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 Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]

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Aedis Galace
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MessageSujet: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Jeu 17 Fév 2011 - 21:10

Début Ici

*
* *

    Perchée sur son canasson, Aedis regardait distraitement le paysage autour d'elle. Elle avait pas mal voyagé ces longues dernières années, mais rarement avec de la compagnie, surtout d'un compatriote demi. Ils étaient partis de l'auberge le matin même, peu après l'aube. La veille, Eidren avait eu le temps de se reposer de ses blessures, Aedis de faire quelques emplettes un peu accessoires (de nouveaux carreaux et de nouvelles fontes, par exemple). Ils étaient en route pour Scylla depuis bien cinq ennuyeuses heures. Midi était passé depuis une heure, et le ventre de la jeune femme commençait à gargouiller et à être bruyant, bien malgré elle. Elle tentait de cacher les hydatismes en se tenant discrètement le ventre, avec bien peu de succès il faut l'avouer. Ce n'était pourtant pas faute de volonté ! En elle-même, elle se cherchait des excuses, toutes plus bidons les unes que les autres : je n'ai pas beaucoup mangé ce matin, il était tôt, je me suis dépensée... Bref, pas très crédible pour un homme étant censé être au cœur des batailles de longues heures d'affilées. La jeune femme changea alors de tactiques, et s'adressa à son compagnon de route :

    - J'aimerais en savoir plus sur la guilde, si ça ne vous dérange pas...

    Loupé ! Elle avait bien prononcé sa phrase, mais un borborygme plus important que les autres se manifestant, achevant de miner Aedis. Soupirant, elle se pencha vers l'une des fontes, attrapant un paquet. Sortant des tranches de viande et du pain, elle tendit la moitié à Eidren, et mâchouilla un bout de pain, avant de l'avaler et de reprendre :

    -Excusez-moi... J'ai souvent la fringale... Et je ne suis pas discret. Vous euh... Pouvez reprendre...

    Prenant une légère teinte carminée, elle enfourna le reste du morceau de pain, écoutant les explications de son compagnon de voyage et de quête, tout en surveillant les alentours, la main jamais loin de l'épée.
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Eidren Alderion
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 20 Fév 2011 - 12:30

La journée de repos avait été bénéfique à Eidren : déjà les contrecoups de l’utilisation de l’Acuité disparaissaient. Se jurant de ne plus jamais se retrouver dans un état de faiblesse pareil, il avait de suite recommencé son entraînement. Gentiment dans un premier temps, bien entendu. Les contusions qu’il avait récolté lors de sa chute du toit étaient elles-mêmes en bonne voie de guérison : ses hématomes s’estompaient rapidement et c’étaient en particulier grâce à l’onguent de Théofried. Décidément, le voleur n’avait pas fini de lui être redevable.
Durant cette journée de repos, Eidren avait également fait quelques achats : il avait fait l’acquisition d’un arc de taille moyenne taillé dans le cœur d’un if. L’arme en question lui avait coûté une petite fortune mais valait son pesant d’or. Le demi elfe avait déjà ses dagues comme « arme à distance » mais dans ce domaine, rien ne pouvait égaler la puissance et la portée d’un arc ou d’une arbalète. Il avait tout d’abord répugné à avoir ce type d’objet, trop « elfique » à son goût, mais ses récentes joutes, en particulier celle du fameux convoi, l’avait convaincu.
Profitant d’une promotion inédite chez le magasin Durandil de la ville d’Ysari, il acheta une trentaine de flèches à l’empennage noir dont le vendeur vantait les mérites. Après les avoir essayées, Eidren reconnu qu’elles étaient parfaitement équilibrées et se laissa séduire.
Le voleur avait continué son marché, refaisant ainsi le plein de provisions mais aussi de matériels de soins. En fin d’après midi, il avait récupéré Oraan et l’avait préparé pour la longue route qui l’attendait le lendemain.




Ils étaient partis quelques temps après les premiers rayons du soleil, laissant derrière eux une Ysari endormie.
Contre toute attente leur progression était rapide et s’ils parvenaient à garder cette allure, le voyage seraient écourté d’une bonne journée. Voilà déjà cinq bonnes heures qu’ils chevauchaient en direction de Scylla et pas un des deux compagnons n’avaient dit mot.
Le sang mêlé regardait attentivement autour de lui : les plaines d’Atral s’étendaient à perte de vue, lors relief monotone étaient parfois brisé par de rares collines ou par quelques arbres aux branches agitées par le vent froid de l’automne.
Eidren en regardant autour de lui posa alors son regard sur Théofried. Ce dernier se tenait distraitement le ventre comme s’il était sujet à une douleur. C’est alors que le jeune combattant se tourna vers lui :

- J'aimerais en savoir plus sur la guilde, si ça ne vous dérange pas...


- Non, ça ne me dérange pas, lui répondit Eidren avec un sourire, désirez-vous savoir quelque chose de précis ? Je vous ai déjà raconté comment elle s’est créée, après je peux…


Un gargouillement étrange l’interrompit, faisant éclater Eidren de rire. Le regard décontenancé, Théofried sortit d’une de ses fontes un peu de nourriture qu’il partagea avec son compagnon de route. Le voleur accepta le morceau de pain et le remercia.


- Excusez-moi... J'ai souvent la fringale... Et je ne suis pas discret. Vous euh... Pouvez reprendre...

- Il n’y a pas de mal, le rassura Eidren, rien qu’en vous excusant de la sorte vous relevez le niveau de la gente masculine qui d’ordinaire ne s’encombre pas de ce genre de politesse.
Pour la guilde en particulier…Je peux vous laisser consulter le carnet si vous souhaitez en savoir plus sur le réseau lui-même, autrement je peux te faire part de mon analyse concernant Seyrin Orios, comme ça si jamais on le croisait, vous saurez à quoi vous attendre.








Dernière édition par Eidren Alderion le Jeu 7 Avr 2011 - 13:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 20 Fév 2011 - 19:56

    Eidren agréa, commençant à lui répondre quant à la guilde, mais la jeune femme l'interrompit... Heureusement, il ne sembla pas lui en tenir rigueur : il éclata même de rire. Décontenancée, elle finit par rire avec lui. Après tout, ce n'était pas si grave, non ? Après qu'il ai prit un peu à manger, il la remercia, et continua. Il commença d'abord par la rassurer, même si son rire l'avait déjà fait...
    ...
    Sans le vouloir, il fit le contraire de ce qu'il voulait communiquer. Ah ? Elle relevait le niveau de la gent masculine ? Bonne nouvelle non ? Oui, peut-être, mais ce genre de petits détails, additionnés, ça fait vite trop louche pour être innocent... N'est-ce pas, "Théofried" ? Peu désireuse d'attirer l'attention, elle commit ce qui pouvait s'apparenter à une bourde, grommelant à mi-voix :


    - J'dois être dans un bon jour...

    Ben tient ! Cette phrase ne ferait que renforcer l'attention sur ce détail. Enfin, c'était ce qui se passerait si ça été arrivé à Aedis. Maintenant, il fallait espérer qu'une telle relation ne serait que le fruit de son esprit tordu. Souriant dans une grimace mi-piteuse mi-amusée au demi-elfe, elle le laissa continuer. Le carnet, elle l'avait déjà eut entre les mains, et pensait avoir compris plus ou moins bien ce qu'il contenait. Et puis, elle ne désirait pas vraiment s'isoler dans un bouquin, quel qu'il soit, alors qu'ils s'étaient tu pendant une bonne partie du voyage. Autant avoir un minimum de vie sociale, non ? Hochant la tête, elle répondit :

    - Le portrait d'Orios, ça me convient...

    Autant savoir contre qui ils allaient lever les armes. Foncer dans les évènements tête baissée, ça correspondait habituellement à la blondinette, mais là, ils avaient le temps d'expliquer les choses en détail, pourquoi se priver ? Ils n'étaient pas près d'arriver, et avaient un long voyage à faire avant d'arriver....
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mer 9 Mar 2011 - 11:44

- Seyrin Orios donc…Comme je vous l’avais précédemment expliqué, c’est un « ancien ami » et coéquipier de Natessa Aldan, dont il est responsable de la mort, Seyrin est aussi l’un des assassins les plus « demandés » du royaume. Rare sont ceux qui peuvent se vanter de l’avoir côtoyé.

Eidren marqua une pause pour rassembler les souvenirs : il se remettait en mémoire les entretiens entre Natessa et Orios, entretiens auxquels il n’était pas convié mais sa curiosité naturelle finissait toujours pas prendre le dessus. Espionner les conversations faisait désormais parti de son métier et c’est d’ailleurs cet argument qu’il ressortait à son mentor lorsqu’il était repéré.
En replongeant ainsi dans le passé, il revit Seyrin : sa musculature athlétique et développée, sa peau burinée était couverte mainte de cicatrices dont la plus large commençait au niveau de la mâchoire et lui barrait le cou. Mais ses marques d’affrontements étaient presque dérisoires comparées à son regard…

- Le peu de personnes qui le connaisse, vous dira qu’il est fou, continua le sang mêlé, ses yeux peuvent paraître emplis de folie, mais selon moi il a doute sa tête. Je dirais plutôt que dans son domaine c’est presque un artiste. Son caractère est instable : il peut se montrer xénophobe, maniaque, arrogant mais au final, son trait dominant reste la manipulation et la persuasion dont il peut faire preuve. Seyrin sait se servir habilement des mots et son esprit retord est des plus difficile à percer. Sa force de persuasion mais également sa richesse le rendent à elles seules très dangereux : comme je vous l’ai déjà expliqué, il est présent partout à la fois, tant son réseau de contact est vaste.

Eidren regarda en direction de Théofried pour voir sa réaction avant de poursuivre :

- Il faut également savoir que c’est un fin bretteur : il utilise une lame courte qui se manie à une seule main, optimisée pour le combat rapprochée. Orios affectionne tout particulièrement les affrontements dans des lieux étroits, d’ailleurs la plupart de ses victimes ont retrouvé égorgées chez eux dans des endroits à espace restreint, que ça soit en pleine foule ou dans la chambre de la victime elle-même.
Son autre arme « maîtresse » est une petite arbalète sur laquelle un système de barillet à été monté : elle peut ainsi tirer cinq carreaux sans interruption. Mais il n’a généralement pas besoin de recharger : trois carreaux maximum lui suffisent amplement pour éliminer sa proie.


Après avoir dressé un portrait pareil d’Orios, le demi elfe se trouvait bien diminué : il doutait fort que ceux qui parlent de lui le fasse avec « autant » d’éloquence. En même temps, se dit Eidren, un assassin offrait une image bien plus impressionnante qu’un voleur…L’injustice, encore.







