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 Jeu de Piste [PV: Amadéo]

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Reawen Amaniel
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MessageSujet: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 7 Déc 2010 - 10:38

    Frôlée par les ombres de morts
    Sur l'herbe où le jour s'exténue
    L'arlequine s'est mise nue
    Et dans l'étang mire son corps


    Un charlatan crépusculaire
    Vante les tours que l'on va faire
    Le ciel sans teinte est constellé
    D'astres pâles comme du lait


    (...)
    Guillaume Apollinaire


    ------------------------




    La forêt d'Aduram. Je considérais ces lieux comme tout à chacun : curieux amalgame aux accents tortueux et aux populations hétéroclites. Pour autant, je me complaisais au plus au point à parcourir ces sentiers sauvages, et m'y attardais régulièrement. Comme à chacune de mes escapade nocturne, je me munissais alors de mes doux compagnons : un arc émeraude, savamment ouvragé, et une dague, dont la lame s'évasait habilement. Ouvrages d'une splendeur sans égale.

    La Nature ne m'avait en aucune sorte poussée à quelconque instinct prédateur. La chasse était pour moi un recours ultime. Je privilégiais les mets végétaux, et m'en contentais le plus clair du temps. Ce n'était d'ailleurs pas en ce sens que mes pas m'avaient mené en ces terres, une nouvelle fois ; depuis plusieurs semaines, nous jouions, lui et moi. Lui. J'ignorais tout de ses origines, devinant au gré de son bon vouloir. Ne pouvant émettre que quelques suppositions superficielles, je jugeais pourtant un fait comme acquis : nous nous savions tous deux les auteurs d'un jeu de piste macabre.

    J'avais pris part à ce manège à l'encontre même de mes principes. Cela n'avait rien de divertissant. Je ressassais alors le temps ou tout avait commencé. J'avais alors songé à quelque rôdeur aux desseins douteux. Pourtant piquée par un intérêt grandissant, je suivais l'esquisse qui, chaque jour, prenait forme. Répétitions perverses qui, de piste en piste, gagnaient en sauvagerie. Je ne parvenais pourtant à mettre la main sur l'auteur originel. Je le savais seul. En ce sens, nous avions un unique point commun. Quant au reste, ces agissements seuls nous différenciaient du tout au tout.

    Cette nuit encore, j'entrais en son jeu. De ma volonté propre. Jusqu'alors, nul fait n'avait attiré mon attention. Aussi, je continuais ma progression, en un mutisme serein. Sur mes épaules, nouée, une cape de voyage. Sobre, sombre. Je me fondais sans mal au sein de la pénombre. Mes pas étaient feutrés, mon allure cadencée. Un masque de placidité marquait mes traits, tandis que quelques mèches, portées par la brise automnale, battaient la mesure sur mon dos.

    Une, deux. Les heures glissaient, sans que nul ne vienne troubler la plénitude nouvellement instaurée. Je discernais, parfois, un animal nocturne s'éveillant de quelque songe, puis partant en chasse. Jugeant qu'il n'y avait nulle hâte ni impératif, je prenais place sur un rocher plat, dont je suivais la direction depuis un certain temps. Parvenue à ce stade, je m'installais à mon aise, et me plongeais en contemplations diverses. Ma respiration se mêlait à la brise, mon corps au rocher. Ma présence même n'entamait plus en rien l'équilibre, désormais.

    Après quelques minutes cependant, je discernais un mouvement léger. Relevant les yeux, je penchais quelque peu la tête sur le côté, tandis que mes doigts effleuraient la lame lacée à ma taille. Je n'avais nul peine à discerner les ombres se mouvoir. Un silhouette alors, attirera mon attention. Fugace. Je n'en discernais pas les traits, encore bien trop éloignés. J'étais pourtant aux aguets, me redressant vaguement. Ce n'était pas l'homme que je recherchais. En ce sens, je n'avais aucun doute. Pour autant, je ne relâchais aucunement ma vigilance, tandis que je bondissais à terre. Le geste avait été fluide, silencieux. Ainsi exposée, je représentais une proie facile. Pourtant, je ne cherchais nullement à dissimuler ma présence outre mesure.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 7 Déc 2010 - 14:29

Le soleil avait fini de jouer à cache-cache...

Les choses du mystique n'étaient pas de mon ressort. Quand le soleil avait disparut, j'en avais espérer l'apocalypse ou quelque chose dans ce genre. Je me suis donc terré dans mon trou mais rien n'est arrivé... Tant pis, un prochaine fois peut être... Quoi qu'il en soit je devais reprendre ma route et trouver de quoi manger. Je ne suis pas un chasseur. Je n'ai pas de quoi tuer à distance de toute façon et poser des collets était bien trop aléatoire. Essayons de trouver quelque racines ou baie bien que la nuit ne se prête pas à se genre de recherches...

Mes pas suivent une sente tracée à travers bois pas les animaux du cru. J'avais encore en tête le fait que le soleil est ainsi disparu. Je ne comprenais pas mais cela était bien au dessus de ma compréhension. Encore une histoire de mystique... Quelle idée de vouloir se tremper dans des forces que personne ne comprenait réellement. Au moins, avec une bonne lame, tout est clair pour tout le monde. Bref... Je dois trouver à manger... Que peut bien m'importer cette sorcellerie...

Je fini par tomber sur un premier cadavre. Un lapin. Je pose ma main sur lui, il est froid mais encore tout a fait rigide. Un chasseur elfe m'avait appris a estimer la mort d'un être suivant son état de rigidité. L'animal était mort depuis une heure environ. Trop tard pour être consommé... J’étudie le lapin d'un peu plus près et découvre sur le côté un trou avec les côtes brisées. J'avais déjà vu ce genre de dégâts une fois dans ma vie. Celui qui avait tué cette créature l'avais surement fait pour le plaisir. L'arme utilisée n'était pas adaptée à ce gibier. De plus il avait laissé l'animal sur place sans prendre la peine de récupérer la peaux ou la viande. La flèche avait été simplement arrachée... Quel gâchis.

Je repris ma route plus silencieusement. Sur mes gardes. Peut être me suis je trompé mais mes sens me disent le contraire. Quelques minutes plus tard je découvre un nouveau cadavre. Un renard cette fois. Je me penche sur le cadavre. Même constatation que le lapin. Du sang recouvrait une grand partie du sol à côté du cadavre, la flèche n'avait pas tuée, pas directement. Elle avait était retirée alors que son cœur battait encore. L'animal était mort noyé dans son propre sang après une longue agonie. Au moins les choses étaient claires, ce n'était pas un chasseur... Il utilise des pointes horizontales.

Qui qu'il soit il tue pour le plaisir de tuer. Et il est devant moi à une heure de marche environ. Mon instinct me poussant à aller de l'avant, je repris la marche de plus belle. Il faut que je me reprenne! Je marche trop vite et je fais trop de bruit. Pourquoi est ce que la colère me prend ainsi? Après tout d'autres pouvaient utiliser ce genre de flèches aujourd'hui. Ce pourrait aussi être quelqu'un avec une arbalète... Pourtant mon instinct... Je m'arrête un instant pour rassembler mes esprits. Je me calme pour reprendre mon chemin avec plus de vigilances mais trop tard.

Je vis en périphérie de ma vision une forme se laisser tomber d'un rocher. Mon instinct pris de nouveau le dessus. Mes dagues apparurent dans mes mains à une vitesse qui parfois m'étonnait moi même. Mon corps se mit de lui même sur la défensive. J'étais prêt... Puis mon regard se posa alors sur celle qui venait de faire son apparition, me prenant complètement au dépourvu. Une elfe... Elle porte un arc mais il n'est pas armé et une dague. Impossible de savoir si se sont ses flèches qui ont tuer ces bêtes... Le demi-elfe s'attendait à tout.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 7 Déc 2010 - 15:39

    L'odeur du sang. Amertume portée par la brise, tandis que je humais l'air. Perplexe, voici que je fronçais les sourcils, tandis que mon front se barrait de quelques rides soucieuses. Je n'aurai pu assurer avec justesse l'origine de ce malaise soudain. La sérénité solennelle des lieux paraissait brusquement bouleversée. Si nul présent n'en était la cause primaire, ils en étaient pourtant les messagers funestes. Lui, qui désormais croisait son regard, cessant là sa progression hâtive. La piste était foulée.

    Campant sur mes positions, je repoussais momentanément la confrontation. En un mutisme obstiné, je détaillais avec plus de précision l'être qui se tenait désormais droit. Je pivotais d'un quart de tour, afin de lui faire face. Avec une vélocité hors du commun, le voici s'emparant de ses dagues. Je ne me permis nulle hypothèse quant aux origines du vagabond. Là n'était aucunement ma principale préoccupation. Je le savais comme n'étant pas ma proie ; de ce fait, il redevenait un individu lambda, dont j'ignorais tout. C'était mieux ainsi.

    Finalement, voici que j'esquissais l'ombre d'un pas, puis d'un second, et ainsi de suite. A nouveau, l'allure était mesurée, le pas léger. Sans ciller, je dessinais un arc de cercle autour du jeune homme. La distance que je conservais restait pour autant plus que raisonnable. L'échappatoire était concevable, au même titre que la riposte. Ma lame reposait toujours au niveau de ma taille. Mon arc n'était pas bandé. Je jugeais ainsi préférable de ne représenter nulle menace directe. Cela faisait-il de moi une proie facile ? Loin s'en fallait. Je savais me montrer vive et réactive en cas de nécessité.

    Vint finalement l'instant ou j'achevais de me mouvoir, reprenant une position adaptée à quelconque échange. Ce n'était pas la malice que je discernais chez cet être. Une certaine méfiance, peut être. J'avais mon idée sur la question, mais n'en pipait mot. Plutôt réticente à l'idée de prendre l'initiative quant à une quelconque conversation, je jugeais cependant cette alternative comme inévitable. Ainsi, voici que je relevais légèrement le menton, conservant un masque d'une impassibilité sans faille

    Le ton était donné, monotone. Chaque mot se détachait du précédent, clair, parvenant sans mal jusqu'au destinataire. Lentement, je traçais l'esquisse d'une phrase, puis d'une seconde. C'était bien assez pour juger mon devoir présent comme achevé.


    « Suivrions-nous le même prédateur ? »


    Marquant une courte pause, je portais mon regard alentour, vaguement, avant de n'en revenir à ma préoccupation désormais principale.


    « Si vos pas vous ont menés jusqu'à moi, je suis au regret de vous annoncer que vous faites fausse route... »


    Nulle animosité ne ponctuait ces quelques propos. Je me contentais de remettre en place les différentes pièces d'une oeuvre éparse. Que cela ait une cohérence quelconque ne m'importait guère. Bien au contraire. J'étudiais avec une attention totale la moindre mimique, la moindre posture. De là, j'en déduisais ce que son propre corps trahissait. Et cette odeur... Moi même m'étais fourvoyée, n'étant parvenue à recouvrer la piste tant attendue. J'avais poussé la candeur jusqu'à songer qu'il n'y aurait nul méfait en cette nuit. Naïve.

    Ainsi, je recouvrais une attitude neutre, et liais mes mains en mon dos. Je lui laissais désormais à loisir matière à quelconque observation. Il n'y avait que peu à en dire. De ma tenue, nulle trace apparente. Ma silhouette même était dissimulée par l'amplitude de la cape dont je me couvrais. Mon visage seul permettait de discerner mes origines. Un visage qui en contait d'ailleurs bien assez. D'allure pourtant, je n'avais rien d'une guerrière. Mes armes représentaient-elles matière à contredire ce fait ? Je me permettais d'en douter, bien que sans grande conviction. Cela n'avait pourtant que peu d'importance.

    La conversation entamée, je patientais désormais. Je n'avais en aucune manière relâché ma vigilance. Cependant, je ne laissais transparaître nulle hostilité.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 7 Déc 2010 - 20:50

Je continue d'observer l'elfe face à moi. Son visage change d'expression une demi-seconde à peine. De la perplexité? Son regard change de nouveau comme si je n'était plus là... Je ne suis donc pas sa proie... Mon instinct me dit que ce n'est pas elle qui a tué ainsi ces animaux mais je dois aller au delà de mon instinct. Un indice... Sur le chemin il y avait quelques branches de cassées au niveau de mes épaules donc le « chasseur » devait avoir ma taille environ et cette elfe est plus petite. De plus les traces laissées ici et là montre qu'il pèse bien plus lourd qu'elle quant à elle, elle ne laisse pas traces derrière elle... Celui ou celle que je piste n'est pas vraiment habitué aux déplacements en forêt... Voilà qu'elle hume l'air? Aurait elle un odorat si développé?

Elle fait un premier pas puis un second. Voilà qu'elle tourne autour de moi. Je ne la lâche pas du regard que je sais être froid. Je continue d'observer cette elfe. Sont comportement ne me paraît pas être menaçant. Elle reste sur ses gardes plus qu'autre chose. Non ce n'est pas elle mais je dois resté sur mes gardes. Je ne peux pas voir ses flèches et être sûr qu'elle n'est pas une menace directe pour moi. Elle continue sa ronde. Je ne sais pas si elle avait réussit à estimer mon allonge ou si ce n'était qu'un simple coup de chance mais le cercle qu'elle traçait autour de moi était assez grand pour pouvoir éviter avec aise un coup de mes dagues. Peu de personnes avaient joué à ce jeu avec moi sans faire cette erreur...

Elle finie par arrêter sa ronde pour venir se placer face à moi. Elle prit un masque d'impassibilité mais pourtant sont comportement l'avait trahie bien avant qu'elle n'ait pris la parole. Visiblement cela doit lui couter de parler ou de me parler. Lequel était le plus dur pour elle impossible encore de répondre à cela. La voilà qu'elle se dresse fièrement et qu'elle lève même le menton... Allait-elle me sortir une imbécillité du style : que faite vous dans ma forêt?

Citation :
« Suivrions-nous le même prédateur ? »
« Si vos pas vous ont menés jusqu'à moi, je suis au regret de vous annoncer que vous faites fausse route... »

Eh bien au moins je n'aurais pas eut droit à une question stupide cela nous change un peu. Je n'ai jamais vraiment aimer les personnes qui lèvent ainsi le menton. Toujours trop sûre d'eux. Trop souvent à vouloir ordonner alors qu'il suffit de demander. De conclusions trop hâtives. Si vraiment l'odorat est son point fort elle doit savoir qu'il faut faire attention. Prendre en considération le changement de vent... Comment pourrais je me servir de cela si jamais cette rencontre importune venait à tourner à l'affrontement. Les animaux dont l'odorat est particulièrement développé ont leur museau comme principal point faible... En va t-il ne même pour nous? Serait ce une preuve que nous ne somme que des bêtes. Elle reste là, à attendre une réponse de ma part. Je vais donc devoir faire des politesses à mon tour...

- Montrez moi vos flèches...


Mon ton était aussi froid que le sien mais la suite des évènements ne tenaient qu'aux flèches de son carquois. Bien que tout prouve qu'elle n'est pas le « chasseur » rien ne me dit qu'elle n'est pas avec lui... Voyons déjà les flèches puis avisons ensuite.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mer 8 Déc 2010 - 9:45

    Là où une proie se serait sentie acculée, lui n'avait pas esquissé l'ombre d'un mouvement. Il poussait la chose jusqu'à soutenir mon regard, qui ne le quittait pas une seconde. Pas l'ombre d'un écart, d'un recul. De là naissaient de nouvelles suppositions, mais également, de nouvelles interrogations. Je ne me permettais d'aucune manière de sous estimer son potentiel. Ceci aurait été une erreur probable. Le maniement des armes ne lui semblait aucunement étranger. Il se mouvait avec aisance en ces lieux, et ne paraissait pas se sentir en plus mauvaise posture qu'un tigre face à un loup.


    « Montrez-moi vos flèches... »


    Le ton de sa voix avait été semblable au mien. En avais-je espéré d'avantage ? Peut-être pas. Loin de m'en formaliser, je haussais pourtant les sourcils. Cet échange me semblait fort loin de simples banalités. L'être quémandait preuve de ma bonne foi, ne prenant pas même la peine de m'apporter réponse quant à mes propres palabres. L'espace d'un instant, je dissimulais une pointe d'agacement, tandis que mon bras se glissait par dessus mon épaule, et en tirait une flèche. Je n'étais pas sans ignorer l'origine de sa demande, et ne m'inquiétais d'aucune sorte quant à ses déductions. Aussi, sans esquisser l'ombre d'un pas, je laissais la flèche se ficher avec légèreté à quelques pas du Vagabond. S'il tenait à s'en emparer, il devrait se mouvoir.

    Désormais, je me détournais, et le laissais à son expertise, regagnant le rocher plus tôt délaissé. Y prenant place, je reportais mon attention sur le jeune homme. Je m'étais exposée de dos sans signe apparent de méfiance, et désormais, je croisais les jambes, recouvrant un mutisme certain. Si verdict il devait y avoir, j'osais espérer qu'il n'allait tarder, car à l'aube venue, l'expédition serait veine. Une nouvelle fois. Or, comme tout à chacun, ma patience avait ses limites. Ces petites escapades commençaient à me lasser quelque peu. J'avais face à moi une problématique plus complexe que je n'aurai pu l'espérer.


