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 La querelle de Mons [Arthur-Fergus]

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Trystan de Diantra
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MessageSujet: La querelle de Mons [Arthur-Fergus]   Dim 2 Jan 2011 - 20:02

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, Trystan allait devoir juger une affaire, non pas en tant que roi, mais en tant que suzerain. En effet, l'affaire concernait ses vassaux et les barons d'Ancenis et de Hautval ne semblait pas capables de trancher cette affaire, chacun soutenant son homme. Il revenait donc au roi de trancher cette affaire délicate et peu claire. Il avait eu une version des faits, mais cela ne lui permettait pas de juger. Pas sur les paroles d'un seul homme. Il avait donc fait le voyage de Diantra à Erac. Il aurait pu charger sa sœur de cette épineuse affaire, mais il était le duc et il fallait bien se l'avouer, la diplomatie n'était pas vraiment la qualité première de sa chère sœur. Sans compter qu'elle avait une dent contre Arthur de Melasinir, suite à une entrevue qui s'était plutôt mal placée. La faute à qui? Le roi s'en fichait bien. Il osait espérer qu'Astéride n'était pas de celles qui condamnent en se laissant porter par leur rancœur, mais il n'aurait pu en jurer. Même si Ciaran apaisait son caractère emporté, il ne faisait pas la loi à Erac.

C'est donc entouré de sa garde personnelle que le roi fit son entrée à Erac, deux jours avant le recevoir Fergus et Arthur. Il fut ravi de pouvoir revoir Astéride et celle-ci, comme d'habitude, jeta aux orties le protocole pour se jeter au cou de son frère. Il s'entretint avec elle des dernières affaires concernant Erac, avant de parler avec son fidèle intendant, ses yeux et ses oreilles ici. Oui, les rumeurs de cette querelle étaient arrivées jusqu'à Erac, mais là encore, difficile d'avoir une idée précise de l'affaire. On parlait de pillages, de vols, de meurtres, de rançons.

Il ne saurait la vérité qu'en entendant les principaux intéressés... Du moins leur vérité. Il n'était pas naïf au point de penser que parce qu'il était le duc, on allait lui servir la vérité sur un plateau. Il allait devoir faire confiance à son jugement, au risque de se tromper. L'erreur était humaine et il n'avait aucune façon de discerner vérité de mensonge.

Ainsi arrive la jour fatidique. Assis sur le trône ducal, le roi attendait les interpellés. Vêtu de bleu roi, il était impassible. C'est alors que les grandes portes s'ouvrirent sur les seigneurs incriminés, ainsi que sur leurs barons respectifs. L'intendant les annonça au roi, qui leva son regard mort vers les hommes présents. Pas de spectateurs, cette affaire se règlerait en privé.

Après l'incertitude qui avait régné pendant le Voile, il était temps de reprendre le royaume en main. Les querelles entre seigneurs étaient monnaie courante, mais parfois, les ducs et marquis n'arrivaient pas à gérer la situation.

- "Messeigneurs, soyez les bienvenus à Erac."

Il marqua une pause, avant d'entrer dans le vif du sujet.

- "Si vous êtes ici, c'est pour mettre un terme définitif à cette querelle qui vous anime. Messire de Hautval, vous avez la parole. Exposez-donc vos griefs. Messire de Melasinir, vous attendrez que je vous donne la parole pour me donner votre version des faits."

Je connaissais bien mieux Arthur que Fergus. Arthur avait été au service du roi, dans l'ombre et sa famille était fidèle aux ducs d'Erac. Néanmoins, cela ne devait pas entrer en ligne de compte.
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Fergus d'Hautval
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MessageSujet: Re: La querelle de Mons [Arthur-Fergus]   Sam 19 Fév 2011 - 14:50

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Dernière édition par Fergus d'Hautval le Mer 8 Jan 2014 - 17:30, édité 1 fois
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Arthur
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MessageSujet: Re: La querelle de Mons [Arthur-Fergus]   Mar 22 Fév 2011 - 19:36

