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 La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]

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Arthur
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MessageSujet: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 2 Déc 2010 - 22:41

C'était terminé... Enfin terminé.

A l'approche des portes de la cité d'Ancenis, en compagnie de Roxane et sous un jour éclatant, revenu après une absence dont il ignorait la durée, Arthur eut un profond soulagement, la vie reprendrait son cours normal à présent, les Dieux étaient apaisés et eux avaient survécu, toujours sain d'esprit, plus unis encore qu'à leur départ.

Le voyage du retour avait été étrange, les lumières de la Déesse s'étaient dissipés, laissant la place à une nuit éclairée par la lune et un ciel dégagé, étoilé et superbe. Ils étaient alors non loin du Comté de Christabel, dans les plaines, au nord de Diantra. Il ne s'était pas douté revenir ici mais s'en réjouissait, car même à pied, la route ne serait pas longue, mais un problème se posa alors... Ils étaient désarmés, du moins, il ne voulait pas considérer Leirn comme une arme car son secret devait être préservé à tout prix, et à au moins trois jours de marche de leur destination... Le repos n'était pas pour tout de suite.
Heureusement, Roxane devant ce constat eu une idée lumineuse, monter Leirn, qui sans nul doute irait bien plus vite à faire fondre la distance qui les séparait de leur destination. Cette idée ne réjouissait pas vraiment Arthur, voler, il l'avait fait inconscient, à Diantra, le jour de leur rencontre... Voler pleinement conscient sur une telle distance, ce devait être tout autre chose, mais devant l'insistance de sa compagne, il finit par plier et céder, avec beaucoup d'appréhension et de peur, toutefois.

Voler... C'était une chose difficile à décrire... Arthur ne parvint en aucune occasion à passer le cap de la peur et à apprécier pleinement le voyage, il était tendu, craignant à chaque instant de tomber, à se déplacer ainsi, à une vitesse qu'il n'imaginait même pas, digne des plus rapides montures, mais maintenu des heures, avec une aisance remarquable... C'était un moyen de locomotion le plus rapide, magie de téléportation exclut, à n'en pas douter.

Les heures passèrent, l'aube apparut dans le ciel, le soleil avec lui, pour la première fois depuis si longtemps, alors qu'ils passaient la frontière entre Christabel et Ancenis, et c'est aux premières heures du jour qu'ils arrivèrent non loin de la cité d'Ancenis, prenant soin de cacher Leirn loin d'éventuels regards et d'atterrir suffisamment à l'écart pour ne pas être remarqué, à deux heures encore environ, à pied, de la cité.
Quand elle fut en vue, Arthur soupira de soulagement.

« Nous avons finalement réussi Roxane... Nous sommes revenus tout deux, sains et saufs. »

Il lui reprit la main, continuant à marcher, sans se presser à présent, tandis que les portes de la cité s'ouvrait pour laisser sortir un contingent d'une dizaine de cavaliers, portant les bannières de Vielmot, se dirigeant vers eux.
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 2 Déc 2010 - 23:22

Enfin, nous étions arrivés au bout de notre route. Vivants. Cela n'avait pas été facile et j'avais bien cru que nous allions périr au cour de ce périple, mais non, nous avions eu la chance d'être tous deux protégés par nos compagnons et de pouvoir rester sains d'esprit. Nous étions allés au bout de la folie, nous avions rencontrés la Déesse... Et puis, tout avait été soudainement terminé. Nous nous étions retrouvés dans une plaine, dans le Comte de Christabel. Enfin, ça, c'était Arthur qui me l'avait dit, mes connaissances en géographie étant limitées. Je n'étais pas stupide, mais je manquait un brin d'éducation. Toute prêtresse que je fus, j'étais née dans la rue, j'y avais grandi et je n'avais eu la chance d'apprendre à lire et à écrire qu'en rencontrant le prêtre qui m'avait initié.

Il était vite apparut que nous devions rentrer. Et qu'il y avait 3 jours de marche. J'étais fatigué,e impatiente de retrouver le château d'Ancenis et un peu de confort. Je m'étais habituée aux bains, aux belles toilettes... A dormir dans un lit somptueux, à avoir chaud. J'en avais toujours manqué et voilà que je faisais ma mijaurée. Mais qu'importe, j'y avait prit goût et il m'apparut vite indispensable de rentrer rapidement. Pour nous retrouver tous les deux aussi...

Je proposai alors de entrer sur le dos de Leirn. Arthur rechigna, mais je réussis à le convaincre, à grands renforts de sourires enjôleurs. Il avait déjà volé, mais alors, il était inconscient. Cette fois, c'était bien différent et je le sentis crispé alors que nous nous installions sur le dos de la dragonne. Leirn était petite, la plus petite de son espèce, la plus faible aussi. Et la plus véloce. Porter Arthur et moi n'était pas chose aisée pour elle, elle sentait notre poids et une troisième personne aurait été de trop. Elle prit son envole et Arthur s'agrippa alors que j'éclatai de rire. Cramponné à ma taille, je sentais sa peur et demandai à Leirn d'y aller doucement. Pas de loopings, ni de cabrioles. Juste la sensation enivrante d'être totalement libre. Je la lâchai et tendis les bras, le visage fouetté par le vent. Ma dragonne était rapide et elle avala la distance en quelques heures seulement. Une de mes mains serrait celle d'Arthur, passée autour de ma taille. J'étais bien ainsi, sur le dos de Leirn, dans les bras d'Arthur.

Nous nous posâmes à quelques kilomètres d'Ancenis, nous assurant ne pas pouvoir être vus. Je descendis souplement à terre, n'attendant pas qu'Arthur m'aide comme il l'aurait fait pour aider une dame à descendre de cheval. Je n'étais pas une dame. Et je ne me serais jamais.

- "Alors, que penses-tu de ton baptême de l'air?"

Son expression suffit à me renseigner et j'éclatai de nouveau de rire en me pendant à son cou pour l'embrasser.

- "Voilà mon preux chevalier terrassé par le dragon."

J'entendis Leirn glousser dans mon esprit et reprendre son envol en taille miniature, intriguée par le Dräke qui semblait plus bavard désormais. Au loin, des cavaliers vinrent finalement à notre rencontre, après que nous eûmes marché quelques temps, seuls au monde.

- "Nous avons réussi, oui... Nous avions promis."

Je levai mes yeux violets vers lui, mais ne dis rien d'autre alors que des cavaliers venaient à notre rencontre. Ils avaient un cheval sans cavalier et nous regardèrent un instant avec surprise, avant de nous souhaiter la bienvenue et de s'estimer heureux de nous revoir en parfaite santé. Arthur me hissa sur l'étalon et grimpa derrière moi. Je le laissai faire, me calant simplement contre lui alors qu'ils nous escortaient jusqu'au château.
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Ven 3 Déc 2010 - 12:37

Un périlleux voyage prenait fin tandis que les cavaliers surpris mais réjouit arrivaient au niveau du couple, une monture libre avec eux, pour les soulager de la petite distance qu'il restait, mais également de la montée de la motte où reposait le château, ascension tout de même éprouvante pour qui vient à pied après une supposée longue route.

« Monseigneur, ma Dame, c'est un plaisir de vous voir nous revenir sans dommage, et de constater le succès de votre voyage. »

Ils laissèrent Arthur hisser Roxane sur la monture, montant à son tour derrière elle, prenant les rênes tandis qu'elle se laissait aller contre lui pendant que les deux supposés dräkes voletaient autour d'eux, sous le regard étonné et curieux des hommes présents.
Le baron, sa dame et l'escorte firent ainsi route vers le bourg extérieur, mais surtout, les portes de la cité d'Ancenis. Leur périple était terminé, et c'était en effet un succès, bien qu'il doute en être pour grand chose... La Déesse avait choisit quand cela devait finir, et il serait étonné que leur présence ait eu une quelconque incidence, finalement.

C'est glorieux et sous les applaudissements des gens venus dans la grande avenue, que se fit le retour du baron en son domaine, dans sa cité. Si lui doutait, pour ces gens, le baron avait tenu sa parole, il était parti, promettant de faire tout ce qu'il pouvait pour comprendre et apaiser la Déesse, et il revint alors que le Voile s'était dissipé et que le jour était finalement revenu.
Tout autour, des hommes et femmes, enfants heureux, épanouis, bien que nombreux furent ceux que le Voile éprouva, mais aujourd'hui, tout était terminé, et c'était à eux deux qu'on le devait, ici en tout cas, mais c'était suffisant pour Arthur, bien qu'il ne leur donnerait raison à aucun moment... Il les salua, leur sourit, mais c'était tout.

Ainsi fut leur route jusqu'en haut de la motte où se tenait fièrement le château de Vielmot.

Là, c'est Guillaume et Jonas, ainsi que quelques invités, demeurés en Ancenis durant tout le Voile, qui les accueillirent, les applaudissements des soldats présents toutefois. Il démonta d'abord, aidant ensuite Roxane à faire de même en la portant un instant pour la reposer au sol.

« Baron, Dame, quel soulagement de vous revoir, et de voir que vous avez réussi... Bienvenus à Vielmot. »

Dans les longs couloirs, Arthur s'adressa à son Maître Chevalier.

« Vous ferez parvenir à mes seigneurs ainsi qu'à mes gens que les célébrations officielles et les tournois en l'honneur du nouveau cycle et de la fin des jours sombres seront organisés la semaine prochaine, je vous laisse faire les préparatifs. Préviens aussi ceux de mes invités encore présent que ce soir, il y aura un banquet mais que je me retirerais cette semaine, j'ai besoin de me reposer... Jusque là, je te laisse encore l'intendance. »

Les gens ne manqueront pas de faire la fête avant cela, mais Guillaume comprenait, les épreuves qu'il avait du subir avaient dût être éprouvantes, et si certains ne manqueraient pas de faire des commentaires, il soutiendrait son baron, même si celui-ci réclame une semaine de repos alors que tant l'espérait présent, mais il devait avoir ses raisons.

Ils arrivèrent devant les appartements alloués à Roxane, et là encore, Arthur prit la parole, à son attention.

« Repose toi aujourd'hui, pour ce soir... Demain est un autre jour. »

Il eut un petit sourire, comme si il avait une idée en tête, dont les indices étaient déjà là, dans les propos tenus à Guillaume et l'embrassa.

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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mar 7 Déc 2010 - 2:26

Une fois sur le cheval, dans les bras d'Arthur, je sentis toute la fatigue de ce voyage s'abattre sur moi, comme une chappe de plomb et je m'appuyai contre mon chevalier, fermant les yeux et sombrant dans une douce somnolence. Trop excitée auparavant pour la ressentir, elle m'appelait maintenant et je ne pouvais y résister. J'étais sale, poussiéreuse, affamée, mais surtout épuisée. Mais je ne pouvais pas dormir. Le peuple ne nous laissait pas ce répit et je dus lutter pour sourire aux gens qui nous acclamaient, pensant que nous avions accompli un exploit en ramenant le soleil, alors que tout n'était, finalement, que hasard. A quoi bon les détromper? Nous avions risqué nos vies pour découvrir la vérité. Et cela allait asseoir défnitivement le pouvoir d'Arthur sur ses terres nouvellement acquises. Il avait été voir la Déesse, il avait ramené le calme et la quiétude, tu péril de sa vie.

