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 Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)

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Nakor
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MessageSujet: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Mer 16 Fév 2011 - 21:14

Nakor venait de passer un petit moment avec la fée Lyne, une rencontre intéressante et qu'il n'avait pas renouvelé depuis bien des siècles. Il avait dû néanmoins se séparer d'elle pour partir un peu plus au cœur de la forêt d'Anaëh. Il avait voulu cet isolement pour pouvoir lancer un sortilège d'envergure. En effet la réelle raison première de la venue de Nakor dans le pays elfique, n'était non pas d'aider sa chère élève Adria à retrouver une trace de son passé, mais bel et bien de rencontrer Dyarque de Lanthaloran. Ce maudit gourgandin de roi elfe, ou de Seigneur Protecteur comme il se faisait appeler, avait osé envoyer sa fille chez le roi des hommes, le grand Trystan de Diantra et sous couvert de lui apprendre à manipuler son pouvoir, Elya avait osé à son tour, poser sur l'esprit du roi, une cage mentale. Nakor ne pouvait supporter cette idée et surtout, s'il laissait cet événement passer, sans aucune conséquence, il montrait deux choses aux elfes : d'une que le roi des hommes était manipulable à souhait, et de deux, que son conseiller en magie était un incapable qui ne voyait rien arriver. Or, ce n'était pas le cas, et même si c'est Trystan lui même qui avait détruit la cage mentale qui l'enfermait, cela ne se produisit que par l'intervention un brin forte et bruyante de Nakor. S'il était resté dans son coin, Trystan aurait gardé sa cage mentale en place sans tenter de l'enlever. Le vieil homme avait donc joué son rôle, mit un peu de plomb dans la tête du roi et surtout il allait terminer sa mission en montrant à sa grande majesté elfique, que Nakor n'avait pas dit son dernier mot, et que le vieille barbe blanche était capable de bien des choses encore. Et parmi toutes ces choses, il pouvait encore tenir tête à ce Dyarque sans avoir froid aux yeux.

Nakor s'était donc éloigné dans le cœur de la forêt, en effet il aurait été mal venu de rester au milieu de la cité elfique et de déployer son esprit autour du palais pour en percer les défenses, chose qu'il avait pourtant déjà fait auparavant quand il était venu rencontrer Rima-Marcil. Non, avec tous ces gardes, ces mages elfes ... non, la forêt était un meilleur endroit, un endroit de choix. Au cœur de la nature, Nakor était au calme : finit l'esbroufe dont il avait fait preuve devant Elya, finit la représentation théâtrale devant la nouvelle prime sorcière drow et ... ce veilleur. Non, là il fallait faire preuve d'un réel talent. Et, même si personne ne le croyait, Nakor en était complètement capable. On ne devenait pas un grand magicien sans subtilité, sans finesse dans son art. Il ne le faisait que rarement car il fallait garder un peu de surprise pour les grands de ce monde. C'est ainsi que Nakor se tint fermement, au milieu d'une petite clairière paisible. Il referma sa main droite sur son bâton et ferma les yeux, il resta là, en silence, il souffla longuement et se concentra sur sa magie. Il déploya en douceur et en tranquillité, sa puissance, lentement, doucement, en lui dans un premier lieu, puis autour de lui ensuite. Une fois sa magie autour de lui, son esprit en éveille, Nakor se fixa sur la nature, son flux, ses vibrations, il les imita et s'y glissa. Il prit son temps e modela son propre champ interne : si un magicien passait par là il ne verrait même pas Nakor, mais l'essence de la nature. Il avait pu copier la forme de la nature, et commença à déplacer son pouvoir. Il l'amplifia et l'augmenta, sans dénaturer la structure établis avec soin. Puis usant de sa volonté de fer, il amena cette magie en ligne droite au cœur du palais du seigneur Protecteur. Lorsqu'il arriva proche de la barrière magique qui régnait autour de cet édifice, il s'arrêta un bref instant, pour être sur de la forme qu'il avait adopté magiquement. Son esprit força alors le passage. Quoi que le mot était mal choisit, Nakor n'avait pas eut besoin de forcer le passage comme la dernière fois, il avait trouvé une toute petite faille. Il savait que la nature pouvait entrer et sortir du palais comme bon lui semblait et donc en modelant son propre flux comme celui de la nature et en s'y mêlant en profondeur, il était passé inaperçue. Cette faille, Nakor le savait, serait bien vite réparé, car une fois le contact mental établis, Dyarque lui même veillerait à ce que cela ne puisse plus se reproduire. Mais en agissant de la sorte, Dyarque serait forcément interloqué, ou en tout cas assez intéressé pour permettre à Nakor de poursuivre leur entrevu. Une fois sur place, Nakor n'eut aucun mal à localiser la position du plus puissant esprit qui se trouvait dans les lieux. Il avança à pas mesuré en direction du roi elfe : s'il allait trop vite, la barrière briserait le lien qu'il voulait créer, il serait repéré et aurait perdu la mise. Cela n'avait rien d'évident, comme un voleur qui doit marcher très doucement pour ne pas se faire entendre alors qu'il sait que la menace est proche pour lui, Nakor avançait doucement, en usant d'un contrôle de soit sans borne. Ne rien presser, doucement. Et lorsqu'il fut à un pas d'entrer magiquement en contact avec l'esprit de Dyarque de Lanthaloran, Nakor savait qu'il ne devait pas paraitre faible, qu'il ne devait pas se faire repousser avant même d'avoir put transmettre son message. Ca y est, Nakor y était, il devait rentrer en contact en rapidement transmettre son message. C'est donc en amplifiant son pouvoir magique et en le liant momentanément à l'esprit de Dyarque, ou tout du moins en essayant, que Nakor transmit le message suivant

