire peur aux petits enfants, qu'elle venait de lui servir, mais des menaces bien réelles. Nyméria se recroquevilla, les lèvres tremblantes en essayant de ne plus pleurer.

Estimant que le problème était réglé et que sa fille ne risquait pas de se sauver à nouveau sans réfléchir - sinon, ben elle l'attacherait, voilà tout ! - la jeune femme reporta son attention sur Rhazad et entreprit de préparer des bandages, cherchant en même temps dans son escarcelle sa fameuse poudre "magique". Ça ne suffirait pas, c'était évident et le savoir lui faisait craindre le pire, la rendant fébrile. Ce qu'il lui fallait, c'était un brancard pour le transporter.


" Rhazad ! Tu m'entends ? "


Elle jeta un coup d'œil à la ronde, inquiète : n'importe qui pouvait les épier, elle ne pouvait pas tout faire à la fois ! Donnant des tapes sur les joues au forgeron jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux, elle se remit à parler, cachant tant bien que mal sa nervosité :


" Ça va aller, d'accord, tu ne nous lâches pas, hein ?
puis, à sa fille, Nyméria, tu parles à papa, tu lui parles même s'il se tait, d'accord ! "

Elle se leva, cherchant des yeux les chevaux et guettant le retour d'Orëh : s'il pouvait chercher leurs montures ou même leur construire un brancard, elle pourrait rester près d'eux pour les protéger. Dans le cas contraire, elle n'aurait plus qu'à emmener Nyméria avec elle et laisser le forgeron sans surveillance. Cette idée la rendait malade. Elle inspira à fond en scrutant l'obscurité : elle ne s'était jamais encore sentie aussi proche de la panique. Elle avait vécu ce genre de situation des dizaines de fois, mais c'était la première fois qu'entraient en jeu les deux êtres qui lui étaient le plus cher au monde. C'était beaucoup trop d'un coup... Elle se donna une gifle mentale monumentale pour se remettre les idées en place : elle allait s'en sortir. Ils allaient tous les trois s'en sortir. C'aurait pu être bien pire : avec ou sans Orëh, elle allait trouver une solution.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Jeu 4 Nov 2010 - 21:00

Le jeune homme avait bien vu la colère passer sur les traits de la demoiselle et se disant, il ne voulait pas qu’une chicane éclate entre elle et la petite. Ce fût donc lui qui dû partir à la poursuite de la petite, afin de lui éviter les ennuis, mai sil était loin de se douter que cela entraînerais un combat sanglant pour la récupérer. Il avait vaguement entendu le combat qui s’était dérouler derrière lui, mais trop préoccuper par retrouver la petite, il n’avait pas eu le courage de se retourner afin de prêter main forte à la demoiselle. Après tout, il connaissait sa capacité à combattre et savait qu’elle s’en sortirait sans trop de mal. Tous parents digne d’avoir un enfant tel que Nyméria aurait réagi comme Rhazad l’avait fait, seulement, il n’avait pas prévu entrer dans une rage bersek. Surtout que, lorsqu’il entrait dans se genre de phase, il pouvait tout aussi bien tuer une centaine d’ennemie sans ressentir la moindre fatigue ou douleur, mais il pouvait également blesser Nyméria et c’était la dernière chose au monde qu’il avait envi de perdre.

Il dû faire un effort colossal, afin de maîtriser cette rage et d’éviter de blesser la petite, alors qu’il entaillait la peau de ses ennemis. De son point de vue, ils l’avaient tous mériter, oser enlever un enfant de la sorte, surtout qu’elle n’était pas en mesure de se défendre. C’était un coup de traître et ça, Rhazad ne le supportait pas. Ce fût finalement la petite qui réussi à dissiper la totalité du nuage brumeux qui embrouillait l’esprit du forgeron. Deux seules personnes avaient se pouvoir sur lui et part chance, c’était les personnes auxquelles ils tenaient le plus. Il avait dû forcer la petite à regagner le campement, sachant que ce qu’elle venait de voir allait d’une part la traumatiser, mais d’une autre, la rendre plus forte qu’elle ne l’était. C’était ça la vrai vie et malgré qu’il aurait préférer lui cacher, il n’avait d’autre choix que de le lui montrer. Certes, ils seraient probablement rester sur l’île à vivre tranquillement leur vie si Nyméria n’aurait pas montrer des signes de magie, mais il s’était dit que, la demoiselle aussi devait exercer son métier, même s’il n’était pas toujours en accord avec les procédés.

Quand il avait finalement sombrer dans l’inconscience, tout ce qu’il avait réussi à discerner autour de lui était une forme vague se trouvant dans l’ombre, puis sa compagne, l’air inquiète de la vision qu’il lui offrait. Il avait tout ignorer de l’aide apporter par Orëh et la seule chose qui l’avait un minimum ramener à l’état de conscience, était les tapes que lui assenait la demoiselle pour le maintenir éveiller. La douleur provoqua en lui un long frison qu’il eu dû mal à dissimuler, puis grande difficulté, il entrouvrit les yeux. Les images qu’ils réussissaient à entrevoir étaient floues pour la plupart et il risquait à tout moment de sombrer de nouveau, la douleur devenant plus grande de minute en minute. Celle-ci lui déchirait le dos comme s’il la mort elle-même avait osé planter sa faux à cet endroit. Gémissant légèrement pour montrer qu’il était semi-conscient, il senti finalement un goût âcre dans sa bouge. En tombant, il s’était ouvert la lèvre, mais rien de bien profond.

On pouvait dire que cette soirée était loin de ce qu’il avait imaginé. Il avait espérer se reposer de la longue route qu’ils avaient entamé le matin même et voilà, qu’il luttait pour sa vie, dans cette forêt rempli de mille de danger. Malgré les tentatives répéter de la petite pour maintenir son père conscient, elle dû bien vite admettre que celui-ci avait de nouveau sombré vers les limbes.


**

Pendant les jours suivant, Rhazad avait eu plusieurs moments où son esprit était conscient mais où ses yeux refusaient de lui obéir et puisque ses périodes de conscience étaient beaucoup trop brèves, il avait du mal à situer l’endroit où il se trouvait. Finalement, ce fut lors d’une nuit particulièrement sombre, où son esprit se remémorait les éléments passer qu’il se réveilla soudain.

- AELENE..!!!

Se redressant sur sa couche, couvert de sueur par les songes qu’il venait de faire, il prit une grande gorger d’air et examina l’environnement qui se trouvait autour de lui. Rien ne lui était familier dans cet endroit. Ce fût une présence à ses côtés qui le força à poser son regard dans cette direction. Là, se trouvait la demoiselle, allongé près de lui et entre eux, la petite semblait dormir d’un sommeil de plomb, parce que les cris du forgeron ne l’avaient pas réveillé. Rapidement, il chercha Orëh du regard, voulant savoir ce qui était arrivé de lui pendant leur attaque.