Répondant à l'appel, Arthur se rendit en Erac à nouveau, après des mois si près mais pourtant si loin de ses terres natales qu'il connaissait et appréciait tant... La vie de Baron, tel qu'il entendait la mener jusqu'alors l'avait éloignée de ses racines, mais cela changera, du moins, une fois la dernière des affaires les plus préoccupantes de son début de règne sur Ancenis résolue... Quand cette Querelle de Mons serait achevée, il pourrait se pencher sur d'autres choses moins pénibles et moins lourdes, visiter ses voisins peut-être, sauf un, et établir ou rétablir quelques relations pour la pérennité de sa terre. Mais tout cela devrait attendre la fin de cette audience dont la convocation faisait l'objet...

Il s'offrit pour la route la compagnie tant de sa propre garde que du maître chevalier de Mons, car il souhaitait des éclaircissements supplémentaires sur cette affaire avant d'entrer dans l'arène, mais depuis certains rapports de ses anciens contacts, il n'avait guère l'envie d'en rester à cette simple tentative de vol... Il fallait répondre à l'offense faite par ce fourbe heldirois qui trônait sur l'Hautval, calomniant, insultant plus que de raison, bafouant tout ce qu'il était pour quelques raisons qui échappaient à son entendement... D'où nourrissait-il tant de malveillance à son égard pour faire tant et tant d'une simple affaire de raids des siens et de manque de diplomatie de la part d'un vieux seigneur dont l'esprit et désormais le corps sont affectés par les ans, dont trop se sont écoulés ? Il l'ignorait, mais il entendait bien répondre à l'offense devant le roi, défendre sa terre, sa personne, son nom, ses valeurs et réclamer la réparation de la moindre faute commise à son encontre, alors que jusqu'à la convocation et ces premiers rapports officieux, il ne s'était pas même mêlé à cette histoire, espérant les deux seigneurs capable d'être plus mature tandis qu'il chassait les partisans de la Chouette d'Argent, qu'il s'en allait en Diantra trouver la Déesse Néera pour rassurer ses gens... Question de priorité, dirons-nous.

Ainsi se retrouva t-il à Erac, allant saluer, la veille au soir de l'audience, Astéride et sa Majesté, brièvement toutefois, il savait que les relations qu'ils entretenaient tout deux ne devaient pas influencer le jugement qui se ferait au lendemain, aussi n'abusa t-il pas plus qu'il n'était nécessaire dans le cadre d'une politesse entre un vassal et son suzerain. Au delà... Il resterait sans doute quelques jours après le dénouement, pour apprécier la compagnie d'un ami avec qui il ne pouvait depuis longtemps plus tellement discuter, de chose et d'autre.
Puis le lendemain, vint l'audience, auquel il se présenta seul pour cette audience privée, sans le moindre représentant de Mons, car ainsi qu'il en avait averti Trystan par un coursier quelques jours auparavant, le Seigneur Richard de Mons devait tenir le lit, frappé depuis le Voile par son vieil âge et ses fils s'occupaient des terres jusqu'à ce que l'aîné en hérite. Aussi représenterait-il Mons, Ancenis et lui-même face à Fergus.

Il salua une nouvelle fois le Roi, et, avec une froideur habilement dissimulée, avec la politesse juste nécessaire, son voisin le Baron d'Hautval. Bientôt, ça ne serait plus des politesses qu'il échangerait, et tandis que le Roi donnait la parole à Fergus, Arthur écouta, préparant sa réponse à l'outrage que ne manquerait pas de faire le jeune heldirois.
Il se garda bien de laisser filtrer la moindre expression de ses pensées, de son sentiment, et pour cela, il était doué... De toute manière, Fergus d'Hautval ne tarderait à l'apprendre.