Jolie légende. Je voyais déjà les chansons glorieuses qu'allaient en tirer les ménestrels. J'espérais juste qu'ils m'oublieraient. Je n'avais pas envie de prendre part à tout ceci de cette façon. C'était à Arthur d'être dans la lumière, pas à moi, mais la façon dont on me considérait déjà, me faisait craindre le pire. Monseigneur... Ma Dame... Nous étions ensemble, c'était un secret de polichinelle.

Nous parvînmes ainsi au château. Je savourai le contact d'Arthur sui m'aidait à descendre, avant de me tourner vers Jonas et Guillaume. Si je n'étais pas familière du second, il n'en était pas de même pour le premier et je lui adressai un chaleureux sourire, avant de le serrer contre moi, heureuse de le revoir. J'étais vivante, Arthur était vivant, le Voile était terminé... Il y avait de quoi sauter de joie et je me fichai de faire une entorse au protocole. J'étais prêtresse, pas baronne, leurs codes ne me concernaient pas si je n'en avais pas envie et Arthur ne me dirait rien pour cette manifestation d'affection.

Alors que nous cheminions dans les couloirs, Arthur donna ses consignes à Guillaume. Je le regardai, un brin surprise. Il repoussait les honneurs et la fête de quelques jours... pourquoi? Pour se reposer? Repos bien mérité d'ailleurs...

Devant mes appartements, il décida de m'abandonner, jusqu'au soir. Je fis la moue, répondant pourtant avec plaisir à son baiser, entourant son cou de mes bras avec possessivité.

- "Serais-tu déjà lassé de moi que tu m'abandonnes?"

Je souris, ouvrant ma porte, me retournant juste avant de la refermer, une expression très suggestive sur le visage :

- "Tant pis pour toi, j'avais une idée bien précise de la façon de nous détendre."

Je luis fis un petit signe du bout des doigts, avant de rire et de refermer la porte, me retrouvant seule. En fait, j'étais trop épuisée pour faire quoique ce soit, mais dormir dans ses bras aurait été parfait. Un instant, une certaine mélancolie m'envahit alors que je m'asseyais sur le lit. Leirn vint se blottir en boule près de moi. Je m'allongeai et m'endormis aussitôt...

Pour une poignée d'heures seulement, car une armada de servantes me réveilla en fanfare pour s'occuper de moi. Repas léger avant le banquet, bain, coiffure, habillage, tout y était. Les idées plus claires, je me laissai faire, encore mal à l'aise de toute cette attention, mais ravie qu'on prenne soin de moi. Je revêtis une robe simple, blanche, comme souvent, finement brodée de gemmes et épousant mes formes délicates à la perfection. Mes cheveux étaient relevés en un chignon lâche d'où s'échappaient quelques mèches tandis que la masse de mes cheveux blancs retombaient en boucles délicates et neigeuses sur ma nuque. Un fin diadème était posé sur ma tête pour parachever le tout. J'étais prête pour le festin. Ce fut Jonas qui vont me chercher. Le vieil homme me regarda un instant, quelque chose d'indéfinissable dans le regard, avant de me conduire à Arthur.

[La robe Ici]
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 8 Déc 2010 - 10:56

Si il ne douta ni de ce que sous entendait Roxane, ni des bienfaits d'un tel instant de détente, il dut y renoncer, pour elle autant que pour lui, le repos était de mise, et il dut écarter toute tentation d'autre chose, même si il douta en avoir la force. Ainsi continua t-il, après qu'il ait laissé, un regret sur le cœur, sa compagne à sa porte, à écouter Guillaume et les nouvelles de l'Ancenois, les faits qui s'étaient déroulés, pour les plus importants, pendant la quête du baron. Si ce dernier fut troublé par la présence du dräke, voletant à leurs côtés, il n'en montra rien.

Ils finirent par arriver aux appartements qui était les siens, et on lui souhaita bon repos avant de le laisser là, tandis qu'il passait la porte, poussant un profond soupir, de fatigue surtout, et aujourd'hui, même si il y avait ce banquet ce soir, il n'aspirait qu'au calme et au repos, au moins quelques instants. Il avait besoin de se détendre, car le Voile fut une éprouvante période, entre les Chouans et Néera, il n'avait pu trouver de moment pour se poser et souffler, aussi, après s'être débarrassé de ses bottes, il s'écroula sur son lit, son dräke toujours sans nom à ses côtés.

Comment dois-je t'appeler, d'ailleurs ?

Après ce qu'on a vécut, je peux bien te le dire, je suis Monarth.

« D'accord Monarth... »

Et sur ces simples mots, il s'endormit profondément, sans que le sommeil ne l'ait vraiment averti de son arrivée, le simple fait de s'allonger, de s'arrêter avait ramener toute la fatigue cumulée qui avait déferlé tel un raz de marée et l'avait englouti jusqu'à l'emporter dans le paisible pays des songes.

Les heures s'écoulèrent avant qu'on ne vienne réveiller Arthur, à l'approche de la soirée qui aurait lieu, ce qui ne réjouissait pas le baron qui aurait préféré se reposer davantage plutôt que de demeurer à sa table quelques heures, et il ne douta pas prendre congé de ses invités parmi les premiers, quand il sera resté suffisamment pour ne pas froisser ses invités.
Il fit préparer un bain chaud dans lequel il se glissa avec tant de plaisir qu'il regretta le moment de le quitter, combien de jours s'étaient écoulés depuis son départ ? Il dut toutefois prendre du temps pour se laver, plusieurs semaines sans bain, à marcher avait son inconvénient, mais cela fut bien vite une histoire ancienne. On lui apporta des vêtements, chemise bordeaux aux liserets d'or, pantalon noir et botte de cuir, accompagné de son épée, revenue par la grâce de Néera de cette expédition, de la part de Guillaume, bien qu'il n'ait pas l'intention de la porter, bien sûr.

Une fois habillé, il fut bien proche de l'heure du début du banquet organisé rapidement, bien que les cuisiniers purent offrir satisfaction malgré le délai, puisant dans ce qu'il restait des réserves rationnées durant le Voile. Et tandis qu'il attendait, se fut Jonas qui conduisit sa Dame à lui, et il la découvrit, dans une de ses tenues simples mais élégantes qui lui allaient si bien, la rendant plus magnifique encore, et il sourit. Ancenis, un jour prochain, aurait une belle baronne, c'était certain.

« Ma Dame, vous êtes superbe. »

Et il sourit, remerciant ensuite Jonas avant d'inviter Roxane à lui prendre le bras. Ça serait la première fois que devant sa cour, le baron se présenterait en compagnie de sa désirée compagne, et accompagné d'une femme, de façon générale. Ils avaient fait naître des rumeurs au départ pour visiter Néera, aujourd'hui, les choses seraient confirmées, bien qu'aucune demande n'ait été officiellement faite, pour l'instant.

Quand ils entrèrent, les gens étaient déjà installés et ils se levèrent, saluant le couple, Arthur s'installant à sa place, maître des lieux, de cette table, Roxane à ses côtés. Si le repas fut bon, les animations bien présentes, numéros de troubadours, compagnie de ménestrels chantant quelques aventures chevaleresque, dont certaines, anonymes, appartenaient aux faits d'armes d'un Melasinir d'antan, le baron lui demeura silencieux, ses pensées vagabondant ailleurs. On pourrait en dire quelques chose, il n'en tiendrait pas rigueur... Nul ne pouvait comprendre, à part Roxane, l'état dans lequel il se trouvait, ce que même des heures de repos n'avaient pas réussi à effacer.

Quand assez de temps fut écoulé, il proposa à Roxane de se retirer en sa compagnie, il salua ses invités, les encourageant à continuer de festoyer à leur guise, et sa dame au bras, il quitta la salle de banquet, parmi les premiers.
Il la guidait vers ses appartements, pendant la journée, il avait préféré ne pas rester en sa compagnie, à cause de cette soirée, mais cette nuit, il ne se priverait pas de sa présence, et il se douta qu'elle ne serait pas contre cette initiative. Arrivé dans sa chambre, il la prit dans ses bras, lui soufflant une chose, avant qu'il n'oublie.

« Demain matin, ma chère, il te faudra faire bagage pour une semaine, nous ne restons pas. Mais ce soir, détendons-nous. »

Il l'embrassa, la prenant contre lui, comme voulant effacer la moindre question sur cet énigmatique départ qui aurait lieu demain, la surprise devait demeurer, jusqu'au dernier instant.


[Je te propose de rapidement passer cette soirée =o]
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 8 Déc 2010 - 11:50

Un joli sourire fleurit sur mes lèvres quand Arthur me complimenta. Je savais être assez jolie, mais c'était tout. Autrefois, j'étais une petite souris noire, timide. Du genre qu'on ne remarque pas et cela m'allait bien ainsi. Mon physique ayant changé, il était bien plus difficile de passer inaperçue. Ma longue chevelure neigeuse, mon teint pâle, mes yeux violets... Sans parler des oreilles effilées que je cachait toujours soigneusement dans mes cheveux. Je n'avais plus rien de discret. Et cela semblait impressionner les gens qui me trouvaient maintenant plus que jolie. Je n'allais pas m'en plaindre, j'avais ma propre vanité. Avec un sourire taquin, je répliquai à Arthur :

- "Mon Seigneur, vous n'êtes pas mal non plus."

Mon regard pétillant de malice, je le fixais avec amour, voire adoration. Il était plus que pas mal, il était magnifique. Sobre, mais cela collait avec le personnage. Je ne le voyais pas user de ces vêtements extravagants et peu pratiques dans le but de suivre une mode qui serait passée dans un an. Non, Arthur était plus discret que cela et ça se sentait dans sa manière de se vêtir.

Il me proposa son bras et je le pris avec joie. Je remarquai alors que ce serait la première fois que nous nous présenterions ainsi. Officiellement. Devant tous ce soir, je serais sa Dame. Aucune union n'était prévue à l'ordre du jour, mais ainsi, Arthur officialisait davantage les choses. Nous en avions parlé. Je n'étais pas née noble, je n'avais rien à lui apporter, sinon, la bienveillance de mon culte. Il se fichait des titres et m'avait vite fait comprendre que ma naissance ne comptait pas. Et qu'en tant que prêtresse, j'étais toute aussi importante qu'une baronne. Et plus respectée encore.

Nous pénétrâmes donc ensemble dans la salle du banquet et prîmes place tous les deux, côte à côte. J'étais ravie de voir les jongleurs, d'écouter les ménestrels. Mon voisin était d'agréable compagnie et me posait une multitudes de questions, tandis que je l'écoutais parler de ses propres exploits. Artur, en revanche, était silencieux, comme ailleurs. Ma main se posa plusieurs fois sur son genou, mais je ne l'incitais pas à sortir de ses pensées, juste lui montrer que j'étais là.

J'étais fatiguée, mais trop excitée pour le ressentir. Ce fut Arthur qui me le rappela quand il décida de prendre congé de ses invités, en m'emmenant avec lui. Je souris et le suivis, ne doutant pas que les langues allaient se délier. Cette fois, Arthur ne m'abandonna pas sur le pas de la porte. Il rentra avec moi, et une fois la porte refermée, me prit dans ses bras. Ce qu'il me dit alors, je ne m'y étais pas attendue. Mais il n'en dirait pas davantage. Il me cloua le bec en m'embrassant, m'empêchant ainsi de poser des questions.