[HJ: C'est cours, mais je voulait vous laisser le temps d'intéragir entre le moment où Rhazad sombre et le temps qu'il se réveille! :)]
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Sam 6 Nov 2010 - 3:35

Orëh était fou de rage à présent, il était partit réussissant à se contrôler quelque peu, mais maintenant qu'il s'était éloigner du couple il n'en pouvait plus. Les deux morts ne pouvait dissiper son humeur noire. Il avait réussit jusqu'à ce moment à se maintenir calme, à garder une attitude relativement innocente et à ne pas se faire menacer par ses futures proies. Mais d'un seul coup tout avait failli tombé en pièces. Il s'était retrouver avec la femme le tenant en joue de sa lame alors qu'il voulait assister à l'aide du père. Il perdait la partie, et tout cela à cause d'imbéciles sans bon sens. Il lui fallait une nouvelle proie, un de ces imbéciles qui avaient presque tout saboté mais il ne trouvait personne, même dans les fourrés dans lequel il avançait depuis un moment, personne. Par hasard il vit du coin de l'œil un lièvre s'enfuyant de la scène, sans hésiter un instant il lança son saï de toute ses forces. L'arme vola et embrocha l'animal qui n'eut pas la moindre chance d'échapper à cette colère.

L'assassin tremblait, il était aller trop loin, il risquait de se faire remarquer. Il s'appuya contre un arbre, essayant tant bien que mal de se reprendre, de reconstituer son personnage d'emprunt. Cette rage et frustration n'avait pas sa place, pas maintenant. Prenant son temps il finit par retrouver un rythme cardiaque régulier et un souffle normal. Il reprit son saï du cadavre mammifère et enterra se dernier afin de ne pas attirer l'attention de ses faux camarades s'ils passaient par ce chemin. Tu deviens trop doux petit lapin, tu vas finir par... Rares étaient les fois ou Orëh réussissait à interrompre les voix qui le hantait, mais il n'avait pas le temps de s'occuper d'elles. Entre deux battement de cœurs il s'était placé son saï contre sa jugulaire, et avait déjà fait perlé quelques gouttes de sang. "Je n'aie pas le temps, soit vous vous taisez ou nous quittons tous ce monde à l'instant même."

Suite au silence continue dans son esprit il rangea son saï et se remit en marche vers le campement. En chemin il s'assura cependant de ramasser plusieurs grosses branches qu'il traîna derrière lui. Arrivé au campement il s'approcha du couple, voyant toujours la femme pencher sur celle qu'elle aimait, essayant tant bien que mal de le garder conscient. Ne manquant pas de reconnaître la peur qui se traçait sur son visage, Orëh fit tout comme s'il n'y portait aucune importance.

Il posa son chargement de bois et se mit à attacher le tout ensemble avec quelques morceaux de cordes qu'il gardait toujours sur lui. En général elle servait à retenir des êtres vivant prisonniers, mais cette fois ci elle maintiendrais des morceau de bois. Une fois convaincue qu'il était évident qu'il construisait un brancard pour le blesser il se permit un commentaire.

"Je ne suis pas médecin ni herboriste, mais dans son état il va lui falloir beaucoup d'eau. Pour ce qui est d'autres visites imprévues, ne vous inquiétez pas. Les corps sont assez visible et nous ne sommes que trois à s'être battu. Même des imbéciles verrons une perte évidente."

Orëh parlait d'une voix calme, perturber parfois par un léger grognement lorsqu'il serrait une corde ou luttait contre des branches. Il avait déjà vu souvent le genre d'état dans lequel se retrouvait la mère et sa fille, quoique la fille restait un cas spéciale. Lorsqu'une personne craint pour la vie d'un être qu'elle chérit, c'est à ce moment qu'elle devient le plus dangereux, le plus illogique et spontanée. Il doutait trouvé de telles réactions chez cette demi-drow mais ne pouvait en être certain; il garderait donc ses distances tout en apportant son aide.

L'ironie de la situation ne l'échappait pas. Ses proies se retrouvaient parfaitement comme il les auraient voulu, servi sur un plateau d'argent; blessé autant physiquement que mentalement. Mais ce n'était pas son travail, ce n'était pas lui qui les avait rendus ainsi. Et s'était pour cela qu'il ne pouvait accepter cette offre du destin, cela n'était tout simplement pas correct.

Alors qu'il finissait son travail il reprit la parole. "Si vous avez envi de l'installer dessus, il faudra absolument quelque chose de plus doux que ses branches. Avec son dos dans un état pareil, l'écorce dur des branche ne rendra les choses que pire. Je n'aie aucune couverture ou autre matériel avec moi, mais peut-être en avez vous?"

Laissant Marie, si tel était vraiment son nom, s'occuper des préparations finales, Orëh aida cependant le blessé sur le brancard ayant posé ses armes avant de s'être approché de la famille. Alors que le convoi était près à repartir, l'assassin reprit ses armes et passa de nouveau en premier; ne cherchant aucunement à trahir la maigre confiance qu'il avait pu gagner.

Les jours qui suivirent n'étaient évidement pas les plus faciles pour les deux, mais elles avançaient, toujours et encore. Orëh lui se perdait dans ses pensées, devenant de plus en plus fou alors que la condition de l'homme ne revenait pas à la normale. Les nuits il quittait le camps, laissant son javelot sur place, ne prenant que son saï. Il s'éloignait du campement et chassait, il se fichait complétement de ce qu'il tuait, des vies qu'il prenait; en ce moment il n'y avaient que trois vie qui comptaient et l'une d'elle risquait de sombré.

En guise d'excuse pour ses absences il ramenait parfois ses victimes, les offrant à la mère et à son enfant. Ce n'est pas pour autant qu'il restaient près d'eux, il passait ses nuits toujours allongé à plusieurs pas de la famille. Cette séparation jouerait peut-être en sa défaveurs, mais il préférait les faire croire autre chose que la réalités, qu'il était un assassin fou qui perdait peu à peu son contrôle de soi.

Les journées ne firent qu'empirer pour Orëh quand enfin, au beau milieu de la nuit il entendit un cri déchirant le silence nocturne. Sur ses pieds en un instant il se lança javelot en main vers la famille car s'était de là que venait le cri. À peine arrivé il sentit tout le stress qui s'était accumuler en lui depuis l'attaque se dissiper. L'homme venait de regagner connaissance. Alors que son regard tomba sur lui il posa son arme à terre et inclina sa tête, ne cherchant visiblement pas à créé une incompréhension. Lorsque quelques secondes passèrent il s'éloigna de deux pas en ramassant son arme et se retourna. Un sourire se dessina sur son visage alors qu'il entendit les voix de son esprit chantonner. "Aelene, Aelene, elle s'appelle Aelene. Une fille du nom de Nyméria et une mère cachant son nom d'Aelene; mais qui se cache donc sous le masque de Jean?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Sam 6 Nov 2010 - 11:46

Ne pas craquer. Toute la volonté d'Aelene se concentra dans ce seul but : ne pas craquer. Elle ne pouvait pas : si elle se laissait aller, Rhazad mourrait. Quant à Nyméria... La petite avait l'air complètement traumatisée, mais sa mère ferma les yeux et inspira à fond : quand elle regarda à nouveau devant elle, elle avait le regard froid qu'elle conservait lorsqu'elle travaillait. Bien, il fallait agir avec logique.