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Aedis Galace
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mer 9 Mar 2011 - 13:25

    En voilà un discours sensé, structuré et long. Si après ça elle avait encore des doutes sur la personnalité de Seyrin Orios, au vu de la précision avec laquelle Eidren parlait de cet homme, ils allaient vite être balayés, remplacés par des certitudes difficiles à nier. Ainsi, l'homme qu'ils recherchaient, en plus d'être le chef d'une guilde aux bras longs, étaient un assassin hors pair, reconnu par les grands pontes du monde humain. Une réputation, d'après ce qu'en savait Aedis, ne se forgeait pas toute seule, oh non... C'est les actes qui font qui on est, et ceci est valable même pour les gens influents, puissants et doués. Et donc valable avec Orios, sans doute même bien plus valable qu'avec n'importe qui : à ce stade, une réputation se défait bien plus vite qu'elle ne se crée. Même s'il est vrai que celle d'un assassin a tendance à perdurer, les seuls témoins et personnes possibles de les discréditer étant vite fait envoyés dans le cimetière ou la dans la fosse commune la plus proche. Voire le fossé, en dernier recours.
    Eidren continua son discours. Fou ? La jeune femme avait sa propre opinion sur le sujet. Tous les hauts placés ont une grande part de folie en eux. Plus ou moins développée, certes, mais tous sont fous. Fous, corrompus, ambitieux... Voilà des caractéristiques quasiment obligatoires pour quelqu'un qui est influent. Alors quand on a basé toute sa vie, sa fortune, sa carrière, sur des assassinats, forcément, on est fou. Elle peut être lointaine, enterré sous des années d'une vie saine, mais elle est là, patiente, prête à bondir : les jeunes années des assassins ne doivent pas être les plus roses, et Aedis était prête à parier que n'importe quelle personne s'étant engagée dans cette voix devait rêver très souvent de ses premières victimes. Folie latente... La jeune femme en savait quelque chose, elle-même parfois hanté par les souvenirs des premiers cadavres qu'elle avait étalé : folie latente... D'ailleurs, la suite du discours du demi sembla confirmer les pensées de 'Di : arrogance, manipulation, esprit retors, force de persuasion... Un homme qui a des amis, et qui le sait. Un homme qui est un ami important aussi, et qui le sait de même.
    Si Aedis avait eu jusque là une sorte de sentiment d'amusement, ou plutôt d'évasion et d'aventure, toutes ses légères illusions s'en étaient allés. Ces quelques paroles-ci, bien plus que les fantoches avertissements d'un Eidren encore alité, avaient fait poser le pied sur terre à la jeune femme : ça ne serait pas une partie de plaisir. Sang, mort, sang, douleur, mort, sang... Voilà ce qui les attendait.
    ...
    ...
    ...
    Ouah ! Ça fait très mélo, tout ça ! Sortez les violons, et les criquets, on a besoin d'une ambiance de film d'horreur, ou de film gore, un truc qui fasse marrer les sadiques, et pleurer les petites natures ! Non, mais vous croyez vraiment qu'Aedis allait tout prendre ça comme elle le devrait. Bien sûr qu'elle avait compris que ça n'allait pas être un combat contre un pantin ou un épouvantail pourvu d'une lame ! Mais de là à devenir complétement sérieuse et se dire qu'elle allait y passer, ça, c'était beaucoup dire. Sans pour autant hausser les épaules, elle finit par regarder son compagnon de route, une lueur sérieuse dans les yeux, mais n'en pensant pas moins. Ce dernier reprit, enchaînant sur un sujet qui intéressa tout de même plus la blondinette : ses capacités au combat. Une lame d'assassinat, normal pour un assassin, et une arbalète à barillet. Regardant sa propre arbalète, la jeune femme renifla. Par rapport à ça, son arbalète, avec ses deux coups manuels et ses deux longues minutes de rechargement, c'était un truc de petit joueur. Heureusement, son principal atout, à la demoiselle, c'était son épée. Une bonne grande lame, un peu plus large et courte qu'une épée à une main classique, mais avec un pommeau plus long : une épée bâtarde classique, mais efficace. Particulièrement bien affutée, tranchante à souhait, et parfaitement propre. Bien entretenue, en somme.
    Regardant à nouveau Eidren, elle prit la parole à son tour :


    - D'après le portrait que vous venez de m'en faire, abattre Seyrin Orios ne va pas être une partie de plaisir... Surtout s'il a tellement de cordes à son arc, et qu'il serait préférable de démanteler un minimum la guilde avant...

    Captain Obviouuus ! Blague à part, elle savait que ça paraissait évident, mais préférait tout mettre à plat. Question de principe. Tout de même, si ce portrait paraissait réaliste, il n'en semblait pas moins un tantinet admirateur. C'était compréhensible, et la jeune femme eut, l'espace de quelques instants, un sourire narquois aux lèvres. Et plutôt que de retomber dans la monotonie de leur silencieux voyage, elle continua sur sa lancée, posant une autre question :

    - Quand nous serons arrivé, y a-t-il déjà quelque chose de prévu ? Un contact à aller voir, ou tout autre chose utile.. ?

    Ce serait tout de même intéressant s'ils avaient tout de même une piste de départ. Quoique ça serait tout aussi intéressant de débuter sans rien.
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 27 Mar 2011 - 11:54

- Un plan…songeait Eidren à haute voix, oui, on peut dire ça comme ça. Un de mes indics se trouve à Scylla, il devrait pouvoir me renseigner sur les agissements de Dasfan. J’aurai aimé pouvoir me rapprocher de lui pour infiltrer son réseau et par conséquent le détruire de l’intérieur, mais j’avoue qu’en ce qui concerne ce noble j’ignore à quelle genre de personnes nous aurons réellement à faire. Pour le moment, il m’apparaît seulement comme un opportuniste ambitieux.
Autrement, nous pouvons agir de manière bien moins subtile : un assassinat pur et simple. Mais je doute que cela soit toléré dans le manuel du futur chevalier…. Et vous, avez-vous des idées ? Même si vous vous êtes proposé de m’accompagner, vous avez évidement le droit d’exprimer votre avis, ne me laissez pas seul juge !



Tout en parlant à Théofried, le sang mêlé s’aperçut que Scylla était désormais en vue : le duo se trouvait sur un léger plateau qui leur offrait une bonne vue de la partie nord-ouest du comté. Au fur et à mesure de leur descente, le vent chaud et sec caractéristique de la région s’intensifiait. Le relief très peu prononcé leur permettait de progresser rapidement. Au loin, on pouvait distinguer les premiers hameaux : tous semblaient s’être disposés au plus près des sources d’eau afin d’en faire profiter au maximum leurs cultures. Ces dernières s’étendait sur de nombreux hectares et arboraient pour le moment les teintes brunes de l’automne.


- Faisons une halte au premier village histoire de nous « remettre » du voyage…si vous le voulez bien.




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Aedis Galace
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mar 29 Mar 2011 - 19:15

    Écoutant la longue tirade du jeune homme avec attention, Aedis sourit à l'allusion. Une fois que la voix d'Eidren se fut tue, elle prit la parole :

    - Le manuel du futur chevalier ne fait pas loi. Dans un véritable combat, j'avoue que je me soucis peu de savoir si telle ou telle botte est tolérée, ou si mon croc-en-jambe est bel et bien règlementaire. Par contre, pour ce qui est de l'assassinat... J'ai cru comprendre que vous préfèreriez faire un peu traîner les choses...

    Elle pouvait parfaitement comprendre pourquoi. Voir souffrir l'homme qu'on hait, le voir se désespérer de son empire qui se détruit progressivement, le voir essayer de sauver les meubles à tout prix. Parfois, Aedis se surprenait à penser aux traitements qu'elle infligerait à ceux qui avaient commandités le meurtre de sa mère et de son beau-père ; des longues heures qu'elle passerait à les voir souffrir, leur susurrer à l'oreille la raison de cette torture. De voir dans leurs yeux implorants la peur, la panique ; d'entendre leur voix misérable la supplier de les épargner, crier qu'ils regrettaient ; de sentir l'odeur de sueur rance s'élever de leur corps meurtri... Mais ce n'était que rêverie, elle en savait trop peu pour l'instant.

    Regardant le demi-elfe, puis le hameau qu'il lui pointait du doigt, elle acquiesça. Les chevaux avaient fourni un bel effort, et ils avaient parlé beaucoup plus que la jeune femme ne l'avait imaginé : le soleil, épuisé par son trajet automnale, soufflait de ses chaudes lueurs rougeâtres du crépuscule naissant. Il n'avait plus que quelques petites heures à vivre, avant de s'endormir dans les profondeurs de la terre, se reposant jusqu'au lendemain... Ils s'engagèrent sur une pente, en bas de laquelle se trouvait le hameau susnommé, qu'ils ne tardèrent pas à atteindre. Les gens, sans être franchement accueillants, ne sortaient pas non les fourches à leur approche. On voyait seulement quelque regards curieux, et entendait quelques murmures suspicieux. Pieds-de-nez irréfléchi à cette société recluse, Aedis mit ses cheveux derrière ses oreilles. Si, de loin, sa silhouette prêtait à confusion, là, c'était clair : elle n'était pas totalement humaine. Regain de chuchotis. Bon, niveau discrétion, c'était pas ça, mais la jeune femme n'avait pas pu s'en empêcher.

    Tout à coup, elle décida qu'il ne fallait pas anantéursucididermipoliser, et que ce manque de discrétion pouvait attirer plus de mauvais que de bon. Trop tard pour regretter, elle se tourna vers Eidren, auquel elle chuchota :


    - Vous croyez que nous devrions changer de nom... Au moins pour quelque temps ?

    Juste histoire d'éviter les antirotondogyrateurs... Et puis, pour la jeune femme, ça n'aurait pas été la première fois, elle le faisait même en permanence. Il fallait croire qu'elle était une fervente adepte de l'apaléopithécoaneucéphalodidactisme...


[Hj : je tiens à m'excuser, et m'expliquer sur ce post plus ou moins étrange. Ou non, en fait, ça ne s'explique pas, je vais juste traduire : anantéursucididermipoliser = vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ; antirotondogyrateurs = empêcheurs de tourner en rond ; apaléopithécoaneucéphalodidactisme = doctrine selon laquelle on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. Encore désolée]
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mar 5 Avr 2011 - 19:09

Changer de nom ? Hmm pourquoi pas se dit Eidren. D’ordinaire il n’avait pas besoin d’opérer ainsi tant sa venue dans une ville passait inaperçue. Toutefois, la suggestion de Théofried était légitime : leur « mission » pouvait prendre un certains temps, en particulier si Dasfan prenait autant de précautions qu’Orios. Ceci dit, le demi elfe avait plus d’un tour dans son sac et qu’importe la méfiance du noble et la paranoïa de l’assassin, Eidren n’avait aucun doute sur l’issue de cette histoire…Du moins, il ne laisserait rien n’y personne le faire dévier de la voie qu’il avait tracé.

- Soit, trouvons nous de nouveaux noms, répondit le sang mêlé, et tant qu’à faire trouvons une p’tite histoire à raconter aux éventuels curieux.


Eidren se racla la gorge pour s’éclaircir la voix puis commença :

- Je me nomme Friedrick d’Eltaïr, originaire de Diantra j’ai eu une vie plutôt aisée, entouré de mes seuls parents. Je suis fils de nobles malgré mon sang mêlé : mon père possède l’une des plus prestigieuses boutiques de textile de Diantra, quand à ma mère, elle était ménestrelle itinérante avant de rencontrer mon père. C’est elle qui m’a fait découvrir les arts en particulier celui de l’écriture. Faute de réelle inspiration et désireux de m’abreuver de la liberté soufflée par les vents du voyage, je prends mon envol et décide de parcourir le monde. Passer à Scylla était pour moi une occasion de m’imprégner des légendes côtières pour ainsi faire fleurir mon imaginaire…(Eidren passa sa main dans ses cheveux et lança un regard enjôleur à Théofried) Convaincant ?


Le demi elfe faisait rarement de l’humour : il décryptait les personnes dès leur première conversations puis se fermait à toute tentative extérieure visant à renforcer une possible amitié. Il percevait cette dernière comme une véritable faiblesse et répugnait à être vulnérable. Ne dépendre de personne, voilà ce qui lui permettait d’être efficace…et toujours en vie. Toutefois, la situation actuelle prenait à contre-pied tout les principes qu’il s’était fixé, ce qui n’était pas sans lui déplaire : partagé entre rester strictement « professionnel » envers Théofried ou au contraire s’ouvrir à lui et accepter la main qu’il semblait lui tendre… ? Le jeune demi elfe lui était d’agréable compagnie et était entouré d’un voile de mystère qui attisait la curiosité d’Eidren.
Enfin, il avait beau revenir sur les paroles de Théofried, rien de « transcendant » ne le mettait sur une éventuelle piste. Le voleur décida donc une fois de plus de museler sa curiosité et de se concentrer sur l’instant présent.





