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 Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]

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Diogene di Systolì
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MessageSujet: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Ven 17 Déc 2010 - 20:17

Un vent claquant et des drapeaux volants, voilà comment le Sieur Diogéne de Systolie, Comte d'Ydril arriva en Scylla. Accompagné de joyeux chants Ydryains, parlant de mer, de femme-poissons au charme aussi endiablant que les flots d'une tempête en furie, et de quelques crimes horribles. L'escorte avançait dans le précieux paysage Scylléen avec grâce et volupté, montée sur les chevaux Soltariens, habitués aux verts pâturages et grandes plaines.

Les couleurs blanche et vert du dragon de sinople Ydryain commençaient à apparaître aux tours de Pharembourg. Non loin d'arriver inopinément, le Comte avait envoyé missive fort agréable à ce doux champion du tournoi royal, on disait de lui qu'il était haut de trente pieds et fort comme un taureau dans les contrées Ydryaine, mais aussi qu'il courait le cotillon aussi bien que les joutes avec une ardeur chevaleresque ! La missive disait cela :


Spoiler:
 





Ce à quoi une réponse avait suivit proposant l'arrivé de Sieur le Comte de Systolie en ce jour. L'escorte, arrivée aux portes de Pharembourg, s'arrêta. Seul entra le Sieur Comte, qui à son habitude portait arme et armure, et une jolie cape blanche ou le dragon brillait de son vert tonitruant. Accompagné de sa dizaine de fidèle, eux aussi armuré d'une belle armure brillante et porteur des drapeaux et étendards, mais bien sans arme pour ne pas froisser l'hôte de ce lieu.


-Valets, annoncez le Comte d'Ydril, Diogéne de Systolie, à votre seigneur.


Dernière édition par Diogéne de Systolie le Mer 23 Fév 2011 - 13:15, édité 1 fois
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Mar 21 Déc 2010 - 20:31

La cour d’automne ne s’était pas installée à Bordefente. Le château de la dynastie de Pharembourg était, disait-on, hanté par les fantômes de cette famille, qui continuait à torturer leurs hôtes de leurs cris et de leur douleur. Aussi noblesses et bourgeoisies de la cour comtale vivaient leurs intrigues et leurs danses dans le château de l’Arsenal, second palais du comte de sa capitale. Le lieu était plus quiet, mais les aristocrates réunis faisaient montre d’une certaine anxiété. Certes, ils ne se départaient pas de leur bonne humeur superficielle, mais on pouvait entendre un peu plus de messes basses que d’habitude. Le plus sensible à cette anxiété était Aetius. Ce chevalier fait comte savait que son père avait des relations avec les Systolie. Et si jamais l’un d’entre eux l’avait déjà vu, c’en était fait d’Aetius. Depuis la lettre que lui avait envoyée le nouveau comte d’Ydril, il était suspicieux. Pendant les danses, il était plus gauche qu’à l’habitude et il participait moins aux festins des bonnes familles de Pharembourg. Les jeunes filles chuchotaient que c’était Amour qui troublait ainsi le prince, et elles espéraient toutes un peu qu’elles étaient la cause des malheurs de coeur du seigneur.

La cour était donc anxieuse et impatiente de rencontrer l’un des seigneurs les plus puissants de la Péninsule. Quand on annonça le comte d’Ydril, on imagine bien que le silence se fit d’un coup. Un léger temps de flottement apparut tandis que les portes de la salle commune s’ouvrirent. On en entendrait presque le bruit des bottes de la délégation, le comte d’Ydril en tête. Fixé dans son trône, Aetius le voyait s’approcher. Il hésitait à dissimuler son visage (stratégie futile s’il en est) et à dévisager le plus longtemps possible ce dragon qui s’introduisait dans l’animalerie locale. C’était un grand homme aussi sec qu’un roseau et lui comme son escorte portaient des armures richement sculptées. Le bruit de leur passage résonnait dans le silence ambiant et la foule interloquée s’écartait gracieusement devant eux, jusqu’à ce qu’ils se trouvent devant le comte de Scylla, qui, en fin de compte, se leva pour les accueillir. Chacune des parties échangèrent des salutations affables, rappelant les titres respectifs de leur vis-à-vis.
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Diogene di Systolì
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Mer 22 Déc 2010 - 2:07