Elle termina de soigner le jeune homme aussi bien qu'elle le pouvait et laissa Orëh bricoler de quoi trainer le blessé. Nyméria se taisait et restait accrochée à son père. Tant mieux, inutile d'avoir en plus une gamine gesticulant dans les pattes. Aelene avait récupéré l'un des deux chevaux et elle y accrocha le brancard. Par la même occasion, elle récupéra une couverture sur la monture afin d'ajouter un peu de confort au blessé désormais inconscient. Juchant la fillette sur le cheval, la jeune femme le prit par la bride et se mit à marcher, ne voulant lui imposer un poids supplémentaire.

Puis ils se mirent à avancer. Aelene avait accepté l'aide du demi en silence mais avait bien conscience que quelque chose clochait dans son comportement. Il était extrêmement dangereux, cela ne faisait aucun doute. Seulement, pour le moment, elle n'en avait cure : s'ils tombaient à nouveau sur des brigands, elle aurait besoin de toute l'aide possible. Et puis, il marchait devant elle et, pour le moment, elle avait l'avantage s'il devait tout à coup se retourner contre elle. Elle ignorait volontairement sa fille, ne voulant surtout pas commencer à s'attendrir devant sa petite mine d'enfant choquée par les événements. Ils auraient bien le temps plus tard de pleurnicher sur ce qui s'était passé : il fallait qu'elle s'endurcisse, de toute manière. A son âge, Aelene avait déjà vu du sang et des morts, elle n'en avait pas fait tout un plat.

La jeune femme ne dormait plus. Ou alors, de brefs demi-sommeils qu'elle s'autorisait lorsqu'Orëh s'éloignait pour aller chasser. Elle sursautait au moindre bruit, constamment sur le qui-vive et prête à pourfendre tout ceux qui oseraient s'approcher d'eux. Le demi jouissait d'un statut un peu particulier : elle ne lui accordait toujours pas la moindre confiance, mais acceptait la viande qu'il ramenait. La seule chose d'ailleurs qu'ils mangeaient, avec ce que ramassait parfois Aelene : son arc avait disparut avec son autre cheval et elle n'avait plus de quoi chasser facilement.

Il fallait qu'ils rejoingent la Dross, et malheureusement, la ville n'était pas toute proche. En attendant, Aelene nettoyait tous les jours les blessures de Rhazad et lui faisait boire des potions calmantes censées faire tomber la fièvre. Mais elle n'était pas herboriste et commençait à douter de ce qu'elle faisait. L'inquiétude, ajoutée au manque de sommeil, firent qu'Aelene se renferma rapidement, ne se préoccupant plus que de deux choses : protéger sa famille et soigner Rhazad. Accessoirement, elle pensait à nourrir Nyméra et parfois grignotait quelque chose, plus pour réussir à tenir que par réelle faim. Orëh pouvait voir la mercenaire telle qu'elle avait été avant de rencontrer le jeune homme : froide et calculatrice, faisant le strict nécessaire en se méfiant du monde entier. Il devait se douter qu'elle n'aurait aucun scrupule à le tuer et ne l'acceptait encore près d'elle que parce qu'il se rendait utile.

Nyméria faisait des cauchemars terribles la nuit, se réveillant en hurlant, mais elle n'eut pas droit à un seul mot de consolation de la part de sa mère. Personne n'aurait su dire ce qui passait par l'esprit d'Aelene en ces instants. Cette dernière se contentait de lâcher un "chttt" sans âme et dans le meilleur des cas de lui prendre la main deux minutes.

Puis, alors qu'une nuit elle s'était allongée en gardant les yeux grands ouverts pour ne pas risquer de s'endormir et l'épée déjà dégainée à ses côtés, un cri de Rhazad la fit sursauter.


" AELENE... !!! "

Le cœur battant, elle eut tôt fait de se lever et de contourner Nyméria pour aller l'empêcher de trop s'agiter :

" Doucement, tu es blessé, reste allongé. "

Avec douceur, elle posa une main sur son front : il était brûlant. Elle eut tôt fait de lancer un coup d'œil meurtrier à Orëh pour l'inciter à aller faire un tour. Nyméria s'agita mais ne se réveilla pas, sans doute épuisée par tous les cauchemars qu'elle faisait.


" Comment tu te sens ? "


Aelene gardait son contrôle, elle aurait presque put paraitre détachée, mais le forgeron la connaissait assez maintenant pour savoir qu'elle ne tiendrait plus très longtemps à ce rythme : elle était malade d'angoisse et complètement à bout.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mar 9 Nov 2010 - 3:13

Il ignorait encore comment il avait fait pour arriver en vie où il se trouvait, mais l’important c’était qu’il l’était toujours en vie. La présence des deux personnes les plus importantes à ses côtés l’avaient rassuré pendant ses courtes périodes de conscience. Lorsque le jeune homme se réveilla en sursaut, criant le nom de la jeune femme, il était loin de se soucier de masquer leur identité, de plus le cri avait été involontaire. Donc, au moment où il se réveilla, il eu tôt fait de trouver un visage rassurant à ses côtés. Ses yeux suivirent la progresser de la mercenaire vers lui, puis lorsqu’elle arriva à sa hauteur, il ne pu s’empêcher un soupir de soulagement en voyant qu’elle n’avait aucune blessures visible à l’œil, seulement une énorme fatigue dû au fait qu’elle s’était occuper de lui pendant les jours précédents.

" Doucement, tu es blessé, reste allongé. "

Il avait presque oublié la douleur tellement il avait été inquiet pour la jeune femme pendant son inconscience. De plus, le fait qu’Aelene soigne ses blessures de façon régulière avait permis à son corps de commencer à cicatriser légèrement, de sorte que la blessure ne sois plus à fleur de peau. Il remarqua à peine la présence d’Orëh dans la tente, trop préoccuper par sa famille. Il lança un regard rapide vers Nyméria qui semblait assoupit, malgré ses songes agitées. La pauvre, elle venait de subir un événement des plus durs pour une enfant de son âge. Ça avait été le genre de chose que le forgeron aurait préférer lui éviter, mais le monde était ainsi fait et même en étant une famille, ils risquaient tous de se faire lapider d’une façon ou d’une autre.