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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Jeu 7 Avr 2011 - 6:32

    Aedis hocha la tête aux mots de son compagnon : en plus d'un nom, inventer une nouvelle histoire correspondant à leur nouveau nom leur donnait plus de crédibilité. Réflechissant à ce qu'elle pouvait bien inventer en écoutant distraitement le demi, elle tourna la tête pour le féliciter de son imagination et de sa rapidité, quand son coeur rata un battement. Se ressaisissant en espèrant n'avoir pas rougit, elle sourit à son tour, mais de manière plus neutre, et prit la parole :

    - Et bien, si vous regardezez ainsi aux demoiselles du village, je peux vous assurer qu'on ne vous posera plus de questions... Blague à part, c'est crédible oui, et très interessant. Vous m'intriguez, Friedrick d’Eltaïr...

    Inspirant profondement, elle se demandait quoi inventer d'intéressant et de convaincant, et essaya quelque chose d'un peu différent que ce qu'elle choississait parfois comme rôle. Après tout, là elle n'était plus seule, et il fallait qu'elle prenne en compte et l'avis, et la présence en temps que telle d'Eidren/Friedrick. Elle reprit doucement :

    - Quant à moi, je suis Elendaën Fanië. Je ne connais pas mon père humain, et ma mère et moi sommes marchands. Je l'ai quittée il y a quelques temps, et j'ai pris gout à la liberté, ainsi qu'aux arts du combat, d'où l'épée. Toi et moi nous sommes rencontrés par hasard, et nous avons décidé de faire route ensemble, après que nous ayons partagé un feu de camp...

    Elle doutait qu'une histoire si succinte résiste à un interrogatoire un peu poussé, mais c'était suffisant, à son sens, pour mettre en place quelques bases. Elle inventerait sur le tas, par la suite, si les circonstances le voulait. En espérant de faire ni anachronismes, ni contradictions. Peut-être que ce jeu identitaire n'en valait pas la chandelle, mais peut-être aussi que ça leur sauverait la vie. Bon, pour l'instant, elle aurait aimé pouvoir soulager un peu Loki, mais surtout ses jambes endolories. On a beau être une cavalière émérite et habituée, la selle n'est pas toujours le siège le plus agréable dont on puisse rêver...
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Ven 8 Avr 2011 - 15:17

- Et bien, si vous regardez ainsi aux demoiselles du village, je peux vous assurer qu'on ne vous posera plus de questions... Blague à part, c'est crédible oui, et très interessant. Vous m'intriguez, Friedrick d’Eltaïr...


Eidren lui répondit d’un sourire amical, non sans noter l’étrangeté des derniers mots de Théofried. Aussitôt, il se senti assailli par une vague de raisonnements tous aussi improbables les uns que les autres. Stoooop ! se sermonna-t-il, bon sang ça va pas recommencer…
C’était à croire que son esprit d’investigateur virait à la paranoïa. Le demi elfe ferma un instant les yeux, se vidant de tous ses doutes et faillit sursauter lorsque Théofried prit à son tour la parole.

- Quant à moi, je suis Elendaën Fanië. Je ne connais pas mon père humain, et ma mère et moi sommes marchands. Je l'ai quittée il y a quelques temps, et j'ai pris gout à la liberté, ainsi qu'aux arts du combat, d'où l'épée. Toi et moi nous sommes rencontrés par hasard, et nous avons décidé de faire route ensemble, après que nous ayons partagé un feu de camp...

- Hmm…D’accord, ça me semble plutôt bien, avoua-t-il distraitement.


Ils continuèrent en silence leur chevauchée et parvinrent à un petit hameau du nom poétique de Boulgourville. Leur halte fut brève mais bienfaisante : leurs montures purent enfin se désaltérer et se remettre de leur long voyage.
Peu de temps après, Théofried et Eidren reprirent leur route en direction de Pharembourg, l’une des trois principales cités du comté de Scylla. Ils avaient suivit la Glièvre, tout au long de leur trajet et l’avaient délaissé quelques kilomètres avant son embouchure.

Alors que le soleil déclinait à l’horizon, le duo passa lentement par les portes d’entrée de la ville et furent directement interpellé par des gardes.

- Halte là !
lança l’un deux.

Eidren stoppa sa monture et Théofried l’imita. Le garde en question s’approcha d’eux d’une démarche sûre, le buste en avant, révêtant fièrement les armoiries jaune et bleu de Scylla. Il tenait dans ses mains un parchemin ressemblant fort à un avis de recherche

- Veuillez descendre de votre monture, leur intima sévèrement le militaire, qui êtes vous ?

A en croire le ton sans appel du veilleur, tout n’était pas au mieux à Pharembourg.

- Eh bien,
souffla Eidren à Théofried, moi qui m’attendais à un accueil un brin plus courtois…

Le demi elfe descendit lentement du dos d’Oraan et se posta en face du garde, le dominant de toute sa hauteur.et l’obligeant par la même occasion à lever la tête pour le regarder dans les yeux.

- Excusez nous. Je me nomme Friedrick d’Eltaïr, romancier de Diantra.



Le sang mêlé se tourna alors en direction de Théofried, l’invitant du regard à se présenter.



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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Lun 11 Avr 2011 - 13:20

    Aedis sursauta en entendant un garde les interpeller. Elle ne s'y était pas du tout attendue, et espérait que ce n'était rien de grave. Imaginant les scenarii les plus improbables, elle se força à sa calmer, inspirant profondément, mais discrètement. Quand il leur intima de descendre de leurs montures, Eidren se pencha vers la demi-elfe, faisant remarquer la chaleur de l'accueil. Acquiesçant, elle haussa les épaules avec un détachement feint : qu'est ce que ça pouvait bien être ? Ils avaient pris une journée à se requinquer, journée qui allait peut-être leur porter préjudice. Un cavalier léger avait pu partir, et si Orios était influent. Elle déglutit, et descendit de sa monture quelques micro-secondes à peine après Eidren. Elle regarda ce dernier regarder le garde d'en haut, riant un peu sous cape, peut-être nerveuse. Il se présenta, et se tourna vers elle, l'invitant à se présenter. Un peu agacée par ce manque de confiance, elle se présenta à son tour :


    - Elendaën Fanië, ancien marchand et voyageur...


    Elle espérait que rien de fâcheux n'arriverait : si jamais c'était pour ça... Se battre contre tous les gardes de la garnison présent dans le coin relever un peu de l'inconscience, peut-être du suicide. Bon, mais qu'est ce qui lui disait que c'était ça ? Après tous, ce n'était sans doute pas le seul meurtre qui avait eu lieu, et beaucoup de bandits devaient traîner dans le coin. Oui, mais on attend pas les bandits à l'entrée des villes. Certes, mais s'ils se présentent, au cas-où ? Et si...
    Secouant la tête, Aedis regarda en direction du garde, attendant la sentence. Même si elle était nerveuse, elle semblait assez calme, faisant un effort sur ses nerfs : quelqu'un de stressé est forcément coupable de quelque chose non ? Le garde, quant à lui, semblait les regarder avec insistance, puis haussa les épaules. Renroulant le parchemin, il haussa les épaules :



    - Bah... Je n'irais pas dire que monsieur d'Eltaïr n'a pas un petit air de ressemblance, mais on ne tue pas tellement de gardes quand on est un freluquet pareil.
    - Excusez-moi... Vous cherchez quelqu'un ?
    - Un bandit, assez fort à ce qu'on dit...



    Heureusement, personne n'était au courant pour sa petite intervention. Pour l'instant en tout cas : peut-être que l'aubergiste, voyant des avis de recherche, avait vendu la mèche ? Et puis, de toute façon, ils n'étaient même pas sûr que c'était eux que l'avis de recherche ciblait. Il y avait bien d'autres personnes capables de tuer des gardes, surtout que le monde est vaste. Hochant la tête et remerciant le garde, Aedis et Eidren remontèrent sur les chevaux, et entrèrent dans la ville. Animée, bruyante, et forcément puante, un mélange de joie et de mélancolie régnait...
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Lun 11 Avr 2011 - 19:44

-Romancier, hein ? Vous m’en direz tant…

Il déroula un parchemin juste sous le nez du voleur. Eidren le regarda d’un air interrogateur.

-Euh….vous faites quoi là ?

Sans répondre, le garde regarda le demi elfe puis revint à son parchemin.
Aïe ! Un avis de recherche on dirait. Décidément, la nouvelle du vol en Ysari s’était vite répandue. Eidren prit un air lassé mais prit son mal en patience.
Le soldat qui s’occupait de Théofried déclara alors :

-Bah... Je n'irais pas dire que monsieur d'Eltaïr n'a pas un petit air de ressemblance, mais on ne tue pas tellement de gardes quand on est un freluquet pareil.

-Tu as sans doute raison Reg, répondit le premier garde en rangeant l’avis de recherche.

D’un geste nonchalant, le garde sorti de sa sacoche un petit calepin et une plume qu’il tendit à Eidren. De son côté, Théofried subit le même examen.

-Tenez, marquez ici votre nom, prénom, profession et la durée pendant laquelle vous comptez rester.

Surpris par cette démarche, le demi elfe questionna le garde tout en obtempérant :

-Que se passe-t-il ? J’ignorais que Pharembourg était aussi méfiante vis-à-vis des voyageurs.


-Simple précaution, expliqua-t-il. Depuis bientôt deux mois, les brigands sont légions sur nos routes de campagne et attaquent la majorité des caravanes qui viennent nous réapprovisionner. Le capitaine de la garnison locale a décrété que tout étrangers devaient être répertorié lors de sa venue.

-Vraiment ? s’étonna faussement le sang mêlé en rendant le calepin. Vous pensez que des voyageurs pourraient être à l’origine de ses attaques ?


Le soldat jeta un regard suspicieux à son interlocuteur et se frotta nerveusement sa barbe de trois jours.

-Vaut mieux prévenir que guérir, étranger, c’est ainsi que Dame Dasfan a dit.

Le demi elfe haussa les sourcils et au moment ou il ouvrit la bouche pour répliquer, le militaire l’interrompit :

-Tu poses beaucoup de questions…trop dirait certain.

-Veuillez m’excuser, je ne pensais pas à tort et souhaite seulement savoir comment Pharembourg en est arrivée là. A vrai dire on m’a beaucoup parlé de votre ville généralement en bien et je m’étonne de la trouver dans une telle situation.
(le sang mêlé fit mine d’hésiter)…Si mes questions vous agacent, je vous prie de m’excuser et ne vous importunerai plus.

Le visage du garde se détendit lentement. Il regarda discrètement autour de lui puis se tourna à nouveau vers le demi elfe.

-Y a pas de mal, tout ce que je peux faire pour vous, c’est vous conseiller d’aller jeter un coup d’œil du côté de l’auberge de La Perle. Là-bas, vous aurez tous les renseignements que vous désirez.

Le demi elfe remercia le garde qui lui adressa un sourire mi figue mi raisin. Il n’aurait su dire si on l’envoyait là-bas pour se débarrasser de lui ou pour lui rendre service.
Eidren prit les rênes d’Oraan et se tourna vers Théofried qui semblait déjà en avoir fini depuis un moment avec le garde.

-Excusez mon retard, j’ai un peu discuté avec le garde et il semblerait que nous ayons une première piste.

Ils avancèrent lentement à travers Pharembourg. Les gens croisés dans les rues se faisaient de moins en moins présents au fur et à mesure que la lumière du jour déclinait. Après avoir questionné un passant quant à la ruelle à prendre pour joindre La Perle, Théofried et lui arrivèrent enfin à la fameuse auberge. Cette dernière semblait coincée entre deux autres imposants bâtiments à l’allure lugubre. Si l’accueil à l’entrée de la ville manquait de chaleur, cette zone ci avait presque l’air d’en être complètement dépourvue. La ruelle peu éclairée dissimulait la véritable « nature » de La Perle. Cette dernière était en réalité une luxueuse villa de deux étages. En s’approchant, le demi elfe put distinguer les épais rideaux couleur pourpre qui masquaient l’intérieur de l’auberge.

-Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, dit-il en souriant à Théofried.

