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 La Querelle de Mons ? [Arthur]

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Fergus d'Hautval
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MessageSujet: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Ven 19 Nov 2010 - 0:52

Sonnent les trompes, frappez tambours et claquent aux vents les bannières ! Qu'ils sont fiers, dans le petit matin, ces hérauts d'Hautval, qui portent la parole de leur seigneur et maître, ce jeune homme de vingt ans à peine et déjà baron. Leur route est encadrée de vignes, gorgées de belles grappes épaisses qui donnent ce si bon vin. Ils passent le long des coteaux, font détaller les oiseaux qui s'envolent et sème le gibier qui déguerpit. Les vendangeurs lassés de leur tâche, ayant tout à coup rompu leurs travaux, des voix claires sonnent à l’approche de la folle chevauchée et les vignerons, en chœur, mêlent à leurs chansons des appels et des signes. Autour du gonfanon, en bon ordre, se tient tout le gros de la troupe : C’est Ewald l'aviné, seigneur de Vignefière, dont la devise est fière et sans tâche, un joyeux drille, Sagrerain de Jidion, ce lion, gentilhomme heldirois, Gotfred l'adroit, seigneur de Vallin, qui naguère chassait les rebelles comme on force les loups, à Diantra. Otmar le gros et Tankred l'exalté, seigneurs de Tertrefol et de Toroc, qui parmi les seigneurs de Hautval sont en haut renom pour manier la hache et l'espée. Maltour, Valmort, Grammont et tant d'autres à leur suite. Et enfin Klothar le beau, escuyer de son état, qui brandit la bannière de son seigneur, comme une flamme dans les ténèbres. A leur tête, réglant le pas de leurs montures, chevauche Hilmar de Richecour, héraut de Hautval, dont le pourpoint de cuir bordé de cannetilles est gaufré du seigneurial Lion à la vigne. Il porte à sa toque en velours rouge un saint vigneron d’argent terrassant l'histrion. Tandis qu'à l’amble de leurs mules, fort pacifiquement s’en vont deux émules : le premier est silencieux, car le silence est d’or, il est le clerc du vieux licencié Answald, le Notaire du baron, qui dresse en son esprit le futur inventaire, tout prêt à prélever, au taux juste et légal, le moindre tort fait à son suzerain. Le sage est un érudit, ses paroles font loi. Tous ont à cœur de venger l'affront latent. Ils savent que si les heldirois sont des jouisseurs et des pillards invétérés, le seigneur de Mons n'en a pas moins outrepassé ses droits en tuant des sujets du baron sur ses terres de Hautval. Les exigences de l'Ancenois sont autant d'attaques visant à déstabiliser la baronnie aux vins et son jeune seigneur, leur suzerain, qu'ils ont tous en fidélité.

Ils chevauchèrent deux jours durant, brûlant les étapes, par Mempisque et l'Hydromel, et les voici à présent : bride aux dents, le sang aux éperons, dans la foule effarée, au milieu des jurons, des chutes, du tumulte, des cris, des appels à l’Alcade, Ils débouchent sur la grande place de Mons, où sont encore enchaînés quelques heldirois. Leur sang ne fait qu'un tour et toute la troupe part au castel.

Klothar agite l’oriflamme au Lion à la vigne, de manière à être vu de loin.

Puis le groupe s'approche du château.


Dernière édition par Fergus de Hautval le Ven 26 Nov 2010 - 1:32, édité 1 fois
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Arthur
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Sam 20 Nov 2010 - 8:57

Le message du baron d'Hautval était bien parvenu aux oreilles et à l'attention du vieux seigneur et à celle de son fils aîné, promit à la succession et depuis quelques années intéressés aux affaires courantes pour que quand le jour où Tyra fera son office, venant prendre le vieil homme, Mons soit pourvu d'un seigneur digne et prêt à cette fin.
Pour le fait de ne pas toucher à un seul cheveu d'un de ces nobles, c'était trop tard, mais il saurait faire face, tenir tête à ce garçon qui semblait ne pas vouloir assumer ses fautes, tentant de les attribuer à ceux qui s'opposait, nuisait à ses intentions les plus malhonnêtes. Le vieux seigneur avait prit sur lui de punir ces vilains, sachant qu'en Hautval, il serait gracié et encouragé à recommencer, car le Baron était l'un d'eux, l'un de ces heldirois que le vol et la nuisance définie si bien.
Il avait envoyé un courrier au Baron d'Ancenis, le mettant au courant de la situation, de ces initiatives, même celles critiquables, sans pour autant réclamer son soutien, il lui apparaissait sain d'avertir des possibles évènements qui suivraient.