" Comment tu te sens ? "

De nouveau, son regard vint chercher celui de la jeune femme. L’air détaché qu’elle adoptait n’y prenait plus avec Rhazad et il savait qu’avec tous les efforts qu’elle venait de déployer pour ne pas céder à l’angoisse l’avait empêché de dormir. Comme elle se trouvait à une proximité abordable pour le forgeron, il se pencha doucement vers elle et la souleva avec la force de ses bras, l’attirant ainsi entre ses jambes qu’il avait préalablement ouvertes pour l’accueillir. L’effort lui avait tout de même coûté une légère grimace, qu’il essaya de dissimuler à la mercenaire. Il n’avait pas envi de l’inquiété, déjà qu’elle semblait l’être déjà assez. Ses bras de refermèrent en un étau rassurant autour de la jeune femme, lui signifiant qu’elle pouvait finalement se laisser aller aux émotions qui l’habitait. Tendrement, il vint placer sa tête sur l’épaule d’Aelene et la serra contre lui.

- Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien ma chérie. Dit moi plutôt comment toi, tu te sens.

Il savait que veiller sur lui, ainsi que sur la petite n’avait pas dû être facile et il s’en voulait terriblement d’avoir agis de la sorte. Blesser, il n’avait été utile à rien. Encore une fois, il devait la vie à la jeune femme. Comment ferait-il pour survivre sans elle? Il fit pivoter la jeune femme face à lui, venant caresser doucement son visage du bout des doigts. Chaque fois que quelque chose dans le genre lui arrivait, c’était toujours à elle qu’il pensait dès son réveil. Approchant ses lèvres vers les siennes, il vint cueillir un tendre baiser sur ses lèvres, se disant qu’il espérait arriver rapidement à la Dross pour passer un peu de temps en compagnie seul à seul avec Aelene. Par la suite, il la prit dans ses bras, lui montrant ainsi qu’il serait toujours là, peu importe la situation. Avec un froncement de sourcil léger, il caressa la joue de la jeune femme, pensif.

- Tu devrais te reposer. Tu manque visiblement de sommeil. Maintenant, c’est à moi de veiller sur toi.

Même si elle aurait protesté devant les paroles du forgeron, celui-ci ce montra tout de même insistant et la fit s’allonger contre lui, la couvrant de ses bras. Il jeta un œil sur Nyméria, s’assurant que celle-ci se trouvait toujours dans le royaume des songes. Il avait omis de préciser à la jeune femme ce qu’il avait entendu pendant l’attaque. Rien ne servait de l’inquiété d’avantage pour le moment. Elle devait récupérer des heures de sommeil qu’il lui avait volé avec cette satanée blessure. Ce fût un bruit discret qui fit lever le regard azurée du forgeron vers Orëh. Il semblerait que celui-ci soit toujours du voyage, mais il ne pouvait pas réellement s’en plaindre. D’une part, s’était en majeure partie grâce à lui s’ils étaient tous en vie. Il ne pouvait que le remercier, cependant, il se doutait bien que la jeune femme n’avait pas dû le traité avec courtoisie lors de ses derniers jours et elle devait avoir ses raisons. S’abstenant de le remercier, il osa tout de même lui poser une question.

- Dit moi, Orëh. Où nous trouvons nous exactement…?
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Jeu 11 Nov 2010 - 5:06

Le regard de la demie ne le surpris pas entièrement, plus qu'autre chose cela le rendit encore plus heureux. Tout commençais à revenir en place, elle le tenait de nouveau à distance mais le jeu avait quelque peu changer. Cette épopée avec les brigands allait peut-être finalement jouer en faveur de l'assassin; le fait qu'il avait aidé dans ce combat aurait-il suffit à convaincre ce couple de lui faire confiance? Orëh en doutait quelque peu mais il ne pouvait empêcher son esprit d'émettre cette possibilité.

Il resta seulement à quelques pas du couple, assez loin afin de ne pas poser un danger immédiat à la famille, mais assez près afin d'entendre les quelques échanges du couple. Du peu qu'il entendait seul les deux parents étaient éveillés, la jeune fille devait encore dormir.

À l'idée de Nymeria, il se demanda qu'elle serait le changement de caractère chez la jeune fille. Elle qui avait été un des enfants les plus innocents qu'il n'aie jamais vu, une des seul qui ne l'avait jamais fui; mais maintenant elle avait vu la mort, elle avait vu des cadavres inconnus et son père aux portes de la mort. Chez un enfant normal cela se faisait souvent repoussé aux fonds de la mémoire et c'était plus tard, bien des années plus tard, que la personne devenait folle ou d'un agressif non-naturel.

Orëh fut tiré de ses songes lorsqu'il entendit l'homme s'adresser directement à lui; cet homme dont il était le dernier à ne pas connaître le nom. Le ton de l'homme se montrait calme et assuré, prouvant au grand bonheur de l'assassin que le berserker n'avait pas perdu sa combativité.

Il se retourna en faisant face au couple; il ne dût pas afficher un faux bonheur afin de se montrer réjouis, bien au contraire. Il dût se retenir quelque peu, afficher son état d'esprit aurait montré une personne bien trop heureuse pour une situation pareille.

"À la vitesse ou nous avançons il nous faudra entre deux ou trois jours. Je ne recommande cependant pas que nous accélérions le pas, mieux vaux que vous restiez allongé et récupérez vos forces que de vous épuisez à marcher."

A ces mots il se détourna mais avant de partir il sembla hésiter un moment. Il se retourna de nouveau vers le couple le regard sérieux, s'adressant plus à la mère qu'autre chose.

"Je sais bien que je me dois de rester loin de votre fille, mais si j'étais vous je ne laisserais pas les événements d'il y a quelques nuits sans explications. Si vous ne donnez pas une explication, qu'elle soit réelle ou non, votre fille ne sera plus la même. Croyez moi, ce genre d'événement ne laisse pas toujours de marques apparentes chez un enfant mais il ne suffira que de quelques années avant que vous la perdiez entièrement."

Suite aux paroles prononcé d'un ton qui ne ce voulait aucunement joyeux, il s'éloigna du couple. Orëh n'avait rien à faire si la jeune enfant se remémorait les événements des nuits passés. Il préférait largement gagner la confiance du couple de cette façon que de laisser l'enfant dans une condition qui ne l'affecterait jamais. De plus, s'il réussissait à faire ce qu'il voulait, ce qu'il attendait depuis la rencontre, la jeune fille aurait des images bien pire qu'un simple combat dans son esprit.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Jeu 11 Nov 2010 - 20:54

Il était conscient. Enfin. Aelene sentit une vague de soulagement l'envahir, lui tirant un semblant de sourire. Elle essayait de ne pas perdre la face, mais elle était trop tendue pour y parvenir vraiment et se raidit légèrement lorsqu'il l'attira vers lui : ce n'était pas une réponse ça...

" Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien ma chérie. Dis-moi plutôt comment toi, tu te sens. "

Il était conscient, il arrivait à faire des phrases cohérentes et il était même capable de se soucier d'elle... Aelene soupira et se laissa aller dans ses bras, soulagée de ne plus avoir à tout porter seule. En même temps, la présence d'Orëh l'empêchait de réellement se détendre. On ne se laisse pas vraiment aller quand on prend garde à avoir son arme à portée de main et que l'on surveille les alentours du coin de l'œil. Et puis, elle ne voulait pas donner une image d'amoureuse éperdue à ce demi. Ils avaient l'air suffisamment sans défense, comme ça, inutile d'en rajouter. Plus il se méfierait d'eux, et moins il tenterait de leur attirer des ennuis. En même temps... elle était vraiment bien dans les bras de Rhazad. Il lui donnait envie de s'y blottir pour oublier tout le reste.

" Je vais très bien. "


C'était à la fois vrai, parce qu'elle avait eu la chance de ne pas être blessée, mais faux parce qu'elle était complètement épuisée. Si elle ne prenait pas quelques heures de sommeil au plus tôt, elle allait tomber de fatigue au sens propre du terme. Ainsi installée dans les bras du forgeron, ses yeux se fermaient déjà tout seuls. Elle sursauta lorsqu'il la fit pivoter, se maintenant réveillée à grand-peine. Hum... s'il la regardait comme cela, elle n'allait pas avoir tant de mal à rester lucide encore quelques minutes. Un instant, elle oublia qu'Orëh pouvait être là et embrassa tendrement Rhazad puis se blottit avec lui avec plaisir. A vrai dire, elle était tellement fatiguée, qu'à présent qu'elle s'était relâchée, elle avait du mal à penser à quoi que ce soit avec clarté.

Ce fut la question du forgeron qui rappela à Aelene dans quelle situation ils se trouvaient. Elle se laissa aussitôt rouler sur le côté pour s'allonger près de Nyméria : elle se sentait certes en sécurité dans les bras de Rhazad, mais si elle l'empêchait de bouger et de saisir son arme en cas de souci, cela ne les avancerait pas à grand chose.


"À la vitesse ou nous avançons il nous faudra entre deux ou trois jours. Je ne recommande cependant pas que nous accélérions le pas, mieux vaux que vous restiez allongé et récupériez vos forces que de vous épuiser à marcher."

Allongée, les yeux fermés, Aelene fit un effort pour rester éveillée. Hum... Il devait avoir raison. Elle hocha vaguement la tête pour confirmer, à l'intention de Rhazad, mais elle était si fatiguée, qu'elle douta avoir été très claire. Bah... Elle entendit Orëh qui commençait à s'éloigner mais se redressa à demi pour le regarder, alors qu'il se mettait à lui parler.

Des explications ? Aelene lui lança un regard meurtrier. De quoi se mêlait-il celui-là ? Lui montrer ses erreurs étaient loin d'être le meilleur moyen de se faire entendre d'elle. Si elle n'avait pas été aussi épuisée, nul doute qu'elle en serait venue aux mains. Ou peut-être pas, peut-être que la fatigue la rendait plus irritable, elle ne savait plus vraiment.

Le demi s'éloignant, la jeune femme se détendit à nouveau et jeta un coup d'œil à sa fille. Le demi avait sans doute raison, mais elle ne savait que faire. Relevant les yeux vers Rhazad, elle murmura finalement :

" Je ne sais pas comment m'y prendre... Elle pleure et s'accroche à toi, elle fait des cauchemars et elle se met à hurler... "

Était-ce une attitude normale pour la fillette ? Aelene avait du mal à comprendre que Nyméria ait une réaction aussi violente après ce qu'elle avait vu. Cela lui semblait disproportionné. S'allongeant à nouveau, elle ferma les yeux mais continua à parler doucement :

" Je... lui ai dit de se taire et d'arrêter... mais je sais qu'elle ne va pas bien. "


Et pour le première fois depuis des jours elle reconnaissait que la petite avait sans doute besoin d'autre chose que de se faire rabrouer. La souffrance de Nyméria lui faisait plus mal qu'elle ne voulait bien le reconnaitre. Plongeant peu à peu dans le brouillard, elle attrapa à tâtons une main de Rhazad et enlaça ses doigts aux siens.

" Tu lui parleras ? "


Elle était épuisée. Elle n'avait même pas pris la peine d'être certaine qu'il était vraiment en état de monter la garde, preuve qu'elle était à bout de force. Elle sombra aussitôt dans le sommeil et se relâcha enfin depuis des jours, gardant la main du jeune homme dans la sienne.
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Lun 15 Nov 2010 - 3:39

Les circonstances dans lesquelles ils se trouvaient, ne leurs permettaient pas totalement de s’afficher au vu de l’assassin, mais il ne fallait pas lui en vouloir de se préoccuper de la demoiselle. Elle avait tellement semblé tendue lorsqu’il c’était réveiller, qu’il n’avait pu passer par-dessus la prudence qu’exigeait la situation. De plus, ce ne serait pas la première fois qu’ils prendraient des risques afin de se retrouver un peu dans leur monde. Quand elle lui dit finalement qu’elle allait bien, cela le rassurait, mais il voyait aussi qu’une grande partie d’elle essayait de ne pas l’inquiété. Sûrement parce qu’il venait à peine de sortir de l’inconscience et qu’elle ne voulait pas qu’il risque une rechute. Il eut un vague sourire en voyant l’air épuisée de la demoiselle et ne put se retenir plus longtemps de poser ses lèvres contre les siennes. Dans une telle situation, il y avait uniquement Aelene pour lui remettre les idées en place et maintenant qu’ils étaient ainsi, il ne pouvait se porter mieux. Il fut un peu déçu lorsqu’elle roula vers Nyméria, mais comprit rapidement la précaution qu’elle prenait. Après tout, ils avaient déjà fait face à pire, donc quelques jours de plus, ne les empêcheraient pas de surmonter.

Quand elle sembla s’être assoupit, le forgeron se permit finalement de se concentrer sur Orëh, qui se trouvait tout près. Il voulait savoir où ils se trouvaient, puisqu’il avait quelque chose d’important à dire à la demoiselle et ça ne pouvait attendre qu’ils aient atteint la destination. La réponse de l’assassin ne le rassurant pas tellement, mais il garda contenance afin de ne pas montrer son anxiété. Il ne voulait pas secouer la mercenaire et risquer de l’alerter avant qu’elle ne puisse se reposer. Hochant vaguement la tête, il se concentra de nouveau sur les traits calmes de celle qui reposait désormais à ses côtés. Quand l’assassin reprit la parole, Rhazad sentait la tension monter entre ses deux là et savait qu’il venait de faire une grossière erreur. Même lui était loin de critiquer la conduite de la jeune femme. Après tout, il n’était pas mieux renseigner sur l’éducation des enfants et il avait été longtemps inconscient. Donc s’occuper de la petite avait été pour lui impossible et il se doutait bien du sort que lui avait réservé la demoiselle.