Il ramassa la chevalière à ses pieds et la reposa devant lui, et sa présence entre les mains répondait à une question... La disparition du chevalier Arnau de Vaugieu qui n'offrait depuis des jours entiers plus signe de vie. C'était donc ça, la raison de cette absence ? Le sang bouillona, mais il garda contenance... Ce faquin, ce vil traître d'heldirois, et à présent, aux yeux d'Arthur commanditaire de la mort d'un chevalier et ami, pour dissimuler la culture de pillards contestables de ses origines... C'était un coup de trop, une erreur, une bêtise qu'il avait commise qui fit déborder le vase... Leur compte serait réglé aujourd'hui, et il obtiendrait justice pour tous les crimes, mais tout cela, il le dissimula bien, se gardant d'offrir à Fergus la moindre victoire.
Il sourit un instant aux gestes les plus théâtrales du Baron, invoquant une cour qui n'existait pas, pour un Roi aveugle qui ne pouvait apprécier toute la teneur de ce spectacle qu'offrait l'heldirois, mais il se garda du moindre commentaire, du moindre applaudissements... Son suzerain n'apprécierait pas qu'il se moque ainsi, sous sa convocation. Quand on lui donna la parole, il se leva, remerciant Trystan et la prit, et, au contraire et à l'extrême opposé du théâtrale Fergus, Arthur adopta le très sérieux ton et l'approche semblable aux rapports réguliers qu'il fournissait à Ultuant ou à Trystan, sans fioriture, sans geste d'aucune sorte.

« Mon Suzerain, puisque le Baron d'Hautval a choisit de considérer notre première rencontre comme première acte de cette querelle qui aujourd'hui nous oppose, et bien que je ne partage pas son avis sur la question, je me vois tout de même dans l'obligation d'éclaircir quelques points, de répondre à des suppositions malvenues. Si il est vrai que nous avons évoqué consécutivement les rançons des chevaliers d'Ancenis et ces affaires de pillages dont j'avais eu vent et qui touchait tant Ancenis qu'Erac, il n'y avait comme seul lien que l'idée qu'on parlait d'affaires d'argents, l'un étant achevé, j'ai eu à cœur de traiter le second qui m'apparaissait tout aussi important.

Pendant notre entrevue, le Baron d'Hautval m'a fait l'honneur d'une leçon d'histoire autant que de culture à propos de sa terre, sur les sujets des razzias. Il m'apprit que c'était une chose qui se faisait depuis des siècles, que les clans faisaient des raids et volaient le bétail et les biens en terres d'Erac, d'Hautval et d'Ancenis avant de le restituer, sous condition de paiement d'une rançon, la pratique d'ailleurs m'avait-il dit, représentait une importante source de revenue pour Heldirion. Pour mon problème, par ailleurs, le Baron d'Hautval m'a proposé de payer la dite taxe en échange de la protection d'un clan, contre les autres, au contraire de ce qu'il avance aujourd'hui, laissant supposer une générosité. Devant ce chantage, je déclinais bien sûr l'offre, n'ayant pas le désir de me soumettre et de dépendre du bon vouloir et des bonnes grâces de ces bandits en échange de sommes à verser.
Ainsi, nous voilà bien loin des maraudeurs anonyme et de la généreuse proposition à ses frais du Baron, que j'aurais bien entendu accepté, si elle avait existé.
Mais ça n'est pas la seule chose qu'il est intéressant de retenir de sa si précieuse leçon, car en effet, il m'apprit que les heldirois gouvernaient à leurs façons, d'une manière qu'ils jugent terriblement efficace, et que là-dessus, tout les chefs de clans, et, puisqu'il a put me l'apprendre, le seigneur lui-même, s'entendaient.

Je ne souhaite pas trop m'avancer dans des conclusions qui se veulent hâtives, mais puisque Son Honneur le Baron d'Hautval a laissé entendre que toute cette histoire commence ici, je me demande si ce n'est pas mon refus, et donc, le non-paiement d'une rançon qui provoqua si tôt après une razzia sur mes terres, pour me prouver mon erreur d'avoir refusé de payer, peut-être.
Il est également possible d'affirmer, et cela, sans se tromper, que le Baron avait une parfaite connaissance du problème, et même qu'il en tirait un certain profit, des intérêts pécuniaires ou politiques, et qu'il n'a rien fait pour stopper ces actes, contraire au maintien de la Paix du Royaume qu'il prétend avoir défendu.

