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 Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST]

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Aegnor Kezz' Taazmodesh
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Aegnor Kezz' Taazmodesh

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MessageSujet: Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST]   Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST] I_icon_minitimeMer 9 Fév - 3:46


  • Nom/Prénom : Aegnor Kezz' Taazmodesh
  • Âge : 612 ans
  • Sexe : Masculin
  • Race : Drow
  • Particularité :

    • Si le Drow ne porte aucun signe distinctif, son apparence générale s’oppose totalement à l’idée que l’on peut se faire de cette race cruelle et sanguinaire. En effet, sa particularité est de donner au monde l’illusion ô combien trompeuse d’un être paisible et dénué de toute malveillance.
      Inoffensif. Vulnérable.
      Telle une proie facile sans nul instinct de conservation.
      Mais au royaume de la fourberie, tout change rapidement. Et la proie peut très vite se révéler être le prédateur.
    • Aegnor a d'étranges fréquentations. C'est le moins qu'on puisse dire étant donné qu'il est "ami" (autant que faire se peut) avec tout une meute de corbeaux. Ces derniers ne sont jamais bien loin et il arrive même qu'ils soient carrément collés à lui ! Une drôle d'histoire.

  • Alignement : Tueurs de l'Ombre
  • Métier : Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST (Oreb = le Corbeau)
  • Classe d'arme : Corps à corps
  • Équipement :

    Aegnor porte une armure de cuir et de mailles, flanquée de quelques plates : sur les cuisses, le torse, les bras et les épaules. Il se bat avec deux cimeterres, qu'il porte à la ceinture. Il est aussi muni d’une paires de dagues, chacune étant cachée dans une botte.

    - > les cimeterres
    - > l'armure
  • Description physique :

    A contrario de ses congénères, Aegnor n’attire au premier bord, ni crainte ni méfiance. Plutôt svelte et élancé, sa corpulence lui aurait valu une mort douloureuse si il n’avait pas appris à en faire une arme redoutable. Laissant de coté la force et la résistance physique, toutes ses capacités guerrières semblent s’être focalisés sur son agilité, ses réflexes et son endurance.
    Au-delà des apparences, plusieurs vies de combats intensifs lui ont procurés des membres musclés et des épaules carrés, le tout s’harmonisant plutôt bien avec le reste de sa silhouette.

    Son visage lui aussi nous donne une impression de fragilité, tant il rappel celui de ces pathétiques elfes. Comparaison qui au passage lui a très souvent valu bien des ennuis. Le front large, les joues creuses et un menton rond. Cela associés à une bouche fine et un nez qui ne se remarque guère. Rien de marquant. Rien de volontaire. Anonyme parmi tant d’autres…

    Et pourtant. Un examen plus poussé dissiperait rapidement cette illusion. Ses yeux avant toute chose : d’un bleu aussi clair que l’hiver lui-même. Sans compter sa longue chevelure de neige et son attitude glaciale et flegmatique, couplée à une démarche aussi fière qu’hautaine. Tout en lui respire la confiance en soi d’un être ayant survécu bien trop longtemps pour faire preuve d’humilité.
    Un observateur avisé remarquerait sans nul doute le fait qu’il ne soit jamais au repos, mais au contraire, toujours sur le qui-vive, comme si le monde entier était son ennemi, et qu’il pouvait donner son assaut n’importe quand.
  • Description mentale :

    Poussé par une curiosité ardente, Aegnor a au fil des siècles, satisfait de son mieux sa soif de connaissance. La nature lui ayant donné le don d’intelligence, il a très vite compris l’intérêt d’en savoir plus que ses ennemis. Et dans le cas d’un Drow, ces derniers ne manquent jamais. Il a donc appris auprès de livres venant de tout le continent bien qu’étant évidemment sélectif quant à ce qui lui serait utile (beaucoup d’écrivains ne transmettaient que des choses sans valeur, à son goût dû moins).

    Malheureusement (ou heureusement selon les points de vue) cette intelligence est mise au service d’une ruse et d’un talent de manipulation qui lui a permis de gravir les échelons. Ce n’est guère plus qu’un outil de son ambition, et non un moyen d’évoluer. Néanmoins il reste quelqu’un de très cultivé, pour un Drow.

    Comme tous les membres de son peuple, son moteur repose sur l’envie et la gourmandise, qui le pousse à en vouloir toujours plus tout en étant certain de leur bon droit, comme de leur réussite. Cependant, enclin à de véritables crises de fureur ou pire encore, de paresse, il n’est pas rare que ses plans échouent. Sans compter sa possessivité excessive qui lui donne une raison de plus (si besoin est) de n’accorder aucune confiance à autrui, et encore moins aux autres Drow.

    Il est dommage (ou pas) de constater qu’Aegnor met surtout ses capacités intellectuelles et physiques au service de sa perversité et de sa cruauté. Ainsi ses plus « grandes œuvres » sont caractérisés par une horreur sans pareille et un sadisme presque sophistiqué. Voir carrément par la torture, bien qu’il considère cela comme beaucoup moins raffiné et indigne de son génie. Est-il utile de préciser qu’il est tout aussi décevant que ce soit la gente féminine de toute race (enfin sauf les naines) et non lui-même qui bénéficient du succès de ses plans les plus tordus ? Dû moins en est-il convaincu, les femmes en question ayant sûrement un tout autre point de vue.