- "Encore des cachotteries? Messire, je vais penser que votre formation d'espion a fortement déteint sur vous!"

J'avais pris un air sérieux, presque moralisateur, avant de reprendre, plus câline :

- "Tu vas me faire languir, jusqu'à demain? Tu vas oser faire ça? A moins que je ne réussisse à te faire parler sous la torture?"

Un éclair de malice passa dans mon regard. Mes doigts descendirent le long de son cou, sur son torse et entreprirent de lui ôter tous ces habits superflus qui m'empêchaient d'atteindre ce que je convoitais...

Cette nuit-là, je le torturai, mais il ne fut pas en reste.

Néanmoins, le sommeil me cueillit après des heures de bataille, sans qu'Arthur ne lâche le morceau.
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 8 Déc 2010 - 22:50

Louée soit l'expérience d'une vie dans l'ombre, d'une existence à garder les secrets, qui le garda bien de révéler quoique ce soit avant l'heure dites. Oh, il n'en aurait pas forcément eu besoin, c'était une pensée exagérant une vérité, mais face à l'insistance et à l'acharnement qu'y mit Roxane cette nuit là, elle offrait tout de même une part de vérité. Pourtant, rien ne lui échappa, pas la moindre information, pas le moindre indice que celui d'un voyage d'une semaine, cette fameuse semaine qu'il leur avait accordé la veille dans son échange avec Guillaume Fontreux, mais c'était tout, le juste nécessaire pour qu'elle puisse s'y préparer.

Au lendemain matin, elle ne tarda pas à reprendre ses audacieuses attaques, usant de stratagèmes plus charmant les uns que les autres, si bien qu'il se demanda jusqu'où elle serait prête à aller pour rompre les murs protégeant, encore quelques heures, le secret de leur destination. Il chercha à l'éviter, l'engageant très vite sur le chemin des affaires qu'elle devait réunir et préparer pour cette surprise. C'est ainsi qu'après un petit déjeuner léger, surtout après le banquet, ils se séparèrent pour s'occuper de leurs affaires.

Quand il eut terminé les siennes, il fit préparer deux chevaux qu'il fit sceller, portant chacun deux sacoches pour les affaires de l'un et l'autre, et des provisions pour une semaine, comprenant un peu de tout, pour qu'ainsi, ils ne manquent de rien dans leur retraite.
Quand il eut finit tout cela, il retourna voir Roxane, s'interrogeant sur l'avancement de ses préparatifs, qu'elle ne tarda pas à finir, si bien qu'au milieu de la matinée, ils purent prendre la route, Arthur portant une modeste tenue de voyage de cuir, son épée à sa taille, et au deux sacoches accrochées derrière s'ajoutait sur sa monture le sac de provision, le dräke et la dragonne les accompagnant.

Ils allèrent dans les montagnes, au nord de la cité d'Ancenis, arpentant quelques chemins pentus, traversant de beau paysage tout en suivant le cours d'eau tandis qu'ils remontaient son lit. Et si Roxane continua de l'interroger, Arthur ne manqua pas de détourner la conversation vers le paysage, qui valait d'ailleurs le coup d'œil, il faut bien le dire.
Enfin, ils parvinrent à leur destination, une maison isolée, comme perdue dans ces montagnes, sur la rive, non loin de la source, sans doute. Elle était en parfait état, Arthur y avait tenu, y attribuant quelques hommes, afin qu'elle reste en l'état, jusqu'à ce jour.

Ils approchèrent doucement, et il se mit enfin à parler.

« Et voilà, Roxane... Voici ma surprise... Une semaine rien qu'à nous, ici, nous ne serons pas dérangés, et cet endroit est à nous. »

Un petit endroit reculé, un refuge pour se détendre, pour la quiétude, loin des agitations de la cour et de ses devoirs de baron. Il gardait encore pour lui une seconde surprise, en réserve pour quand il estimera l'occasion venue.


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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 9 Déc 2010 - 20:55

Je n'étais pas du genre à abandonner facilement, mais force était de constater qu'Arthur était plus têtu que moi. Je pensais réussir à l'avoir à l'usure, mais il ne lâcha rien. Oui, sans doute que son poste de maître espion lui avait servi pour résister à mes assauts toujours plus audacieux. Il avait du être formé à ne pas parler, même sous la torture. Oui, voilà, c'était la seule explication possible, comment résister à mes grands yeux larmoyants et ma voix caressante sinon?

Quoiqu'il en soit, après cette nuit merveilleuse, mais courte, nous déjeunâmes, avant qu'Arthur ne me quitte pour préparer ses affaires. Je n'avais aucune idée d'où il m'emmenait, ni de ce qu'il comptait faire, aussi j'essayai de prendre un peu de tout, au cas où... Tenue de voyage, tenue pratique, vêtements habituels, une robe plus raffinée... Je m'habillai simplement d'une robe de monte et de bottes, puisque nous devions voyager à cheval. J'avouai avoir fait fort en réussissant à caser toutes mes affaires dans un seul sac... Conséquent.

Arthur eu fini avant moi, mais c'était normal, c'était un homme. Moi, j'étais une femme. Plus longue à me décider sur ce qu'il me fallait, surtout que moi, contrairement à lui, je ne savais pas ce qui m'attendait. Je fus prête en milieu de matinée et nous nous mîmes en route. Moi, je ne pouvais que le suivre aveuglément. Il m'emmena dans le nord, dans les montagnes. Le paysage avait beau être splendide, je continuai d'essayer de lui tirer les vers du nez. Avec toujours autant de succès.

Désespérant.

Je soupirai et me tus, attendant finalement de voir la destination. Je ne repris la parole que pour pousser un oh d'exclamation surprise et ravie quand je découvris une jolie maisonnette nichée dans la montagne, au pied de laquelle coulait un cour d'eau. C'était charmant. Et romantique à souhait. Je lançai un regard brillant à Arthur qui me présenta notre destination.

- "Toi et moi, seuls, au milieu de nulle part, pendant une semaine, c'est bien ça?"

Mon sourire parlait pour moi quant à la joie que cela me procurait. Je descendis de cheval et m'approchai vivement, aussi impétueuse qu'une enfant à qui on venait de faire un merveilleux cadeau. J'entrai et découvris un intérieur coquet, mais simple. Les meubles étaient beaux, solides, rustiques, loin du mobilier raffiné et alambiqué qui avait cour dans certaines régions. C'était du Arthur tout craché, ça lui ressemblait bien. Je me retournai brusquement vers Arthur et me pendis à son cou en l'embrassant à pleine bouche. Je le relâchai.

- "Te voilà donc à ma merci pendant une semaine..."

J'attrapai sa chemise et l'attirait plus à l'intérieur, refermant la porte au passage.

- "Si je ne te connaissais pas aussi bien, je dirais que ton statut te pèse et que tu as autant besoin que moi de t'échapper après ce qu'on a vécu..."
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Sam 11 Déc 2010 - 9:38

Le sourire qu'affichait à cet instant Roxane put suffire, exprimant davantage que le pourrait les mots, et la surprise, certes de peu de valeur à des yeux qui n'attachent d'importance qu'à la matière, se savait couronné de succès, exauçant sans doute un réel souhait qu'on tait. Ils n'avaient plus passé beaucoup de temps ensemble, avant l'épisode de la route vers Néera, ils avaient été éprouvé tant physiquement que mentalement, aussi, la retraite paisible, en couple, paraissait être un baume à tout ces maux, et il avait visé juste.

« C'est bien ça, nous ne viendrons pas nous déranger ici. »

Alors qu'elle descendait de cheval, allant vivement vers la porte pour l'ouvrir, Arthur lui s'attela à détacher les bagages des chevaux et à les desceller avant de les conduire à un enclos construit pour les recevoir, puis, il prit les bagages, se chargeant avant de se diriger à son tour vers la porte alors qu'elle se retournait brusquement, venant se pendre à son cou, comme elle aimant tant le faire.

Elle fit un constat plus qu'évident... Il s'offrait à elle, sans moyen de fuir, pour la semaine à venir, et elle le tira à l'intérieur avant de refermer la porte, et il déposa l'ensemble des affaires, provisoirement, là, écoutant la remarque de Roxane.

« Disons que ce sont les derniers évènements qui me pèsent... Les Chouans, Néera, je suis fatigué, sans pouvoir me reposer... Et puis, j'ai envie de passer du temps avec toi, sans avoir mes obligations dans les pattes pour me gêner. »

La période du Voile avait vraiment été éprouvante, mais il était sorti victorieux des deux situations... Il avait vaincu les Chouans et était parvenu devant Néera. Son pouvoir sur la baronnie s'était sans doute affirmé, et si les seigneurs et nobles avaient pu se montrer réticent, aujourd'hui, il ne doutait plus de leur loyauté à venir, il avait fait ce qu'il fallait pour la mériter.

Il se détacha d'elle, allant ouvrir les volets de bois, laissant entrer la lumière et ouvrit la fenêtre, laissant tant entrer la lumière que l'air frais et vivifiant, les senteurs du lieu, l'écoulement paisible du cours d'eau.

« Cette maison nous appartient, Roxane, ainsi, si tu veux, à l'avenir, y ajouter des choses, ça ne pose pas de souci, en notre absence, elle sera gardée. »

Les nobles se plaisaient à avoir des demeures secondaires en d'autre région, et souvent d'un raffinement certain, lui n'aspirait qu'à y trouver un lieu de repos, un calme bienvenu, nécessaire, et ce cadre parfait et humble lui convenait plus qu'aucun autre, et désormais, cette demeure était la leur, autant que Vielmot.

« Qu'en penses-tu ? Elle te convient ? »
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Lun 13 Déc 2010 - 14:45

C'était parfait! L'endroit était parfait! Une petite retraite tous les deux, tranquilles, sans personne pour venir nous déranger ou nous interrompre. Une semaine rien qu'à nous, pour nous découvrir, nous redécouvrir. Il savait tout de moi, je savais beaucoup de lui, de nos passés respectifs, de nos goûts. Mais nous n'avions encore jamais vécu aussi longtemps simplement tous les deux. Peut-être que nous allions découvrir que nous nous étouffions, que finalement, tout ceci n'était qu'un beau rêve qui ne supportait pas la réalité et le quotidien? Non, j'étais certaine que non. Arthur était adorable et moi, j'étais facile à vivre. Notre cohabitation ne poserait aucun soucis. La seule chose qui me chagrinait, c'était d'être délaissée parce qu'il devait s'occuper de la gérance de sa baronnie. Cela deviendrait sans doute un problème récurrent, mais je ne devais pas interférer dans ses affaires... et puis, il n'était pas dit que je ne me permettrais pas de me rappeler à son bon souvenir.

Une fois à l'intérieur, j'attirai Arthur à moi. A moi... Il était à moi pour plusieurs jours, sans que personne ne vienne le chercher pour régler un problème administratif ou législatif. Je pouvais user et abuser de lui pendant tout ce temps et je n'allais pas m'en priver. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de faire remarquer qu'il avait besoin d'échapper à toute cette pression avant de reprendre son rôle. Il confirma mes soupçons et je ne pouvais que le comprendre. Il était fatigué et il avait trop de choses à gérer. Je fis remarquer, avec malice :

- "C'est vrai que de passer de Maître espion officiant dans l'ombre à Baron héroïque et acclamé de son peuple, ça doit faire un choc."