"Je réclame une audience! Oserez-vous me l'accorder!"

Evidemment, ce n'est pas vraiment une phrase qui s'installa dans l'esprit de Dyarque, mais plutôt l'idée de cette phrase, l'idée qu'elle représentait, une audience plus réclamé que demandé, et la pensée qu'il y avait peut-être une raison au refus de cette audience, mais une raison qui serait apparentée à la peur. Nakor savait que dans l'orgueil d'un tel elfe, si vieux et si puissant, cette idée serait aussi énervante que saugrenue. La suite dépendait donc de Dyarque de Lanthaloran. Et s’il était aussi puissant qu’on le racontait, il remarquerait que l’intrusion, passé inaperçue, était digne d’un mage plus que débutant.
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Dyarque
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Mer 23 Mar 2011 - 21:09

Dyarque était las. Ellyrion était tombé. Il n’avait pas pu empêcher les osts drows de ravager l’héritage de Findàrato et il n’arrivait même pas à se réjouir des nombreuses vies sauvées par l’arrivée des armées qu’il avait personnellement rassemblées. Il n’était pas un guerrier, pas plus un général et – farce du destin – ne se sentait pas l’étoffe d’un Roi. Pourtant, il ne se souvenait que trop bien de ce Conseil durant lequel il avait été désigné Seigneur Protecteur d’Alëandir, Protecteur d’Anaëh et donc, historiquement, Roi des Elfes. Qu’importait, alors qu’il se sentît Souverain ou non, il devait à son peuple de paraître et jusqu’alors, s’en sortait plutôt bien. Pensée sans doute satisfaisante, mais qui ne parvenait pas à l’apaiser. Car depuis l’instant où le soleil s’était voilé, il vivait dans l’ombre de Yutar, et l’apaisement des Cinq n’y avait rien changé. Chaque jour, il se levait et chaque jour, il sentait les forces drows plus proches, plus puissante. Il savait que chaque seconde perdue à ne rien faire était une seconde utilisée par les sombres pour se renforcer, mais il avait beau se tourner le problème dans tous les sens, rien n’y faisait, il ne trouvait pas de solution à son problème.

Les nouvelles arrivaient au compte goutte, de Diantra. L’enseignement du jeune Trystan semblait se passer pour le mieux, Elya n’était pas très précise mais il en ressortait qu’il apprenait et apprenait bien. Une bonne chose, voulait se persuader le vieil elfe, qui ne voyait pourtant pas d’un bon œil l’émergence d’un pouvoir magique fort à la tête de la Péninsule. Il avait été avéré qu’un chef de guerre pouvait faire des dégâts dévastateurs, alors un Roi mage. Bientôt, se promettait-il il rappellerait sa fille et Dragan, qui il l’espérait avait su profiter de ce répits loin de ses souvenirs pour trouver un semblant d’apaisement. Lui-même n’avait pu en trouver que dans la fatigue et les épreuves, ce qui ne devait pas être la meilleure façon de faire face à un deuil.

Unique séquelle visible d’Ellyrion, ses fractures s’étaient correctement ressoudées ; mais ses bras restaient néanmoins grandement affaiblis par l’épreuve et il craignait ne pouvoir jamais réitérer une dépense de magie comparable à celle qu’il avait du déployer lors de l’assaut sombre. Ce qui ne l’empêcherait pas de recommencer, si la nécessité de présentait, sans rien ignorer des risques. Un millénaire à côtoyer la magie lui avait apporté une connaissance profonde de cette dernière et de son appétit.

Il n’avait pas quitté la salle d’audience du palais d’Alëandir depuis le petit matin et en était, depuis plus de deux heures, l’unique occupant. La pièce, spacieuse et décorée avec tout le savoir faire elfique, était empreinte d’un calme dont il semblait vouloir s’imprégner. Parfois, il jetait un regard vide sur la grande porte, se demandant s’il devait aller à la rencontre d’Aerlinn. L’elfe – qui n’en était, de fait, plus réellement une – était sage, bien plus que lui. Mais il ne pouvait pas impliquer Anaëh, pas après les blessures d’Ellyrion. Ou peut-être le devait-il. Il ne savait plus. Et ce n’était pas l’intrusion magique dont il fut la victime qui devait l’aider à trouver le remède au mal des Elfes.