    Maître dans l’art de changer de personnalité comme de chemise, Aegnor peut apparaître comme étant votre meilleur ami, ou votre pire ennemi.



~~~~~



  • Comment trouves-tu le forum ? : Plutôt sympa.
  • Comment as-tu connu le forum ? : Via Tour de Jeu


Dernière édition par Aegnor Kezz' Taazmodesh le Ven 11 Fév - 16:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST]   Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST] I_icon_minitimeJeu 10 Fév - 1:09

  • Histoire :

    *
    **

    Le Dalharen vola contre le mur et un craquement sinistre s’en suivit, avant-garde d’une flopée d’autres, alors même que le chef se défoulait sur le jeune Drow. La tête de ce dernier entra si souvent en collision avec le sol aussi dur que crasseux du Puy d’Elda, qu’il ressemblait alors d’avantage à un morceau de charbon brisé qu’à un être vivant. La pluie de coup était alimentée par la crise de folie du plus vieux d’entre eux, celui-là même à qui il avait juré obéissance, en échange d’un travail et d’une permission : celle de pouvoir vivre, tout simplement. Généralement, il suffisait d’un rien pour le mettre en colère, alors si la récolte n’avait pas été bonne, il valait mieux ne pas se trouver dans les parages.

    Aegnor avait rejoint ce groupe voilà quelques années déjà, lorsque sa mère avait enfin rendue l’âme et qu’il avait dès lors été obligé de se débrouiller par lui-même. Si son enseignement lui avait été profitable, il n’avait jamais apprécié cette vieille peau (dû moins intérieurement) acariâtre, dont la triste vie l’avait rendue amère et à moitié folle. Elle n’avait jamais été grand-chose, mais un riche Drow l’avait un jour séduite, embarquée et engrossée. Avant de bien sûr la répudiée, la confinant elle et sa progéniture dans les bas-fonds de la cité. Loin de lui en vouloir, elle l’avait remerciée mille et mille fois encore, le louant même dans ses prières, tant il aurait été plus simple pour lui de régler le problème de manière plus définitive. En l’éventrant par exemple…

    Le Lerg de son coté, avait eu moins de chance. Ne pouvant déverser sa colère et sa rancune ni contre le père, ni contre la déesse de le Fertilité (la folie même a quelques limites), sa mère fit de ses dix premières années une torture quotidienne, au sens propre du terme. « C’est pour te rendre fort » disait-elle, rabâchant cette excuse à tout bout de champ, tel un humain sénile, vieillit avant l’heure. Peut-être n’avait-elle pas tort, car les douleurs et les humiliations quotidiennes contribuèrent à développer très tôt ce que les Drow pouvaient qualifier d‘« honorables qualités ». A savoir : la violence, la cruauté, les pulsions meurtrières et une colère folle qui pointait de temps à autre le bout de son nez.

    Les vingt années suivantes furent pire encore, mais elles avaient leur utilité, notamment l’enseignement que lui prodiguait personnellement sa mère. La survie était essentielle lorsque l’on vivait en compagnie de Drow. Impitoyables et sanguinaires, les faibles les servaient, ou étaient purement et tout simplement écrasé. Apprendre à vivre dans un tel monde fut un parcours semé d’embuches et la présence maternelle devint un mal nécessaire. Y compris lorsqu’elle exigea de lui qu’il la satisfasse sexuellement. Non par amour, attention ! Ni même pas envie. Ce n’était guère plus qu’un moyen supplémentaire de le soumettre, de l’humilier, de le rabaisser plus bas que terre. Bref, de le briser. Car en le maîtrisant, elle maîtrisait sa douleur, la soumettait, puis la détruisait. Temporairement dû moins, jusqu’à la prochaine fois.

    Et il y en eu des prochaines fois. Trop peut-être…

    On retrouva son cadavre au beau milieu d’un carrefour. Lacérée, mutilée, démembrée, brûlée par endroit, sans compter les indices indiquant des viols à répétition.

    L’Œuvre d’un fou, l’œuvre d’un Drow.

    La peur, voilà ce qui faisait fonctionner l’organisation du chef. De nombreux Dalharen en faisaient parti et prendre le pouvoir ne serait-ce que par le nombre aurait été chose facile. Mais tous le craignait et personne n’avait confiance en personne. En commandant avisé, celui que tous nommait « Kezz’ » renforçait les rivalité en promouvant un ardent esprit de compétition. Ses subalternes avaient un quota à respecter et seule la mort récompensait l’échec. Cependant, les vols, le racket, les arnaques, la vente d’articles illégaux ou légaux mais à moindre coût, les combats avec pari et même la prostitution avait ses limites. Car leur monde se résumait au terrain qu’ils occupaient, le reste du niveau étant répartit entre d’autres bandes rivales. Ainsi, si l’argent à gagné était limité, c’était la force, la ruse, la rapidité, l’audace, bref c’étaient les plus compétents qui rapportaient leur quota. Les autres mourraient. Lentement et dans d’atroces souffrances de préférence, car il fallait maintenir ce climat de peur.

    Aegnor, que tout le monde connaissait dorénavant sous le nom de Kezz’, réussit de cette manière à s’accrocher aux lambeaux de pouvoir qu’il possédait. Aux misérables miettes de pain dont la seule jouissance lui laissait un arrière-goût amer dans la bouche. Si grâce à cela il avait passé les deux-tiers restant de son enfance dans une qualité de vie plutôt convenable, il avait hâte de passer à autre chose. De monter les marches de l’escalier social… et d’en atteindre le sommet. Pour se faire, tous le savaient, il fallait s’illustrer au combat, à la guerre.

