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 De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]

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Eidren Alderion
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   Lun 13 Juin 2011 - 17:49

La situation semblait être sous le contrôle des mercenaires. Les chariots étaient immobilisés et les gardes du convoi, neutralisés. Le demi elfe ordonna aux enfants et à la matrone de remonter à bord de leurs carriole puis jeta un œil en direction de ses coéquipiers : Chad voulait apparemment continuer à se battre, défiant un des escorteurs mais Hélène s’interposa. Elle interrogea le malheureux et une fois qu’il lui eut tout dit, lui trancha la gorge. Eidren frissonna. Malgré sa « profession », il évitait d’exécuter ses ennemis de sang froid, du moment qu’ils s’étaient montrés coopération. Il aurait voulu protester mais devait tenir sa position.

Contrairement à Chad et Maya, Altiom n’était pas resté indifférent à cette mise à mort. L’humain s’était interposé empêchant Hélène d’atteindre le second garde et avait rapidement pris les choses en main. Je vais le bâillonner et l'attacher à un tronc, nous trancherons sur son sort plus tard avait-il déclaré en saisissant une corde à l’arrière du chariot. Nous devons nous préparer à l'arrivée de nos prochaines cibles pour l'instant, et déplacer le chariot plus loin dans le virage pour qu'il bloque la route sans être visible du côté d'arrivée du convoi.

- Je pense qu'il a raison, déclara Eidren, décider du sort de cet homme maintenant me paraît prématuré. Je préfère éviter de faire couler le sang alors qu'un autre convoi risque d'arriver d'un moment à l'autre.

Le voleur prit alors les devant : il contourna le chariot et prit les rênes du cheval de trait. Il gara l'attelage sur le bord du chemin puis se tourna vers ses coéquipiers:

- Suivons l’idée d’Altiom, déplacer le chariot ces bandits ne devrait pas prendre beaucoup de temps si nous nous y mettons ensemble. En ce qui concerne les civils, je pense qu'on peut les laisser continuer leur route. Le temps qu'ils préviennent les autorités, nous serons loin...en théorie. Inutile de faire couler plus de sang, à mon humble avis.
Sans plus attendre, le voleur se dirigea vers le second chariot qu'il entrepritde mettre en travers du chemin.

Lorsque tout fut en place, le demi elfe retourna voir Gwaewyr. L’état du drow était stable pour l’instant : les premiers soins qu’il lui avait prodigué ne l’avaient pas entièrement tiré d’affaire. Des bruits de sabots commençaient à se faire entendre, il en informa Chad d’un signe de la tête avant de reprendre position, camouflé parmi les broussailles dans l’angle du virage.



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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   Dim 7 Aoû 2011 - 3:19