Intrusion, car le contact volontaire n’était nullement consenti, mais heureusement, ce n’était pas une agression. Cela n’empêcha pourtant pas le vieux roi de réagir violemment, repoussant sans réfléchir cet esprit étranger ; pas assez vite, cependant, si bien que l’intrus eut assez de temps pour laisser son « message ».

Dyarque abhorrait la magie de l’esprit. S’il la connaissait, trop bien à son goût, il n’en était ni un adepte, ni un pratiquant. Sa découverte de ce visage de la magie s’était faite dans la douleur, sur un chant de bataille, face à une prêtresse sombre. Il connaissait le monde des rêves, il connaissait le contact des esprits, mais le sien avait trop souvent été violé par qu’il n’accepte le moindre toucher supplémentaire. Si bien qu’à la provocation du mage, il décida de ne pas répondre. Une audience ? S’il s’agissait réellement de cela, soit, elle serait accordée. Mais Dyarque ne tomberait pas dans le piège de tendre à son tour son esprit vers l’inconnu. Que pouvait-il trouver ? Un elfe ? Un humain ? Un drow peut-être ? Une seule chose était certaine, il fallait être puissant réussir le tour de force de pénétrer les défenses du palais.

Prudence était mère de sureté.

Le mystérieux mage avait choisi une voie tortueuse : il aurait été plus simple de se présenter en chair et en os. En usant d’une mage aussi dangereuse que celle de l’esprit, il s’était attiré la suspicion de l’elfe millénaire. Il convenait dès lors de se demander comment le contact avait été possible et d’attendre un nouveau contact, plus conventionnel cette fois-ci. Si bien qu’il fit dire à ses gardes de laisser toute personne, peu importe sa race, qui désirait le voir – en prenant les vigilances qui s’imposaient en fonction de l’individu.
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Nakor
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Jeu 24 Mar 2011 - 21:50

Comme il s'y attendait, Dyarque repoussa le contact mental de Nakor avec force. Le vieux mage savait qu'une intrusion mentale ne serait pas la bienvenue, mais pas à ce point là! Soit il était plus que prudent, soit il avait eut une mauvaise expérience avec un quelconque contact mental non voulu. Le vieux fou nota mentalement cette information intéressante. Nakor patienta un peu mais rien ne vint. Aucune magie, aucune approche mentale. Le vieil homme se mit alors à réfléchir. Il était certain que son message avait été transmis. Dyarque étant plein de précaution, il n'avait pas voulu établir un lien mental avec un étranger, mais il n'avait pas non plus envoyé de réponse négative. Nakor se mit à sourire et dit à haute voix

"Bien, j'ai dû suffisamment l'intriguer ... allons y maintenant, on verra ensuite!"

Nakor reprit donc la route, son bâton ouvrant la marche d'un pas cadencé. Le vieux mage marcha rapidement, sans s'épuiser, il était un très vieux marcheur. Mais la vieillesse était un mot légèrement inconnu pour Nakor, il fallait plutôt dire qu'il était un marcheur très très très expérimenté. Il avança donc sans trébucher cette fois, en ligne droite jusqu'au palais. Au bout de quelques dizaines de minutes, le palais fut en vue et Nakor s'approcha de l'entrée d'un pas décidé. Les gardes ne semblaient pas hostiles aux premiers abords, mais ils étaient tout de même devant l'entrée. Reconnaissant un humain, un de gardes elfes, prit la parole, avec un force accent, mais dans un dialecte plutôt correct pour un être de cet acabit

"Bonjour à toi visiteur. Ta venue est-elle attendue?"

Nakor cessa sa marche qu'il avait déjà bien ralenti et dans un elfique des plus parfaits, il répondit

"Bonjour à vous noble gardien. Je pense en effet que ma venue est attendue par le seigneur Lanthaloran. Je lui ai ... réclamé une entrevue. Oui, on peut dire que je lui ai réclamé une entrevue oui, et qu'elle n'a pas été refusé."

Le garde sembla réfléchir un peu et s'inclina en ouvrant le passage d'un signe de la main. Avait-il réfléchit au fait que le bâton pouvait être une arme ... certainement, mais il ne demanda pas à hotter son appui à un vieillard. Par soucis de bien faire, l'elfe demanda dans sa propre langue cette fois

"Doit-on te conduire jusqu'au noble Seigneur Protecteur, grand sage?"