    La Voie du Guerrier.

    *
    **

    La première année se déroula dans le second OST qui s’occupait alors de la défense du Puy. Les exercices s’enchaînaient à un rythme effréné et bien qu’il puisse s’agir surtout de tests, destinée en premier lieu à déterminer les aptitudes et les points forts de chacun, la discipline militaire fut très difficile pour le jeune Drow, après soixante ans de paresse et de luxure. Une claque magistrale si il en était, et il ne dû son salut qu’à son formidable instinct de survie, qui jusque là ne lui avait jamais fait défaut. Car si l’on pouvait entrer facilement dans cette voie, aucune sortie n’était acceptable ni acceptée. Exceptée une seule : les pieds devant. Un échec signifierait la fin de son existence, tout simplement. Soit le meilleur stimulant possible pour se redresser et prendre le taureau par les cornes.

    Une année bénéfique donc, car même si le plan physique ne suivait pas encore, au moins le choix de l’effort avait été fait. Et ce fut une décision salutaire lors de son affectation au Premier OST en tant que lancier. Un entraînement des plus difficiles l’attendait d’autant plus qu’il allait durer vingt longues années, avant qu’il ne devienne finalement un Initié.

    Une véritable marée humaine s’étendait devant eux. Des fantassins disciplinés, tous armés à l’identique et portant fièrement les même couleurs. Bien qu’Aegnor n’éprouvait au mieux que du mépris pour ces insectes à la vie éphémère, il ne put s’empêcher d’admirer une telle abnégation, une telle foi, qui soutenaient et poussaient les soldats humains à rester droit, alors même qu’ils faisaient face aux monstres dont parlaient leurs légendes. Les impitoyables Drow. Tois OST de guerre venus des profondeurs du volcan pour punir les ignorants qui pensaient naïvement pouvoir faire ce qui leur chante sur leur territoire. Chez les fils d’Elda, de tels sentiments étaient honnis, car ils menaient inévitablement à une mort douloureuse.

    L’impact fut assourdissant. Les lances furent arrachés, brisées ou perdues dans le torse ennemi. Et d’un coté comme de l’autre, tous dégainèrent tôt ou tard leurs armes d’appoint. Épée pour les humains, cimeterre pour les Drows. L’affrontement se généralisa, ne se limitant plus aux premières lignes, il s’enflamma tel un feu de forêt et partout ce fut le chaos. Les sens d’Aegnor s’intensifiaient alors même que le goût du sang emplissait sa bouche, que l’odeur de chair carbonisée s’imposait et que le cri d’agonie des vaincus retentissaient sur le champ de bataille. Partout, une vison cauchemardesque, car la Mort, infatigable, fauchait, encore et toujours et de la manière la plus atroce qui soit (les Drow diraient créative).

    Plus tard, Aegnor Kezz’ apprendrait que la situation avait été sauvé par Alder’Aak & Tebirahc Zaurahel. Ce dernier n’étant rien de moins que le fils de l’Obok Senger. Mais pour l’heure, seul lui importait sa survie, et celle-ci était franchement comprise. Son cimeterre sifflait alors même qu’il enchaînait parade et contre attaque à un rythme normalement insoutenable. Plusieurs blessures marquaient déjà son corps, et son instinct de conservation, si il n’avait pas été jugulé par sa volonté, l’aurait déjà poussé à prendre la fuite.

    Mais il restait. Envers et contre tout. Surtout contre tout bon sens. Et peu à peu, au fur et à mesure que sa confiance en lui-même se renforçait, alors que ses ennemis s’effondraient autour de lui, inerte, la soif de carnage le gagnait. La folie guerrière prenait le dessus.
    Inexorablement.
    Ramassant un deuxième cimeterre, il utilisa ses deux lames pour se frayer un chemin toujours plus long à travers les soldats ennemis. Un chemin fait de chair et de sang humaine. Il frappait, encore et toujours, et tuait, dansant avec la mort elle-même, offrant à Teiweon sa propre moisson d’âme et louant Uriz pour cette jouissance qui le gagnait, pour ce plaisir qu’il prenait. « Il n’y a rien de plus exaltant et de plus divertissant que la guerre. Puisse-t-elle durer éternellement. » pensait-il alors même qu’une tête humaine volait loin de son corps, une giclée de sang pour seule accompagnatrice.

    Les deux cimeterres à la ceinture, Aegnor contemplait le champ de bataille alors même que tout était fini. Il se sentait affreusement vide, comme quelqu’un venant de trouver la meilleure mais aussi la pire des addictions, et réalisant, déçu, que tout avait une fin.
    Heureusement, les affrontements ne manquaient pas avec le Premier OST, et durant les cinquante prochaines années, les raids menés contre Nisetis étanchèrent quelque peu cette soif nouvelle tout en lui faisant acquérir de l'expérience.

    Mais ce n’était pas suffisant. Sa folie avait grand besoin d’un exutoire, et faute de mieux, son cher paternel ferait bien l’affaire. Il entreprit donc de fournir suffisamment d’argent à des Drow et des esclaves un peu trop curieux, histoire de récolter des informations. Cependant, un bouleversement aussi inattendu qu’inespéré repoussa cette quête pour un temps.

    Ils repartaient en guerre.

    La capitale de la baronnie humaine devait avoir quelque expérience en matière de guerre. Cela se voyait à l’armée et autres défenses. De toute évidence, ce n’était pas la première fois qu’ils recevaient de la visite. Mais loin d’inquiéter le Drow, cela l’excitait prodigieusement. La résistance serait acharné et rien n’était plus savoureux qu’une proie prise au piège, se débattant avec l’énergie du désespoir. Kezz’ en salivait d’avance…

