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 Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)

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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Mer 27 Oct 2010 - 19:48

La nuit. Après l’agitation du jour, elle n’est qu’apaisement, repos et sérénité. Seulement, quand elle vient à se proclamer Reine du jour plongeant ainsi le monde dans une obscurité éternelle, toute sérénité ou autre calme éphémère n’est plus rien. Fumée, vague souvenir, la vie était devenue une constante agitation et peur quasi constante au sein de tous. Le Voile répandu sur Miradelphia terrorisait plus qu’il n’apaisait, peu importe depuis combien de temps il régnait en maître absolu sur l’ensemble des terres de ce monde. A Diantra, c’était un peu la foire du marché grandeur XXL et sur une durée illimitée, ce n’était pas uniquement un matin de Julas ou de Panahos comme à son habitude. Certains préféraient ne pas sortir de chez eux, certes, après tout, peut-être était-ce le ciel qui décidait bien de nous tomber sur crâne, c’est vrai, un toit et quatre murs étaient toujours lourdement requis pour survivre à un événement pareil. D’autres fourmillaient dans les rues, vivant comme si chaque jour était une apocalypse, attendant une mort certaine qui ne semblait tout bonnement pas venir. Une foire. Diantra était devenue une vraie foire, c’était le mot juste. Ah c’est sûr que le taux de criminalité avait du bien fortement hausser, tout comme la tendance au suicide, le prix du pain du jour ou celui de la dernière bière avant l’au-delà – il n’y avait pas à dire, ce Voile permettait de faire des slogans plus abracadabrantesques les uns que les autres, du moins … pour les marchands assez fous qui continuaient de vivre normalement.

Oui, il était donc vrai que le calme et le silence avaient déserté en tout instant cette ville happée par la panique d’une nuit sans fin. Ainsi à ce brouhaha omniprésent vint s’ajouter un cri. Déchirant. Implorant la grâce de Nééra. Il en aurait sans doute réveillé les morts – ironie du sorts n’est-ce pas, puisque Tyra faisait mumuse en ce moment même à quelques kilomètres à l’est.

Par Néera, Ghurt ! C’est mon corps que tu examines, pas un animal crevé ! Le grand brun s’était redressé précipitamment de la table en bois de la salle à manger improvisée comme table d’opération. Il s’écarta du vieillard en titubant sur le côté.
Tu préfères que j’essaye par la magie peut-être, c’est vrai après tout, je ne pourrais que te brûler la moitié du visage, ce n’est pas grand chose.
Te fout pas de moi. Bordel j’ai eu l’impression de mourir.
As-tu oublié ce que s’était de se faire guérir de façon tout banalement médicinale ? Mon pauvre garçon, on dirait une gamine de sept an qui s’est écorché le genou pour la première fois. Tu veux un bonbon ? Le sage ne put retenir un rire qui lui éclata dans la gorge, réveillant sa bonne humeur que beaucoup aurait pu croire morte et enterrée depuis des décennies.

Il est vrai qu’il n’y était pas allé de main morte mais, comme on le dit si bien, il vaut mieux soigner le mal par le mal. Quel stupide diction. Attrapant un morceau de tissu qui ne ressemblait que de très loin à une cape, Ybu l’enfila par dessus son manteau fétiche et dissimula son visage du mieux qu’il pouvait, l’obscurité ferait le reste. Il sortit de la demeure en claquant la porte, laissant Ghurt absolument mort de rire, plié en deux sur la table.

Non mais sérieusement … Comment était-il possible que des plaies aussi cicatrisées que l’avaient été les siennes se rouvrent, là, comme ça, du jour au lendemain ? Il était tout bonnement défiguré et ça avait eu le don de le mettre particulièrement hors de lui au début. Maintenant, il devait subir chaque jour la torture que le vieillard lui infligeait pour ne pas attraper les pires horreurs que la nature ait jamais créées. Il ne saignait pas, mais les plaies étaient à vif et pouvaient s’infecter si l’on ne faisait rien. Elle lui faisaient un mal de chien, ajoutez à ça la bonne dose d’alcool coupé à on-ne-sait-quoi que monsieur « Je risque de te brûler la face si j’use de la magie » lui appliquait dessus à chaque fois que ses pulsions sadiques se manifestaient et vous avez un bel Ybu parfaitement à point, à fleur de peau et qui mangerait bien du Ghurt au repas du soir.

Après avoir terrifié la moitié du quartier grâce à son physique de géant écorché, Ybu avait jugé bon de se caler sur le toit d’une bâtisse choisie tout particulièrement pour son surplomb de la ville. Il avait abandonné l’idée de dissimuler son visage et s’était fait du tissu un parfait oreiller de fortune. Tant qu’à faire bête de foire, il aurait préféré que le moyen soit tout autre.
Repensant alors à ce que lui avait dit son « maître », il fut frapper par l’incroyable connerie qu’était d’essayer d’user de magie, acte que cette sagesse incarnée qu’était Ghurt lui avait défendu strictement de faire sous prétexte que … quels avaient été ses mots déjà ? Ah oui. « Ça va t’exploser à la gueule mon tout petit. Maintenant, va me chercher cette foutue racine de … » Ah oui c’est vrai, il se rappelait même du coup de bâton qu’il avait reçu sur le sommet du crâne après ça, chose qui commençait à arriver légèrement trop souvent.
Au diable les interdictions de ce vieux sans âge, il n’avait plus quatre ans après tout. Se redressant, il allait s’asseoir plus haut contre la cheminée de la bâtisse puis commença à marmonner quelques mots fixant le creux de sa main. C’était le truc le plus banal qu’il avait appris à faire, et … impossible de sortir quoi que ce soit.

Tu parles d’une explosion …

Paroles auxquelles vint répondre une gigantesque flamme naissant au niveau de sa paume, plus grande qu’il n’avait jamais osé le faire, plus vraie qu’elle ne l’avait jamais été. Plus chaude aussi. Bons avaient été ses réflexes fort heureusement, un peu plus et on aurait pu le prendre pour un Sombre-à-la-peau-cramée. Bonjour le passage inaperçu, c’était particulièrement réussi.
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Ak'esha
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Jeu 28 Oct 2010 - 22:31

Ak'esha était perdue, comme dans complètement paumée. Elle était dans une partie de la ville qu'elle n'avait jamais visité même pendant le temps où elle avait vécu à Diantra. Et pour le moment elle était pas vraiment prête à retrouver son chemin plus occupée à s'engueuler avec Fureur qu'a produire quelque chose d'un tant soit peut constructif. Le dialogue assez banal de ceux qui sont perdus et qui essayent de rejeter la faute sur l'autre tout en lançant des arguments douteux quand à pourquoi prendre ce chemin et pas l'autre un peu du genre« celui-ci sent meilleur », des conneries comme ça. Au bout d'une bonne demi-heure de palabre stérile, elles se mirent enfin d'accord pour prendre par les toits et essayer de se repérer par rapport à la cathédrale qu'elles ne pouvaient voir tant les rues étaient étroites. Enfin sur les toits elle repérèrent bien vite l'affreux temple à la gloire des imposteurs, tout éclairé qu'il était par les feu des lumières qui étaient disposées tout autour. Un éclat blanc bleu traversa le ciel sombre au loin soulignant les contour de la foret de toit qui s'étalait tout autour d'elles.


« Bon je suppose que la rue illuminé là c'est la grande rue qui traverse d'est en ouest »
Je pense que pour une fois t'as pas trop tort.
« J'ai jamais tort... »
Stop on recommence. On a dit utile.
« Donc je suppose que si on prend par là on doit pouvoir tomber sur le couillon qui fait chier le patron. »
Manifestement.