" Je ne sais pas comment m'y prendre... Elle pleure et s'accroche à toi, elle fait des cauchemars et elle se met à hurler... "

Il plongea son regard dans le sien, comprenant l’attitude qu’elle avait. Il savait depuis le début que c’était loin d’être le genre de vie qu’Aelene s’était imaginer vivre, mais voilà que c’était son lot quotidien et elle ne se débrouillait pas trop mal. Il savait que pour elle, l’éducation s’était fait d’une façon beaucoup plus rude et que leurs enfants devraient apprendre à devenir fort dès le début de leur vie. Seulement, pour Rhazad, c’était différent. Certes, il ne faudrait pas que Nyméria fasse confiance à toute personne comme elle le faisait déjà, mais il lui faudrait s’endurcir et les événements qui venaient de se passer demanderaient plusieurs explications, comme avait mentionné le demi. Finalement se fut les doigts fins de la jeune femme qui le ramena à la réalité. Savourant le contact doux de ses doigts, il laissa son regard la regarder et détailler chaque détails.

" Tu lui parleras ? "

Ouvrant la bouche pour lui affirmer qu’il le ferait bien, il n’eut pas le temps de prononcer ses quelques paroles que voilà la demoiselle qui sombrait dans un sommeil réparateur. Souriant, il se souleva doucement pour jeter un regard vers la petite qui dormait toujours. Oui. Il devrait lui parler et lui avouer les véritables raisons qui étaient en cause de l’attaque. Seulement, serait-elle prête à entendre ce qu’il avait à lui dire ou devait-il simplement lui expliquer l’attaque? Soupirant, il resta éveiller toute la nuit durant, se disant qu’il faudrait bien quelqu’un pour les protégés.
Pendant les jours qui suivirent, le jeune homme était encore trop épuisé pour reprendre la route et il savait que cela nuisait grandement à leur avancer, mais il n’avait toujours pas trouvé l’occasion pour en glisser quelques mots à la mercenaire. Orëh se trouvait toujours dans les environs. Pendant une avant midi qu’ils n’avaient rien de tellement particulier à faire, le forgeron attrapa la petite qui était entrain de jouer et la fit s’asseoir sur ses genoux. Essayant de trouver les bons mots pour lui expliquer la situation.


- Écoute, ma chérie. Je sais, que les événements qui ce sont produits il y a peu, ont pu te sembler invraisemblable et complètement illogique.

Il savait à quel point Nyméria avait confiance envers les gens et que d’une part, elle était déçue part ce qu’elle avait vue. En réalité, ce n’était pas tout le monde qui était fondamentalement bon et elle devrait s’y faire. En fait, Rhazad ne savait pas si elle comprenait tous les mots qu’il employait et si elle comprenait simplement l’ampleur de ce qui les attendait. Réfléchissant, il chercha le regard de la jeune femme qui se trouvait non loin de lui. Pendant un moment, il laissa ses yeux plongés dans les siens, puis reprit finalement le cours de son récit, se disant qu’elle avait droit à plus d’explication.

- Depuis ta naissance, ta mère et moi avons choisit de t’élever sur une île loin de tout les dangers, mais la réalité est tout autre sur le continent. Il y a des guerres, des famines et des brigands qui s’attaquent aux familles telles que nous. Là ou je veux en venir, c’est que, peu importe la situation où nous nous trouverons, tu peu compter sur ta mère et moi. D’une autre part, tu devras acceptés ses inégalités auxquelles nous ne pouvons rien changer et devenir une femme forte, tel que ta mère.

La petite le regardait avec de grands yeux, puis un moment il crut même qu’elle allait se mettre à pleurer devant cette nouvelle réalité que son père lui évoquait, mais rapidement, elle hocha doucement la tête. Semblant prendre conscience de ce qui l’entourait. Il alla même jusqu'à se redresser et tendre les bras à son père pour obtenir un câlin. Ne pouvant résister, celui-ci referma ses bras musclés autour d’elle et la souleva en se remettant debout. En générale, elle adorait quand il jouait ainsi avec elle.

- Je veux également que tu comprennes que ta mère se faisait beaucoup de soucie pour toi, mais qu’elle devait veiller à ce que je reste en vie. Tu comprends ma chérie?

Encore une fois, elle hocha doucement la tête, signe qu’elle comprenait. Quand Rhazad la déposa au sol, il sourit en voyant qu’elle se dirigeait immédiatement vers Aelene. Il n’y avait décidément rien de mauvais en elle. Finalement, ce fût lors de cette soirée même que Rhazad trouva le moyen de réfléchir à la question la plus importante. Ce qu’il avait entendu ne l’avait pas rassuré, mais pouvait-il réellement s’y fier. C’était le moment parfait pour en glisser quelques mots à la jeune femme, puisque le demi se trouvait dans les bois, entrain de chasser quelques proies. Se glissant doucement au côté de la jeune femme, il glissa son bras autour de ses épaules, se disant que pour l’instant, ils ne risquaient pas grand, puisqu’ils étaient seuls. Relevant les yeux vers elle, il chercha son regard, puis lorsqu’il le rencontra enfin, il laissa paraître l’anxiété qu’il avait essayé de dissimuler lors de ses derniers jours.

- Pendant mon combat dans la clairière…J’ai crus entendre les bandits parler d’un certain contrat qu’ils avaient obtenu.

Il s’arrêta un moment, détournant le regard. Elle était la mieux placer pour comprendre et savoir ce qu’ils devraient faire. C’était elle la mercenaire après tout.

- Les bandits avaient dit qu’ « Ils » les avaient engagés pour nous ramener vivant…

Il avait mit l’accent sur le ils. Relevant les yeux vers elle, il guettait une quelconque réaction. Se disant qu’il aurait probablement mieux fait de lui en toucher deux mots avant, mais c’était le seul moment qu’il avait trouvé.

