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 De retour à Dyriet

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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: De retour à Dyriet   Mer 23 Fév 2011 - 10:00

La carriole avançait sur le chemin, transportant une Aureane qui se mordillait la lèvre nerveusement. Ils allaient bientôt revoir Dyriet. Découvrir que le baron ne creusait pas la question de ce qui s'était passé au Puy l'avait immensément soulagée. Peut-être y reviendrait-il plus tard, mais avec un peu de chance, il oublierait ou le répit donnerait le temps à Nicolaï de broder des explications un peu plus convaincantes. Et puis, Harnyll avait annoncé qu'ils pouvaient retourner à Dyriet et là, Aureane avait failli remercier le baron elle-même tant elle en avait été heureuse - failli seulement, évidemment, lui, il avait juste dû la voir rougir.

Quoi qu'il en soit, à présent ils avançaient tranquillement sur le chemin et elle jouait pensivement avec sa bague de fiançailles pendant que Justine, assise près d'elle, commentait tout ce qu'elle voyait par la fenêtre, jusqu'au moindre buisson. Clémence s'était endormie, épuisée par toutes ces émotions, ce qui permit à Aureane d'accorder un petit sourire à Nicolaï lorsqu'il passa près d'elles à cheval. C'était une belle journée et la jeune fille était impatiente de voir ce qu'était devenu le manoir. Sa sœur posait mille et une questions à ce sujet, mais n'obtenait que des
"tu verras bien" qui ne l'empêchaient pas de bavarder sans trêve. Elles entendaient aussi caracoler le cheval du nouvel écuyer du chevalier. Un certain Théofried Galace rencontré récemment, un grand jeune homme aux traits légèrement elfiques qui donnait à Aureane une drôle d'impression. Les présentations avaient été très rapides, mais elle supposait qu'ils apprendraient à mieux se connaitre une fois à Dyriet. Au moins, il ne l'impressionnait pas autant que la duchesse qu'elle avait quittée avec grand soulagement.

Ils étaient partis tôt le matin, la veille, avaient passé la nuit dans une petite auberge et étaient aussitôt repartis. Épuisée depuis plusieurs jours, bercés par les cahots de la route, les yeux d'Aureane recommençaient à se fermer lorsqu'elle vit apparaitre quelque chose au-dessus des arbres qui la fit se redresser.


" Dyriet ! " s'exclama-t-elle, ravie, dans un de ses rares élans de spontanéité.

Justine se pencha à la portière au risque de dégringoler tandis que la carriole entrait dans la cour en bringuebalant. Le quartier des domestiques n'avait pas changé, mais le manoir semblait plus majestueux que lorsqu'ils l'avaient quittés : au moins, il avait à présent un véritable toit. Bouche bée Clémence et Justine ouvraient de grands yeux et n'osaient plus bouger. Aureane, elle, souriait comme une bienheureuse : au fond, l'état des travaux lui importait assez peu, même si elle était contente de voir que les réparations avaient avancées ; ce qui comptait vraiment, c'était que ce soit chez eux.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Ven 25 Fév 2011 - 13:17

Nicolaï regardait la route défiler devant eux. Ils étaient partit la veille d'Ysari. Un groupe assez réduit qui pouvait passer relativement inaperçue. Clémence, Aureane et Justine voyageaient dans une carriole qu'Harnyll avait bien voulut leur prêter pour faciliter le voyage. Aureane n'était toujours pas à son aise sur un cheval, se serait bien pire pour Clémence et quant à Justine, si monter sur un cheval l'aurait sans aucun doute particulièrement amusé et rendue complètement et définitivement folle de son futur beau frère, il n'en demeurait pas moins qu'elle était beaucoup trop petite et risquait de tomber. Les chutes de cheval n'étaient pas des choses à prendre à la légère et Nicolaï ne voulait pas prendre ce risque.

Du coup, tout se que le groupe comptait de Eldon s'étaient retrouvé dans la carriole.

Justine était agréable comme compagne de voyage si on aimait les paroles. Elle avait un sacré débit la petite. Et puis, vu qu'elle commentait toutes les choses nouvelles dans ce voyage et qu'elle n'avait jamais rien vu de tout se qui se trouvait autour d'elle, autant dire qu'elle avait pas mal de choses à raconter et qu'on le sentait passer. Il y avait de tout. Du fait que le ciel soit plus bleu aux oiseaux qui avaient le même chant que chez elle mais que ça faisait pas pareil parce qu'ils n'étaient pas au même endroit.

Enfin bref. Un vrai petit moulin à parole en résumé.