Il était passé de l'ombre à la lumière en très peu de temps. Je n'étais pas étrangère à cette transformation, je le savais bien. Si je n'étais pas tombée par hasard sur lui, dans ses restes fumants de cette tour, il serait mort, presque dans l'indifférence. Une nouvelle vie s'était offerte à lui et j'en faisais intégralement partie.

Il me relâcha pour aller éclairer un peu la pièce et laisser les bruits de la nature nous envahir. C'était tellement paisible. Il m'expliqua que cette maison était à nous et que je pourrais la décorer à mon goût dans les temps à venir.

- "Hum, oui, ça manque d'une petite touche féminine."

Je souris quand il me demanda si ça me convenait et passai une main dans ses longs cheveux.

- "C'est parfait."

Je l'embrassai doucement, avant de lui saisir la main et de l'entrainer jusqu'au lit, le faisant asseoir et venant me glisser à genoux derrière lui.

- "Pour se détendre, l'endroit est idéal et tu en as besoin."

Mes mains fines prirent place sur ses épaules et j'entrepris de masser ses muscles tendus par le stress des dernières semaines. Doucement, je chantonnais, quelque chant de Néera, censé apaiser l'esprit et le corps, favoriser le repos. Ma voix n'était pas celle des bardes, mais restait douce et agréable à écouter. J'enveloppai Arthur de mon amour, de ma douceur et de la grâce de Néera.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 15 Déc 2010 - 17:26

Enfin le repos, la quiétude et l'apaisant sentiment qu'un vent délicat écarte les soucis, le poids de cette nouvelle vie qu'il menait, à ces évènements qui l'avait alourdit davantage. Enfin, il pouvait souffler, se laisser aller sans crainte, il était temps.
Ce jour avait tardé à montrer son nez, il l'avait voulu au terme du Voile, au terme des festivités du nouveau cycle, et au lieu de cela, il avait été prit dans des évènements que nul ne souhaite, défié par les Chouans, il avait du les affronter, les vaincre pour sauvegarder son existence d'abord, son titre ensuite... Et cette folie qui lui apparut, ces hommes, ces femmes qui avaient perdu la raison dans le domaine de Néera, qu'il avait interrogé, avec qui il avait parlé... Et cette excursion ensuite, dans ces terres en temps normal si paisible, agréable, qui avait failli le perdre. Il avait fait des choix, il en avait lourdement payé le tribut, bien qu'à la fin, le constat devient bien plus agréable à voir. Il était Baron, héros d'un peuple et victorieux de ses plus sérieux et immédiats rivaux, les partisans d'une lignée éteinte, tombée en disgrâce qu'il remplaçait désormais. Les temps à venir, il l'espérait, serait plus paisible, qu'il puisse consacrer à nouveau du temps à son entrainement, à lui, à elle...

Cette semaine, ces moments étaient une épreuve de plus, quoiqu'agréable le souhaitait-il, éprouvant le couple au quotidien, s'entendraient-ils, s'accorderaient-ils au jour le jour... Les jours prochains le diraient, mais lui n'en doutait pas, pas plus que ses qualités de Baronne, pour l'avenir. Oh, elle ne serait pas de celle dont on dira qu'elle suit rigoureusement le protocole, mais il ne trouvait pas plus digne de veiller avec lui sur cette terre de chevalerie et de foi.
A l'intérieur, il sourit, bien que le choc trouva un écho à cet instant... Il avait beaucoup changé. Autrefois dans l'ombre, de sa famille, de son roi, il retrouvait les traces de ses preux ancêtres, chevalier au secours de son peuple, doué d'abnégation, au service de ses sujets.

« Autrefois, mes ancêtres, sauf à l'instant de ma supposée mort, n'auraient guère reconnu en moi l'un des leurs, aujourd'hui, je ne trompe plus personne, je suis bien un Melasinir, quoiqu'aucun d'entre eux n'eut jamais autant de gens sous sa responsabilité. »

Il ouvrit les fenêtres, les volets, éclairant la pièce, la baignant dans la lumière autant que dans le son d'une nature paisible. Il sourit à la remarque, quant à l'absence d'une touche féminine, il est vrai qu'il avait posé là quelque chose d'austère, qui lui ressemblait bien finalement... Il comptait sur Roxane pour apporter une petite touche frivole, une gaieté et une âme qu'il ne savait donner aux lieux.

« Et bien, Mademoiselle... Je vous charge de décorer cette maison, si vous le voulez. »

Elle pourrait ainsi trouver une occupation, si bien sûr cela la satisfaisait, il n'irait pas la contraindre à quelque chose qui ne lui plait pas. Elle lui annonça en tout cas qu'elle trouvait le cadre et les lieux parfaits, outre la décoration bien sûr, et l'entraina jusqu'au lit où elle le fit asseoir avant de se glisser dans son dos. Il soupira doucement d'aise, se détendant tandis qu'elle entreprenait de le masser, initiative fort agréable qu'elle prit là.

« Nous en avons tout les deux besoins... »

Il n'était pas le seul à avoir besoin de se détendre, elle aussi avait été là quand ils avaient rendu visite à Néera. Elle offrit à ses oreilles quelques chants de Néera et il se laissa aller de longues minutes durant lesquelles elle fit son office, et finalement, il décida de saisir de ses mains celle de Roxane, se retournant vers elle et la poussa à s'allonger, tandis qu'il s'étendait à son côté, lui tenant toujours les mains.

« Je crois qu'une balade dans les environs attendra demain... »

Il sourit, l'embrassant, glissant dans son coup, ses mains relâchant les siennes, glissant sur ses courbes avec délicatesse et lenteur, les appréciant avec plaisir, avec saveur.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Ven 7 Jan 2011 - 16:16

J'eus un sourire alors que je venais d'aborder un point important concernant le cours qu'avait prit son existence. Il était issu d'une noble famille ancienne, de chevaliers réputés et loyaux au Duc. Arthur, au contraire des membres de sa famille, avait décidé de travailler pour le roi en tant qu'espion et non en tant que chevalier. Je ne savais pas si cela avait vraiment pesé sur ses épaules toutes ces années, mais je savais qu'en apparaissant au grand jour, en s'élevant plus haut qu'aucun de ses ancêtres et en étant reconnu comme digne de sa famille et proche du Duc et Roi, il avait prit sa revanche sur la vie et enfin prouver l'étendue de sa valeur.

- "Tu es un Melasinir, cela ne fait aucun doute et l'un des plus nobles que cette illustre famille ai jamais engendré."

Il lui m'en avait tant parlé que j'avais l'impression de les connaître. Il m'avait beaucoup parlé de Théodoric, son cousin, parangon de vertu et de chevalerie, la fierté de la famille, mort il y avait quelques temps déjà. Arthur avait prit sa place, de façon brillante. Peut-être ne prendrait-il pas mon compliment comme il se devait, convaincu que j'étais aveuglée par l'amour, mais qu'importe, j'étais sincère envers moi même et envers lui.

Il entreprit d'éclairer la pièce, me permettant d'y jeter un œil tout à loisir et je le taquinai sur le manque de décoration féminine. Évidemment, il ne se priva pas de me donner la mission d'arranger tout cela et je fis une petite révérence, répondant avec légèreté :

- "Je ferais tel que mon Seigneur me l'ordonne."

Non, je n'étais pas une jeune fille totalement soumise à l'autorité de plus puissant qu'elle, mais j'aimais bien me servir de cela pour taquiner Arthur. Si notre différence de rang avait été un obstacle pour moi, au début, il avait vite su le faire tomber et ne plus rien laisser nous empêcher d'être ensemble, abattant les murs de mes peurs les uns après les autres.

- "Et mon Seigneur sera si conquis qu'il ne quittera plus jamais cet endroit! C'est machiavélique pour t'arracher au pouvoir, tu ne trouves pas?"

J'éclatai d'un rire léger et cristallin, virevoltant sur moi-même comme une enfant légère et gaie. Ce que j'étais encore, par bien des côtés, malgré tout ce que j'avais vécu, malgré les souffrances et les épreuves. J'avais failli mourir, j'avais désiré mourir et jamais je ne remercierai assez Acrion pour m'avoir sauvé et permis de prendre un nouveau départ. J'aurais manqué tant de choses. Rien n'était jamais désespéré. C'était bien la leçon que j'avais retenu. il fallait se battre pour vivre, l'honorer. Comme disait le diction : la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. Et c'était presque vrai. Car la vie était un merveilleux cadeau qu'il fallait chérir et entretenir.

J'entrepris de délasser Arthur, l'entrainant sur le lit pour me glisser dans son dos et poser mes mains sur les muscles de ses épaules, profitant de mes dons au passage, afin de l'apaiser. Il avait besoin de se détendre... Moi aussi, il avait raison. Et nous étions bien partis pour réussir. Je chantonnai quelques cantiques, pendant de longues minutes, avant qu'Arthur ne s'empare de mes mains et ne se tourne vers moi, m'allongeant sur le lit. Je frémis quand il me caressa et ses paroles m'arrachèrent un sourire mutin.

- "Je me demande quelles pensées agitent mon Seigneur et à quelle activité il pense en ce moment."

Bien sûr... Je sentis mon corps s'embraser sous ses lèvres et ses mains, comme à chaque fois qu'il me touchait. Nous avions déjà fait l'amour, une fois, avant de partir vers l'inconnu, avec la peur que cela soit la seule et unique fois. Nous étions pourtant vivants. En pleine santé. Et nos soucis réglés. Cette fois, il y aurait une légèreté, une envie de croquer la vie à pleine dents, qu'il n'y avait pas eu la fois précédente. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou, l'attirant à moi pour l'embrasser.

- "L'avenir nous ouvre les bras, de même que le bonheur, il est temps d'enfin en profiter."

Et il avait sans doute, la même idée que moi à ce sujet.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Lun 10 Jan 2011 - 0:05

L'un des plus nobles qu'il n'ait jamais été engendré au sein de sa famille... Il en doutait, tout du moins, n'aurait pas cette prétention... Le titre ne fait pas tout, mais il savait qu'elle ne pensait pas à cela... La noblesse de l'âme, la noblesse du cœur, pouvait-il vraiment s'offrir l'audace de la comparaison ? Non, il le refusait, il ferait ce qu'il a à faire, non pour être meilleur, non pour être le plus quelque chose, mais parce que c'est là son serment, son devoir, le seul chemin qui lui permettra de se présenter dans l'autre monde devant les siens, sans rougir de la honte d'avoir manquer à ses engagements, ne pas avoir su être un Melasinir.

« Tu dois déjà t'en douter, je ne peux être d'accord avec toi mais... Je te remercie de ces paroles, de cette si haute opinion que tu as de moi. »

Et il accompagna ces mots d'un sourire doux et tendre, sincère, avant d'aller retirer les panneaux de bois qui servaient de volets, afin de laisser s'engouffrer la lumière, afin qu'elle puisse embrasser toute la beauté des lieux, quoiqu'encore loin d'être entière, elle trouverait les parts manquantes lorsque Roxane apportera sa touche féminine, sans doute plus délicate que la sienne, vision uniquement pratique.
Et pour lui, replonger sa belle dans cette clarté, en apprécié les traits sublimés par les rayons qui perçaient et pénétraient la pièce.
Il perdit un instant son sourire quand elle se montra soumise, quoiqu'il sut que c'était là pure comédie dont le but était une bien plaisante taquinerie.