- Je crois…que nous ne devrions changer de cap. Après tout, s’ils nous attendaient là, c’était forcément parce qu’ils savaient qu’on allait y passer un jour ou l’autre…

Peut-être en venait-il à des conclusions trop hâtives, mais c’était celles qui lui venaient en tête pour le moment.
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Orëh Irth'nal
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Mer 17 Nov 2010 - 4:07

Bien qu'il ne reçu aucunement la réaction auquel il s'attendait, il ne pouvait pas se plaindre de ce qu'il avait vu en retours. Même après autant de violence, autant de douleur et de peur, la femme gardait son même tempérament sévère et presque violent. Il aurait adoré rester avec le couple et continuer à jouer son jeu mais le moment aurait été très mal choisi. Pour le moment il était temps de laisser le couple seul, ils leurs fallait du temps seul, et s'éloigner d'eux était le plus qu'il était près à offrir pour le moment. Certes il ne voulait pas leurs donner l'impression d'être trop intrusif mais ne pouvait pas non plus se permettre de leurs laisser trop de liberté. Il était bien certain que s'il quittait le couple ils n'auraient aucun remords, et cela le décevait; il s'était cru meilleurs acteur.

Orëh passa la nuit isoler de son côté, l'homme se retrouvait de nouveau parmi les vivants et la famille se devait de se tenir ensemble. Lui, un assassin passant par hasard sur leurs route, n'avait aucunement sa place en ce moment. Ah quel jeu ennuyant... tu ne peux pas te dépêcher un peu? Cette envie ne faisait pas que torturer son subconscient, Orëh voulait absolument en finir avec ses nouvelles proies, mais il ne pouvait pas se laisser aller; l'impatience ne ferait que ruiner le tout.

Cependant une chose jouait en son avantage pour le moment. Maintenant que l'homme était éveiller, ils allaient devoir se préoccuper de son confort, et dans de tels conditions le transport n'était pas recommandé; il allait falloir attendre un moment avant de continuer sur leurs chemin.

La routine n'allait finalement pas beaucoup changé maintenant que le père était conscient, il se devait maintenant de guérir, et en attendant Orëh retrouvait quelques moments dont il savait savouré l'existence. Il quittait de temps en temps la famille afin d'aller chasser, ramenant quelques fois des proies afin de donner quelques rations de plus à la famille. Il n'asseyait plus de gagner la confiance en donnant de la nourriture, mais essayait plutôt de mettre en place une routine.

Bien que n'ayant pas énormément de pratique à faire ce genre d'actions, du peu qu'il connaisse, il lui semblait que les routines mettaient les gens à l'aise. Avec un peu de chance les routines qu'il mettait en place peu à peu l'aiderait à gagner quelque peu de confiance, mais sur cela il n'avait aucun vrai contrôle. Encore un jeu de patience, toujours et encore un jeu de patience.

Un jour comme les autres, Orëh revint à la famille avec deux lièvres. Seulement le père et la mère semblait porter un différent regard, rien de bien prononcé mais l'assassin crus bien voire quelque chose. Il ne voulait cependant pas se prononcé sur ce qu'il voyait. Si le couple avait attendus qu'il soit partit afin de parler c'est qu'ils ne voulaient pas qu'il les entendent.

Il déposa les deux lièvres près du couple et repris sa place habituelle. Il n'avait encore jamais manger devant eux, et ne comptaient pas trahir cette habitude. Bien que la mère semblait manger sa viande très peu cuite, il se refusait quand même de montrer ses habitudes. Depuis leurs rencontre il s'efforçait de ne montrer que des aspects de lui même qu'il souhaitaient qu'ils voient. Le tout revenait à l'image de lui qu'il créait. Pour l'instant le jeu était encore relativement facile, mais une fois à la Dross, tenir cette fausse image serait-il toujours possible?

[hrp]je n'avance pas grand chose cette fois-ci manque de temps et d'inspiration afin de démarrer quelque chose [/hrp]
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Les Triplés
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MessageSujet: Re: Une rencontre par journée sombre [terminé]   Dim 21 Nov 2010 - 16:23

Passer quelques jours sans avancer, à alterner les moments de repos, fit le plus grand bien à Aelene qui récupéra rapidement. Après, tout, elle était habituée à une vie aussi mouvementée et, d'une certaine façon, elle devait reconnaitre que cela lui plaisait. Bien-sûr, quand elle y songeait, elle culpabilisait en se disant que ce n'était sans doute pas le mieux pour Rhazad et Nyméria, mais, au fond, elle avait besoin de bouger, courir les chemins et combattre de temps en temps. Ce devait être dans sa nature, même si elle s'en défendait.

La présence d'Orëh lui tapait sur les nerfs, même si elle n'en montrait rien et paraissait toujours aussi froide à son égard. Il chassait parfois pour eux ? Tant mieux, mais elle continuait à se méfier. Pour être honnête, elle n'aurait pas fait confiance a quiconque, mais là, le demi était bien trop étrange pour qu'elle puisse se détendre en sa présence. Nul doute qu'il avait déjà tué avant même l'attaque qui avait eu lieu et n'hésiterait pas à le refaire. Elle avait même envisagé la possibilité qu'il ait pu être payé comme mercenaire, engagé par ses frères pour se débarrasser de la famille. Mais si cela avait été le cas, il se serait peut-être un peu plus dépêché de faire ce qu'on lui avait demandé. Or, Orëh semblait prendre un malin plaisir à les suivre. Peut-être était-il juste un peu dérangé et ne présentait-il aucun danger, ou bien, au contraire, était-il encore plus vicieux... Dans le doute, Aelene penchait pour la seconde option.


Enfin, elle acceptait sa présence car il se rendait utile et, surtout, parce qu'ainsi elle l'avait presque constamment sous les yeux et apprenait à le connaitre. Sa façon de les observer, d'essayer d'en apprendre plus sur eux et sur le fonctionnement de leur famille, de partir chasser lorsque la tension montait... Elle ressentait cela instinctivement, car il ressemblait par certains côtés à son frère Calym. Oui, Orëh était dangereux, sans aucun doute, mais il n'était pas le seul à jauger l'ennemi en silence.


Aelene somnolait lorsque le forgeron décida de parler à Nyméria. la petite avait passé pas mal de temps accrochée à lui et faisait toujours des cauchemars, mais elle n'avait strictement rien dit à propos du carnage.

Quand son père se mit à lui parler, Nyméria le regarda avec de grands yeux et se mit rapidement à hocher la tête. Oui, oui, elle comprenait qu'il fallait qu'elle soit sage et que c'était important parce que papa était très sérieux et qu'il disait plein de mots compliqués qu'elle ne comprenait pas. Et puis, il parlait de Lilar et elle voyait bien que cette dernière était triste et toute fatiguée alors elle serait sage. Oui, oui, Nyméria hochait la tête pour signifier qu'elle ne ferait plus de bêtises comme avait exigé sa mère. Elle n'avait rien compris d'autre, mais avait ressenti que son papa s'occupait d'elle et c'était tout ce qui importait. Aussi elle alla vers sa mère, lui fit un gros câlin, puis, ayant reçu un baiser de cette dernière, elle se rassit et observa ses parents tour à tour avec sa petite bouille un peu perdue. Déjà, Lilar n'était plus fâchée, alors Nyméria était bien contente. Mais quand même...