    « Cela est-il à votre convenance ? »


    Une question qui n'attendait pas de réelle réponse, en tant que telle. Si cela ne lui convenait pas, j'aurai sans nul doute tôt fait de le savoir. Une chose sur laquelle je ne doutais pas.


    ----------------------------



    La pénombre nocturne était à son apogée. Pour autant, le Rôdeur se mouvait avec une aisance certaine, enjambant quelques branches, massives, tandis qu'il en piétinait d'autres, avec détermination. Son pas était tantôt léger, tantôt lourd, et maladroit. S'il se savait pourchassé, il ne semblait guère s'en formaliser, tandis que chacune de ses action se déroulait avec prudence et précision. Le tout formait un curieux amalgame, destiné à semer le trouble. Et le trouble était semé, sans aucun doute. Cela faisait des semaines que ce petit jeu prenait place. Des semaines durant lesquelles il s'était dissimulé aux yeux de sa proie.

    Les premiers temps, cela avait été d'un divertissement sans faille. Il se savait hors d'atteinte, bien qu'ardemment recherché. Puis le temps s'écoulant, il avait tenté de se montrer plus présent, moins inaccessible. A quelques reprises, même, l'homme s'était songé pris. Pour autant, il continuait à pousser le vice en ses derniers retranchements. Un soir il semait, le second, il pourchassait. En cette nuit, le rôdeur semblait déterminé à prendre en chasse. L'enjeu était double. Cela était en soit plus grisant.

    A cette pensée, il laissera sa lame pénétrer lentement dans la chaire de l'animal, qui emmétra une plainte assourdissante, se répercutant au coeur de la forêt.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mer 8 Déc 2010 - 14:07

Elle pass son bras par dessus son épaule pour extraire une flèche de son carquois. Une fois la flèche jetée à mes pieds, je ne peux que constater ce que me disait mon instinct. Ce n'est pas elle. Mais peut être en cachait elle d'autre dans son carquois. Peut être a t'elle fait semblant de choisir au hasard... Non ce ne pouvait être cela. Son agissement prouvait le contraire. Elle semblait plus excédée par ma présence comme ci je venais déranger sa chasse. Je pris encore un instant de réflexion alors qu'elle me tourne le dos pour reprendre sa place sur son rocher.

Citation :
« Cela est-il à votre convenance ? »

Les lames que je tenais en main retournent au fourreaux pour toute réponse. Je prend sur moi de m'approcher d'elle sans pour autant prendre la peine de ramasser la flèche. La manière dont elle me l'avait lancée sous entendait qu'elle n'en avait cure. Ce qui en mon sens était assez mal venu. J'ai quelque préjugés sur les personnes qui ne prenait pas plus soin de leur matériel. Surtout quand il s'agit d'une arme de prédilection. Mais peut être que je faisais erreur. Cela ne serait surement pas la première fois.

- « C'est un drow n'est ce pas? »

Avais je vraiment besoin d'une réponse? Un humain aurait pu utiliser se genre de flèche mais il aurait aussi laissé bien plus de traces, plus profondes. Je ne parle pas d'un nain... Ce genre de flèche n'était utilisées quand temps de guerre pas ces nations. Des flèches à pointe verticales, idéales pour passer entre les côtes d'un bipède... Un chasseur d'esclave ou un mercenaire... Un elfe ne se serait pas abaissé à utiliser ce genre d'arme. Même pas moi... Donc surement un drow... Je sentais déjà la colère monter au fond de moi. J’essaie de rester le plus calme possible mon visage toujours impassible. Pourtant quelque chose en moi qui me hurlait de foncer...

Je regarde de nouveau autour de moi. Je suis sur d'avoir pris le chemin dans la bonne direction, pas de doute. Je regarde de nouveau attentivement l'elfe sur son rocher. Elle me paraît de nouveau un peu tendue. Peut être court elle après ce drows depuis un moment. Jouent ils donc à cache-cache?

- « Sait-il qui vous êtes? A t 'il devinait pour votre odorat? »

Vous mène 'il dans un piège? Je n'avais pas posé la question directement mais je pense que cette elfe est assez intelligente pour attraper le sous entendu dans mes deux demandes. Au moins désormais nous somme deux face à lui et ce quoi qu'elle en dise. Je commence à me demander ce qu'il peut bien chez dans cette forêt. Il y a peu de personne c'est déjà assez extraordinaire que nous soyons tous tomber ainsi les uns sur les autres. Puis le glapissement d'un animal que l'on achève se fait entendre. Difficile de dire d'où peut provenir un tel son dans une forêt, chaque arbre répercutant le son à son voisin. Je ferme les yeux et me concentre. En bloquant un de nos sens on arrive à en affiner un autre. L’ouïe... Je rouvre les yeux en direction de ce que je pense être l'origine du cri. Je me tourne vers l'elfe plantée sur son rocher. A t-elle déterminé l'endroit d'où provient le son elle aussi...
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Ven 10 Déc 2010 - 9:16

    Les lames regagnant leurs fourreaux, et voici l'esquisse d'un sourire naissant à la commissure de mes lèvres. Bien tôt, cependant, je recouvrais ce masque d'une neutralité qui m'était si familière, tandis qu'il venait à ma rencontre. Suivant sa progression avec attention, je notais cependant la flèche restée plus en retrait. Arquant les sourcils, je ne pipais pourtant mot sur ce fait, revenant au principal protagoniste, qui, désormais, se tenait à ma hauteur. Campant sur mes positions, je lui laissais dès lors le loisir de s'exprimer. La question qui survint me surpris, plus ou moins.


    « C'est un drow n'est-ce-pas ? »


    Sa déduction avait été brève. Cela me contentait d'ailleurs. Quelle piste l'avait ainsi menée à cette évidence ? L'homme qui les -car désormais, ils étaient deux – menait à sa suite prenait pourtant grand soin de dissimuler ses origines, avec plus ou moins d'habilité, et ce, par quelques indices grossiers. La cause humaine aurait été l'évidence même, pour qui n'aurait poussé plus en avant. Je m'y étais d'ailleurs laissée prendre, quelques jours durant.

    Un détail cependant avait attiré mon attention : si son visage restait d'un impassibilité certaine, le ton de sa voix semblait d'une tonalité plus grave. Signe d'un quelconque ressentiment ? Cela n'aurait rien eu d'extraordinaire. Pourtant, j'ignorais encore jusqu'à quelle point la chose était poussée.


    « La raison semble s'y opposer... Pour autant, oui... Je le songe grandement... Un humain aurait été soit bien plus maladroit, soit bien plus prudent... »


    Le voici finalement qui en viendra à s'interroger sur la réelle cause de ma présence. J'hésitais un instant, songeuse. L'impliquer bien d'avantage ne m'enchantait aucunement. En ce sens, nul désir de solitude, ni même once d'égoïsme. Bien au contraire. Je jugeais la chose imprudente. Il ignorait en quoi il se lançait, par sa seule présence à mes côté. Alors, comme pour appuyer ces quelques songes, je lançais un vague coup d'oeil alentour.


    « Sait-il qui vous êtes ? A-t-il deviné pour votre ordorat ? »


    Comme revenant à l'instant présent, je tournais vivement la tête en sa direction. Si le prédateur connaissait la proie ? Sans nul doute, sans quoi il ne s'y pencherait pas avant tant d'insistance. Je m'étais pliée à des règles qui désormais jouaient en ma défaveur. J'avais tenté, bien entendu, d'y mettre un terme. Une fois. Une seule. Le souvenir de ce jour persistait amèrement. Chaque soir depuis, nous " jouions ".. Sans faille.

    Pour seule réponse alors, je hochais la tête, en guise d'affirmation. Cela ne faisait que peu de doute. Pour ma part, en tous les cas, il n'y en avait pas l'ombre d'un.

    Alors soudainement, un frisson vint à parcourir ma chaire, tandis que la mort résonnait au sein de la forêt. Vagissement redoutable, déchirant. Instinctivement, je portais mon regard en une direction que je jugeais correcte, et discernais avec consternation le sentier même que je foulais quelques minutes précédemment. Dépliant mes jambes, je me laissais souplement glisser à terre, puis, contournant le vagabond, je retournais à l'endroit précis où logeait toujours ma flèche. M'en emparant, je la laissais regagner ses compagnes, puis reportait mon attention sur mon interlocuteur. Oui, nous avions opté pour la même direction, quant à l'origine de ce mal.

    Puis, voici que je glissais l'indexe et le pouce au sein d'une sacoche nouée à ma taille. Entre mes doigts, une corde. Encore quelques secondes d'ouvrage, et voici l'arc paré, en mes mains. Revenant aux côté du jeune homme, je lui accordais un léger coup d'oeil.


    « Vous devriez faire demi-tour... Si nous ne le retrouvons pas ce soir, vous ne serez alors rien de plus qu'une nouvelle pièce à son jeu... »


    Je ne faisais plus guère preuve de froideur en ces quelques paroles, murmurées.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Ven 10 Déc 2010 - 14:42

Citation :
« La raison semble s'y opposer... Pour autant, oui... Je le songe grandement... Un humain aurait été soit bien plus maladroit, soit bien plus prudent... »
Je demeure impassible malgré la confirmation de l'elfe. Mon esprit avait déjà enregistré l'information. Les pièces du puzzle se mettaient en place. La traque qu'elle avait engagée durait depuis un moment mais impossible pour moi de dire depuis combien de temps. Je ne me faisais aucun doute quand à la suite des évènements. Qu'elle le veuille où non, nous allions être deux à le pister. Pourtant je savais que cette impassibilité n'allait pas durer chez moi. Déjà je sens mon sang bouillir. Ce sang à moitié corrompu. Ce sang qui cache une sombre entité qui une fois déchainée devient incontrôlable... Est ce là le fardeau de l'humanité? Je sais que mon visage peut rester impassible mais ma voix déjà devient plus grave et mon regard aussi, je le sais change. La haine fait sont apparition. Une simple lueur, pour le moment...

Elle saute de son rocher, passe devant moi et récupère sa flèche. Oui je m'était trompé. Elle n'est pas tout à fait à l'idée que je m'en faisais. Je pourrais dire même qu'elle remonte dans mon estime, si j'en avais eu. Elle avait également définie avec certitude la provenance du glapissement. Notre rencontre avait durée trop peu de temps pour que le Drow sache que nous étions désormais deux. Cela jouera en notre faveur mais seulement si nous coordonnons notre attaque. Mais je savais cela impossible. J'aurais pu la laisser poursuivre et la suivre de loin pour fondre sur le Drow quand il s'y attendait le moins. Où inversement, passer le premier pour lui tomber dessus tandis qu'elle se cache pour tirer une flèche. Non. Impossible. Mon sang appel au sang et je sais que toute stratégie volera en éclat lorsque mon regard se posera sur lui.

Je prend une longue inspiration pour retrouver mon calme. Je la voit sortir une ficelle de sa bourse et bander son arc. Elle semble prête à en découdre et moi aussi. Étrange association que la notre. A peine rencontré et déjà un ennemis en commun. Elle ne semble pas me repousser je ne peux qu'en conclure qu'elle accepte mon aide. Bien que je ne lui ais pas clairement proposée. Peut être est elle plus exténuée de cette traque qu'elle ne veux bien le laisser voir. Quoi qu'il en soit ce Drow a fait deux erreurs dans son jeu de piste. La première étant de na pas avoir été plus prudent et joué ainsi trop longtemps. La seconde est d'avoir croisé ma route.

Citation :

« Vous devriez faire demi-tour... Si nous ne le retrouvons pas ce soir, vous ne serez alors rien de plus qu'une nouvelle pièce à son jeu... »
Le ton de sa voix avait changé. Une mise en garde. Je n'en avais cure. Je voulais le rencontrer et danser avec lui. Mon esprit déjà s'étiole et ma raison avec. Oui si j'avais été un autre peut être aurais je reculé. Mais mon sang ne saurais laisser ma raison prendre le pas sur cet impératif. Mes mains se posent sur les gardes de mes lames. Elle sont bien là et prêtes à chanter.

Je regarde le chemin. Mon regard se perd un instant au delà. Oui chanter... Le bruit métallique des dagues qui sautent dans mes mains et toujours la dernière chose que j'entends avant de disparaître. Avant que l'autre enfoui au fond de moi ne fasse son apparition et m'écrase au fond de mon être pour œuvrer une danse des plus mortelles. Parfois j'aimerais voir et entendre ce qu'il fait mais est ce que ce qu'il me reste de raison saurais le supporter? Faire demi-tour? Non mon sang déjà prend le pas sur le reste. Je ne prononce pas un mot. Je reste malgré tout sur mes gardes puis m'engage sur le chemin pour toute réponse à l'elfe. Je veux être une pièce de son jeu. Ou qu'il devienne mon nouveau partenaire de danse... La rage boue dans mon sang et déjà je le sens s'éveiller... Un jour un nain me donna un nom. Il me fallu des années pour en comprendre la signification. Berserk. C'est ainsi qu'il me nomma avec un respect mêlé de crainte.

Je passe devant elle sans bruit. Mon visage arborant toujours la même expression. Mon regard pétillant de haine. Il n'a pas encore toute emprise sur moi. Non uniquement quand mes yeux se poserons sur lui...

-" Allons danser".

Mon sang me fait faire de bonne enjambées pourtant silencieuse vers mon partenaire. Acceptera t'il de danser avec moi...
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Reawen Amaniel
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Dim 12 Déc 2010 - 20:51

    « Allons danser. »


    Je ne pu dissimuler bien longtemps l'expression de stupeur qui prenait place, tandis qu'il s'élançait au sein de quelconque aventure. Campant quelques instants sur mes positions, je marquais avec plus ou moins d'insistance mon indécision quant à cette initiative nouvelle. L'impatience ne me semblait guère de mise. Pourtant, cette dernière paraissait s'insinuer en chaque foulée parcourue par le jeune homme. Il me faudrait réagir hâtivement.

    Quelques secondes de plus, et voici que je m'élançais à sa suite. Calquant ma progression sur la sienne, je laissais mon regard errer ici et là. Rien ne vint attirer mon attention. Suivions-nous réellement la bonne voie ? Devais-je permettre à cet homme de se joindre à tout cela ? Refusant de céder à ce flot d'interrogations, je secouais doucement la tête, ne pipant mot. Sans doute n'avais-je pas le choix. Sa venue sonnerait-elle l'achèvement de ce jeu grotesque ? J'osais y placer un soupçon de croyance. Je n'aurai tenu si longtemps sans cela. La raison m'aurait sans nul doute fait défaut.

    Nous suivions un sentier, désert de toute autre présence que la nôtre. Au sol, nulle empreinte ne paraissait se démarquer. Alentour, pas l'ombre d'une piste. Je considérais pourtant cette hypothèse comme seule et unique pensable. Ne doutais plus de ce que nous avions jugé pour acquis quelques minutes au par avant. Jusqu'à ce qu'enfin, quelque chose ne vienne à attirer mon attention. Fronçant légèrement les sourcils, je m'élançais en avant, sans prendre le temps de concerter le jeune homme.



    ¤ clap... clap... clap... ¤


    Voici les gouttes de sang qui, une à une, venaient choir sur le sol imbibé. Là, au pied d'un arbre. Parvenant en cette destination même, je ralentissais désormais ma progression. Une seconde, puis deux. Voici que mes yeux se levaient en quête de l'origine de ce fait. Je ne pu alors qu'ouvrir la bouche, sans que nul mot n'échappe à mes lèvres. Blême, désormais, je quittais des yeux ce que je considérais sans nul doute possible être les restants d'une pauvre créature malmenée, ballotant au gré des vents.

    Reculant d'un pas, puis d'un second, voici que je regagnais le sentier. Je me contentais dès lors de patienter, plongée en un tourment passager. Je n'appréciais guère de laisser la scène en l'état. Pourtant, je savais la nature officier en hâte. Comme pour ponctuer ces quelques songes, voici une bourrasque qui laissera retomber à terre ce qui dorénavant me poussait à la nausée.

    Gagnant un épais buisson, j'en tirai quelques branches. Regagnant la scène, source de mon attention, je laissais alors les feuilles choir au sol, puis y ajoutais quelques épaisses pierres, afin de les y maintenir. Si nous n'avions que peu de temps à consacrer à ce fait, je ne pouvais aucunement me résoudre à quitter les lieux sans cette simple action.

    Cela fait, je recouvrais une nouvelle fois le sentier, et me mit en route à la suite du jeune homme, une fois celui ci prêt à reprendre notre progression. L'allure était soutenue, bien que mesurée. S'il accélérait le pas, je ralentissais, réfrénant au mieux son ardeur à la rencontre.