Un des serviteurs du Sieur Diogéne de Systolie, Pierre de Marfoy pour mettre un nom à cet fameuse tête qu'on aperçoit souvent autour du Comte, connu pour ses manières toujours très délicates et aussi ses farces et autres joyeuse comédies qu'il partage volontiers lors des festins Ydryain, s'avança donc vers le sieur Aetius, tenant en ses mains un joyeux oiseau. Pour les incorruptibles amoureux de rapaces, il était ici question d'un faucon, fier dans sa cage d'acier, quoiqu'il la trouva bien trop étroit pour étaler ses glorieuses ailes, il n'empêcha pas qu'il restait majestueux, un de ses rapaces Ydryain qui volant par dessus les côtes surveille qu'un malheureux lapin ne se soit pas égaré, et dont la cour d'Ydril raffole pour ses chasses au faucon.

-Seigneur Aetius d'Ivrey, je vous pris d'accepter ce présent, un aussi bon jouteur que vous l'êtes, si ce n'est le meilleur que le royaume connaisse depuis votre grande victoire, dois aussi savoir s'amender au malin plaisir de la chasse au faucon. Si cela vous plaît, ce seras avec mille plaisir et amitié que nous vous invitons à venir passer quelque jours dans notre pavillon de chasse en Ydril,
déclara le Comte sur le ton le plus amical qu'il connaissait !

Après tout ce seigneur Aetius semblait être un bon seigneur. Excellent jouteur comme il l'avait prouvé, un guerrier qui devait savoir mener ses hommes de surcroît, et un galant homme sachant gagné le cœur des demoiselles et leur vertu. Le sieur De Systolie était donc fort enclin à traiter avec ce noble, qui avait gagné son titre par les armes et les honneurs. Il devait avoir du sang de Suderon, sans nul doute !

Ce cher Pierre, apporta donc le faucon à un des serviteurs du Seigneur de Scylla, avant de retourner dans la délégation du Comte. Cette dernière comportait huit hommes, le comte, le seigneur Pierre, quelques chevaliers dont le nom était fort illustre en Ydril, un greffier, un prête et un écuyer. C'était ainsi que le Comte devait être accompagné, et quel forte et agréable troupe que celle là, choisit non plus par leurs qualités et état, que leur humour et leur plaisante compagnie, qui offrait toujours à l'hôte de bon moyens de rire et s'esclaffer.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Mer 22 Déc 2010 - 2:51

La cour chuchotait tout en écoutant les échanges des deux princes, remuait un peu, se taisait parfois. Elle applaudit et s’exclama lorsque le dit Pierre fit surgir le noble faucon de dessous un large drap qui recouvrait la cage métallique qui enfermait l’oiseau de chasse. L’animal, qui avait l’air fier des grands aigles et une beauté naturelle, avait vu sa qualité rehaussée par des soins tout particuliers. Aetius ne pouvait donc que tomber amoureux de l’oisel, majestueux et exotique, dont lui faisait présent le comte d’Ydrila. Descendant quelques marches du petit parvis où était installé son trône tandis qu’un serviteur lui amenait la cage du rapace, Aetius l’observa un long moment et s’écria d’un air enjoué : « Je l’appelle Œil-de-Feu ! »