Fortes de ces constatations et remarquant qu'il lui était tout de même plus facile de se diriger en prenant de la hauteur, elle traversa donc le quartier par les toits. La jeune femme trouva ensuite sans trop se perdre la piaule de sa cible. Constatant qu'elle n'était pas là elle attendit. Il lui aurait été facile de déposer son message dans le lit même de sa cible mais elle devait faire en sorte que le message soit claire, on ne vole pas son patron, ça se fait pas et il y a de grave conséquence. La cible se pointa enfin, il avait l'air du premier suspect dans les ombres mouvantes que projetaient les rares luminaires de cette rue. Elle laissa passer un peu de temps,avant de sauter de l'autre côté de la rue et de pénétrer en silence dans le taudis qui lui servait d'antre, il ne la vit ni ne l'entendis poser son message, elle referma d'une de ses tentacules le volet en le claquant et disparu par les toits après avoir vérifié qu'il avait reçu le message.
Bon ça c'est fait,maintenant elle allait s'occuper de se renseigner sur l'oncle, ce qui était tout de même le but de la manœuvre en venant à Diantra. La jeune femme savait plus ou moins comment le trouver mais pour l'atteindre elle aurait un peu de mal il lui fallait d'abord en savoir plus sur comment il fonctionnait, si il avait changé ses habitudes ou si il avait de nouvelles affaires qui lui tenait particulièrement à coeur.
La jeune femme s'arrêta un instant essayant de se repérer, contemplant la ville sous l'éclat blanc-bleu des éclaires, plus ou moins proche de Diantra, qui de temps en temps zébraient le ciel. Elle cherchait par où elle allait bien pouvoir commencer, suivre l'un des sous-fifres de bas-étage ou aller taper plus haut. Secouant la tête, elle continua son chemin plus ou moins au hasard sautant de toit en toit en s'aidant quand c'était nécessaire de ses tentacules.
La jeune femme était trop absorbée dans ses pensée pour remarquer l'homme de l'autre côté de la cheminé près de laquelle elle passait et lui semblait tout aussi absorbé par ses salamalecs pour avoir entendu le pas léger de la jeune albinos. Elle ne remarqua la présence de l'autre qu'au moment où une flamme sortie de sa paume, ce qui surpris fortement la pauvre muse qui ne s'y attendait pas du tout.Elle perdit l'équilibre et ne put le recouvrer, son pied glissant sur la surface en pente du toit. Elle tenta de se rattraper à la première chose qui lui tombait sous la main et bizarrement ce fut la botte de l'inconnu, elle eu juste le temps de voir le visage scarifié de frai de celui-ci avant que les réminiscences de l'éclat soudain provoqué par la flamme ne se dissipent. Elle entraina avec elle,l'homme qui en glissant lui rentra dedans dans un méli-mélo de jambe et de bras. Il se retrouva plus bas qu'elle sur la pente du toit, mais s'il avait put se raccrocher à quelque chose, elle tombait encore et le percuta l'envoyant par dessus bord. Elle glissa jusqu'au bord du toit et s'accrocha des deux mains à celui-ci,s'aidant de ses tentacules qu'elle avait enfin eu la présence d'esprit de s'aider de ses tentacules.


« Franchement t'est pas douée »
Ouais, bein au lieu de faire de l'esprit tu pourrait m'aider.
« Tu veux que je fasse quoi. J'ai aucun contrôle »
Je sais pas moi... umh... Que tu la fermer par exemple, ça pourrait aider!


Oui, elle avait beau avoir en générale de très bon réflexe, la jeune humaine était un peu distraite par son altercation avec son alter ego, ce qui n'aide pas vraiment à conserver son équilibre. Ca n'aide pas non plus à mettre ses pieds au bonne endroit non plus, parce que le pauvre homme qui pour l'instant s'accrochait au pantalon de la jeune femme avait pris les pieds de celle-ci dans la figure quand elle était passée au-dessus de lui. Et maintenant, Ak'esha avait un autre problème en plus de devoir se tenir au rebord du toit d'une seul main et de deux tentacules, elle devait retenir de l'autre main son pantalon qui commençait à glisser sur ses hanches alors que l'autre essayait d'arrêter sa chute.


-Euh... Sans vouloir vous déranger, je sais que vous êtes plutôt occupé mais si vous pouviez éviter de vous accrocher à mon futale ça serait plutôt sympa.


Accrochée d'une seule main au toit elle avait baissé les yeux vers le pauvre inconnu, qui s'était pris les pieds d'une conasse maladroite dans la gueule avant de passé par dessus le bord du toit, et qui pouvait aussi constaté que se tenir ne semblait pas vraiment la préoccupation première de la dite conasse alors qu'ils étaient à une bonne hauteur, tout de même.


[HRP: Si la fin te plait pas ou pour tout autre raison fais le moi savoir.]
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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Ven 29 Oct 2010 - 14:11

Tout perturbé qu’il était d’avoir lancé une telle flamme qui avait bien manqué le défigurer à vie, le rendre aveugle, chauve et tout ce que vous pouvez bien imaginer, Il se garda bien de penser qu’il pouvait se trouver une personne, de un, sur les toits, et, de deux, juste à côté de lui alors qu’elle n’y étais pas trente secondes auparavant. En plus d’être là, elle avait été encore plus surprise que lui par ce lance flamme improvisé qui vint illuminer le pâté de maison. Il ne la remarqua par sa silhouette mais plutôt par le fait qu’elle l’entrainait vers le vide, le prenant pour une vulgaire prise qui l’empêcherait d’échapper à son manque d’équilibre. Dans ce domaine-ci, Ybu était impardonnable, voyons, ce n’était qu’un toit glissant pas un fil étendu entre deux arbres ! Seulement, il était trop fier pour soulever son manque de réaction, il aurait pu très rapidement se rattraper à la cheminée, il en avait les réflexes et la possibilité. Seulement, le poids qu’il avait désormais à la cheville était la surprise de trop.
De fil en aiguille, le grand brun se retrouva suspendu dans le vide, accroché d’une main au bout du toit et de l’autre au tissu que portait celle qui était responsable de sa chute s’étant rattrapé, tout comme elle l’avait fait avant lui, à la première chose qui lui tombait sous la main. Il ne ressentit pas tout de suite la douleur qu’il aurait du le frapper – c’était bien le terme – dès lors que ce fabuleux coup de pied, aussi involontaire soit-il, lui avait heurté le visage. Enfin question d’insensibilité, il venait de se prendre une bonne moitié de bouteille de cicatrisant sur la figure même pas une heure de cela, ça vous anesthésie n’importe quoi.

Euh ... Sans vouloir vous déranger, je sais que vous êtes plutôt occupé mais si vous pouviez éviter de vous accrocher à mon futale ça serait plutôt sympa.

Il releva alors la tête vers elle, regardant vraiment pour la première fois son « agresseur ». Bon dieu ce qu’elle était blanche ! On aurait dit une face d’elfe avec des cheveux de drow. Quel mélange bien étrange, c’était quoi encore de machin-là ? D’autre part, une réponse du genre « Euh ... Sans vouloir vous déranger, je sais que vous êtes plutôt occupée mais … si vous pouviez m’aider à ne pas me rétamer lamentablement par terre, ça serait plutôt sympa. » lui titilla la langue, mais il s’en garda. Il avait beau pouvoir penser les pires horreurs, jamais il ne se permettait se crier ou d’injurier quelqu’un en face, question de principe. Et comme chacun le sait, il était galant homme – ben voyons – et elle aurait pu faire pire, quoi que son exploit mettait déjà la barre bien haute, qu’il aurait quand même pu rejeter la faute sur lui – ce qui, ici, était un peu le cas.