Clémence était une compagne de voyage bien plus calme puisqu'elle s'était endormie, mais pas toujours moins bruyante que sa nièce. En attendant, quant le chat n'est pas là, les souris danse. Aureane regardait Nicolaï qui chevauchait prêt de la carriole et le jeune homme quant à lui ne la quittait guère des yeux. Comble de la pornographie qui aurait sans le moindre doute mérité un passage direct du sujet à l'orange, Aureane adressa un sourire à Nicolaï... eh oui, vous avez bien lut. Un sourire. UN SOURIRE !!! DEPRAVEE !!!

Enfin bref. La journée n'était pas mauvaise et ils ne tarderaient pas à arriver à Dyriet. Ah, le manoir de Dyriet. Nicolaï était impatient de le retrouver. Chez lui. Il était impatient de retourner chez lui. Cela lui faisait encore tout drôle d'utiliser ces thermes. Dyriet, c'était chez lui. Chez lui, chez lui, chez lui, chez lui, chez lui...

Et bientôt chez eux. Il comptait bien se marier à Aureane alors à ce moment là, se serait chez eux. Même si Aureane considérait déjà un petit peu Dyriet comme sa maison. Justine demandait beaucoup de choses à propos de ce fameux manoir. Aureane refusait de répondre, enchainant les monotones ''tu verras bien''.

Cela n'empêchait pas Justine de faire tout un tas de suppositions. Encore un petit peu et elle arriverait à décrire un véritable palais de conte de fée. Elle risquait d'être un petit peu déçue lorsqu'ils arriveraient au manoir. Quoi qu'il était aussi possible qu'elle veuille tout de suite visiter tout le petit domaine.


" Dyriet ! "

Oh! un élan spontané d'Aureane. C'était si rare que Nicolaï en sursauta légèrement sur son cheval. Waow, il ne s'était pas du tout attendu à cela. Mais effectivement, le toit de Dyriet venait d'apparaitre... le toit. Quant ils avaient été enlevé par les pirates de l'Olienne, le toit était encore un amas de poutres plus ou moins calcinées qui se trouvaient être ouverte sur le ciel comme les côtes d'une énorme baleine échouée sur le rivage. L'intérieur du manoir était peut-être habitable maintenant. Parfait. Il pourrait enfin tenir sa promesse à Aureane et mettre en place cette fameuse bibliothèque.

Les grilles du manoir ne tardèrent pas à apparaître et à s'ouvrir devant eux. Les ouvriers du chantiers regardèrent passer le jeune seigneur qu'ils avaient crut disparut avec un respect craintif particulièrement visible sur nombre de visages et certains se signèrent de l'aile de Néera en voyant les deux rescapé. On disait qu'ils avaient été emmené au Puy, comment avaient-ils put faire pour en revenir.

Il y avait également d'autres personnes que Nicolaï n'avait encore jamais vu. Des gens armé apparemment. Sans doute des mercenaires qui avaient été engagés par le seigneur de Dyriet qu'Harnyll avait nommé pendant que Nicolaï n'était pas là. Mais il y avait quelque chose de vraiment étrange chez ces hommes... quelque chose qui faisait que le chevalier se méfiait instantanément d'eux. Qu'il en était presque à tirer l'épée à vrai dire. Il n'aurait pas sut expliquer se qui se passait. Mais ces hommes éveillaient en lui un instinct meurtrier. Il les avaient déjà vu quelque part. Il n'aurait pas été capable de dire où, mais il les avaient déjà vu.

Se fut celui qui semblait commander au manoir qui s'approcha de Nicolaï. Il faut dire aussi qu'avec son tabard blanc et bleu, il était tout particulièrement visible au regard de tous.


« Le seigneur Lok'Van nous avait engager pour protéger le site pendant le Voile. Il nous doit notre solde. Vous nous gardez? »

Nicolaï fronça les sourcils. Lok'Van à la tête de Dyriet? Qu'avait prit Harnyll quant il avait autorisé une chose pareille? Le chevalier Lok'Van était de la lignée de Farles de Dyriet. Cela n'avait pas dut être très apprécié par les habitants de la région. Bien au contraire même.

« Non, je pense que vos services ne sont plus requis. »

Nicolaï mettait dehors ces mercenaires pour plusieurs raisons. Déjà, il n'avait pas du tout besoin d'eux. Et puis, ces hommes ne lui inspiraient vraiment pas confiance.

Le responsable du chantier fit alors faire le tour du manoir aux nouveaux arrivants, Clémence suivait calmement et en silence. Justine calmement mais de façon moins silencieuse. Il y avait quelques éléments de plus qui s'étaient rajouté. Le quartier des serviteurs était tout à fait remis en ordre, les chemins bien dégager et l'intérieur du manoir en lui même commençait à être remis en état.