« Il n'ordonne pas, il prie... Et plus encore, je vous supplie, ma Dame, de me prêtez vos talents et votre regard, que je puisse combler de joie la femme dont je suis follement éprit. »

Supplier pour répondre à la provocation, à cette taquine soumission qu'il lui rendait bien volontiers... Les barrières sociales n'étaient plus, et il escomptait que bien assez tôt, cette vérité soit connue et admise par tous, que le rang de l'un et de l'autre ne soit plus différent.
Il sourit ensuite au « plan » , quoiqu'il ne pouvait entièrement la satisfaire, malheureusement.

« C'est un excellent plan, quoiqu'il me désole de ne pouvoir totalement y succomber... Car comment pourrions-nous vivre encore tandis que nous abandonnerions ces innombrables gens qui attendent et espèrent notre aide, notre écoute. »

Mais, pour que ce rappel de leur devoir, et même l'annonce pour l'heure discrète d'un rôle partagé ne pèse pas trop, il ajouta toutefois.

« Mais nous trouverons régulièrement l'occasion de nous retirer ici, et partagerons un bonheur qui ne sera qu'à nous. »

Elle l'entraina ensuite jusqu'au lit et le fit s'asseoir, glissant dans son dos pour lui faire bénéficier de ses talents parmi les plus agréables, apaisant, ajoutant là la douceur de la mélodie de sa voix jusqu'à ce qu'il décide non plus de profiter, mais de faire profiter, s'emparant de ses mains, se retournant pour l'allonger sur le lit, remettant à demain une possible balade... L'heure était à un autre voyage, une promenade en un pays où le paysage est sensation et où la passion enivrante conduit, guide sur les chemins qu'ils emprunteront pour se rendre encore ensemble à l'extase partagé dont ils jouissaient depuis si peu de temps, finalement.

« Oh, mais vous connaissez mes pensées, ma Dame, et je ne doute pas qu'en cet instant, elles s'insinuent sournoisement dans les vôtres. »

Ses mains caressèrent ce corps superbe et offert, ses lèvres apprécièrent son goût, ses narines humèrent son délicat parfum. Il savoura chaque chose, chaque apport de chacun de ces sens à ce tableau complexe et tout simplement envoûtant qu'elle lui offrait, qu'il ferait sien encore, sans la craindre de le perdre si tôt après.
Elle avait raison... La première fois, ils s'étaient offert l'un à l'autre par craindre de succomber dans leur voyage, aujourd'hui, il n'y avait plus une peur...

« En effet... C'est notre récompense pour avoir su tenir la promesse que nous nous étions fait... »

Ses mains alors firent remonter la robe qu'elle portait, doucement, lentement, progressivement, alors qu'ensuite, ses mains appréciaient chaque nouvelle parcelle de peau qui s'offrait sous ses doigts. Il finit par la redresser, ôtant le vêtement, et prolongea encore ses caresses tandis qu'à leur tour, les lèvres se joignaient aux doigts pour conquérir à nouveau ce corps...
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 12 Jan 2011 - 13:20

Oui, je me doutais qu'il ne prendrait pas mes paroles comme argent comptant, mais j'avais dit ce que j'avais sur le cœur, libre à lui de les accepter comme il le voulait. Je ne connaissais pas les membres de sa famille, mais je connaissais désormais les règles régissant la chevalerie et Arthur avait ce sens de l'honneur et de la loyauté si particuliers. Oui, il avait décidé de servir d'abord dans l'ombre, assassinant les opposants au roi, de façon peu scrupuleuse et loin des combats honorables, mais les préceptes des Chevaliers de Néera étaient profondément ancrés en lui.

Je plaisantai sur la décoration, jouant les épouses soumises et je vis son sourire se fâner à cette boutade, alors qu'il entrait pourtant dans le jeu, mais en faisant de moi celle qui décidait. En me donnant l'impression de me demander une faveur. Ce qui n'était peut-être pas très éloigné de la vérité.

- "Soit, j'accède à cette requête, je serais bien cruelle de rester insensible à pareille demande!"

Je ris doucement, heureuse, tout simplement, comme je ne l'avais pas été depuis de longues semaines, de longs mois... Une éternité me semblait-il. Je ne voyais aucun nuage qui puisse obscurcir mon horizon. Le Voile était levé et cet étrange phénomène nous avait débarrassé, Leirn et moi, de cette crainte qui m'avait poussée à mettre fin à mes jours. Il restait encore quelques troubles en Ancenis, mais rien d'insurmontable. Arthur s'en occuperait et je le soutiendrais du mieux que je pourrais.

Non vraiment, je ne voyais rien qui puisse gâcher notre avenir.

Je poussai un soupir quand il déjoua mon plan, faisant appel à mon sens du devoir. Une petite moue accueillit ses paroles alors que je répliquais d'une voix douce :

- "C'est fourbe de faire vibrer ma corde sensible et de me rappeler ainsi à nos devoirs. D'accord, je te libérerai au bout d'une semaine, preux Chevalier."

Un sourire espiègle recourba mes lèvres :

- "Mais en attendant, tu es mon prisonnier."

Et j'entrepris de lui montrer quelles horribles tortures je lui réservais en l'entrainant sur le lit et en massant ses épaules tendues, tout en chantonnant quelques cantiques de Néera pour apaiser son corps et son esprit. Cela ne dura qu'un temps, car bien vite, Arthur eut d'autres envies et se retourna, me renversant sur le lit avec une étincelle qui ne trompait pas dans ses beaux yeux émeraude. J'éclatai d'un rire troublé alors qu'il répliquait à mon mensonge.

- "Vous avez un effet néfaste sur mes chastes pensées mon Seigneur, honte sur vous!"

Mais mon rire et mon expression réjouie et avide démentaient mes propos. J'avais hâte de le retrouver enfin. Je me consumais de désir pour lui. Je vibrais sous ses caresses. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou alors que je m'approchais de moi et lui susurrais des promesses d'un avenir radieux. Oui, nous étions récompensés d'avoir tenu nos promesses. Ses mains remontèrent ma robe avec une lenteur qui me rendait folle, alors que ses lèvres m'embrassaient méticuleusement. Ma respiration s'accéléra alors que des gémissements étouffées franchissaient mes lèvres. Soumise, je me laissais faire alors qu'il me redressait et m'ôtait la robe. Je ne réfléchissais plus, il n'y avait que les ondes de plaisir qui me traversaient et m'agitaient, rien d'autre. Je me cambrai sous ses assauts, alors que mon corps brûlait.

C'était une si délicieuse torture.

Haletante, j'enfouis mes mains dans ses cheveux, le forçant à cesser ses terrifiantes caresses, le regard luisant de désir fiévreux.

- "Attends, laisse-moi te rendre la pareille."

Je me redressai alors que mes mains se faufilaient sous sa chemise et appréciaient les déliés de ses muscles. Un sourire malicieux aux lèvres, je le repoussais doucement, le faisant allonger, alors que je l'enjambais, totalement nue, avec ma longue chevelure blanche pour seule parure. Je défis les lacets de sa chemise, avant de la lui ôter, avec son aide. Mes doigts se mirent à caresser son torse, alors que je le regardais avec gourmandise... descendant ensuite plus bas, délassant son pantalon pour libérer l'objet de ma convoitise. Ma main glissa le long de la hampe de son désir et je savourai de l'avoir alors totalement à ma merci.
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 12 Jan 2011 - 15:46

« Je vous remercie de cet faveur que vous me faites, je suis certain qu'elle sera comblée quand la tâche sera terminée. »

Et il le serait, lui aussi... Un petit nid pour eux deux, pour l'heure bonheur et une intimité qui apparaissait nécessaire sans quoi il doutait pouvoir tenir la distance dans son rôle de Baron, de Chevalier... Il lui fallait une raison pour se battre et pour survivre aux éventuels dangers, aux tempêtes qu'il devrait traverser à l'avenir, et c'était elle, la simple pensée de devoir braver et traverser juste pour revenir ici, dans ce petit sanctuaire humble et secret, se réfugier et souffler, se reposer auprès d'elle avant de repartir.
Un endroit sûr pour lui, elle et un jour, il l'espérait, leurs enfants, car oui... Il s'était abstenu depuis toujours d'envisager la chose, mais aujourd'hui, avec elle...

Elle se montra sensible à l'appel du devoir, mais cela, il n'en doutait pas, elle était Prêtresse de Néera, et attentionnée, elle ne fuirait pas par pur égoïsme, jamais... Mais pour autant, il ne comptait pas exiger trop d'elle, du moins, pas plus que nécessaire, et ne la priverait ni d'un bonheur personnel, ni d'une intimité des plus méritées.

« Je m'excuse d'avoir usé de cette corde, ma Dame, mais n'ayez crainte, cette semaine je suis à vous, et l'avenir m'offrira d'autres occasions de me faire votre prisonnier. »

Prisonnier, que cette prison serait douce, les séances de tortures plaisantes à souhait... Un rêve pour tout homme captif. Elle le conduit au lit, lui prodiguant ses soins les plus agréables, addictif même, et il devait avouer que c'était une dépendance dans laquelle il se plongerait sans crainte, sans hésitation. Mais tandis qu'il en profita, il n'oublia pas qu'elle aussi avait besoin de repos, de détente, de plaisir, il n'était pas le seul à avoir traversé et bravé tant de danger récemment... Il la retourna, la coucha, l'embrassa, jouant de ses mains, parcourant ce corps qui l'attirait, dans lequel il se perdait corps et âme, chaque sens trouvant ravissement.
Elle l'arrêta dans ses caresses après qu'il l'eut débarrassé de sa robe, et il obéit à la demande, malgré le désir débordant qui l'engloutissait, l'entrainait, et qui la frappait tout autant.

Elle inversa les rôles, prenant l'ascendant et elle passa à son tour ses mains sur son corps, appréciant chaque part comme il l'avait fait l'instant d'avant. Il l'aida dans la tâche de lui ôter à son tour ses vêtements et, lorsqu'ils furent tout deux nus, la danse passionnée, quand l'amour, sentiment des plus beaux prend ses atours charnels, unissant les corps autant que les cœurs, les âmes éprit les uns des autres.
Dans cette demeure reculée, isolée, à l'abri des regards, des oreilles indiscrètes, où ils étaient seuls, eux, leurs compagnons reptiliens, ils s'aimèrent à nouveau, pour la seconde fois avec autant d'ardeur et de désir.

Les heures passèrent, succession d'activité intense et de repos d'entre deux, ponctuées de caresses, de petites attentions, de mains et doigts s'égarant, se perdant sur le corps de l'autre... La première fois, c'était animé par une certaine crainte qu'il l'avait fait... Par peur de ne plus pouvoir, de perdre la raison, la vie sur le chemin, mais aujourd'hui était différent... Cette fois, ils s'aimaient pleinement, laissant le brasier qui brûlait en eux s'épanouir, mais surtout, ils savaient avoir un avenir, et le construira l'un avec l'autre, ensemble, plus de crainte, de peur, rien que l'amour et l'espoir.

L'après-midi disparue, la nuit était là et déjà fort entamée quand ils cessèrent, allongés l'un à côté de l'autre, les corps en sueur mais ravis, satisfaits de ces heures passées. Heureux de s'être retrouvés.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 12 Jan 2011 - 16:43

J'aurais pu passer ma vie entière à l'aimer ainsi, encore et encore, à me sentir vivante sous ses caresses, à vibrer dans ses bras. Nous nous aimâmes plusieurs fois durant les dernières heures, sans nous lasser, mais nous épuisant dans cet exercice divin.