Il s’exécuta et lâcha le pantalon de la pâle jeune femme, raffermissant sa prise sur le semblant de gouttière qui était proche de lâcher sous son poids s’il ne changeait pas très vite la donne. Fort heureusement, vivre comme il avait vécu vous forge un corps digne des meilleurs acrobates que vous pourriez voir sur la place du marché. Le choc passé, il se hissa, non sans mal, sur la rambarde et s’assit pour ainsi refaire face au vide. Bien que la maison soit légèrement plus haute que les autres, il aurait aussi pu se laisser tomber au sol sans risquer de se briser les chevilles mais l’envie de remonter sur son perchoir le perdait peu à peu – oui, si vous voulez, on appelle ça la flemme. Et il ne comptait pas laisser partir la Dame Blanche qui avaient d’étranges membres supplémentaires car, oui, dans la précipitation, ce détail ne lui avait pas échappé. Et ces espèces de … bras, semblaient avoir une certaine consistance, chose qu’il avait le plus de mal à faire naître dans ses propres tours.

Toutes mes excuses, il n’était pas dans mes intentions de vous faire peur pour vous infliger pareil charivari, Dame. Oui il devait sûrement faire peur, et il s’étonna même qu’elle ait pu prononcer une phrase sans être tout bonnement offusquée par sa face de scarifié juvénile. Vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ?

Elle semblait tout enfantine, une petite poupée d’une porcelaine fine. Plus qu’être terriblement choqué par une potentielle autre race impure inconnue de sa part dont elle aurait pu être issue au vu de cette pâleur absolument irréelle et de cette chevelure si blanche qu’on ne pouvait espérer posséder avant une bonne soixantaine d’années passées en étant Humain, ce dont elle semblait bien loin, il était presque tout excité de voir ses membres supplémentaires, comment était-ce possible ? Est-ce que c’était de naissance ? Une illusion ? Autre chose ? Plein de questions se bousculaient dans sa tête de par la vue de ces choses sombres qui semblaient si immatérielles. C’était tout le contraire de ce que Ghurt lui efforçait d’apprendre. « Rend moi ça réaliste avant d’essayer de le matérialiser ».

Comment … Comment faites-vous cela ?

Et encore plus perturbant, elle ne semblait pas absolument gênée par ce que lui avait subit quelques minutes auparavant. Sa magie était déréglée. Complètement déréglée, il n’avait même pas mesuré l’impact qu’aurait pu avoir cette perturbation sur ce qu’il faisait. Est-ce que tout était lié au Voile ? Ça ne faisait aucun doute. Mais … Comment ? Questions existentielles, pour plus tard. Il se concentra plus sur l’objet de sa convoitise. Oubliée la chute, oublié le coup de pied, oubliée son humeur du jour et sa rancœur envers ce qui était responsable de tout ce qui arrivait en ce moment.

Lui vint alors une idée lumineuse : tenter de faire la même chose. Au diable les problèmes qu’il avait eu précédemment, il ne les ferait pas en feu ces machins-là, peu importe ce que s’était. Il les observa sans oser les toucher, d’une part parce qu’il se serait pas permis d’entraver à l’intimité de cette jeune femme plus qu’il ne l’avait déjà fait, mais aussi surtout parce qu’il considérait ces deux choses comme quelque chose de … Hum, comme si Arthur avait trouvé son Graal, comme Jason, sa toison d’or et comme bien d’autres avant eux. Il se concentra et se lança alors. Au début ? Le flop total. Rien de rien, comme tout à l’heure avec la banalité d’une flamme qu’il maîtrisait parfaitement à l’habituelle. Par la suite il eut le droit à quelque chose de tout à fait surprenant. Fumée sombre qui semblait bien trop visqueuse pour pouvoir être suspendue en l’air. Il tenta de donner à cette masse une forme similaire à ce qu’il observait. Quelque chose le « traversa » et il dut s’interrompre, laissant retomber au sol une immondice informe s’apparentant à une méduse liquéfiée.
Il fronça les sourcils et reporta son attention sur Octopus woman – un problème ?

Invraisemblable. Vous parvenez à maîtriser cela malgré ce qu’il se passe avec cette éclipse de malheur et les conneries qui l’accompagnent ?
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Ak'esha
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Ven 5 Nov 2010 - 22:18

Ak'esha sentit rapidement le poids de la main qui avait cherché un appuie qui faisait défaut aux pieds de son propriétaire s'envoler et put se préoccuper de se rétablir sur le toit. Elle sentie près d'elle l'homme remonter sur le toit, avec une certaine aisance malgré la difficulté de l'affaire. La jeune femme trouva des prises plus appropriées que celles qu'elle avait jusque là choisie et se hissa sur le bord du toit tout en rappelant à elle ses tentacules avec précaution pour ne pas se déséquilibrer. Elle ne les fit pas rentrer complètement les laissant pendre le long de son bras gauche prudente. Mais rapidement elle put de nouveau s'assoir sur le bord du toit face au vide, les jambes croisées sous elle à côté du magicien « maladroit » qui l'avait surprise.

-Toutes mes excuses, il n'était pas dans mes intentions de vous faire peur pour vous infliger pareil charivari, Dame. Vous ne vous êtes pas fait mal j'espère?

La jeune albinos murmura quelque chose de peu amène semblait-il mais le sens en était perdu pour toute personne n'ayant pas son oreille collée à ses lèvres. Elle secoua légèrement la tête comme si elle répondait à quelqu'un qui n'était pas là faisant teinter la clochette accrochée dans ses cheveux. Le son de la petite cloche sembla la tirer de sa rêverie d'un instant. Son bras gauche lui faisait un peu mal et elle n'était pas certaine de pouvoir manier une lame, alors elle garda l'un de ses tentacules sorties pour le garder enroulé autour de son bras gauche près à servir en cas de besoin.

-Tu peux te carrer tes « Dame » où je pense, grogna Fureur.
-Sinon toi ton visage ça va? Demanda Ak'esha indifférente.

La jeune femme jeta un regard sur l'homme qu'elle avait faillie balancer par dessus le bord du toit. Elle devina plus qu'elle ne vit les scarifications qui courrait fièrement sur le visage de l'homme en face d'elle. Elle reniflait presque le sang qui suintait de ses plaies, presque, parce qu'elle n'avait pas l'odorat pour vraiment faire la distinction entre la puanteur de la ville et une odeur distinct même très forte, ce n'était qu'une fabrication de son esprit malade qui s'excitait un peu trop à l'évocation du sang. Les plaies de l'homme luisait dans la faible lueur qui s'élevait du très pauvre éclairage public de Diantra. Les entailles semblaient fraiche et pourtant il n'avait pas l'air de s'en faire plus que ça, en parlant d'entaille, elle commença à se gratter le bras gauche. La démangeaison ressemblait étrangement à une plaie entrain de se cicatriser, pourtant elle était certaine de ne pas s'être fait blesser au bras.

-Comment... Comment faites-vous cela?

La jeune femme albinos n'aurait pas put répondre même si elle l'avait voulut, elle n'en savait rien, elle le faisait simplement. On lui en avait donné le pouvoir elle s'en servait quand elle en avait besoin, c'était tout aussi simple et pour le moment elle avait autre chose en tête. La jeune femme releva sa manche gauche pour découvrir à l'endroit où l'avait blessée Mia une ligne rougeâtre de chaire neuve alors qu'avant il n'y avait qu'une discrète cicatrice argenté sur sa peau blanche.
Elle observa avec un intérêt distant les essais infructueux de son interlocuteur pour reproduire ses tentacules avec sa magie. La jeune femme était un rien dubitative quand aux intentions qu'avait le scarifié vis à vis des dons de l'Oublié. Elle se demandait s'il ne serait pas plus charitable de gentiment l'envoyer diner avec Père mais décida d'attendre et de voir, de toute façon elle avait une longue liste de gens à lui envoyer dans les jours futures. L'homme parut soudain avoir un frisson qui le fit abandonner ses expérimentations infructueuses qui s'écrasèrent sur le toit dans un flop visqueux et répugnant un peu comme le cerveau réduit à rien d'un macchabée.