A t-il ordonné cette tentative de pillages ou bien seulement laisser entendre mon refus à d'autres chefs afin de me faire réviser ma position, de peur de voir s'envoler une part des revenues d'Helderion, je ne saurais répondre. »


Il marqua un temps de pause, laissant Trystan mémoriser et mettre dans un coin de sa tête les informations fournies, et avec une connaissance du Duc, il reprit quand il jugea le moment opportun.

« Vient maintenant ce que le Baron d'Hautval désigne comme le second acte, au cœur de cette querelle, l'attaque en elle-même. Au crépuscule d'une journée, peu avant l'apparition du Voile, deux centaines d'hommes en armes, appartenant à Heldirion pénétrèrent dans la vallée de Mons avec l'intention de voler des centaines de bêtes, propriété de mon vassal, Richard de Mons. L'alerte fut donnée par des paysans qui virent venir les voleurs, véritable petite troupe, et les chevaliers furent envoyés chasser les manants avant qu'ils n'aient pu récupérer le moindre butin.
Un combat éclata, qui tourna rapidement en la faveur de Mons et provoqua la fuite des heldirois, la mort d'une cinquantaine et la capture d'une vingtaine d'entre eux, dont sept gentilshommes appartenant à la noblesse d'Heldirion. Six dizaines de chevaliers partirent à la poursuite des autres à travers les monts, et il est vrai qu'ils passèrent la frontière, la nuit et la poursuite en cours ne leur offrant pas le loisir de tout de suite comprendre leur erreur, et dès qu'ils s'en aperçurent, ils rebroussèrent chemin.
Ainsi, si je consens à admettre que les chevaliers ont tué des brigands heldirois en terres heldiroises, outrepassant leurs droits, nul innocent n'a périt par l'épée d'un monsois cette nuit là. Si des villageois ont réellement périt, la faute en revient peut-être aux voleurs qui n'ont pas voulu rentrer bredouille.

Des négociations ont suivi, du moins, une rançon a été proposé, avec un délai de deux semaines pour répondre, trente six mille écus pour sept gentilshommes dont un parent du Seigneur d'Heldirion, Baron d'Hautval mais également pour la vingtaine de prisonniers, qui n'avait alors pas été pendu, subissant simplement l'humiliation publique d'une journée au carcan. La somme fut bien entendue revue à la baisse quand les représentants du Baron d'Hautval vinrent simplement réclamer la libération de ceux appartenant à la noblesse, et les autres furent pendus puisqu'offert à la justice du Seigneur de Mons. Si il est vrai que les nobles ont eu même été humilié publiquement, c'est par une interprétation peut-être erroné des propos de Sa Majesté, et Richard de Mons traita en égal devant la justice les nobles comme les humbles.

Il est également vrai que Richard de Mons refusa d'offrir à la disposition du baron le moindre de ses chevaliers, ne voulant condamner le moindre de ses braves parce qu'ils avaient poursuivi des bandits. Il a put avoir tord, et s'être montré plus têtu qu'il l'aurait fallu, moins conciliant qu'on aurait pu l'espérer, mais pourtant, jamais le moindre hérault de Hautval ne vint à Vielmot pour m'entretenir de cette affaire, me priant de le raisonner. Et d'autres affaires bien plus préoccupantes alors attirait toute mon intention, car alors que ces tentatives de négociations avaient lieu, je matais la Révolte des Chouans, partisans de feu Aemon d'Ancenis et traitait la crise liée au Voile permanent et au retour de la Déesse Néera.
Dans ces conditions, sans qu'on m'en alerte davantage, je ne pouvais connaître et me soucier de la situation entre Mons, Heldirion et Hautval.»


A nouveau, il laissa un silence s'installer, réfléchissant à la manière d'aborder la suite tout en laissant le temps à Trystan une nouvelle fois de tout retenir, il continua, sur un sujet des plus graves, la mort de l'un de ses chevaliers et le meurtre d'un seigneur, la lourde accusation qui ne le faisait même pas trembler, mais pour celle-ci pourtant, il exprima davantage d'émotions, la nouvelle était soudaine.