    Cela faisait plusieurs jours maintenant que le siège durait et ils tenaient bon. Ce qui était relativement ennuyeux. Quoiqu’il en fut, l’assaut fut ordonné et les échelles se jetèrent à nouveau sur les murs de pierre. Ayant survécu à l’escalade, le Drow s’était regroupé avec quelques uns de ses congénères et ils se battaient dos à dos. Non pas parce qu’ils se faisaient confiance, mais parce qu’en l’occurrence : c’était ça ou mourir. Pris d’une inspiration subite, Aegnor leur cria de le suivre et ils se frayèrent tant bien que mal un chemin vers la tour qui abritait le système d’ouverture de la porte. Un temps et quelques cadavres supplémentaires, et ils brisèrent les chaînes.

    Alors même que la porte s’ouvrait, tous les Drow poussèrent des cris monstrueux, porteur d’une promesse.
    Mort lente. Souffrance interminable. Fin de tout espoir.

    Quelques jours plus tard, Aegnor Kezz’ était affecté au Deuxième OST. Il avait eu l’honneur d’un entretien avec l’Obok Senger lui-même et on lui avait proposé un grade de Veldruk. Ravi, il avait accepté sans hésiter. Il rejoignit donc de nouveau le Puy d’Elda, et prit le commandement de l’escouade des manieurs de cimeterre.

    *
    **

    Malheureusement, l’ennui reprit le dessus. Résigné, l’elfe noir entreprit donc de recontacter ses informateurs. La quête reprenait. Les soixante années suivantes furent monotones et se suivirent toujours dans un même schéma. Entraînement avec ses hommes et recherches. L’entraînement comportant bien sûr de nombreuses facettes : comme la prise d’alcool, les combats à mort et les soirée passée en charmante compagnies.

    Ce quotidien s’acheva finalement, alors que le Drow estima en savoir assez. Sans même s’attarder sur un plan d’action, il rejoignit la grande bâtisse des Taazmodesh, une famille suffisamment riche et reconnue pour mépriser la quasi-totalité des Drow, mais pas assez pour pouvoir être véritablement intégré et respecté parmi les grands d’Elda. Il n’y avait d’ailleurs rien de plus inconfortable qu’une telle position, car on enviait les uns tout en haïssant les autres, sachant parfaitement que l’on pouvait y revenir un jour. A contrario, les puissants ne s’inquiétait de rien, quant aux pauvres, ils étaient bien trop occupés à essayer de survivre pour réfléchir sur des questions existentielles.

    Malgré ce tableau peu flatteur, Aegnor brûlait de récupérer ce qu’il considérait comme étant son héritage. Il s’introduit donc sans s’annoncer, et entreprit de visiter un peu les lieux.
    Alors qu’il arrivait vers la cuisine, il entendit une voix forte et autoritaire. Risquant un œil, il comprit tout de suite ce qui était en train de se produire. Son père donnaient ses instructions à ses serviteurs, ou les réprimandaient, au choix. Enfin, ça n’avait aucune importance.

    Sûr de lui, le Drow pénétra dans la pièce. Son géniteur se retourna et le fixa d’un air mauvais, prêt à exploser. Cependant quelque chose le gênait dans le regard glacial de son étrange « invité ». Mal à l’aise, il ne savait que faire. De son coté, Kezz' ne supporta pas cet aveu de faiblesse (dû moins le considérait-il ainsi). Sans un mot, il s’approcha et lui fit promptement un deuxième sourire. Stupéfaite, la maisonnée resta figée par la surprise. Alors il profita de ce répit pour ouvrir le thorax de son père , en retirer le cœur, et le dévorer cru juste sous leurs yeux. Ceci étant fait, il leur annonça calmement qu’il était le nouveau maître des lieux. Une nouvelle que les esclaves eurent la bonne idée d’accueillir avec le sourire. Peut-être un brin crispé, un peu faussé, mais avec le sourire tout de même.

    Le dîner fut mémorable. A table l’on pouvait voir la mère, la sœur et le frère. Ils avaient commencer leur repas alors même que la chaise du patriarche était vide. C’était évidement fait exprès. Aegnor les laissa se régaler de tout leur saoul, puis pénétra dans la pièce et s’assit sur la-dite chaise. D’abord très surpris, les Taazmodesh ne dirent rien, puis s’exclamèrent tous à la fois. Désireux de les satisfaire, le bâtard leur expliqua la situation en ces termes :


    Je suis Aegnor Kezz’, le nouveau maître des lieux. L’ancien est mort ou plutôt non, il est porté disparu. Après tout vous venez de m’aider à effacer toutes les preuves de son trépas…

    Comprenant peu à peu toute l’ampleur de la tragédie, le Drow jouissait littéralement alors même qu’ils prenaient tous les trois conscience qu’il venait de dévorer le pilier de cette famille.
    Divertissant à souhait.
    Dommage que le frère vint tout gâcher en tirant son arme. L’un des esclave -obéissant à ses instructions, dû bien malgré lui l’abattre d’un carreau dans la gorge. Et mourir en s’étouffant dans son propre sang n’avait rien de très agréable.

    Peu importait après tout, il lui restait les deux femmes. Elles furent totalement dévêtit et emmenées dans une pièce spécifiquement préparée pour elles. Et en voyant les instruments de torture que les attendaient, elles ne purent retenir un frisson de pure terreur.
    Les années passèrent et tous les jours, le Drow s’amusait aussi bien physiquement que mentalement avec ses proies. Les amenant chaque fois un peu plus au point de rupture. Leur faisant perdre tout ce qui faisait d’elle des Drow et non de répugnants et dociles esclaves…

