
|
|
| | Mythes, légendes et religion | |
| | Auteur | Message |
|---|
Sapientia
Staff


 Nombre de messages : 375 Date d'inscription : 10/02/2010
 | Sujet: Mythes, légendes et religion Mer 17 Nov - 12:55 | |
| Ecrit par Lucrèce de Hetalia
Les cultes en Ysari Bien que Néera soit la déesse principalement vénérée par le commun des mortels, les humains, une seconde déesse voit son culte également érigée au même rang que celle ci. Il s'agit de son antonyme, son reflet et sa soeur: Tyra. Vie et Mort prennent un sens profond pour les habitants de la baronnie d'Ysari qui vouent un culte à ces deux divinités. Les autres cultes trouvent également leurs serviteurs mais la religion officielle dans la baronnie est le culte voué à Néera et à Tyra. Air et Eau se côtoient sans cesse sans réellement se rencontrer. De cette union impossible est née une créature mi oiseau, mi poisson, symbole de la baronnie.
Les lieux de cultes sont des temples que les fidèles ne désertent pas, néanmoins des autels peuvent être disséminés sur tout le territoire. Les temples de Néera et de Tyra se trouvent tous deux dans la plus grande des villes de la baronnie, ils se trouvent donc à Ysari même. Chacun de ces deux temples se trouvent d'un bout à l'autre de la cité et se font face. Pour les atteindre, il faudra monter la centaine de marches qui les élèvent dans les hauteurs de la ville et surplombent ainsi le panorama ysarain. Il s'agit de temples périptères, les colonnes entourent la bâtisse dans sa globalité. Des colonnes à cannelures et à rayons sont surmontés de chapiteaux de formes évasées et à la décoration végétale. La frise soutenue par les colonnes représente soit des poissons ou des femmes ayant l'apparat d'une queue de poisson, soit des oiseaux ou des femmes ailées. Le fronton à jour laisse passer les rayons du soleil à travers un vitrail représentant un motif aquatique ou aérien. Dans le naos, des vasques remplient d'huile brulent sans cesse, au bout se dessine un large autel de marbre.
Chaque année, de grandes fêtes et processions sont organisées dans les rues. Elles se déroulent à des dates bien précises qui sont les suivantes. Pour le culte de Néera, cela se déroule au printemps au moment du renouveau de la vie. Le culte de Tyra faisant référence à la mort, il fut donc décidé que les fêtes qui lui sont dédiées se déroulent en automne, moment où la nature se meurt. Sacrifices d'animaux et libations sont main mise pour montrer sa piété aux déesses. Le lait et le miel produits sur les terres de la baronnie sont alors les liquides le plus souvent utilisé même si l'eau de rose fait peu à peu son entrée dans les liquides servant aux libations en l'honneur de Néera. En ce qui concerne le fait de répandre le sang en l'honneur de Tyra, il sera choisi un jeune animal comme un agneau de lait, ou un tendre veau. Les volailles ne font pas parti des sacrifices car elles sont jugées trop communes.
|
|  | | Sapientia
Staff


 Nombre de messages : 375 Date d'inscription : 10/02/2010
 | Sujet: Re: Mythes, légendes et religion Mer 17 Nov - 12:56 | |
| Ecrit par Harnyll de HetaliaLa grotte du dieu dément Non loin d’Orfédian, dans une petite crique battue par les tempêtes de l’océan d’Eris se trouve une grotte. En apparence, rien ne la distingue des nombreuses autres grottes que les eaux ont creusées sur cette côte. Mais cette grotte à une histoire bien particulière… une histoire sinistre.
Découverte seulement à marée basse, l’ouverture est difficile à trouver pour un œil non exercé. En partie cachée par des amoncellements de rocs, la grotte s’ouvre dans la paroi de la falaise. Un long couloir taillé dans le granit s’enfonce dans les ténèbres. Par endroit, le plafond est si bas qu’il est seulement possible d’avancer à genoux.
Au bout de ce sinistre couloir se trouve une grande salle vaguement circulaire. En son centre, un étroit tunnel s’enfonce profondément dans les entrailles de la terre. D’après la légende, ce tunnel permet d'accéder à un réseau de galeries qui amènent à la prison éternelle d’un dieu dément, enchaîné pour l’éternité au cœur du monde. Toujours d’après la légende, quiconque oserait s’aventurer dans ce lieu maudit par les dieux et les hommes n’en ressortira jamais vivant.
Au fil des siècles, la grotte a été utilisée comme sanctuaire pour diverses cérémonies aussi horribles que blasphématoires. Personne n'a jamais put dire précisément ce qui s’y passait mais plusieurs des pierres de la salle principale sont profondément incrustées d’une sorte de liquide rougeâtre.