« Bon, Théofried, au travail. Ici, on met la main à la patte. Vas aider ces qui sont en train de remettre en état le mur d'enceinte. Aureane, tu installe ta sœur et ta tante dans le quartiers des domestiques. Le temps que les travaux soient vraiment terminé? »

Quant à lui, il allait partir en mission de reconnaissance dans l'ancienne bibliothèque de Farles. On verrait bien se qui en sortirait.
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Aedis Galace
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Ven 25 Fév 2011 - 20:57

    Aedis était heureuse. Elle avait réussi à devenir l'écuyer de Nicolaï, qui semblait un homme tolérant et juste. Peut-être que, dans un an ou deux, s'il n'y ne se passait rien de spécial, qu'elle aurait fait ses preuves, elle lui révèlerait la vérité... Pour l'instant, ce n'était pas au programme, elle préférait attendre que les choses se tassent. En ce moment, ils voyageaient vers Dyriet, accompagnés d'une carriole. La jeune femme avait donc fait connaissance avec Aureane, la jeune fiancé de Nicolaï, fraîche et pimpante, très jolie aussi, qu'elle avait tout de suite appréciée. Elle avait aussi rencontré sa jeune sœur et la tante de celle-ci. Si le contact avec la seconde avait été plutôt froid et mitigé, Aedis avait tout de suite été charmée par le côté bon enfant de la gamine. Bavarde, expressive et extravertie, elle avait un tempérament qui plaisait à l'écuyère. Pleine de vie, elle n'arrêtait pas de tout commenter avec un émerveillement non dissimulé. Et vu le caractère de tantine, heureusement qu'elle dormait quand l'enfant babillait, parce qu'elle n'avait vraiment pas l'air commode.
    Souriant tout naturellement en regardant autour d'elle, Aedis appréciait elle aussi le paysage, mais de manière certes moins démonstrative. Elle avait déjà vu la région à l'occasion de différents voyages, mais n'avait jamais eu le temps d'apprécier le paysage à sa juste valeur. A présent, ralentie par la carriole, elle pouvait observer à loisir les environs. Elle avait la tête dans le vague quand un cri de joie retentit. Dyriet ! Ils arrivaient... Le gazouillis de Justine reprit son cours, bien plus rapide et excité qu'auparavant. Impressionnant. Aedis regarda devant elle, observant le manoir avec attention. Des ouvriers travaillaient autour du bâtiment, le remettant en état. Et, autour d'eux... La jeune guerrière sursauta. Ça, si ce n'était pas des combattants, Aedis voulait bien se couper la main. Qu'est ce qu'ils faisaient là ? Elle était relativement au courant de la situation, mais elle n'était pas au courant de ça ! Au vu de la réaction du KalonErc'h, lui non plus. Il se tendit, et la jeune femme le vit tendre la main imperceptiblement vers son épée. Raisonnablement, elle décida de se tenir sur ses gardes. Le fait qu'il y ai des mercenaires dans le coin n'était pas une chose des plus appréciables. Heureusement, ni Nicolaï ni elle n'eurent besoin de se servir de leurs armes, et le seigneur des lieux chassa les importuns. Puis, faisant le tour du terrain avec le responsable du chantier, ils finirent par arriver devant ce qui ressemblait aux quartiers des domestiques. Ce qui fut confirmé par Nicolaï, qui demanda à Théofried d'aider au chantier, et à Aureane d'installer sa tante et sa sœur dans le bâtiment. Descendant de cheval, Aedis prit la parole :


    - Tout de suite !

    Il fallait avouer que pour l'instant, elle était encore tout à fait enthousiaste. Même l'idée de travailler sous ce soleil de plomb ne la gênait pas, quoi qu'il y aurait un léger problème. Préférant ne pas y penser pour l'instant, elle attendit que Nicolaï fut descendu à son tour de son cheval, et attrapa les deux canassons par la bride. Les emmenant vers l'écurie, elle observa les alentours. S'occupant rapidement mais convenablement des deux bestioles, elle retourna près du quartier des domestiques, et sourit :

    - Je vais à l'avant du manoir...

    Se dirigeant en effet vers l'endroit susnommé, elle observa les ouvriers... torses nus. Aïe. Premier problème. Se dirigeant vers un coin, elle ôta son gambison, gardant sa cotte de futaine. Se retroussant les manches, elle se dirigea vers l'un des hommes qui lui semblait diriger la manœuvre, tout en observant les gros tas de muscles qui travaillaient autour d'elle. Le contre-maître eut la même pensée, car quand il la vit arriver, il ricana :

    - Bah tient ! Depuis quand on travaille avec des bouts de bois ! Tu tiendras pas le coup, gamin...
    - On pari ?