    Ce plan s’acheva juste à temps, car les questions au sujet du sort des Taazmodesh s’intensifiaient, et il ne faisait pas bon de continuer sur cette pente glissante. Les deux femmes lui appartenaient presque complètement à présent. Et il jouait de l’adoration qu’elles lui portaient comme un marionnettiste s’amuse avec ses pantins. Petit à petit, il poussait sa sœur à haïr sa mère, en usant de la culpabilité et de la jalousie. Tant et si bien qu’un jour, en l’apercevant avec Aegnor, tous les deux nus dans le lit, elle perdit la raison et ne la retrouva qu’une dizaine de minutes plus tard. Faisant face à un cadavre sanguinolent.

    Son esprit maintenant brisé, le Drow entreprit de le refaçonner selon son bon vouloir. Étant le seul au courant pour leur lien de parenté, il l’utilisa pour un mariage et prit officiellement le nom de Aegnor Kezz’ Taazmodesh.
    Oh ! Il l’a garda bien auprès de lui pendant quelques décennies, mais un jouet cassé perd vite de son intérêt, et elle lui avait apportée tout ce qu’elle pouvait lui apporter. Ainsi, la sœur fut un jour retrouvée morte assassinée, son cadavre pourrissant dans les bas-fonds du Puy d’Elda.


    **
    *

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*
**

Aegnor Kezz’ Taazmodesh, maître Sargtlin et Veldruk des manieurs de cimeterres se tenait en première ligne, non loin de l’armée ennemie. Comme il se devait pour un chef Drow. Rien de comparable avec ces misérables humains, qui se cachaient derrière les plus faibles, en espérant naïvement pouvoir échapper au courroux d’Uriz, le dieu de la Guerre.
Répugnant.
Contrairement à ces insectes, ou pire encore, aux pathétiques elfes, leurs ennemis actuels étaient les rares créatures qui méritaient un minimum de respect. Et venant d’un peuple aussi arrogant que les Sombres, c’était là un véritable éloge.
Il fallait bien avouer que les nains eux aussi prenaient à malin plaisir à faire la guerre. Et leur roi n’aurait jamais songé à rester bien à l’abri derrière sa forteresse alors même que ses troupes combattaient en son nom. Des adversaires valeureux. Et si ils étaient peu nombreux, cette faiblesse démographique était largement compensée par des aptitudes innées pour démolir sans coup fléchir et avec efficacité, tous ceux qui s’opposaient à eux.

Seulement voilà, le peuple exilé avait décidé d’en finir avec eux. Et bien qu’ils sortissent un peu du lot, ils restaient bien loin du niveau des Drow. Un combat dur s’annonçait, mais la victoire ne faisait aucun doute. Tout dû moins dans l’esprit d’Aegnor.
Ses deux cimeterres dégainés. Le dos bien droit et le regard fixé en direction de l’ennemi. Ses cheveux de glace flottant au vent tout comme la cape noire et l’armure rutilante qui semblait ne demander qu’à servir.

Le Veldruk attendait.

Un silence inquiétant régnait sur la plaine, à tel point qu’il semblait incarner de manière absolue l’expression : « le calme avant la tempête ». Personne ne bougeait, personne ne parlait. Si ce n’était le sifflement aigüe du vent, on aurait pu croire à de la sorcellerie.
Un cor sonna, puis un autre et encore un autre. Une musique discordante envahit les lieux et les deux armées se mirent en marche à pas lent. Quelques minutes passèrent. La pièce semblait jouer au ralentit. Quand soudain tout s’anima, les deux infanteries n’étaient alors plus très loin l’une de l’autre…
Ils chargèrent.
Aegnor, brandissant sa claymore à deux mains, cria d’une voix puissante :


URIZ !!

Un cri suivit de milliers d’autres, avant que finalement le capharnaüm des armes et boucliers empêche toute réelle communication. Très vite, le Drow comprit qu’il avait à faire à de redoutables adversaires. Petit et très bien protégé, il était très ardu de les tuer. Sans compter que leurs armes : à savoir les haches, les masses et les marteaux de guerre, étaient tout ce qu’il y a de plus efficace.
Mais il en fallait bien plus pour impressionner les Sombres, que des millénaires de survie avaient contribué à rendre aussi terrifiants que mortellement dangereux. Ils ripostaient donc, et plutôt deux fois qu’une. Les morts, d’un camp comme de l’autre, jonchaient le sol qui ne tarda pas à se teinter d’une affreuse couleur rougeâtre. Une odeur putride chatouilla les narines de tout un chacun, lesquels étaient bien trop concentrés sur leur survie pour en avoir quelque chose à faire.

Des heures durant, ils s’affrontèrent, s’opposant entièrement et sans artifice, de corps et d’âmes, leurs volontés respectives joutant avec une joie sauvage. Ça et là, des chants guerriers s’élevaient et montaient en crédo, alors même que les vaincus agonisaient bruyamment, priant tous les dieux possibles et inimaginables de leur accorder un peu de temps supplémentaire.
Finalement, la situation évolua. Les nains poussèrent à l’attaque et prenaient de plus en plus de terrain. Tant et si bien que les Drow, ces êtres aussi sanguinaires qu’impitoyables, furent forcés de reculer, pas après pas.

Une situation des plus inacceptable pour Aegnor.

S’enfuir face à la moitié d’un homme n’était-ce pas encore plus honteux que s’enfuir à cause d’un humain ? Bon, non peut-être pas, mais tout de même ! Le Drow ne comprenait pas ce qui s’était passé. Qui ou quoi était donc responsable de l’avantage pris par les nains ?