Bien décidé à en finir une fois pour toutes avec ces superstitions ridicules, le père du baron actuel décida dans sa jeunesse d’envoyer une expédition explorer ce fameux tunnel et les soi disantes galeries auxquelles il donnerait accès. Une vingtaine d’hommes solidement équipés et bien armés y pénétrèrent afin d’en percer le mystère.
Les explorateurs avaient des vivres et des torches pour cinq jours. Mais à l’aube du sixième jour, aucun d'entre eux n’était réapparu. Par acquis de conscience, le baron laissa cependant quelques gardes à l’entrée de la grotte.
Le 13eme jour, un homme hagard et épuisé en sortit enfin. De profondes blessures lacéraient son corps. Amené en urgence au château, il fut confié aux médecins du baron qui ne purent cependant rien faire pour lui. Il agonisa peu de temps après en murmurant ces mots « damné, damné… »
Choqué, le baron fit murer le puits et installer une petite tour de garde sur la pointe dominant l’entrée de la grotte, cela afin d’en interdire l’accès aux curieux.
Depuis cette époque, personne ne s’est aventuré dans les sombres entrailles de ce lieu maudit. Mais les gardes affirment que par les nuits de tempêtes, des gémissements de rage et de douleur retentissent dans la petite crique.
|
|  | | Sapientia
Staff


 Nombre de messages : 375 Date d'inscription : 10/02/2010
 | Sujet: Re: Mythes, légendes et religion Mer 17 Nov - 12:57 | |
| Ecrit par Lucrèce de HetaliaLe fruit d'une rencontre impossible Cette légende connue de tous en Ysari prend ses origines il y a bien longtemps. Les mémoires l'ont oubliée mais même les ouvrages ne peuvent dater à quand remonte l'apparition de cette légende dans le folklore ysarain. Peut être a-t-elle toujours été présente depuis la nuit des temps? Personne ne peut le dire mais cela n'est pas bien important.
Comme la nuit fuit le jour, l'Air et l'Eau ne sont pas fait pour se rencontrer. Les déesses Néera et Tyra étaient vouées à ne jamais se rencontrer pourtant naquit des écumes de la mer Olienne une créature mi oiseau mi poisson. Cette créature fantastique et mythique se nomme le Sirfon. Personne ne la réellement vu même si certaines personnes assurent l'avoir vu un jour sortant des flots maritimes.
Un jour de pluie, alors que l'orage faisait rage, la déesse Néera se coupa le doigt. Son sang ruissela des cieux et tomba dans la mer Olienne. A ce même moment, Tyra venait s'écorcher le pied dans les tréfonds maritimes. Son sang porté par le courant se mélanga à celui qui venait de choir des cieux. De l'écume se forma à la surface des eaux tumultueuses et un cri retentit dans les airs.
Des profondeurs abyssales sortit une créature à la tête d'aigle pourvue de longues ailes et de serres acérées. La suite du corps ne se fit pas attendre car déployant ses ailes pour s'élever, une queue de poisson aux écailles luisantes apparue. Le Sirfon venait de naitre.
Les cris aigus et stridents de la créature déchirèrent le coeur de ceux qui purent les entendre. Car il cherchait sa mère désespérément. Mais qui était sa mère Néera ou Tyra? Un choix était impossible à faire car cette créature était née du sang des deux déesses.
D'un commun accord, le Sirfon passerait les saisons automnales et hivernales près de Néera dans les cieux mais qu'il irait rejoindre dans les flots Tyra quand le printemps et l'été réapparaitraient.
A chaque changement de cycle, le ciel s'obscurcit et un orage éclate dissimulant le plongeon ou la montée du Sirfon. Seuls des cris se font entendre, ceux de la créatures disent les pêcheurs qui les entendent. Quoiqu'il en soit personne n'a jamais vu ce monstre malgré cela le Sirfon se retrouva emblème d'Ysari, comme le gardien intemporelle et mystique de la dynastie de Hetalia qui a toujours été à la tête de la baronnie depuis des temps immémoriaux. |
|  | | Sapientia
Staff


 Nombre de messages : 375 Date d'inscription : 10/02/2010
 | Sujet: Re: Mythes, légendes et religion Mer 17 Nov - 12:58 | |
| Ecrit par Lucrèce de HetaliaLa rose de l'oublié ou la naissance de la Rosa Gallica L'origine de la Rosa Gallica est sujette à de nombreuses controverses. Certains disent qu'elle est un cadeau de Kiria alors que d'autres soutiennent qu'il s'agit d'un rappel de Tyra sur l'importance des promesses faites car la déesse aurait été touchée par l'histoire d'un preux chevalier et de sa douce amie. Voici leur histoire.