-Invraisemblable. Vous parvenez à maitriser cela malgré ce qu'il se passe avec cette éclipse de malheur et les conneries qui l'accompagnent?
-Surement que je suis plus douée que toi, ironisa-t-elle laconiquement.

Plus doué, c'était vite dit surtout au vue de sa maladresse qui les avait fait se rencontrer sur ce toit de façon aussi impromptu.
La jeune femme le regarda brièvement avant de rentrer sa dernière tentacule, elle jugeait qu'elle n'en aurait pas besoin. Elle ne savait pas bien quoi dire à cette homme il semblait apprécié le fait d'avoir des tentacules comme une chose amusante et utile. Il serait surement moins amusé s'il savait ce qu'il fallait faire pour les avoir, il ne semblait pas particulièrement disposer à prendre la vie de quelqu'un par jeu ou pour des convictions religieuses. La jeune femme savais qu'elle ne pouvait pas lui expliquer ce qu'était son pouvoir ou ce qu'était l'Oublié s'il ne passait pas l'Epreuve et elle n'avait carrément pas envie de ramené cet homme jusqu'à la Voix en Oësgarde.

-Moi ce que je trouve invraisemblable, c'est qu'un type avec une gueule comme la tienne on ne l'abatte pas à vue. Non pas que j'aimerais te butter mais moi déjà que j'ai là peau un peu trop blanche et on me fait les gros yeux alors toi t'as dut bien t'amuser dans la vie.

La jeune albinos n'avait pas parlé comme si c'était une sorte d'insulte ou une quelconque attaque à l'apparence de son interlocuteur. Elle avait parlé sur un ton un peu indifférent et pourtant ça avait l'air de parole tout à fait normale dans ça bouche, ça n'avait presque pas l'air déplacé et un rien bizarre.

« J'aimerais bien savoir ce que tu prévois »
Bah, j'avais envie, il a l'air pas bien méchant et puis il a l'air d'apprécier les attributs de Père.
« Je sais pas s'il apprécierait le baiser sanglant que tu fait quand tu es blessée »
Je compte pas vraiment me blesser dans l'immédiat.
« C'est déjà fait »



Dernière édition par Ak'esha le Mar 23 Nov 2010 - 11:53, édité 1 fois
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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Jeu 11 Nov 2010 - 0:25

Surement que je suis plus douée que toi.

Ça, en matière de magie du moins, cela ne faisait aucun doute. Le simple fait qu’elle puisse utiliser ses choses comme ses bras, sans avoir aucun difficulté ni rien. C’était rageant et il ne pu s’empêcher de passer trente secondes en mode juvénile, affichant les gros yeux, perdant son sourire véritable, ses commissures suintantes fièrement dressées comme s’il avait pu en rire. A réflexion enfantine, réponse enfantine. Il croisa les bras pour finalement faire craquer ses épaules dans un bruit très peu agréable.
Il avait toujours eu pour habitude d’adapter son comportement à la personne qu’il avait en face, il aurait pu faire son galant homme comme face à toute jeune femme qu’il aurait pu rencontrer, oui, il aurait pu. Sauf qu’ici, il avait eu l’initiative, la naissance d’une envie, un fœtus de motivation qui s’était tout simplement volatilisé. Fourrant le Comte de Noisulli au placard, Ybu lâchait ses gants et revêtait son apparat de digne Olu, gamin joueur face à une gamine tout juste sortie de l’adolescente. Chose rare, il se permettait d’ouvertement dévaloriser cette personne en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Son jugement sur les gens était rapide, fondé et très souvent véritable. A vouloir passer à la vitesse grand V, monsieur se foutait des fondements et de la vérité, la chère « Je te fous un coup de pied dans la tronche et vient te passer mes surcapacités sous le nez » ferait l’objet d’une rivalité dans le petit cœur cendré d’Olu, infantile mauvais joueur.
En fin de compte, le dérèglement de sa magie lui servirait, d’une façon ou d’une autre, mais la puissance éphémère qu’elle lui procurait était essentielle pour épater la galerie. S’il ne pouvait se concentrer sur une conception, il pouvait laisser faire le spectaculaire.

Moi ce que je trouve invraisemblable, c'est qu'un type avec une gueule comme la tienne on ne l'abatte pas à vue. Non pas que j'aimerais te butter mais moi déjà que j'ai la peau un peu trop blanche et on me fait les gros yeux alors toi t'as du bien t'amuser dans la vie.

T’en étonnes pas, tu as la peau d’une elfe, normal que ce soit choquant. Un peu comme si un drow avait débarqué chez les nains, dans le genre gros yeux du Grand Méchant Loup, je suis sûr que tu remportes la palme.

Quoi ? Qu’est-ce qu’il avait son visage ? Bon. C’est vrai qu’avec le bazar pas possible lié à l’éclipse, ça avait un peu cafouillé et ça relevait de l’ignoble et de l’immonde mais, en temps normal, les gens ne le voyaient pas de toute manière. Ils n’avaient soit d’yeux que pour ses illusions soit ne faisaient pas attention à la grande silhouette qui se mouvait dans les rues de Diantra. Abattable à vue, non mais qu’est-ce qu’il faut pas entendre.

Se détournant de la désintéressée, il retourna vers l’immondice visqueuse, imitation très lointaine certes, et s’y planta un instant. Mimant une évaluation de distance complètement chiquée puisqu’au fond il n’avait aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir sortir, il se concentra sur le sort le plus banal qu’il connaissait. Une flamme jaillit et elle n’avait rien d’une minuscule flammèche. Son but était d’atteindre sa production précédente dont il s’était très largement éloigné. Bon Dieu ce que ça pouvait avoir de jouissif de créer quelque chose. Du fort, du beau, du chaud. Léger décrochage, la chose informe et transparente ne s’enflamma pas … par contre le toit, lui, si. Ne paraissant absolument pas surpris – tu parles ! – il se tourna naturellement vers un élément qu’il n’affectionnait pas particulièrement : l’eau. Feu/eau, jusque là, rien de très extravagant. Ce n’était pas qu’une miniature de nuage qu’il avait la possibilité d’invoquer cette fois-ci, il n’avait cure de l’énergie qu’il pourrait ainsi dépenser en cette soirée de Voile, ainsi, s’en suivi de la flamme une gigantesque gerbe d’eau dont il se tient bien éloigné, lui. Oh, quel dommage, Octopus girl était un peu trop près de la cible qu’il tentait d’atteindre. Le petit bout de femme qu’elle était aurait pu se jeter dans la mer qu’elle n’aurait pas été plus détrempée qu’elle ne l’était désormais.

Oh ! Toutes mes excuses, je me suis emballé peut être un peu trop. Ce surplus, cette puissance … Tout n’est pas encore totalement maîtrisé. Affichant une mine désolée, le ton qu’il avait pris était lourd de sens. Couvrez-vous, vous risquez de prendre froid. En plein mois de Favriüs, effectivement, totalement plausible.

Comme un gamin qu’il était, Ybu zappa totalement le chapitre de la conséquence de ses actes jouant pour le moment sur la montée de l’énervement de son interlocutrice. Il se rapprocha d’elle en sautilla, son pas était presque dansant. Après l’avoir contournée , il remonta vers le haut de la cheminée où sa cape de fortune improvisée en oreiller était toujours roulée en boule. Il la récupéra et se dirigea vers le bord du toit. Agrippant le bord qui était sur le point de céder quelques minutes auparavant, il se laissa tomber sur le pavé froid de la ruelle adjacente.
Elle ne partirait pas, c’était sûr. Au vue de ce qu’il lui avait fait. Il ne compatissait même pas et ne regrettait strictement rien. Continuant à sautiller comme une gamine qui allait cueillir des fleurs pour sa mère – avouez que la comparaison est absolument fantastique – il gardait néanmoins en vue la prétendue tigresse qui s’apprêtait sûrement à l’égorger ou au moins lui faire payer la monnaie de sa pièce. Il voulait qu’elle ressorte ses tentacules, tentacules dont il voulait également connaître l’origine.