    Finalement, voici un murmure, porté par la brise. Mélodie funeste, dont je ne mis que peu de temps à reconnaître les paroles. Non pas que l'air soir particulièrement familier. Pourtant, cette mélodie ne m'était pas le moins du monde étrangère. Et pour cause : maintes fois, en ces lieux, je m'étais surprise à la fredonner, tandis que mes pas suivaient ceux du gibier.


    « … et le chasseur égaré, en fit son trophée... »


    En un murmure, je complétais les paroles énoncées, qui désormais, s'achevaient. Brusquement, je bondissait, effectuait un quart de tour sur ma droite. Le temps nécessaire pour distinguer une ombre se mouvoir, puis disparaître. Jetant un coup d'oeil au vagabond, je l'interrogeais du regard. Avait-il discerné la même chose ? M'emparant d'un flèche, je me tenais prête à agir, en cas de nécessité. Avais-je été victime de quelconque divagation ? Je me permettais d'en douter, tandis qu'une branche craquait à quelques mètres derrières nous.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Lun 13 Déc 2010 - 9:18

Et mon regard ce posa sur lui...

----- -----

Mon pas est je le sais un peu trop rapide pour la situation. Malheureusement résister à l'appel de se sang bouillant d'impatience m'est de plus en plus dur à contrôler. Je sais qu'elle doit me trouver pour le moins étrange mais je l'entend m'emboiter le pas sur le sentier. Mon regard va et vient sur cette environnement que je ne connais que trop bien. Il n'y a rien de particulier. Et c'est bien ce qui m’inquiète. Jusqu'ici il avait laisser quelques traces. On aurait pu avoir de quoi douter quand à la certitude d'où été provenu le cri de l'animal mais je savais que nous étions sur la bonne piste. Il ne semblait pourtant pas familiarisé avec la forêt. Mais cette fois je ne vois et je n'entend rien d'autre que le bruissement silencieux de notre déplacement sur le sentier. Ce silence à la limite du naturel. Comme si la nature et la vie avaient fuies ces lieux. Quelque chose se trame je le sens. Il est ici non loin. Il a dut préparer une fin en apothéose pour son jeu. Est ce que je fais déjà parti de l'échiquier? Si c'est le cas je me demande qu'elle place j'occupe? Et cette elfe? En est elle la reine? Je crois que la situation pourrait presque m'amuser.

Mon regard se pose sur le cadavre de la créature dont nous avions entendu les derniers glapissement. Celui ci trônait sur une branche. Impossible de dire de quel animal il pouvait s'agir tellement celui-ci avait été mutilé. Pourtant je quittais bien vite ce funeste tableau dessiné par un esprit dérangé, habité par la folie. Je jette un regard sur l'ensemble du décor. Et toujours rien. Les pièces s'assemblent de nouveau. Oui le jeu prenais fin et ceci en est le piège final. Un piège qui doit avoir pour but de nous focaliser sur ce cadavre mutilé. Mais rien ne semble laissé au hasard par ce boucher. La situation semble changer et c'est nous qui devenons les proies. Non plus jamais je ne serait une proie. Sauf pour la mort. Jamais je ne serais la cible sans décence d'un drow.

Je regarde un instant l'elfe. Elle est livide. Ce n'est pas la première fois que je vois ce genre de chose. Je pourrai même dire que pour certains elfes noirs cela n'est qu'une mise en jambe. Je sais que mon regard et mon visage sont toujours impassible devant ce spectacle. Déjà tout cela est même rangé dans la case sans intérêt et mon regard cherche d'où va provenir l'attaque. Je tourne de nouveau mon regard vers l'elfe qui vient de bouger. A t'elle repéré quelque chose? Je regarde dans sa direction et la voit se pencher sur un buisson pour en arracher quelques branches. Que fait elle donc? Elle se redresse et se dirige vers l'animal mort, pose les branches sur celui-ci et entasse quelques pierres sur ces dernières. Une sépulture? Là t'elle fait pour tous les animaux morts qu'elle a croisé? Nous n'avons pas le temps pour cela. Elle semble s'en rendre compte car bien que ces mouvements soit respectueux envers la créature, ils sont pourtant assez rapides.

Je reprend la direction du sentier. Nous avions perdu trop de temps et aucune attaque n'était survenue. A quoi bon ce spectacle? Nous retenir peut être où juste perturber un peu plus l'elfe. Est ce que je vais pouvoir compter sur elle le moment venu? Nous verrons bien à se moment là. Mes pas sont de plus en plus rapides. L'elfe traine le pas derrière moi. Que fait elle donc? A t'elle peur d'affronter celui que nous chassons? Car oui maintenant je reprend ma place de prédateur. Hors de question de laisser un drow jouer au chat et à la sourie avec moi. Sauf quand c'est moi le chat. Je me rend compte un peu tard peut être que je vais trop vite. Je manque de prudence. Il faut que je calme cette haine qui monte en moi. Est ce pour cela qu'elle ralenti ainsi de temps en temps? J’essaie de me calmer pour tempérer le monstre qui sommeil en moi. Son réveil viendra bien assez tôt je le sais.

Je me calme donc un instant. Puis je l'entend. Murmure porté par le vent... Je ne sais ce qu'il fredonne. Je n'en connais ni la musique ni les paroles. Il faut dire qu'en la matière mon éducation est assez limité. L'elfe semble perturbée par cette chanson. Connaissant la façon de faire des ces montres cette chanson ne doit pas être inconnue de mon alliée. Les paroles nous parviennent un peu plus clairement puis elle en prononce à son tour les paroles.

Citation :
« … et le chasseur égaré, en fit son trophée... »

Et mon regard ce posa sur lui...

En un instant si bref. Je le vis quelques seconde. Et alors que l'elfe pose son regard sur moi, je disparaît laissant place a ce monstre tapis au fond de moi... Puis c'est le noir. La dernière chose que j'entend est le son métallique des dagues apparaissant des mes main. Je disparait pour laisser le monstre prendre le controle de mon co

Les lames du demi-elfe apparaissent des ses mains comme par magie sans un sont métallique proche d'une note de musique. Son visage reste toujours le même mais son regard est replis d'un haine sans nom. Une froide détermination a tuer celui sur qui ses yeux se sont posés. Son regard ne quitte pas l'endroit où il est apparu. Oui il l'avait vu. Le vagabond parti au quart de tour. Dans sa course folle il n'émit pas le moindre son autre que celui de ses pas. Pas un cri de rage, pas un gris de guerre... Rien que le silence fondant sur sa proie comme la mort venant cueillir le dernier soupir d'un vieillard.. Le demi-elfe ne donnait pas la mort dans les hurlements. Et c'est souvent ce qui a causé le trouble chez ses victimes. Traversant les fourrés le demi-elfe se rue sur sa proie empli d'une haine que plus rien d'autre que la mort ne pourrait arrêter...
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 14 Déc 2010 - 21:49

    Je distinguais les pas de mon compagnon s'éloigner d'avantage tandis qu'il s'élançait après le Sombre. La raison aurait supposé que je me lance également à sa suite. Pour autant, quelque chose me retint, immobile. Ma tête pivotait, de droite à gauche. J'ignorais ce que je recherchais. Néanmoins, je le savais proche. Bien trop proche. L'hypothèse naissante paraissait invraisemblable. Aurions-nous été négligents au point d'omettre un tel détail ? J'avais sous estimé le potentiel adverse. Je délaissais alors mon arc en faveur de la dague qui reposait à mon côté. Ce n'était aucunement mon arme de prédilection. Je la jugeais pourtant favorable en cette situation.

    D'une oreille distraite, je tentais d'isoler les pas fuyants. Puis un nouveau craquement, et voici que je reculais de quelques pas, discernant une silhouette nouvelle. Ombre parmi les ombres. Fronçant les sourcils, je faisais face. Nous nous étions séparés sans même songer plus amplement aux conséquences. Nous nous pliions à leur propre volonté. Des pions. Voilà ce à quoi se résumait notre rôle. Ce n'était ni une révélation en cette heure, ni même une quelconque nouvelle donnée. Je me surpris d'ailleurs à attendre la chose avec une certaine sérénité.


    « Nous y voici donc... »


    Une note d'amusement me parvenait en ces quelques paroles. Je le savais bien heureux quant à ce dénouement. N'étais-ce en fin de compte pas là ce que j'attendais également ? Faire face à celui qui me menait à sa suite depuis tant de nuits. Une question pourtant me traversait l'esprit, tandis que je revoyais mon compagnon s'élancer à la suite de celui que nous songions alors comme étant notre proie principale. Se trouvaient-ils être complices depuis le commencement même des évènements, ou s'était-il arrangé pour faire distraction ? Secouant la tête, je reportais mon attention sur la silhouette qui s'approchait d'avantage, jusqu'à ce que le moindre de ses traits me soit visible.

    Je discernais alors un visage, carré, encadré par de nombreuses mèches immaculées. Imposant, le Sombre portait à la taille une ceinture de cuire, maintenant une tenue qui, bien que ample, laissait une musculature certaine prendre forme. En sa main droite, une lame, d'une finesse remarquable. Sa peau d'ébène était constellée d'une multitude de cicatrices, scellées depuis de nombreuses années sans aucun doute. Une pourtant retint mon attention : partant de l'arcade sourcilière gauche, elle descendait en ligne directe sur son menton, contrastant avec l'esthétique générale.


    « Pourquoi tout ceci... ? »


    Ce quelques mots avaient échappé à mes lèvres bien malgré moi, tandis que je reculais encore d'un pas, prenant position. Je le vis alors stopper sa progression, tandis qu'un sourire naissait à la commissure de ses lèvres. Mon ignorance semblait le pousser en sa complaisance. Je ne m'attendais aucunement à obtenir quelconque réponse concrète. Cependant, tandis qu'il levait les yeux au ciel, je vis ses lèvres s'entrouvrir, puis un son, unique et strident, s'en échapper. Je le savais se répercuter aisément au sein de la forêt, mais en ignorais la destination, bien que pouvant supposer avec plus ou moins de justesse, alors que l'appel nous revenait à l'identique. Une note plus grave, cependant.


    « Pour le plaisir de la chasse, sans doute... »


    La réponse avait été sans détours, tandis qu'il reportait son attention sur ma personne. Son regard était perçant, semblant examiner une proie quelconque, en son intégralité. Agacée par cet examen, je me mouvais de quelques pas, puis me campait à nouveau sur mes positions. Nous savions tout deux ce petit manège comme parvenant à son dénouement. L'ultime affrontement. J'ignorais cependant tout du potentiel adverse, et ne pourrais que m'adapter en temps et en heure. Cela ne saurait tarder. Je sentais mes muscles se tendre, prêts à recouvrer les automatismes propres au combat. Je n'avais plus guère l'envie de pousser plus amplement la conversation. Cela transparaissait sans nul doute sur mon visage, car je le vis une nouvelle fois sourire, et prendre place.


    « Bien... »


    Ce seul mot me parvint. J'en comprenais le sens, aisément, et étais prête à en accueillir l'écho. Puis je le vis, lui, s'élancer. Le jeu laissait place à la valse, tandis que les lames s'entrechoquaient, monotones. L'habileté du bretteur était incontestable, tandis qu'aucun de nous deux ne paraissait prendre l'avantage. Les secondes s'écoulaient, et le duel s'éternisait. Avec aisance, nous nous mouvions en ces lieux, bien que parsemés d'obstacles divers. Cela ne relevait aucunement du miracle. Bien placée pour en discuter, j'avais quelques difficultés à enjamber les branches diverses, afin de ne pas trébucher, et à me concentrer sur les attaques diverses.

    Finalement, voici que ma lame vint à mordre la chaire de mon adversaire. La première entaille fut mienne. Contrarié, sans nul doute, je notais la puissance accrue en ses mouvements, tandis que j'étais poussée en arrière. Je sentais en cet instant, plus que tout autre, le poids de la fatigue gagner chaque parcelle de mon corps. Depuis combien de temps n'avais-je pris de réel repos ? Imprudence de ma part, dont les méfaits se faisaient dorénavant ressentir. Et tandis que je bondissais sur ma gauche, une douleur cuisante vint m'accueillir. Émettant un bref sifflement entre mes dents, je reculais, un main se posant sur mon flanc droit, d'où s'échappait un filet de sang.

    Aucunement abattue pour autant, je reprenais contenance, et étais une nouvelle fois prête à accueillir le Sombre en cette danse. Mon précédent compagnon se tirait-il avec aisance de la situation sans doute semblable dans laquelle il s'était élancé sans prendre le temps de la réflexion ? J'osais y croire, et ne me permettais guère plus de distraction, alors qu'une pression s'apposait à nouveau sur ma lame.

    Le temps s'écoulait, et le duel me paraissait interminable. Le corps à corps n'était pas mon point fort. De cela, aucun doute. Je ne pouvais me permettre de poursuivre ce petit manège bien longtemps. A plusieurs reprises, ma lame rencontrait la chaire de mon adversaire. Une fois même, j'avais songé toucher un point sensible. Bien que désormais plus lent, il s'en était pourtant relevé sans grand mal. Ma respiration était saccadée, ma poitrine se soulevant en un rythme irrégulier. De temps à autre, je profitais d'un temps bref de répit pour reprendre contenance. Pouvais-je espérer quelconque soutient ? Si l'idée d'admettre mes faiblesses semblait contraire à mes habitudes, je savais pourtant reconnaître un duel penchant en ma défaveur. J'avais commis trop d'imprudence. Pouvais-je encore compter sur un revirement soudain de situation ? Loin d'écarter ce fait, je maintenais le rythme au mieux, sentant la faiblesse gagner peu à peu l'adversaire.




    [HRP: Si tu rejoins Reawen dans son duel, je te laisse le soin de prendre en main les actions du/des drow/s... ^^]
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Dim 19 Déc 2010 - 18:28

Toute raison avait quitté l'esprit du demi-elfe. Il avait foncé tout droit sur le drow. En faite il avait surtout vu une peau sombre et une chevelure étincelante. Derrière le buisson ce cachait une elfe noir. Elle portait une armure très légère entrain d'armer une arbalète. C'était sans doute cela le piège. Elle semblait jeune aussi à peine sortie de l'adolescence. Malheureusement chez les drow cela été loin d'annoncer une quelque conque innocence ou candeur. Elle aurait pu être belle si elle n'avait pas eut le cœur aussi sombre que sa peau. L'inexpérience du contact la pris par surprise. Elle avait tiré son carreau un peu trop tôt et celui ci est allé se perdre dans la cime d'un arbre. A peine celui ci partie elle jette l'arme sur le vagabond. Ce dernier avait paré le projectile improvisé avec ses avant bras et la drow, qui un instant plus tôt était surprise, avait pu profité de ce lancé pour sortir ses armes, une rapière et une dague. Elle avait pris une position défensive pour recevoir le demi-elfe.

Si le vagabond avait gardé ses esprits il aurait surement compris maintenant pourquoi cette chasse durait depuis si longtemps. Le but avait été d'affaiblir l'elfe dont il avait croisé le chemin. Et de ce fait laisser une chance à cette elfe noir de l'abattre comme une mal propre. Mais s'il avait gardé ses esprits, il aurait aussi pu remarquer que cette drows étaient bien trop légères pour avoir laissé les trace qu'il avait vu dans le sol et bien trop petite pour avoir été celle qui avait cassé les branches... S'il avait gardé ses éprits il aurait pu en déduire qu'il y avait donc d'autres drows dans le coin. Il aurait aussi pu penser qu'il avait bêtement foncé en laissant derrière lui une elfe épuisée... Mais le vagabond n'était plus. Il ne restait que le monstre qui sortait ses crocs.

Le choc avait été brutal entre deux combattants. Le demi-elfe avait un certain avantage sur son ennemi car bien que la rapière soit maniable, elle devenait encombrante face à un adversaire qui venait au contact avec deux dagues. Malgré cella la drows se défendais bien. Les lames émettaient des notes métalliques à chaque fois qu'elle s'entrechoquaient. Les deux guerriers échangeaient politesses de coups tout en se déplaçant au sein de la forêt. Chaque particularité du sol devenait une armes et un piège pour eux. La douleurs de ce combat commençait à se faire sentir sur le visage de l'elfe noir. Le vagabond aurait pu y décelait la marque de son inexpérience même s'il fallait reconnaître que cette dernière avait eut un très bon maître d'arme. Le combat s'était muée en une danse mortel. Les corps des combattants étaient si proche que l'on aurait pu les croire en plein ébat. Si ce n'était les armes et le sang qui venait de couler...

L'elfe noir poussa un petit cri de rage en sentant la lame pénétrer ses chair. Elle savait le combat perdu depuis quelques instants maintenant mais elle ne voulait pas abandonner. Cela n'aurait pas été digne d'elle. Le demi-elfe continua sans broncher, il ne voulait pas d'une simple coupure. D'ailleurs il ne laissa aucun répits à cette drow. A peine venait il de lui entailler l'avant bras que déjà il lui plantait une lame dans la cuisse. Elle aurait plus de mal à se déplacer mais la douleur provoqua un regain d'énergie. Non elle ne reprenait pas le dessus mais ses coups devinrent pour un instant plus vif et plus puissant. La rapière fit couler le sang du vagabond au niveau du bras. Le vagabond n'émit aucun son et la rage ne pouvant être plus découplée... Il continua simplement de danser avec l'elfe noire.