Et la cour d’applaudir et de s’exclamer de nouveau. Le serviteur s’effaça avec le présent tout en restant à portée. Il connaissait le caractère du jeune comte de Scylla : ce dernier pourrait avoir l’extrême impolitesse de vouloir faire joujou avec son cadeau sur l’heure. Cela était déjà arrivé lorsqu’on lui avait offert un grand chien d’Olyssea. Le comte avait été si enthousiaste qu’il s’était élancé sans souffrir de délai dans les forêts environnantes, suivi par la cour, pour s’essayer à la chasse au loup avec le redoutable dogue. La chasse dura une semaine entière, et toute la cour s’était déplacée d’un château à l’autre dans le plus grand chaos. Sans les qualités de gestionnaire de son conseiller Hubert, les plus grands vassaux de Scylla aurait dû planter les piquets des tentes au beau milieu des forêts alvaliennes. Mais je digresse. Aetius, une lueur d’émerveillement dans les yeux, sourit tout en continuant à remercier son invité. Sa reconnaissance épanchée, il frappa dans ses mains et l’on ouvrit des portes auxiliaires. Des tambours retentirent lentement alors qu’une étrange créature s’avançait dans la salle commune d’une démarche lente et chaloupée. La bête, qui avait un col aussi long que ses jambes et un faciès qui mélangeait sérénité et idiotie avec talent, prit place au milieu de la cour interloquée par l’animal du levant. Ce dernier était recouvert des brocarts les plus chatoyants. Les tissus étaient si vifs et mêlaient tant de couleurs bariolées qu’ils donnaient l’impression d’être venus des sérails secrets d’Ithri’Vaan, où l’on s’imaginait que tous étaient vêtus dans des draps aux couleurs osées, des vêts polychromatiques d’une pureté telle qu’on les croirait taillés dans le rubis et l’améthyste.

Cette courte présentation faite, on invita tout le monde à danser un peu et à se détendre. Quelques rondes de circonstance plus tard, Aetius proposa à ses hôtes d’aller se reposer pour qu’ils soient prêts pour le tournoi qu’il organiserait demain en leur honneur.

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Diogene di Systolì
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Mer 22 Déc 2010 - 4:09

L'animal si exotique, plut si bien au Comte, qui lui avait déjà trouvé une place dans sa ménagerie, et rêvait à sa vue des chasses que cet être pourrait lui offrir, un vieillard aimant voir quelques nouveautés dans sa vie morose ! Après plusieurs remerciement, un repars digne du rang de Comte qu'occupait les deux hommes, et de promesse d'aller chasser le sanglier et le cerf lorsque le temps s'y adonnerait, voilà déjà la nuit posant son voile, et inclinant chacun à rejoindre son lit. Ce que fit Diogéne, et il passa une bonne nuit à rêver de cet étrange animal, de sanglier et de femme-poisson aussi mais taisons donc ces rêves ci!

Le lendemain fut à la fête et aux divertissements, un charmant tournoi fut engagé, et le fracas des armes, des cris et des applaudissements, on vis l'ardeur des hommes d'Ydril et de Scylla s'affrontait, le Comte ayant obtenu que ses hommes affrontèrent ceux d'Aetius, pour leur plus grand plaisir. Le vieux comte, arborant la scène de ses yeux draconiens, prit un plaisir des plus monstrueux à voir la violence des combats. Pour bien faire et prendre plaisir à parader, le Comte d'Ydril et le Comte de Scylla, prirent cheval et armure, pour une joute mémorable.

Diogéne du haut de sa bête Odélianne, casqué de heaume au dragon comme on le nommait, car un dragon était gravé sur le dessus et descendez sur le nez, se remémora ses vieilles batailles et combats du temps de jeunesse. Et le combat fut rude, plusieurs fois, le Comte faillit chavirer, mais il tiens bon, et ce fut au point qu'il gagna. Le combat entre le Dragon et l'Aigle resta tonitruant, virulent et diablement étonnant. Pourtant Diogéne ne restait pas dupe, le seigneur de Scylla lui avait laissé la victoire, preuve de sa grande humilité et grandeur d'âme, cet homme plut à Diogéne de ce fait.

Les Combats continuant, et les deux hommes débarrassés de leurs armures, purent se rejoindre voir la fin des joutes. Mais loin d'admirer seulement la vaillance de ces hommes, ils préférèrent parler des affaires les amenant à se rencontrer.