« Et pour cette accusation de meurtre... Croyez bien, mon Suzerain, que je n'avais aucun intérêt à le voir mourir, en effet, les faits ne mentionnaient, comme vous l'avez entendu précédemment, pas le moindre villageois innocents morts par le fer monsois, et contrairement à ce que prétend et soutient, clame devant sa cour le Baron d'Hautval, si il en avait été autrement, je n'aurais pas défendu des criminels. Je suis un Melasinir, mes principes et mes valeurs me placent en défenseur du peuple... Mais plus encore, même si j'avais éprouvé le désir de l'assassiner, je n'aurais nullement fait appel à un chevalier, surtout si je le savais incapable dans ce domaine, ils sont entrainés pour la guerre, les combats, non les assassinats de couloir et j'ai trop de respect envers ce titre, jamais je n'aurais réclamé cela d'un de mes chevaliers, comment aurais-je pu ensuite porter mon nom sans avoir honte ?

Et plus encore, quel intérêt aurais-je eu à envoyer un homme dénué d'expérience en la matière, qui laisse une trace plus qu'évidente ? Mais aussi, quel aurait été celui du Baron d'Hautval dans ce même cas ? »


Trystan savait le talent et l'expérience d'Arthur en la matière, autant que la place qu'accordait au valeur idéale de la chevalerie les membres de cette famille dont l'ancien Chef des Services Secrets Royaux fut écarté longtemps, du fait justement de son chemin, mais également, et depuis le Tournoi Royal, de sa volonté de retrouver les traces de ses ancêtres, digne d'un héritage qu'il voulait transmettre et permettre de traverser les âges, non de souiller pour une action finalement totalement raté qui offrait un sacré cadeau à son adversaire.

« A tout ces faits, je rajouterais les multiples calomnies et insultes, à mon nom, ma personne, publique, devant la cour d'Hautval, ici même, sans le moindre fondement, et l'accusation de meurtre. A défaut de preuve, je ne peux me permettre de l'accuser du meurtre d'un de ses seigneurs et d'un de mes chevaliers, bien que je l'en pense à l'origine. »

Et sur ces dernières paroles, il s'assied à nouveau.
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Trystan de Diantra
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MessageSujet: Re: La querelle de Mons [Arthur-Fergus]   Lun 28 Mar 2011 - 18:41

Le roi écouta attentivement les points de vue des deux plaignants et comme toujours les opinions divergeaient. Chacun se sentait en tort et accablait l'autre. Le jeune baron de Hautval ne devait sa place qu'à la générosité de roi et avait tout à prouver. Arthur avait lui aussi été nommé, en récompense pour sa loyauté. Lui aussi devait faire ses preuves... Cette histoire de rançon était obscure, de même que ces raids.

Résumons les faits.

ACTE I

Arthur et Fergus se retrouvèrent à discourir ensemble et durant cette discussion abordèrent le sujet des otages Ancenois faits par Hautval lors de la Rébellion d'Ancenis. Hautval avait prouvé ainsi sa loyauté quand Ancenis avait décidé de suivre le félon Aemon. Un autre sujet avait été abordé, celui des raids faits par les bandits jhiskans sur les terres ancenoises, hauvtaloises et eraciennes. Un problème qu'ils connaissaient alors que ces bandits venaient d'Heldirion, terre natale de Fergus. Mais ce qu'Arthur ajouta, c'était que cette pratique ancestrale, était une source de revenus pour Heldirion. Une information que sa garda bien de révéler Fergus. Lui, parlait de simplement pendre ces bandits, proposant de mettre des hommes à disposition pour patrouiller à la frontière. Le baron se garda bien aussi de signifier qu'il avait proposé à Arthur de payer un clan pour le protéger des autres, payant ainsi des bandits pour le protéger d'autres bandits. Ce que refusa Arthur.