Était ce la fatalité ou la fatigue? Dure de répondre à cela mais la drow finie par reculer. Elle était visiblement épuisée. Elle continuait à se défendre mais elle n'arrivait plus a arrêter les coups du vagabond. Ses bras et avant bras était en sang. Son abdomen saigné de multiples coupures mais rien de mortellement grave. Ses armes devenait trop lourdes pour elle et le demi-elfe en profita pour lui planter une lame dans l'abdomen. La drow lache ses armes et decule en se tenant la plaie... Elle tombe à genou en regardant le vagabond approcher.

- « Pitié... »

Le demi-elfe s'approcha d'elle et croisa ses lames sur la gorge de la drow. Celle-ci ce mis à pleurer en demandant de nouveau le pardon. Si le demi-elfe avait gardé ses esprit, il aurait surement simplement reconnu la défaite de son adversaire en reconnaissant sa vaillence. Il aurait alors laissé la vie à celui ou celle qui lui aurait demandé sa clémence. Mais il s'agissait d'une drow et il n'avait plus lui même... Les lames glissère l'une sur l'autre ouvrant la voie à un flot écarlate. L'elfe noir tombe sur le côté un cri mué sortant de sa gorge tranché. A peine le cadavre de l'elfe avait touché le sol que les rumeurs d'un autre combat parvinrent à ses oreilles. D'autre drows? Mais contre qui? Ah oui il y avait quelqu'un d'autre... Mais qui? Peut importe!. Le demi-elfe ne pris pas le temps de pose un regard sur l'elfe noir toujours agonisante à ses pieds. Il se dirigeait déjà vers l'autre combat.

Après une petite course, il fini par revenir à son point de départ... Et son regard se pose sur un autre drow. Un mâle cette fois. Et bien plus vieux. S'il avait été lui même il aurait pris un instant pour étudier sa façon de se battre et en aurait surement déduit qu'il s'agissait du maitre d'arme de celle qu'il venait de tuer. Mais au lieu de cela il vient se placer entre les deux elfes pour engager un nouveau combat. Son regard ne se posa aucunement sur l'elfe avec laquelle il était venue. Pour lui, elle n'existait plus. Seul existait ce dernier drow avec qui il allait engager une nouvelle danse. Le demi-elfe mit du cœur à l'ouvrage encore une fois. Les deux protagonistes échangeaient des regards remplis de haines, des coups pour tuer, mais aucunes invectives. Le demi-elfe n'avait toujours prononcé aucun mots ni même aucun son alors que son adversaire poussait quelques râles quand il donnait certains coups. Ni l'un ni l'autre n'allais abandonner. Tous deux savaient que l'un d'eux allait mourir ici...
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 4 Jan 2011 - 19:31

    La pression constante contre mes membres se faisait plus pénible, plus oppressante. Je n'allais sans nul doute guère plus tarder à lâcher prise. L'abandon pourtant m'était une idée plus qu'insupportable. J'aurai donné jusqu'à la dernière goutte de mon sang à ce duel, refusant de capituler. Je ne pouvais ainsi me résoudre à l'issue qui se dessinait peu à peu. Était-ce là tout ce à quoi je m'étais destinée ? Perdre la vie entre les mains d'une créature semblable. Absurde. Je m'étais élancée en une aventure irréfléchie. Cela ne me ressemblait aucunement. Et pourtant...

    Pourtant, si je ne prenais la peine de baisser les yeux pour le discerner, je sentais le sang perler le long de ma chaire. Mon flanc. Mes cuisses. Les tremblements incontrôlés qui malmenaient mon corps, de part en part. La maladresse devenait commune, et ma pire ennemie. De plus en plus, il m'était nécessaire de me retrancher, laisser mon adversaire gagner du terrain. De cette impuissance naissait une irritation certaine. N'en laissant pourtant transparaître nulle parcelle, je tentais de gagner quelques instants. A quoi bon ? Je l'ignorais. Cela me paraissait pourtant la meilleure issue.

    Instinct ou intuition. Peu importe. Néanmoins, je ne mis que peu de temps avant de discerner le bruit de course provoqué par la venue d'un nouveau protagoniste. Je ne pouvais me permettre la moindre distraction, et n'accordait nul regard en cette direction. Je me surpris pourtant à retenir ma respiration, quelques secondes. Je n'avais pas encore déterminé l'origine physique de cette intervention, et me permettais d'espérer. S'en était-il donc ainsi tiré sans mal ? L'odeur d'un sang nouveau gagnait mes narines, porté par la brise qui fouettait mon visage avec plus d'insistance, me semblait-il.

    Puis vint la chute. Je n'eus pour seul temps que celui de sentir mon pied rencontrer une surface à laquelle je n'avais accordé qu'une importance minime, la jugeant hors de portée. Erreur. Fatale. Comment avais-je ainsi pi sur estimer cette distance, ce danger d'une évidence pourtant incontournable. Je n'ignorais pas qu'il me serait pénible de me redresser à temps. En avais-je seulement la force ? Nécessité absolue. Je refusais définitivement de capituler, et roulais sur le côté, tandis qu'une lame s'enfonçait à quelques centimètres de mon épaule. Ce qui suivit, pourtant, me laissera interdite quelques instants, tandis que je posais la paume de mes mains sur la mousse humide qui recouvrait une branche morte.

    Raisonner me semblait une épreuve insurmontable. Ainsi, je mis quelques secondes de plus avant que le tableau ne prenne forme, pleine et entière. La silhouette qui venait de s'interposer, volontairement ou non, entre mon adversaire et ma propre personne, m'était désormais familière. Le Vagabond avait donc mis à mal son opposant. A en juger par son état, l'épreuve ne semblait aucunement l'avoir éprouvée plus que de raison. Quelque chose pourtant attirera mon attention. Quelque chose que je n'aurai su expliquer consciemment. Dans l'immédiat, tout du moins. Reprenant pleine possession de mon corps, dans la mesure du possible, je me redressais, et rangeais la lame à mon côté, une vague idée en tête. Le combat était inégal. Qu'importe ?

    Glissant la main en mon dos, je m'emparais de mon arme de prédilection, en un soin précipité. Reculant de quelques pas afin de ne pas entraver les mouvements du bretteur nouvellement arrivé, je laissais une flèche glisser entre mon pouce et mon indexe, en une intention déterminée. La position était inconfortable. Pour autant, je la maintenais, et la stabilisais avec peine, tandis que j'inspirais profondément. Valsant en un rythme frénétique, je remarquais désormais qu'il me serait nécessaire de passer outre mon compagnon afin d'atteindre le Sombre. Pouvais-je prendre un tel risque en l'état ? La réflexion ne m'était guère permise.

    Voici alors la décision devenue irréversible, tandis que je desserrais mes doigts. Je pris la peine de suivre la trajectoire de la flèche, tandis que celle-ci allait en direction d'une cible en grande partie dissimulée. Je vis l'entaille, superficielle, se dessiner sur la joue de mon compagnon, avant que l'opposant soit atteint, en pleine poitrine. J'avais considéré cela comme la cible la plus évidente, et, si la précision n'avait pas été celle escomptée, je ne manquais pas pourtant de noter le vagissement sonore qui échappait aux lèvres du Drow, tandis que celui ci reculait de quelques pas maladroits, vacillant. Je discernais alors son regard s'élever, par dessus l'épaule du vagabond, afin de gagner ma propre personne. Il me semblait alors que son opposant n'était plus. Une haine nouvelle s'était emparé de l'être désemparé.

    Sans doute aurait-il tout donné en cet instant pour répondre à l'insulte que je venais de lancer. Mais entre moi et lui, un adversaire qui, bien que désormais invisible à ses yeux, n'en était pas moins présent. Je n'eus aucun mouvement de recul, tandis qu'il s'élançait. Je le savais en bien trop mauvaise posture. A juste titre, car déjà, il s'effondrait à terre. Cette ultime action n'avait pas été mienne. Je glissais alors mes iris en direction du demi-elfe, dont j'avais discerné le mouvement, prompt.

    Reculant d'un pas, puis d'un second, je m'adossais au tronc d'un arbre, tandis que mon arc glissait doucement à mes côtés. Curieusement, je ressentais le besoin de rester sur mes gardes, ne quittant plus mon compagnon du regard. J'étais en piteux état, pour autant, je conservais une certaine stature, tandis que ma poitrine semblait se soulever avec quelque peu plus de régularité. Le Silence regagnait peu à peu les lieux, délaissé par les bruits de combat. Je notais alors le bruit singulier du coeur emballé. Ma respiration même me semblait exagérément appuyée. Comme pour m'assurer alors que j'étais bel et bien à l'origine de ce vacarme, je m'abstenais d'inspirer durant quelques secondes. Cela ne faisait nul doute. Expirant, je reportais mon attention face à moi, une main posée sur mon flanc.

    Le corps gisant à terre ne m'intéressait aucunement. Je conservais un mutisme obstiné. Il était d'une évidence même que je me servais pleinement de mon appui nouveau pour ne pas chanceler, désormais, tandis que la paume de ma main droite s'appuyait contre le tronc de l'arbre, et que mes ongles se glissaient derrière l'écorce soulevée, ici et là.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Jeu 6 Jan 2011 - 19:33

Et la boite se rouvrit....

------

Le Demi-Elfe continua sont combat avec le Drow. Il était difficile de dire avec certitude lequel des deux menait la danse mortel dans laquelle le deux protagonistes c'étaient lancé. Aucun des deux ne prenait le pas sur son adversaire. Et aucun des deux ne semblait vouloir laisser à l'autre le droit de mener la danse. Mais cela était sans compter sur la jeune Elfe qui s'était redressée, s'emparant pas la même occasion de sans arc et d'une flèche. Les deux combattants ne s'occupèrent pas du tout d'elle trop pris dans leur combat qu'ils étaient. Et la surprise fut certainement présente chez eux lorsqu'une flèche vint à se planter dans le haut de la poitrine de l'Elfe noir. Celui-ci lance un regard accusateur à l'Elfe mais le vagabond ne lui laisser guère plus de temps pour autre chose. Un lame vint ce planter dans le sternum au niveau du cœurs alors que la seconde, remontant rapidement, vient se planter sous le menton, embrochant par la même la langue et le palais. Retirant ses armes du corps désormais sans vie il poussera le cadavre en arrière, le laissant tomber au sol dans un bruit sourd. Le Demi-Elfe fit un tour sur lui même pour prévenir d'une autre attaque et son regard, toujours remplis de haine se posa sur l'Elfe... Et la boite se rouvrit.

Car c'est ainsi à chaque fois que je me réveille. Une lumière tombe sur moi comme si on ouvrait le couvercle d'une boite. Tout d'abord la vue. Mon regard se pose sur une Elfe qui semble fatiguée. Je me souvient d'elle. Nous chassions un Drow. Et à force de le chasser nous sommes tombés dessus. Les arbres alentours. Normal pour une forêt non? Un cadavre de Drow? Sans doute celui que nous chassions... Puis le touché. Je sens mais mains poisseuse qui serrent... Mes armes évidement. Et tout ce sang? Surement celui du Sombre qui git au sol. Et le miens probablement. L'ouïe. La forêt est calme. On entend juste le doux bruit du vent dans les feuillages. Le combat à dut effrayer les animaux. C'est un silence lourd qui pèse sur ces lieux. J'entends mon souffle encore court et mon cœur battre la chamade dans ma cage thoracique. La douleur. J'ai connu pire. Mais même des coupure peu profondes fond tout de même mal. Je commence à grimacer un peu. Je devrais faire avec...

Je reviens vers le Drows. Il restera la à pourrir... Un animal passera bien par la pour s'en faire son repas... Je me tourne vers l'Elfe avec de nouveau mon masque d'impassibilité. Elle semble mal en point. Bien plus que moi en tout cas.

-Est ce que vous allez bien?


La question est idiote. Bien sur que non elle ne va pas bien mais que dire de plus à une personne qu'on ne connait pas? J'essaie de me rappeler ce que j'avais pris avec moi... Malheureusement rien qui puisse vraiment l'aider. Je crois qu'il rester de quoi faire dans la grotte où je me terrais le temps que le soleil daigne refaire surface. Mais c'est tout de même à une heure de marche... Ne sachant que proposer d'autre...

Je regarde autour de moi pour ne voir que nous, la nature et un corps qui ne tarderais pas à entamer son processus de décomposition. Je remarque aussi un "trou" dans les buisson. Visiblement quelqu'un était passé par ici. Je pris donc le même chemin les armes toujours en main? Un fuillard peut être? Je regarde de plus prêts les branche... La façon dont elles sont cassées indique que la personne qui a traversé des buissons est venu dans notre direction... Je m'avance au delà et jette un œil alentour. Rien... Je continu de marcher suivant une piste à l'envers. Je fini par tomber sur le cadavre d'une jeune Drow. Elle a la gorge tranchée. Pas la peine de poser des questions je reconnaissais parfaitement les sillons laissés sur sa gorge. Rien d'autre d"intéressant...

Je me penche sur le cadavre du Drow et commence à nettoyer mes armes sur ses vêtements. Il n'y avait plus de danger on dirait. J'essais de comprendre et d'assembler de nouveau les pièces. Depuis le début ma "compagne" pensait courir après un seul elfe. Moi aussi d'ailleurs. Mais ils étaient deux. Un piège visiblement. La femelle était encore jeune alors que le guerrier était d'un âge avancé. Un maître et son apprentie? L'elfe savait elle à quoi elle venait d'échapper? Certainement elle n'as pas l'air aussi bête.

Je reprend la direction du premier cadavre et retire la flèche de l'elfe pour le la lui rendre.

- J'ai un abri non loin d'ici... Il est à une heure de marche... Vous pensez pouvoir tenir jusque là?
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Dim 9 Jan 2011 - 15:06

    « Est-ce que vous allez bien ? »

    Question plus ou moins curieuse, tandis que je baissais les yeux sur mes propres vêtements, comme cherchant à déterminer les différentes plaies qui zébraient ma chaire. Finalement, les choses auraient pu être bien pires. J'avais connu bien pire. Il me faudrait pourtant prendre le temps de porter quelques soins, afin que les plaies les plus profondes ne s'infectent pas. Jugeant ainsi la situation encore " raisonnable ", j'acquiesçai. Puis le voici se détournant.

    J'avais suivi la progression du jeune homme, tandis que celui ci s'éloignait du cadavre mutilé, traversant le buisson même d'où il s'était extirpé quelques instants au part avant. Ce qui me frappera, sans doute, sera l'attention qu'il portera aux divers détails, tel un chasseur pistant une proie. Il semblait redécouvrir ce lieu, tout comme si lui même n'était en aucune sorte à l'origine de ce passage fraichement tracé. Je fronçais alors les sourcils, perplexe. Devais-je aller à sa suite ? Je n'étais pas sans ignorer ce sur quoi je tomberais sans doute, si telle était mon intention. S'il s'en était tiré indemne, son adversaire devait avoir succombé au trépas. Je l'avais vu à l'œuvre, et ne doutais guère plus de ses compétences.

    Le temps de la réflexion, et le voici à nouveau sur ces lieux même, revenu de son exploration. J'avais ainsi jugé préférable conserver mon appui.


    « J'ai un abris non loin d'ici... Il est à une heure de marche... Vous pensez pouvoir tenir jusque là ? »


    Je hochais doucement la tête, suite à son interrogation. Mon intention n'était certes pas de périr en ces lieux. Néanmoins, je me redressais avec prudence, tandis que mes doigts, à tâtons, partaient en quête de quelques appuis stables. A deux reprises, je tentais d'émettre un son qui, bien malgré moi, refusait de franchir la barrière de mes lèvres. Agacée, je secouais la tête, et portais ma main au niveau de ma gorge, laissant une toux légère s'en extraire. Je me rendais alors seulement compte à quel point je pouvais avoir soif. Une soif soudaine, prenante. Ce besoin d'évacuer l'amertume qui, peu à peu, prenait place.

    Une nouvelle fois, je secouais la tête, et parvenais enfin à extraire quelques paroles.


    « Je vous suis... »


    Appuyant ces dire, je délaissais définitivement le tronc de l'arbre contre lequel je m'étais adossée, et me redressais de toute ma hauteur. Une mimique grotesque marquera alors mes traits, tandis que je ressentais la chaire tiraillée. Brève mise en garde. Inspirant profondément, je laissais mes doigts se refermer sur la flèche qui m'était tendue, et prenant soin d'en extraire la souillure, je la replaçais auprès de ses compagnes, tout en remerciant mon compagnon d'un mouvement de tête.