Puis les représentants du Baron d'Hautval arrivèrent, moins de deux jours après le retour du messager. Ils furent accueillis comme il se doit, les garçons d'écuries sous les ordres du maître allant s'occuper des montures tandis que leurs propriétaires démontaient. Dans le même temps, l'aîné des fils du seigneur accompagné du maître de Montbrave vint saluer ces héraults d'Hautval, des seigneurs et des clercs, qui titilla la curiosité de l'homme... Espérait-il, en se montrant aussi nombreux, impressionner Richard de Mons ? Peut-être bien.

« Mon père, le Seigneur Richard de Mons vous souhaite la bienvenue, si vous voulez bien me suivre, seigneurs. »

Là-dessus, il tourna les talons, entrant à nouveau dans la demeure seigneuriale, qui, sans être une forteresse comme Montbrave demeurait un château conçu pour se défendre et résister à des attaques, non pour la coquetterie qui sied tant au Sud et au Langecin... Ancenis était une terre isolée mais c'était une fière population de guerriers où la chevalerie était haute, plus qu'en aucune autre terre, toutes proportions gardés.

Il les conduisit jusqu'à la salle du trône, silencieux, où se tenait le vieillard qui les regarda arriver tandis que son fils et le maître chevalier revenait à ses côtés, se tenant debout de chaque côté.

« Je vous offre l'hospitalité de Mons le temps que durera votre séjour, Messieurs. »

Et c'était le cas, il n'y avait aucune animosité dans sa voix, il était sincère. On avait fait préparé des chambres, oh, pas les meilleurs, c'est certain, mais tout de même. Par contre, les cuisines, par prudence, avaient été gardé. Le vieux seigneur se méfiait, craignait des méthodes malveillantes de la part des heldirois, aussi avaient-ils pris nombre de précautions, beaucoup sous les conseils étonnants du baron d'ailleurs, pour prévenir une éventuelle tentative d'assassinat sur sa personne, ou sur celle de ses fils.
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Fergus d'Hautval
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Ven 26 Nov 2010 - 1:18

La petite troupe parvint jusqu'au castel du seigneur de Mons, où l'on prit soin de leurs montures, alors que dans le même temps, l'aîné des fils du seigneur, accompagné du Grand-Maître de l'Ordre de Montbrave, vint saluer les héraults, chevaliers et clercs envoyés par le baron d'Hautval pour trouver une solution à cette querelle.

« Mon père, le Seigneur Richard de Mons vous souhaite la bienvenue, si vous voulez bien me suivre, seigneurs. »

Suivant leur guide, la délégation hautvaloise pénétra dans la bâtisse ; un château conçu pour se défendre et résister à des attaques, mais guère plus. Certes, on était loin des demeures coquettes du Sud et du Langecin, mais tout aussi éloigné des grandes forteresses du Nord, d'Alonna et d'Oëgard... Foutre ! Les farouches chevaliers aux éperons d'or n'avaient cure de forteresse pour se défendre ! La chevalerie était haute, plus qu'en aucune autre terre et c'est à la pointe de la lance que les chevaliers à la Chouette d'argent réglaient les querelles.

La minuscule procession arriva jusqu'à la salle du trône, où siégeait, calme et silencieux, le vieillard qui avait allumer les hostilités entres les deux baronnies. Tandis que son fils et le maître chevalier venait à ses côtés, se tenant debout de chaque côté. L'homme était un vieux seigneur, plus proche de la fin que du commencement. Son aîné, âgé d’une trentaine d’année, lui succéderait très certainement quand l’heure serait venue. Restait à espérer qu'il n'était pas aussi gredin que son père, ni aussi avare.