Nakor posa sa main droite sur son cœur et hocha de la tête, de droite à gauche, pour signifier qu'il connaissait le chemin. Il était déjà venu autrefois et connaissait un petit peu les lieux. Il passa donc devant les gardes et les salua avant de s'enfoncer dans les méandres de palace elfe. Nakor savait qu'il était toujours un peu déconcertant pour les elfes que de voir un homme parler leur si belle et chantante langue. Le bâton frappa de nouveau le sol, mais plus délicatement. Nakor avança d'un pas tranquille, pensant à la raison pour laquelle il était venu jusque là. Le vieil homme marchait donc tout en réfléchissant quand il arriva devant la salle d'audience. La grande porte aux enluminures travaillées était impressionnante et elle pouvait paraitre d'une lourdeur sans fin. En réalité une simple pression permettait de faire coulisser la porte sur ses gonds inapparents. Nakor se retrouva donc devant l'entrée d'une salle véritablement magnifique. Simple, épuré, au style des elfes en sommes, mais avec un gout et un luxe splendide. Le vieillard se dit mentalement que les anciens elfes avaient véritablement de sacrée manières, même si elles leur étaient monté au cerveau! Nakor avança donc lentement dans la pièce et posa son regard dans celui du seigneur protecteur des elfes. Un regard profond, ancien et terriblement sérieux. Nakor arqua un brin ses sourcils, comme pour rendre sa vision plus acérée encore et pénétra dans la pièce. Il prit la parole en premier, comme le voulait la bienséance, après tout il était le visiteur. Nakor parla dans la langue des elfes, sans frémir, sans tressaillir, sans bafouiller, d'un ton clair et direct

"Bien le bonjour à vous Seigneur Protecteur Dyarque de Lanthaloran. Je viens à votre rencontre de mon propre et seul grés, je m'appelle Nakor et j'ai fais un long voyage depuis Diantra pour venir m'entretenir de certaines choses avec vous et vous seul!"

Nakor tout en avançant encore un peu se concentra sur la porte et envoya une toute petite impulsion magique afin que la porte ne se referme. Les battants se mirent en branle et la porte finit par se refermer sur les deux protagonistes de cette histoire. Ainsi, s'ils étaient dérangés, Nakor pourrait se taire et garder pour lui la suite de ce qu'il avait envie de dire au roi des elfes. Après tout, comme il l'avait promis au roi Trystan, Nakor n'était venu que de son propre chef et il n'allait pas déclencher une guerre ou une quelconque tension entre deux peuples, simplement mettre des choses aux claires. Il planta un regard carnassier dans celui de Dyarque et termina ainsi

"Comment avez-vous pu croire que vous pouviez considérer le roi des hommes comme une marionnette sans que son plus proche conseiller ne se rende compte des manipulations mentales que votre fille lui imposait?"

Le ton était lancé, le dialogue aussi. Nakor resta donc là, à attendre un début de réaction et tout ce qui allait venir avec. Evidemment son esprit était en éveil, au moindre mouvement magique suspect, Nakor saurait y répondre.
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Dyarque
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Jeu 24 Mar 2011 - 23:25

Il ne fallut pas longtemps à Dyarque pour reconnaître l’homme qui venait d’entrer dans la salle d’audience, et moins de temps encore pour comprendre ce que cela impliquait. Nakor. S’il y avait un humain qui avait attiré, jadis, son attention, c’était bien cette curiosité de la nature, cet enfant qui refusait sa nature et qui abolissait la règle fondamentale voulue par Néera : une existence courte, pour briller, comme une étincelle. Soupçonneux d’entrée, sentir la magie du mage humain ployer sous la pression de sa volonté le fit se préparer au pire, mais à son grand soulagement la seule manifestation magique fut la fermeture spontanée de la grande porte.

« Je vois que vous n’avez guère changé et que les usages vous sont toujours aussi étrangers », le salua-t-il froidement.

Et son regard était de glace. La couleur s’y prêtait naturellement, mais l’attitude renforçait cette impression. Froid de nature, le vieil elfe ne laissait rien paraître. S’il n’avait jamais rencontré Nakor, il connaissait son potentiel et s’en méfiait comme de la peste. Un humain immortel doté d’un tel pouvoir était tout ce qu’il pouvait redouter de pire et s’il n’avait pas été le Conseiller de Trystan, peut-être aurait-il tenté de le maitriser sur le champ ; le pire était sans doute qu’il n’en était peut-être même pas capable. Affaibli par Ellyrion, rendu las par un rythme de vie éreintant… Pour contrer la menace que représentait l’humain, il aurait pris ce risque. Et qu’importait la façon dont on l’aurait jugé ensuite.

A priori, son visiteur n’avait aucune intention belliqueuse. Tout du moins, pas directement. Il avait des griefs à exposer, cependant, et Dyarque les écouterait avec attention. Le roi savait déjà que l’entrevue serait tendue et ne ferait aucun effort pour l’apaiser. En touchant son esprit sans sa permission, en pénétrant dans cette pièce comme s’il était chez lui, en usant de la magie avec une légèreté presque insultante – il ne serait pas venu à l’esprit de Dyarque de fermer une porte en usant de ses dons en présence d’étrangers –, Nakor avait perdu toute la bonne volonté qu’il pouvait espérer.

