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 Intime intimité | Faustine

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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Intime intimité | Faustine   Ven 1 Oct 2010 - 15:48

Loup poussa un soupir renfrogné. Il était épuisé. Adossé contre la muraille bordant le château d'Assar, il laissait son regard se promener un peu au hasard sur les épais murs de son castel, rasséréné par la certitude qu'on ne lui volerait pas. Grâce à Thibault, les soupçons qui entachaient son nom ne seraient bientôt plus qu'un mauvais souvenir, et l'avilissant surnom de Parricide un simple sobriquet sans aucun fondement. Car le maître de céans ne se leurrait pas, tout n'était pas encore fini. Il faudrait plus qu'une déclaration du Bélier pour qu'on oublie qu'il avait été un jour le potentiel meurtrier de son père, et il ne serait pas surpris la prochaine fois qu'il entendrait parler de Parricide au détour d'un couloir. Certaines vérités ne pouvaient tout simplement rien contre les mensonges qu'elles dévoilaient.

Cela faisait plus d'une heure que le seigneur féodal n'avait pas bougé, partiellement dévoré par la pénombre. Il avait vu plusieurs fois un garde passait, l'arme au fourreau et une torche au point. Parfaitement immobile, il arrivait qu'on ne le remarque pas, et quand telle chose se produisait, il tentait de reconnaître le fautif. Le Voile recouvrait la Péninsule depuis bientôt une semaine désormais, et les milieux les plus naturellement obscurs commençaient à s'agiter dangereusement. On avait rapporté au Seigneur d'Assar plusieurs incidents qui justifiaient à eux seuls une attention constante de la part des hommes qui composaient sa garde. Il redoutait de devoir mobiliser ses troupes, voyant déjà Gaucelm pointer une nouvelle fois son regard soupçonneux sur lui.

Encore une fois, le fil de ses pensées lui échappa, et il oublia les ombres qui lui obscurcissaient la vue pour se perdre une nouvelle fois dans celles qui troublaient sa raison. Pauvres papillons de nuit fascinés par le brasier dévorant qui leur brûlait les ailes, ses yeux dérivèrent une nouvelle fois sur le mur qui, il le savait, cachait à son regard la sulfureuse Faustine. Il n'avait pas pu oublier leur étreinte brutale, dénuée de prévenance et de tempérance mais enflammée d'une passion commune et destructive. Qu'importait, au fond, la suite des événements, Loup pressentait qu'au final, ils se perdraient tout deux. Avec un sourire carnassier, il se surprit à espérer une telle chose. Définitivement, il ne pouvait espérer meilleur fin.

« Il n'y a plus dévorant braiser que celui qu'on enflamme soit-même, n'est-ce pas ? » murmura-t-il en se détachant du mur.

Ce n'était pas de l'amour. Loup ne s'intéressait pas au bonheur de sa némésis. Il ne cherchait pas ses sourires, à l'exception de ceux, crispés, qu'il avait potentiellement pu lui arracher sur ce fameux bureau, ne vivait pas pour ses rires. Et pourtant, ce n'était pas l'égoïsme de se propre satisfaction qui guida ses pas. Le lien qui les unissait n'avait pas de mot pour le qualifier, mais il ne manquait pourtant ni de réalité, ni de solidité. Finalement, la terre céda sa place à la pierre, alors qu'il retrouvait les murs protecteurs de son château. Pour d'autres, il aurait rejoint ses propres appartements et un valet s'en serait allé les quérir. Mais elle n'était pas d'autres, elle était... autre chose.

Aussi la porte s'ouvrit-elle sans annonce ni gêne. La première fois, elle était venue, spectatrice involontaire d'une scène qu'elle n'aurait pas du voir elle avait décidé de se mêler de la danse. Il en était allé de même la seconde fois, quoi qu'elle l'avait rejoint sur son invitation et non impudemment. Cette fois, il lui ferait la grâce de faire le premier pas lui-même, sans rien savoir des oreilles indiscrètes et des yeux scrutateurs qu'elle avait pu y introduire à son insu. Au moins était-il sûr qu'elle était bien là où il espérait la trouver, ayant interrogé la maisonnée avant.

« J'espère ne pas vous déranger. »

Faible, il la chercha du regard... se demandant ce qu'elle pouvait bien faire. La surprenait-il dans son intimité, quelle qu'elle soit ?


Dernière édition par Loup de Rochefort le Mer 13 Oct 2010 - 16:47, édité 1 fois
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Ven 1 Oct 2010 - 16:39

Les murmures de Pierrick avaient ravit la belle d'Escault. Il les avait déversé dans son oreille a l'abri des regards, sous couvert d'intendance. Son frère demeurait efficace malgré la pression qu'elle faisait peser sur ses épaules. Ce soir, il n'était pas venu. Faustine ne l'avait pas voulu. Si en Escault, elle pouvait sans crainte se glisser dans le lit de son frère pour y dormir, Assar n'offrait pas la même sécurité. Pourtant, elle avait besoin de lui, de sa présence apaisante et parfois agacante. Peut être était il le seul homme a pouvoir prétendre a ce qui ressemblait a de l'amour et de la tendresse...Leurs liens étaient étranges, elle en convenait mais ils étaient.

Non ce soir, elle était seule, peut être un peu pensive. Ses songes dérivaient toujours vers lui. C'était immonde. C'était sensuel. C'était destructeur. Elle le savait et malgré tout, se complaisait dans ce fait. Amoureuse ? Jamais. Haineuse ? Toujours, a jamais. Attirée ? Beaucoup trop. S'infiltrer dans son esprit, impregner sa peau...Etait elle soudainement tombée si bas ? Non, la belle d'Escault saurait comme toujours avoir ce qu'elle voulait. Elle se savait fascinée, obsedée, oubliant même ces buts qui la guidaient. Elle refusait de se poser les bonnes questions et n'avait cure de la réponse. Ce n'était pas de l'amour, ce n'était pas de la tendresse. C'était noir, c'était sombre, c'était eux. Et elle rit, seule dans cette chambre, elle rit. Folle ? Non bien sur, mais cette relation...Cette relation était si intensément destructrice, si passionnément brulante qu'elle s'y laissait aller dans un sourire, sachant pertinement qu'a la fin, il ne resterait que cendre. Pourtant la connaissance n'appelle pas la prudence, oh que non. La belle d'Escault ne pouvait oublier cette étreinte comme elle le fit de tant d'autre. Elle ne serait pas fidèle, lui non plus, mais elle savait posséder bien plus qu'une simple maitresse et là était la clé de leur propre tombe. Pourtant, un sombre murmure lui rappela qu'elle aussi avait donné bien plus qu'a un simple amant et cela alluma une étincelle farouche dans l'azur de ses prunelles.

Elle glissa les mains dans son dos, accrocha du doigts le lacet d'un corset envoutant de dentelles quand il entra. La bouche de la belle s'incurva et ses lèvres rosirent. Elle tournait le dos a la porte, mais elle avait reconnu sans peine cette arrogance qui n'était qu'a lui. Elle tira lentement sur le lacet, libérant son corps d'une pression inutile mais magnifique.

« Non, vous savez que c'est faux. Vous n'espériez que me trouver ici. »

Fit elle doucement, tournant la tête pour qu'il ne puisse qu'admirer un éclat presque trop intense de ses prunelles, une courbe presque trop amusée sur ses lèvres. Le lacet glissa lentement sur la soie du corset, vêtue sans honte de bas immaculés, d'une culotte absolument indécente de douceur qui ne laissait qu'imagination et tentation, la Dame d'Escault n'était qu'impudique.

« Pourquoi venez vous Loup ? »

Le corset tomba a terre, ne laissant sur les épaules de Faustine que de fines bretelles d'un caraco qui dévoilait sans honte aucune les formes qu'il était censé cacher.
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 3 Oct 2010 - 15:05

« Pourquoi êtes vous venue, vous, par deux fois me trouver ? » demanda-t-il et ses yeux riaient. « Je ne me rappelle pas vous avoir fait l’ombrage de vous questionner sur l’évidence. »

Pourquoi s’en cacher ? Il était venu parce qu’il l’avait voulu, mais pas seulement. Ils étaient tous deux piégés, liés par plus solide qu’une chaîné, plus mordant qu’une corde. Ils avaient communié, non avec les Dieux mais avec leurs corps, et c’était l’appel de l’autre qui les asservissaient. Certes, Loup de Rochefort, Seigneur et maître d’Assar, chevalier au faucon et digne fils de son défunt père était venu, parce qu’il le devait autant que parce qu’il le voulait. Il suffisait à son regard de s’égarer sur les courbes désormais dévoilées pour qu’il s’en persuade. Malgré lui, il esquissa un sourire, aussi amusé que pouvait l’être le chasseur chassé, aussi excité que la proie rebelle.