Hilmar de Richecour s'avança le premier. Il posa genou à terre avant de se relever et de remercier le seigneur des lieux pour son hospitalité, sincère... ou feinte ! Il présenta ensuite les membres de sa suite. La rumeur que le seigneur de Mons avait mit au gibet l'un des parents du seigneur de Hautval, ainsi que plusieurs gens de bonne naissance, avait déjà fait son chemin sur la route d'Ancenis à Hautval. Peut-être la nouvelle était-elle déjà arrivée à Hautval, aux oreilles du baron en personne. Dès lors, qui pourrait préserver le fief de Mons de la fureur de son maître ? Personne ! C'était trop tard et le vieux seigneur de Mons devrait faire face, il lui faudrait assumer ses fautes et cesser de se défiler à la justice du roi. Cesser d'appliquer ses propres règles. Answald était là pour le lui rappeler.

« Son Honneur, le baron d'Hautval, m'a envoyé auprès de votre seigneurie afin de tenter de trouver une solution dans le conflit qui semble vous opposer. »

HIlmar regarda Richard de Mons et s'éclaircie la gorge.

« Sa Seigneurie, mon Maître, est disposé à régler la rançon de son parent, ainsi que de celles des gens de bonne naissance qui se trouve en vos geôles actuellement et qui ont été arrêtés dans la même affaire. Mon maître accepte de payer leur rançon à hauteur de 3 500 écus chacun. C'est à dire au dessus du taux fixé par leurs Honneurs, les barons d'Hautval et d'Ancenis eux-même, qui ont fixé les rançons des chevaliers ancenois fait prisonniers à Diantra à 3 300 écus - y compris un maître d'ordre et trois à quatre noms de grande famille. La somme que vous proposez ici ; 7 200 écus, pour des hobereaux, est beaucoup trop chère aux yeux de Son Honneur. Certes, l'un est parent éloigné de Monseigneur, mais il ne vaut tout de même pas 19 800 écus à lui tout seul. »

Hilmar se retint de qualifier d'extorsion les pratique du seigneur de Mons, préférant faire signe de s'avancer de la main à maître Answald, le notaire, dont le clerc avait déjà sorti un pupitre et prenait soigneusement en note toutes les paroles échangées. Le vieux notaire marcha jusqu'au trône où siégeait Richard de Mons et lui tendit un rouleau de parchemin.

« Sa Seigneurie se propose d'intercéder en tant qu'arbitre avec les seigneurs des clans de la frontière et ceux des seigneurs de Mons qui ont été lésés, et de placer ses propres hommes d'armes à la surveillance de la dite frontière afin que nuls troubles ne viennent plus déranger la paix du roi. »

Bien que gardant les traces d’une jeunesse guerrière, le seigneur de Mons avait succombé à une haine féroce. Pas seulement aux brigands, qui avaient volés ses troupeaux, mais à tous ceux qui, dans son esprit l'avaient offensé d'une façon ou d'une autre. C'était cela, que Richard de Mons voulait faire payer à tous les héldirois et à leur seigneur. A brûle-pourpoint, d'une voix froide et détachée, le héraut reprit.

« Son Honneur le baron d'Hautval voudrait à présent savoir quelles mesures compte prendre Votre Seigneurie, afin de le dédommager des graves offenses qu'il a eu à subir de votre part. Et qui comprennent les tords suivants : l'intrusion en armes de chevaliers de Mons sur ses terres et le meurtre de gens venus y chercher protection, c'est à dire : hors de la juridiction de Votre Seigneurie. Donc violation de droit d'asile et de protection, qui est le droit du baron de pouvoir accueillir sur ses terres toute personne de son choix. »

Le notaire Answald acquiesça du chef et s'exprima d'un air tout à fait dogmatique.

« La loi, Messire, stipule en effet que tout individu est admis a trouver refuge dans les terres d'un seigneur - pourvu qu'il n'y ait point d'entrave au droit du suzerain sur son vassale - ou d'un temple, s'il cherche à échapper à un quelconque poursuivant. Et ainsi, tout fugitif, meurtrier, adultère, voleur ou autre... pendard, qui se réfugie dans les terres du baron notre Suzerain, ou ses dépendances, ou ses propriétés, est protégé par le droit d’asile, qui fait loi. »

Hilmar de Richecour fit une profonde révérence.