Lorsqu’ils arrivèrent sur le seuil, la porte principale s’ouvrit lentement, laissant place à un jeune garçon au visage constellé de tâches de rousseur. Il était impeccablement vêtu et fit une courte révérence aux deux voyageurs.

-Bonsoir messires, vous souhaitez passer la nuit à La Perle ?

-En effet, répondit Eidren

Sur ces mots, l’apprenti valait s’approcha des deux montures et saisit leurs rênes :

-Vous permettez ?

Laissant Oraan et Loki (c’est bien son nom ?xD) aux soins du garçonnet, Théofried et Eidren pénêtrèrent dans la fameuse auberge.

La beauté de la pièce était à couper le souffle : la couleur dominante était un rouge intense et habillait la majeur partie du mobilier sous forme de napperons ou de coussins brodés. La pièce d’accueil était une véritable salle de réception : d’immenses tables en bois sculpté avaient été disposées ça et là en vue d’un éventuel banquet. Aux murs étaient accrochés des tableaux de maîtres mis en valeur par des cadres argentés.
La réceptionniste, une dame âgée d’une quarantaine d’années, leur lança un sourire charmeur.

-Bonsoir et bienvenue à La Perle. Que puis-je pour vous ?

Elle tortillait nerveusement une de ses mèches noires en dévorant Théofried du regard. Eidren la tira brusquement de sa rêverie :

-Une chambre pour deux (les yeux de la réceptionniste passèrent d’Eidren à Théofried)…avec lits séparés, corrigea le voleur. Nous comptons rester une bonne semaine.

La femme ne se fit pas prier : elle se leva et tendit une clef à Théofried.

-Premier étage, chambre 12. Désirez-vous souper ce soir ? Le repas sera prêt d’une minute à l’autre et peut être amené directement dans votre chambre.

-Qu’en pensez vous ? demanda Eidren à Théofried

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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Jeu 14 Avr 2011 - 6:54

    Ecoutant à mi-voix la conversation qu'avait Eidren avec l'autre garde, Aedis comprit qu'il ny avait pas deproblème, que ses suppositions étaient infondées : effectivement, ils n'étaient pas les seules personnes recherchées (même si ça devait être surtout Eidren, ils n'avaient sûrement pas connaissance de son existence à elle), et la nouvelle n'était pas encore parvenue jusqu'à Scylla.
    Ils entrèrent dans la ville, et cherchèrent leur chemin en demandant aux passants la direction pour "La Perle". Les réactions des gens semblaient mitigées en entendant ce nom : envie, crainte, étonnement parfois. Quand il aperçurent enfin le bâtiment, coincé dans une ruelle sombre et lugubre, sans plus mal famée que d'autres quartiers où ils étaient passés, la jeune demi fut surprise. Elle s'était attendu à tout autre chose. Ce n'est qu'en arrivant à la hauteur de l'auberge qu'elle s'aperçut de sa méprise. Effectivement, ce n'était pas comme ce qu'elle attendait. C'était même beaucoup plus classe. Tentures pourpres aux fenêtres, bois précieux, lumières réconfortantes provenant de l'intérieur, cet endroit respirait un certain luxe que tous ne devaient pas pour se payer. Eidren se fit la même réflexion, et Aedis ne put qu'acquiescer, les yeux encore ouverts d'étonnement. Un gamin, une fois qu'ils arrivèrent près du seuil, se présenta à eux, leur demandant s'ils souhaitaient rester. Une fois répondu à l'affirmative, le rouquin prit Oran et Loki (oui, c'est ça, même si ce n'est qu'un court surnom), et les mena dans l'écurie qui se profilaient à l'arrière de La Perle. Ils entrèrent, et Aedis fut frappée par la décoration : partout des napperons, des coussins, des dentelles pourpres, agrementées de dorures et de lisérés argentés. Ca aurait pu être kitsch ou trop clinquant, mais c'était agencé de telle sorte que ça passait très bien. Les yeux étaient plus éblouis que brûlés, en somme.
    Une réceptionniste les aborda. Plus petite que les deux demis, elle avait tout de même une taille respectable, réhaussée par son opulente poitrine cachée par ses vêtements plutôt sobres, qui cachaient en disant tout. De longs cheveux noirs encadraient son visage anguleux, coiffés en chignon lâche, qui laissait pendre sa chevelure un tout petit peu plus bas que ses épaules. De longs cils noirs réhaussaient ses yeux brillants et sombres, couleur corbeau. Après leur avoir souhaité la bienvenue, elle regarda Aedis/Théofried avec un regard qui en disait loin. La jeune femme, même si ce genre de chose n'arrivait pas tous les jours, avait déjà eu ce genre de problèmes, et malheureusement pas toujours avec des femmes d'âge déjà conséquent.
    Eidren la coupa, et lui demanda une chambre, en précisant bien que les lits devaient être séparés. Au vu du regard de l'a réceptionniste, Aedis avait voulu le spécifier, mais avait été doublée. Bah, le résultat était le même. Elle leur demanda ensuite s'ils voulaient manger ici, le repas étant monté dans la chambre. Eidren se tourna vers Aedis lui demandant son avis. Question an e jamais poser à Aedis, qui avait un petit faible pour la bonne nourriture, et au vu de l'établissement...


    - Et bien, pourquoi pas ? Au moins, nous n'aurons pas à chercher un endroit où manger ce soir! Si ça vous fait trop de travail, on peut aussi le chercher...

    Elle acquiesça, mais dit que ça ne la gênait pas, et les deux demis montèrent dans la chambre qui leur avait été assignée. Spacieuse, aérée, elle n'était pas dans des tons chauds comme la salle du bas, mais dans des couleurs plus froides : blanc, bleu pâle, quelques liserés argentés pour souligner la douceur du lieu. Balançant son sac dans un coin de la pièce, elle s'étira en soupirant, puis se tourna vers Eidren :

    - Je suppose qu'on devrait attendre qu'on vienne nous porter notre repas pour commencer à tirer les vers du nez de cette... Demoiselle...

    Un sourire aux lèvres en pensant à la scène qui venait de se passer, elle posa le fourreau de son épée sur la table, vérifiant que l'épée glissait encore correctement.
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Lun 18 Avr 2011 - 22:27

- Et bien, pourquoi pas ? Au moins, nous n'aurons pas à chercher un endroit où manger ce soir! Si ça vous fait trop de travail, on peut aussi le chercher...

Sur ces paroles, Eidren arbora un petit sourire amusé : son compagnon ne lésinait pas sur la politesse. Les regards en coin de la réceptionniste était peut-être à l’origine de cet élan de courtoisie…La matrone rassura le jeune demi elfe et sur ces mots, les deux voyageurs partirent en direction de leur chambre. Cette dernière était vaste et possédait un style nettement différent de celui de la salle d’accueil, toutefois, le goût du luxe était toujours aussi présent.
Le voleur posa sa besace sur un des lits et enleva sa cape de voyage.
- Je suppose qu'on devrait attendre qu'on vienne nous porter notre repas pour commencer à tirer les vers du nez de cette... Demoiselle...
-Je pense en effet que c’est la meilleure chose à faire. Toutefois, veillons à ne pas paraître trop curieux...N’y trop…violent, ajouta Eidren en voyant Théofried manipuler son épée. - Enfin, au vu des regards langoureux qu’elle vous lance, je pense qu’elle sera toute ouïe et peu méfiante à votre égard.

La Perle…un lieu des plus intriguant songeait Eidren. L’éclat de la décoration était telle qu’elle le mettait presque mal à l’aise : il jeta un rapide coup d’œil dans un des nombreux miroirs qui ornaient les murs pour y contempler son reflet. Un individu arborait une expression de neutralité presque déconcertante lui faisait face. Ses cheveux bruns désordonnés auxquels s’ajoutaient un visage salit par la poussière du voyage lui donnait une mine maladive. Eidren repéra alors, dans un coin de la chambre un baquet rempli d’eau cristalline, il ne put s’empêcher de repenser à Natessa, son mentor. Cette dernière ne manquait pas de le punir lorsqu’il apparaissait à elle de manière si peu…présentable. Un brin de toilette te fera le plus grand bien, songea-t-il.
-Si vous voulez bien m’excuser, dit Eidren à l’attention de Théofried, je vais me « refaire » une beauté si j’ose dire prenez vous aises pendant ce temps.

Le demi elfe tira le rideau et se déshabilla. Il entra alors dans l’eau et ne put s’empêcher de frissonner. La faible température de son bain l’incita à ne pas traîner : cinq minutes plus tard, il ressorti du baquet propre et dégoulinant. Il se sécha sommairement puis noua la serviette autour de sa taille. Passant la tête d’un côté du rideau, le voleur interpella Théofried :
-Désolé de vous déranger, mais pourriez vous m’apporter mon sac qui est sur le lit ? Mes vêtements propres sont à l’intérieurs et étourdi comme je suis, j’ai oublié de le prendre…


Une fois qu’il eut le fameux sac, il fouilla un instant à l’intérieur puis trouva enfin les vêtements propres et surtout plus adéquat -que sa tenue sale de voyageur- à un endroit aussi luxueux que La Perle. Il finit de boutonner sa chemise blanche immaculée devant le miroir et en profita pour redonner un peu d’ordre à ses cheveux.
Au moment où le demi elfe se retourna, on toqua à la porte. Cette dernière s’ouvrit quelques secondes après, avant même que Théofried ou Eidren n’aient donné la permission d’entrer.
Une jeune fille tremblotante d’une vingtaine d’années tout au plus s’avança timidement à l’intérieur de la chambre, portant un plateau garni de mets aux odeurs très engageantes.
- Bien le bonsoir messeigneurs, les salua-t-elle en déposant le fameux plateau sur la table.
-Bonsoir à vous.

La demoiselle baissa piteusement la tête et commença à tortiller nerveusement une de ses mèches blondes. Elle leva un instant la tête vers le demi elfe ouvrit la bouche comme pour lui demander quelque chose puis plongea son visage dans ses mains et éclata en sanglots. Interloqué par ce comportement pour le moins étrange, Eidren se baissa à son niveau.
- Je…euh, qui a-t-il ? demanda-t-il maladroitement.
L’etat de la jeune fille le laissait perplexe : il n’avait jamais vraiment été doué pour parler aux femmes et quand il s’agissait de les consoler, il se sentait directement atteint par la tristesse qu’elles ressentaient. Un « don » d’empathie aussi ridicule qu’inutile.

Quelques instants plus tard, la réceptionniste arriva. Elle avait troqué son sourire charmeur contre un visage irrité par une colère qui n’attendait qu’une seule chose : se déverser sur la première victime qui passerait.
- Hildyth ! Bon sang ! Tu pourrais faire un effort !
Hildyth sécha prestement ses larmes sans vraiment parvenir à en arrêter le flot.
- P…pardonnez moi Dame Leith, je…je ne peux pas…
- Espèce de bonne à rien ! File en cuisine maudite pucelle incompétente !!