    ---------


    L'air était humide, et le silence de la forêt cédait de minutes en minutes sa place au vacarme des feuillages qui se rencontraient, malmenés par un vent croissant. Au delà des cimes, l'astre s'était dissimulé derrière un voile opaque, annonciateur de mauvais temps. Voilà finalement une goutte, puis une seconde. Une troisième, à n'en pas douter. Les secondes passant, et voici le martèlement de l'eau qui rencontre la terre.

    Les protagonistes, bien qu'abrités par l'épaisse barrière naturelle représentée par les arbres, ne seront guère épargnés pas le déluge naissant. Les gouttes s'insinuaient en chaque interstice, humidifiant chaque tissus. D'abord les couches supérieures puis, force de patience, voici le bout d'une manche qui se voit atteinte. Peu à peu, le tissu absorbe, jusqu'à ce qu'une parcelle seule, ou deux, peut être, n'échappe à ce fléau. Passons maintenant au suivant.

    Bien vite, le sol encore humide des intempéries de la vieille se parsemait de nombreuses flaques, d'où s'échappaient de curieuses mélodies, tandis que les gouttes venaient y choir. Les bottes s'enfonçaient dans le sol, y laissant nombre d'empreintes distinctes. La progression devenaient plus pénible, plus lente peut être, tandis qu'ici et là, des animaux traversaient les chemins, en quête d'un abris. Insouciants des voyageurs, voici un groupe de sangliers qui s'élançait sans crier gare, remontant la route. Sans doute, d'ici peu de temps, ils en viendraient à piétiner un ou deux corps sans vie, présents en ces lieux pour quelques raisons obscures.


    ---------


    « Je vous remercie... Pour votre intervention. »


    Ces quelques mots avaient filtrés, tandis que nous marchions, encore insouciants des intempéries à venir. Je lui devais sans conteste d'avoir survécu à cette rencontre. Je conservais cependant quelques interrogations, que je tenais sous silence, bien que celles-ci parvenaient à accaparer une bonne partie de mon attention. Désormais en bien piètre état, je n'avais de cesse que de me reprocher à mon attention propre cette situation douteuse. Ce n'était pourtant pas réellement en mes intentions que de m'apitoyer sur mon sort. Cela aurait pu s'achever de manière plus tragique, sans nul doute. Nous nous en étions sortis tous deux, et, à défaut d'indemnes, vivants.

    Laissant mes iris vagabonder alentour, je ralentissais parfois ma progression, afin de reprendre mon souffle. J'étais bien vite essoufflée, et mettais un certain temps avant de reprendre un rythme de marche convenable. Cela nous ralentissait, à n'en pas douter. Néanmoins, la douleur lancinante qui de plus en plus tiraillaient les chaires se faisait plus oppressante.

    Finalement, voici que je sentais une goutte achever sa course sur mon front, puis une seconde. Levant les yeux vers un ciel qui m'était invisible, je jugeais qu'il serait sans nul doute préférable de se hâter. Évidence. Pourtant, je ne pu qu'exécuter le contraire même de ce songe, tandis que je m'arrêtais à nouveau pour m'accouder à un arbre. Je n'avais prêtée guère d'attention au temps écoulé depuis notre départ, et levait vers mon compagnon un regard interrogateur. Je n'étais plus certaine des mes affirmations, quant à parvenir jusqu'à destination. Je sentais la fatigue de plus en plus pressante. Le moindre pas se présentait à désormais comme un effort à surmonter.

    L'averse qui soudainement viendra s'abattre sur nous me poussera pourtant à me redresser, une nouvelle fois. Fouettant mon visage, je sentais un voile se lever sur mes songes, recouvrant quelques facultés supplémentaires. Un bien être nouveau s'installant, j'accélérais quelques peu l'allure, a nouveau déterminée quant à gagner notre destination au plus vite. J'aurai amplement l'occasion de reprendre des forces en temps et en heure. Le tout était désormais de ne pas gaspiller inutilement l'énergie restante.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mer 12 Jan 2011 - 14:13

Après avoir constaté que plus rien n'était à craindre dans l'immédiat, je repris la route de mon ancien terrier...

« Je vous remercie... Pour votre intervention. »

Je n’émis qu'un lointain grognement pour toute réponse. Non pas que je lui en veuille car après tout nous avions vaincu deux drows mais je ne suis pas avare de remerciements. Je reprend donc la « route » de mon ancienne demeure au seins de la forêt. L'air ambiant commencé à se charger en humidité mais aussi en électricité. La soirée nous promettait d'être agitée. Qu'allait il en être de la nuit... Il faut accélérer le pas. Une branche sur le chemin accroche ma chemise la déchirant un peu plus.

Mes vêtement ont besoin d'être changé et il faut pour cela que je rejoigne une bourgade et que j'y trouve un travail pour gagner de quoi me payer ces nouveau vêtements. Il faut également que je renouvelle mon nécessaire d'entretien de mes armes. Mais cela devra attendre... Je reviens au présent. Le sentier ne semble pas avoir été emprunté par d'autre créature que celles de la forêt. Je jette un œil discret à l'elfe, elle semble peinée et alors que l'orage gronde au lointain, quelques goute annonciatrice tombent sur l'épaisse frondaison de la forêt. Elle pose sa main sur un arbre pour se reposer. Elle est à bout de force je le sais.

Bien que l'épais feuillage nous ait jusque là protégé de l'averse, l'eau finie bien vite par percer les méandres d'une luxuriante végétation pourtant plusieurs fois centenaires. Et cette eau sembla redonner un peu de vigueur à cette elfe quand celle-ci vint à toucher son visage. Je regarde un instant les goutes suivre le contour de son visage, venir sous son menton et finir leur course dans ses vêtements. Je regarde alors ses vêtement qui sont en bien plus piètre états que les miens et ses blessures... Elles ne semblent pas mortels au premier abord mais quantité de blessures additionné à la fatigue de la traque l'ont beaucoup affaiblie.

Elle reprend son chemin et s'approche de moi mais je ne bouge pas la forçant à s'arrêter. Je vient plus près et lui prend son bras que je passe sur mes épaules pour la soutenir.

-Vous ne tiendrez pas longtemps si vous ne me laissez pas vous aider. Nous avons déjà fait la moitié du chemin...

Faire le chemin en temps normal aurait été très simple. Mais avec une personne blessée et un orage qui approche à grande vitesse... Non cela allait être tendu.

Je poursuis le chemin tout en aidant l'elfe à se tenir debout. La pluie tombe maintenant à grosses gouttes et la nuit vient de tomber avec l'arrivée de l'orage. Il devient difficile de trouver mon chemin dans cette noirceur. Seul les quelques éclaires qui zèbrent parfois la nuit, éclairent par intermittence mon chemin, me laissant à peine quelques seconde pour m'assurer que nous prenions bien la bonne direction.

Puis après une longue demi-heure de marche nous finîmes par arriver à l'endroit recherché. Il s'agissait d'une petite colline au sommet de laquelle se trouve une sorte de caverne. Le lieu avait dut servir autrefois de refuge pour des animaux mais était désormais abandonné. Quand j'étais tombé dessus je venais d'être poursuivis par quelques gobelins bien mal attentionné à mon égard. J'avais réussit à transformé le lieux pour le rendre plus accueillant.

Arrivé au pied de la colline je prend seulement conscience de la difficulté. L'orage allait rendre la petite ascension très compliquée. Des trombe de boue coulaient du haut de la colline et l'eau suivait bien évidement les sentes laissées par les animaux. Je renforce ma prise autour de la taille de l'elfe et commence à gravir tant bien que mal ce qui désormais ressemble plus à pic abrupte. Je m'accroche à tout ce que je peux pour atteindre mon but. Roche, arbre, arbustes épineux. Il faut atteindre la grotte sans quoi nous risquions de rester sous l'eau toute la nuit et cela ne me plaisais guère. Mais à force de rage nous réussîmes par arriver à l'endroit désiré. Par chance l'eau coulait abondamment à côté de l'entrée. Et je savais qu'elle ne traverserait pas l'épaisse couche de pierre pour venir nous arroser la nuit. Nous serions ici bien à l’abri.

Arrivé devant un pan vertical de la petite colline, l'écarte un rideau végétal naturel que j'avais amélioré et tressant quelques plantes. Je fait quelques pas dans le lieu que je connaissais que trop. Je dépose d'elfe doucement sur une épaisse couche de feuille. Ce n'était certes pas du grand luxe mais c'est ce que j'ai de mieux sous la main. Une fois celle/ci installé, je me mis à la cherche le tas de bois à tâtons. Je réunis quelques branche près de l'entrée et commence à allumer un feu. Celui-ci commencera à flamber doucement. Puis petit à petit, il prend de l'ampleur, gagne en intensité tandis que je rajoute quelque morceaux de bois. Doucement le feu inonde la caverne de sa présence par sa chaleur et sa lumière réconfortante.

Je commence à enlever ma chemise trempée pour la faire sécher puis me tourne vers l'elfe. Je regarde ses blessures. Elles ne sont pas graves mais si on ne les nettoie pas elles risque de s'infecter. J'attrape un bol en bois et sort le bras de la caverne pour le remplir d'eau. Je reviens vers elle, pose le bol puis prend une dague en mains. Je commence par les plaie qui me semblent les plus graves, sur ses bras principalement. Je me sert du couteau pour écarter un peu plus le tissus de sa chemise. Avec un chiffon propre, que je trempe dans l'eau, je commence à nettoyer les plaies.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mer 26 Jan 2011 - 17:00

    Un grognement, pour seule réponse. Prudemment, je haussais les épaules, détournant mon regard de sa personne, tandis que je me plongeais en un mutisme désormais familier. Je découvrais dès lors mon compagnon dans un état déplorable. Je n'étais guère en meilleure posture, cela dit. Aussi, nul commentaire. Ce n'était aucunement le moment de se lancer en quelques discours bénins. Le temps viendrait, si cela s'avérait d'une quelconque nécessité.

    L'épuisement transparaissait sans conteste sur ce visage tourmenté que, bien malgré moi, j'arborais. Cela ne semblera d'ailleurs passer inaperçu à mon compagnon de route, qui me poussera soudainement à un nouvel arrêt. Relevant les yeux sur lui, en une mimique interrogatrice. En tout premier lieu, il ne pipera mot, venant glisser mon bras par dessus son épaule. Puis, quelques mots échapperont à ses lèvres, que je détachais avec attention du vacarme de plus en plus présent.


    « Vous ne tiendrez pas longtemps si vous ne me laissez pas vous aider. »


    Un fait, que j'acceptais malgré tout tandis que je hochais doucement la tête, en guise d'accord et de remerciement. Face à sa précédente réaction, néanmoins, je n'exprimais cela de vive voix, me contentant de reprendre la route à ses côté, désormais soutenue. Si la chose fut ainsi plus aisée, j'avais cependant hâte de parvenir à destination, ignorant jusqu'alors les périples à venir. Le vagabond paraissait s'orienter avec aisance, malgré les intempéries.

    Finalement, nous nous arrêtions au pied d'un colline, d'où s'écoulait une terre rendue humide par l'averse. L'ascension s'avérait pénible, voir périlleuse, en l'état actuel des choses. Pourtant, sentant sa prise se resserrer, je comprenais que nous allions tout de même nous lancer vers le lieu désormais tant convoité. Je tentais alors d'apporter plus d'aide que d'inconfort, bien que cela ne soit guère chose aisée. Mes doigts se refermaient sur chaque prise, avec plus ou moins de force. Jusqu'à ce qu'enfin, nous pénétrions à l'abri de la roche.

    Là, je découvrais un rideau tressé de quelques végétaux. L'effleurant du bout des doigts en une surprise non feinte, je le suivais plus profondément en ces lieux, jusqu'à me retrouver allongée sur une épaisse couche de feuille. Là, je laissais mes iris vagabonder, ici et là. Cela m'était nécessaire, afin de ne pas céder place à la pénombre qui langoureusement s'emparait de mes songes. J'y apportais ainsi un intérêt quelconque, m'attardant parfois sur une faille, une imperfection rocheuse. Elle étaient nombreuses, et je me complaisais en ces contemplations.

    Le vacarme de plus en plus assourdissant provoqué par la pluie me parvenait, bien que lointain. J'aspirais au repos, luttais contre les vertiges. Je me savais immobile, pourtant, je me sentais nauséeuse, tandis que je discernais en un illusion parfaite la roche tournoyer lentement autour de moi. Lasse de ce balais, je finissais par clore les yeux, inspirant profondément. L'odeur qui régnait en ces lieux m'était d'un agréable apaisement. Aussi, j'inspirais à nouveau, avec autant de force, tentant de délier chaque odeur. Humidité, humus, roche.

    Je n'avais plus une réelle conscience du temps qui, désormais, s'écoulait, tandis que mon coeur martelait ma poitrine avec plus de vigueur encore. Des mèches de cheveux s'accrochaient à mes joues, mon front, s'enroulant parfois autour de mon cou, tandis que de minces filets d'eau s'en échappaient paresseusement. Mes vêtements n'étaient guère en meilleur état. Je tremblais désormais, le froid s'emparant de chaque parcelle de mon corps.

    Sentant désormais le jeune homme à mes côté, je me permettais un vague coup d'oeil en sa direction. En ses mains, un bol et une dague. C'est sereine que je le laissais déposer le tissus propre et humide sur les plaies parsemant ma chaire. Je n'étais plus guère en mesure de protester. Si la route que nous avions effectuée jusqu'ici m'avait permise de conserver une certaine conscience, je sombrais désormais peu à peu en un sommeil trouble. La douleur éveillée par le contact du tissu ne semblera d'ailleurs s'y opposer d'une sorte.

    C'est ainsi que je m'assoupissais, sans crier gare. Je sombrais en quelques songes fugaces, dont nul trace ne subsisterait à mon réveil, sans nul doute.


    ------------


    Au dehors, la pluie martelait le sol, et l'orage se rapprochait surement. Là alors, au pied de la colline, quelques créatures avaient élu domicile. Le regard porté haut, trois jeunes loups s'apprêtaient à tenter l'ascension, malgré le terrain accidenté. L'instinct de survie prenait ainsi la relève, tandis qu'ils s'élançaient, tour à tour.

    Le premier parviendra à mi-hauteur, avant de trébucher, regagnant brusquement le pied de la colline. Le pelage boueux, il se redressera pourtant face à cet échec. Le second s'avèrera plus prudent, bien que précipité. Maladresse, sans nul doute, il achèvera cette tentative de la même manière. Le troisième enfin se montrera le plus adroit. Et en quelques bonds puissants, voici qu'il parvenait à destination. Le autres suivirent bien tôt, imitant l'Alpha de la meute. Ce dernier semblait le plus imposant, bien que, à l'instar de ses compagnons, ses côtes soient cruellement visibles. Sa colonne saillant se courbait légèrement, tandis qu'il portait son museau au sol.

    Un grognement, alors. Le voici se redressant. Ils n'étaient pas les seuls à avoir noté ce lieu comme abris potentiel. Une proie éventuelle, peut-être bien ? Voilà qui saurait combler leur appétit. Les voici alors se plaçant les uns derrière les autres. Le premier, précédemment cité comme Alpha, manifestait une certaine prestance. La queue était portée haute, les oreilles en avant, tandis que ses babines se redressaient au fur et à mesure de leur progression. Son pelage était d'un gris assombrit par la pluie. Sur son front, une large bande de couleur blanche.

    En seconde position, un loup plus frêle, plus jeune, peut être. Son pelage était maculé de boue, et son allure moins assurée. Si sa queue était droite, ses oreilles étaient rabattues, et ses babines, bien que légèrement retroussées, dissimulaient encore ses dents, en majeure partie.

    Finalement, l'Omega. Tout comme le précédent, son pelage était maculé de boue. Il semblait le plus amaigri, le plus faible. Pour autant, sa queue était portée entre ses jambes, ses oreilles en arrière, et ses babines également retroussées. On discernait d'ailleurs sur ces dernières quelques cicatrices. D'autres étaient visibles sur son corps. Son statut lui imposait d'être bien souvent malmené par ses compagnons. En toute meute, un Omega.

    Ainsi voici les loups pénétrant au sein de l'abris, y découvrant les deux individus d'ores et déjà présents. Les grondements se firent alors plus présents, plus puissant. Les iris allaient de la jeune femme, allongée, au vagabond. La survie voulait que la meute se porte sur l'individu le plus faible. L'odeur du sang n'échappant aucunement aux trois canidés. Néanmoins, le demi elfe représentait un obstacle potentiel. Se déplaçant sur deux pattes, il était plus imposant. C'est alors sur lui, que l'Alpha portera son regard, le fixant intensément.


    ------------


    Je m'éveillais soudain, pour une raison qui m'étais encore inconnue. Posant les yeux alentour, je mis un certain temps à remettre les évènements à leur place, prenant appui sur mes avants bras. Un ronflement sourd me parvint alors. Y prêtant une oreille plus attentive, je jugeais cela comme s'approchant d'avantage du grognement, que du ronflement. La réflexion fut brève, car déjà, je discernais trois silhouette faire irruption.