C’est amusant, la Dame Blanche est encore plus effrayante détrempée qu’avec ses bras secondaires. Faites pas cette tête, ce n’est que de l’eau.
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Ak'esha
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Ven 26 Nov 2010 - 11:11

Ak'esha ne se formalisa pas du changement d'attitude de l'écorché, son orgueil de gamin joué ou non ne la préoccupait pas outre mesure. Elle en avait plus ou moins rien à faire, ce qui la préoccupait plus était son problème personnel en la personne du Vieux qu'elle voulait envoyer diner avec Père en tant que petit plat. Trop dérangé pour être un tant soit peu agréable elle commença par abordé le sujets des scarifications avec la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine et la réplique fut immédiate.

-T'en étonnes pas, tu as la peau d'un elfe, normal que ce soit choquant. Un peu comme si un drow avait débarqué chez les nains, dans le genre gros yeux du Grand Méchant Loup, je suis sûr que tu remportes la palme.

Certes, et c'était plus ou moins son but, la plus part des gens ne surmontait pas leur leur peur ou pas immédiatement et ce laps de temps où ils sont déstabilisés, ils sont vulnérables ce qui arrangeait bien la jeune femme, ce la facilitait d'autant plus la récolte d'âme. Il semblait avoir vraiment mal pris sa remarque sur ses plaies... Il se détourna de la jeune muse pour porter son attention sur sa création d'un noir visqueux. Il sembla fort absorber dans son étude pendant un court instant, puis il tenta de foutre le feu à l'immondice d'une façon, d'une efficacité limité mais du moins spectaculaire. Une langue de feu illumina le toit où se trouver les deux protagonistes, en direction de la chose, mais sa seule victoire fut d'enflammer le toit. Avec un aplomb formidable le sorcier projeta un fort jet d'eau qui éclaboussa la jeune femme qui s'était vivement reculer en se protégeant derrière un pan de son manteau. Son action eu un succès assez limité puisqu'elle se retrouva avec tout le côté gauche de sa personne complètement trempé et dégoulinant d'eau. Ca allai être facile de se sécher avec le superbe soleil qu'il faisait. Un juron bien senti, s'échappa d'entre les lèvres de la jeune albinos d'une voix assez peu en rapport avec le gabarit de la jeune femme et de sa condition féminine. Elle entreprit de se défaire de son manteau tout trempé pour essayer d'en essoré le trop plein d'eau sans étendre les dégâts.

-Oh! Toutes mes excuses, je me suis emballé peut être un peu trop. Ce surplus, cette puissance... Tout n'est pas encore maîtrisé, fit-il d'un ton faussement désolé. Couvrez-vous, vous risquez de prendre froid.

La jeune femme n'avait pas vu dans l'ombre le magnifique air désolé contrefait à la perfection par le roué* comédien que semblait être son sorcier d'interlocuteur mais le ton de fausse contrition désolé n'avait pas échappé au oreilles affutées de la jeune muse. Il ne lui échappa pas non plus que non content de se foutre de sa gueule il se mit à sautiller comme un gosse très content de lui. Elle se demanda un instant si elle le tuait puis le découpait en morceau pour le faire rissoler ou si elle faisait dans l'autre ordre en essayant de le garder en vie le plus longtemps possible, bien sure. Quand il lui apparut qu'il essayait de se carapater comme si de rien était avec l'air de mimer une gamine qui se promène le nez au vent dans un champ de fleurs, elle pris sa décision et opta pour la deuxième solution. Elle se laissa tomber à sa suite vérifiant qu'il n'y avait personne d'autre dans la ruelle.

-C'est amusant, la Dame Blanche est encore plus effrayante détrempé qu'avec ses bras secondaires. Faites pas cette tête, ce n'est que de l'eau.
-T'as de la chance que je sois pas réellement en rogne, marmotta-t-elle.

La jeune femme avait très bien vu qu'il la surveillait du coin de l'oeil et elle ne cacha pas qu'elle ne comptait pas le laisser partir, cela aurait été vain. Son manteau enroulé autour de son bras elle lui emboitait le pas, un tentacule dissimuler au milieu des pans de tissu. Ak'esha se doutait que le sorcier tout joueur qu'il était n'aurait pas très envie de se laisser convaincre gentiment d'aller banqueter avec l'Oublié en tant que plat, et elle cherchait une idée brillante qui lui permettrait de détourner l'attention de celui-ci assez longtemps pour lui permettre d'exposer des arguments plus percutant. Elle venait de trouver sa brillante idée.

-Je me demandais... commença-t-elle.

Quand elle fut coupée dans son élan par l'arrivée inopinée d'un passant d'une ruelle adjacente tout aussi passante que celle où ils étaient, avec sa tranquillité formidable. Changeant son idée au débotté, en supposant que ce serait un bien meilleur plan, elle détendit son bras pour cueillir d'un tentacule à la gorge le pauvre témoin qui ne faisait que baguenauder vers ses propres affaires. Son tentacule s'enroula étroitement autour du cou de sa victime qui ne put que gesticuler et expectorer pauvrement d'une respiration sifflante. La jeune albinos ramena violemment le pauvre homme en direction de son emmerdeur de sorcier dans l'intention manifeste de lui écraser la tête, le seul résultat de cette tentative fut qu'elle brisa les deux jambes de son arme qui lâcha un sifflement de douleur désespéré, s'évanouissant ensuite de douleur et du manque d'air. En effet sa véritable cible avait éviter l'attaque avec un art consommé. Le champ qu'avait pris l'ennemi de la jeune muse lui donna le temps de collecter l'âme de l'infortuné badaud. La fille du Chaos frissonna de plaisir en sentant l'âme de sa victime s'écouler en même temps que le sang de la plaie au coeur qu'elle venait de lui infliger. Son regard froid était toute fois toujours porté sur celui qu'elle considérait comme son ennemie et elle avait porter son coup au coeur avec l'indifférence et l'habileté que confère l'habitude dans un geste d'une négligence calculée. Elle s'approchait maintenant de sa dernière cible sans rien caché de ses intention à son encontre.


*HRP: si tu sais comment s'écrie le mot pour désigner quelqu'un plein de rouerie je suis preneur. Et je suis désolée pour la lenteur de la réponse les partiels sont passé par là et m'ont coupé toute envie d'écrire pendant un moment.


Dernière édition par Ak'esha le Ven 10 Déc 2010 - 8:15, édité 1 fois
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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Jeu 9 Déc 2010 - 18:56

T'as de la chance que je sois pas réellement en rogne.

Mignon, presque touchant. Autant sa magie à elle le fascinait, autant il se gardait bien de le montrer passé l’événement du « mode gamin ». Il n’imaginait même pas les ravages que pouvait faire un machin pareil – qualifier un être tentaculaire d’humain étant totalement au dessus de ses forces - peut-être un petit « Pieuvre mutante ascendant OGM » mais pas plus. Il abusait un peu certes, mais s’en contre-foutait totalement.
Finalement, elle le suivait, il ne fallait pas être un professionnel en psychologie humaine pour avoir deviné ce genre de comportement du type du « Je te fais chier un bon coup, tu me lâches plus » que ce soit par vengeance, colère ou enfantillage. Cette théorie s’appliquait à tous et le Charlatan se gratifia d’y avoir pensé, bien que la réflexion était aisée, même pour un petit drow sans cervelle.

Je me demandais ...