La réponse à cette question fut fournie d’elle-même, car à cet instant précis un ordre fut aboyé. Puissant. Autoritaire. Aussi inébranlable que la montagne elle-même. Son armure flamboyante faisait de lui une cible des plus facile et pourtant… chaque Sombre s’approchant de lui était impitoyablement écrasé par son puissant marteau de guerre. De toute évidence, il s’agissait d’un des chefs -pour ne pas dire le commandant lui-même, de cette armée.

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, Kezz’ avait rejoint et entamé le combat avec ce nain. L’affrontement s’éternisait et chacun d’eux avaient suffisamment de blessures pour envisager de battre en retraite. Tout dû moins si l’un comme l’autre avaient ne serait-ce qu’un gramme de bon sens. Ce qui n’était pas le cas. Bien au contraire, puisqu’ils semblaient prendre un véritable plaisir à ce combat. Le sourire aux lèvres, ils enchaînaient leurs attaques à un rythme affolant. Rien ne semblait les gêner, tant que tout ce qui se trouvait autour d’eux avait disparu de leur conscience. N’existait plus qu’eux-mêmes et le bruit de leurs armes. Un monde rien qu’à eux, où ils évoluaient sans plus se soucier de rien. Au-delà des concepts de bien et de mal, de vie et de mort. Un sentiment plus fort que l'amour et la haine.
Une jouissance suprême.

Les cimeterres s’engouffrèrent dans la bouche du nain et s'enfoncèrent jusqu’à la garde. Connaissant la valeur du spectaculaire sur le moral d’une armée, le Drow souleva son adversaire devenu brochette et poussa un cri désarticulé, bestial, un simple son exprimant tant et si peu à la fois.
Et tout le monde comprit le message, alors même que c’était dorénavant au tour des nains de reculer, et des Sombres de pousser à l’attaque, criant des injures, provoquant l’ennemi et lâchant des malédictions. La Victoire changea de camp et les barbus durent très vite battre en retraite.

Au milieu des cadavres, Aegnor nettoyait ses effets tout en observant les corbeaux qui, non loin de là, se nourrissait de la chair des morts. Ils attirèrent particulièrement son attention et ce fut le point de départ d’une collaboration des plus fructueuse. L'amitié, telle une fleur capricieuse, poussait dans les lieux les plus insolites...

*
**

Une fois rentré de la guerre, le Drow usa de sa nouvelle influence pour rétablir l’économie des Taazmodesh. Notamment en s’associant avec d’anciennes connaissances qui s’occupait très bien des butins de guerre et de tout ce qui touchait au marché parallèle. La demeure fut rénovée, des esclaves furent engagés et Kezz’ entreprit de sortir un peu parmi les riches familles, un héros de guerre étant toujours le bienvenu. Rapidement, il eu une maitresse dite « officielle » avec laquelle il s’affichait et restait correct (pour un Sombre s’entend) et une autre qui l’était beaucoup moins, tant elle restait confinée dans ses quartiers, ne lui servant que d’exutoire pour assouvir, ne serait-ce qu’un temps, sa perversité et sa cruauté.

Près d’un siècle et demi passa ainsi, et la fortune d’Aegnor devenait confortable bien qu’insuffisante pour être réellement intégré parmi la haute société. Forte heureusement, une nouvelle vint nourrir son ambition. Une campagne de pillage à la lisière d’Anaëh. Une zone bien défendue, comme ils ne tardèrent pas de le constater à la mort d’un de leur Streea Jabuuk.

Ainsi, Kezz' fut convoqué par l’Obok Senger en compagnie de trois autres Veldruks. L’objectif était simple : ils auraient tous leurs propres troupes et entreraient en compétition. Celui qui aurait les meilleurs résultats prendrait la place du mort. Une jolie promotion et une occasion qui remettrait peut-être des siècles à se représenter. Tous en étaient conscient et personne ne se ferait de cadeau.

Fort de mille hommes et grâce aux nombreux éclaireurs qu’il avait eu la prudence d’envoyer, le Veldruk et ses manieurs cimeterres esquivaient non sans mal les patrouilles ennemies. Désespérés, ces dernières affluaient et ratissaient les lieux, en quête des pillards Drows qui avaient tant sévi dernièrement. Quelques affrontements eurent bien lieu, mais ils réussirent toujours à l’emporter, d’une manière ou d’une autre. Les corbeaux qui suivaient dorénavant Aegnor comme des abeilles suivent un pot de miel, étaient des créatures d’une rare intelligence. Et sitôt qu’il comprit comment elles fonctionnaient, il put les utiliser pour être prévenu en cas d’embuscade ou pour servir de messagers. Une capacité fort utile qui lui permit de diviser ses hommes en plusieurs escouades, afin non seulement d’être plus discret mais aussi de pouvoir encercler l’ennemi et donc le vaincre plus aisément. La coordination étant la clef d’une bonne formation, les corbeaux furent vite traités avec respect et intégrés au sein du groupe comme des animaux utiles et digne d’un certain intérêt.

Quand enfin ils trouvèrent la cible idéale, ni trop grosse, ni trop petite, le plan de bataille fut décidé. Et à la tombée la nuit ils attaquèrent. Les sentinelles furent égorgées avant de pouvoir pousser le moindre cri. Les défenseurs furent tués dans leur sommeil. Méthodiquement et impitoyablement. Tous les habitants furent rassemblés sur la place et on procéda sans ménagement à la sélection. Aucun feu ne fut allumé, car il aurait alerté les alentours. Dès qu’une personne commençait à parler un peu trop fort, on l’abattait. Pour éviter un soulèvement, on sépara les enfants et les vieillards des humains dans la force de l’âge. On leur annonça qu’il serait conduit par des chemins différents, car ils étaient plus lent. Bien évidement, il n’en fut rien et dès qu’ils furent suffisamment loin, les brebis galeuses furent abattu sans autre forme de procès.