Nichée au creux de son épaule, j'étais comblée de bonheur. Et la semaine ne faisait que commencer... Notre vie en commun ne faisait que commencer. Car je resterais à ses côtés, c'était une sorte d'accord tacite entre nous. Combien de fois m'avait-il fait comprendre que j'étais la seule qu'il lui fallait malgré que je ne sois pas bien née? Combien de fois m'avait-il assuré que mon rang de prêtresse suffisait à m'apporter le respect et à faire reculer le spectre de mes origines paysannes? Il semblait si décidé à lier sa destinée à la mienne. Et moi, je n'attendais que cela. J'avais dépassé mes peurs ridicules à ce sujet.

J'étais prête à vivre avec lui, jusqu'à la fin de mes jours.

Et là, une vérité que j'avais oublié me frappa de pleine fouet : non, je vivrais avec lui jusqu'à la fin de SES jours... Car ma vie était désormais longue, beaucoup plus que celle d'Arthur. Nous avions abordé le sujet, de façon trop superficielle, il y a des mois de cela, mais cette nuit, au creux de ses bras, cette réalité m'écrasa... Je vivrais 2000 ans, peut-être un peu moins, mais Arthur ne ferait partie de ma vie qu'une cinquantaine d'années environ... Qu'est-ce qu'étaient 50 ans dans une vie qui durerait 40 fois plus longtemps? Cette pensée me terrifia et je sentis les larmes inonder mes joues brutalement alors que mon cœur semblait se convulser. Je m'arrachai à son étreinte, à contre-cœur, avant de me diriger vers la cheminée où dansaient les flammes. Moyen illusoire de réchauffer le froid qui m'étreignait soudainement.

Je passai mes bras autour de moi, le recroquevillant sur moi-même. Leirn dut alors sentir ma détresse car elle entra et vint se lover à mes pieds, elle qui s'était faite discrète alors qu'Arthur et moi faisions l'amour. Elle ne me parla pas, il n'y avait aucune parole pour me réconforter. C'était sans doute idiot de songer si loin dans l'avenir quand nous entamions à peine notre présent... Mais je ne pouvais m'empêcher de songer qu'au bout du compte, je le retrouverais seule. Que je le verrais vieillir, s'affaiblir et que moi, je ne changerais pas. Que s'il ne mourrait pas au combat, il s'éteindrait dans mes bras. C'étaient des images terrifiantes contre lesquelles je ne pouvais lutter. Non pas que de le voir vieillir me dérange, c'était de ne pas vieillir avec lui qui me suffoquait.

Un sanglot se coinça dans ma gorge et j'enfouis alors mon visage dans mes mains. J'avais voulu éviter qu'il ne remarque mon mal être soudain et incompréhensible, mais c'était peine perdue. Nous nous étions retrouvés, nous nous aimions, mais cela ne serait qu'éphémère... Le temps passait si vite, trop vite. Je le perdrais et je devrais vivre avec cette perte.

Et je n'étais pas certaine d'en avoir la force.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 13 Jan 2011 - 0:11

Les choses seront-elles toujours aussi compliquées entre eux... Le bonheur et la plénitude d'un instant s'effaceront-ils avec tant d'aisance qu'une seconde plutôt, ils étaient heureux, unis dans ce plaisir et qu'à la suivante, ils soient séparés par un gouffre, un nouvel obstacle se dressant, faisant valoir son importance...

Elle était là, reposant contre lui, la tête reposant au creux de son épaule, les soucis, la fatigue de leur quête divine s'étaient effacés, ne laissant place qu'à celle physique de deux corps libérés de tout ces poids mais affecté par la passion qui les avait dévoré, entrainé bien loin, sans qu'ils ne mesurent l'effort qu'ils mettaient à la tâche, aveugles qu'ils étaient... Leurs corps se sont aimés.
Mais un fil de pensée dont il n'en connaissait pas la nature, ni le sujet l'emporta loin de lui, si loin, son esprit vagabonda et son corps le fuyait, s'arrachant à sa douce étreinte. Elle fuyait sa chaleur, sa présence, se reposant devant la cheminée où un foyer réchauffait la pièce, mais c'était une bien maigre consolation, ces flammes là n'offraient pas la caresse, aux contacts de la chair, il n'y aurait que morsure.
Elle se recroquevilla, semblant s'enfoncer dans une profonde déprime dont il ignorait tout, mais c'était important, grave... Une chose qui était demeurée tapit et était sorti de sa cachette, fondant sur elle comme sur une proie tandis qu'ils savouraient, exténués, l'instant qui suit l'extase.

Alors que Leirn entrait, suivit peu après d'un Monarth silencieux qui se fit discret, ne faisant pas le moindre commentaire... La situation était tendue et le reptile était assez malin pour comprendre que le moment exigeait du calme, qu'il n'était pas encore venu le temps des plaisanteries, aussi se posa t-il sur les couvertures, se roulant en boule, la gueule dirigée vers la jeune femme, sa dragonne tandis qu'Arthur se leva, lui grattant un instant le haut du crâne, pour son plus grand plaisir avant de s'accroupir dans le dos de Roxane, passant ses bras autour d'elle, posant sa tête sur son épaule, doucement.

« Quelle sombre pensée te ronge, mon amour ? Parle moi, je t'en prie. »

Sa voix se faisait douce, et il parlait tout bas.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 13 Jan 2011 - 0:29

D'abord, il y eu la présence réconfortante de Leirn. Puis, celle d'Arthur, dans mon dos. Ses bras s'enroulèrent autour de moi et je me laissai aller à poser ma tête contre lui, fermant les yeux pour tenter de retenir mes larmes. Quelles sombres pensées m'agitaient? Ne rien lui dire aurait été idiot, mentir, irrespectueux. Il faisait parti de mon avenir, si je l'autoriais à y entrer. Etais-je prête à endurer la souffrance de sa mort dans quelques décennies?

- "Avec toi, je goûte au bonheur, Arthur. Au vrai bonheur, sans soucis, sans nuages hostiles au dessus de ma tête. Quand je suis avec toi, je sais que je veux vivre jusqu'à la fin de ma vie avec toi..."

Je me mordillai la lèvre, retenant une nouvelle vague de larmes et marquant une pause. Il ne pouvait pas comprendre ce qui n'allait pas, pas si je ne le lui disais pas. Je m'écartai de nouveau de lui, mais afin de lui faire face, regardant les reflets des flammes jouer sur sa peau et éclairer son regard émeraude d'une lueur surnaturel. Il était terriblement beau, oscillant entre l'ombre et la lumière... Mystérieux, dangereux, mais pourtant loyal et profondément honnête.

- "Mais, si jamais je n'ai regretté de m'être liée à Leirn, je déplore aujourd'hui que la mort nous séparera forcément..."

Ma main se dirigea vers sa joue, alors que je reprenais d'une voix triste :

- "Tu vas vieillir Arthur. Années après années, si le combat ne t'arrache pas à moi, je verrais ton visage se couvrir de petites rides qui ne m'atteindront pas de ton vivant..."

Ma main caressa le coin de ses yeux, où déjà, le temps faisait son œuvre, imperceptiblement. J'étais amoureuse de sa maturité. Et je serais amoureuse quand il serait un vieillard.

- "Je te regarde et je songe que j'aurais aimé vieillir à tes côtés. M'éteindre quelques années après toi et ne pas te voir partir alors que 20 existences d'hommes m'attendront encore. Sans toi."

Cette fois, je me remis à pleurer, en silence, l'attirant doucement à moi et posant mon front contre le sien, tandis que je murmurais :

- "Nous serons heureux cinquante ans, peut-être plus, peut-être moins. Je t'aimerais, toujours, même quand le temps aura blanchi ta chevelure et ravi ta vigueur. Mais j'ai peur de l'après... de ce que sera ma vie sans toi..."

Je me reculai légèrement pour le regarder droit dans les yeux.

- "C'est sans doute idiot... Personne ne peut prévoir l'heure de sa mort, peut-être serais-je tuée avant toi, ce que je viens à souhaiter. Mais si la nature nous laisse vivre, alors je te perdrais. Et cette simple pensée me serre le cœur... Parce que ma vie, c'est toi, désormais."
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 13 Jan 2011 - 1:50

Aux premiers mots qu'elle prononça, il comprit où elle voulait en venir, à quel sujet elle porterait la discussion, et quelle obscure pensée la hantait à nouveau... La vie, l'une si courte, l'une si longue... Il s'éteindrait avant elle, bien avant elle, car il ne bénéficiait pas de l'espérance de vie qu'offrait Leirn par le lien, Monarth, si il était lui-même capable de vivre des siècles ne partageait pas cela, il ne le pouvait pas.
Il ne répondit tout d'abord rien, la laissant étaler ce qui tourmentait son esprit, il répondrait après, c'était ce qu'il fallait faire, et non pas l'interrompre.

Elle se dégagea à nouveau de son étreinte, mais cette fois, pour se retourner et lui faire face, aussi se laissa t-il retomber sur les genoux, et continua t-il d'écouter, silencieux, et la suite lui confirma sa première pensée, c'était bien de ces près de 2000 ans qui sépareraient sans doute leurs morts... Cette éternité qui les séparerait l'un l'autre.
A cela, il ne pouvait rien faire... Il ne pouvait imaginer ce que représentait 2000 ans, il ne pouvait se projeter si loin dans l'avenir, même avant sa mort, c'était un jour bien trop éloigné encore pour y penser, tant de choses pourront alors s'être produit... Et même au delà... Mais en effet, il ne représenterait qu'une part infime de son existence, cela, il ne pouvait le nier. Mais la mortalité devait-elle pousser à renoncer au bonheur ? Alors peut-être devrait-elle chercher relation avec un elfe qui vivrait tant qu'elle vivrait, peut-être même au delà, pour cherche le bonheur sans le deuil, car en ces terres mortelles, rien qui vit ne durera autant qu'elle.

Tandis que sa main parcourait sa joue, remontant ensuite, comme cherchant les traces de la vieillesse, mais le temps, il en avait encore suffisamment devant lui, tout cela restait tout de même encore assez loin pour qu'il n'y ait pas besoin d'y penser, du moins, pour lui... Elle se mit à pleurer, l'attirant à elle, son front contre le sien et elle continua, sans qu'il ne dise rien, il attendait l'instant où il pourrait prendre la parole, où elle attendrait ses mots.
Et quand il vint enfin, il passa une main sous ses yeux, récoltant les larmes et lui sourit doucement.

« Roxane... Je... Je ne vais pas te mentir, sur ce sujet, je ne peux te rassurer, il n'est rien que je puisse dire ou faire qui changeront ces faits, et jamais je ne maudirais Leirn, son existence, ce lien qu'elle forme avec toi qui t'empêcheront de vieillir avec moi... Jamais je ne le ferais car elle fait parti de toi, parce que c'est grâce à elle que nous nous sommes rencontrés, que ma vie s'est prolongée, que j'ai eu une nouvelle chance et que j'ai connu ce bonheur, jusque là, et le suivant. »

Il ne maudirait jamais la dragonne blanche à qui il devait tant, elle n'était coupable de rien, et avait fait tant de bien, pour lui, pour elle, et peut-être pour tant d'autre, sauvé par la survie de l'héritier Melasinir.