« Je pensais pourtant que vous n’étiez pas femme à vous embarrasser d’illusions. »

Sur ses épaules encore voilées se dessinaient encore les arabesques abruptes de leur passion commune. Les ongles avaient tracé leurs sillons, mais nulle graine n’y avait été planté sinon celles d’une souffrance à peine ressentie. Un ébat et, déjà, elle avait meurtri sa chair, avait versé son sang et pourquoi ? Parce que le contrôle s’était étiolé, parce qu’elle l’avait sommé de la prendre, et qu’il s’était exécuté trop bien pour elle. Néanmoins, nulle défaite pour la belle, pas plus de victoire pour lui, car ils avaient obtenu exactement ce qu’ils voulaient, tous deux, et sa présence était bien la preuve qu’il s’était, autant qu’elle, incliné.

« Seriez-vous plus arrogante que clairvoyante ? »

Il jouait à un jeu dangereux, et il le savait. Il avait pris le parti d’accepter, de ne pas lutter, de vivre pleinement ce qui s’offrait à lui sans alourdir ses épaules de fardeaux inutiles. Combattre, à quoi bon, quand la capitulation apparaissait si jouissive ? Fuir n’avait pas plus de sens, alors même qu’il aurait été si simple de simplement oublier le brasier. Loup n’était pas de ces hommes qui se satisfaisaient de survivre, il voulait vivre, à l’amour comme à la guerre. Et c’est dans un pas léger qu’il s’engagea sur le champ de bataille. Sûr de lui, il franchit la distance qui les séparait. Il s'arrêta avant de la dépasser, ne lui fit pas la grâce de chercher son regard, préférant son dos offert à son visage dissimulé. Sa main s'égara bien sur la soie gardienne d'une peau mirifique, mais rien de plus, sinon une dernière bravade et un sourire altier.

« Auriez-vous peur, Faustine, pour vous retrancher derrière pareilles civilités ? »
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 3 Oct 2010 - 15:32

La Belle d'Escault ne laissa s'échapper qu'un léger rire langoureux. Il avait raison et cela l'agaçait sans trop qu'elle ne sache pourquoi. Mais le fait était que par deux fois, c'était elle qui l'avait rejoind et que cette troisième fois voyait son pas a lui.

« Vous venez comme je suis venue, Loup. Pour les même raisons, mais au moins ais je eu l'arrogance de la première note. »

susurra-t-elle doucement, l'iris scintillante d'ombre furieuse parce que même partagée, cela n'était que faiblesse dégoutante. Sentir la morsure de la chaine provoquait la colère, miroir flamboyant un instant révélé avant qu'elle n'esquisse un sourire flirtant avec l'arrogance.

« Allons Loup...Je ne vous serais pas fidèle et vous non plus, mais vous savez comme moi que là n'est que le commencement...Certain enoncerait l'amour mais cela est si fade et, avouez que cela ne nous conviendrait pas. Non je ne suis pas illusionnée, Mon Seigneur, bien au contraire. »

Sa voix vibrait d'un contralto langoureux et lascive. Une sensualité qui était la sienne, rampant dans ses gestes et ses songes lorsqu'elle les portaient sur lui.

« L'arrogance...Un piège bien dangereux pour celui qui ne sait la tempérer, n'est ce pas Mon Seigneur ? »

Oui, elle pouvait l'être parfois, parce qu'elle savait tout comme lui le chemin qu'ils avaient empreinté, même si parfois, elle maudissait son nom de s'être perdue en chemin. Qu'importe le sang versé, elle aurait ce qu'elle voulait, sans fard et sans honte, éclaboussée d'un sang immatériel. L'ironie vibrait langoureusement dans sa voix et pas plus que lui, elle ne chercha son toucher, frissonnant malgré tout sous la caresse légère, bien trop consciente de la chaleur de sa paume a travers le tissus. Levant les bras, elle ota les épingles qui retenait encore la masse voluptueuse de sa chevelure et celle ci retomba en boucles sauvages dans son dos.

« Aimeriez vous cela ? »

répliqua-t-elle en laissant un instant seulement, une seconde peut être, ses prunelles bruler d'atroce et de flammes.
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 3 Oct 2010 - 19:37

Il ne put que rire, quand elle se targua du premier pas. Ce qu’elle avait voulu teinter de faiblesse chez lui, elle le colorait de fierté chez elle. Pauvre Faustine, qui semblait plus que décidée à se débattre contre ces fils invisibles qui les reliaient. D’une certaine façon, Loup avait de la peine pour elle, mais les étincelles de pitié étaient vite noyées sous ce torrent de lave incandescente qu’il appelait passion. Qu’importait, au fond, ce qu’elle pouvait dire, qu’important l’énergie qu’elle dédiait à une défense qu’il jugeait vaine. Qu’importait tout cela, tant qu’elle s’offrait à lui, comme elle le faisait justement en lui dévoilant courbes et déliés, cascades d’or et mer d’argent.

« Ai-je jamais évoqué une quelconque fidélité ? »

Une femme, une seule, avait pu se targuer de le dompter, et aussi fascinante que soit Faustine, elle n’était pas cette femme là. Orpha resterait, jusqu’à ce que sonne le cor qui le ramènerait à ses côtés, la femme de sa vie. Non, Loup ne s’attacherait pas à la Dame d’Escault, ne lui dédirait pas plus son lit, et grand bien lui fasse car elle ne voulait ni de l’une, ni de l’autre. Elle voulait autre chose, elle voulait plus, elle voulait ce qu’elle ne pouvait avoir et pourtant, il lui offrait. Avec arrogance, égale à la sienne peut-être, car s’il était un pêché que le seigneur d’Assar ne pouvait réfuter, c’était bien cette arrogante assurance qu’il n’abordait que trop souvent. Il la provoquait, aussi, comme pour lever le flou sur l’influence qu’il pouvait avoir sur elle.

« Je n’ai jamais pris plaisir à épouvanter une femme », la détrompa-t-il après quelques secondes de silence.

S’entamait un nouveau jeu. L’un et l’autre n’avait qu’une envie, commune et dévorante, mais aucun ne voulait y céder. Pas encore, pas si vite et surtout, pas le premier. Les mots de Faustine avaient eu cet effet d’attiser sa flamme autant que son envie de la tempérer. La dame avait voulu se jouer de sa hâte, il voulait la faire céder à la sienne. Qu’il cède alors, et peut-être ne pourrait-il ensuite que recommencer. Sans un sourire, sans un regard, il la dépassa, allant jusqu’à son lit et laissant sa main y courir.

« Vos appartements sont-ils à votre convenance ? »

Et, se demandant, il lui fit la grâce de se retourner. Ses yeux, à jamais Judas, le trahirent encore, alors qu’il la contemplait. Oui, elle était belle, il ne pouvait le nier, quoiqu’elle fût plus magnifique encore quand il la regardait avec son corps.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 3 Oct 2010 - 21:58

« Ais je dis que vous l'aviez fait ? Non Loup, parce que ce mot ne veut rien dire entre nous. Je m'interrogeais juste sur la nature de mes...Illusions puisque tel est ce que vous pensez.»

pétilla-t-elle en lui jetant l'ombre d'un regard oscillant entre ironie et amusement. Bien sur que non, de tels mots auraient été malvenue et a vrai dire, elle n'y aurait pas cru goutte. Elle savait qu'elle aurait bien plus de lui qu'une autre quelconque maitresse et de toute manière n'était guère possessive sur ce plan là. Son amour ne l'interessait aucunement et elle ne rêvait pas de bague au doigt. Il le savait, mais il était toujours bon de l'affirmer parfois. Le mâle a l'arrogance démesurée a tendance a se bercer d'une posséssivité dérangeante parfois.

« Alors dites moi, sur quoi devrais je m'illusionner ? Ou plutôt...de quoi avez vous peur que je m'illusionne... »

Elle rit doucement, cascade affolante qui naquit de sa gorge a peine dissimulée pour la soie douce et fine. Une pirouette l'amena a l'opposé de lui, baignée dans la lumière sombre d'un trait lunaire, elle contempla un instant le dehors. Un index redessinant lentement la pulpe de ses lèvres, le regard presque absent.

« Auriez vous peur, Loup pour me jeter de telles civilités au visage ? »

Elle usait de ses mots au détail prêt, mais chaque détail avait son importance et le sourire vorace et doux a la fois le disait assez alors même qu'elle daignait croiser le feu de son regard, alors même qu'elle y lisait l'exact reflet du sien. Etrange moment n'est ce pas ?
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Lun 4 Oct 2010 - 0:08

« Vous courez après un contrôle perdu, Faustine, dit Loup d’une voix calme et posée. Pourquoi refuser de regarder la réalité en face ? Depuis mon arrivée, vous mimez l’assurance mais, ne vous en déplaise, je ne peux m’empêcher de vous sentir sur la défensive. »

Leur jeu lui paraissait aussi vital que futile, aussi dérisoire qu’incontournable. Une fois ne lui avait peut-être pas suffit, en ce cas il lui faudrait recommencer, aussi souvent que nécessaire, pour qu’elle comprenne qu’entre elle et lui, il ne pouvait y avoir de faux semblants. Peut-être l’avait-elle déçu, en lui demandant la raison de sa venue. Dans l’ombre de ses prunelles dansèrent des envies contradictoires, mais toutes furent balayées quand elle lui répondit par ses propres mots. Civilités ? Peut-être bien, quoiqu’il fût normal, pour un hôte, de s’enquérir de la satisfaction de ses invités. Il ne voulait pas faire fuir Faustine.