    « Qu'est ce que... »


    Je n'eus cependant nulle loisir d'achever ma phrase, discernant désormais avec une aisance parfaite.
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Sam 29 Jan 2011 - 16:45

Une plaie bénigne est souvent simple à nettoyer. Un peu d'eau, quelques herbes et un bon morceau de tissus suffisent en général. Le problème commençait quand il y avait une multitude de plaie. Même ainsi additionnée elle n'étaient pas mortelles pour l'elfe mais il devenait compliqué pour moi de trouver le tissus et les plantes nécessaire pour tout recouvrir... Je pris le choix de laisser les plus bénigne sécher à l'air. Si vraiment cela venait à s'infecter, j'irais, des demain, chercher quelques ce qu'il faut en forêt. Pour le moment et n'aillant pas d'autres solutions, il faudrait bien faire avec.

L'elfe vient de s'effondrer dans le sommeil. C'est peut être mieux ainsi. Je prend soins déposer ses armes à porté de main, elle s'en sentirait surement plus réconfortée à son réveil. Je regarde alors mes bras... Il n'avait que quelques coupures mais ça finirait bien par se soigner... Comme toujours.. Je me détourne de l'elfe pour alimenter un peu plus le feu. Il va falloir que je retourne chercher du bois demain matin et par ce temps il deviendrait compliqué de trouver quoique se soit de potentiellement sec...

Je reviens voir l'elfe, pose ma mains sur son front. Pas de fièvre. Elle n'est qu'épuisée ce que me semble déjà pas mal vu sa frêle constitution. Je reviens sur la journée. Dire que je ne voulais qu'atteindre Diantra... Et j'ai réussit à croiser la route d'une elfe et de deux drows. Tout en restant à la veillée j'essaie de me rappeler ce qu'il c'était passé. Je savais la chose vaine car je n'ai jamais réussit à me rappeler ce qu'il se passe lorsque l'autre moi prend le dessus. En me concentrant j'arrive parfois à me rappeler quelque peu le visage du premier drow que je croise. J'ai toujours eux beaucoup de chance jusque là... Je ne sais pas si elle durera encore longtemps.

Je répugne à tuer des femmes, fussent elle drows. Et c'est ce que j'avais fait... Le regard qu'elle avait laissé en mourant se retrouve souvent sur les personnes qui implorent pitié avant de mourir mais à revoir sa gorge tranchée si net je n'avais pas dut en avoir à ce moment là... Quand à lui... J'ignore à quel jeu tous les trois jouaient et depuis combien de temps mais par chance pour l'elfe j'avais croisé sa route et j'avais pu lui apporter un peu de mon aide. Non je ne sais pas depuis combien de temps ils se couraient après mais assez pour avoir épuisée une elfe guerrière qui avait dut en voir d'autre.

Je pousse un soupir résigné. Comme à chaque fois ces combats restent hors de ma mémoire. Même ces images mon autre moi les gardes pour lui. Je me demande s'il s'en repais de satisfaction... Je réalise alors qu'elle m'a ainsi vu. Je me demande si finalement ce fut une si bonne idée de poser ses armes à porté de main. L'inverse pourrait être pire demain si elle ne les trouvent pas.

La pluie redouble à l'extérieur. Tout ce que l'on entend de l'extérieur n'est que le martellement de l'eau sur la terre et la nature environnante. Même l'ouïe aiguisée d'un renard ne les auraient pas entendu approché de l'extérieur. Pourtant le feu aurait dut les effrayer mais comme nous un peu plus tôt, il avaient bravé la pluie et la boue pour venir s'abriter ici. S'ils étaient venu quelque jours plus tôt le feu aurait suffit, mais pas ce soir... Ils? Eh bien les trois loups évidement. Je n'avais remarqué leur présence qu'au moment ou l'un d'eux se mis à grogner... Je me lève doucement en me tournant pour faire face aux nouveaux venus.

L'un d'eux était plus grand, plus gras et plus sûre de lui. Je reconnais là le mâle dominant. Quand aux deux autre, ils se désignent d'eux même dans leur hiérarchie selon leur façon d'être et la façon dont leur os saillaient sous leur pelage. Je pourrais avancer de quelques pas et donner un coup de pieds dans le feu pour leur faire peur... S'il avait fait beau et que les poils eut été sec cela aurait surement marché mais là ce n'est absolument pas le cas. Au contraire, leur pelage gorgé d'eau leur offrait une protection parfaite contre les cendre. Il ne me restait que la solution de me battre car ils ne donnaient pas l'impression de vouloir partir.

Il me fallait donc arriver à provoquer le mâle dominant pour qu'il se batte contre moi en espérant que cela ferait fuir les autres si je parvenais à gagner... cela faisait beaucoup de si... Sinon il me faudrait danser avec ces trois loups. Je me mis entre les intrus et l'elfe toujours allongée que j'entendis bouger sur la couche. Les dagues apparurent dans mes mains. Pas de chance ils décidèrent d'attaquer tous les trois...
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Sam 29 Jan 2011 - 21:45




    Le jeune homme avait pris les devants, se positionnant entre l'animal de tête, et ma propre personne. Sa silhouette s'imposant à mon champs de vision, je l'observais quelques secondes, distraitement. Je peinais à recouvrer plein usage de conscience, et secouais doucement la tête. Jetant un regard prompt à mon côté, je découvrais une lame familière, dont je m'emparais intuitivement. Rassérénée par ce contact, je me redressais davantage, étudiant la scène avec plus d'assurance. Le "ronronnement" incessant parvenait à mes oreilles, surpassant tant bien que mal le rugissement de la tempête dorénavant clairement installée.

    J'éveillais chacun de mes sens, un à un. S'il m'était encore pénible de me mouvoir, je mettais cette notion momentanément à l'écart. L'espace était restreint, le combat inégal. Pourtant, je basculais sur mes genoux, m'accroupissant. Mes iris allaient et venaient sur chaque créature, étudiant, anticipant. L'odeur de la chaire et du sang, l'instinct de survie. Quoi de mieux, pour appâter un loup. Nous étions les appâts. Le seul ennui résidait en ce seul fait que le piège nous était également destiné.

    Prenant appui sur la paume de mes mains, je me dressais de toute ma hauteur. A ce simple mouvement, j'agitais quelque peu la "meute". L'animal de tête, pourtant, ne cillera pas. Son regard se portait inlassablement sur son opposant, en guise de défiance. Je n'étais pas la cible principale, car trop en retrait, et jugée comme préoccupation de second ordre. L'odeur du sang. Je les savais pourtant affamés, de par leurs os saillants. Leur attitude, empressée.

    Je me portais finalement sur le loup le plus en retrait. Le plus faible, physiquement. Je notais les diverses cicatrices sur sa chaire, dénuée de poils par endroits. A la lueur des flammes, pourtant, il paraissait à mon sens le plus menaçant. La crainte exprimée par sa posture pourtant retint bien davantage mon attention : nous n'étions pas l'origine de ses angoisses, loin s'en fallait. Nous étions le festin, inaccessible, sous peine de réprimandes sévères. La survie pourtant rappel bien souvent à l'ordre, et je notais aisément l'agitation grandissante de l'animal, tandis que son regard se portait régulièrement entre les divers protagonistes. La tentation. L'odeur du sang...

    Peu à peu je traçais l'esquisse d'une échappatoire. Face au jeune homme, l'alpha semblait prêt à bondir, répondant à la provocation silencieuse qu'il s'imposait à lui même. J'eus un hoquet de surprise, réalisant l'ampleur de la situation. Le vagabond était sur le point de faire face aux trois créatures, simultanément. Si le premier s'élançait, les autres suivraient, à coup sûr. Je ne pouvais permettre cela. J'achevais les contours de l'oeuvre, en hâte, et me retournais sur mon point d'attention premier. D'un geste brusque, j'arrachais des lambeaux de tissus qui composaient dorénavant ma tenue actuelle. Détrempés, l'odeur du sang qui s'était échappé des plaies devait s'être en partie estompé. Je l'essorais au mieux, et reprenais ma lame bien en main.

    Le temps d'une entaille, et voici que je laissais le liquide imprégner autant que faire se peut le tissu abimé. Cela fait, je le roulais, afin de lui donner un certain poids, et le lançait en avant, afin qu'il n'achève sa course entre les pâtes des animaux en retrait. L'odeur du sang... J'ignorais jusqu'à cette dernière action si ce simple fait aurait l'effet escompté. Je doutais d'ailleurs bien d'avantage, tandis que, surprises, les deux créatures reculaient, fixant l'amas de tissus. Je retenais ma respiration, guettant le moindre mouvement... Puis, lorsque les oreilles vinrent à se redresser, j'expirais, en un soupir de soulagement. Je le vis, le premier, s'élancer en direction de ce qu'il prit sans doute pour une proie, de prime abord. Rompant la hiérarchie, voici le second qui s'élancera sur son compagnon, afin de le remettre à sa place. Ce bien ne lui revenait pas.

    Bien vite, le tissu ne fut plus le centre d'intérêt, les deux loups s'étant lancé en un duel hiérarchique. Jusqu'où iraient-t-ils ? Je l'ignorais... Ce n'avait que peu d'importance dans l'immédiat. Me détournant de cette distraction, j'en revenais à mon propre compagnon, et à la créature qui lui faisait face. Curieusement, celle-ci ne s'était guère émue de la situation prenant place non loin d'elle. L'urgence résidait en ce bipède qui lui tenait tête. Et il s'élancera, toutes dents dehors.

    Me tenant toujours plus ou moins en retrait, je me tenais prête à intervenir. Si je n'étais pas en état de combattre, je ne m'en serai pourtant pas privé si cela était nécessaire. Me joindre à lui dans l'immédiat représentait un trop grand risque : risquant d'entraver les mouvements du jeune homme, j'accumulais le handicap du lieu d'ores et déjà bien amplement restreint par les allées et venues des deux loups qui continuaient à se repousser violemment. Je discernais du coin de l'oeil ces derniers rouler à terre, se redresser. La boue qui maculait toujours leur pelage, par endroits, se teintait d'une teinte plus chaude, due aux morsures infligées. Nous n'étions plus présents, à leurs yeux, tant que nous ne nous interposions pas. Cela n'était d'ailleurs pas dans mon idée immédiate.

    C'est avec un certain espoir, que je les remarquais soudainement proches de l'entrée des lieux. L'esquisse d'un sourire, tandis que je voyais le premier trébucher, entraînant le second en sa chute. Je n'en espérait certes pas autant. Les intempéries avaient alors joué en notre faveur. Une fois en bas, les loups seraient bien trop occupés pour retenter une ascension immédiate de la colline.



    --------

    [HJ : Je te laisse gérer le loup qui reste ^^ Les autres également si tu considères qu'ils peuvent remonter désormais ^^]

    --------



    Puis je la vis, cette ombre frêle, se tapissant sans un bruit dans un coin de l'habitat de fortune. J'ignorais de quelle manière il s'était précisément retrouvé en pareille posture, néanmoins, je laissais ma lame regagner mon côté, et m'accroupissais. Ma main se portant en avant, puis la seconde, et voici que je m'emparais d'une créature tremblotante. Une boule de poils, humide, que j'extirpais non sans mal de sa tanière improvisée. Un louveteau.






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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Mar 8 Fév 2011 - 5:06

Je reste impassible, mon regard ne quittant pas celui du loup. Je tiens fermement mes dagues alors que la meute s'apprête à m'attaquer en groupe. Il ne me reste que peu d'échappatoire. Un combat bien inégal en fait. Trois loups... J'avais beau étudier l'ensemble des éléments qui composent la grotte, je ne savais pas quoi faire pour éviter la mort de l'elfe et de moi même... Au moment où les loups allaient passer à l'attaque, un morceau de tissu vint à frôler le côté de mon visage et finir son vol entre les deux loups de moindre importance. Le résultat ne se fit pas attendre.

Les deux loups commencèrent un combat pour savoir lequel aurait le droit de s'approprier le précieux morceau de tissus. Je n'avais pas quitté mon ennemi du regard, et lui non. Alors que les deux canidés poursuivirent leur combat à l'extérieur je me permis d'analyser la situation sous un nouveau jour. Nous n'étions plus que deux face à face. L'elfe s'était relevée pour lancer ce bout de tissus qui avait affolé les deux compères de l'alpha, sans doute à cause de l'odeur de sang. Me tourner pour savoir si elle allait bien m'était impossible sans quitter l'animal du regard... Mais comme il ne semblait pas s'en soucier je ne pu qu'en déduire qu'elle devait toujours être couchée ou qu'elle n'était en aucun cas une menace pour lui...

Certain aiment à perdre leur temps à deviner qu'elle sera la réaction d'un animal face à un problème donné et se basant sur une réflexion « humaine ». D'autres préfèrent se dire que les animaux sont idiots et qu'il feront forcément quelque chose d'instinctif et de complètement irréfléchi. L'une comme l'autre les idées ainsi faite étaient fausse. Je ne prétendrais pas avoir l'expérience d'un comportementaliste animalier mais les animaux avaient leur propre logique et leur propre priorité. Impossible donc pour de savoir ce que voulait le loup où comment il allait envisager son attaque. Je ne pouvais me baser que sur ce que j'ai sous les yeux.

Nos regards ne se quittaient pas et le loup retrousse les babine, montrant les dents. Il se ramasse alors sur lui puis bondit droit sur moi. Si j'avais était seul j'aurais pu faire un pas de côté et laisser l'animal poursuivre sa course tout le poignardant au passage mais il y avait l'elfe derrière moi et si je bougeait le loup allait surement s'en prendre à elle. Il ne me restait donc qu'un dixième de seconde pour prendre une décision. Je lève le bras et l'enfonce dans la gueule du loup. Il mord aussi tôt mon bras. Je pousse de tout mon corps pour stopper la progression de la bête et en profite pour enfoncer ma lame derrière le crane du loup.

La douleur remonte dans mon bras. Le sang coule dans la gueule du loup le rendant pour un instant ivre de faim. Nos regards se croisent de nouveau puis la vie le quitte petit à petit alors que ma lame s'enfonce plus profondément dans ses chairs. Il continue de serrer sa mâchoire, me lançant un dernier défis. Je sens sa gueule se lâcher tandis que ses yeux s'assombrissent. Il fini par tomber raide mort ouvrant la gueule. Je reste un instant debout puis tombe à genou, lâchant mes armes. Le réflexe et peut être idiot mais la douleur trop intense. Je replis mon bras contre ma poitrine serrant la blessure de ma main valide. Je serre les dent pour ne pas hurler mais je sens mes dents grincer. Je me tourne vers l'elfe pour voir si tout va bien. Elle tient un louveteau dans ses bras. Je me tourne vers l'entrée. Les autres loups ne semblent pas revenir. Je pousse un hurlement pour évacuer la douleur.

Elle ne disparaît pas mais il faut jeter le loup mort hors de la grotte. Je l'attrape de ma main valide par la peau du coup et le jeter dehors. Je reviens dans la grotte. Mes armes sont au sol mais je ne me sens pas d'attaque pour les nettoyer. Je viens m'assoir au centre de la caverne me reposant contre la parois. Le sang coule de la plaie et je n'ai plus rien pour finir de soigner cette plaie. La douleur revient à la charge mais cette fois je ne fais que serrer les dents. Si seulement j'avais encore de quoi me soigner... Et trouver des herbes sous cette pluie est impossible. Je pousse un soupir de résignation. Si je ne trouvais pas quelque chose rapidement ma blessure risquerait de s'infecter...
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Lun 21 Fév 2011 - 14:54

    Le duel s'était achevé en faveur du demi elfe qui pourtant, ne s'en sortait pas indemne. J'avais attentivement suivi la scène, guettant de temps à autre l'entrée de la caverne. Puis je le vis, bien las, extirper le corps de la créature inerte en dehors de ces lieux, et n'eus pas le temps de me porter à son aide. Le cri qui avait échappé à ses lèvres avait bien amplement exprimé la douleur ressentie. J'en avais été paralysée, le temps d'une seconde. Ce cri m'avait été d'une familiarité déroutante.

    A la lueur persistante des flammes, je distinguais sans mal sa mâchoire se crisper, tandis que le sang s'écoulait avec abondance des multiples plaies présentes sur son bras. Laissant là le louveteau retomber sur ses pattes, je me portais à la rencontre du jeune homme, et m'accroupissais à son côté. Sans prendre le temps de quémander quelconque permission, je m'emparais de son bras, prenant soin de ne pas atteindre les zones sensibles, en périphérie de la blessure. Fronçant les sourcils, je relâchais soudainement mon emprise, portant mes iris alentour.

    Quelques secondes d'examen, et voici que je repérais l'objet de mes convoitises. Me redressant, je m'emparais d'un bol qui reposait encore à terre, et prenais la direction opposée, gagnant la partie extérieure de la caverne. Avec prudence, je levais les bras et, me portant sur la pointe des pieds, j'atteignais un mince filet d'eau ruisselant sur la roche. Je mis quelques instant à nettoyer le bol avant de revenir à mon point d'origine.