    Un autre rire sonore s'échappa de la gorge de l'homme, et, avec aux lèvres un sourire jusqu'aux oreilles, lui donna les instructions. Hochant la tête, la jeune femme se dirigea vers l'endroit qu'on lui avait montré du doigt. Attrapant des pierres qui étaient posées sur le côté, elle les posa à côté d'un homme qui étalait du mortier, et commença à les mettre sur le mur, écoutant consciencieusement les conseils et ordres de son compagnon de travail. Au moins, elle saurait construire une maison toute seule !
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Sam 26 Fév 2011 - 20:48

Aureane retrouvait Dyriet avec plaisir, agréablement surprise de l'avancée des travaux. Ce qui lui fit perdre son sourire, en revanche, ce fut la présence d'hommes à l'air plutôt patibulaire qui vint les "accueillir", commençant par réclamer qu'on les garde. Et pourtant, elle se mordit la lèvre lorsque Nicolaï les renvoya sans ménagement. Arriver ainsi et tout changer n'était peut-être pas le plus prudent à faire, dans un premier temps... Mais elle n'osa pas intervenir, évidemment, estimant comme souvent que ce n'étaient pas ses affaires. Alors, certes, ils n'auraient plus ces mercenaires dans les jambes, mais, justement, où donc ces derniers iraient-ils ? Ses mésaventures l'avaient rendue plus que méfiante et savoir les bois alentours peuplés d'hommes en armes ne lui plaisait pas du tout désœuvrés. Et puis, qui leur restait-il, sur place ?

Enfin, les mercenaires partis, les nouveaux arrivants purent faire le tour du manoir, Aureane constatant que la bâtisse était finalement plus impressionnante qu'elle n'aurait pu le croire en ne voyant que les ruines. Difficile pour elle d'imaginer y vivre un jour. Ou alors, à la rigueur, une petite chambre dans les combles... Bref, elle ne s'y projetait pas du tout. Finalement, Nicolaï lui demanda d'installer sa famille dans les quartiers des domestiques - ce qui lui convenait bien mieux - et Aureane s'éclipsa avec sa sœur et sa tante. Voyant les chambres, ces dernières insistèrent pour ne pas se séparer et, finalement, lorsqu'Aureane montra ce qui avait été sa chambre, elles se décidèrent pour s'y installer toutes les trois. Enfin, disons que Clémence décida, que Justine n'eut pas le choix et qu'Aureane accepta sans discuter, sachant qu'elle dormirait encore plus mal si elle devait se retrouver seule. Ses cauchemars continuaient à la poursuivre et se réveiller seule en pleine nuit ne la tentait absolument pas. Ce fut donc avec soulagement qu'elle accueillit sa tante et sa sœur. Même à trois dans la pièce, elles auraient toujours plus leurs aises qu'à Trois-Chemins. Seul bémol à l'histoire : elle ne retrouva pas dans la pièce sa sacoche d'écrivain. Sans doute avait-elle été déplacée, depuis le temps...

Lorsqu'elles redescendirent, après s'être un peu rafraichies, le premier réflexe de la jeune fille fut de chercher Nicolaï. Elle repéra d'abord Théofried qui donnait un coup de main près d'un mur qui montait peu à peu, mais n'osa évidemment pas aller lui demander s'il avait vu le seigneur des lieux. Aussi, elle choisit plutôt de montrer un peu plus en détail le quartier des domestiques à Clémence et Justine : la partie cuisine et le puit en particulier, le tout agrémenté de quelques explications sur ce qu'elle avait eu le temps de mettre en place avant... avant... elle éludait toujours ce qui s'était passé et les autres n'insistaient pas en la voyant se fermer.



[hrp : oui, c'est court, mais, mais... je suis aussi fatiguée qu'Aure ! ]
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 1 Mar 2011 - 14:40

« C'est vraiment lui? »

« Ouai. »

« Et c'est tout se que vous trouvez à dire? »

L'homme était visiblement particulièrement énervé au vu du coup de poing qu'il envoya sur la table. Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Non. Vraiment. Comment ce sale petit cafard avait fait pour arriver jusqu'ici? Il s'était assuré que jamais ce type ne pourrait revenir de son voyage forcé. Quant à l'autre espèce de gourde, c'était un bonus. Qu'elle soit là ou pas, il s'en fichait pas mal. Il pouvait la faire dégager lui même en un tour de main. Mais KalonErc'h, c'était totalement différent.

Ce type était le genre de parasite qui venait s'accrocher là où vous aviez surtout envie de ne pas le voir et qui se révèle presque tout à fait increvable. Et le pire, c'était se qui s'était passé. Il avait engagé des hommes pour se débarrasser de lui. L'avait envoyé jusqu'au Puy d'Elda, avait fait de lui un esclave et ce dans le seul et unique but de le faire disparaître et de ne jamais avoir à se retrouver à nouveau en face de lui. Mais il était revenu ce maudit cafard. Il était revenu, il était là et il refusait de partir.


« Vous aviez un contrat. Tenez le. »

« Et vous voulez faire quoi? On a fouillé toutes vos saletés de ruines mais rien à faire. »

L'homme qui se trouvait en face de lui se redressa soudain.