« En somme, Son Honneur exige qu'on lui apporte les coupables afin qu'ils répondent de ce crime. Et que toute la lumière soit faite sur ces morts dans les Monts-Corbeaux, des mains de chevaliers aussi étrangers à Hautval qu'au service du baron, dans le respect des lois de Sa Majesté, Trystan Fïiram de Diantra. »


Dernière édition par Fergus de Hautval le Ven 26 Nov 2010 - 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Ven 26 Nov 2010 - 11:32

Ce n'était pas là le première incident qu'avait à essuyer le seigneur, et il ne ferait pas exception, il ne s'était jamais agenouillé ou bien aplati devant un de ces gredins d'Heldirion, et cette canaille au titre de Baron, dans son tord qui plus est, Tyra l'emporterait avant qu'un tel événement n'arrive, c'était promesse faite. Pour l'heure, il devait se confronter à cette procession venue l'accuser de tout les maux, sans doute, peu enclin à assumer la culpabilité d'une pratique pourtant encouragée et défendue par le Maître qui les envoie.

«J'accepte la somme proposée par votre maître, pour son parent et ceux qui, parmi mes prisonniers sont de bonnes familles, je disposerais des autres à ma guise. »

Ils seraient probablement tous exécutés avant qu'il ne fasse envoyer les dépouilles aux familles heldiroises, car tout conflit qui oppose son domaine à ces voisins voleurs, il respectait tout de même les traditions, et la possible volonté de quelques offices funéraires qui émanerait des proches. 

« Qu'il pardonne ces mots, mais je doute de son impartialité et de son objectivité puisqu'il fut ou demeure, je ne sais plus, le Seigneur d'Heldirion, aussi je crains qu'il ne puisse prendre le détachement, crainte confirmée lorsque mon messager est revenu de sa course. » 

C'était dit calmement, mais franchement... Le Baron d'Hautval, arbitre ? C'était une plaisanterie. Avait-il cru, en se proposant, qu'il put accepter, ou tendait-il le piège en espérant justement qu'il refuse ? Qu'importe, il ne remettrait pas son destin et celui de sa terre entre les mains d'un homme d'Hautval. Pour ce qui est de la mise en place d'hommes d'armes, pour garantir le respect de la frontière... Richard de Mons n'y accorda aucun crédit, aucune confiance, au vue des propos du Baron, il voyait même la chose comme un prétexte pour établir une petite garnison, en vue d'une attaque... Sait-on jamais, de leur part.

« Quant à placer ses hommes d'armes à la frontière, qu'il fasse si cela peut le rassurer, pour ma part, je continuerais de ne compter que sur mes propres hommes pour garantir ma sécurité, celui de mes gens et de mon bétail. »

Le calme demeura même quand on lui parla des mesures qu'il comptait prendre pour dédommager des dites fautes graves qu'il avait fait subir au Baron. Il avait déjà sa réponse, surtout à l'écoute des chefs d'accusations, prévisibles, car il avait eu rapport de cette intrusion malheureuse et des vies prises sur le territoire voisin, elle serait franche, et il ne manquerait pas de formuler les choses de manière à dissuader de toute poursuite.
Il écouta le notaire rappeler les mots de la loi qu'il n'ignorait pas, acquiesçant silencieusement d'un hochement de la tête, son regard se reportant sur le Seigneur de Richecour, écoutant la folle exigence du baron. Escomptait-il vraiment qu'il lui soit remis six dizaines de chevaliers ? Il retint un rire, mais il répondit simplement.

« Si il est vrai que certains de mes hommes ont pénétré les terres du baron, c'était en tout ignorance, la nuit, les traitres montagnes et le combat ayant contribué à les perdre quel qu'instants, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte de leur erreur et qu'il rebrousse chemin. »

Il n'offrirait pas ce cadeau, c'était pure folie... Et que le baron n'apprécie pas et réclame justice lui-même, accepter ces exigences, c'était donner raison à des bandits et punir les braves.

« En outre, je ne sacrifierais pas un seul de mes braves pour la vie de quelques brigands, pas pour votre baron. Si il exige tout de même jugement, j'irais me présenter à Sa Majesté Trystan Fiiram de Diantra, pour qu'il me juge, moi ainsi que mes chevaliers, pour cette intrusion courte et involontaire. »

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Fergus d'Hautval
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Lun 29 Nov 2010 - 15:02

Soit. Il acceptait la somme proposée par le baron, c'était déjà une victoire de la part des diplomates sur ce vieillard aigri. Les fils de chevaliers, de seigneurs, bref ceux de bonne naissance, s'en sortiraient à bon compte et leurs familles seraient redevables au baron pour sa bienfaisance ; une carte à jouer sur son oncle et les chefs de clan rétifs. Les autres, simples hommes des clans jhiskans, qui n'avaient pas eu la chance de naitre sous une aussi bonne étoile, seraient probablement pendus. C'était là un point qui semblait satisfaire les deux partis, mais sur ses paroles apaisantes, le seigneur de Mons ne pu s'empêcher d'attiser les braises d'un feu qui risquait de l'emporter.