Une immense caravane quitta les lieux. Emportant avec elle tout ce qui avait la moindre valeur, sans oublier bien sûr les esclaves, tous enchaînés les uns aux autres. Le retour vers Yutar fut fastidieux. Aegnor scinda ses troupes en quatre, en affecta une à la caravane et envoya les trois autres intercepter les patrouilles environnantes. Ainsi, malgré quelques pertes, ils arrivèrent finalement à destination.

Sur les quatre Veldruks : deux étaient morts bien que leur troupe respective fut revenue avec un butin conséquent. Deux avaient survécus : Aegnor et un autre. Ce dernier ayant eu un succès moindre que le Drow aux corbeaux, il perdit la compétition. Le poste de Streea Jabuuk revenait donc à Kezz’ qui ne put retenir un large sourire de satisfaction, tout en contemplant la bague émeraude de son successeur avec une pointe d’envie qu’il cacha tant bien que mal…

*
**

Le demi-siècle suivant lui permit d’asseoir sa position aussi bien dans le second OST, car il connaissait moins bien les autres régiments, que dans la haute société du Puy d’Elda. Il lui arrivait même d’organiser des soirées fastueuses, à grand renfort de Ralir (surtout les reins !) pimenté au Jak’nir le tout accompagné de liqueur de Zat’kyr mais aussi (et surtout !) de Darnab, tant les fêtes Drow avaient tendance à finir en orgie.
C’était là la coutume comme dirait l’autre.

Ithri'Vaan était humaine en apparence mais sous domination Drow dans les faits. De temps en temps, aussi bien pour se couvrir que pour rappeler aux humains qui ils devaient craindre, ils pillaient la contrée tout en évitant soigneusement les cités.
Ce fut ce à quoi fut occupé Aegnor pendant les années qui suivirent. Rien de très exaltant, mais cela lui permit de garder la forme tout en satisfaisant son besoin irrépressible de sauvagerie. Son sens de la stratégie (et l’aide de ses amis ailés) lui permettant d’engranger un maximum tout en réduisant les pertes au strict minimum, sa réputation au sein de l’OST en sortie grandit.

Cependant cette campagne ne dura qu’un temps et il retourna finalement au Puy, à ses intrigues et aux divertissement qu’offraient les Sombres. Étant toujours associé à certains « commerçants », son capital ne cessait de grandir. Dorénavant intégré et « apprécié » ( dans le sens Drow du terme) parmi les riches familles, son ambition ne se résumait plus qu’à une ultime marche.

Âgé de cinq siècle, à quelques poussières près dû moins, Aegnor Kezz’ Taazmodesh repartit en campagne en Anaëh. Les pillards réussirent tant bien que mal à se servir, bien que les choses y fussent plus ardues qu’en Ithri’Vaan. Se servant de Yutar comme base pour lancer les raids : le Deuxième OST fit d'énormes bénéfices en quelques années. Tous les deux ou trois mois, des caravanes quittaient la cité pour le Puy. Le nouveau Streea Jabuuk avait décidé de ne conserver que le minimum pour lui et ses hommes. La luxure et la paresse auraient eu tôt fait d’avoir raison de leur discipline. Mourir à cause d’esclaves ou de plaisirs humains auraient été tout ce qu’il a de plus déshonorant.

Cette mission fut suivie d’autres, mais il fallut encore un siècle d’attente pour que le Drow remarche enfin sur un champ de bataille.

*
**

Bien que ce ne fusse pas son fort, la magie était vraiment une arme des plus utiles. Peut-être pour la première fois, Aegnor reconnaissait que les sorciers et autre magiciens pouvaient être des combattant à part entière. Le brouillard magique était une bonne idée. Une idée qui leur permirent de pénétrer dans la forêt d’Alduram sans être repéré. S’en suivit une attaque généralisé sur des dizaines de villages. Non pour le butin cette fois-ci. Ce n’était pas un OST de pillage mais bel et bien un OST de guerre qui marchait sur les contrées humaines. Une véritable extermination des races inférieurs étaient en cours. De ces villages ne subsistaient plus rien, même pas une pancarte pour indiquer qu’il y eu un jour des êtres vivants en ces lieux.

Mais cela n’était qu’un amuse-gueule. Une mise en bouche avant le véritable conflit. Le brouillard fut utilisé pour permettre aux Drows de passer par petits groupes puis de se regrouper plus loin. L’idée étant d’attaquer la ville d’Alonna par surprise. Malheureusement, les rangers de la région découvrirent le pot aux roses. Cependant, loin de s’inquiéter d’être attendu, cela ne fit que renforcer l’envie d’en découdre des Sombres. Il était plus que temps que cette guerre commence.

Et elle commença. Les mort-vivants ramenés par les nécromanciens en tête, l’OST de guerre débuta le siège d’Alonna.
Aegnor fut de tous les combats tant sa sauvagerie, par trop longtemps contenue, avait pris tout contrôle sur son être. Ses cimeterres au fourreau, il assista avant tout les Drow s’occupant du bélier, puis remarquant que même avec l’aide de la magie cette fichue porte ne tomberait pas de sitôt, il rejoignit ses frères et sœurs sur les remparts. Ici, le combat faisait rage et le sang coulait à flot.