« Je ne suis pas homme à confier aisément mes peurs, ma dame, répondit-il avec un sourire. Mais si, par malheur, il en est pour m’étreindre le cœur, l’excitation née de votre seule présence suffit à l’emballer malgré tout. »

Et son sourire de s’accentuer encore un peu. On pouvait prendre ces mots pour pur babillage, elle croirait sans doute y trouver quelques provocations supplémentaires, mais il n’en était rien, car en vérité il ne faisait que répondre sincèrement à la question qu’elle lui posait. Avec paresse, il s’assit sur le lit, posant ses coudes sur ses jambes et joignant les mains pour soutenir son menton. Ainsi posté, il pouvait à loisir admirer la perfection de la toile qu’elle lui offrait. On aurait pu le croire amoureux, à ainsi se perdre en contemplation, mais comme l’avait si justement dit la dame d’Escault quelques minutes plus tôt, le terme était bien fade et, en réalité, ils se passeraient de mot. Et le temps s’étira, joueur inlassable qui aimait ralentir sa course quand on aurait apprécié qu’il se hâte, et vis-versa. Ainsi immobiles, ils laissèrent les secondes se suivre, s’attardèrent sur chacune d’elle mais n’en retinrent aucune.

Il lui brûlait, soudain, de faire le premier pas. Ce serait si facile, ensuite. Mais ce serait, à ses yeux, conforter Faustine dans ses illusions, lui donner autant d’arguments qu’il lui en fallait pour le défier et, à raison, le faire ployer. Aussi ne bougea-t-il rien de plus que ses iris. Si elle tourna son regard vers lui, il sourit, si elle s’approcha, il sourit, si elle lui caressa sa barbe naissante, il sourit, et rien de plus. Rien d’autre qu’un plissement de lippes confiant, prompte à la mettre hors d’elle si seulement elle ressentait ce qu’il pouvait ressentir. La faim, dévorante et exacerbée par une arrogance qui, pourtant, ne voulait que la tempérer.

N’aurait-il pas été surpris, alors, d’être giflé, car à sa place sans doute aurait-il voulu effacer ce qu’il lui livrait.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Lun 4 Oct 2010 - 8:33

« Sur la défensive ? »

Faustine ricana doucement, a peine un roulement de perles dans la chambre baignée de ténèbres a peine crevées pas la lueur de quelques chandelles. Elle ricana d'agacement qu'il soit parfois si peu clairvoyant. Peut être qu'a sa question elle aurait aimé autre chose qu'une incompréhension.

« Ne savez vous donc pas reconnaître de la fébrilité, Loup ? A ma question, il est vrai que je ne m'attendais qu'a un trait d'arrogance comme vous savez si bien le faire, mais vous avez décidé d'en faire une faiblesse. »

ajouta-t-elle avec une petite moue adorable qui creusa la fossette de sa joue. Elle aimait cette arrogance là, mais si cela faisait plus souvent naitre l'agacement. Si il l'avait fait, elle n'aurait pas hésité a venir a lui. Quoiqu'était ce vraiment de l'hésitation ? Difficile de véritablement le savoir. Ainsi donc elle refusait de voir les choses en face. Pour un peu, elle aurait franchement éclaté de rire. Oh que si elle les regardait et cela faisait immanquablement naitre des torrents incendiaires au creux de ses prunelles. Enflammant l'azur dans un embrasement furieux. Un lent soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Cet homme était beaucoup dangereux pour elle, elle le savait pertinement, mais la belle d'Escault aimait danser dans les flammes. D'un geste sensuel, elle caressa le chambranle de la fenêtre avant de s'en détourner, aussi légère qu'une danseuse, aussi volcanique qu'une sirène.

« Non, je ne m'illusionne plus d'un quelconque contrôle, surtout lorsque celui ci s'échappe sans que l'on ne puisse rien y faire. »

siffla-t-elle soudainement, oui, elle aurait aimé retenir les rênes tandis qu'elles glissaient entre ses doigts, mais au moins avait elle la satisfaction amère de savoir qu'il en allait de même pour lui. Ils provoquaient beaucoup trop d'intense et de passion l'un chez l'autre, même si elle devait le hair pour ça, elle n'avait pas d'autre choix que de s'y plier. Peut être l'avait elle pressentit d'ailleurs, surement et pourtant, elle s'était entourée d'ombres sans frémir. Finalement oui, c'est elle qui vient a lui, grimpant a son tour sur la couche pour venir se presser, a genoux, contre son dos. Ses mains glissèrent sur les épaules qu'elle savait avoir meurtrit et sa bouche effleura la rondeur d'une oreille.

« Je sais que je reviendrais toujours vers vous Loup, mais n'oubliez pas que là est aussi votre cas. »

Elle devinait son sourire, même si elle ne le voyait pas, et la colère ombra un instant ses traits, plissa sa bouche.

« Et finalement, peut être est ce là plus une force qu'une faiblesse, ne croyez vous pas ? Votre frère vous hait, votre suzerain n'attend qu'un faux pas de votre part...Quand a moi...Moi vous savez ce que j'attends de vous. »

susurra-t-elle avec l'ombre d'un sourire étrange au coin des lèvres.
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Lun 4 Oct 2010 - 23:30

« J'aurais été trompé par ma propre agitation, alors », plaida-t-il modestement, reconnaissant ainsi implicitement son erreur.

Il n'avait aucune envie de continuer plus avant un débat devenu vide de sens. Elle était là, pressée contre lui, et c'était tout ce qui importait. Avec elle étaient venues les senteurs à peine découvertes. La fragrance de ses cheveux se mêlait aux voluptueuses émanations de sa peau. Ainsi, et à jamais, Faustine était-elle une torture pour les sens. Fermant les yeux, il ne se départit pas de son sourire, décidé à lui laisser l'opportunité de l'effacer elle-même. Il sentait ses lèvres sur son oreille, il sentait son souffle glissant jusque le long de sa joue, comme une réponse à ses provocations. Sa seule faiblesse fut de lever une main et de saisir entre deux doigts une mèche dorée, de la porter à ses narines et de s'en enivrer.

« La preuve est faite », admit-il alors que résonnait la promesse de leurs destins liés.

Et alors seulement lui fit-il la grâce de tourner la tête. La proximité, soudain, lui emballa le cœur, mais il ne bougea pas plus, se contentant d'accueillir la recrudescence d'excitation. La simple vue de cette femme à moitié nue suffisait à réveiller ses démons et ses appétits, et les uns comme les autres dansaient au creux de ses prunelles ombrées. Ses lèvres se retroussèrent légèrement, mais ce n'était plus l'amusement qu'elle trahissait. Il se laissa troubler, pourtant, par autre chose que son charme, quand elle évoqua Thibault et son ressentiment.

« Avez-vous parlé à Thibault ? Avoue-t-il lui même son ressentiment, désormais, et à qui veux bien l'entendre ? » demanda-t-il.

Rien ne trahissait sa douleur, et pourtant, elle était plus vive désormais qu'il devait la sauvegarde de son honneur à ce benjamin incompris. Il ne savait pas ce qui s'était passé, dans cette chambre, mais il aurait parié que Gaucelm avait proposé terres en échange de félonie. Après leur altercation, Loup avait cru prédire qu'en telles circonstances, Thibault se serait laissé tenté, et cette certitude le malmenait maintenant que l'épreuve était passé. S'il avait eu tort une fois, pourquoi pas les autres ? La haine de son frère trouvait-elle réellement, comme il avait pu le claironner jadis, ses origines dans son attitude ? Pourtant, et c'était sans doute le plus terrible, il ne parvenait pas à regretter. L'un et l'autre avait douté, et il avait pris le parti, se faisant, de tourner la page. Aussi, sans plus s'attarder sur ces sombres pensées, il décida qu'il avait assez attendu. Joueuse, sa main droite quitta la douceur de la soie pour celle, plus enivrante encore, de la peau tendue. Se jouant des tissus censés la couvrir, il souligna le galbe d'un sein, avant d'en effleurer le mamelon.

Il avait possédé le corps de Faustine, par deux fois, mais n'avait pas pris le temps de le fouiller autant qu'il l'aurait voulu. Aussi entendait-il bien, cette fois-ci, rattraper son erreur et profiter de la faveur de la nuit pour se faire. Gourmand, il vint goûter le cou, laissant ses dents en éprouver la souplesse, sa langue en goûter la texture, son nez en flairer l'odeur. Commençait, enfin, le deuxième acte de ce ballet qu'ils prenaient tant de plaisir à danser... qu'ils devaient danser.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Mar 5 Oct 2010 - 22:07

Faustine sourit dans son dos, féline, tentatrice alors même qu'il ne pouvait réellement la voir. Sa question l'amusa, sans aucune honte. Oui, elle savait, oui, il avait parlé. Souple, vipérine, absolument divine, elle se coula sur ses genoux, entourant des chairs frémissantes de ses cuisses la taille virile qui était sienne. Elle croisa ses doigts avide sur sa nuque, se pencha, sylphide atroce d'envie.