« Qu'il pardonne ces mots, mais je doute de son impartialité et de son objectivité puisqu'il fut ou demeure, je ne sais plus, le Seigneur d'Heldirion, aussi je crains qu'il ne puisse prendre le détachement, crainte confirmée lorsque mon messager est revenu de sa course. »

C'était dit avec toute l'assurance que lui procurait la défence de son castel, de ses hommes d'armes et des deux grandes gueules placées à ses côtés... Et celà provoqua un remou parmi la déléguation hautvaloise. Non, décidément cet homme n'était pas un diplomate. Plutôt un incendiaire, qui jouait avec le feu. Hilmar tourna son regard vers le clerc du vieux Answald, qui paraissait hésiter à noter la saillie - car on ne pouvait l'appeler qu'ainsi - du baron. D'un signe de tête, il lui ordonna de noter, puis se retourna vers le seigneur de Mons.

« Je ne sais s'il vous pardonnera ces mots, seigneur, car il est votre supérieur par le rang, ainsi qu'un homme d'honneur, et vous lui devez le respect. Mon maître est le sire d'Helderion et il est le baron d'Hautval en personne aussi bien que le roi est duc d'Erac et roi des hommes. Il fut son héraut et c'est lui-même qui porta la parole du roi à Diantra, lorsque vous lui prîtes sa capitale. Je ne sais ce qu'a pu vous rapporter votre messager, monsieur, mais peut-être devriez-vous... vous entourez d'hommes plus aguerris, que l'un qui déguerpit plein de frousse devant les remontrances de notre baron sans attendre son congé, pour ensuite colporter des histoires fausses. »

C'était là une chose vraie, et si l'on y avait pas vu une nouvelle humiliation pour tenter de destabiliser le jeune baron, on aurait fait des gorges chaudes de ce messager qui n'était même pas un héraut et qui n'attendait pas d'avoir entendu toute la teneur du message à transmettre pour déguerpir au triple galop, trop impressionné par celui qui lui délivrait la réponse.

« Quant à placer ses hommes d'armes à la frontière, qu'il fasse si cela peut le rassurer, pour ma part, je continuerais de ne compter que sur mes propres hommes pour garantir ma sécurité, celui de mes gens et de mon bétail. »

Lorsque l'on aborda la liste des chefs d'inculpation et en particulier l'intrusion délibérée et des vies prises sur le territoire voisin afin de tier vengeance des derniers raids, Richard de Mons écouta le notaire rappeler les mots de la loi qu'il ignorait en toute connaissance de cause, acquiesçant silencieusement d'un hochement de la tête, son regard se reportant sur le Seigneur de Richecour, écoutant l'exigence du baron. C'est à dire celle de la loi. Oui, le seigneur de Mons retint un rire, mais il répondit simplement. Il avait déjà sa réponse.

« Si il est vrai que certains de mes hommes ont pénétré les terres du baron, c'était en tout ignorance, la nuit, les traitres montagnes et le combat ayant contribué à les perdre quel qu'instants, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte de leur erreur et qu'il rebrousse chemin. »

Ainsi le vieux filou tentait de se dérober, lui et ses hommes.

« En outre, je ne sacrifierais pas un seul de mes braves pour la vie de quelques brigands, pas pour votre baron. Si il exige tout de même jugement, j'irais me présenter à Sa Majesté Trystan Fiiram de Diantra, pour qu'il me juge, moi ainsi que mes chevaliers, pour cette intrusion courte et involontaire. »

« Courte et involontaire », on ne pouvait mieux minimiser les tords ! Ce méchant homme se proposait hypocritement d'en référer au roi, comme si lon ignorait pas que son suzerain direct, le filleux Arthur de Melasinir, dont le parent avait trempé dans des conditions plus que louches dans la mort de la jeune duchesse de Sephren, était issue d'une famille particulièrement proche des Fïiram, à Erac. Tout en Ancenois puait la traitrise et la félonerie. Leur seigneur n'avait-il pas revêtu l'armure et l'identité d'un chevalier au tournoi de Diantra ? Crime punie de mort ? Et pourtant il était maintenant baron d'Ancenis. Non, malgré ce qu'en disait le roi, la justice n'était pas la même pour tous, Hilmar le savait.