« Est-ce tout ? »

Avec lenteur, Dyarque quitta ce qui était son trône, faisant face à son interlocuteur et le dominant de sa haute taille. Son visage ne laissait rien paraître, ni mépris ni bienveillance, il aurait pu être sculpté dans le marbre.

« Vous avez quitté votre Roi pour me parler d’un enseignement qui n’est pas le mien ? » Il marqua une pause avant de reprendre sur un ton qui ne variait pas. Monocorde et égal à lui-même. « Elya est une mage accomplie, ne l’insultez pas en insinuant qu’elle pourrait laisser quelqu’un influencer son jugement. »

Dyarque comprenait parfaitement, en réalité, sa fille avait du imposer une cage mentale à Trystan pour restreindre ses dons. Telle était sa nature, le vieux mage le savait parfaitement et c’était justement pour cela qu’il l’avait choisie.

« Vous vous trompez d’interlocuteur, Fils rebellé de Néera. » Nouvelle pause puis, d’un geste, il indiqua la sortie. « Je ne vous retiens pas. »
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Nakor
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Ven 25 Mar 2011 - 12:43

Dyarque était de glace, un elfe froid et hautain, qui se tenait prêt, qui sembla même être un brin tendu quand Nakor fit preuve d'un peu de magie. L'elfe prit ensuite la parole et le vieux mage fronça encore plus les sourcils. Voilà qu'il parlait de bonne manière alors qu'il n'avait même pas dit bonjour au sorcier. Alors que l'inverse avait eut lieux et que Nakor avait eut la présence de se présenter. Ce grand dadet vint se planter devant le magicien. Nakor, pas aussi grand que Dyarque, releva la tête et fit face avec toute la tranquillité qu'il était possible d'avoir. Comme un petit homme qui faisait face à un géant avec beaucoup de courage et un brin de folie, Nakor ne bougea pas d'un poil, il ne frémit même pas à l'approche du roi des elfes. Le Seigneur Protecteur fit sa petite scène théâtrale et d'un geste de la main termina par une invitation à quitter les lieux. Nakor resta là, sans bouger et explosa soudain de rire, là, juste devant Dyarque, d'un bon rire tonitruant et déridant. Le moindre humain qui se serait trouvé dans la pièce se serait mit à rire et certains elfes se seraient même mis à sourire tant le rire était communicatif puisque vrai et puissant. Retrouvant son calme, Nakor prit à son tour la parole

"Mais Seigneur Dyarque, je sais très bien que vous ne me retenez pas!"

Cette remarque était faite avec un ton clair : celui du défi! Nakor voulait clairement dire que personne ne retenait Nakor quand il n'avait pas envie de rester quelque part. Mais il ne laissa pas de répits à son interlocuteur

"Par contre, j'ai bien envie de rester encore un peu! Car vous n'allez pas vous en sortir comme ça Dyarque. En premier lieux vous me parlez de mon désintérêt total du protocole, ce que je plussoie, je me moque comme d'une guigne des bonnes manières en présence des rois et des nobles, mais une chose est claire : je sais me comporter en société, il me semble que je vous ai salué en arrivant, ce qui n'est pas votre cas ... mais peut-être suis-je de trop basse extraction pour mériter votre attention?"

Nakor croisa les bras devant sa poitrine et prit la parole après une petite pause

"Et s'il vous plait, ne me prenez pas pour un enfant, pas à mon âge, qui dépasse souvent de loin celui d'un grand nombre d'elfes. J'ai déjà discuté avec votre fille, plus ou moins longuement et ce qui est extrêmement amusant c'est que, quand je lui demande une explication, elle me répond simplement qu'elle a été envoyé par son père pour apprendre au roi des hommes. Et il me semble bien que vous êtes son père! C'est vous qui êtes le commanditaire de la présence d'Elya auprès du roi et si nous ne nous connaissons que de réputation, vous, vous connaissez très bien votre fille! Vous deviez donc savoir qu'elle avait soumis le roi Trystan à une cage mentale! Une cage mentale bon sang!"