« Sa haine n'est que trop limpide. Elle s'entend dans sa voix, se lit dans ses yeux. L'écouter en devient presque fascinant. »

Elle posa un index sulfureux sur la lèvre inférieure de sa tentation et ajouta, mutine, espiègle et pourtant terriblement acide :

« Prenez garde Loup, il pourrait fort bien oublier les liens du sang habilement façonné. »

Elle avait cerné le cadet, l'avait regardé, l'avait peut être trouvé intéressant. Non, elle l'avait trouvé intéressant. Cette valse des contraires qu'il oeuvrait devenait absolument fascinante pour qui savait y jeter un oeil attentif et cela..Faustine savait le faire. Elle avait decelé la faiblesse, le désir immense de reconnaissance, qu'on le voit lui et non son frère...Une haine si forte qu'il en devenait manipulable. Cela la fit rire, doucement, suavement avant qu'elle ne continue.

« Il serait interessant de s'en rapprocher. »

Non, elle ne parlait pas de l'ainé, cet ainé sulfureux qu'elle maintenait entre ses cuisses, étreinte doucâtre et passionnée. Elle savourait la lente montée de l'envie, comme un poison qui rampait dans ses veines, avides, affamé. Peut être même le haissait pour cela, surement même, las, elle sera son seul soutient. Sa peau frémit violement, sa poitrine se tendit, arrogante et pourtant mendiante en même temps. Un feu brulant traversait ses prunelles, incendiant l'azur pour ne laisser que cendres.

« Attention a vos pas futurs, Loup, ils pourraient être les derniers.... »

susurra-t-elle avec un sourire adorable de vice, enivrant de perversions atroces. Puis, elle se perdit dans le goût de ses lèvres, arrachant sans honte les lambeaux soulants de son désir sur ces lippes offertes. Cette nuit, ils n'auraient pas de voix dérangeante, pas d'oeil indiscret...Un plaisir, une jouissance, encore une soumission dans la victoire. Etrange valse des contraires, la louve s'abandonnait au loup non sans un coup de dent.
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Mer 6 Oct 2010 - 22:25

Loup, trahi par son sang ? Loup, poignardé à mort pas son frère ? Il avait cru la chose possible, quelques jours plus tôt. Blessé par les accusations sans fondement de Thibault, il avait conclu que peu importait au benjamin la vérité, si les mensonges pouvaient le servir. Au souvenir des manigances du Gras, le Seigneur d’Assar esquissa un sourire. Il s’était trompé, Gaucelm s’était trompé, et Faustine se trompait à son tour.

« Il ne me portera aucun coup que je n’eusse d’abord mérité », répondit-il tranquillement.

Et c’était, en vérité, un poids de moins sur les épaules fatiguées de Loup. L’homme ne haïssait pas son frère, même s’il l’avait cru l’espace de quelques jours. Que la Dame d’Escault le juge aveugle, naïf ou idiot, il n’en avait cure, et savourait simplement ce répit inespéré. Il était des griefs qu’il ne pouvait oublier, c’était entendu, mais les yeux ambrés de Thibault n’étaient plus une dague lorgnant constamment sa gorge. Ses yeux s’amusèrent des derniers propos de la noble, alors qu’elle parlait de se rapprocher de Thibault. Pourquoi ? Elle seule le savait et, au fond, il n’en avait cure. A toujours se proclamer homme, son frère méritait de se confronter à ce que la femme pouvait avoir de plus terrible.

« Gare alors, car mes pas, à l’instant, se mêlent aux vôtres », murmura-t-il en réponse à son avertissement.

Avant de se taire tout à fait, alors qu’elle prenait ce qu’il désespérait de lui donner. Conquérante gourmande, Faustine assujettit ses lèvres, imposant son joug, son rythme, sa passion. Lui suivit, passif d’abord, mais il était des choses contre lesquelles il ne pouvait douter. Elle était, là, contre lui, pratiquement offerte en tenue de femme. Grondait en lui, réveillée d’un sommeil agité, la faim et hurlaient de concert diverses envies pouvant la satisfaire, les satisfaire toutes deux. C’était différent de cet autre soir où. La douceur de la soie remplaçait la rugosité du bois, la peau pâle ne risquait pas de souffrir et pourtant, il y avait en commun une certaine frénésie commune.

Déjà, Loup soutirait à la belle ses remparts textiles, déjà ses mains faisaient siennes monts et vallées dessinés par son corps. Déjà, il se l’appropriait. Glissant jusqu’à l’entrée du trésor enfoui, frôlant ses limites, il massa son gardien. Gestes inutiles, peut-être, car elle était aussi désireuse de lui, et son corps hurlait son désir autant que lui. Resurgissait des paroles venues du passé, appels pressants qu’il n’avait pas ignorés. Il croyait les voir danser sur les lèvres tendues, mais cette fois, il serait sourd. La nuit ne faisait que commencer, et il n’y aurait personne, cette fois, pour les troubler. Il pressa ses lèvres contre celles de Faustine, comme pour goûter aux gémissements qu’il devinait imminents.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Ven 8 Oct 2010 - 8:29

« Mais Nous savons où nous mènent les notres, n'est ce pas ? »

Murmure langoureux qui caressa un instant les lèvres de la belle avant de mourir sur les siennes. Il avait ce pouvoir terrifiant de savoir faire plier sa chair et gémir sa peau et elle ne put que le constater encore alors qu'il assujetissait ses formes. L'onde azurée des iris de Faustine s'habillèrent d'intense et de faim. Avide peut être, vorace certainement. Un homme a la mesure de sa propre haine. Constat agaçant mais véridique. Bientôt, il ne restait qu'en ultime gardien d'une pudeur depuis longtemps oubliée, que sa paire de bas, gainant les lignes sensuelles de ses jambes. Elle le sentait jouer habilement sur la gamme de son plaisir, distillant les vagues suaves et délicieuses de l'envie sur sa peau. La sirène qu'elle était devenue entre ses mains mordit la lèvre offerte, comme une punition pour les délices dont il l'abreuvait. L'iris quémande l'oubli tout en hurlant l'absolu. Valse des contraires qui toujours anime le coeur de la belle. Ses mains glissèrent, sublimes et affolantes, agiles aussi lorsque s'inclina le tissus qui le couvrait encore. Soupirantes lorsqu'elles se posèrent sur la peau nue, avides alors qu'elles s'appropriaient la chair mâle. Elle est séduite a plus d'un titre et plonge langoureusement dans les flammes noires de ce qu'ils sont ensemble. Elle le force a s'allonger, lui retirant dans un râle lancinant, les rênes de leur danse. Elle admire, envoute d'un regard presque trop furieux ce corps qu'elle attire dans ces vices. Ces paumes glissent, soumettent et imprime son toucher. Divine conquérante, elle ne le quitte pas des yeux, le libérant lascivement des barreaux que la pudeur imposait. Elle rit doucement, une cascade savoureuse de promesses brulantes et dangereuses. Son regard vacilla doucement, ondula lorsqu'elle le posa sur lui, sulfureux, acide. Il serait son poison, elle serait le sien, fatalité ou destin, qu'importe en fait. Il était inutile d'espérer y échapper alors ils iraient danser tout les deux dans l'ombre et les vices.

A son tour, elle lui infligea les tortures suaves auquelles il l'avait soumise, l'envie peinte sur ses traits avec la passion d'un artiste furieux. Elle veut prendre son temps, le gouter, s'envirer de lui et l'entrainer avec elle dans les abysses flamboyants de la jouissance. Elle mordille les chairs, les flatte et aime a le voir frémir. Son sang s'affole, s'embrase et explose dans l'azur de ses prunelles incendiaires. Elle se penche, imprime sans honte ses formes contre sa peau, elle brule, se consume et deverse entre ses lèvres les murmures atroces de son désir.

« Je hais ce que nous sommes. »

Mais elle sourit, la haine, quel sentiment étrange, dansant sans cesse sur les limites, balance oscillante. Elle sourit car elle aime haïr.
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 10 Oct 2010 - 20:20

Loup souriait, d'un sourire amusé, calme et sincère, comme cela lui arrivait si peu souvent depuis la mort d'Orpha. Qu'on se détrompe, le Seigneur d'Assar n'avait sombré ni dans la mélancolie, ni dans le désespoir, et avait su faire son deuil. Néanmoins, surmontée ou non, le décès prématuré – et, par bien des aspects, traumatisant – avait laissé ses marques, et les lèvres du veuf s'était faite plus lourdes. Aux côtés de Faustine, il pouvait retrouver ces ris perdus. Étrange, que de la tension feutrée puisse naître autre chose, et même ici faire renaître ce qui avait été perdu. La dame d'Escault n'était pas la mariée Prademont, et jamais ne jouerait son rôle, mais c'était au moins une chose qu'elles avaient en commun. Moyens différents mais résultat identiques.