-Seigneur Aetius, je ne puis vous cacher mes réels intentions. Voulant épanouir Ydril dans la lutte de l'argent m'opposant à Langehack et Diantra, j'ai vu en Scylla un partenaire exceptionnel, qui dirigeait par votre brillance ne pourra qu'apporter à un accord entre nous deux, qu'une immense félicité. Je ne cacherais pas plus mes vocations soit, j'aimerais qu'entre nos deux terres existent un courant d'échange privilégiés, comme que nos échanges soit aux taxes les plus minimes, et ce faisant, je verrais en Scylla la première terre ou mes bateaux déchargeront leurs marchandises en provenance de tout Langehack. Pour la fortune, et la richesse de nos deux terres, les marchands Scyleén étant toujours sous la joie de l'ancien accord, leur réservant la ville de Cloynes pour leur échanges, et dont on sait à quels points les entrepôts de cette charmante ville sont toujours ouverts au glorieux couleurs du Griffon.

La proposition était généreuse, utile et surtout fort rentable pour les deux. Pour Ydril, on y gagnait une possibilité de revente à des taxes faibles en Langehack, soit une position avantageuse. Pour Scylla, la possibilité de développer son potentiel et son importance dans le duché à vive allure.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Lun 27 Déc 2010 - 2:56

Les deux seigneurs comtes furent déshabillés par une volée de pages zélés tandis qu’ils reprenaient leur place en haut des tribunes. Diogène était félicité par les différents courtisans qui les encerclaient mais son esprit était aux affaires. Aetius quant à lui ne pouvait détacher ses yeux de la lice où continuaient de s’affronter les chevaliers des deux comtés pour le divertissement de leurs suzerains. L’ancien chevalier errant trouvait encore un plaisir quasi enfantin à admirer cet étalage de richesse colorée et de violence codifiée. Après tout, il avait passé toute sa vie sur les routes à traquer tournois et joutes. C’était même grâce au tournoi royal qu’il avait pu acquérir Scylla et les terres y afférant. On peut donc aisément comprendre que ce jeune homme frivole trouvait plus d’intérêt au choc des lances qu’aux guerres économiques, qui relevaient du fait des bourgeois et autres travailleurs plutôt que de celui de l’aristocratie, où les valeurs n’étaient pas les mêmes – puisque moralement plus élevées.

La situation était donc cocasse lorsque le dialogue débuta entre les deux comtes et on n’a jamais vu un seigneur montrer si peu d’attention à une proposition faite par l’homme le plus riche du monde, le Crésus du Sud, le comte d’Ydril. Aetius, qui avait saisi une coupe de bon vin, était tout au spectacle chevaleresque, scrutant d’un œil habile la robe des destriers, la vigueur des chocs et l’endurance de chaque concurrent. Alors que le draconien Diogène le berçait de termes juridiques et de verbiages de marchandeurs rompus à l’art de l’absconse formule, l’Ivrey se noyait dans les rêveries et la contemplation, là pensant à ce frère qu’il avait laissé à Ydril, çà rêvassant à la cavalcade qu’il allait faire avec Œil-de-Feu, le faucon suderon que lui avait galamment offert son homologue non moins suderon.

Parfois il hochait la tête en direction de ce dernier, souvent il laissait sa gorge expulser un grognement ressemblant, on l’espérait du moins, à un signe d’assentiment, puis, lorsque le comte d’Ydril insista pour qu’Aetius lui offrît une réponse contenant plus d’une syllabe, l’Ivrey se tourna vers lui de tout sa personne, un air peiné sur le visage (peut-être le malaise de ne savoir goutte à tout ce qui s’était raconté, peut-être le dépit de devoir délaisser un instant le spectacle qui se déroulait dans la lice), et dit au comte.