Nakor avait un peu monté le ton sur les cinq derniers mots qu'il venait de prononcer. Il garda la parole, après tout il aimait tant parler

"Si au moins tout cela était parti d'une bonne intention, je n'aurai rien dit, me disant intérieurement que les elfes avaient fait un effort incroyable et qu'ils cherchaient à sceller encore plus fortement notre alliance en envoyant des professeurs auprès du roi pour améliorer ses capacités ... mais c'était sans considérer que non, ce n'était pas le cas, vous avez envoyé une magicienne dont vous saviez qu'elle allait se comporter de la sorte. Et à votre avis, comment doit-on voir cela, comment doit-on considérer quelqu'un qui emprisonne l'esprit du roi! Qu'auriez vous fait si on m'avait envoyé et que par la force des choses et avec beaucoup de chance, je vous aurai apposé une cage mentale! Pensez vous que les elfes m'auraient vu d'un bon œil? Pensez vous que vos magiciens de l'académie auraient apprécié le geste? Et surtout, pensiez vous vraiment que vous pouviez vous permettre ce genre de comportement sans que personne ne s'en rende compte, espérant que le roi tombe dans le panneau sans que personne ne lui signal qu'une cage mentale n'est pas un bon et gentil petit procédé. Trystan est sous ma protection magique et je ne tolérerai aucun débordement de ce genre, que les choses soient claires Dyarque de Lanthaloran, roi des elfes!"

Nakor avait posé ses questions, voilà, le roi savait pourquoi il était là, à lui de lui répondre ou pas, mais le silence serait une sorte d'aveu qui n'était pas spécifiquement tolérable ici et dans cette situation. Nakor était toujours magiquement prêt à répondre à une quelconque menace, à un quelconque test. Oui, Nakor accusait un roi, mais il n'était pas dans la situation du conseiller du roi qui vient accuser le Seigneur Protecteur, non il était dans la situation d'un sorcier qui connaissait bien son affaire et qui savait qu'une cage mentale n'était pas une chose convenable même dans le monde de la magie et qu'il ne faisait pas face au roi des elfes mais à celui qui avait envoyé une magicienne dans le monde humain.
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Dyarque
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Ven 1 Avr 2011 - 15:08

Dyarque ne broncha pas, quand le mage lui répondit en éclatant de rire. Tout autant communicatif qu’il fut, il n’arracha pas un mouvement aux lèvres du Roi des Elfes, qui préféra attendre en silence que Nakor terminât. Il n’était pas surpris, en réalité, car la réaction concordait avec ce qu’on lui avait dit de l’humain. Finalement, le Conseiller de Trystan se calma, retrouvant calme et respiration. A cet instant, le vieil elfe savait ce qui l’attendait : un long monologue. Ainsi était Nakor, il aimait parler et avait, dans ce domaine, un talent certain. Il maniait la rhétorique avec une maîtrise peut-être supérieur à celle qu’il avait dans les arcanes, ce qui était peu dire. C’était une chose à ne pas oublier, quand on avait affaire à lui : peu lui importait de travestir les faits, si cela servait son discours. Mais Dyarque n’était pas un jeune elfe impressionnable.

« Votre extraction m’importe peu, Nakor, contrairement à vos manières. »

Saluer était assurément une bonne chose, mais Dyarque ne tolérait pas qu’on touche à son esprit, pas plus qu’il n’appréciait qu’un humain ne pénètre dans le palais d’Alëandir comme dans un terrain conquis. La prime cité était le sanctuaire des elfes, en quelques sortes le berceau de leur civilisation. Si elle n’était pas aussi importante qu’Anaëh, au moins incarnait-elle ce qui avait été leur grandeur. Au fil des millénaires, les sylvains avaient su la préserver de la guerre et des outrages du temps, si bien qu’elle apparaissait aussi pure et resplendissante qu’à l’époque de Lyra’Suan. A ses yeux, jamais les humains ne seraient dignes d’y séjourner, aussi l’attitude de Nakor valait mille offenses.

Dans un premier temps, seul le silence répondit aux accusations de l’humain. Le silence et le regard hautain d’un Seigneur elfique estimant être dans son droit. Préférant que l’étrangeté qu’était cet être ayant vécu plus de six vies de ses semblables eut terminé.

« Si vraiment Trystan est sous votre protection, je vous encourage à redoubler de vigilance. Avant que je n’envoie Elya, son esprit s’éparpillait chaque nuit. J’aurais pu le tuer, sans que vous ne puissiez rien n’y faire, ou il aurait pu tuer son épouse sans même s’en rendre compte. Je pense cette possibilité derrière nous, désormais. »

Sans rien ajouter, il tourna le dos au vieillard, retournant sur son trône et s’y asseyant. Ses bras trouvèrent le support confortable des accoudoirs, le soulageant d’une douleur naissante.