Il ne fallut pas longtemps à l'amante pour s'engager à son tour. Il était écrit que jamais Faustine ne resterait passive, et Loup était le premier à s'en réjouir. Il accueillit ses mains avec un sourire qui, cette fois, était plus carnassier qu'enjôlé. L'animal qu'il pouvait être avait faim, de chair autant que de feu, et il n'y avait plus ardant brasier que ces doigts qui couraient sur son corps. A la sentir là, contre lui, il pensait retrouver l'anxiété et l'enthousiasme des premières découvertes. Il se revoyait, adolescent fébrile – n'était-ce pas ce même mot qu'elle avait employé quelques instants plus tôt ? – cherchant à bien faire, et se réjouissait de pouvoir revivre pareil instant en homme fait, et si les Dieux lui pardonnaient cette arrogance, d'expérience. Qu'aurait pensé Faustine du jeune homme qu'il avait été ? Pas grand chose, il l'imaginait bien oscillé entre l'indifférence affectée, la condescendance légèrement moqueuse et l'attention intéressée. Qu'il aurait été simple de lui faire perdre la tête et le manipuler.

« Haïr, seulement ? » demanda-t-il avec un rire, alors que ses mains massaient sa croupe. « Hum... »

Et sa voix mourait. Qu'était les paroles, au fond ? Ils pouvaient très bien s'en passer, il n'y avait qu'un langage dont ils aient réellement l'utilité. Une langue sans mot, sans phrase, sans vocabulaire ni grammaire, mais aux possibilités infinies. Ses caresses s'accentuaient, se précisaient. Il concentrait ses efforts là où ils les savaient appréciés. Viendrait bientôt le second acte, mais il désirait d'abord profiter du présent. Finalement, ses doigts s'immiscèrent légèrement dans ce qu'il savait sien, sur l'instant du moins. Faustine était prête, autant que lui, et si l'envie un instant lui prit de patienter, de guetter le gémissement qui l'inviterait, il la repoussa. Son index glissa sur le ventre affamé, louvoya entre les seins dressés, se perdit dans la gorge offerte.

Gonflée de désir, sa virilité se fraya un chemin entre des cuisses qui, loin de le repousser, s'écartaient sur son passage. Point d'orgue d'un rite vieux comme l'Homme, introduction d'une danse immémoriale, l'union des corps imprima un nouveau rythme au bal du désir.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 17 Oct 2010 - 12:45

De nouveau la danse immémoriale, cet affrontement suave et velouté qui n’était qu’a eux. Intense et noir, comme peuvent l’être leur âmes en cette minute. Elle a rit lorsqu’il s’est insinué en elle, diaboliquement conquérante, amazone effrontée et dédaigneuse. Faustine ne saurait se soumettre bien longtemps, même si lui peut se targuer de prendre toujours plus. Elle lui arrachait tout autant, qu’importe ce qui naitra d’eux, ils vomiront ensemble les ténèbres qui sont les leurs. Elles s’uniront dans une valse macabre mais si envoutante. Elle se cambre et oscille, adorant dans la fureur ce qu’il fait naitre par sa présence au creux de son ventre.Elle ne saurait adjurer ce tourment et ne peut que le subir, encore et encore, avec un étrange sourire peint sur ses lèvres rouge d’un sang maudit. Liée irrémédiablement, elle hait cette idée mais ne peut que s’incliner devant l’improbable. Elle versera son poison en supportant son venin. Quelle farce ! Quelle immonde farce ! Quelle fureur délicieuse aussi. Elle voudrait l’arracher a sa peau, a sa chair, mais elle s’en sait incapable, subissant, infligeant, ils sont loin de l’union doucereuse et fade des amants liés d’amour, ils sont pire que cela. Torturant sans honte l’autre par les vagues furieuses de leur plaisir intimement soudés, diamétralement opposés tout en reconnaissant son reflet dans l’autre. Balance des contraires qui s’agite au grès de ses ondulations savoureuses.

L’onde azurée de ses iris s’enivre de noirceur atroce, flamme sombre qui sublimait son regard tandis qu’elle ne quitte pas le sien. Affrontement silencieux de deux volontés d’égale force dans le brasier de l’extase. La couche s’incline sous cette passion qui n’est pas née dans les cœurs, elle se fait témoin silencieux et presque honteux. Faustine domine, impose dans les battements hiératiques de son cœur les rythmes ancestraux de l’union. Elle ne laissera pas le choix des armes, même si elle lui a fait grâce du premier pas, de la première note brulante. Tout cela n’a plus d’importance soudain, parce que ses doigts se crispent sur ce corps qu’elle a rêvé avec une rage intense, parce que sa chair s’émeut de la sienne, brule avec fureur, parce que le chant qui passe ses lèvres a quelque chose de sauvage, de brutal, de primal même. Parce qu’elle sait qu’elle ne pourra jamais mimer ce qu’elle ne peut que ressentir. Cruelle désillusion que celle-ci, peinte en lettres rageuses au creux de ses iris flamboyantes.

Puis, elle s’extase au creux de son cou, les battements frénétiques de son cœur affolés en écho a son souffle, elle mordille la peau, comme une vengeance féline qu’elle n’appliquera pas. Ses lèvres sourit avec un trait arrogance et de dérision. Pauvre d’elle en vérité…

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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 17 Oct 2010 - 20:56

Qui dominait ? Quelle chaîne enlaçait l’autre, dans cette étreinte sulfureuse ? Qui gardait, précieusement, la clé ouvrant l’entrelacs inextirpable dans lequel ils étaient engoncés ?

Il ne savait plus.

Ses membres étaient comme plongés dans du magma brulant. Ils lui semblaient en fusion, soumis à la torture exquise du feu, exquise car il ne pouvait en souffrir. Ecartelé, les chairs à vif, et le sourire aux lèvres, telle était le Loup perdu en Escault. Il voulait répondre à ses ris par un aboiement, oublier et s’oublier, enfin. Il lui semblait qu’il portait en permanence un manteau d’homme, et qu’au fond demeurait la bête. Et elle grondait, si fort. Il avait souhaité l’extase de la douceur et de la patience, mais en elle, il voyait ses résolutions ployer, pareille aux chênes les soirs de tempêtes. Les lèvres, par saccades, lâchaient leurs râles, et les souffles saccadés filtraient à peine. L’eau se pressait contre la digue, attendant qu’elle cède ou cherchant à la faire céder, cela revenait au même, et ils y étaient plongés, en apnée. Rien n’existait sinon cette pression sourde…

Son corps fut pris de frissonnements incontrôlables tandis qu’en elle, il semait sans compter. Qu’importait l’état de la terre, fertile ou non, elle accueillerait ce qu’il offrait et en disposerait comme elle le souhaitait. Il ne lui appartenait pas de lui refuser, de toute façon.

Loup se sentait à la dérive, dans cet océan de satin. Ses cheveux s’éparpillaient autour de son crâne, formant une couronne qui lui siée à merveille. Qu’il n’ait vécu Roi, rien n’aurait pu arrêter le Maître d’Assar. Malheureusement, simple Seigneur, il devait composer avec plus grands que lui… Quoique leur grandeur, il la devait plus souvent à leur naissance qu’au reste. Il y en avait une cependant qui l’aurait fait céder, Roi ou roturier, et l’or ruisselait depuis sa tête jusque sur son torse ; caresse cuisante que celle du cheveu sur la peau écorchée de plaisir.

« Que feras-tu de mon âme, si d’aventure tu parvenais à me l’arracher ? » se moqua-t-il.

Il riait, par le truchement de ses yeux, de ses lèvres, de son visage dans sa globalité. Il riait, car il n’y avait place pour autre chose que la bonne humeur quand pareille créature vous surplombait. En cela, il était béni, homme élu qui par deux fois avait pu gouter au fruit défendu.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 17 Oct 2010 - 21:37

Les souffles sont encore sauvages, refusant d’apporter sérénité ou indifférence a ceux qui l’exale. La fureur se dispute a la langueur dans l’onde savoureuse de l’iris féminin. Faustine oscille entre les deux et ne saurait choisir l’un ou l’autre, alors elle les laisse se répandre dans ses chairs, dans le liquide carmin qui coulait dans ses veines. L’envie vorace d’arracher son prénom de son esprit la traverse, flirtant avec la folie, mais elle sourit, patiente, oui, il le fallait.

Une dernière caresse, effleurement sulfureux qui s’égare sur les lignes du torse, du ventre…Un baiser peut être envoyé du bout des lèvres avant qu’elle ne s’échappe, laissant la soie de ses cheveux onduler dans son dos, caresser le bas de ses reins tandis qu’elle roule sur le coté, sirène dévêtue, divine et hautaine dans sa nudité qu’elle sait parfaite. Un éclat amusé scintille a travers ces cils baissés. La gêne n’est pas et ne sera jamais entre eux, aussi le regardait elle sans honte aucune, l’admirant peut être tout en rêvant de l’égorger, le corps encore frémissant de la passion qu’il y a déversé.