A la grande surprise du nobliau déchu, Hélène avait été convaincue par son petit discours, ou du moins préférait-elle attendre d'en avoir fini avec la mission avant de se salir les mains. Alors qu'Eidren conduisait le chariot en travers de la route après le virage et que tous se mettaient en position sur la petite butte du coude ou à couvert dans les talus, Altiom s'était éloigné pour attacher le captif. Après une petite cinquantaine de mètres, il le laissa tout simplement filer, peu convaincu que le consentement de sa compatriote fusse plus que provisoire. Lâchant un vague "merci" étranglé par la stupeur et la gratitude, l'homme fit quelques pas en arrière avant de prendre ses jambes à son cou, se rattrapant de justesse à chaque fois qu'il trébuchait sur une racine au fil sa course éperdue.
Et tandis que le voyageur revenait auprès de la sente, des grincements métalliques, des cliquetis inquiétants et des bruits de trots emplirent les lieux. Il partit se poster sur la saillie, paré à bondir à nouveau sur la charrette une fois celle-ci bloquée. Seulement une petite et insignifiante faille vint bouleverser son simulacre de plan: en guise de charrette se dressait un terrifiant char noir, large en sa base et légèrement plus étroit au sommet, bardé de plaques de métal cloutées, percé de minces meurtrières et doté de roues blindées. Les destriers, deux robustes et massives bêtes, eux-mêmes avaient été arnachés de lourdes cuirasses. Un cocher, seul, tenait les rênes. Et pour un simple cocher, son équipement dépassait là encore les standards: une armure finement ouvragée en cuir agrémentée de multiples protections de fer aux poignets, jambes et au torse. Pour couronner le tout, derrière les larges plaques d'acier suintantes se tenait toute une escouade de troupiers engoncés dans leurs cottes de mailles et autres plates, prêts à défourailler leurs espadons, dégainer leurs haches de guerre et encocher leurs carreaux. En résumé: une forteresse mobile.
Observant bien à l'abri l'avancée de l'ennemi, la bouche ouverte, les yeux ronds, l'esprit troublé, la bave aux lèvres Altiom ne put qu'assister impuissant à l'implacable avancée du mastodonte... jusqu'à ce qu'il atteigne le tournant. A la vue de l'obstacle, le charretier frappa trois lourds coups du poing à l'arrière. Aussitôt, ce furent pas moins de huit gaillards qui s'extirpèrent du chariot blindé, trois d'entre eux parés à décocher de mortels traits au moindre bruit suspect pendant qu'un autre trio partait s'atteler à déplacer le véhicule abandonné. Le vagabond était plutôt proche de ses adversaires, assez pour tenter quelque chose: il sortit l'un de ses couteaux de lancer et prit son temps pour ajuster sa cible, hors de vue derrière quelques fougères, et lorsqu'il fut sûr de faire mouche, il envoya vivement son arme de jet. Au sifflement de la lame répondit le vrombissement quasi-instantané des carreaux, mais deux se fichèrent dans une motte avec un son mat avant que le dernier ne se plante dans l'écorce, derrière le sans-le-sou (non sans lui avoir frôlé l'oreille au passage). Avec un cri étouffé, l'un des arbalétrier s'effondra, regardant ses mains empourprées qu'il venait de porter à son cou d'où il avait extirpé le petit poignard. Pendant que les deux autres rechargeaient, les mercenaires auraient le temps de fondre sur eux pour les pousser au corps à corps, si tant est qu'ils se débarrassent du binôme chargé de leur protection entre temps.
Pour sa part, le nobliau dévala la butte sur le versant opposé et atterrit juste derrière le charriot subtilisé. Apparemment les trois hommes d'armes avaient reconnu-là leurs biens et remirent dans l'axe la carriole, l'un d'eux se saisissant des brides, prêt à partir au cas où ses coéquipiers se feraient déborder. Contournant lentement le véhicule par la gauche, Altiom arriva à hauteur du charretier improvisé en toute discrétion et dégaina précautionneusement son stylet. Mais le bruit, aussi ténu soit-il, alerta le conducteur aux aguets. Plus le temps de finasser! L'assaillant abattit sa canne-épée sur sa cible hébété avant de lui sauter à la gorge pour y planter sa dague tel un chien enragé ses crocs. Débarquèrent alors les deux acolytes de la victime, l'un tenant fermement sa hache double, le second son espadon de plus de deux mètres. Le premier attaqua aussitôt qu'il eut le nobliau en vue, s'épargnant d'ailleurs un commentaire de ce dernier quant à la longueur de son arme et un quelconque problème de cet ordre qu'ils aurait eut à cœur de compenser. Mais passons! Avant qu'il ait pu envoyer sa remarque cinglante, le sans-logis réceptionna un monumental coup descendant à l'aide de son yari, à l'horizontale. Ses genoux pliant sous le choc, il tomba à la renverse et eut le réflexe salvateur de se saisir de l'un de ses surins qu'il lança à bout portant sur le malfrat, et en plein gosier s'il vous plaît! S'occuper de son comparse se révéla par contre plus difficile et ce ne fut qu'après maints coups inédits -du moins pour ce genre de malandrin peu rompu à un quelconque art martial, si ce n'est celui du bourrinage aveugle- qu'un des deux bretteurs s'affala finalement de tout son long, raid mort. De l'autre côté, éclats de voix et tintements caractéristiques avaient cessé, et Altiom espérait que les survivants fussent de son camp. Si survivants il y avait, bien entendu.


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Eidren Alderion
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   Lun 8 Aoû 2011 - 20:56

Quelques instants après s’être positionné, Eidren aperçut ce qui devait être le dernier chariot. Entièrement protégé par d’épaisses plaques de métal, le plat de résistance avançait lentement dans une mélodie de grincements sinistres. A l’arrière de la carcasse blindée, une petite dizaine de soldats suréquipés étaient aux aguets, scrutant prudemment le sous bois. Caldir doit être parmi eux, songea Eidren. Lorsque que le convoi blindé arriva au niveau du tournant, le cocher frappa trois coups à l’arrière et les hommes se déployèrent. Les arbalétriers se tenaient prêts à décocher leurs carreaux tandis que les fantassins dégainaient leurs espadons et autres haches de batailles. Sans un mot, une partie de l’escorte alla en direction du chariot embusqué, en vue de libérer le passage.
Huit contre cinq. L’affrontement était inévitable et les chances de s’en sortir relativement minces. Eidren retint son souffle lorsqu’un garde se rapprocha de sa cachette, espadon au poing. Il allait repérer le demi elfe quand les arbalétriers décochèrent leurs carreaux du côté opposé du sentier et se tourna dans leur direction. Mal lui en prit : Eidren bondit, épée en avant et lui trancha la gorge au moment même où il fit volte-face. La bataille était lancée. L’un des tireurs avait été mis à terre par Altiom qui jaillit à son tour de sa planque. Il se dirigeait vers les hommes qui tentaient de libérer la route.
De son côté, Eidren était aux prises avec un colosse en armure, qui faisait virevolter sa lourde hache en hurlant tel un possédé. Ses moulinets dévastateurs le maintenaient à bonne distance, l’obligeant à battre en retraite.

- Caldir ? C’est toi ? risqua Eidren, le regard plein d’espoir comme s’il dévisageait un ami de longue date.
Le géant retint sa hache en l’air et toisa le demi d’un regard mauvais.