« Tout le monde ce doit de respecter la justice du Roi, monseigneur... nul n'est au-dessus des lois ! Son Honneur le baron d'Hautval ne vous porte point grief pour la mise à rançon de gens de bonne naissance, ni pour la mise au gibet de leurs suivants, car c'est là l'application pleine et entière de la Loi Royale. Il attend en retour que vous vous plieez vous aussi à la loi. Vous venez de le reconnaître et pourtant vous refusez de l'assumer : vos chevaliers se sont enfoncés dans les terres du baron sur plusieurs lieux et nuls doutes qu'ils n'aient su leur position, car le paysage de votre baronnie à celle d'Hautval change du tout au tout lorsque l'on dans les Monts-Corbeaux. Il passe des vallées verdoyantes aux montagnes et aux landes arides. D'autres part, le baron mon seigneur, a à sa disposition, des déclarations sur l'honneur, qui certifient qu'il ne faisait non pas nuit, mais que l'on était à ce moment là au coucher du soleil, et qu'il a ainsi été possible de reconnaître les armoiries arborées si ostensiblement par les chevaliers de l'ordre de Montbrave, vos gens. Certains de ces témoignages affirment, en plus de tout cela, que certains parmi les morts retrouvés au petit matin, n'étaient que des paysans, sans armes. »

La supercherie était chose facile, les hommes des clans qui fournissaient les combattant n'étaient bien souvent autres que des paysans ou des métayers. Leurs tenues ne se différienciant donc en rien, il avait suffit de leur retirer leurs armes, à l'aurore. Les chevaliers ancenois n'avaient pas attendus d'identifier les corps, ou prit la peine de les enmener avec eux, trop inquiets d'une contre-attaque heldiroise dans ce pays de montagnes où les embuscades étaient aisées. La ruse et son mérite en revenait au vieux Stanislas Beaucent, l'intendant de Charles que le jeune baron avait reprit à son service et qui, durant l'absence du baron avait prit les choses en mains sans l'avertir qu'il s'agissait d'une manoeuvre de ses soins. C'était un sournois, le Stanislas. De sorte que Fergus croyait réellement qu'il s'agissait de pauvres hères sans défenses, et cela décuplait sa rage. Ainsi le vieux clerc Answald, au front dégarnie et aux épaules affaissées par le temps qu'il avait consacré dans sa vie à examiner parchemins et manuscrits, s'approcha du trône une seconde fois, avec dans ses mains une liasse de parchemins, copies des témoignages soigneusement retranscrits. Hilmar posa alors une nouvelle carte dans son jeu.

« Et c'est sans oublier le fait que, non content de se conformer à la loi, Vostre Seigneurie à mit des gens de bonne naissance au gibet. Je ne doute pas que sous peu, la noblesse du royaume, quand elle l'apprendra, sera grandement choqué par cette infamie ! Vous avez placé les gens du commun au même rang que des nobles, Monseigneur, quel exemple donnez-vous ? Vous encouragez la jacquerie ! La loi, ordonne que les nobles soient mis à rançon et qu'une réparation soit transmise à la partie lésée, de plus vous avez mit au gibet l'un des parents du baron, et je ne doute pas que celui-ci vous ai fait connaitre sa condition. Est-ce là une offense délibérée Messire ?