ACTE II

L'attaque de Mons... Peu de temps après cette entrevue et une attaque massive. Les chevaliers de Mons pourchassèrent les bandits jusqu'après la frontière, les massacrant et tuant des fermiers. Ce que nia Arthur, arguant le fait qu'ils n'avaient pas vu avoir passé la frontière et avaient fait demi tour en s'en apercevant et qu'ils n'avaient pas tué les fermiers, supposant que c'était l'acte des bandits. Fergus ne décolérait pas qu'on ai pénétré sur ses terres pour tuer ces bandits, relevant alors de sa protection. Les bandits furent arrêtés, les roturiers pendus et les nobles soumis à une rançon, la même que celle exigée par Hautval pour les chevaliers ancenois. Les nobles furent traités comme les vilains. Et le baron pas consulté pour cette affaire par le jeune baron de Hautval.

ACTE III

Le pire. Un meurtre. Meutre du seigneur dont les terres avaient accueilli tout cela. Tué par un chevalier, envoyé par Ancenis, selon Fergus. Chose dont se défendit Arthur. Le roi avait tendance à croire le baron d'Ancenis : il avait été dans les services secrets, maître espion, assassin, jamais il n'aurait confié une telle mission à un chevalier, amateur de surcroit, comme le disait Arthur en personne.

- "Bien. Je vois que les versions divergent quelque peu... Néanmoins, si cette histoire de clans enrichissant Heldirion est avérée, n'espérez nulle clémence de ma part Messire de Hautval. Il est déplorable que des innocents aient péri dans cette sordide histoire. En revanche, je ne goute guère que vous puissiez vous réclamer protecteur de ces brigands, brigands qui fleurissent sur vos terres sans que vous ne réussissiez à les exterminer. Le Seigneur de Mons s'est montré efficace et sans doute est-il une bonne chose qu'il ai tué ces bandits sans foi ni loi, quand bien même cela serait sur vos terres... En ce qui concerne l'assassinat de votre vassal par un chevalier ancenois... Les preuves sont là, mais rien ne prouve que cet homme n'a pas agi seul et non sur l'ordre du Seigneur de Melasinir. Je ne peux tenir Arthur de Melasinir responsable des actes de ce chevalier, pas plus que je ne peux vous condamner pour les agissements de votre cousin, retrouvé parmi les brigands n'est-ce pas?"

Le message était clair, le roi ne continuerait pas dans la voie d'accuser Fergus de Hautval d'encourager les raids et ne mènerait pas une enquête approfondie à ce sujet, qui risquait fort de mettre à mal le rang du jeune baron si l'on découvrait qu'effectivement, il profitait de ce brigandage éhonté et intolérable.

- "En ce qui concerne les fermiers tués, c'est effectivement regrettable. Mais ce sont malheureusement des choses qui arrivent lors d'une échauffourée en pleine nuit. Un accident malheureux. Cependant, je suis prêt à recevoir leurs familles et à les aider."

Et enfin...

- "Ne calomniez pas ainsi à tort et à travers Seigneur de Hautval. Porter ainsi atteinte à l'honneur d'un autre, sans réelle preuve, pourrait vous coûter cher. Je vous demanderais un peu de retenue à l'avenir. Comme je vous demanderais de contrôler vos clans et de leur imposer votre joug afin d'éviter tout débordement de ce genre. Tout est la faute de ces tire-laines. S'il le faut, j'enverrais mes hommes pour faire respecter l'ordre à l'avenir."

Il marqua une pause, avant de reprendre, implacable :

- "L'entrevue est terminée. Le seigneur de Melasinir a récupéré ses chevaliers, vous avez récupéré vos nobles, contre rançon. Veillez à faire cesser ces agissements, d'autres incidents de ce genre se reproduiront. On ne peut blâmer des chevaliers de défendre leurs terres et biens contre de la vermine. Il va de soit cependant que je ne tolérerais aucune incursions armée hors de vos frontières Seigneur de Melasinir. Cette fois sera l'unique, j'espère bien me faire comprendre. Il est temps de balayer devant votre porte Messire de Hautval et de vous débarrasser de la vermine qui gangrène vos terres. Envoyez à Erac les familles de vos fermiers, nous nos occuperons d'eux. Quant au meurtre de votre vassal, son meurtrier est mort, justice est faite. Vous pouvez disposer tous deux et profiter de l'hospitalité d'Erac tant qu'il vous plaira."

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