« Aussi devons-nous nous faire à ces faits... Que la mort est certaine, que ton existence sera bien plus longue que la mienne, que nous mourrons séparer, mais je crois que de toute manière, cela arrivera, nous ne nous éteindrons pas en même temps, et quelque part, jusqu'au jour de nos retrouvailles de l'autre côté, nous demeurerons seul et séparé, l'un et l'autre. »

Ils seraient seuls devant la mort, quand Tyra viendrait les emporter, mais ils se retrouveraient dans l'autre monde, dans le Royaume des Morts, se perdre de vue pour mieux se retrouver.

« Tout ceci, nous ne pouvons le nier, mais ces vérités doivent-elles nous empêcher de vivre ? Nous nous aimons, nous sommes heureux, en ce moment, dans ce présent qu'il nous appartient de savourer pleinement pour ce qu'il est... Des secondes, des minutes, des heures entières pour nous deux, ensemble, sans que la mort ne nous sépare, sans qu'il y ait tout ce fossé... Devons-nous les rejeter parce que la mort est une évidence ? Je ne crois pas. »

Ces questions, il les avait déjà posé, et rien ne changeait, il voulait vivre le présent, sans penser à l'avenir.

« Quant à l'après... C'est bien trop loin pour que j'y pense et l'appréhende avec précision... Mais tu ne seras pas seule, certes, tu ne m'auras plus, mais tu auras Leirn, Astéride et Incanus, tu auras sans doute la compagnie de mon dräke, mais au delà d'eux... Tu verras grandir et vivre nos enfants, nos petits-enfants je l'espère... Tu verras prospérer et s'épanouir notre descendance, tu pourras veiller sur elle... Et quand les siècles se seront écoulés, que tu auras fait le deuil, peut-être trouveras-tu quelqu'un d'autre... Je ne te condamnerais pas alors, car tout ce qui m'importe, c'est ton bonheur, rien d'autre, et je ne peux exiger de toi près de deux mille ans de solitude, c'est égoïste. »

Là, il évoquait des choses pour la première fois... Les enfants surtout... La descendance, mais surtout les enfants qu'il voulait, qu'il souhaitait, espérait à l'avenir... Elle les verrait, elle les protégerait et aurait la chance de pouvoir savoir comment les choses évolueront dans les siècles à venir, et pourquoi pas, empêcher l'extinction de la lignée, du moins, la retarder.

« En attendant cet avenir... Je t'en prie, partage et vit avec moi le présent, notre présent, celui qui n'appartient qu'à nous et dont nous décidons le déroulement... »

Et il ponctua la chose par un baiser, court mais bien présent.
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 13 Jan 2011 - 13:07

Il avait raison. Alors même qu'il parlait de Leirn et de ce que nous avions fait ensemble, je savais qu'il avait raison. Non, je n'avais jamais regretté ce lien si précieux, cette connexion incroyable entre elle et moi, mais je ne voulais pas continuer ma vie après l'avoir passée avec lui. Ce ne serait rien à l'échelle de mon incroyable longévité, mais chaque moment passé avec lui serait précieux. Et j'avais peur que tout s'arrête et que je ne sois pas capable de continuer ensuite. Leirn grimpa sur moi et vint se blottir sur mes épaules, sa tête dans mon cou. Oui, sans Leirn, je n'aurais jamais trouvé Arthur et je ne l'aurais jamais sorti de cet enfer pour le soigner. Sans elle, je ne l'aurais pas connu, il serait mort... et moi aussi, car rien ne m'aurait poussé à me battre dans les tréfonds de mon désespoir d'alors.

L'entendre parler de mort et de séparation me fit mal, même s'il avait raison. Nous serons surement heureux tous les deux, avec des hauts et des bas, mais nous serions séparés inévitablement... Avant de nous retrouver de l'autre côté. J'eus un petit sourire sans joie. J'allais devoir attendre longtemps avant de le retrouver au royaume de Tyra.

- "Non, ça ne doit pas nous empêcher de vivre, mais je ne peux pas l'oublier totalement, au risque que cela revienne m'accabler brutalement plus tard... Je ne peux pas me voiler la face sur cette réalité."

Mais je ne devais pas non plus la laisser me pourrir la vie et gâcher ces instants précieux. Je devais les engranger, les savourer et plus tard, ils feraient de merveilleux souvenirs. Il continua en me disant que je ne serais pas seule, même quand il ne serait plus là, qu'il y aurait toujours Astéride, condamnée, comme moi, à voir ses proches s'éteindre les uns après les autres. Je me demandais ce qu'elle en pensait et comment elle le vivait... Peut-être devrais-je en discuter avec elle... Que je l'accouche avait créer des liens indissolubles entre nous, davantage que d'être des dragonnières. Elle me faisait confiance et je lui faisais confiance. Elle était ma seule amie.

Mais surtout, il parla de nos enfants, de leurs enfants, que je pourrais voir grandir... et mourir. Au delà de la joie qu'il conçoit de me faire des enfants, ce dont javais très envie, il ne se rendait pas compte qu'eux aussi, je les verrais mourir. Oh par la Déesse, comment allais-je supporter tout cela?

- "Et ils mourront eux aussi... En plus de la perte d'un compagnon, je devrais vivre la perte de la chair de ma chair."

J'eus un sourire triste quand il me donna sa bénédiction pour refaire ma vie après lui. Au moins ne devrais-je pas vivre avec la culpabilité de le tromper après sa mort... Mais, pour le moment, cela n'était pas du tout à l'ordre du jour. Je le regardai de nouveau quand il me pria de vivre le présent et de cesser de me tourmenter pour l'avenir, ponctuant ses paroles d'un baiser, léger, mais sincère. Je soupirai et acquiesçai doucement.

- "Je suis désolée... Cette crainte s'est abattue soudainement sur moi, alors que j'étais totalement détendue et heureuse... Sans doute ai-je trop abaissé mes défenses après avoir subi tes assauts."

Une pointe de malice se glissa dans ma voix en parlant de notre après-midi érotique. L'ombre de mes craintes disparaissait lentement. Je ne restais jamais abattue bien longtemps, c'était dans mon caractère. J'encadrai alors son visage entre mes mains.

- "Je t'aime. Totalement. Irrémédiablement. Mes craintes ne me feront pas renoncer à toi. J'ai fais assez de sacrifices... Et malgré cette perte que je sais inévitable, je veux profiter du temps que j'ai à passer avec toi. Mais pardonne-moi, si, parfois, ma volonté vacille et que la mélancolie m'envahit... Je ne peux lutter contre cela tout le temps. Pas seule en tous les cas."

Je soupira et me levai, un sourire sur le visage alors que les flammes dansaient sur mon corps d'albâtre.

- "Je crois que je nous ai interrompu alors que nous glissions dans un sommeil amplement mérité. Retournons au lit, nous avons tant de choses à faire durant cette semaine. Je vais mieux, cela ne se reproduira pas dans les jours à venir."

Je lui tendis la main pour qu'il se lève, avant de l'embrasser chastement sur les lèvres.

- "Merci."

D'être là, d'être lui, de m'écouter, de supporter mes états d'âme, de me soutenir. De retour dans le lit, je me blottis contre lui, et cette fois, je trouvai le sommeil qui m'avait fait défaut.
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Jeu 13 Jan 2011 - 21:48

La mort est une réalité qu'on ne peut fuir, elle est inévitable pour les hommes, aussi, il ne pouvait la renier, il ne pouvait dire qu'elle n'arriverait pas, il ne voulait pas mentir, user de quelques belles paroles vidées de leurs sens pour la rassurer... Il avait été franc, sans détour, quitte à prendre le risque de la blesser encore, mais ce qu'il voulait vraiment, c'était la voir décider de vivre le présent, non de penser trop à l'avenir... Il existait dans l'actuel, non pas au delà de sa mort, aussi, si elle voulait être heureuse, avec lui, il lui faudrait vivre maintenant.

« Roxane, je ne te demande pas de nier cette vérité... Mais je n'appartiens pas à cet avenir, moi... Je suis dans le présent. »

Il ne voulait pas la faire culpabiliser, juste lui ouvrir les yeux sur un fait qu'elle savait au fond d'elle, mais qu'à l'instant, il fallait lui rappeler, qu'elle offre l'attention qu'il fallait à cela, pour aller mieux, du moins, l'espérait-il.
Quand elle évoqua les enfants, et leurs morts à eux aussi, il répondit simplement.

« Mais ils vivront... Pourquoi écarter le plaisir de les avoir vu vivre, et avoir vécu avec, pour ne s'attacher qu'à leurs fins ? La mort n'est qu'un instant, un infime instant... La vie, ce sont des années entières. »

Elle chercha ensuite à retrouver le sourire, l'accusant même, avec un brin de malice d'être responsable, tant ses assauts l'avaient détendus et rendus heureuse. Il espérait que ça n'était pas ça, il aurait des regrets à causer la douleur après l'acte, et aurait de l'appréhension pour le faire, sachant qu'elle serait ensuite malheureuse.
Il ne répondit qu'en tirant la langue.

Elle se remit pleinement, et finit par se lever, les flammes derrières elle offrant une vue superbe à Arthur du corps de celle qu'il chérissait et aimerait jusqu'à la fin de sa vie, du moins, ne souhaitait-il que cela. Elle lui tendit la main, l'invitant en même temps d'une main à se lever, pour retourner là où ils en étaient, à savoir, se reposer des activités intenses de la fin d'après-midi, et d'une partie de la nuit, car les corps ne réclamaient que cela. Il accepta volontiers, et après un remerciement et un baiser, ils furent à nouveau dans le lit, sous les draps, elle blottit dans ses bras, lui l'accueillant et la retenant, ne voulant plus la voir s'envoler.

Au niveau des pieds, sur le lit, les deux compagnons reptiliens étaient roulés en boule, l'un à côté de l'autre, car depuis qu'il avait créé un lien avec Arthur, les deux créatures cousines s'entendaient à merveille, et Leirn enfin acceptait les jeux et les acrobaties du dräke. Quel étrange couple il ferait, avec leurs animaux de compagnie peu commun.

La nuit passa, et c'est bien après les premières lueurs du jour qu'il se réveilla, sa compagne toujours paisiblement endormi. Il se leva après avoir déposé un léger baiser sur le front de Roxane et, après avoir enfilé un pantalon et une veste légère, il gratta un instant le crâne de son dräke qui se réveilla, se déroula et s'étira, faisant sourire Arthur.

Bien dormi, Monarth ?

Le lit est confortable.

Cela voulait sans doute dire oui.
Il sortit de la chambre, le dräke voletant à ses côtés et retira les panneaux de la pièce principale, mais la lumière était légère, le soleil n'y entrait que l'après-midi, fit des exercices, des échauffements, pour ne pas perdre sa forme, même cette semaine, et envoya Monarth en éclaireur dans la chambre, lui demandant de lui signaler quand Roxane émergera.
Quand cela arriva, il termina de préparer un plateau de bois avec deux pieds, de ceux dont on use quand l'on veut prendre son petit déjeuner au lit, en somme. Il y mit du pain, du beurre et de la confiture, deux pommes et deux verres de lait de chèvre venant de Mons, et il apporta le plateau à la chambre, avant que Roxane ne se lève.