Après un petit temps d'hésitation, elle finit par aller se jeter dans les bras de Rhazad et lui faire aussi un gros câlin. Elle en avait besoin, après tout ce qui s'était passé.

" Nymea a peu' "


Elle se mit soudain à pleurer, libérant enfin ce qu'elle avait ressentit, sa terreur et son incompréhension devant tout ce sang. La jeune femme fronça les sourcils mais n'intervint pas.

" Papa a bobo ! " ajouta-elle les yeux pleins de larmes en désignant les bandages de son père.

Aelene soupira, de façon bien audible, preuve que tout ça la dépassait, mais elle fit l'effort de se relever et attrapa sa fille pour plonger ses yeux dans les siens.


" Nyméria : tu ne dois pas avoir peur. Les méchants ont été tué. Ils sont morts. Ils ne viendront plus jamais nous embêter. Tu comprends ? "

Pfff comment faire comprendre ça à une gamine qui n'avait aucune conception de la mort ?Quand est-ce qu'elle-même avait compris le concept ? Aelene ne s'en souvenait pas. Par contre, elle se rappelait beaucoup de violence et le fait qu'elle avait appris à intérioriser tout ce qu'elle ressentait pour ne pas avoir à trop souffrir. Finalement, elle n'était pas certaine que cela avait été mieux. Voulait-elle que Nyméria vive la même chose ?


" Quand il y a des méchants, on les tape et après ils nous embêtent plus. C'est comme ça. Maintenant, tout va bien. Papa n'a plus mal. Il ne faut plus avoir peur. "

Nyméria voulait bien ne plus avoir peur, mais c'était plus facile à dire qu'à faire et elle alla se mucher contre Aelene qui jeta un coup d'œil impuissant au jeune homme. La petite allait s'y faire, non ? Inculquer des valeurs comme elle venait de le faire ne posait pas de souci à la mercenaire, tuer pour vivre lui paraissait d'une évidence qu'il n'y avait à expliciter que pour une enfant. Les jolies idées selon lesquelles la violence engendrait la violence et qu'il ne valait donc mieux pas donner suite, ne lui paraissait pas de l'ordre du possible. Oh et puis zut, Nyméria s'y ferait, comme elle-même s'y était fait. Aelene oubliait peut-être un peu trop vite ce qu'elle était devenue avec une telle éducation, mais après tout, elle y avait bien survécu !

Plus tard, dans la soirée, La jeune femme laissa la petite s'endormir en espérant que cette nuit là elle ferait moins de cauchemars. Aelene s'était laissée aller volontiers dans les bras de Rhazad, mais elle se redressa en voyant son regard inquiet. Que se passait-il ?

" Pendant mon combat dans la clairière… J’ai cru entendre les bandits parler d’un certain contrat qu’ils avaient obtenu. "

Le sang d'Aelene ne fit qu'un tour alors qu'elle écoutait la suite. L'attaque était ciblée ? Il se pouvait qu'on les ai attaqués volontairement et non par hasard, par manque de chance ? Elle balaya froidement les lieux du regard, comme si elle s'attendait à voir débouler de nouveaux agresseurs.

" C'est maintenant que tu me dis ça ? "


Le ton était cassant, elle était calme en apparence, mais une colère froide menaçait d'exploser à tout moment. Pourquoi avait-il autant attendu ? Pour se reposer, pour qu'elle puisse récupérer, au mépris de toute sûreté ? Ils seraient bien avancés si on les retrouvait ! Elle ne haussa pas la voix, mais elle lui en voulait, clairement, et la suite ne tarda pas, toujours aussi coupante :

" Si on doit changer de cap ? Par les Cinq ! Évidemment ! Et on ne peut surtout pas se permettre de rester là ! "


Elle réfléchissait à toute allure, retrouvant sa logique de mercenaire. Parer au plus pressé et ne pas paniquer. Ils avaient eu de la chance une fois, mine de rien, mais rien ne prouvait qu'ils en auraient une seconde fois. Surtout si leurs agresseurs savaient tirer des leçons de leur échec. Rien ne prouvait qu'ils avaient éliminé tous leurs opposants. Malgré la soudaine tension qui l'habitait, Aelene n'avait pas encore vraiment bougé, tenant à bien prendre en compte tous les paramètres.

" On a été attaqués par qui ? Tu sais quelque chose d'eux que tu aurais omis ? N'importe quoi qui pourrait donner une idée du commanditaire. Il faut aller là où on ne nous attend pas, et, ça, ça dépend peut-être de l'ennemi auquel on a affaire. "

Elle s'était levée, embrassait déjà du regard le campement improvisé. Porquoi donc voudrait-on leur mort ? C'était absurde. Ils avaient disparu depuis suffisamment longtemps pour qu'on les laisse en paix, non ? Si encore elle s'était manifestée au sein du métier, elle aurait pu comprendre, mais là, ça n'avait pas de sens ! Et elle voyait mal ses frères laisser faire le travail à leur place. Quoi qu'il en soit, si les raisons étaient obscures, cela n'empêchait pas les faits d'être concrets et ils ne pouvaient les ignorer plus longtemps.

" Si tu ne peux pas chevaucher, il va falloir se resservir du brancard, en espérant qu'il ne laisse pas trop de traces. "


Autant être réaliste, ce mode de transport était une calamité quand on voulait passer inaperçu. En même temps, au point où ils en étaient, ils devaient facilement être repérables par le plus incapable des traqueurs.

Puis elle se rassit près de Rhazad, lui murmurant :

" Et il faudra nous débarrasser de notre encombrant ami à l'occasion. "


Le voilà qui arrivait, justement. Aelene jeta un coup d'œil indifférent à Orëh, regard qui ne trahissait en rien ce qu'elle venait de dire. De toute façon, cela lui paraissait tellement être une formalité qu'elle ne risquait pas de paraitre troublée ou excitée par cette idée. Supprimer ceux qui la gênait était d'une banalité évidente.

Ce qui était certain, en tous cas, c'était qu'il fallait quitter la route au plus vite et revoir la destination choisie. Peut-être Rhazad se trompait-il, peut-être qu'à présent tout danger était écarté et peut-être faisait-elle ce choix pour rien, mais elle n'envisageait pas une seule seconde de le reporter. Il y avait trop de suppositions, ils étaient déjà en bien trop mauvaise posture pour prendre des risques. Certes, reprendre la route pouvait se révéler désastreux pour le jeune homme, mais attendre sagement qu'on vienne se débarrasser d'eux était tout autant suicidaire.


" On repart, mais pas par là. "
annonça-t-elle sans préambule au demi, sur le ton de la conversation.

Elle chargeait déjà le peu d'affaire qu'ils avaient et une Nyméria à demi endormie sur le cheval.
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