C'est une faveur que vous fait mon maître le baron, en vous proposant de régler tout cela à l'amiable. A vrai dire, je ne connais personne qui déteste la guerre autant que lui... mais peu qui la font mieux. Vous avez causé un grave affront à sa maison, que vous semblez avoir en peu de considération, et malgré tout cela, mon maîtgre ne désire point raviver la guerre, mais conserver la Paix du Roi, que vous avez brisée tantôt. Que vostre seigneurie mande plusieurs de ses chevaliers qui étaient parmi les assassins des gens de nostre seigneur, pour faire bonne mesure. Il leur sera accordé un procès et ils auront tout loisir de réfléchir à la part qu'ils ont prits dans ces assassinats. Cela apaisera les tensions de chaque baronnie, et les choses rentreront dans l'ordre. »


Dernière édition par Fergus de Hautval le Sam 25 Déc 2010 - 10:55, édité 1 fois
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Arthur
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Lun 29 Nov 2010 - 22:05

Les choses n'allaient pas dans le bon sens, mais le vieux seigneur ne plierait pas devant quelques gens mal avisés, tordant et retordant les faits et les mots à leur guise. L'étalage des rangs et des faits qu'on lui donna comme réponse à son manque de confiance en l'impartialité du baron ne changeait rien, alors quoi ? Espérait-il impressionné ? Faire jouer son implication dans la Guerre Civile ne servait pas plus, aujourd'hui, il n'était plus héraut du roi, il était parent d'un de ses prisonniers mais surtout, il est le Seigneur d'Heldirion, sa préférence irait à son pays, non à l'étranger.

« Je sais ce qu'il est, et justement... Comment pourrait-il être impartial alors que sa terre est impliquée ? »

Il ne pouvait pas l'être, et le vieux seigneur n'était pas assez sot pour lui accorder le moindre crédit. Il était d'Heldirion, cette terre où le pillage de ces voisins est entendu, accordé et autorisé par tous les clans... Ainsi, lui-même légitime t-il ce comportement, il condamnerait ceux qui vont contre et laisserait paisible ceux qui commettent le vol.

« Votre maître a ses déclarations sur l'honneur et j'ai les miennes, Sire. Et si les siennes prétendent au crépuscule et à l'attaque sur des paysans, les miens gagent qu'il y faisait une bien triste nuit, à peine suffisante pour traquer les canailles en fuite, et nul homme désarmé n'a été tué parmi les heldirois.
Pourquoi devrais-je accorder, alors, plus de crédit à votre maître et à ses témoignages qu'à mes chevaliers ? Je me plierais à la Justice du Roi, mais je ne me soumettrais qu'à son jugement puisqu'à l'évidence, il y a malversation. »


Ces nouveaux « faits » nés de quelques obscures déclarations offraient motif valable pour faire entrer en jeu l'épouvantail d'une justice proclamée et décidée par le Roi. Car si l'un et l'autre avait une version différente des faits, seul le roi déciderait de ce que serait la vérité, et la culpabilité réelle ou non des protagonistes.
Puis on l'attaqua sur la mise au gibet d'un homme de bonne naissance, et là, un sourire apparu sur le visage du seigneur de Mons, un franc sourire comme si il attendait le moindre mot à ce sujet. Il perdit toutefois son sourire et prit une mine sévère quand on l'accusa d'avoir brisée la Paix du Roi. Calomnie, mensonge et accusation honteux que le seigneur n'oublierait pas. Mais il se reprit et murmura une chose à son fils qui s'absenta quelques instants.

« Vous osez m'accuser d'avoir brisé la Paix du Roi ? »

Et il se leva.

« Ce sont les heldirois qui sont venus nombreux et armés sur mes terres, animés d'intention nuisible, ce sont eux qui ont déclenché cette situation et qui ont brisé la Paix du Roi.»

Il était héraut après tout... Ces mots étaient ceux du Baron, n'est-ce pas ? Mais à peine se réinstalla t-il que son fils revint, un parchemin en main qu'il donna à son père, ainsi que des lunettes et celui-ci parcouru le texte posé sur le parchemin, afin de trouver la bonne partie, puis il lut à voix haute.

« Je cite « Justice enfin... Que l'on approuve ou pas, j'ai décrété que désormais, paysans et nobles seraient égaux devant la justice. » de notre roi, Trysan Fiiram de Diantra, pendant la Guerre des Barons Dissidents. Je n'ai fais qu'appliquer la Justice tel que le Roi l'a décidé, et ainsi que sont ses mots, même le noble parent de votre maître s'est vu offrir punition similaire à ses camarades. Le seul privilège que lui offrira la noblesse ici sera d'être libérée sous paiement d'une rançon, non pendu, comme ses hommes. »

Ne restait qu'un fait, qu'il ne manquerait pas de faire parvenir à son baron, cette différence de témoignage...