Ybu s’arrêta et tourna la tête en arrière pour refaire face à son interlocutrice, montrant une moue presque désintéressée. Sauf qu’il ne s’attendait pas vraiment à la suite. Octopus woman : the return, bientôt au coin de votre rue. Un tentacule jaillit de la jeune femme pour venir cueillir un passant qui longeait banalement les murs, ayant déjà eu peur de la face du Scarifié. Saisi à la gorge, la victime essaya bien de se débattre, en vain. Le Fourbe écarquilla de grand yeux surpris par une telle violence sortie de nulle part, et suivant la scène scrupuleusement sans même avoir le réflexe d’aider le pauvre homme, il revint heureusement assez vite à la réalité pour esquiver un … coup d’humain. Pas banal comme technique d’attaque.

Pas en rogne ? Tu attaques des gens avec d’autres, jouant à qui fracassera l’autre en premier, j’imagine même pas quand tu t’énerves tient !

Telle une charogne croisée prédatrice, la Dame Blanche s’approcha du cadavre qu’elle venait de jeter à terre sans aucun scrupule, en moins de trente secondes, la vie de ce pauvre innocent s’en allait rejoindre le règne de Tyra, revoir des parents, des frères. Ola, mais qu’est-ce qu’elle faisait maintenant ? Remarquez, si c’était son truc de sentir avec grande application un corps fraichement tué, chacun ses passions, surtout qu’elle avait l’air de sacrément apprécier ça, le tout avec une grande frénésie qui était encore plus flippante qu’autre chose. Il la laissait faire, sans bouger, toujours pétrifié par la scène qui se déroulait sagement devant ses yeux. Qu’aurait-il pu faire d’autre ? Elle l’avait tué avant qu’il n’ait le temps de prononcer le moindre mot.

Tu te demandais si c’était normal d’avoir une envie de meurtre après une douche froide ? Non, définitivement non.

On pouvait encore se demander d’où sortait cette espèce d’assurance compte tenu du trouillard refoulé qu’il était, serait-il possible que même son humour légendaire dépasse même la pire des peurs ? Parce que, oui, ce machin, ce grand dadet, ce ténébreux magicien, lui, Ybu Ziewyn, était tout à fait mort de frousse. Et ceci ne s’entendait absolument pas, seuls ses yeux lui faisaient défaut et ne pouvaient mentir à sa place cette fois-ci.
Elle se releva, comme ressourcée par ses pratiques à tendances presque sataniques, regardant dans le vide, elle se dirigea ensuite, comme redouté, vers lui. Regard qui aurait tué quelqu’un sur place, démarche féline et affreusement terrifiante. Prenant un léger recul, dépassé par sa peur, il finit par tendre les mains devant lui.

Woh oh oh, je te vois venir là. Essaye même pas de poser tes sales … trucs sur ma gorge, elle endure déjà assez pour avoir en plus à supporter le visqueux d’un dérivé de méduse. Jetant un coup d’œil au cadavre derrière elle qui gisait sur les pavés froids de la belle Diantra, il déglutit non sans facilité. ‘Suffit de voir sa tête à lui pour douter des vertus thérapeutiques d’un masque à la gelée de pieuvre.

Une douche froide bon dieu ! C’était pour pour une douche froide dans la gueule et un petit pic sans méchanceté qu’elle en venait à le menacer du même dessein que ce pauvre gars ? Et ça se disait pas susceptible, bonjour le machin, H24 elle devait être infernale et terriblement dangereuse à vivre.
Regagné par un semblant de courage qu’il semblait de toute évidence perdue, le grand brun se redressa, faisant bien prendre conscience qu’en fasse de sa petite taille de jeune femme tout droit sortie de l’adolescence, elle avait un grand machin qui avoisinait deux têtes de plus – en comptant les cheveux.

Non, trêve de plaisanteries, si la moindre ventouse de ta provenance effleure un millimètre de n’importe quelle partie de mon corps, je te balance une flamme capable de brûler Diantra toute entière sur la gueule.

Le pire, c’est qu’au vue de la situation actuelle, il en était capable, il suffisait juste qu'il ne soit pas saisi d'une "panne" comme cela avait pu être le cas il y a quelques minutes de cela.
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Ak'esha
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Dim 12 Déc 2010 - 12:25

Ak'esha n'était pas certaine de savoir exactement pourquoi elle avait envie de le butter cet abruti, parce qu'elle avait vraiment envie de lui faire des trous d'asticot dans ses immondes petites entrailles. Ca c'était assez clair mais pourquoi elle n'en savais vraiment rien. Peut-être à cause de Fureur? Surement mais pas seulement. Peut-être parce qu'il l'avait trempée et qu'il avait pas arrêter de l'asticoter? Possible mais ce n'était pas exactement ça non plus, et c'était plutôt ridicule comme raison. Peut-être était-ce plutôt parce qu'elle sentait que si elle l'obligeait à se battre avec elle, elle réussirait à retrouver ce monde de vide où tout lui semblait si simple, ce monde chaleureux et blanc, ce rien qui lui semblait être la perfection, une sorte de paradis. Oui c'était plus pour ça mais rationnellement, une raison pareil est tout aussi stupide que les précédentes, non?

-Tu te demandais si c'était normal d'avoir une envie de meurtre après une douche froide? Non, définitivement non.
-Tu devrais fermer ta grande gueule mon pote, lâcha Fureur sarcastique.

La jeune femme releva les yeux sur lui plus froid que jamais, le meurtre drapé autour d'elle et sa fureur brulante faisant une contre pointe étonnante avec le froid d'hiver de ses prunelles bordeaux. Ses intentions étaient des plus évidentes et pas nécessaire très amicale envers le sorcier.

-Woh oh oh, je te vois venir là. Essaye même pas de poser tes sales... trucs sur ma gorge, elle endure déjà assez pour avoir en plus à supporter le visqueux d'un dérivé de méduse, fit l'homme en jetant un regard au cadavre que trainait l'une des tentacules de la jeune albinos. Suffit de voir sa tête à lui pour douter des vertus thérapeutiques d'un masque à la gelée de pieuvre.
-Leur caresse n'ont rien de visqueux, lui assura Fureur toute sourire.

Elle continuait à s'approcher doucement de lui avec assurance, seul deux tentacules était sortis de son bras gauche et ils étaient enroulés autour du coup du pauvre passant qu'elle trainait derrière elle. Un troisième tentacule jailli de son dos qu'elle balança doucement comme un chat son appendice caudale, l'alter ego d'Ak'esha caressa la joue de l'albinos comme pour illustrer son propos, le toucher semblait éthéré mais ferme. Fureur fit finalement claquer ce tentacule derrière elle sur le sol en faisant voler des parties du sol sous l'impact. Elle avait sentie la peur, derrière les airs bravaches, dans les dernières paroles du scarifié et ça lui plaisait énormément presque autant que de tuer.

-Non, trêve de plaisanteries, si la moindre ventouse de ta provenance effleure un millimètre de n'importe quelle partie de mon corps, je te balance une flamme capable de bruler Diantra toute entière sur la gueule.
-Aucune ventouse ne va te toucher, rigola Fureur.

L'alter ego de la jeune femme n'avait pas envie de démembrer le sorcier mais de le découper en morceau, de se battre dans un corps à corps sanglant. Elle sourie au moment ou l'homme se redressa de toute sa hauteur. Il était évident qu'il était plus grand que la jeune femme mais cela ne la dérangeait pas du tout, elle avait toujours était plus petit que la plus part de ceux avec qui elle s'était battue. C'est à ce moment là que les paroles du sorcier firent tilt dans l'esprit un rien dérangée de la jeune femme qui remisa au placard son alter ego. Il n'hésiterait pas à cramer Diantra toute entière si elle l'attaquait. Sauf que Fureur avait déjà commencer à esquisser son attaque en balançant le cadavre du passant sur le sorcier scarifier. Ak'esha obtint le contrôle de son corps à ce moment là et utilisa un tentacule qui jailli de son bras droit pour découper en vole le projectile de chaire.
Les mouvements de la jeune femme avaient eu l'air étrange comme si deux personnes utilisaient un même corps en même temps, c'était un rien désordonné et en même temps chaque mouvement semblait très précis. Toutes les tentacules qu'elle avait sortis rentrèrent en elle brusquement après le coup de fouet qu'avait donné la jeune albinos avec le tentacule sortit de son bras droit.