« Quand elle jugera sa tâche achevée, Elya nous reviendra. Croyez bien que je souhaite autant que vous son retour. »
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Nakor
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Sam 16 Avr 2011 - 11:15

Nakor arqua son sourcil droit avec amplitude et force lorsqu'il entendit la première remarque du roi des elfes. Non mais pour qui se prenait-il? Les manières de Nakor étaient aussi développés et correctes que celle de ce grand et hautain roi aux oreilles pointues. Décidemment, un si vieil elfe à la tête d'un peuple déjà enclin au conservationnisme le plus total était tout sauf une bonne chose. Nakor sans répondre, souffla longuement tout en hochant la tête de gauche à droite, puis attaqua son long monologue. Le roi daigna tout de même l'entendre, ce qui était un bon point de départ. Toujours aussi froid et distant, Dyarque répondit au vieux magicien. Nakor ouvrit de grand yeux, les deux cette fois. Il vit ensuite Dyarque retourner sur son maudit trône antique et prononcer une dernière phrase qui ne clôturait rien du tout. Nakor se rapprocha un peu du roi, de quelques pas tout en reprenant la parole sur un ton qui montrait toute son incrédulité et même un petit peu plus que ça. En effet, Dyarque semblait avoir usé d'une rhétorique et d'un argumentaire digne d'un enfant de dix ans. Nakor prit donc ainsi la parole

"Enfin, rassurez-moi, vous plaisantez? Seriez-vous en train de me dire que le mieux à faire est de mettre un enfant en cage tout simplement parce qu'il pourrait potentiellement être dangereux pour les gens qui l'entourent? Parce qu'après tout, comme tous ceux qui ont une main il peut se saisir d'un couteau et parce qu'on ne peut pas dire grand chose de son avenir, on l'enferme et on attend de voir s'il commet un crime ou non. Très honnêtement, soit vous me prenez pour un imbécile soit ... et bien les elfes ne voient pas l'éducation comme les humains. Auquel cas je plains en profondeur les enfants de votre peuple Dyarque."

Nakor saisit un peu plus fort son bâton et en donna un coup sur le sol

"Mais enfin, vous ne pouvez pas dire une telle chose. Il n'a tué personne, n'a volé aucune information spirituelle à qui que se soit, il n'a rien fait de mal et vous, par crainte de ce qu'il pourrait potentiellement faire mais qu'il n'a pas commis, vous l'enfermez en envoyant votre fille pour qu'elle appose une maudite cage mentale sur le roi des hommes. N'avez vous donc aucune attention pour vos jeunes gens qui tâtonnent dans la vie, qui recherchent, qui explorent et qui ainsi apprennent, ne respectez vous pas la liberté de vos apprenants. L'académie de magie serait-elle donc en réalité une grande prison dans laquelle vous formatez les esprits de vos futurs mages!"

Nakor se calma un peu et souffla longuement avant de terminer ainsi, presque triste d'arriver à une telle conclusion

"Le monde des elfes manque-t-il si cruellement de confiance en l'autre Dyarque?"

Le vieil homme avait toujours l'esprit en éveil, car si le seigneur protecteur des elfes perdait un peu le contrôle de soi, ou qu'il considérait que l'humain barbu était allait trop loin il pourrait déclencher une tempête de pouvoir contre laquelle Nakor devrait déchainer toutes ses forces pour lui tenir tête. Ils étaient deux magiciens, les deux magiciens les plus puissants de ce monde, de force égale, mais de pratique et d'éducation radicalement différente. Le vieux fou verrait bien ce que Le Seigneur Lanthaloran répondrait à cela, en tout cas il avait prêchait par un argumentaire bien faible et il devrait se rattraper sans quoi il passerait pour un vieillard incapable et ... par les dieux, inférieur à un humain?

[HRP/ON] Désolé, je n'avais pas beaucoup d'ouverture pour continuer, c'est donc très court, je t'aurai bien jeté une boule de feu en pleine poire, mais ça ferait mauvais genre :)[HRP/OFF]
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Mer 13 Juil 2011 - 19:08

Nakor, pour jamais, resterait un enfant aux yeux de Dyarque. Un enfant qui aimait à se voiler la face, pour mieux se soustraire aux vérités qui le dérangeaient. L'on disait à l'ouest que la barbe était l'apanage des sages. Le vieux mage en était tant affublé qu'on aurait pu attendre de lui un peu plus de discernement. Qu'importait, finalement, le Roi n'avait ni le temps ni l'envie de se faire le maître d'un élève qui ne se verrait jamais plus comme tel. Là était la grande faiblesse des Fils de Néera, ils grandissaient si vite, pensaient apprendre si bien qu'à peine arrivés à l'âge de raison, déjà se croyaient savants ; aurait-il voulu lui expliquer qu'il se serait rebiffé, aurait grogné, faisant valoir son expérience. Mais d'Elya, il ne savait rien, rien de sa malédiction, rien de cette façon si particulière qu'elle avait de percevoir le monde. Fallait-il agir, elle agissait, sans notion de bien et de mal, sans chape de principes et d'éthiques. Pas pour le bien mais résolument pour le mieux.

Malheureusement, que ne pouvait-il opposer aux délires de Nakor les faits tels qu'ils étaient réellement. Les nouvelles d'Elya arrivaient au compte-goutte, il n'aurait guère été étonné d'apprendre qu'on la contraignait à écrire. Rien d'étonnant à ce qu'il ne sût que le strict minimum. Il aurait donné sa main à couper, et le bras qui la tenait, et l'autre aussi, que Trystan n'avait pas eu à se plaindre de son nouveau maître ; tout du moins pas trop, l'étrange comportement d'Elya déstabiliserait toujours. D'une main tendue, il ouvrit la grande porte de la salle du trône.