Hildyth pleura de plus belle et s’enfuit dans les escaliers.
Dame Leith se tourna vers ses clients : elle avait retrouvé son sourire charmeur comme si l’altercation avec Hildyth n’avait jamais eu lieu.
- Bien, la chambre vous convient-elle ?
Encore surpris par la scène à laquelle il venait d’assister, Eidren ne réagit pas immédiatement à la question de la réceptionniste.
- Ah…oui, bien sûr.
La dispute ne le concernait en rien, mais sa curiosité l’implorait d’en apprendre plus sur cette fameuse Hildyth.
- La jeune femme que nous venons de voir…
- Ah, Hildyth, l’ interrompit Dame Leith. C’est une nouvelle, arrivée à La Perle il y a peu. Ne vous inquiétez pas, je vous trouverais une autre ravissante fleur, sauf si bien sûr vous voulez passer la nuit seul.Et puis c’est inclu dans le prix de la chambre, donc autant en profiter.
Voilà qui était clair. Les craintes du voleur se voyaient confirmées, La Perle était loin d’être une « simple » auberge pour riches ayant un trop plein de souverains en poche.
- Je pense qu’une nuit « calme » dans cette magnifique chambre sera suffisante, qu’en pensez vous Théofried ?
La demande paraissait assez déplacé vu les objectifs des deux voyageurs, seulement Eidren ignorait comment était vraiment son compagnon : il ne semblait pas être un « exemple » de débauche et de décadence certes, mais vu que la passe faisait partie du tarif…

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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 24 Juil 2011 - 17:23

    Aedis rit en entendant le commentaire d'Eidren. En déceignant son épée, elle avait juste voulu se mettre à l'aise, et n'avait aucune intention belliqueuse à l'encontre de la femme. C'était peut-être paradoxal, peut-être par son éducation ou peut-être à cause de l'entraînement qu'elle avait subi toute sa vie, mais elle n'aimait pas vraiment frapper les femmes, fussent-elles armées. Enfin, il y avait armées et armées. Entre une petite donzelle de trente kilos toute mouillée armée d'une dague et une montagne de muscles armée d'une hache à deux mains, il y avait une différence que la jeune demi n'ignorait pas, bien que ce soient parfois les faons les plus apeurés qui soient les plus dangereux. Parfois.
    Par contre, le fait qu'elle lui lance des regards langoureux. La jeune femme frissonna, essayant de trouver un stratagème pour se débarrasser de ce petit détail. Si jamais elle y allait trop brusquement, leur hôte risquait de se vexer, et de mettre en péril leur quête. Si au contraire elle laissait la femme aller plus loin, son secret risquait d'être découvert. Trouver un juste milieu allait faire partie de ses priorités ses prochains temps.
    Et puis, pourquoi ça tombait toujours sur elle ? Elle savait très bien que son androgénie passait pour un trait de sa race, et que c'était elle-même qui se faisait passer pour un homme. Pourtant, Eidren lui aussi avait ses charmes...
    Eidren qui se tourna justement vers elle, l'air soucieux. Elle fronça les sourcils, et comprit rapidement : sali par la poussière de la route, mal coiffé, il offrait une figure peu amène, celle d'un voyageur qui viendrait à peine de rentrer. Bon, c'était le cas, mais tout de même ! La jeune demi-elfe rougit : elle n'avait même pas pensé à ce léger détail, qui pourtant tranchait nettement avec le cadre de
    La Perle. Il tira le rideau, et Aedis put nettement entendre l'eau clapotant au contact du corps d'Eidren. Elle sourit, et s'avança vers un miroir, grimaça. Elle replaça quelques mèches de cheveux, effaça quelques gouttes de sueur sur son front... De quoi être présentable un minimum avant qu'elle ne prenne un bain elle aussi. A cette idée, elle déglutit. Un accident était si vite arrivé... Bah, elle n'y était pas encore.
    Elle eut à peine terminé de penser à cette future et hypothétique baignade que son compagnon l'interpella, le visage dépassant du rideau, lui demandant son sac. Elle se retourna et acquiesça. Prenant le sac, elle le tendit à Eidren, et put sentir à quel point l'eau était froide, grâce à des gouttes survivantes qui lui tombèrent sur sa main. Elle sourit, et retourna au centre de la pièce, s'allongeant sur un des lits en soupirant d'aise. Les matelas étaient aussi moelleux que ceux qu'elle avait connu étant jeune, et ça, ce n'était pas courant du tout. Elle allait bien dormir ici... Peut-être même un peu trop. Elle sortit une dague de sa botte, et défit fourreau qui était noué à l'intérieur (certes pas très confortable, mais tellement pratique !). Plaçant le tout sous l'oreiller, elle se retourna juste à temps pour voir les derniers mouvements d'un Eidren qui finissait de se coiffer. Regardant ses guenilles d'un air attristé, elle ne put retenir un léger sifflement. Elle ne s'était pas vraiment attendu à ça : le jeune homme était... pimpant. Gracieux, comme toutes les personnes ayant une ascendance elfique, mais aussi élégant. Elle allait faire un commentaire sur sa propre nécessité d'aller se laver (et en changeant l'eau, vu l'établissement, la tenancière pouvait se le permettre), quand quelqu'un toqua à la porte. C'était une jeune femme d'à peine vingt ans, qui aurait pu être jolie si elle n'avait pas eu l'air aussi apeuré. De longues boucles blondes lui ceignaient le visage, et ses yeux pers semblaient affolés. Elle avait dans ses mains un plateau copieusement garni, et Aedis finit par se dire que le bain pouvait attendre... Après tout, qui viendrait les déranger ?


    - Bonsoir...

    Elle semblait prête à dire quelque chose, mais fondit en larmes. Interloqué, Eidren se baissa, cherchant à la consoler, d'une manière aussi inefficace qu'attendrissante. Aedis allait se joindre à lui, quand leur hôtesse arriva en trombe, hurlant contre la demoiselle dans tous ses états. Celle-ci tenta de se reprendre, sans grand succès, et essaya de s'expliquer, ce que refusa Dame Leith. Ayant un sursaut d'empathie envers la pauvre Hildyth, Aedis tenta de dire quelque chose, mais se ravisa, craignant de ne faire qu'empirer la situation... Après tout, ça devait être motivé, non ? En tout cas, les insultes que proféraient la réceptionniste étaient pour le moins étranges... Certes à cet âge là, une grande majorité des femmes étaient mariées, mais si la jeune femme... Ou alors, était-ce à prendre au second degré ? La petite demoiselle s'enfuit par l'escalier, sans demander son reste.
    Et Dame Leith, comme si de rien n'était, se tourna vers les -ce qu'elle croyait être- les deux jeunes hommes. Son sourire qu'ils lui connaissaient à nouveau aux lèvres, elle leur demanda si la chambre leur convenait. Aedis, laissant d'abord le demi répondre, fronça les sourcils, et continua sur la lancée de celui-ci :


    - Oui, oui...

    Choisissant de ne pas faire trop de vagues, elle se promit de ne rien demander sur l'altercation qu'ils avaient vus. Eidren en décida autrement, laissant un début de phrase en suspend. L'hôtesse ne tarda pas à répondre : apparemment, Hildyth était arrivée il y a peu. Elle ajouta qu'elle leur trouverait une autre "ravissante fleur"... Qui apparemment était inclue dans le prix de la chambre. Aedis pâlit : trop occupée par le luxe apparent de l'établissement et de la chambre, elle ne s'était absolument pas rendue compte que c'était une maison close... Voilà qui compliquait encore un peu les choses...
    Écoutant la réponse de son compagnon, un peu angoissée à l'idée qu'il puisse répondre à l'affirmative, elle soupira intérieurement après qu'il eut dit le contraire. Il se tourna vers elle, cherchant son assentiment.


    - Je, euh... Non, c'est bon merci... Nous avons fait un long voyage, un peu de repos nous ferait du bien... Même plus qu'un peu.

    Elle eut un petit rire, et essaya de reprendre une couleur normale. Avait-elle été blanche tout au long de l'échange, ou avait-elle viré au rouge ? Elle ne savait pas trop...
    Secouant la tête, elle essaya de trouver quelque chose pour changer de sujet assez
    subtilement. Ce qui en soit était déjà quelque chose pour la jeune femme. Dame Leith la prit de cours :

    - Vous désirez quelque chose ?
    - Et bien... J'aimerais pouvoir me laver un peu...
    - Vous voulez changer l'eau ?


    A peine Aedis eut-elle acquiescer que Dame Leith s'approcha du baquet, et, la soulevant jusqu'à la fenêtre, la vida intégralement. La reposant, elle se tourna vers Aedis :

    - Bien. J'enverrais quelqu'un la chercher dès que je serais en bas... Il vous la remontera pleine et propre.
    - Merci beaucoup...


    Elle allait sortir de la pièce, quand la demi reprit :

    - Excusez-moi... Mais quand nous sommes entrés à Pharembourg, nous avons été arrêtés et contrôlés... Est-ce que vous savez pourquoi ? Les gardes étaient assez... évasifs...

    Yeah ! Vive l'entrée en la matière, subtile et délicate !
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Eidren Alderion
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 31 Juil 2011 - 22:41

Le voleur voyait mal son compagnon de voyage accepter la passe que lui proposait Dame Leith et il avait raison : le visage de Théofried devint subitement livide. Il bafouilla quelques mots, utilisant la fatigue du voyage comme excuse et eut un petit rire nerveux. Eidren eut un léger froncement de sourcils. Il pouvait facilement comprendre sa réaction, bien que généralement les hommes ne se faisaient pas prier quand l’occasion de se vider les bourses succomber au plaisir charnel se présentait, toutefois l’embarras de Théofried était différent et semblait dissimuler quelque chose de plus…subtil…ou compromettant, songea Eidren avec amusement. Après tout, peut être que Théofried est…un giton ou...une femme! Si c’est le cas, je veux bien croire en l’existence des lapins roses…
Un silence troublant s’installa, et pendant un instant le sang mêlé crut qu’il avait pensé à voix haute. Quel ne fut pas son soulagement lorsque Dame Leith reprit la parole…

-Vous désirez quelque chose ?
Théofried marqua un temps d’hésitation puis demanda de l’eau afin de pouvoir se laver à son tour. Après avoir vidé le baquet par la fenêtre, Dame Leith les prévint qu’elle enverrait quelqu’un pour le remonter une fois qu’il sera plein et propre.
Au moment où elle allait quitter la chambre, Théofried demanda :

- Excusez-moi... Mais quand nous sommes entrés à Pharembourg, nous avons été arrêtés et contrôlés... Est-ce que vous savez pourquoi ? Les gardes étaient assez... évasifs...
-Hmm...Ah oui, paraîtrait-il qu’un assassin rôde dans les environs. Il serait à l’origine d’une série de meurtres en Ysari, et selon les autorités, se dirigerait par ici. Comme vous devez le savoir, Dame Dasfan fait tout son possible pour maintenir l’économie de Pharembourg, sa disparition serait une catastrophe pour certains mais une aubaine pour d’autres, en particulier la petite noblesse locale…
Dame Dasfan ? Il s’agissait donc d’une femme alors que le carnet mentionnait un homme. Au final, cela ne changerait pas grand-chose, toutefois l’erreur méritait une petite explication. Le voleur nota ce détail dans un coin de son esprit, se promettant de l’élucider quand l’occasion se présentera.
-Vous craignez donc que les adversaires de Dame Dasfan ne fomente son assassinat ? demanda Eidren.
-Si elle venait à mourir, toute son organisation volerait en éclats et ils n’auraient plus qu’à se partager les restes...