-Hey! Doucement, on va pas le tuer. T'es tarée. Et puis on s'était mise d'accord, non? Pas plus d'un par jour et ça en fait déjà deux.
-Y a pas une seconde ça te dérangeait pas vraiment de le refroidir. Et puis l'autre ça comptait pas, c'était du boulot.
-Peu importe, c'est un mort et là ça en fait un de trop, et j'ai pas tellement envie que ça finisse en fête à la grillade.
-T'as la trouille.
-Pas exactement, en faite. C'est plus que le Vieux pourrait ne pas survivre si jamais il ne se vante pas.
-T'as tellement envie de lui dévisser la tête à ce vieux chnoque.
-Ca te pose un problème?
-Pas vraiment.

Fureur éclata de rire dans un aboiement assez dérangeant propre à faire frissonner tellement il était pétri de folie. Ak'esha y mit un terme brusquement ce qui n'était pas pour améliorer sa cote de saine d'esprit. Du moins monsieur tête écorchée pouvait se réjouir il n'était plus au menu du jour, du moins plus pour l'instant.
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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Dim 9 Jan 2011 - 0:39

Puissant, carrément flippant, destructeur et attirant. Si elle ne se dirigeait pas vers lui avec ce regard-ci, ces yeux qui menaçaient eux seuls de le bouffer cru, en intégral avec les suppléments capillaires, Ybu aurait pu en jubiler encore longtemps à la tanner sur l’origine de ces étranges choses visqueuses et translucides. Seulement voilà, elle était en train de sous entendre ouvertement que sa future proie c’était lui et elle ne se gêna pas le moins du monde pour montrer ouvertement sa puissance en abîmant les pavés de la ruelle dans une quasi explosion de gravas. Lorsqu’elle avait répondu, le ton de la jeune femme était comme différent. D’énervée et voix presque rauque, le changement avait opéré en une espèce de succube à la voix suave. Bon, le tout était un peu caricatural mais on était quand même pas bien loin. Le pire dans l’histoire … c’était que d’avoir la Blanche féline qui vous regardait avidement était doublement plus flippant que de voir le regard noir de cette même personne qui venait d’être intégralement trempée.
Et là … Et là … Mais c’est qu’elle recommençait en plus. Aucun respect pour la défunte personne dont elle utilisait le corps comme un projectile, elle voulut lui balancer encore une fois à la figure. Sérieusement ? Elle associait ses réflexes à ceux d’un nain ivre un soir de victoire de guerre ? Il aurait eu le temps de bailler et de piquer un somme que le corps du pauvre homme ne l’aurait pas encore atteint. Lourd à balancer hein ? Cependant, il n’eut même pas à feindre un mouvement d’esquive que la jeune femme fit du cadavre une découpe négligente. Dans le feu de l’action, des gerbes de carmin vinrent tapisser à peu près tous les alentours, y compris lui, y compris elle. C’était absolument immonde, la scène ne l’avait-elle pas déjà assez été ? Lorsque les morceaux de chair retombèrent sur le sol dans un fleuve de sang gigantesque, le Scarifié réprima un haut-le-cœur qui le saisit violemment. Il en devint légèrement livide. La jeune femme rétracta soudainement alors ses armes, comme stoppée dans son élan déjà bien consumé.

Hey! Doucement, on va pas le tuer. On ? Le ? T'es tarée. Lui ? Taré ? Noooon. Et puis on s'était mise d'accord, non? Pas plus d'un par jour et ça en fait déjà deux. La voix de miss colère noire, le retour. Ah d'accord, elle s'adressait pas à lui en fait.
Y a pas une seconde ça te dérangeait pas vraiment de le refroidir. Et puis l'autre ça comptait pas, c'était du boulot.
Peu importe, c'est un mort et là ça en fait un de trop, et j'ai pas tellement envie que ça finisse en fête à la grillade.
T'as la trouille.
Pas exactement, en faite. C'est plus que le Vieux pourrait ne pas survivre si jamais il ne se vante pas.
T'as tellement envie de lui dévisser la tête à ce vieux chnoque.
Ca te pose un problème?
Pas vraiment.

Son premier réflexe fut d’éclater de rire. Oh ça n’allait certainement pas lui plaire, ça coupait court à la nausée qu’il avait eu quelques secondes plus tôt et ça partit d’un coup. Un de ces éclats de rire qu’il est impossible de retenir et qui vient du fond du cœur. Il se mit ensuite à l’applaudir chaleureusement, une larme de rire perlant au creux de son œil.

Félicitations, le jeu de scène était par-fait. Mais tu sais, il ne fallait pas te donner tant de peine pour justifier ton changement d’avis.

Le Fou chercha au fin fond d’une des nombreuses poches de son long manteau un morceau de tissu, l’en extirpa et s’essuya rapidement les yeux alors qu’il commençait à recouvrer peu à peu son calme. Il fallait vraiment être fou pour être pris par un tel fou rire dans un moment pareil, oui, vraiment fou. Elle avait le pouvoir et l’envie de lui faire sa fête, il le savait et pour la première fois de sa vie, aussi près de la fin, il ne pu que rire au nez de la Mort elle-même. Le Voile changeait les hommes.
Attrapant son bâton glissé dans un pan de son vêtement, il le planta entre deux dalles de pierre et s’appuya nonchalamment dessus, ne faisant de lui presque son unique appui, en exagérant un bâillement plus que vulgaire accompagné par ses marques sanglantes qui suivirent l’expression de son visage.

Si je te dérange dans une discussion avec ton toi intérieur, dis-le moi, je conçois parfaitement l’idée de réfléchir à voix haute. Il poussa un long soupir d’ennui avant de continuer. J’ai rarement vue une conscience aussi expressive et bavarde.

Il se redressa et se jeta dans des réflexions plus étranges les unes que les autres pour au final commencer à murmure quelques mots accompagnés d’un ballet de doigts assez discret. Se créa alors entre lui et elle un espèce de paravent, sans vraiment beaucoup d’ornements, juste pour la cacher à sa vue.

Fais moi signe quand tu auras délibéré sur mon sort, savoir si on fête ça à la taverne du coin dans l’heure qui suit ou si je me prépare psychologiquement à manger du calamar grillé.

Tournant des talons, le géant continua son chemin dans la ruelle, plantant l’albinos derrière un paravent qui ne tiendra pas trente secondes du fait du flux de magie hasardeux de la période de Voile, jeune femme d’ailleurs qui pourrait voir son envie de le trucider décuplée par son affront. Et dire qu’elle avait réussi à se calmer.
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Ak'esha
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Mar 11 Jan 2011 - 14:03

Ak’esha inspira profondément à l’éclat d’hilarité du géant, essayant de se tenir à sa résolution mais elle sentait déjà que ça allait être encore plus difficile ensuite. Elle n’avait pas tort, les applaudissements firent bondirent Fureur dans son esprit comme une bestiole en cage. La jeune albinos sentait la tempête que faisait gronder son alter ego dans son esprit déliter l’empire qu’elle avait sur elle-même. Mais elle tint bon.