« Qu’en ferais je…La chérirais je ? La détruirais je ? Sans doute un peu des deux. »

Puis, un rire léger s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle bascule sur le ventre, tandis que ses jambes battent un rythme silencieux, presque mutine ainsi devient elle. Presque malicieuse, oui, on pourrait lui donner innocence en cette minute malgré sa nudité sulfureuse.

« Que ferais tu de la mienne si tu venais a l’obtenir a ton tour ? »

L’innocence la quitte, lentement, suavement, comme un souffle qui passe sur sa peau. L’azur de ses prunelles éclate d’arrogance et peut être de peur intimement mêlée. Parce qu’elle sait, la Belle sait qu’il est dangereux de s’aventurer sur ce chemin. Le menton posé sur ses mains croisées, elle scrutait cet homme avec un rien de défi, de défiance, de flamme aussi, éternelles flammes aussi sombres que la nuit la plus noire.Ses doigts étreignirent un instant la soie des draps froissés, pervertis.

« Peut être est il des questions dont il ne vaut mieux pas connaitre la réponse, n’est ce pas ? »

La bouche encore rougie s’incurva doucement, presque voracement, comme milles promesses sombres, un soupir s’échappa d’entre elles, glissant avec langueur dans l’air.

« As tu lavé ton nom ? »

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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Mar 19 Oct 2010 - 23:11

« Ce n’est pas ton âme qui m’intéresse. Garde la, elle te sera sans doute plus utile qu’à moi. »

Blessant, le rugissement du Loup. Peut-être, mais pas pour Faustine. Elle comprendrait, sans doute, ce qui se cachait derrière les mots. Qu’était-ce, qu’arracher son âme à la Dame d’Escault ? Qu’était-ce, que l’assujettir ? Une hérésie, une défaite plus qu’une victoire, un abandon en vérité. Et pourtant, il essaierait, aussi fort que faire se peut. Parce qu’ils étaient eux, deux fous lancés à la conquête de leur étoile. Qu’ils l’atteignent, qu’ils l’obtiennent, et la vie, alors, serait plus fade. Voler, vers le soleil, espérer qu’il s’éloigne tout en
brûlant de l’atteindre. La mort, sûrement, ne viendrait pas des flammes mais de l’océan des paradoxes dans lequel ils s’immergeaient complètement.

Elle évoqua son nom, son honneur, et il rit. Il rit et perdit ses doigts dans l’or, le fit rouler sous ses doigts. Il rit et ses lèvres s’étirèrent. Loup avait faim, et ce n’était pas de viande, ni même de chair. Il avait été gracié, avait vu les lippes de Gaucelm se tordre alors qu’il se résignait à l’absoudre des crimes dont il l’avait affublé. Qu’avait-il gagné, au fond ? On l’avait dit Parricide, et Parricide il resterait.

« Je laisse au parjure qui l’a souillé l’honneur de s’y atteler », répondit Loup, arrogant.

Loup blessé, qui hurlait vengeance, mais en silence. Si son regard le trahissait, au moins ses lèvres restaient closes, gardiennes de ses secrets. Gaucelm avait eu tort de se défier, d’oublier qui était son vassal et surtout, ce dont il était capable. Assar, jadis allié indéfectible d’Odélian, deviendrait avant longtemps une épine dans la bote du suzerain indigne qui y régnait. Dire qu’il avait lui-même participé à son avènement… Qu’il avait pu être jeune, alors !
Ta mort, mon aimée, aura été ma perte, pensa-t-il tristement alors qu’il enlaçait Faustine. C’était la première fois qu’il pensait à Orpha en sa compagnie.

« Le Voile m’occupera bien assez. »

Il allait devoir trouver les Prademont, s’assurer de leur soutien. Ce serait aisé, avec Hadrien, ils avaient le moyen de mettre la main sur Assar, et l’aurait tant que Loup règnerait. Il avait su gagner, pendant le siège d’Etherna, le respect de ses hommes, et si l’armée sous son commandement restait Odélianne, il pensait pouvoir compter sur elle, le moment venu. Au moins en partie. C’était un bon début. Qu’il fasse miroiter le trône comtal à un des frères, et peut-être… Avec un soupir, il se dégagea, puis se releva, sans gène aucune. Son regard, comme toujours, dériva sur les courbes parfaites de la compagne de sa nuit, et il sourit, plus doucement, plus sincèrement. Plus posément. La vengeance de son honneur bafoué attendrait.

« Tu trouves toujours les mots qu’il faudrait taire, le sais-tu ? On dirait que tu prends plaisir à me tourmenter. »

Elle savait. Elle ne laissait rien au hasard. Elle était dangereuse, il le savait, il aurait du s’en méfier. Aurait dû, mais il savait aussi que cela n’aurait rien changé.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Sam 23 Oct 2010 - 22:44

La réaction d’une autre aurait été la vexation, la fureur peut être, mais se ne fut pas le cas de Faustine. Non la belle d’Escault savait que le jour où son âme serait marquée du sceau des Rochefort, elle perdra tout interet. Il la voulait sauvage, ardente, insoumise et elle serait tout cela. Non, elle ne serait pas imprimée de son sceau, ou peut être l’était elle déjà sans le savoir. Absurde. Aucuns hommes ne pouvaient s’arguer de sa passion, de sa haine….aucun vraiment ?. Elle sourit, onde savoureuse des lippes enivrantes qui sont armes pour celle qui sait les manier.

« Qu’il en soit fait selon ton désir… »

Murmure envoutant qui répond a l’envie cachée, dissimulée, ignorée peut être. Elle ignore la caresse qui vient sublimer l’onde doré de sa chevelure. L’ignore ou au contraire n’y porte-t-elle pas trop d’interêt ? Question qui demeurera sans réponse parce qu’ainsi en avait elle décidé.
Son sourire s’accentue, emplit d’arrogance lorsqu’il répond a ses mots. Ainsi donc le Gras Seigneur perdit sa bataille ? Mais le guerre restait encore a menée n’est ce pas ? Nombre de point faibles pouvait être révélés, découverts…

« Ou celui de l’enfoncer plus encore. Jamais telle erreur ne sera reconnue, cela est bien dommage. »


Faustine ne parla pas de sa culpabilité ou de son innocence, la belle s’en moquait très largement. Qu’il soit parricide ou non n’avait, au fond, pas d’importance, car porteur de mort, il pouvait l’être. C’était inscrit au fond de son âme, comme tapie, laissant seulement parfois échapper un ricanement.

« Je n’ai rien a t’envier. M’aurais tu préférée différente ? »

Elle rit car elle connait la réponse, ce n’est qu’une question en l’air, amusée, vicieuse aussi par les contours sensuels qu’elle expose.

« Le Gras ne se laissera pas abattre pour une défaite minime.. »

Reprit elle songeuse, presque souriante et pourtant, elle a murmuré les mots, consciente de n’être a l’abri en ces murs qui ne sont pas Escault.

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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Dim 24 Oct 2010 - 22:51

Son désir. Il fallait s’en méfier, autant que faire se peut. Loup lui-même ne savait pas toujours ce qu’il voulait. Il était un homme de passions, et de passions il embrasait ce qu’il touchait. La chair de Faustine ne brûlait-elle pas, sous la caresse de ses doigts ? Elle, plus que quiconque, savait de quoi était faites les volontés du maître d’Assar, et paradoxalement, elle était celle qui les soupirait les plus.

Elle orienta ensuite la conversation sur la mort de Jehan, s’enquérant de l’honneur du fils. Accusé à tort ou non, elle n’en avait cure, il le savait et savait tout aussi bien pourquoi elle abordait le sujet. Le toucher, le blesser, apprendre de sa bouche ce qu’elle savait sans doute déjà. Il lui fit le plaisir de répondre, pourtant, se drapant d’arrogance comme un Roi d’hermine, il couronna sa futile revanche sur Gaucelm d’un ris méprisant. Pour l’heure, il ne pourrait que se moquer, mais son âme brûlait pour d’avantage. Mort, peut-être, déchu certainement. On avait voulu lui voler son honneur et son fief, il prendrait l’un et l’autre à celui qui avait vendu le premier pour gagner le second.

« Grand bien lui fasse, la moisson ne donne que ce que l’on sème. »

Et il n’en dirait pas plus. Un mot, et elle tiendrait son sort entre ses griffes. A moins que ce ne soit déjà le cas. Un mot d’elle suffirait. Un mot, soufflé à l’oreille du Gras. Alors il étouffa sa colère, habitué à maitriser ses émotions les plus sombres. Il joua un autre jeu, celui du reproche, arguant qu’elle le tourmentait bien et bien trop, ce à quoi elle répondit sans ciller, et la réponse lui plut.

« Peut-être, répondit-il, peut-être t’aurais-je préférée songe éphémère, mais tes crocs ne me lâcheront plus, n’est-ce pas ? Jusqu’à ce que, finalement, tu te lasses. Alors tu m’arracheras la gorge. »

Paroles crues, mais il savait qu’elle ne broncherait pas. Elle n’était pas femme à frémir à la vue du sang ou, tout du moins, à l’idée de le répandre. Elle était Faustine d’Escault, la seule peut-être à aimer le mettre en colère, la seule à supporter ses regards noirs, la seule, enfin, à chercher la mort au creux de ses mains.