    M'accroupissant à nouveau aux côté du jeune homme, je partis en quête des derniers lambeaux de vêtements encore utilisable. La chose fut complexe, mais je parvins tout de même à tirer quelques tissus sains. Les rinçant à l'eau clair, j'entrepris finalement de nettoyer les plaies avec soin, afin de minimiser les risques d'infection. L'eau pourtant ne me facilitait guère la tâche, puisque le sang affluait avec plus d'importance. Le phénomène était pourtant inévitable. En faisant abstraction, je tâchais de parvenir en hâte au bout de l'office. La chose devait être bien peu agréable, voir fortement douloureuse. Je raffermissais quelque peu ma prise, afin d'éviter un geste maladroit.

    Si l'office était fastidieux, j'y apportais grand soin, et l'achevais finalement. Le risque d'infection restait pourtant présent, et je ne pouvais laisser ainsi une telle plaie. Je regardais vainement alentour. Rien ne convenais à mes desseins. Je ne pouvais non plus me permettre de partir en quête d'herbes quelconques, n'étant d'aucune sorte assurée de trouver des plantes susceptibles d'êtres usées sans préparation. Nous n'avions pas de temps pour cela. Soudain pourtant, je bondissais sur mes jambes, me rappelant brusquement d'un lieu que nous avions traversé pour venir ici. M'emparant des derniers lambeaux, je les lui tendais, afin qu'il fasse pression sur la plaie.


    « Je reviens... Ne vous agitez pas, si possible... »


    Prenant ma dague en main, je me dirigeais à nouveau vers l'entrée de la caverne et étudiais hâtivement la manière la plus sûre de gagner la terre ferme plus en aval. La boue s'écoulait langoureusement sur ma route, rendant la chose plus délicate. L'essentiel était de ne pas hésiter, sous peine d'achever la descente en bien piètre état – si tant est que la chose puisse être pire encore. Repérant un arbre par ici, un buisson par là, je me décidais finalement à m'élancer, m'agrippant au mieux malgré le sol qui semblait fuir sous mes pas. Tant bien que mal, je parvenais au pied de la caverne, et d'un coup d'oeil en arrière je jugeais l'ascension future comme potentiellement impensable. Il me faudrait pourtant y parvenir.

    Et sur ces quelques songes, je me portais en avant. Les sens en alerte, je tentais tant bien que mal de discerner les formes au travers de la pluie battante. Les loups n'étaient sans nul doute pas partis bien loin. Je ne pouvais pas me permettre de les laisser regagner cette position. Il me fallait faire vite, car le jeune homme ne se sortirait sans nul doute pas d'une nouvelle attaque en l'état actuel des choses. Puisant une nouvelle fois sur des réserves dont j'ignorais jusqu'à la provenance, je trouvais la force de m'élancer au travers des arbres. La route paraissait s'ouvrir à moi. Je ne doutais nullement du lieux vers lequel je me dirigeais, et ne tarderai pas à y parvenir.

    Et dans le ciel, le tonnerre rugissait, illuminant le ciel de milles zébrures d'une cruelle splendeur. Je ne craignais pas l'orage. Pour autant, je me savais sur l'instant en un lieu peu abrité en de telles conditions. Quelques minutes auparavant, j'avais discerné du coin de l'oeil la forêt s'agiter sous le poids d'un arbre frappé par la foudre. J'étais mise en garde, et accélérais encore l'allure, tentant de ne pas trébucher sur les divers obstacles apportés par la tempête. Il me fallait être prudente, et ne pouvais me permettre de prendre un instant de retard.

    Finalement, je parvenais au pied d'un mur naturel, que je reconnaissais avec soulagement. De là s'écoulaient d'épais ruisselets gris-verts. Je laissais mes doigts rencontrer la paroi, où ils s'enfoncèrent avec aisance, en extirpant un épais bloc humide. En hâte alors, j'emplissais le bol – que je n'avais délaissé depuis son usage au sein de le caverne - de cette curieuse substance pâteuse. Plus profondément, l'argile paraissait plus solide. Je m'emparais de cette matière avec plus de difficulté, et la déposais sur le dessus du bol, afin de limiter l'absorption de la pluie par l'argile déjà humide.

    Cela fait, je me retournais et repris ma route en sens inverse. Un brusque éclair me poussera néanmoins à stopper net ma progression, tandis qu'un vacarme assourdissant s'en suivait. Balayant les alentours, je tentais d'en discerner l'origine. Bien tôt, je le vis, l'arbre qui s'abattait sur ma route, entraînant un second, plus fragile, en sa course folle. Raffermissant ma prise sur le bol, je bondissais en arrière à plusieurs reprises, avant que le tronc ne rencontre finalement le sol. M'accroupissant, je protégeais mon visage des multiples branches qui, de par la chute, s'étaient retrouvées propulsées sur quelques mètres, accompagnées d'une véritable pluie de boue.

    Une fois le plus gros passé, je me redressais à nouveau, et étudiais le terrain, sans prendre la peine d'étudier ma propre situation. J'étais couverte de boue, des pieds à la tête. Néanmoins, la pluie commençait d'ores et déjà à faire son office, nettoyant ma peau avec plus ou moins d'efficacité. Les quelques branches fines qui s'étaient cependant prises en mes cheveux y conserveraient place un moment encore.

    Parvenant finalement à me frayer un chemin, je regagnais le pied de la caverne, et levais les yeux, un soupir las échappant bien malgré moi à mes lèvres entrouvertes. L'important était de ne pas renverser le précieux contenu du bol, peu importait le reste. Décidée, je prenais mon élan, et m'élançais en cette ascension impensable. Force d'appuis divers, je parvins à ma plus grande surprise à gagner un terrain plus ferme, à l'entrée de la caverne. Si ce n'était le demi elfe et le louveteau tapis non loin, les lieux étaient déserts. J'en fus soulagée.

    J'étais essoufflée, pour ne pas dire épuisée par cette course. Ainsi, je tombais à genoux aux côtés du demi elfe, plus que je ne m'accroupissais.


    « Montrez-moi votre bras... »


    Sans vraiment attendre qu'il ne s'exécute, je retirais l'eau qui s'était glissée dans le bol, et extirpais une partie de la pâte naturellement formée. Me plaçant alors en tailleurs, je m'emparais du bras de mon compagnon et le posais sur mon genou, afin de lui apporter un appui. Cela fait, j'étalais la pâte sur les diverses plaies, généreusement.


    « Navrée... Je doute que cela soit agréable... L'argile désinfectera la plaie, et aidera à la cicatrisation... »


    Une fois l'office achevé, je me navrais de ne pouvoir effectuer de bandage, afin de maintenir le tout en place. Je ne disposais moi même plus de quoi répondre à ce besoin. Jugeant que l'argile protégeait néanmoins la plaie, je pris finalement la décision d'user d'un morceau de tissu, rincé à l'eau de pluie, afin de l'enrouler autour de son bras. Relâchant prudemment son bras, je lui laissais à loisir de se placer de manière plus confortable, m'excusant de ne pouvoir achever la tâche de manière plus convenable.




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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Ven 11 Mar 2011 - 15:19

Je restais quelques instants interdits assis le dos à la paroi de la grotte. Peut être quelques seconde, impossible pour moi de le dire, le temps semble avoir suspendu son vol en cet instant. Le monde semble tourner autour d’un axe sans cesse en mouvement. Ma vision est trouble. Je n’entends plus le bruit de la pluie dehors pourtant je me rappel qu’il tombe des corde dehors. Mais était ce bien aujourd’hui ?...

Puis un mouvement passe dans mon chant de vision. Je lève les yeux pour voir une elfe s’approcher de moi. Qui est-elle ? La vision me revient petit à petit. Elle avance d’un pas. Je la vois mieux. Un second. Une petite boule de poil la suit, qu’est ce que c’est ? Je suppose qu’elle avance normalement sans précipitations mais cela se passe pour moi comme au ralenti. Puis enfin elle est là et me prend le bras. Pourquoi le regarde t’elle ainsi d’ailleurs ?

C’est au moment où elle soulève ce bras que tout revient. Ma rencontre avec cette elfe, la chasse, le combat contre les Drows, l’orage, la caverne puis le combat avec ce loup… Tout revient… L’odora, la vue, les souvenirs et la douleur… Alors qu’elle repose mon bras cherchant visiblement de quoi soigner ce dernier la douleur revient de plus belle, telle une vague emportant toute résistance avec elle. Je sers les dents mais ne peut m’empêcher de pousser un petit gémissement. Elle finit par revenir après avoir récupéré quelques morceaux de tissus. Je savais qu’il n’y aurait pas assez pour faire autre chose qu’un soin léger. J’avais moi-même utiliser quasiment tout ce que j’avais put trouver pour la soigner elle… Après avoir nettoyer mon bras elle le pose de nouveau. La douleur devient trop insupportable.

« Je reviens... Ne vous agitez pas, si possible... »


Mais que pensait-elle donc faire ? Chercher des plantes de soins en pleine nuit par un tel temps était de la pure folie… Mais je n’avais plus la force de dire ou faire quoique se soit. Elle disparu donc dans la nuit tourmentée me laissant seul. Le sang continuait de couler de ma blessure et le sommeil venait me prendre petit à petit. Je ne pouvais plus lutter contre lui devenu bien plus fort que moi. Pourtant un petit couinement me réveilla quand j’allais enfin tomber dans un sommeil bienfaisant. Un petit loup, que j’avais jusque là oublié, vint poser ses pattes avant sur ma cuisse venant renifler la plaie saignante.

Sa truffe s’approche des lambeaux qui avaient servis à l’elfe pour me faire les premiers soins. Je souris légèrement en imaginant le petit animal terminer ce que le gros avait commencé. S’il devait ainsi s’attaquer à moi il lui faudrait quand même pas mal de temps pour en finir. Cela avait t’il de l’importance ? Après avoir fini de bien dégager l’ensemble des morceaux de tissus il fini par lécher ma plaie. Je n’ai plus la force de le repousser. Je m’endors en m’imaginant mourir d’une infection dut à la salive du louveteau.

Je ne sais combien de temps je suis resté ici inconscient. Mais je l’entendis revenir. Elle avait dut avoir beaucoup de mal à remonter avec ce temps. Le louveteau était retourné dans un coin et dormait en boule. Sans doute rassasié de mon sang. Elle s’approche de moi puis attrape mon bras réveillant une douleur que j’avais presque oublié. Je sers les dents alors essayant de retenir tant bien que mal un hurlement qui ne demandait qu’à sortir.

« Montrez-moi votre bras... »

A quoi bon résister de toute façon. Je n’ai pas étais capable de repousser la vile attaque du louveteau alors repousser cette agression salvatrice… Je ne pouvais que rester témoin de mon malheur et espérer qu’il finisse bientôt. J’avais envi qu’il finisse… Peut être la mort allait elle enfin venir me prendre dans ses bras et m’emmener loin de tout cela loin de cette existence sans intérêts autre qu’une lente chute vers la déchéance…

Je la voie alors prendre un bol de… Terre ? Et me l’appliquer sur bras tel un onguent miracle pouvant soigner les pires maladies du monde. J’avais bau réfléchir je n’avais jamais vu cela mais il faut reconnaitre que la froideur du matériau calma la flamme qui courait sur mon bras. A défauts de me soigner cela calmerait la douleur pour que je puisse me rendormir et m’en aller…


« Navrée... Je doute que cela soit agréable... L'argile désinfectera la plaie, et aidera à la cicatrisation... »

De l’argile ? Désinfecter les plaies ? Si j’avais su cela plus tôt j’aurais pu éviter certains remèdes moins agréables… Je ne sais pas si cette information pourra me resservir un jour. Je sens de nouveau le sommeil s’attaquer à ma raison. Je sais qu’il ne faudrait pas… Mais je ne peux plus résister… Je sombre de nouveau dans le noir le plus complet me coupant du reste du monde…
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Ven 11 Mar 2011 - 17:18

    Je le vis alors fermer les yeux. Si cela ne m'inquiétait pas outre mesure en vue de la situation, je savais néanmoins qu'il me faudrait veiller sur son sommeil. Son pouls était faible. A nouveau, nulle surprise quant à cela. Les multiples plaies mêlées à la fatigue des combats avaient eu raison de lui. Je me serai sans doute moi même laissée aller à un quelconque sommeil réparateur si cela m'avait était permis. Je ne pouvais plus désormais baisser ma garde, tant qu'il ne serait pas à nouveau sur pieds. Ou tout du moins, tant que son état ne se serait pas stabilisé.

    M'emparant alors de son bras "sain", je déposais mon indexe et mon majeur de telle sorte que je puisse sentir son pouls au travers de sa chaire. C'était un point que j'avais appris à reconnaître assez aisément, force d'exercice. Je pouvais ainsi revenir à mon examen assez régulièrement, sans outre dérangement. Parfois, je jetais un oeil sur les soins apportés, en quête d'une faille éventuelle. Je n'en trouvais pas, dans l'absolue, qui puisse lui être fatale. Aussi, je m'apaisais un tant soit peu.

    Un couinement alors vint à attirer mon attention. Moi aussi je l'avais oubliée, cette petite boule de poils tapie dans un coin de la grotte. Elle s'était éveillée à mon retour, et désormais, s'étirait. Je notais alors seulement les traces de sang autour de son museau, et fronçais les sourcils, mécontente de ce que cela sous entendait.


    ----------


    Le louveteau s'étirait de tout son long, sa langue passant sur ses babines. Il avait très faim, cela allait de soit. Pas au point, pourtant, de s'attaquer à une créature cinq fois plus grosse que lui, tant bien même en pareil état. Aussi s'était-il contenté d'aller s'allonger en un coin, muni de l'insouciance dont étaient pourvues les créatures de cet âge. Qui aurait cru qu'il aurait pu s'endormir. Pourtant, tandis qu'il était plongé en un sommeil profond, quelques couinements lui avaient échappé. Sans doute rêvait-il à quelconque partie de chasse. Peut être même, tandis qu'il sursautait, s'était-il retrouvé face à un lapin trop téméraire à son goût.

    Pourtant, lorsque la jeune femme avait retrouvé le chemin de la caverne, il s'était éveillé. Désormais aux aguets, il laissait son regard vagabonder, ici et là, tout comme s'il découvrait ces lieux pour la première fois. A nouveau, la présence des "humains" ne paraîtra guère plus le perturber. Il ira d'ailleurs jusqu'à s'approcher une nouvelle fois de ces deux protagonistes, émettant une plainte, brève. Son museau porté au sol, il tentera alors de suivre une piste dont lui seul connaissait l'aboutissement. A terme, il se retrouvera béat, le nez collé à la paroi de la caverne. Immobile, il fixera la pierre le temps d'un instant : mais qui donc avait bien pu avoir l'idée saugrenue de mettre cela ici ? Qu'importe, rebroussant chemin, il partira sur une autre piste, allant et venant entre les deux jeunes gens.


    ----------


    Au dehors, j'entendais l'orage qui, peu à peu, s'éloignait. L'averse également baissait en intensité. Le soulagement fut total lorsque plus aucune goutte ne vint à marteler le sol. J'étais trempée, et le feu mourant ne m'étais d'aucun secours. Je ne tressaillis pas même lorsqu'il vint à trépasser. Mes membres étaient secoués par quelques tremblements, et je passais ma main dans mes cheveux désordonnés, cherchant à y extraire les quelques brindilles qui s'y étaient logées. Non pas que mon apparence fut d'une importance capitale en cet instant, néanmoins, cela me tiendrait éveillée et occupée quelques instants durant. La tâche ne fut pas aisée, étant donné l'amas de noeuds et l'humidité de mes cheveux.

    Après quelques minutes pourtant, je parvins au bout de mon office, et laissais un soupir échapper à mes lèvres. Reposant mes iris sur le jeune homme, je repris alors mon examen primaire, je fus satisfaite de noter que son pouls battait avec un tant soit peu plus de régularité. Je n'en étais cependant pas parfaitement apaisée, et continuais à veiller. Et pendant ce temps, le louveteau continuait ses aller/retour au sein de la caverne, sans jamais trop s'éloigner. Je l'observais, amusée par ce comportement, jusqu'à ce qu'il ne se décide à s'allonger.

    Je n'aurai pas été en mesure de mettre une durée sur le temps écoulé. Lorsque je remarquais le louveteau endormi, je me sentis soudainement accablée par la solitude. N'ayant plus l'ombre d'une distraction à portée pour me tenir éveillée, je dus redoubler de vigilance, manquant de sombrer à plusieurs reprises. Je tins bon cependant, jusqu'à ce qu'une douce chaleur n'assaille mon visage. Sursautant en partie, je portais mes iris au dehors de la caverne. Je n'avais pas remarqué que le ciel s'était dégagé et que, désormais, le soleil transparaissait aisément. Quelle heure était-il ? Je l'ignorais, et cela n'était pas d'une importance capitale.