-On se connaît morveux ?
La chance lui souriait ! D’un geste vif et amplifié par l’Acuité, Eidren lança un poignard qui fusa en direction du visage de Caldir. La lame lui déchira la joue gauche, lui arrachant par la même occasion un hurlement de douleur. Il lâcha son arme qui tomba lourdement à terre et essaya d’endiguer le flot de sang qui s’écoulait à gros bouillon de son visage.
- Espèce de misérable fils de pute !!! cria-t-il en chargeant Eidren.
Le demi elfe fléchit les genoux, se décala avec agilité sur son côté droit et d’un revers de lame balafra l’autre face du visage ensanglanté de Caldir heurta lourdement le chemin de terre.
Tout en le menaçant de son épée, Eidren traina le soldat balafré à l’orée du bois, à bonne distance des échauffourées. Caldir qui gisait piteusement sur le ventre fut retourné d’un violent coup de pied. La lueur agressive qui flamboyait dans son regard un peu plus tôt abritait désormais une peur pareille à celle d’une proie à la merci du prédateur.

-Je...je t’en prie, qui que tu sois, ne me…
-C’est moi qui pose les questions, siffla Eidren.
Il piqua le cou de sa victime de la pointe de son épée, faisant perler quelques gouttes de sang.

- D’a…d’accord, je ferai ce que bon vous semble…
- Ma question est la suivante : où est Seyrin Orios ?
Le visage ensanglanté de Caldir devint subitement livide et ses yeux, hantés par une effroyable terreur.
- Je te déconseille de me faire attendre, tout comme Orios ma patience à des limites…

________________________

Après avoir essuyé sa lame sur les vêtements de sa victime, Eidren revint sur le lieu de l’affrontement au moment même où le dernier soldat de l’escorte tombait au sol, mort. Ses compagnons étaient haletants, couvert de sueur et de sang mais en vie. Après moult rebondissements scénaristiques, le fameux convoi qui allaient faire leur fortune à tous étaient à eux.
Le demi elfe s’approcha de la forteresse roulante et se tourna vers Altiom.

- Enfin nous y sommes…
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   Lun 15 Aoû 2011 - 1:32

Bien bien bien. L'escarmouche était finie, tout le monde était plus ou moins blessé (sauf les gardes du convoi qui, eux, étaient... ben morts). Une fois de plus la paix et la justice triomphaient: une bande de malfrats venait d'être spoliée de ses biens par -attention accrochez-vous à vos sièges c'est là que ça devient hard- D'AUTRES malfrats. Bien-sûr les premiers l'étaient légèrement plus, mais au final cela revenait au même (et surtout, ça n'intéresse plus grand monde).
Quoiqu'il en soit, une grande organisation criminelle humaine de l'Ithri'Vaan venait de sombrer dans l'abysse insondable de l'entubade la plus complète. Son pot-de-vin annuel faisant défaut aux responsables de la douane péninsulaires, toute activité commerciale de cette guilde dans le Royaume -c'est-à-dire plus des neuf dixièmes- se verrait... compromise, sinon tout-à-fait arrêtée. Le commanditaire de la petite équipe quant à lui n'aurait plus à se trémousser nerveusement sur sa chaise au "Dodu Dodelinant" longtemps, sous peu la nouvelle lui serait transmise (facile lorsqu'on trempe dans la combine) pendant que la bande de mercos se vautrerait dans une mer d'or, de stupre et de débauche. Sauf Eidren, qui devrait avant tout retirer l'engin de nettoyage qui obstruait son auguste système d'évacuation des déchets, mais c'est-là une autre histoire (et de toutes façon Altiom lui payerait bien deux trois jouvencelles d'excellente compagnie pour l'y aider).
Ainsi chacun repartit plus ou moins de son côté, Maya dans ses arbres, Gwaewyr dans ses royaumes psychédéliques, Eidren dans ses histoires de vengeance, Altiom dans ses nuits de beuveries, Chadden sur Azeroth et... bref, on ne va pas se farcir les projets d'avenir, d'épargne et de retraite de tout le groupe. Ce qui passera à la postérité de cette histoire, ce sera bien évidemment Germaine et Son engin de cuisson massive -oui, la fameuse poêle de siège- qui à elle seule pourrait largement remplacer les Cinq. Mais non, Germaine n'est pas comme ça, Germaine -unique réelle déesse et créatrice du grand Tout- préfère se mêler à nous, frêles et indignes humains, dans son infinie modestie et sa mansuétude sans-limite.
Ainsi la morale de cette histoire: ils vécurent tous heureux et eurent de nombreux enfants, sauf le Drow. Oui parce qu'on a oublié de préciser qu'il s'était pris un deuxième coup d'épée comment dire... "ailleurs"... genre "plus bas". Non encore plus. Vas-y descends encore. Voilà top bouge plus t'y es! Bref, il n'eut donc pas des masses de marmaille, mais vécut tout-de-même heureux après s'être reconverti dans la chanson sous le pseudonyme de May Keul'dja Kseun grâce à sa nouvelle voix de diva.


NdlR:
 
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Aarnis d'Ack
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   Mar 29 Sep 2015 - 22:14

Quel Mjtage de merde n'empêche
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MessageSujet: Re: De l'art de la marave conviviale (...) [terminé]   

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