« Je ne veux pas la savoir. Dyriet est à moi. Alors vous allez me faire le plaisir de l'éliminer. Et cette fois, ne cherchez pas à vous faire de l'argent. Derrière mon dos. Tuez le qu'on en finisse. »

* * *

Nicolaï regardait tout autour de lui. La pièce dans laquelle il se trouvait était sans aucun doute l'ancienne bibliothèque de Farles. Mais également sans le moindre doute l'endroit où l'incendie avait été le plus violent. Possible aussi qu'il en soit tout simplement le point de départ. Après tout, il n'y avait pas grand chose qui puisse être plus efficace pour lancer un incendie qu'un joli paquet de veilles de papier et d'étagères en bois.

La pièce était raisonnablement grande et dans un coin, un petit escalier qui avait des allures d'échelles par sa pente importante montait dans les combles dont une partie avait été aménagée pour servir de bibliothèque. Sans doute Farles avait-il fait aménagé cette partie des combles lorsque sa collection de livres s'était agrandie et que sa bibliothèque était devenue trop petite pour accueillir la totalité des ouvrages de sa bibliothèque.

Mais bien évidement, depuis, il ne restait rien des précieux livres qui avaient été réduit en cendre par l'incendit ''accidentel'' qui s'était ''accidentellement'' déclenché quant le traître avait été condamné et exécuté à Arcani par ordre du baron. Il allait y avoir du travail. Beaucoup de travail.

Surtout si Nicolaï voulait mettre son projet à exécution. Se serait long et au vu de là d'où il partaient, la tâche semblait tout à fait titanesque. Mais d'un autre côté, la remise en était du manoir en elle même se révélait être un travail de fourmis donc...

Il restait tout de même à régler deux choses pourtant. Il ne restait presque plus d'ouvriers à part ceux que Gregor lui avait envoyé et qui étaient des professionnels. Où étaient passé tout les autres? Se ne devait pourtant pas être la paye qui manquait à Dyriet et même s'ils devaient pour venir travailler ici payer autant de temps au champs, Nicolaï avait toujours fait en sorte que la paye qu'il leur fournissait état assez importante pour compenser cette perte. Il n'attendait pas de ces gens un travail bénévole, loin de là.

Le seconde soucis en revanche était bien plus simple à gérer. Il ne voulait pas qu'Aureane vienne fourrer son joli petit nez ici. Surtout pas. Ça gâcherais tout. En même temps, cela ne serait pas d'une complexité extrême et absolut. Il suffisait de lui dire de ne pas venir dans le second étage et le tour était joué... mouai... au pire, il allait jouer les chevalier et lui interdire carrément de mettre les pieds au deuxième étage. Sauf que là, elle risquait tout simplement de prendre peur et de ne pas approcher le manoir à moins de cinquante mètres. Certes, l'objectif serait atteint, mais tout de même, c'était sans doute un petit peu extrême tout de même. Et puisqu'elle devait y vivre en théorie quant ils seraient marié, se serait un petit peu dérangeant si elle en venait à être terrifiée par le deuxième étage.

Enfin, il verrait bien comment il allait bien pouvoir négocier tout ça.

Il fallait déjà voir avec se qui restait et qui était déjà bien assez pressé comme ça: les ouvriers.

Nicolaï quitta le corps principal du manoir et rejoignit le groupe des quelques travailleurs qui étaient en train de s'échiner sur le mur.


« Theofried !!! »

L'écuyer ne tarda pas à avancer dans la direction du jeune homme.

C'était maintenant la première mission que Nicolaï allait lui confier. On verrait s'il était capable de la mener à bien.


« Prend ton cheval. À environ une heure de route à l'ouest se trouve le village de Sigamar. Vas voir si tu ne peux pas ramener des gens. Il y en avait qui travaillaient ici. »

Nicolaï réfléchis une seconde.

« Fait attention. Apparemment, il y a eu des frictions importantes. Il est possible que tu soit très mal accueillit. »

Ses instructions données, Nicolaï prit le matériel dont il avait besoin avant de retourner dans la bibliothèque.

* * *

Une demi heure plus tard, Nicolaï sentit un frisson lui parcourir l'échine. Il y avait comme quelque chose qu'il sentait tourner autour de lui.

C'était froid. Oui, froid et oppressant.

Il y eu comme un souffle dans la pièce. Nicolaï regardait autour de lui pour tenter de comprendre se qui était en train de se passer. Son instinct lui hurlait que quelque chose n'allait pas. Voir même pas du tout. Et ce souffle chaud... d'où pouvait-il provenir?

Un bruit. Nicolaï courut en direction du couloir. Il y avait quelqu'un en armure tout prêt. Il le savait. Il arriva juste à temps pour apercevoir un bout d'étoffe verte qui disparaissait dans l'une des chambres et la porte se refermer derrière elle.