« Petit déjeuner, ma chère. »
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Ven 14 Jan 2011 - 18:49

Non, il n'était pas question de nier quoique ce soit, ni de l'oublier, mais de faire avec et de ne pas laisser cette pensée me gâcher la vie présente. Nous étions là, en bonne santé, avec des projets d'avenir... Sa mention aux enfants ne me laissa guère de doutes quant à ce qu'il envisageait pour nous. Je me forçai à tout oublier, préférant sourire à la vie que pleurer. Je ne restais jamais longtemps mélancolique, fort heureusement, mais j'étais heureuse de pouvoir compter sur son soutien et sa patience. J'aurais aimé avoir sa facilité à parler de la mort. Ce n'était qu'un infime instant, rien comparé aux années de vie et de bonheur, mais c'était tellement douloureux. J'avais tellement peur de souffrir de cela à nouveau.

Je proposai de retourner au lit. Et il suivit sans rechigner. Je me blottis contre lui et finis par m'endormir, mes craintes apaisées par ses bras et son souffle sur ma peau.

Quand j'émergeai, je fus incapable de me rappeler si j'avais rêvé cette nuit. Il me semblait avoir dormi comme une masse, comme je n'avais pas dormi depuis des semaines. Je m'étendis dans le lit et remarquai qu'Arthur n'était plus à côté de moi. Leirn, en revanche, était toujours roulée en boule au pied du lit.

*Pas de panique, il est à côté.*

Je sentais l'amusement dans la voix de ma dragonne. Je baillai, encore à moitié endormie, quand Arthur débarqua dans la pièce, un plateau dans les mains. Une expression de ravissement passa sur mon visage alors qu'il m'annonçait le petit déjeuner. Je posai les yeux sur la nourriture et sentis mon estomac gronder. J'avais une faim de loup en fait.

- "C'est trop gentil."

Je tendis une main vers lui pour qu'il 'approche et je l'embrassai doucement, avant de sourire, passant une main dans mes longs cheveux blancs, emmêlés par la nuit.

- "Ça fait longtemps que tu es levé?"

J'entendis Leirn ricaner dans mon esprit, en réponse muette à ma question. Oui, ça faisait déjà un moment. La question était de savoir s'il avait fait exprès de tomber du lit ou s'il avait tout prévu.

- "Tu avais prévu de me servir comme une reine?"
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Ven 14 Jan 2011 - 23:14

Au ravissement qui s'afficha sur le visage de Roxane à la vue d'Arthur annonçant et apportant sur un plateau le petit déjeuner, cette petite attention faisait son effet. La chose n'était pas réellement préméditée, mais le fait qu'elle dorme davantage que lui offrait amplement les opportunités pour ce genre de petites choses qui font toujours plaisir.

Il s'approcha tandis qu'elle tendait la main pour qu'il le fasse davantage, se pencha et posa le plateau devant elle, les deux pieds de part et d'autre de sa taille et il accepta volontiers le baiser. Puis vint la question, de savoir si il était debout depuis longtemps, et, avant même qu'il ait pu répondre, elle s'interrogea sur la préméditation de son acte, et son regard se porta un instant sur Leirn, se doutant qu'elle avait du lui donner la réponse, d'où la seconde question.

« Alors... Oui, je suis levé depuis longtemps, assez pour avoir pu planter et vu pousser le pommier dont je t'apporte les fruits sur ce plateau. »

Il eut un petit sourire, avant de continuer.

« Non, en fait cela doit faire un peu plus d'une heure je dirais, guère plus, mais tu étais si belle, endormie, je n'ai pas osé te réveiller. »

Il s'assit à ses côtés, sur le bord du lit, et, finalement se décida à répondre.

« Et bien... Disons que ça n'était pas aussi prévu, mais puisque tu dormais comme une masse, davantage que moi, et bien... Je me suis dis que la chose te ferait plaisir, et voilà. »

Il n'allait tout de même pas lui mentir, en lui disant que tout était prévu de longues dates, bien avant leur rencontre, outre le fait qu'il n'aurait pas été très crédible, s'aurait été déplacé. Puis, ajoutant une petite précision, tout de même nécessaire, tant à l'adresse de Roxane que de Leirn.

« Par contre, j'y ai mis des mûres, je ne sais pas si c'est ce qu'apprécie Leirn, ce dont elle a besoin. Machin... »

Machin ?
Oui bah, j'ai pas encore bien saisi ton nom.
Ouais ouais, c'est ça ! Moque toi de moi en plus !
Bon, bon... Du calme, je te charie, Monarth... Excuse moi.
Bon, je laisse passer, mais la prochaine fois, attention !


Et ce qui dura un instant vu quand même un instant où Arthur fut dans le vague, le mot machin mourant sur ses lèvres qui n'émirent plus un son. Il ignorait si elle savait à quoi elle ressemblait quand elle discutait en privé avec Leirn, mais elle avait eu la démonstration par les deux compères.

« Bref, je disais... Monarth, et il insista sur le nom, un coup d'oeil à l'adresse de son dräke, lui en raffole, outre les... insectes qu'il chasse lui-même, mais je sais pas si Leirn aussi, si elle peut s'en contenter... Bref, je vous laisse vous débrouiller entre filles pour ça. »
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Roxane Amras
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Sam 15 Jan 2011 - 15:41

La réponse d'Arthur lui attira une petite tape sur le bras alors qu'il se fichait de moi avec son pommier. Il reprit cependant, en corrigeant son emphase et en me répliquant que cela ne faisait qu'une petite heure.

- "Tu n'es qu'un vil flatteur."

Je dus cependant rougir un peu alors qu'il disait que j'étais trop belle endormie, pour qu'il commette le sacrilège de me réveiller. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre... Mais j'avais vraiment besoin de sommeil et même si j'aurais aimé me réveiller dans ses bras, cette petite attention était bienvenue. Je lui demandais d'ailleurs, s'il l'avait prévue de longue date, ou improvisée en profitant de mon sommeil et de son réveil et il finit par m'apporter la réponse.

- "Et voilà."

Je repris en souriant la fin de son explication, avant de continuer :

- "Ça me fait plaisir, même si j'espère bien me réveiller dans tes bras un matin... Je ne suis pas vraiment une grosse dormeuse, mais j'avoue que j'en ai besoin en ce moment."

Il m'apprit alors avoir mit des mûres, s'adressant à Leirn et moi, avant de parler de son Dräke et de s'interrompre brusquement, l'attention concentrée ailleurs. Cela ne dura que quelques secondes, mais j'échangeai un regard avec Leirn qui s'approchait en voletant et venait se poser dans mon giron, le museau au dessus du plateau.

J'éclatai de rire quand il se reprit en appelant son Dräke par son nom. Le petit reptile avait du le reprendre de volée.

- "Attention, tu vas le vexer... C'est si joli Monarth en plus."

Je fis un petit sourire charmeur au Dräke, reprenant :

- "En plus, il a bon goût. Leirn mange un peu de tout en fait. Cela va des baies aux insectes, en passant par du bétail quand elle est sous sa vraie forme. Même si ce n'est pas une très grande chasseuse."

*Hé, tu exagères là, je sais très bien attraper un mouton.*

*Sur un troupeau qui en compte 200, encore heureux. J'aimerai bien te voir essayer avec un cerf.*

*Je n'aime pas les sous bois, je ne peux pas bien y voler, c'est dangereux, je suis fragile.*

*Bien sûr.*

- "Bon, je m'excuse, Leirn est une très bonne chasseuse de pauvres moutons innocents. Contente?"

*Oui.*

- "Mais la question de départ était quand même de savoir si tu aimais les mûres."

La dragonne acquiesça, de façon à ce qu'Arthur comprenne sa réponse. Finalement, je me décidai à manger, affamée.

- "Tu as mangé?"
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Arthur
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MessageSujet: Re: La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]   Mer 19 Jan 2011 - 11:37

« Peut-être un peu... Mais vil, je te trouve un peu cruelle. »

C'est pas comme si il avait conçu toute une machination visant à la faire rougir et sourire devant des compliments plein d'une vérité évidente qu'on ne pourrait contesté... Quoique, est-ce que justement, il ne l'avait pas fait ? Oh, peu importe au fond, l'essentiel c'est le résultat, et Roxane réagissait différemment au plaisanterie et au flatterie, c'était chose prouvée maintenant.
Il fit finalement l'explication de ce qui avait amené ce service au lit, digne d'une souveraine, dont il était le très humble serviteur, prisonnier par ailleurs, pour la semaine à venir, et elle reprit simplement la conclusion des plus simple qu'il donna à son récit, avant d'exprimer un nouvel espoir, celui de se réveiller dans ses bras... Soit, le petit génie de la lampe a entendu son souhait et saura l'exaucer, c'est là chose aisée, n'est-ce pas ?

« Te réveiller dans mes bras ? Oh, je ne sais pas, ça m'a l'air compliqué à réaliser... On verra bien ce qu'on pourra faire. »

Il sourit avant d'ajouter simplement.

« Dans tout les cas, dors autant que tu le dois, nous devons tout deux reprendre les forces qu'on a laissé en allant trouver Néera. »

Une semaine pour se détendre, c'était le but initial de ces petites vacances organisés et préparés depuis avant le Voile et aux termes des festivités et des diverses activités organisées autour de l'évènement, mais avec ce qui s'était produit, c'était également une semaine pour se reposer, se remettre d'aplomb avant de repartir.
Il détailla quelque peu le menu, apportant de grande précision sur la présence des mûres, à l'adresse de Leirn, en ne se basant que sur les goûts d'un proche cousin quoique bien plus petit, mais c'était les mêmes autrement, alors qui sait...
Il s'interrompit pour communiquer avec son dräke après avoir plus ou moins volontairement écorché son nom, enfin, oublié même, pour le taquiner. Elle rit d'ailleurs à la reprise et sur l'insistance du nom, faisant comprendre par là la teneur de l'échange qu'il avait partagé, et, quand elle complimenta le dräke et son nom, il prit une posture des plus fiers, quoiqu'assez ridicule vu sa taille, avant qu'Arthur ne réponde :

« C'est pour son bien, si je le flatte trop, il va attraper la grosse tête et ne pourra plus voler. »

Et cette fois, le dräke répondit par un tirage de langue fourchue qui valait tout les mots du monde. Il sourit et en revint à Roxane et Leirn, et ses habitudes alimentaires. Puis, quand elle lui expliqua, et qu'elle osa critiquer les talents de chasseuse de sa dragonne, elle eut ces absences propres à ces communications privées et il eut un regard à l'adresse de son dräke, décidément, c'était les mêmes, ces reptiles, et les mots de Roxane à son retour ne fit que le confirmer, la blanche avait mal prit la critique... Les mêmes.
Au final, oui, les mûres satisfaisaient la dragonne, et Arthur le nota bien dans un coin de sa tête, avant de répondre à Roxane.

« Non, je t'ai attendu, c'est pour ça qu'il y a tout en double... Bon, Monarth lui a pas su attendre, devant une mûre, si il a faim, il cède extrêmement facilement. »

C'est pas ma faute !
Oui, c'est la faute aux mûres, elles n'ont pas à te tenter.
Exactement !


Et là dessus, il rempli les deux verres de lait de chèvre, toujours assit à côté de sa belle.
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La vie peut enfin reprendre son cours... [Roxane]
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