Le Streea Jabuuk coupa un bras, éventra un humain et décapita un nain. Il virevoltait, usant son agilité, de ses réflexes et puisant dans son endurance. Nombreux furent les instant où il crut sa dernière heure arrivée, notamment lorsqu’il se retrouva encerclé et isolé des autres. Mais les corbeaux venaient, arrachaient des nez ou des oreilles, crevaient des yeux et dévoraient la langue des malchanceux qui criaient un peu trop pour leur bien. Étrangement fidèles, ils suivaient le porteur de mort et se nourrissaient des cadavres qu’il laissait derrière lui.

Alors que la nuit tombait, tous les Sombres entendirent le rire puissant d’Uriz le dieu de la Guerre. Galvanisés, ils poussèrent à l’attaque et gagnèrent peu à peu du terrain. La jouissance du combat se mêlait à l’exaltation de savoir que tôt ou tard ils gagneraient. Ce sentiment fut renforcé par l’arrivée des Fils du Chaos. Quoique Kezz’ eut quelques réserves à leur encontre, car leur folie pouvait tout aussi bien se déverser sur lui. De bien dangereux amis, mais sûrement auraient-ils été pire en tant qu’ennemis.

Des heures… Des jours ? Défilèrent et la porte était sur le point de tomber, quant aux remparts, ils étaient presque sous le contrôle de l’armée Drow. Mais les renforts ennemis arrivèrent et tout bascula. Suivant les ordres de son Obok Senger, Aegnor descendit pour coordonner le deuxième front. Il envoya les piquiers et les hallebardiers sur les flancs, et attendit au centre avec ce qui restait de manieurs de cimeterres. Le choc fut difficile. Les archers ennemis ayant fait leur moisson d’âmes, l’infanterie chargea au centre tandis que la cavalerie lourde se heurtait à leurs Némésis.

Ce n’était pas vraiment l’idéal, mais la ligne tenait bon.

Et il fallait bien, car, galvanisé par cette arrivée, les gens d’Alonna avaient repoussés les Drow jusqu’en dehors de la cité. Quant aux fils du chaos, ces misérables lâches avaient pris la fuite par des portails. Cependant, bien qu’affrontant un ennemi supérieur en nombre sur deux front plutôt fragiles, les Sombres tenaient bon. Ces misérables races inférieures allaient apprendre quel était le coût pour vaincre une armée de Drow.

La bataille resta un temps sur ce schéma, avant qu’il fusse décider de battre en retraite. Un ordre qui courrouça la majorité des soldats, préférant largement la mort à cette humiliation. Cependant, leur situation précaire et l’argument de « on en prends pas la fuite, on retourne à la maison pour mieux revenir plus tard » acheva de convaincre les derniers récalcitrants. L’Obok Senger organisa l’OST de guerre en plusieurs carrés invincibles qui se dirigèrent vers les portails.

Sentant la fragilité de leur couloir de repli, Aegnor pris les meilleurs hommes sous son commandement pour couvrir la retraite. Et lorsqu’ils furent tous partis, ce fut au tour de ses soldats, bien que bon nombre d’entre eux eurent payés de leur vie cette initiative. Conscient de sa responsabilité ou peut-être simplement gagné par la soif de sang, le Drow et ses corbeaux voletant autour de lui, fauchant des yeux et des oreilles, furent les tout derniers à partir. Et ce, bien que ces messagers de malheur fussent atrocement déçu de manquer un tel festin.

Bien que ce fusse une défaite, beaucoup convinrent qu’il avait bien agit lors de cette bataille. Cependant, cela ne dura qu’un temps, car la mémoire des Drow est sélective, et les défaites s’estompent bien vite des mémoires. Ou peut-être pas, cela expliquerait pourquoi quelques années plus tard, alors que les OST allaient porter la guerre à Fort Ellyrion, le Second resta en retrait, chargé de la défense du Puy.

Personne ne prit son rôle à la légère, mais il n’y eu aucune action. Aucun combat. Et le seul évènement marquant fut la disparition de l’Obok Senger, qui laissait seulement derrière lui sa bague d’émeraude. Ambitieux et ne résistant pas à la tentation, le Drow s’en saisit et pris le commandement, après avoir taquiné les côtes de l’autre Streea Jabuuk. Cependant, il n’alla pas jusqu’à la mettre au doigt…

Les armées rentrèrent et il fut décidé qu’il prendrait la succession. Restait encore à officialiser tout ça…


**
*

Fiche terminée.


Dernière édition par Aegnor Kezz' Taazmodesh le Ven 11 Fév - 15:43, édité 1 fois
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Bonjour frère et bienvenue sur Mira

J'ai une remarque à faire et une seule, c'est suffisamment rare pour être signaler ^^

Ton drow est plutot frêle et il porte une claymore + 2 cimeteres + 2 dagues + ton armure

Tout ça c'est lourd, très lourd, et pas très adéquate pour se battre avec vivacité et agilité, comme le fait ton gars ... Il va falloir faire un compromis. les dagues ok, l'armure ok, reste l'arme ... Soit Claymore, soit Cimeteres mais tu ne peux pas porter les deux ... en sachant que la Claymore ne permet pas vraiment un style de combat rapide, on est plutot dans le style grand moulinet en beuglant ^^

mais sinon félicitations pour ta fidélité au BG, ça se fait rare ces temps ci :D
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MessageSujet: Re: Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST]   Aegnor Kezz' Taazmodesh [Obok Senger d'thalack wun Oreb, Deuxième OST] I_icon_minitimeVen 11 Fév - 15:46

Bonjour frère. Je te remercie =)

En effet, les cimeterres me conviendraient mieux ^^. J'ai donc retiré la claymore de me fiche.

Beaucoup de lecture, beaucoup de questions, mais ça a fini par porter ses fruits. =)
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Encore bienvenue parmi nous, il ne reste plus qu'à faire de toi un vrai Senger Razz

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