    Mes vêtements n'avaient pas séché. En cause ? L'humidité ambiante. Je tremblais toujours. Pourtant, ce n'était pas de froid. Je m'étais habituée à l'inconfort. Massant mes tempes, je me redressais, délaissant prudemment le bras du demi elfe, afin de ne pas l'éveiller. J'entendais désormais sa respiration aisément, et n'avais plus guère besoin de surveiller ainsi son pouls. Aussi, je regagnais l'entrée de la caverne, et jetais un coup d'oeil au dehors. Je du fermer les yeux quelques instants, accablée par le contraste de luminosité.

    Inspirant profondément, je pivotais, revenant au sein de lieux. Là, j'entrepris de remettre un peu d'ordre, récupérant les affaires reposant ici et là, et entassant les linges souillés en un coin. M'asseyant en tailleur, je posais mon front sur la paume de mes main, désormais patiente. Je guettais le moindre signe d'éveil de mon compagnon, plongée en un mutisme serein.


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Amadeo
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Dim 13 Mar 2011 - 17:50

Le soleil était voilé derrière une épaisse couche de nuage. Je sors de la grotte alors que les dernières gouttes finissent par tomber du ciel. La descente de la grotte n’était pas périlleuse en soi mais la boue la rendait tout de même glissante. Je pose mes mains sur les gardes de mes dagues. Elles sont à leur place. Je fini par arriver au bas de la petite butte. L’air était encore chargé d’humidité mais la journée promettait de se réchauffer. Les animaux commencent à sortir pour trouver de quoi manger. Il faudrait que j’en fasse de même.

Je ne sais pas encore comment m’y prendre mais le faim commence à se faire sentir. Je poursuis ma route en suivant les traces fraiche laissées par les animaux. Leur premier réflexe et bien souvent d’aller chercher à manger. Mes recherches finissent par être fructueuses. Des petites traces de lapins m’amenèrent à un buisson remplis de fruit rouges. Je ne reconnais pas les fruits mais l’absence de cadavre au pied du buisson m’indique que ceux-ci doivent être comestibles. J’en prends des pleines poignées que je me fourre dans la bouche. Je sens le jus sucré me dégouliner dans la gorge. Je me rue sur le buisson pour en voler les moindres fruits.

Après mettre repus plus que nécessaire je décide de reprendre mon chemin. La route est encore longue jusqu’à… Mais où dois-je aller déjà ? Je ne me souviens plus vraiment. Un lieu avec des humains et de grands bâtiments de pierre… Une ville… Bon reprenons notre route et on verra tout cela plus tard. Les animaux couraient autours de moi alors que j’évolue au cœur de la forêt. Le soleil brille de mille feux. L’atmosphère devient alors lourde de chaleur. Elle grimpe en flèche. Je sens la sueur couler le long des mes bras, de mon visage, sur mon corps. La nature aussi souffre de la chaleur. Les feuilles jaunissent. Les arbres semblent se replier sur eux même sous le poids de la chaleur.

Je me rends compte que les animaux ne se déplacent plus avec moi. La température ne cesse d’augmenter. Les arbres se tordent et deviennent sombres. Le décors se transforme en véritable cauchemars. Le soleil devient insupportable. Je fini par tomber à genoux, à bout de force. Je n’arrive plus a respirer. On pourrait se croire dans une forge. Il ne manque plus que l’acier coulant à flot. Puis le grondement… Le grondement ? Le lève mon regard et voit au loin le ciel assombri par un orage. Quelques éclaires tombent dans le lointain. Je reprends mon souffle tandis que le vent se lève rafraichissant petit à petit l’air ambiant. Le vent devient de plus en plus fort.

Elle approche de plus en plus. L’instant d’avant une chaleur à mourir et l’instant d’après voilà qu’une tempête éclate. Passer d’un extrême à l’autre… Un éclair tombe non loin faisant exploser un arbre. La pluie tombe de nouveau. Bien plus forte que la nuit dernière. Les nuages s’amoncellent de plus en plus et le vent redouble faisant par la même redoubler la puissance de la pluie. L’orage se transforme en tempête. Je me relève pour ne pas rester ici. J’essais de trouver un endroit où me protéger. Mais je ne vois rien sauf quand les éclaires tombent du ciel éclairant un paysage que je ne reconnais pas.

Je continu d’avance alors que les jambes s’enfoncent dans la boue et deviennent de plus en plus lourde à lever. Je ne sais que faire. La tempête redouble. Il me faut de quoi tenir encore quelques temps pour trouver un endroit pour m’abriter. Mais je ne trouve rien. Je m’accroche aux arbres ou aux herbes pour pouvoir avancer. Rien n’y fait… Les branches basses me fouettent le visage. Je ne sais pas quoi faire. Je m’accroche à un arbre. Je sens que je vais lâcher. Je n’en peu plus… Puis tout fini par s’effondrer.

Ce n’est pas l’arbre qui est tombée mais le sol sous mes pieds qui s’est dérobé. Je glisse le long d’un long tunnel. Recouvert boue. J’essais de me retenir aux parois mais c’est impossible. Ma course ce termine dans une grotte. Mon visage fini par toucher le sol. Pas de chance il arrive le premier. Le choc fut particulièrement rude. Je ne comprends ce qu’il se passe. J’aurais déjà dut mourir. La chute aurait dut être mortel… Je me relève et regarde autour de moi. La caverne est très grande et au plafond pousse une sorte de mousse phosphorescente qui éclaire les lieux. Le sol est plat et face à moi se trouve une ouverture. Je tourne sur moi-même mais il n’y a que cette ouverture. Visiblement je n’ais pas le choix. Je me dirige donc dans ce nouveau boyau souterrain.

J’ai l’impression de marcher pendant des heures, peut être des jours. La lumière de la grotte a disparue. Je me guide en posant les mains de chaque côté contre les parois du boyau. La pierre est froide et… Lisse. Le sol est parfaitement droit. Je continue de marcher dans le noir le plus sombre. Je m’arrête un instant. Qu’est ce que c’est que cela ? Du bruit ? Non… Un rythme… Des tambours… Je fini par entendre des chants.
Je continue d’avancer. Les sons se rapprochent au fur et à mesure que je m’approche de leur source. Le couloir n’en fini plus. Je continu d’avancer. Je ne sais pas pourquoi je vais toujours tout droit au lieu de faire demi-tour et de retourner en sécurité dans la première caverne. Je vois enfin une lumière au bout du couloir. Je m’arrête un instant. Non ! La lumière au bout du couloir ? J’espère que c’est une blague… De toute façon je ne vais pas rester planter là… Je pose un pied devant l’autre pour reprendre mon chemin.

Cela me rappel quelque chose mais je ne sais pas quoi… Je continue d’avancer, plus vite. Je fini par courir. Des souvenirs me remontent à la surface. Je ne sais pas si je dois continuer. Est-ce bien sage de continuer ? Je pose de nouveau mes main sur mes dague. Elles ne sont plus à leur place. Impossible… Elles ont dut tomber lors de ma chute…

J’arrive enfin au bout. Et la encore le sol se dérobe. Je fini ma course sur une grosse pierre. Je me redresse et je vois des drows danser autour d’un feu. C’est la première fois que je les vois faire cela. Pourquoi sont-ils à moitiés nue ? Et diantre pourquoi je me retrouve pieds et poings liés sur cette pierre ? Je les regarde de nouveau… Mais pourquoi suis-je encore là ? Pourquoi n’à t’il pas repris le dessus ? Je ne devrais plus être là. Je ne comprends pas. Il aurait dut reprendre le dessus et… Et quoi de plus ?...

Ils s’arrêtent de danser. Ils se tournent vers moi mais ils regardent au-delà… Je penche la tête pour voire qu’ils regardent ainsi. Je vois… Non c’est impossible… Ma mère et mon oncle… Un Drow s’approche d’eux. Il tient dans sa main l’une de mes dagues. Il s’approche de mon oncle et l’égorge. Puis se tourne vers ma mère et lui enfonce la lame dans le cœur… Elle tourne son visage vers moi puis me sourit. Je n’arrive pas à hurler. Le drow qui vient de tuer mon oncle et ma mère recule d’un pas alors que deux gros tigres saute sur ce qu’il me restait de famille pour les dévorer. Je me débats pour me tenter de me libérer mais rien à faire les liens sont bien trop solides. La panique m’emplis alors que le bourreau s’approche de moi. Il tient dans sa main ma seconde dague. Je le regarde et… Mais c’est moi ! Oui je reconnais mes traits malgré la peau sombre et les cheveux blancs. Il me regarde aussi avec un sourire sadique. Se penche vers moi et lève la lame au dessus de moi.

- Tu es trop faible…

La lame descend à la verticale droit sur mon cœur. Est-ce ainsi que ça fini ? Je sent une grande douleur dans… Le bras ?...

-----

Je me redresse en reprenant mon souffle. Mon bras me fait mal. Je perçois de la lumière venant de l’entrée de la caverne. L’elfe se tient non loin assise. Ses vêtements sont encore trempé et plein de boue. Les traits de sont visage sont tirés. Je pense qu’elle est restée éveillée toute la nuit… Il y a une épaisse couche de boue sur mon bras. Je me rappel qu’elle est partie dans la nuit pou rapporter de la boue et me l’appliquer sur le bras.

- Merci… Il doit rester encore un de bois dans le fond de la grotte. Vous devriez vous en servir pour rallumer le feu et vous réchauffer… Qu’est ce que vous m’avez fait ?

Je lève le bras pour qu’elle m’explique…
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Reawen Amaniel
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MessageSujet: Re: Jeu de Piste [PV: Amadéo]   Jeu 26 Mai 2011 - 14:17

    Je vis Amadeo, quelques instants plus tard, s’éveiller et se redresser. M’éveillant moi-même d’un demi-songe, je sursautais à nouveau et délaissais ma position précédente. Bondissant plus ou moins à ses côtés, je déposais ma main sur son torse, afin de mettre un terme à son mouvement. Ainsi, je l’invitais à se ménager et à faire preuve de plus de prudence. Si la douleur était encore présente en son sein, il n’en laissera paraître nul signe en l’immédiat.

    Je me détendais suite à ces quelques constations. Il était à mon sens hors de danger dorénavant.

    Le voici alors reprenant son souffle, tandis que je m’asseyais en tailleurs à ses côtés. Je sentais son regard posé sur ma personne, et lui accordais un bref coup d’œil interrogateur. Cela sera avec peine que, désormais, je contenais les tremblements de mon corps, tandis qu’à la commissure de mes lèvres, un pâle sourire se dessinait. Malgré tout, mes traits restaient tirés, sombre. Je ne parvenais à les modeler à ma guise, afin de faire bonne figure.

    Il portera alors son regard sur l’office. Son bras. Sans nul doute l’étonnement se manifestait-il face à cet amas de tissus, recouvrant ce qui ressemblait curieusement à de la terre séchée. Néanmoins, je me confortais là en l’idée que le soulagement en était sans conteste plus que perceptible. Les bienfaits de l’argile étaient prompts.


    « Merci… Il doit rester encore un de bois dans le fond de la grotte. Vous devriez vous en servir pour rallumer le feu et vous réchauffer… Qu’est-ce-que vous m’avez fait ? »


    Ainsi, il me remerciait une nouvelle fois. Et encore une fois, je laissais un sourire vagabond s’accorder pour seule réponse. Me redressant alors, non sans peine, je me dirigeais sereinement vers le lieu-dit, en quête du bois énoncé. Le tas présent avait d’ores et déjà attiré mon attention, précédemment ; je n’avais cependant pas pris l’initiative de raviver le feu, préoccupée en d’autres offices. Le moment était désormais propice, et je me penchais, ramassant là l’objet convoité. Je ne tenais que peu à reprendre la route en pareil état.

    Revenue à portée de voix, je m’afférais distraitement à rallumer un feu à l’aide des outils à ma disposition. Alors seulement, je lui accordais un coup d’œil en biais, avant de déposer mes iris sur son bras. Ce que je lui avais fait ? A en croire ces quelques palabres, il n’avait plus guère souvenir des explications précédemment apportées. Sans nul doute était-ce dû à l’inconscience qui s’était emparée de lui peu de temps après notre échange. Qu’importe.


    « J’ai appliqué de l’argile sur la plaie. Ses propriétés sont… Fascinantes. Elle empêchera l’infection, aidera la plaie à s’épurer, et à cicatriser… »



    Voici que je lui accordais à nouveau un sourire bref. La chance avait été ma compagne en cette découverte. L’idée de devoir m’occuper de cette plaie au fer chauffé, bien que m’ayant traversé l’esprit en désespoir de cause, ne m’enchantait que peu. Cela ne m’avait jamais réellement convenu, bien que la technique fût sans conteste d’une efficacité qui n’était plus à prouver. A condition de s’y prendre de manière convenable, cela allait de soi. Ce fût d’ailleurs pour quoi je m’étais lancée en quelques études des plantes et médecines douces. Le résultat était plus qu’acceptable, j’en convenais.

    Je m’étonnais tous les jours d’avantage des diverses possibilités que nous offrait la Nature.

    Revenant à mon office, je parvenais finalement à rallumer un petit feu, et laissais mes mains le survoler, tout en conservant une distance raisonnable. Je me délectais ainsi de la chaleur naissante. M’installant alors en tailleurs, je remontais finalement mes genoux contre ma poitrine, recouvrant un mutisme serein. A dire vrai, je tentais tant bien que mal d’immobiliser ma mâchoire, afin d’en contenir les tremblements. C’était plus ou moins un succès. Quelques minutes passèrent ainsi.


    ----------


    Le calme ambiant fut finalement brisé par un curieux bâillement. Le louveteau s’était éveillé et s’étirait bruyamment. Après un bref examen des environs, il se prendra à trottiner en direction du jeune homme, tandis que son museau se portait à hauteur de son bras. Curieux, il s’attardera sur l’odeur dégagée par l’argile. S’apprêtant à lécher le bandage, un « non » sec retentira. Surpris, la jeune créature s’écartera, tandis que ses iris se poseront sur la jeune femme. Celle-ci répètera ce même mot, tout aussi fermement. Alors le louveteau, plus impressionné par le ton employé que par la réelle signification du mot, s’éloignera contrarié.

    Retournant en un coin, il se roulera en boule, les oreilles couchées tandis qu’il n’aura de cesse que de fixer les protagonistes présents. Quelques bruits, de temps à autre, afin que l’on ne l’oublie pas. Curieux comportement que manifeste ce petit animal. Nul n’aurait songé qu’il était en présence d’humains pour la première fois.


    ----------


    Je mis un certain temps avant de m’apaiser parfaitement. Mes muscles se détendant, je cessais momentanément de trembler. Je sentais la chaleur qui, doucement mais surement, séchait les tissus imbibés. Je l’y aidais quelque peu, tordant le linge afin d’en extraire le plus de liquide possible. A nouveau, je constatais en quel état je me trouvais. La situation aurait sans nul doute pu paraitre d’un amusement grotesque. Je ne riais pas, cependant, perdue en quelques songes.

    J’avais trop chaud, désormais, malgré quelques frissons. Prenant appui sur mes bras, je me redressais et m’éloignais quelque peu de la source de chaleur. Le contraste de température était tel que je me ravisais bien vite, effectuant un nouveau pas en avant. Mes iris alors se porteront face au spectacle que m’offrait la forêt : les arbres ruisselaient, laissant ici et là les gouttes choir sur le sol en une mélodie apaisante. Le soleil, lorsqu’il parvenait à transpercer l’épais feuillage, se reflétait en divers endroits, irradiant les lieux d’une lueur divine. J’inspirais profondément, tout en fermant les yeux, tandis qu’un fin sourire naissait à la commissure de mes lèvres. J’oubliais tout.

    Revenant finalement à l’instant présent, je me retournais vers mon compagnon.


    « Vous voudrez sans doute reprendre la route lorsque cela sera possible. Je doute que votre dessein était de me venir en aide, tant bien même dois-je reconnaître que votre intervention fut la bienvenue. »


    Moi-même m’interrogeais quant à ma prochaine destination. Mon but était atteint. Certes, cela ne s’était pas déroulé de la manière dont je l’avais imaginé, mais cela ferait tout aussi bien l’affaire. Désormais, il me fallait retourner vers la civilisation, ne serait-ce que pour recouvrer une allure plus convenable. Je n’avais nul vêtement à portée de main, et si les choses continuaient en ce sens, je n’aurai sans doute plus rien sur le dos d’ici peu. Ma tenue se résumait désormais en quelques lambeaux, tenant par un miracle méconnu.

    Ma main glissera alors sur mon flanc droit, tandis que je grimaçais brièvement. Je n’avais effectué nul mouvement brusque. Pour autant, une vive brûlure avait, l’espace d’un instant, transpercé mon corps. Me détournant quelque peu, je jetais un coup d’œil à la chaire rougie et haussais les sourcils. Il faudrait voir cela en temps et en heure. Une raison de plus pour ne plus s’attarder ici.



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