Eidren remercia ensuit Dame Leith pour ces informations. La patronne fit une légère courbette puis tourna les talons.
L’attention du demi elfe se porta irrésistiblement vers le plateau couvert de mets qui trônait sur la table. Le fumet des cailles aux raisins était des plus envoûtants et inondait la salle. Suite à cette longue journée de chevauchée, ce festin était le bienvenu. Sans résister plus longtemps à l’attrait de la nourriture, Eidren passa à table invitant Théofried à faire de même.
Une des ses employées avait rappliqué une dizaine de minutes plus tard, portant péniblement le fameux baquet rempli d’eau chaude qu’elle était parvenue non sans mal à amener au fond de la pièce, là où Eidren s’était lavé.
Théofried était alors parti se baigner mais avait l’air de rester sur ses gardes, titillant une fois de plus la curiosité du voleur…

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Aedis Galace
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Lun 1 Aoû 2011 - 23:09

    La réponse de Dame Leith laissa Aedis perplexe. Finalement, est-ce que cette affaire avait un lien avec les évènements de la veille, ou non ? Les nouvelles peuvent vite voyager, certes, et c'était même tout à fait plausible. Et puis, une "série de meurtres" ? Bien que cette information soit donnée par les autorités de la ville, ça pouvait être quelque chose d'exagéré, volontairement ou non. Pour rendre vigilante la population, voire paranoïaque. Quelqu'un qui commet plusieurs meurtres de sang-froid reste plus à craindre qu'une personne ayant tué certes un certains nombres de gens, mais par légitime défense. Mais les hypothèses ne mèneraient à rien, ils leur suffiraient de faire une petite enquête. De toute façon, ils se devaient de rester discret, et poser des questions plus précises et curieuses pouvait tout compromettre. La jeune demi-elfe tenait vraiment à retrouver Orios, car c'était une piste, certes légère, qui l'intéressait. Dans l'état actuel des choses, elle pensait encore à sa propre quête. Pourtant, s'il s'avérait que le pendentif, la guilde et les récents évènements n'avaient aucun rapports, elle continuerait malgré tout avec Eidren...
    Ce dernier posa encore une question à la femme qui lui faisait face, et celle-ci répondit de manière laconique, comme si elle essayait d'éviter la question. Du moins, c'est ainsi que la demi le ressentit.
    Suivant l'exemple de son compagnon, Aedis remercia elle aussi Dame Leith pour ces quelques renseignements, et sourit une fois qu'elle eut le dos tourné : effectivement, elle semblait plutôt au courant des affaires des environs, et Aedis n'aurait même pas été surprise si quelqu'un lui avait dit qu'elle avait un solide réseau de commères à sa solde.
    Une fois partie, Eidren s'assit, commençant à piocher sur de la caille aux raisins, invitant Aedis à le rejoindre. Ce qu'elle s'empressa de faire, ravie de pouvoir se sustenter après une journée de voyage. Le repas fut vite terminé, et dans un relatif silence. A peine sa dernière bouchée avalée, Aedis vit une jeune femme porter un lourd baquet rempli d'eau chaude. Lançant un juron mental, la demi se leva d'un bond, prenant la relève. Avait-on idée ?! Il n'y avait donc pas d'hommes ici pour faire ce genre de travaux ? Certes, c'était une maison de passe, mais qui s'occupait donc du bois ? Et des lourds travaux ?
    Enfin... S'excusant auprès d'Eidren, et s'en voulant tout de même d'avoir de l'eau chaude, alors qu'il s'était lavé dans une eau glacée, elle décida d'aller se laver à son tour. Attrapant son sac, ayant retenu la leçon de son compagnon, elle remit le paravent en place, en faisant bien attention aussi à ne pas créer malencontreusement un jeu d'ombres chinoises. Bien qu'elle sente le regard intrigué d'Eidren sur elle, elle ne put s'empêcher d'être trop prudente. Elle posa son sac ouvert à côté du baquet, et, se déshabillant en quatrième vitesse, elle plongea rapidement dans l'eau, se détendant à peine. Pourtant, l'eau, d'une température plus qu'appréciable, était agréable ; et Aedis ferma les lieux de longues secondes. Attrapant dans son sac des feuilles de chêne qui trainaient dans une bourse, elle s'en frotta les cheveux, avant de les ranger, et de prendre un savon et de se nettoyer. Se levant, elle tenta d'attraper sa serviette, qu'elle avait malheureusement posé un peu trop loin. Se penchant en avant, dégoulinante, elle perdit l'équilibre, et malgré un battement de bras tout ce qu'il y a de plus règlementaire, elle trébucha sur le bord de l'étuve et s'étala dans un grand choc sourd.


    - Merde !

    Elle n'avait rien trouvé de plus spirituel, et de toute façon, elle était déjà ridicule. Et ça, ça veut devenir chevalier...


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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mar 2 Aoû 2011 - 18:48

Lorsqu’il eut mangé à sassiété, Eidren alla s’asseoir sur son lit, dos à Théofried. Il essayait de remettre un semblant d’ordre dans ses pensées afin d’élaborer la suite des évènements. L es informations fournies par la patronne, c’est-à-dire la possible présence d’un assassin en ville, devaient avoir été transmises par la guilde de Seyrin. Après tout, la petite cité qu’était Pharembourg représentait des enjeux économiques non négligeables pour la région ; Orios savait que quelqu’un en avait après son organisation, si ce n’est sa propre vie. En ayant répandu la rumeur d’un assassinat imminent, il assurait à Dame Dasfan une protection légitime de la part des autorités et renforçait également l’image bienveillante de la noble…mais il mettait également Eidren face à un dilemme : continuer sa vengeance en se débarrassant de Dasfan…quitte à faire sombrer l’économie de la bourgade dans le « chaos » ? Pour le demi elfe, il n’était pas question d’abandonner et même s’il se résignait, Seyrin retrouverait sa trace pour le tuer…histoire d’être tranquille. Non, Eidren n’avait plus vraiment le choix désormais : pour Natessa, sa propre sécurité mais également pour sa fierté, il continuerait. Qu’importe que son nom soit entaché des morts d’innombrables personnes du moment qu’Orios faisait parti de la liste…
Soudain, un bruit d’éclaboussures retentit. Eidren se retourna instinctivement et vit le paravent se faire écraser sous le poids de son compagnon qui exprima son embarras d’une manière des plus poétiques. Surpris, Eidren se leva et s’avança pour s’enquérir de l’état de Théofried puis s’arrêta net. Il détailla un instant la jeune femme vautrée sur le sol et lui tourna prestement le dos. Ses joues s’empourprèrent, son cœur s’emballa.
-Je…euh…veuillez m’excuser, parvint-il à bafouiller.

Une…femme ?? Théofried était une femme ?! Une révélation à la fois incongrue mais désormais évidente. Toutes ces petites remarques hésitantes, cette nervosité…Comment diable ne m’en suis-je pas rendu compte plus tôt ?
Eidren risqua un autre rapide coup d’oeil derrière lui, espérant s’être trompé mais rougit de plus belle. Non, sa vision ne lui faisait pas défaut, Théofried, qui n’était assurément pas son vrai prénom, était bien une femme. Un peu garçon manqué, loin des clichés de beauté actuels mais possédant un certain charme…songea Eidren. Aussitôt, il regretta ses pensées, essayant de bloquer l’image de Théofried qui s’imposait dans son esprit. Contrairement à ce que pourrait penser les mauvaises langues (et heureusement pour lui quand même u_u), notre intrépide voleur au grand cœur s’était déjà retrouvé en galante compagnie, mais il fallait bien avouer que la situation présente procurait chez lui un réel malaise. Un malaise dans lequel un tourbillon d’émotions contradictoires se mêlaient : peur, joie, frustration, honte et…espoir ?

Eidren se tapa le front.

Ri-di-cu-le.



Dernière édition par Eidren Alderion le Jeu 8 Sep 2011 - 8:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mer 3 Aoû 2011 - 12:46

Aedis, sans vraiment faire attention, tenta de se relever. Mais quand elle posa les mains sur le sol, elle remarqua avec effarement qu'elle était tombé sur le paravent, et l'avait entrainé dans sa chute. Ce qu'apparemment avait remarqué...

- Eidren !

Elle releva la tête, elle vit le jeune homme s'excuser en bafouillant rougir et se retourner. La peau d'Aedis prit plus ou moins la même teinte, et elle hésita entre deux comportements qui se valaient à peu près. Soit elle remettait tout en place, se rhabillait et allait s'expliquer avec son compagnon, soit elle assurait une défense un peu moins réfléchie, mais plus impressionnante aussi.
Elle se releva, et d'un bond, attrapa le poignard qui était posé au-dessus de la pile de linge dans son sac. Sautant sur Eidren qui était retourné, elle le plaqua sur le lit, sa jambe sur le dos de celui-ci, la main sur son épaule, et poignard contre la joue. Oui, décidément, ce petit accident avait changé bien des choses. Ce n'était pas exactement comme ça qu'elle avait imaginé les évènements. Elle grogna, préférant préciser les choses dès ce moment :


- Il me semble que vous êtes la première personne depuis dix-sept ans qui apprenait la vérité... Et la dernière personne qui le savait est morte il y sept ans. Si jamais quoique ce soit s'ébruite, je saurais vous retrouver, compris ?

Se radoucissant, elle enleva la lame du cou d'Eidren, et recula. Replaçant le paravent, elle se sécha et s'habilla. S'asseyant en face du demi, elle soupira :

- Bien. Je crois que je vous dois quelques explications, mais avant toute chose, je préfère vous demander si vous préférez faire chemin seul à présent.

Elle maintiendrait certes son rôle -et elle était à ce moment là aussi masculine qu'elle l'était pendant le voyage-, mais c'était à Eidren de choisir.

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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mer 3 Aoû 2011 - 15:48

Dos à Théofried, Eidren n’eut pas le temps de régir : la jeune femme ramassa son poignard et bondit sur le voleur qui se retrouva plaqué sur le lit. Il réussit à tourner la tête en direction de son agresseur. Plus que la lame qui frôlait son visage, c’était leur position qui troublait le réellement.
Reprenant sa contenance et sa masculinité, Théofried prit la parole :


- Il me semble que vous êtes la première personne depuis dix-sept ans qui apprenait la vérité... Et la dernière personne qui le savait est morte il y sept ans. Si jamais quoique ce soit s'ébruite, je saurais vous retrouver, compris ?

Le renversement de situation avait eut l’effet d’une douche froide sur Eidren qui ne tarda pas à se ressaisir.

-Merci de l’avertissement parvint-il à articuler le visage écrasé contre le sommier. Je pense que je m’en souviendrai.

Théofried se détendit et recula. Après avoir redressé le paravent, il alla se sécher (en utilisant cette fois une serviette plutôt que les vêtements du sang mêlé) puis s’habilla. Profitant de se moment de répit, Eidren se leva et prit sa dague qu’il attacha discrètement à sa ceinture. Il laissa l’arme en évidence en guise d’avertissement : sa manœuvre avait fonctionnée la première fois, mais si elle tentait de la réitérer…
Au fond de lui, il avait honte de s’être fait si facilement maîtrisé. La sympathique compagnie de Théofried lui avait fait baisser sa garde, s’exposant inutilement et oubliant l’un de ses principes. Ne faire confiance à personne. La jeune femme était bien plus agressive que son alter ego le laissait paraître et dorénavant, il faudrait garder un œil sur elle…


Lorsque elle eut fini de se vêtir, elle alla s’asseoir en face d’Eidren.

- Bien. Je crois que je vous dois quelques explications, mais avant toute chose, je préfère vous demander si vous préférez faire chemin seul à présent.

Le voleur fronça les sourcils. Faire le chemin seul ? Elle le menaçait encore il y a quelques minutes à peine et lui demandait maintenant s’il acceptait qu’elle reste. Plus que la réponse à la question elle-même, Eidren s’interrogeait une fois encore sur les véritables motivations de son « compagnon ».

-Vous me sauvez la vie, m’accompagnez dans une quête à laquelle vous êtes presque totalement étrangère, me mentez et enfin pour finir menacez de me tuer quand je découvre une parcelle de vérité sur votre identité. Excusez-moi, mais vu la situation, je pense avoir la « priorité » pour poser les questions.

Durant la tirade, il n’avait pas cillé et toisait froidement la jeune femme.

-Commencez plutôt par vous expliquer, j’aviserai en fonction de vos réponses.

Le ton était donné : inflexible et résolu, le sang mêlé comptait bien lever le voile de mystères qui entourait son acolyte.