« Quand rentreras-tu chez toi ? »

Pas
pendant combien de temps encore resteras-tu ?, non… Il évoquait son départ sans regret apparent. Pure provocation, défi arrogant… Ou bien, plus simplement, la certitude qu’elle reviendrait, et la clairvoyance de savoir que si elle le dédaignait, lui irait.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Jeu 25 Nov 2010 - 9:08

Il esquive, elle sourit. Féline satisfaite et, paradoxalement, affamée. Les murs sont fins parfois, trop. Mais elle sait, dans le silence, elle devine. Faustine demêla un instant ses boucles, plongeant ses doigts fins aux ongles encore assoiffés de sa chair dans les fils d’or. Insister serait une erreur qu’elle ne ferait pas, habituée aux subtils changements d’humeur, de voix. A l’éclat du regard qui se travestit lentement. Elle sourit mais l’azur de ses prunelles s’enchante d’abymes. Elle devinait les tourments et la colère, cette soif de vengeance. Elle ne la connaissait que trop bien parfois, l’arrogance qui était sienne lui plaisait, terriblement sensuelle et faible. Qu’il est facile d’en user si le désir s’en fait sentir.

Un rire lent, langoureuse musique. Lui arracher la gorge, les yeux. Arracher ce qui s’eprend d’amer et d’acide. Arracher cette colère délicieuse. Tentation.

« Veux tu me voir lassée ? »

Les paupières se plissent d’amusement terrible, parce qu’elle sait que la lassitude ne sera pas. Impossible. Sa naissance sera a jamais repoussée par ce qu’ils sont. Haine et passion, d’eux ne peut naitre l’ennui. La belle d’Escault aime et exècre cette idée. Un lent soupir la traversa, reste d’eux, prémices intense.

Nombres de femmes se seraient indignées de la brutalité de la question. Pas elle. Elle n’avait pas besoin de tendresse, de douceur, de prévenance, elle n’en avait nul besoin parce qu’elle savait sans l’ombre d’un doute discerner les ténèbres des mots.

« Demain sans doute. Il serait mal venu que je m’attarde, tu ne pense pas ? »

Eclat mutin et enfantin pourrait on dire qui anima un instant les prunelles d’absinthe de la belle d’Escault. Elle s’amusait des non dit et des sous entendu. Finalement, elle se redressa, restant assise et alanguie sur la couche, la glace de ses iris pervertie par l’enchantement de ce corps mis a nu qui lui faisait face.

« Quand viens tu ? »

Affirmation a peine voilée que celle là car nul n’était question de savoir si il viendrait, juste de savoir quand. Mais une autre pensée agitait la dame. Plus délicate et dérangeante.

« Dis moi, Loup, combien de temps encore laisseras tu ton fils sans maitre ? »

Le jeu subtil des ombres ne dévoilait rien, se contentant de s’agiter dans ses yeux sans rien révéler des pensées de la belle. Terrain dangereux que celui là, mais elle n’était pas de ses femmes qui frémissent de peur devant cela, bien au contraire.

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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Mar 30 Nov 2010 - 23:03

« Veux-tu me voir mort ? » répondit-il sans hésiter.

A cette nouvelle question, il n’avait aucune réponse. Il savait Faustine dangereuse, pleine et entière, sans scrupules ni hésitations. Il savait que si, un jour, l’envie de l’assassiner la prenait, elle ne broncherait pas en œuvrant à sa perte. La question était de savoir si ce désir naitrait jamais, ou s’il saurait tempérer cette colère, cette fureur d’avoir trouvé un être capable de se jouer d’elle. La dompter, jamais, mais la diriger, peut-être. L’avenir était comme le ciel, sombre et voilé, sans espoir d’éclairci. Il ne restait plus qu’à attendre, agir et assumer les conséquences.

Néera lui pardonne son désir jamais assouvi, la vision de ce corps alangui réveilla sa soif d’elle, mais il ne broncha pas. Restant immobile, il la caressa du regard, admirant ses formes, encore et encore, jusqu’à penser être capable de les sculpter. Loup aurait-il été un artiste qu’il aurait été figé dans le marbre cet instant mirifique. Mais le seul burin qu’il maniait était une épée, la seule encre qu’il dispersait le sang des ennemis d’Assar. Il était maître d’un domaine, noble odélian et homme d’arme. Pas troubadour, ni scribe, ni peintre. Il était de ceux qui façonnaient l’Histoire, non qui la travestissaient ou l’inventaient.

« Dès que possible », répondit-il sans honte.

Pourquoi serait-elle la seule à être confrontée à ses faiblesses. Qu’elle découvre celles qu’elle faisait naître, qu’elle s’en réjouisse, qu’elle s’enivre de ce pouvoir qu’elle pouvait avoir sur lui. L’idée d’en avoir un semblable sur la Dame d’Escault était comme un baume à son cœur et à son arrogance. Tant qu’il saurait dissimuler les failles qui ne la concernaient pas, il serait sauf, et pourrait se noyer autant que faire se peut dans cette passion qui les liait. L’entendre cependant glisser sur l’une d’elle lui rappela qu’il n’était pas à l’abri de Faustine et de ses tours. Elle lui avait avoué sans laisser l’ombre d’un doute ce qu’elle était, et il n’y avait pas repensé. Une erreur.

« Hadrien a moins besoin d’un maître que de discrétion. Ta magie et la sienne ne sont pas les bienvenues en Odélian, nous le savons tous deux. »

Même avec deux générations royales porteuses du savoir des arcanes, la population odélianne était restée hermétique à ce qui tendait à devenir un art dans la Péninsule. Lui-même ne devait ses maigres connaissances qu’aux dons d’Hadrien. Mais ce n’était pas tant les réactions des paysans et petits seigneurs qui inquiétaient Loup. La demande de Gaucelm de prendre sous tutelle son fils et son refus d’y consentir étaient des informations que les deux partis avaient pris soin de dissimuler, et si elle ne l’avait pas appris par elle-même – ce qui, au fond, ne l’aurait pas étonné –, il ne comptait pas lui délivrer ce secret de polichinelle.

« Il est appelé à me succéder, et son éducation est déjà bien assez vaste. L’avenir nous dira s’il aura l’occasion de suivre la voie des mages. »
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Mer 1 Déc 2010 - 0:07

« Peut être… »

La valse des question s’arrête brusquement sous le soupir qui étreint la dame. Mi amusée, mi vipérine. Oui, parfois, elle voulait le voir mort tout en souhaitant le contraire. Idiotie. Imbécilité diablement enivrante hélàs. Elle rit de voir son silence répondre. Bien sur que pouvait il répondre ? Ils se jouaient des convenances, l’avaient toujours fait, pourquoi s’en inquiéter lorsque l’on pouvait les manipuler a son aise ? En vérité, voilà une question qui n’attendait pas de réponse.

La suivante se parait d’arrogance, parce qu’elle sait. Il ne chercha pas a nier provoquant l’ombre un instant dévoilée. Qu’elle aurait aimé qu’il le fasse et qu’il s’incline devant sa propre défaite, mais il ne la connaissait que trop bien, il lui refusait ce jeu avec panache. Faustine serra un instant les lèvres alors que décuplait la valse des flammes noires agitant ses iris. Pourquoi lui ? Pourquoi pas d’autre ? Interrogation intemporelle auquel nulle réponse ne pourrait être portée. Aussi laissa-t-elle durant quelques secondes la bride a ces tumultes, laissant les mots coulés avec une brusquerie matinée de sensualité.

Elle rit a sa réponse. Un rire absent, ironique aussi. Dieux qu’il est ignorant celui qui se joue des arcanes. Homme d’acier, non d’irréel, Loup s’obstinait a ne pas voir l’indispensable. Faustine lui avait offert sa faiblesse. Intransigeante en ces temps incertains, en userait il ? Peut être mais la belle ne faisait jamais rien au hasard.

« La stupidité d’un homme devient celle d’un Comté. Pathétique. Aucuns mages ne seraient capable de cela mais il est des têtes bien plus dure que l’acier. »

Murmure vipérin alors qu’elle insulte sans honte son propre suzerain. Elle cache ses dons, s’habille d’ombre et de mensonge pour sauvegarder sa propre vie, enivre son frère de faux semblant pour sauver la sienne. Ironie pathétique lorsque l’on savait que ce don, ce cadeau était ce qui avait attiré le Gras. L’enfant avait ce malheur.