« Ah, doux seigneur, je n’entends que peu ces choses de commerce, mais si vous le voulez bien, mon conseiller, Hubert, s’occupera de toutes ces choses mieux que moi et m’assistera. Cependant, une chose m’a interpellé malgré ma grande ignorance de ces domaines. Si Pharembourg devient le premier port et le seul auprès duquel les marchands d’Ydril se rendront, abandonnant ainsi Missède, Langehack et Merval, il faut qu’il jouisse des privilèges dont jouissent ces ports et ces guildes dans votre propre cité, à Ydril, car sinon, la chose risque de devenir impossible pour mes gens. »
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Diogene di Systolì
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Sam 8 Jan 2011 - 18:34

Le doux seigneur Diogéne, prisa une agréable réponse à ce que sollicitait ce frère de titre, qui semblait bien trop enclin aux rires et aux fastes plutôt qu'aux affaires et à la glorieuse responsabilité de ses devoirs. Vilaine petite engeance de nouveau noble, dont le sang était encore bien trop rouge et crotté de ses anciennes occupations pour pouvoir tenir fièrement et avec amabilité le titre de Comte, bien qu'il y ait dans ce joile et mignon gaillard, un fond de noblesse, peut être finirait-il bien. Ou alors, le pauvre maraud se contemplerait tel un de ses seigneurs rampant et asservis à lécher le croupion encore propre du lait maternelle (avec une odeur suave de miel), de quelques important personnages trop débonnaire dans l'exercice de leurs pouvoirs.

-Messire, je vous propose certes non pas d'être un complément, mais bien un partenaire de choix, ce dont je suis sûr vous comprenez l'enjeu pour vous, écrasé par la richesse de vos voisins, il me semble que votre situation économique est toujours très ouverte à un agrandissement, et je tiens à apporter aide et soutiens à un si jeune noble que vous. Soit vos gens trouveront toujours en Ydril, des privilèges leurs permettant d'être mon premier partenaire dans le Langehack, je vous le promet.

Le comte, comprenant que le vert noble ne comptait point parler ici de leurs affaires, il se décida alors à ouvrir la discussion sur d'autres sujets. Sa fierté récente étant la découverte d'une île dans le large de la Mer Olienne. A ce jour quelques cartographes essayer de définir la position de l'île, usant d'outils géométriques et d'appareils trop étrange pour être nommé, il se trouvait que le collège d'Ydril voyait l'île près de Thaar, tandis que le collège de Cloynes lui se plaisait à le voir non loin de Langehack, et quelques autres collèges eux se retrouvait à y voir l'île de Nelen (ce qui appelait aux rires et diverses moqueries de leurs confrères distinguées ! "Les Turmonois sont des incapables, Nelen est bien plus au large !").

Dans l'attente, l'île portait le nom délicat de "Glorieuses terre de la Nouvelle-Ydril". Quelques cérémonies religieuses trouveront comment les dieux nomment ce lieu. Un sacrifice effectué quelques peu après la découverte, avait remporté un succès dont les dieux eux mêmes avaient dû soutenir, du haut de leur savantes Tour, alors l'affaire était certes de bonne augure !

-Savez-vous monsieur le Comte, que mes hommes fort joyeux et entreprenant, sont partit loin dans la Mer Olienne pour s'y installer dans une île encore vierge, bien qu'on y est aperçu quelques indigènes de l'autre côté. La grâce entière de Tyra a du soutenir nos voyages, hélas dommage que mon capitaine ai perdu ses cartes et son journal de bord, tandis qu'il fut incapable de me donner le jour exact de sa découverte, sinon j'en aurais fait une fête en hommage à la déesse des flots ! En attendant mes cartographes s'évertuent à trouver la position de l'île, certains y voient un point d'attache près de Thaar, et d'autres Nelen elle même, que mon capitaine aurait redécouvert par manque de carte, ce qui serait l'œuvre non de Tyra mais bien d'Arcam alors !
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Jeu 20 Jan 2011 - 17:11