« Inutile de continuer », lâcha-t-il. « Le temps manque pour vous écouter divaguer. »

Se détournant du mage, il alla rejoindre son trône et s'y laissa tomber. Ainsi jucher, le droit bien droit, il pouvait à loisir jauger avec toute l'arrogance dont il était capable. Un saint, Dyarque n'était pas, il avait ses défauts et celui de s'estimer meilleur qu'une erreur de la nature – car c'était là ce qu'était, pour lui, un humain six fois centenaires – n'était peut-être pas le pire.

« Si Trystan partage votre ressentiment, conseiller Nakor, qu'il vienne lui-même me l'exposer ou qu'il rende à son peuple l'elfe qui est venu le guider. »

Rien, dans son attitude, ne laissait une chance à la discussion de perdurer. Déjà, deux gardes s'approchaient, attirés par le grincement caractéristique des grandes portes. Très bientôt, on escorterait Nakor jusqu'à la sortie, en le priant de quitter Alëandir au plus vite.
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet de la magie des éternels (PV Dyarque)   Mer 27 Juil 2011 - 12:46

La grandeur des elfes. En effet dans sa lointaine jeunesse, celle qui avait enseigné la magie si particulièrement à Nakor, vouait une sorte de vénération pour le peuple immortel. Par pour sa longévité extraordinaire, mais pour sa grandeur, sa sagesse, son accueil, son ouverture d'esprit ... mais de qui se moquait-on? Si Nakor tenait Encarra devant lui, il la secouerait avec ferveur et la giflerait même. Les elfes étaient pour beaucoup réfractaire à l'évolution, ils méprisaient les humains, leur faiblesse, leur manque de sagesse et surtout se tenaient pour bien supérieur à la race des hommes. Quelle vanité folle! Après tout, cela n'était peut-être pas leur faute mais celle de leur caractéristique profonde ... les immortels pouvaient-il objectivement considéré des êtres ne vivant même pas une centaine d'année, un battement de cil langoureux à leurs yeux millénaires. Le vieux magicien eut à ce moment précis, une sorte de pitié pour eux. Mais Dyarque faisait dans le lourdement hautain. Bien, la situation n'avait pas dégénéré, Nakor n'avait pas eut besoin de se battre et d'affronter le seigneur des elfes. De plus le monarque, qui selon les dires de son propre peuple n'en était bien évidemment pas un, mettait un terme en ouvrant la porte de la salle magiquement et en sommant Nakor de quitter les lieux de façon plus ou moins subtil. Avant que les gardes elfes n'arrivent, le vieux magicien ajouta, usant au moins d'autant d'arrogance que son interlocuteur

"Bien, au moins les choses sont claires entre nous. Mais sachez que le Roi Trystan ne se déplace pas pour une telle situation, il envoie ses conseillers, car il a bien d'autres choses qui lui occupent l'esprit en même temps et il ne possède pas le don d'ubiquité qui lui serait indispensable pour traiter personnellement toutes ses affaires."

Et paf, dans les dents espèce de vieux gourgandin décrépit et à la cervelle putréfié par les âges. Trystan, en bon roi, avait des milliers de choses à faire, il ne restait pas là, seul dans une salle prostré sur son trône à attendre que les siècles passent. Non mais! Les gardes arrivèrent et s'approchèrent du magicien qui déclama en elfe

"Je n'ai nul besoin d'être accompagné! Je me retire Seigneur Dyarque de Lanthaloran!"

Puis le magicien tourna les talons et pour donner un peu d'effet, déploya autour de lui le sortilège présent dans son bâton magique. Il devint alors invisible et inaudible, ainsi il quitta les lieux sans qu'aucun elfe ne puisse ni le voir, ni l'entendre ou le sentir. Bien sur, un magicien sentirait le sortilège et il sentirait qu'il s'éloignait, mais au moins il mettait un peu de style dans son départ. Il avait enfin rencontré, après tant de siècle, Dyarque! Cet elfe était le sommet des défauts chez la race aux oreilles pointues, mais au moins il l'avait rencontré, lui avait tenu tête et était repartie. Voilà qui était une expérience amusante et puis pour une fois Nakor n'avait pas déclenché une guerre diplomatique. Trystan serait content, même si le résultat était le même que s'il n'était pas venu : Dyarque méprisait les hommes, il ne cachait pas que sa fille avait été envoyé car Trystan et son pouvoir pouvait être un danger et que pour le reste, il se moquait comme d'une guigne des méthodes d'apprentissage de sa jeune fille. Décidemment, les elfes ne changeraient jamais!
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