~~~¤¤¤~~~
| Spoiler: | | |  |
~~~¤¤¤~~~
Un beau chevalier anonyme partant en guerre, il avait dit adieu à sa bien aimée, La ravissante Blanche Fleur dont le regard était plus profond et pure qu'un ciel de printemps. A genoux près d'elle, un soupire s'échappa alors qu'il lui baisait la main: « Mon coeur et mon âme sont à vous! Soyez moi loyale et fidèle; je m'en vais mais ne vous oublie point. » Le sourire aux lèvres la gente demoiselle lui répondit: « A jamais, je vous aimerai, mon coeur est votre! Partez serein beau sire, il sera votre tant qu'il battra. »
Venant de tendre à sa mie, une rose blanche en gage de son amour pour elle, Le chevalier s'en retourna vers les couleurs de l'étendard de son suzerain. Il partit à la guerre... La douce félonne, au regard enjôleur, Oubliant son serment de fidélité, trahissait celui dont l'amour était inébranlable. Sa main parcourant les douces boucles d'un tendre amant, Elle murmurait à son oreille de suaves paroles à ce galant qui s'abandonnait dans ses bras.
Alors que la demoiselle voulait humer le doux parfum de la rose que lui avait offerte son tendre oublié, La peur s'empara d'elle alors que son regard observait de fines larmes écarlates perler . Le rouge s'étendit sur le blanc virginal des doux pétales de la fleur, Blanc comme la neige, comme un linceul...Les doigts tremblants, elle laisse échapper la rose; Celle ci tomba cruellement sur le sol... De son coeur, une voix se fit alors entendre; Cette voix était celle de la vérité, la voix de l'accusation et du chagrin.
« Il a rendu l'âme, son dernier souffle alors que toutes ses pensées allaient vers toi! Son âme est dans les bras de la douce Tyra, alors que toi tu erreras, Jamais tu ne le rejoindras, et ta lèvre si fine devra sempiternellement Endurer et se consumer dans les ténèbres du belliqueux Othar... » Le sortilège se dissipant emporta la voix, la rose s'évapora, Blanche Fleur s'inclinant ne vit rien, le vide s'était installé laissant pour seule trace quelques gouttes de sang.| Spoiler: | | | Cette histoire est issue d'une légende médiévale retranscrite par Gaston Couté. Voici le texte original:
La rose de l'absent
Le beau chevalier était à la guerre... Le beau chevalier avait dit adieu A sa dame aimée, Anne de Beaucaire Aux yeux plus profonds que le grand ciel bleu.
Le beau chevalier, à genoux près d'elle, Avait soupiré, lui baisant la main : " Je suis tout à vous ! soyez-moi fidèle ; A bientôt !... je vais me mettre en chemin. "
Anne répondit avec un sourire : " Toujours, sur le Christ ! je vous aimerai, Emportez mon coeur ! allez, mon beau sire, Il vous appartient tant que je vivrai. "
Alors, le vaillant, tendant à sa dame Une rose blanche en gage d'amour, S'en était allé près de l'oriflamme De son Suzerain, duc de Rocamour.
Le beau chevalier était à la guerre... Anne, la perfide aux yeux de velours, Foulant son naÏf serment de naguère, Reniait celui qui l'aimait toujours ;
Et, sa blanche main dans les boucles folles D'un page mignard, elle murmurait Doucement, tout bas, de tendres paroles A l'éphèbe blond qui s'abandonnait.
Mais, soudain, voulant respirer la rose Du fier paladin oublié depuis, Elle eut peur et vit perler quelque chose De brillant avec des tons de rubis.
Cela s'étendait en tache rougeâtre Sur la fleur soyeuse aux pétales blancs Comme ceux des lis et comme l'albâtre... La rose échappa de ses doigts tremblants ;
La rose roula tristement par terre... Une voix alors sortit de son coeur ; Cette voix était la voix du mystère, La voix du reproche et de la douleur.
" Il est mort, méchante, il est mort en brave ! Et songeant à toi, le beau chevalier ; Son âme est au ciel, chez le bon Dieu grave Et doux, où jamais tu n'iras veiller ;
Où tu n'iras pas, même une seconde, Car ta lèvre doit éternellement Souffrir et brûler, par dans l'autre monde, Au feu des baisers d'un démon méchant... "
Et la voix se tut sous le coup du charme, La fleur se flétrit, Anne, se baissant N'aperçut plus rien, plus rien qu'une larme Avec une goutte épaisse de sang. |
|
|  | | | | Mythes, légendes et religion | |
|
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|