Le maître d’Ydril comptait changer subtilement de sujet. Il s’engagea sur une pente fangeuse et décida de parler un peu de la merveilleuse découverte qu’avaient fait certains de ses marins non loin des côtes scylléennes. Ces lascars des océans avaient réussi l’exploit de découvrir Nelen après les Scylléens. Ils s’y étaient même installés avec une hâte coupable. Cela avait fait grand bruit à Scylla, qui était également une nation de marins et qui avait tiré une grande fierté de cette nouvelle terre. Aetius avait appris peu de temps après cette bonne nouvelle que les arrogants marins d’Ydril avaient voulu jouer avec le feu et s’étaient installé sur une des côtes de Nelen non loin de la ville scylléenne qui se constituait plus au sud. Ces derniers avaient même eu le toupet de dresser une muraille et diverses protections autour de leur comptoir afin de se défendre et de mettre le comte de Scylla devant le fait accompli.

Aussi se doute-t-on que lorsque le sieur Diogène débuta cette conversation, le malaise diffus d’un Aetius absorbé par la lice et les lances qui se brisaient en contrebas se transforma en une véritable rage contenue. Cloîtré dans un silence outragé, il attendait que son à présent voisin finisse ses gaberies compressant son malheureux gobelet qui lui servait d’exutoire.

« Ces terres que vous avez envahi, ce sont celles de Scylla ! »

Voilà tout ce qu’il cria, et cela suffit amplement à geler toute la cour, qui n’osait plus bouger ou murmurer. Tous étaient à présent dans l’expectative. Qu’allait donc répondre Diogène ?
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Jeu 20 Jan 2011 - 18:23

L'aimable Diogéne, qui contemplant les combats en contrebas, fut alors secoué par le ton impulsif du jeune Comte. Ainsi donc les Scyléen avait découvert (ou redécouvert) Nelen, et son capitaine avait cru découvrir une terre inhabité (il fallait croire que les géographes de Turmont avait raison)! Bien que le Comte avait entendu quelques dires sur cette affaire, le voilà qui se trouvait face à un problème. Mais il trouva assez facilement une raison à tout cela.

"Mon ami, je vous vois ainsi énervé, et je dois reconnaître que je vous donne raison. Car mon capitaine m'aura sûrement trompé, me racontant avoir trouvé une terre vierge et inoccupé. Il sera punit en conséquence je vous le promet. Et afin de réparer ce tort, il me semble devoir vous restituer la suprématie sur cette île, car elle appartient bien à Scylla, ainsi que la colonie fraîchement construite"

L'aimable Comte abandonna bien volontiers la possession de sa petit colonie, car dans son esprit grandissait une bien plus grande occupation que celle de s'installer par là bas dans ces eaux troubles. C'était au sein même de son duché que le mal venait sous la forme d'une horrible sorcière. Bien que Diogéne n'était pas enclin à être impressioné par quelques monstres ou fantômes, cela n'était que de l'imaginaire de petit gens sans raison, mais de voir ainsi une autre libertaire jaillir, et se montrer hostile envers Aphel était un danger fortement inquiétant.

"D'ailleurs, je suis en prise avec un danger si grand que je ne voudrais m'en aller dans cette île ne m'appartenant pas. Car si vous le savez la jeune demoiselle de Sybrondil aux mœurs trop nanesque pour être digne de confiance menace la possession de mes enfants. Hélas quel grand crime de voir pareil engeance prendre le pouvoir. Car personne n'a oublié que c'était dans ces mêmes terres que Feu Erestor avait décidé de donner le pouvoir à son peuple, et par des réformes et décrets avait mis la royauté et notre pouvoir dans bien des périls. Rien dans la famille de Sybrondil ne semble être noble!"
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Jeu 27 Jan 2011 - 23:01