Dernière édition par Eidren Alderion le Ven 5 Aoû 2011 - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Jeu 4 Aoû 2011 - 23:10

Aedis soupira, tout à coup bien moins assurée du bien-fondé de ses actes. Eidren lui ferait beaucoup plus difficilement confiance, maintenant qu'elle l'avait menacé... Après tout, menaces ou pas, elle lui avait menti. Oui, mais elle avait menti à tout le monde. Mais Eidren n'était pas tout le monde. Quoique, jusqu'à preuve du contraire, si. Bien qu'elle l'ait laissé en vie ? C'était suffisamment exceptionnel pour une situation telle que celle-ci, non ? Mais personne n'avait découvert son secret auparavant, du moins sans qu'elle le sache. Sans doute aurait-elle éliminé les gêneurs si ça avait été n'importe qui d'autre. Mais qu'en sait-on ?
Quand elle revint aux côtés du demi-elfe, elle remarqua immédiatement sa dague qu'il avait ceinte. Elle ne voulait pourtant pas faire d'Eidren un ennemi, elle l'estimait assez, l'appréciait même. Et, bien que ce soit folie, et complètement stupide, elle posa son poignard l'une de deux tables de chevet, à quelques mètres de son compagnon de route assis.
Habillée d'une chemise blanche sans manche, plutôt courte et d'un pantacourt sombre, ses bottes n'étaient pas déformées par la présence d'éventuelles armes cachées, et il est clair -quasiment- qu'elle n'avait aucune lame sur elle, même sa bourse étant à quelques mètres de là, avec son poignard et son sac à dos.
Une fois qu'elle eut pris la parole, elle écouta les mots du demi, notant son attitude froide, presque guindée. Elle tenta de lui répondre le plus clairement possible, et si elle avait quelque peu hésité au début de sa tirade, la suite vint plus facilement. :


- Je... Je m'appelle Aedis Galace, bien que ça fasse près de dix-sept ans qu'on ne m'a pas appelé ainsi. Ma mère, une humaine, quand j'avais dix ans, s'est marié à un noble, seigneur de quelques terres plutôt importantes et riches. Je voulais entrer à son service en tant que page, comme beaucoup d'enfants de mon âge, pour plus tard devenir chevalier, ou dans mon cas chevaleresse. Mais si les femmes étaient acceptées, ma mère estimait que l'éducation était trop inégale, et prit la décision de me travestir. Elle était la seule personne au courant, mon beau-père lui-même ne m'a jamais connu que sous le nom de Théofried. Et ça n'a pas toujours été une partie de plaisir. Au bout de quelques temps, même elle a fini par m'appeler par mon prénom masculin...

Elle avait haïe ce jour là, et s'était demandée si sa mère n'avait en fait que voulu un fils, dès le début. Même avec du recul, les différences d'éducation entre les fillettes et les garçonnets n'avaient pas été aussi grandes.

- Une fois mes formations de page et de varlet terminées, je suis restée avec ma mère et mon beau-père au château. Je comptais devenir écuyer -l'idée de devenir écuyère ne m'avait même pas traversé l'esprit-, mais une révolte paysanne a éclatée, qui masquait en fait une prise de pouvoir par les bourgeois, aidés par quelqu'un d'extérieur, très vraisemblablement commandité et payé. Je suis la seule survivante, mais je doute qu'on me recherche activement.Elle eut un petit rire sans joie, puis continua.Je n'ai pas eu envie de redevenir une femme. Après tout, je m'étais toujours bien débrouillée, et j'avais passé la moitié de ma vie à devenir Théofried. Pourquoi tout briser à un tel moment ? Aujourd'hui, je suis plus Théofried qu'Aedis... Même si j'aspire à changer les choses parfois.

Elle ferma les yeux, inspirant lentement et profondément. Les rouvrant rapidement, elle plongea son regard dans celui de son compagnon de voyage, et le soutint.

- Excusez-moi de vous avoir menacé. C'était une réaction stupide et irréfléchie. Néanmoins... Ce que j'ai dit tient toujours : je ne tiens pas à faire savoir à tous qui je suis réellement. C'est simplement la façon dont je vous l'ait dit qui était... disproportionnée.

Elle s'arrêta quelques secondes, réfléchissant, puis reprit :

- Je ne m'excuserais pas de vous avoir menti, car ce serait mentir que de vous dire que je suis désolée.

Et, ne pouvant s'empêcher d'ajouter une touche d'ironie, bien qu'elle ait les larmes aux yeux, elle demanda :

- Des questions ?

Après tout, elle avait fait un bon résumé, non ?

[NDLR : Est-ce qu'Eidren croit aux lapins roses à présent ?]

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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Ven 5 Aoû 2011 - 19:12

Eidren écouta attentivement les explications de Théofried, enfin Aedis, appréciant tout particulièrement le passage où elle s’excusait d’avoir agi de manière disproportionnée…
- Je ne m'excuserais pas de vous avoir menti, car ce serait mentir que de vous dire que je suis désolée.
Bon…on ne peut pas tout avoir se dit le voleur.Ainsi donc, elle désirait devenir chevaleresse...curieuse idée que de vouloir exercer une si noble profession et vouloir suivre un hors-la-loi.
Sa tirade terminée, les yeux humides, Aedis eut un petit rire nerveux et lui demanda s’il avait d’autres questions. D’un côté, le demi elfe était soulagé de connaître enfin la vérité sur Théofried, mais d’un autre…il était déçu de la tournure qu’avaient pris les évènements. Non que cela puisse vraiment le déranger dans sa quête, mais plutôt qu’il portait désormais un regard différent sur son compagnon. Le courageux Théofried s’était mué en dangereuse demoiselle… La honte et l’amertume que ressentait Eidren ne s’étaient pas encore complètement dissipées, assombrissant son jugement. Il allait ouvrir la bouche pour déverser un flot de remarques cinglantes et insolentes mais se rattrapa à temps évitant ainsi d’envenimer la situation. Il inspira un grand coup, enfouissant au fond de lui ses émotions puis décréta :


-Bien…Concernant votre question initiale, si j’ai bien saisi le sens de vos propos, vous désireriez continuer à m’aider dans ma « quête » ?


Aedis opina.


-…C’est d’accord, lâcha-t-il dans un soupir. Evidemment, nous ferons comme s’il ne s’était rien passé ce soir, vous en conviendrez ?

Sans plus attendre, Eidren se leva. Il alla chausser ses bottes et prit sa cape ainsi que son épée, laissant le reste de son équipement près du lit.
-Je vais faire un tour en ville, ne m’attendez pas.



________________________________________________



La nuit avait enveloppé Pharembourg de son manteau sombre, laissant les habitants aux bons soins de Morphée. Une silhouette encapuchonnée s’était toutefois soustraite son étreinte, avançant au hasard parmi le dédale de ruelles. Tel un spectre, l’ombre longeait les murs, évitant la clarté de la lune. Elle arpenta silencieusement la rue principale pendant quelques secondes et bifurqua brusquement sur la gauche, dans une minuscule impasse de laquelle émanait une faible lueur…



Un hurlement à fendre l’âme déchira le calme de la nuit. A travers Pharembourg, des curieux avaient ouvert leur fenêtre pour tenter de discerner l’origine du râle. Les plus audacieux étaient sortis en tremblotant de leur maison avec chandelle dans une main et arme dans l’autre.
La garde de la ville ne tarda pas à rappliquer, et éloigna les badauds de l’impasse tandis qu’un groupe de soldat approchait du petit établissement dont la lanterne vacillait sinistrement, au gré de la bise nocturne. Sa petite flamme permettait d’entrevoir l’ouverture de l’échoppe qui était béante.
Le jeune Arzac, qui avait récemment été promu lieutenant, progressait lentement dans la venelle, maudissant intérieurement ses supérieurs. Deux autres soldats aussi apeurés que lui l’épaulaient, ils pointaient leur hallebarde en direction de l’entrée et lançaient des regards inquiets autour d’eux. Arzac prit les devants et s’approcha un peu plus du magasin. Lorsqu’il fut sur le seuil, il vit que de minuscules taches rouges souillaient le vieux plancher. Il s’engouffra lentement dans la pièce, suivant les éclaboussures de sang quand soudain, une brise glaciale éteignit la lanterne.

-Soldat, allez me chercher une…
Un éclat argenté coupa net sa phrase.
Les deux gardes devinrent subitement livides. Ils reculèrent instinctivement quand quelque chose heurta leurs bottes.
La tête d’Arzac les fixait de ses yeux vides.


________________________________________________



Dès les premières lueurs de l’aube, Eidren s’était levé. Pendant un instant, il avait contemplé sa mine fatiguée, puis s’était passé le visage sous l’eau. Lorsqu’il fut parfaitement réveillé, il mit ses vêtements de la veille qu’il avait soigneusement plié sur une chaise. Une fois prêt, il dévisagea Aedis en souriant : la jeune demi elfe semblait dormir comme un loir.
Eidren quitta ensuite la chambre, descendit silencieusement les escaliers et se retrouva nez à nez avec Dame Leith. Il échangea quelques mondanités avec la patronne qui finit par lui indiquer la direction de la cuisine. Après avoir goulûment bu son bol de Nesquick en dévoré ses flocons d’avoines, Eidren quitta La Perle pour aller rejoindre la grand place de Pharembourg où une foule massive était rassemblée autour du crieur public.


Dernière édition par Eidren Alderion le Mar 12 Juin 2012 - 11:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Sam 6 Aoû 2011 - 18:59

Aedis remarqua qu'Eidren n'avait l'air qu'à demi-satisfait. Elle pouvait le comprendre, mais n'allait pas revenir sur ses paroles. Elle avait déjà assez menti et gaffé. Finalement, la première solution, celle de tranquillement se rhabiller et s'expliquer, sans passer par la case menaces, aurait sans doute été moins concluante. Mais moins efficace sans doute aussi. Efficace pourquoi au juste ? Doutait-elle à ce point du demi-elfe ? Lui à présent douterait d'elle, et elle s'en désolait. Il lui demanda si elle désirait réellement continuer avec lui, et, lèvres pincées, opina du chef. Elle avait vu auparavant son envie de parler, de dire quelque chose de plus, acide, cinglant... Il s'était retenu, et Aedis failli lui demander de ne pas le faire. Elle le méritait, non ? Elle n'avait pas de regrets, mais des remords. Le regardant s'en aller, avec une envie de verser quelques larmes, elle failli le rappeler, mais se résigna. Après tout, la nuit porte conseil...

*
* *

Toujours habillée de la même façon, presque une heure plus tard, la jeune femme termina le nettoyage complet de ses armes. Elle avait eu l'esprit vide pendant ce temps, et s'en félicitait. Mais une fois son dernier poignard brillant comme les étoiles et coupant comme jamais, elle fut à nouveau plongée dans son ordinaire un peu gâché. Quoique ce n'était pas très ordinaire, ce qui lui arrivait en ce moment. Se levant, elle rangea son attirail, regarda la nuit tomber quelques instants à la fenêtre, et décida de prendre les choses en main. Au diable les précautions, ne dormir que sur une oreille, être attentive, toujours, toujours... Descendant voir la gérante, elle s'approcha du comptoir :

- Bonsoir ! Le dîner à été bon ?
- Oui, merci beaucoup... Par contre, j'ai un peu de mal à dormir...
- Vous avez changé d'avis ? Vous voulez que...
- Non, non ! Je voulais juste savoir si vous n'aviez pas quelque chose d'efficace contre les insomnies.


Elle acquiesça, et se retourna. Farfouillant quelques instants derrière le comptoir, elle tendit à Aedis un verre, qu'elle remplit d'un liquide ambré que la demi reconnu immédiatement. Puis Dame Leith ajouta le contenu d'une petite fiole transparente.

- J'utilise ça pour les clients violents d'habitude. J'ai mis une dose de cheval, vous n'avez pas l'air bien. Je vous conseille de boire ça une fois bien installé dans votre lit.
- Merci beaucoup. Combien je vous dois ?
- Cadeau de la maison. Déjà que vous ne prenez pas la passe...


La remerciant chaleureusement, Aedis emporta la choppe bien remplie jusque dans la chambre. Là, sans même se déshabiller, elle se coucha sur le lit, et but -cul-sec. La chambre tournoya, et elle eut à peine le temps de poser le verre sur sa table de nuit qu'elle tomba comme une masse.