L'impression d'un danger oppressant restait vivace et Nicolaï était tendu comme un arc. S'il avait eu son épée proche de lui, il l'aurait sans le moindre doute tirée du fourreau. Mais il avait demandé à Théofried de la déposer dans le quartier des domestiques et il s'était sans aucun doute exécuté. Mais présentement, le jeune homme regrettait de ne pas l'avoir avec lui.

Doucement, le jeune homme posa la main sur la poignée de la porte et l'ouvrit d'un seul coup.

Se fut une véritable avalanche qu'il eu l'impression de prendre sur la tête. Du sable. Des tonnes et des tonnes de sables qui se déversaient sur lui le ballottant dans tout les sens comme un bout de bois dans une tempête. Ne comprenant pas par la grâce que quel dieux, elle fini par sortir à l'air. Il y avait un navire. Un navire qui voguait sur la mer en furie. La mer qui le poussait petit à petit en direction d'un ensemble de récifs alors que le ciel noir crachait ses éclairs.


« MAMAAAAAAAAAAN !!! »

Il y avait un enfant à la mer qui était en train de s'accrocher désespérément à un morceau de bois. Nicolaï se mit rapidement à nager dans sa direction. Il fallait qu'il l'aide.

« Petit, accroche toi à moi. »

L'enfant ne paraissait ni le voir ni l'entendre et Nicolaï eu un haut le coeur quant il l'aperçut.

Les cheveux noirs, les traits fins et droits, les cheveux noirs légèrement ondulé, un tabard blanc sur lequel on apercevait un étrange oiseau bleu. Un dragon.


« MAMAAAAAAAAN !!! »

Une jeune femme se tenait debout sur le bastingage, les cheveux coller au visage, elle paraissait tout à fait terrifiée. Une jeune femme vêtue de vert. Nicolaï était sur de l'avoir déjà vue quelque part. Tout parut à la fois se passer très lentement et très vite. Le navire dut heurter un récif ou un rocher. Poussant un cris terrifiée, la jeune femme bascula en avant. Chanceuse ou pas? Sa route fut arrêtée par une planche qui flottait, l'assommant sur le coup.

Cruelle comme jamais, Tyra fini son œuvre en réclamant l'âme de la jeune femme. Cette dernière glissa lentement sur la planche alors que l'enfant criait. Puis, la mer avala la jeune femme. Un instant on put encore percevoir un tissus vert ou une poignée de cheveux. Puis, même cela disparut. Avalée par la mer comme si elle n'avait jamais existé.

* * *

Nicolaï se redressa en sursaut. Allongé par terre, il était tremblant et sa vue brouillée par les larmes. Fou. Il était en train de devenir complètement fou. Il lui fallut de longues minutes pour parvenir à se remettre sur ses jambes, mais les larmes coulaient sur son visage sans discontinuer.

Il avait mal. Terriblement mal.

Qu'est-ce que ça voulait dire?

Doucement, il quitta le manoir pour aller en direction du quartier des domestiques. Chaque pas lui paraissant une épreuve insurmontable. Arrivé sur le pas de la porte, il attendit une seconde.


« Aureane. »

Sa voix était brisée dans sa gorge comme s'il avait trop forcé dessus. Nicolaï se laissa glisser contre le mur et remonta ses jambes le long de son corps.

« Elle est morte... Elle est morte. »


Dernière édition par Nicolaï KalonErc'h le Ven 4 Mar 2011 - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Jeu 3 Mar 2011 - 20:42

    Aedis laissait son esprit vagabonder entre deux mouvements de bras. Pendant aussi d'ailleurs. Collante, trempée de sueur, elle redoutait tout de même les questions et les interrogations quant au fait qu'elle gardait sa tunique. Oh ! ce n'était pas le première fois que ça lui arrivait, loin de là. Vivre tellement de temps sous l'apparence, les mœurs d'un homme, quel qu'il soit, procure des automatismes certains, et même certaines automatismes. Vivre en se cherchant des excuses à la moindre incohérence en fait partie.

    - Théofried !!!

    En voilà un autre : la facilité déconcertante à réagir à un nom qui n'est pas le sien. Sursautant, sortant de ses pensées, il se releva en vitesse, et se tourna vers la voix. En voyant Nicolaï, il s'excusa rapidement auprès des ouvriers, et se dépêcha de rejoindre le jeune homme. Ce dernier lui demanda, ou plutôt lui ordonna, de prendre son cheval pour aller à Sigamar, où apparemment il pourrait y avoir des hommes capables de travailler sur un tel chantier. Et/ou qui l'avait déjà fait, qui plus est. Jusque là, ça allait. La diplomatie n'était pas le penchant naturel de la jeune femme, mais avec un peu d'entraînement. C'est comme l'écriture, ça s'apprend. Et en pratique, c'est encore mieux ! C'était la suite qui était d'ailleurs moins réjouissante, surtout rapport à la qualité susnommée, et donc partiellement absente chez notre chère petite héroïne. Bah...