Aetius, de nouveau, était retombée dans la prostration admirative. Il s’appliquait à observer les lances se briser à quelques mètres en dessous de lui dans le plus grand éclat et les affaires de réformes de Sybrondil avaient fini de le réorienter vers le viril spectacle. Hubert, le conseiller d’Aetius, qui avait l’oreille plus fine et l’intelligence plus élevée, pressa le bras du comte d’Ydril et lui dit de patienter. Tout cela pouvait s’arranger, lança-t-il en guise d’os à ronger jusqu’à la fin des joutes. Joutes qui semblaient s’éterniser. Les chevaliers, à force d’entendre les encouragements du maître des lieux, s’en donnaient à cœur joie et tentaient, tous à leur manière, de briller devant lui. Certains, monument d’arrogance, déclaraient à qui voulaient bien les entendre, qu’ils étaient capables de vaincre leur adversaire les yeux bandés. Ces petits spectacles firent beaucoup rire la cour jusqu’à ce que l’un des chevaliers, frappés à la tête, s’échoué dans la poussière de la lice, raide mort. Cela entama – un peu – l’enthousiasme de l’Ivrey, qui décida que d’autres damoiseaux devaient combattre pour lui redonner un peu d’allant.

Pendant que les guerriers guerroyaient, la cour se dévida peu à peu pour le repas, laissant le régent de Scylla seuls avec une poignée de forcenés qui continuaient à s’affronter tour à tour. Hubert, se plaignant de ses articulations, rentra au château avec le comte d’Ydril. Une fois que ces deux-là furent installés dans une des alcôves du palais, l’aimable vieillard reprit contenance et entrain. Sa démarche, d’abord raide, devenait plus fluide ; son dos, courbé, se redressait soudainement. « Parlons affaire, » lâcha-t-il alors, une étincelle de malice dans le regard. Et d’affaires ils parlèrent. D’âpres négociations commencèrent dans la salle encore fraiche. Elles se poursuivirent longtemps et, tout au long des discussions, chacune des parties fit venir clercs et juristes. Ydril promettait de remettre à Scylla les privilèges que les différentes guildes et régions langecinoises possédaient chez les guildes et les terres du comté suderon. En échange, les ports scylléens accueilleraient les routes commerciales d’Ydril et ses flottes contre des taxes plus basses que pour le reste des marchands.

D’autres traités entrèrent dans l’insoluble équation, notamment autour de la probable guerre qui risquait d’éclater entre Sybrondil et Ydril à propos des droits des héritiers d’Ydril sur les terres qu’ils possédaient par leur mère, Judith d’Aphel. Tout cela, bien sûr, peu de personnes en furent informés, et de nombreuses clauses furent gardées secrètes dans le sinistre contrat.
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MessageSujet: Re: Quand le Dragon rencontre l'Aigle [CLOS]   Mer 23 Fév 2011 - 13:14

Laissant là les hommes d'amusement et de frivolité, l'aimable et gentil Comte d'Ydril, à la parure toujours aussi bien portante qu'un Dragon qu'on aurait que trop réveillé, suivit Hubert, qui dirigeait bien plus les vrais affaires d'hommes que son maître encore trop jeune et impulsif pour être capable. Et les négociations débutèrent, allant bon train, les deux partis tenant leur positions avec virulence, un accord finit certes bien par être décidé. Le comte ayant obtenu ce qu'il désirait, bien qu'à un prix inférieur à ce qu'il comptait offrir, mais tout cela restait néanmoins très profitable. Ce serait le Duc de Langehack qui s'offusquerait de ces quelques accords, il faudrait l'éviter pendant quelques temps, et trouvait quelques moyens de le ramener en de bon termes avec le Sud lointain. La ligne de commerce entre Scylla et Ydril était donc clairement dessiné.

Pendant que dans les ombres du palais, quelques autres accords, où rien devait être entendu et répété, hors des quelques chandelles témoins des obscurs traités. La politique finit, ce fut donc dans le monde des festivités que Diogéne alla continuer son séjour dans le Scylla. Montrant une joie à tout ce petit amas de fébrile occupation, il se concentrait déjà sur la suite de ses plans. Un De Systolie ne peut perdre un instant à s'amuser, son esprit ne peux se détacher de ses ambitions, c'est bien de cette manière que la fortune les avait recouvert, et que la salle des trésors du Sud rayonnait de milles attraits.
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