*
* *

Se réveillant d'un sommeil sans rêve, un sommeil tel qu'elle n'en avait pas eu depuis bien longtemps, elle s'étira. Se levant rapidement, elle tituba, sonnée. Sa tête lui faisait mal, ses oreilles bourdonnaient. "Dose de cheval" ? Un très, très gros cheval alors. Ses habits étaient froissés, ses cheveux complètement fous, mais elle s'en moquait. Elle passa tout de même un coup de peigne dans sa tignasse, qui semblait tout à coup bien plus docile, puis ceignit son épée. Eidren était déjà partie, ses draps prouvant nettement qu'il avait dormi ici au moins un temps. Marchant cahincaha jusqu'à la porte, elle descendit quatre à quatre les marches, et salua Dame Leith, ne lui laissant même pas le temps d'en placer une. Elle avait besoin d'air, et avec un peu de chance elle tomberait sur Eidren. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle pourrait lui dire, mais un peu de compagnie ne lui ferrait pas de mal. Histoire de se racheter une conduite aussi.
Un attroupement attira son attention vers le centre de Pharembourg, et Aedis se rendit sur les lieux. De nombreuses personnes -surtout des habitants apparemment- s'étaient réunies autour d'un crieur public. Cherchant à s'approcher, la jeune femme tomba nez-à-nez avec son compagnon, bien plus frais et réveillé qu'elle. Esquissant un sourire, elle le salua :


- Bonjour ! Bien dormi ?

Alors qu'elle discutait avec Eidren, le crieur commença à... crier.

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Eidren Alderion
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Mar 6 Sep 2011 - 21:35

Le voleur s’approcha au plus près du centre de la place, se frayant tant bien que mal un passage parmi les mégères avides de ragots et autres badauds0 Il finit par tomber nez à nez avec une Aedis souriante.

-Bonjour ! Bien dormi ?
- Ca peut faire, merci.

Il allait se détourner mais se força à alimenter la conversation.

-Et vous ? Vu le boucan que j’ai fait cette nuit, je suis plutôt surpris de vous retrouver si…tard.

Un roulement de tambour coupa court à leur discussion.


-Oyé ! Oyé ! Braves gens ! s’exclama le crieur, Voici les dernières nouvelles de notre bienheureuse cité de Pharembourg.

Le freluquet, vêtu comme un bouffon selon Eidren, se racla bruyamment la gorge et déroula son parchemin. Il prit un air si solennel que s’en était ridicule.

-Notre bien aimée protectrice, Dame Dasfan est parvenue à signer de nouveaux accords économiques avec nos voisins de Daffodis et de la Verne. Cela devrait permettre à Pharembourg de retrouver enfin sa grandeur passée.

Une vague de joie s'abattit sur la foule : certains scandaient le nom de Dasfan tandis que d’autres lançaient leurs couvre-chef en l’air. Ainsi donc, la Dame était un personnage apprécié du peuple à défaut de l'être de la bourgeoisie : outre le complot avec Orios, l’ensemble de ces actes traduisaient une réelle volonté de faire prospérer la ville.
Le crieur attendit patiemment que la liesse retombe, puis reprit d’un ton qui s’annonçait plus grave cette fois. Avant même qu’il ait commencé de parler, un voile d’inquiétude passa sur le visage de quelques villageois qui, s’ils n’étaient pas au courant des évènements de la nuit, pressentaient que ces nouvelles là ne seraient pas agréables à entendre.

- La seconde information que je dois vous transmettre est la mise en place d’un couvre feu, tout les soirs sans exception à partir de sept heure jusqu’au lever du soleil. Les portes fermeront deus heures plus tôt, et, passé sept heure plus aucune personne ne devra se trouver dehors sous peine de se voir emmener au poste de la milice pour y être interrogé.

Le crieur marqua une pause, observant d’un air plein de suffisance l’assemblée qui s’agitait, piaillait et émettait des hypothèses plus ou moins vraisemblables sur les raisons d’une telle mesure.

-Dame Dasfan, reprit l’annonceur, m’a également chargé de vous communiquer le motif d’une telle mise en place de moyens afin d’assurer la sécurité de Pharembourg et de ses habitants.
Tout d’abord, sachez que la rumeur qui circule depuis plusieurs jours mentionnant la présence possible d’un assassin est avérée et pour cause : cette nuit Durmast Padel a été froidement tué…


*craquement de tonnerre + hurlements horrifiés des gueuses effarouchées et infarctus pour les plus faibles Twisted Evil *

Tel un vent glacial gelant tout sur son passage, la foule fut instantanément pétrifiée par la nouvelle.

-Afin de mettre au plus vite fin aux actes de ce scélérat, la fréquence de chaque patrouille a également été doublée.

Les nouvelles annoncées par la suite étaient située en pieds de liste et donc peu importantes : les habitants, troublés par ce qu’ils venaient d’apprendre s’en allaient les uns après les autres tout en jetant des coups d’oeil inquiets autour d’eux. Plus par habitude que par véritable nécessité, Eidren balayait la place du regard et soudain tressaillit en apercevant une silhouette étrangement familière. Sans prévenir, il attrapa Aedis par l’épaule et la tira sans ménagement en direction d’une petite venelle, à l’abri des passants. La demi elfe essaya de se soustraire à son étreinte, en vain.
Lorsqu’ils furent seuls, Eidren la relâcha sans prêter une réelle attention aux yeux courroucés qui le fixaient.

- Cette nuit, dit-il en plongeant son regard dans le sien, je suis allé voir un de mes indics qui n’est autre que Durmast. Il m’avait donné des informations fortes intéressantes concernant une réception organisée par Dasfan dans sa demeure ce soir même, elle rassemblera apparemment une bonne cinquantaine de personnes, des bourgeois, des artistes et pas mal d'investisseurs potentiels de divers horizons.

Il marqua une légère pause, laissant Aedis deviner la suite de son « plan ».

-La mort de Durmast n’a rien d’un hasard, j’en suis convaincu : Seyrin sait qu’il est pisté et Durmast était réputé dans le milieu étant donné qu’il connaissait les bonnes personnes à Pharembourg, c’était LA personne à connaître pour quelqu’un désirant se rapprocher de Dasfan. Grâce à lui, j’ai récupéré deux invitations pour ce soir… J’ignore qui de Seyrin ou Dasfan tire les ficelles, mais s’il a dit quoique ce soit à son meurtrier, mon plan risque d’être compromis…

De retour à La Perle, il exposa sa stratégie: ils entreraient à tour de rôle dans la villa, conservant leurs couvertures initiales. D’après Durmast, les gardes étaient d’ordinaire peu regardant sur les invités, du moment qu’ils présentaient leur billet, mais au vu des récents évènements ils vérifieraient à coup sûr les noms inscrits dans le registre. S’ils parvenaient à entrer, leur prochaine étape serait Dasfan elle-même. Réussir à entrer en contact avec elle et en apprendre un maximum sur le pourquoi du comment de sa réussite tout en restant discret puis la contraindre indirectement à leur accorder une entrevue, très certainement la partie la plus ardue si l’on omettait leur chance, quasi-nulle, de pénétrer « légalement » dans la villa (une entrée par effraction était envisageable...dans le pire des cas). La logique voulait que Dasfan connaisse la liste des invités, par conséquent leur approche devra être aussi brève qu’efficace : ce serait leur seule et unique chance de l’approcher. Enfin, la dernière étape consistait à s’en sortir. Vivant.


- Un plan imparfait et risqué certes, mais comme on dit : qui ne tente rien n’a rien.



Dernière édition par Eidren Alderion le Jeu 27 Oct 2011 - 23:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les chevaux, la brute et le truand [PV : Eidren]   Dim 25 Sep 2011 - 13:21

Aedis ne fut pas étonnée outre mesure que son compagnon s'étonne lui du fait qu'elle soit si tardive. Elle haussa les épaules, hésitant à lui révéler ou non l'étrange mixture qu'elle avait avalé la veille. Bah, de toute façon, qu'est ce que ça changerait...

- J'ai du m'aider un peu pour dormir... Et me donner un coup de masse sur le crâne aurait été plus douloureux.

Elle soupira, laissant de côté des détails qui lui paraissaient à la fois terriblement importants et tout à fait puérils : que ça avait été plus que radical, qu'elle avait eu envie de pleurer un peu... Qu'elle s'en voulait surtout. A y réfléchir, ça, ce n'était pas puéril. Elle voulut l'ajouter, mais le destin (John Locke, on a dit DEHORS de ce corps !) l'en empêcha. En effet, le crieur public commença ses annonces. Pas vraiment si intéressée que ça, elle n'écouta que d'une oreille distraite. Dame Dasfan... blabla... accords économiques... blabla... Elle s'apprêtait à faire un commentaire tout à fait inutile quand elle ressenti une tension émanant très largement à la fois du crieur, de la foule, et un peu d'Eidren. Se reconcentrant, elle écouta le long et finalement pas si rébarbatif monologue à propos du meurtre et de l'assassin. Se tournant vers le demi-elfe, la jeune femme ne put s'empêcher de penser qu'il avait sans doute un rapport avec cette histoire. Ce qu'il fit ne contribua pas à lui ôter cette idée de la tête. En effet, il attrapa Aedis par l'épaule, la traînant au travers de la foule agacée et grinçante. Peu, voire pas d'accord qu'on la trainasse ainsi, elle se débattit, quoiqu'avec peu de conviction : elle savait marcher toute seule, et était assez âgée pour ne plus se perdre. Mais rien n'y faisait.
Elle se résigna, et ne fut lâchée seulement au moment où ils furent légèrement en retrait de la foule, sous des étals. Voulant protester, elle s'abstint, écoutant ce que son compagnon avait à lui dire. Acquiesçant à la fin de sa tirade, elle comprit qu'elle avait été dans l'erreur (ou presque) quant à la relation entre Eidren et l'assassiné. Quant à entrer dans la villa...

*
* *

De retour à La Perle, elle écouta attentivement la suite du programme. C'était... Du suicide pur et simple. Ils n'avaient aucune chance de rentrer, surtout avec ces meurtres un peu partout. Elle eut une idée, plutôt simple, mais qui ne lui plaisait qu'à moitié... Soupirant, elle se dit qu'un peu de changement et d'action ne leur ferait pas de mal... Elle grimaça, et esquissa un sourire un peu vague :


- Si... Si par hasard une demoiselle allait à cette soirée, n'aurait-elle pas plus de chance d'entrer ?

Elle fut prise d'une rougeur incongrue... Après tout, jouer un rôle, ça ne lui changerait pas plus que ça... Sans même attendre l'approbation de son ami, elle descendit les marches quatre à quatre, chuchota quelques mots à la tenancière. Le visage de celle-ci s'illumina, et elle rit. Allant voir ses filles, elle leur exposa le "problème". Elles rirent aussi, et laissèrent Aedis seule un léger quart d'heure.
Quand la jeune demi-elfe remonta, elle toqua à la porte de la chambre où elle avait laissé Eidren, et entra dans la foulée :


- Désolée de vous avoir laissé planté là... Et désolée pour hier soir.

Elle sourit, et se regarda dans un miroir, surprise du changement : elle était vêtue d'une longue robe elfique (qui ne lui appartenait pas) bleue sombre, qui comportait un large morceau de tissu noir. Brodée de galons dorées aux manches et sur le torse, les manches étaient en mousseline noire, transparente. Bien que serrée, le tissu était assez ample pour cacher une épée et des dagues au niveau de jambes. Mais qui irait fouillé une demoiselle ? Ses cheveux, nettement plus longs détachés, étaient brossés de façon à ce qu'ils ondulent légèrement... Rougissant à nouveau, Aedis murmura :

- Si euh... C'est un mauvaise idée... Me rechanger, ça ne me dérangeabsolument pas...

Ce n'était pas qu'elle n'avait pas l'habitude de mettre des robes... Mais non, effectivement, elle n'en avait pas l'habitude. Heureusement qu'elle était assez longue pour cacher ses bottes, d'ailleurs... Parce que ça tranchait un peu. Juste un peu.
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