« Maintenant, je propose que nous invoquions le jugement de sa Majesté pour décider à qui donner raison dans ce conflit que se font les versions que nous possédons l'un et l'autre, et ce au plus tôt, afin que soit enrayé ce différent et soit rétablit la Paix du Roi.»
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Fergus d'Hautval
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Mar 30 Nov 2010 - 3:21

Le seigneur de Mons grimpa sur ses ergots plus vite que ne l'aurait cru Hilmar. Et à présent, il ne souriait plus. Le visage de Richecour se ferma subitement, alors qu'il concentrait son attention sur le seigneur de Mons. Cela paraissait si puéril. Alors que son maître lui proposait un compromis afin de préserver la paix du roi, ce vieil homme s'enfermait dans son orgueil, sourd à toute conciliations...

« Il y a sûrement malversation, Monseigneur - de qui - voilà la question... Fut-elle "Courte et involontaire" la chevauchée de vos gens d'armes sur les terres de mon maître n'en fut pas moins "sanglante" et en complête violation des lois. Combien même vos hommes ne s'en seraient-ils pas rendus compte, les faits sont là, pour mon seigneur le baron comme pour ses sujets, et les tords doivent être réparés. »

Hilmart ne récula pas d'un pas lorsque le vieillard se leva. Il l'écouta sans mot dire et ne se laissa pas démonter.

« J'ose Messire. Et non, vous ne pouvez vous abriter derrière ce faux prétexte. Ce ne sont pas les heldirois qui sont venus nombreux et armés sur vos terres, ce sont des "brigands" heldirois animés d'intentions nuisibles, ce sont eux qui ont déclenché cette situation et qui ont brisé la Paix du Roi. Ces hommes étaient des pillards et ne dépendaient par conséquent pas du baron. Vos chevaliers, eux, agissaient sur vos ordres, ils arboraient votre blason et touchent votre solde. Ils sont donc dépendants de vous et vous êtes responsables de leurs actes. »

Le seigneur de Richecour acquieça du chef lorsque le Seigneur de Mons proposa de faire appel au Roi. Il tira sa révérence et demanda son congé après ces dernières paroles :

« Je soumettrai à Mon Seigneur votre proposition d'aller voir le roi, Messire. Et s'il vous agréez, mon maître le baron vous enverra sa réponse pour les suites de cette affaire, afin que paix se fasse au plus vite. En attendant, nous avons l'argent de la rançon avec nous et nous nous proposons de ramener les prisonniers à Hautval dès aujourd'hui. »
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Arthur
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MessageSujet: Re: La Querelle de Mons ? [Arthur]   Mar 30 Nov 2010 - 8:27

« Vous l'avez admit, ce sont les heldirois, brigand ou non, qui ont brisé la Paix du Roi, non mes chevaliers.»

C'était les mots du héraut, et donc du Baron lui-même... Ce sont les brigands heldirois qui ont déclenché cette situation, qui ont brisé la Paix du Roi. Il serait dès lors intéressant de trouver moyen de déterminer que les brigands ne désobéissaient pas à un ordre, une loi du baron, mais qu'au contraire, ils suivaient une manière de faire que le seigneur connaissait, et que le Baron ne pouvait ignorer et pourtant, l'on avait trouvé des nobles heldirois dans cette affaire.
Il préféra ne lancer aucune accusation pour sa part, quant au méthode et à la politique malhonnête des heldirois, admis et encouragé par les seigneurs de ces terres, dont fait parti le baron, et les taxes proposées en échange de protection, après qu'eut lieu un pillage. Pour autant, il n'en ignorait rien, et ne cèderait en rien à moins que le Roi ne l'exige.
Le seigneur et sa suite prit alors congé, annonçant qu'il avait la rançon et l'intention de ramener les prisonniers en Hautval.

« Bien. Nous allons vous reconduire dans la cour extérieure, je vais demander à ce qu'on y amène les prisonniers. Puisse Néera vous accorder bonne route. »

Et se fut fait. Quelques minutes après qu'on les ait reconduit à la cour extérieure, où on leur redonna leurs montures, arrivèrent les prisonniers de bonne naissance, qui, en dehors de la journée du gibet, furent correctement traité et nourrit, mieux que les autres hommes.

On ouvrit les portes du château tandis que le groupe repartait.
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