    - J'y vais tout de suite, je reviendrais le plus vite possible. Et entier.

    Après cette pitoyable et désastreuse tentative (et encore... est-ce que cette chose mérite le nom de tentative ?) d'humour, Aedis salua Nicolaï, et se dirigea vers l'écurie, pressant le pas. Remettant en état son Loki en vitesse, elle sortit de l'abri, au dos de son fier destrier. Sortant de la propriété, elle se dirigea vers Sigamar...

    *
    * *

    Une heure plus tard environ, comme prévu, elle arriva au village. Descendant de cheval, elle plaça Loki dans l'écurie de Sigamar, moyennant quelques pièces. Selon le temps qu'elle mettrait, elle devrait peut-être ajouter un peu d'argent, mais ça irait. Sortant, elle réfléchit quelques instants, avant d'avoir un trait de génie. (Adulez la, portez la aux nues, mais faites quelque chose, bon sang ! C'est pas tous les jours !) En effet, elle se dirigea vers la taverne, où elle entra. Commandant un petit rafraichissement -alcoolisé, bien entendu- pour le mettre en confiance, elle finit par demander au tenancier :

    - Dites-moi, s'il vous plait... Il y a quelques temps, des hommes de ce village travaillaient à la reconstruction du manoir de Dyriet... Est-ce qu'ils pourraient, eux ou d'autres, y revenir... Le chantier n'est pas achevé.

    Marchera, marchera pas ?...
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Dim 6 Mar 2011 - 11:16

Clémence avait pris possession des lieux : selon elle, Aureane était de retour chez elle, ou du mois c'était tout comme, alors la jeune fille se devait de réinvestir la place. La brave tantine entreprit donc de faire dégager la chambre d'Aureane et celle de Nicolaï sans laisser le loisir à quiconque de protester. Une vraie tornade que personne n'osa arrêter ! La laissant tout remettre en ordre avec Justine, Aureane entreprit de faire le tour du quartier des domestiques afin de voir ce qui avait changé, ainsi que regarder si le cellier était assez pourvu en nourriture. Puis elle décida de retrouver le chevalier sur le chantier, histoire de savoir s'il avait d'autres consignes. Il devait y avoir encore beaucoup à faire.

Elle n'eut pas besoin d'aller bien loin, il entra au moment où elle s'apprêtait à sortir et la façon dont il prononça son prénom suffit à lui serrer la gorge : que s'était-il donc passé ? Il paraissait complètement bouleversé et elle voyait encore des traces de larmes sur son visage défait. Se précipitant près de lui, inquiète, elle prit garde à fermer la porte afin d'éviter que quiconque ne vienne assister au spectacle : le jeune homme n'avait pas besoin de cela pour aviver les rumeurs sur son retour. Le prenant par les épaules, elle essaya de capter son regard :


" Nicolaï, que s'est-il passé ? "

Il marmonna quelque chose d'incompréhensible en se repliant sur lui-même et elle s'agenouilla près de lui, ne sachant que faire. N'importe qui risquait de débarquer et de le voir dans cet état, à commencer par Justine qu'elle entendait parler à l'étage et qui n'était pas du genre à savoir tenir sa langue. Il valait mieux de pas rester là.

" Venez... "


Elle l'aida à se relever, sans lui laisser vraiment le choix, et l'emmena dans le cellier qui donnait sur la cuisine. Bon, là, ils étaient à peine éclairés par la petite fenêtre et ils étaient environnés par les odeurs de nourriture, mais au moins, ils seraient en paix. Timidement, Aureane osa même prendre le jeune homme dans ses bras, lui murmurant à nouveau :

" Qu'est-ce qui s'est passé, Nicolaï ? "


Elle avait d'abord pensé qu'il s'était passé quelque chose sur le chantier, mais elle le connaissait assez pour savoir qu'il ne se mettrait pas dans des états pareils si un mur avait été monté de travers. S'il y avait eu un souci quelconque, il aurait plutôt été du genre à prendre les choses en mains qu'à aller pleurer dans son coin. Aussi, il lui fallait une autre explication : mais laquelle ? Elle ne se souvenait pas l'avoir vu dans un tel état d'effondrement.

" Nicolaï ? "

Assise par terre à ses côtés, elle resta blottie contre lui, espérant le réconforter assez pour obtenir un semblant d'explication.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 8 Mar 2011 - 12:46

Marchera, marchera pas. Telle est la question.

Et pour notre jeune demi, ça marchera pas, mais pas, mais pas du tout.

Sans doute aurait-elle dut faire attention aux regards plus que suspicieux qu'on lui avait lancé quant elle était arrivée dans le village. Aux femmes qui faisaient rentrer les enfants dans les maisons ou encore aux volets qui se fermaient précipitamment sur son passage. Ou à la tremblotte du garçon d'écurie quant il dut s'approcher d'elle.