« Il n’atteindra pas l’âge de te succéder. »


Sentence sans appel qu’elle ne prit pas la peine d’enrober d’extase. La lueur azurée de ses iris scintille, cruel, impérieuse. L’imbécile oublie lui-même les règles infranchissables des arcanes et pourtant, sa bouche aux lignes adorables sourit, se moque et se gausse alors même qu’elle venait de prédire la mort de son héritier. Joueuse ? Sans doute, terriblement joueuse, frôler la colère d’un homme tel que lui…excitant, horriblement excitant….
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Sam 4 Déc 2010 - 0:24

Loup ne sut d’abord comment réagir. L’espace d’une poussière de temps, qui lui parut pourtant s’allonger à l’infini, il fut assailli par des émotions violentes et contradictoires. Des émotions qu’il connaissait bien, pour tenter de refouler sans cesse, des émotions nées d’une impuissance insupportable, volontairement occultée. La vision d’Orpha, étendue sur leur lit, morte en tentant de donner la vie, le poussa à imaginer scène semblable avec comme victime Hadrien. La chair de sa chair, celui qui devait perpétuer son sang, hériter de ses biens et de son histoire, le seul être pour lui prouver qu’un jour. Le dernier lien qui le reliait à Orpha. Le voir soudainement agonisant, en diapason d’une Faustine triomphante, lui rappela ses propres doutes et peurs au sujet de sa formation. Mais son malaise indécis devait très vite laisser place à un regard sombre, plus peut-être que la nuit qui glaçait Miradelphia. Obscurcissant son regard autant que son jugement, elle lutta contre l’avertissement que tentait d’hurler son esprit anesthésié. Tu joues son jeu, tu sacrifies tes pions, reprends toi ! Mais il n’écoutait pas, n’y parvenait pas. Car plus que la prédiction de Faustine, c’était sa propre réaction qui alimentait le brasier.

Elle avait trouvé, sans surprise, sa plus grande faiblesse. Et en cela, elle prenait le pas sur lui, qui se satisfaisait de la troubler, de la pousser dans ses retranchements sans jamais l’y précipiter.
Elle te regarde, t’observe, et que fais-tu ? Ses poings se serrèrent légèrement, avant de se détendre. Trop peut-être, pour que le mouvement ait réellement été naturel. Qu’elle l’attaquât, il s’en moquait, qu’elle le blessât aussi. Elle pouvait bien le tuer, il l’accepterait, non sans l’entraîner avec lui. Mais qu’elle s’en prenne à Hadrien ? Qu’elle touche au fruit d’une union qu’ils ne pourraient jamais connaître, et encore moins consommer ? Non. Non.

« Il n’en sera rien. »
Regarde, admire, autant que tu peux. Les mots tambourinaient son esprit. Il était trop tard, désormais, pour penser cacher quoique ce soit. « Où veux-tu en venir, Faustine ? »

Il craignait, savait sans avoir besoin de l’entendre. Elle voulait ce qu’il ne pouvait accorder. La Dame d’Escault était dangereuse, trop pour qu’il ne la laisse s’approcher d’Hadrien. Elle avait beau avoir fait montre d’une maîtrise parfaite de ses capacités, il n’avait aucun moyen de jauger ses qualités didactiques, et n’était de toute façon pas en mesure de lui faire confiance. Jamais. Malheureusement, les mages qui pouvaient se vanter d’avoir sa pleine confiance étaient aussi rares que les flocons de neige estivaux. Pour ainsi dire, et malgré la fraîcheur d’un été privé de soleil, il n’y en avait aucun.
Elle sait.

« Satisfaite ? »

Louvoyant une dernière fois au cœur de ses iris, la colère disparut finalement, aussi vite qu’elle y était apparue. A la place, la lucidité conquérait son royaume. Si Faustine savait, lui aussi. Il avait joué et avait perdu, il s’était laissé attirer si près de ce noir brasier qu’il s’en était brûlé les ailes.
Savait-elle ? Où cherchait-elle confirmation ? Qu’importe, désormais. Elle savait.
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Faustine d'Escault
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Sam 4 Déc 2010 - 21:12

La Belle sait qu’elle a visé juste. Ce qui n’était que supposition devient sous son regard envouté certitude. Oh Loup, jusqu’où irait il pour son fils. Pour ce joyau qu’il découvrait indispensable ? Faustine en était intéressée, mais il est des choses que la vipérine féline respecte encore et user d’un enfant n’est pas dans ses songes. Mais cela, il ne le sait pas. Il cachait sa colère, elle s’en délectait. Il dissimulait sa rage, elle s’en abreuvait. L’ire lui allait si bien, tellement qu’elle se prit a le désirer passionnément. Pourtant, elle ne bougea pas, a peine ses doigts ont-ils caressé les draps qui ont vu leur union.

« Où je veux en venir ? Loup…Tu es un homme d’arme, non un mage…La magie le tuera si il n’apprend pas a la maitriser, es tu a ce point aveugle ou attends tu l’accident fatal pour réagir ? »

Elle susurre et sa voix s’enivre de langueur, divinement attirante telle une sirène qui tisse son chant. Pourtant, ses propos ne sont pas sensuels, chaque mot est terribles. Elle sait qu’il ne lui confiera pas son fils, sauf si le choix ne lui ai pas offert…Pour cela, il suffisait d’agir avec intelligence et de cela, la Belle d’Escault n’en manquait pas. Mais était ce le bon moment, l’instant adéquat ?
Un éclat de rire répondit a son mot, déçue de voir sa colère disparaitre, maitrisée, Faustine n’en était pas moins amusée. Elle se redressa a genoux, son opulente chevelure cascadant jusqu’au creux de sa poitrine, sublimant les monts délicieux de ses seins. Elle s’exposait sans honte aucune….Elle voulait forcer sa confiance ? Cela serait plaisant, jouissif…

« Regarde la vérité en face, tu ne peux pas faire venir de maitre sans alerter Odélian…Ton fils est en age d’apprendre, voir même en retard. Le laisseras-tu risquer sa propre existence par…méfiance ? »


Elle murmure son venin, le pousse dans ses retranchements. Réussira-t-elle ? Echouera-t-elle ? La belle ne le sait, ne peut le savoir, pas avec cet homme bien trop changeant pour devenir prévisible.

« Oseras tu jouer sa vie aussi facilement ? »


Lent sourire qui fleurit, empreint d’extase passé et a venir. Flammes voraces qui ondoyaient dans les prunelles azurée de la belle, promesses d’intense et de colère. Qu’il cède….
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Loup de Rochefort
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MessageSujet: Re: Intime intimité | Faustine   Lun 13 Déc 2010 - 23:57

Loup était piégé. Il sentait se resserrer les murs de sa propre raison, cette voix pernicieuse qui lui soufflait que, peu importait son choix, il perdrait à la fin. Jamais il ne pourrait se résoudre à remettre la vie d’Hadrien entre les mains de Faustine. Là où il aurait confié le monde à Orpha, il n’offrirait à la dame d’Escault que sa propre damnation, jamais celle des siens. Néanmoins, il savait déceler la vérité dans ses propos parfois fallacieux. Oui, son fils était en danger, et s’il n’apprenait pas rapidement à museler puis apprivoiser son don, la magie risquait de le tuer. Il n’avait que Valis sous la main pour le former, mais le mage n’était pas un homme en lequel il pouvait se fier. Il ne servait le Seigneur d’Assar que parce que ce dernier le payait bien, et il savait très bien qu’en terme d’or, Odélian pouvait enchérir sans peine. Et puis, Valis ne savait pas ce qu’était un secret, avec lui la moindre rumeur se propageait mieux qu’une épidémie de peste en plein hiver.

« Très bien », lâcha-t-il finalement, le regard teinté d’une colère nouvelle alors qu’elle sous-entendait qu’il était capable de jouer sa vie sur l’autel du hasard et de la chance. « Tu accueilleras Hadrien à Escault, et tu le formeras. »

D’un pas, il fut sur elle, et sa main droite agrippa sa chevelure juste au dessus de sa nuque, directement à la racine, la tirant en arrière pour lui faire relever la tête. Il ne se soucia pas de lui faire mal, il avait un rôle à jouer et toute femme qu’elle était, Faustine était surtout celle qu’il devait convaincre de son honnêteté. Et en de telles circonstances, Loup ne se soucierait pas de quelques boucles d’or arrachées si la vie de son fils était en jeu.

« Qu’il lui arrive quelque chose alors qu’il est sous ta responsabilité, Faustine, et par les Cinq je le jure, tu brûleras dans ton domaine. »

Il était sincère, et cette sincérité nourrissait son mensonge. Elle le croirait, parce qu’il se croyait lui-même. Qu’il perde son fils, et peu importe ce que crierait les faits, il saurait la coupable. Elle était capable de tout, percer son mensonge ne serait pas un exploit au fond. Mentir n’était pas son conséquence, pratiquer l’art aidait à le déceler chez les autres. Finalement, il la lâcha, comme à regret.

« Il partira dans trois semaines, et reviendra quand je le jugerai nécessaire. »

Dans trois semaines, il serait hors de portée, à Diantra, sous la protection de l’Arcanum. Faustine n’aurait pas les moyens de s’opposer à l’institution magique la plus puissante du Royaume. Elle n’aurait qu’à nourrir ses regrets, et lui pourrait s’en jouer. Il allait devoir agir vite et bien, discrètement et intelligemment. Mais il n’avait pas le choix.
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