-Félicitations, le jeu de scène était par-fait. Mais tu sais, il ne fallait pas te donner tant de peine pour justifier ton changement d’avis.
-Y’en a qui savent pas quand s’arrêter, murmura la jeune femme avec la voix de son interlocuteur.

Au même moment où le scarifié sortait un mouchoir pour essuyer les yeux la jeune femme retira de son visage un morceau de chaire gluant qui commençait à coller à sa peau. Elle jeta négligemment l’immondice en direction de l’autre fou. Elle fit de même pour l’éclat d’os accroché à l’un de ses cheveux qui pendait devant son œil gauche. Essayant d’occuper ses mains pour éviter d’envoyer l’un de ses couteaux dans la tronche de l’autre quand il s’appuya nonchalamment sur son bâton.

-Si je te dérange dans une discussion avec ton toi intérieur, dis-le moi, je conçois parfaitement l’idée de réfléchir à voix haute, fit-il en soupirant d’ennui. J’ai rarement vue une conscience aussi expressive et bavarde.

La jeune albinos respira de nouveau profondément tout en tremblant de tout son corps, les yeux fermés pour relâcher la tension qui y naissait. Elle perçut le rythme de l’incantation du scarifier le reconnaissant pour ce qu’il était. Ouvrant les yeux elle se ramassa sur elle-même comme pour lui sauter dessus, s’attendant à être attaquée. Mais elle se redressa immédiatement quand elle constata qu’il avait simplement fait apparaitre un paravent. La jeune femme se déplaça tout de même pour ne pas faire une cible facile si il avait prévu autre chose pour la suite.

-Fais-moi signe quand tu auras délibéré sur mon sort, savoir si on fête ça à la taverne du coin dans l’heure qui suit ou si je me prépare psychologiquement à manger du calamar grillé.

La jeune femme allongea un tentacule pour l’envoyer s’accrocher au toit sur lequel elle se percha quand il tourna les talons pour une destination que seul il connaissait. Elle ramassa une tuile qu’elle soupesa avec un sourire malicieux, un rien malsain avant de la balancer avec son tentacule en plein sur la nuque du géant scarifié le faisant vaciller. Aidée de ses tentacules, elle suivi la tuile de prêt, atterrissant juste devant l’homme toujours un peu sonné pour lui mettre un coup de poing au plexus qui le plia en deux, vidant ses poumons. Avant de se propulser par-dessus l’homme avec ses tentacules pour lui retomber sur le dos, elle passa son avant-bras droit autour du coup de l’homme et s’accrocha de sa main gauche à son l’épaule, calant ses pieds sur les hanches de celui-ci et ses genoux de part et d’autre de sa colonne vertébrale. Elle posa ensuite simplement son menton sur l’épaule gauche du géant sa tête collé à la sienne, ses tentacules les maintenant en équilibre.

-Je te l’avais dit qu’aucune ventouse ne te toucherait, fit-elle avec la voix du scarifié.

Elle avait susurré ces mots avec un mélange d’ennuie indifférent et de taquinerie. Elle renifla, et souffla de dégouts, le nez envahie par l’odeur des plaies badigeonnées d’onguent, avant d’éternuer et de froncer le nez.

-D’ailleurs je crois qu’on est quitte maintenant, minauda-t-elle.

En fait minauder avec la voix d’un géant de deux mètres c’est plutôt difficile, c’était plus comme si sa voix avait soudainement déraillé. Elle toussota pour s’éclaircir la voix.

-A moins que tu ais envie de m’inviter à un barbecue, là il faudrait que je prépare quelque chose pour toi, continua-t-elle toujours avec la voix du géant en jouant avec la clochette dans ses cheveux avec l’un de ses tentacules.
-Bon! Faut vraiment que je me lave et que je fasse un peu de lessive moi, fit-elle. Je crois que je prends froid.
-Je pense toujours que c'est une mauvaise idée de le laissée en vie.
-Tu sais quoi? Ta gueule Fu.


HRP: Je crois que cette fois c'est un peu mieux...
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Ybu Ziewyn
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MessageSujet: Re: Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)   Ven 2 Mai 2014 - 17:44

Il crut l’espace d’un instant à une légère hallucination lorsqu’il entendit sa voix en un écho modifié mais n’y prêta guère une grande intention.

Sa petite hilarité disparu aussi vite qu’elle était apparue et d’une façon des plus désagréables. On ne pouvait pas dire qu’il ne l’avait pas cherché ; déjà bien échauffée, elle avait finalement craqué puis frappé avec… une tuile ? Boarf, il y gagnait aux changes en pensant au choc entre lui et un corps sans vie. Il ne pu néanmoins réprimer un petit « aïe » de douleur, la nuque étant un endroit particulièrement sensible. Alors qu’il allait pour se retourner et ricaner d’une attaque si enfantine, ne doutant pas une seconde de son assaillant, il fut stoppé net par sa venue et une réplique bien plus  douloureuse venue le cueillir là où ça fait mal, lui coupant de tout air l’espace d’un instant. La vivacité de blanchette le surprit, il devait l’avouer et il ne sortirait pas de cette petite altercation sans quelques bleus. Puis la jeunette vint s’installer confortablement sur son dos, non sans faire une petite démonstration de la puissance de ces excroissances, appuyant ses appuis sur des prises entièrement naturelles telles que les hanches du grand gaillard.


Je te l’avais dit qu’aucune ventouse ne te toucherait, d’ailleurs je crois qu’on est quitte maintenant. Bizarrement, il ne partageait pas l’amusement de sa comparse, encore moins quand ces mots furent prononcés avec… sa voix – bon, n’exagérons rien, cela restait une imitation bien lointaine de son sublime timbre. Pardon ? C’était un tour auquel il s’adonnait parfois, modifier sa voix pour agrémenter ses tours, mais justement c’était ça le truc, c’était son truc, et lui voler en plus le doux son de sa propre voix lui hérissait le poil. Elle voulait jouer à ça ? Bien. Elle ne faisait pas face à un novice. A rajouter le fait que ce tintement de clochette commençait à lui taper sur les nerfs.

Il commença doucement à se pencher en arrière puisqu’ils étaient tenus en équilibre par les tentacules de la Dame, au pire, il ne ferait que s’écraser sur son sac à dos temporaire et vivant qui devrait constituer un matelas moelleux à souhait.

La voix de la jeune femme passa ensuite d’une fréquence à une autre, semblable au déraillement qu’un jeune garçon pourrait subir lorsqu’il obtenait sa voix d’homme pour les premières fois. Ne prêtant pas grande attention au contenu de ces phrases pouvant être dites par quatre personnes différentes, le grand dadet continuait de s’appuyer un peu plus sur ces protubérances visqueuses se concentrant au maximum sur une modification de voix, avec pour danger d’obtenir la voix d’un alto ou d’une soprano légère, perte de crédibilité totale assurée.


Une tuile et un massage musclé contre une douche froide, il pausa l’espace de quelques secondes, satisfait du rendu de sa voix assez proche de la réalité avec peut être un poil moins d’arrogance, tu as une drôle de façon de juger un échange équitable mais passons.
Elle était très loin du genre de compagnie qu'il souhaitait avoir pour le moment. La seule chose qui le fascinait chez elle, c'était ces immondices gluantes qu'étaient ces tentacules et cela ne valait clairement pas la peine de se faire abîmer plus qu'il ne l'était déjà. Et puis qui sait ce que réservait un quelconque contact avec ces choses. Non vraiment, il était sans doute plus judicieux de se passer de la compagnie de cette jeune... fille, femme, c'était difficile de juger, allons-y pour énergumène à ex croissances peu ragoûtantes.

Est-ce que tu pourrais, je sais pas moi... genre, descendre ? Elle était légère comme une plume, là n'était pas le problème, mais il voulait clairement s'en débarrasser maintenant.
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Le Voile, une histoire de bon sens. (Ak'esha)
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