Elle aurait dut... elle pourra plus.

Je plaisante bien entendu. Mais il fallait tout de même dire qu'elle était dans l'auberge le centre de l'attention. Enfin, il. Il mais c'est une fille donc elle. Mais c'est il. Bref. Ça commence à devenir un petit peu trop compliqué là.

Bref. Bien entendu, c'est bien connu. Une équipe de courageux aventurier se retrouve toujours dans une taverne. Et cette fois ne ferait pas exception. Du coup, toute contente de son trait de génie, notre belle demi avançait d'un pas décidé en direction de ladite taverne qui n'avait pas grand chose de différent avec les autres battisse qui se trouvaient tout autour en réalité. Sauf que c'était pas une maison comme les autres, c'était la taverne. Suivez un petit peu bon sang. C'est quant même pas compliqué.

Sans trop se douter de se qui dans moins d'une minute allait lui tomber droit sur le pif, notre jolie blondinette commanda en toute innocence un rafraichissement alcoolisé bien entendu. À ce stade de notre histoire, il est important de noter tout de même que les quelques client et le tenancier étaient tout à fait même de ne pas faire grand chose. Sigamar était un village assez reculé, mais ils avaient tout de même de temps en temps des voyageurs qui passaient. On ne cognait pas non plus sur tout se qui bougeait, même si dehors certains avaient tout de même déjà sortit les fourches.


- Dites-moi, s'il vous plait... Il y a quelques temps, des hommes de ce village travaillaient à la reconstruction du manoir de Dyriet... Est-ce qu'ils pourraient, eux ou d'autres, y revenir... Le chantier n'est pas achevé.

Pauvre petite écuyère toute innocente. Elle venait de prononcer LE mot qu'il ne fallait surtout pas dire. Le mot interdit qui déchaine le Nifelheim si jamais vous aviez le malheur de le mâchonner dans un coin de votre barbe. Dyriet.

Un grondement plus que mécontent s'éleva de derrière la jeune femme. Alors ce gamin freluquet venait de Dyriet hein. Et le seigneur des lieux avait l'audace d'envoyer quelqu'un chercher des ouvriers à Sigamar après tout se qu'il avait fait. Lok'Van ne manquait pas de cran en tout cas. Ou alors c'était ce gamin rachitique qui était complètement fou de venir ici.

Ça ne tarda pas à tomber. Plusieurs types costaud empoignèrent littéralement Aedis et deux ou trois autres lui mirent des coups de poings dans le ventre pour que l'écuyer se calme. Se fut ensuite une véritable curée et les coups se mirent à pleuvoir.

Les gens du village avait terriblement souffert de la succession de seigneur à Dyriet. Déjà Farles qui les avaient affamé, pillé, trainé plus bas que terre. Puis, Farles avait fini par payer. Il avait été exécuté par le baron. Une courte période où les choses étaient redevenues normale, voir même s'était améliorée. Nicolaï KalonErc'h était arrivée. Il avait réembauché, n'avait pas chercher une seule seconde les biens qui avaient été volé lors de la mise à sac du manoir après la mort de Farles. C'était aussi à lui que les habitants de Sigamar devaient l'arrestation de Veshork et ses complices. Le Dragon de Dyriet et la Demoiselle Bleue étaient presque des personnages de conte pour les enfants de Sigamar. Puis, forcément, tout ne peu pas toujours allé. Et là, paf. La tuile. Nicolaï KalonErc'h avait disparut. Voilà que Tharn, le nouveau maître de Dyriet était arrivé. Lok'Van Tharn. Un proche parent de Farles qui s'était brillamment illustré. Lui et Zarasthar, le prophète fou avait amené leur lot de de mort et de malheur. Répression, exécution sommaire, raid sur le village. Lok'Van, sous prétexte de ramener le calme à Dyriet avait été bien pire que Farles.

Et le baron avait laissé faire. C'était lui qui avait nommé Lok'Van même. Gregor de Hautetour n'avait rien fait non plus.

Malheureusement pour Aedis, les bonnes gens de Sigamar n'étaient pas au courant des dernières modifications politique de la région. Personne ne savait que Nicolaï était de retour faute de quoi elle aurait eu un tout autre acceuil. Mais pour toute la foule ici rassemblée, elle était une âme damnée de Lok'Van de plus.

Trainée sans ménagement sur la grande place, Aedis fut jetée au pied d'un homme avec une dégaine de vieil alcoolo qui la gratifia en toute gentillesse d'un coup de pied dans les côtes.


« Tu pense que tu peux venir comme ça et nous entrainer avec toi? On vas lui donner une leçon à ton maître. Lok'Van verra qu'il n'a pas à faire sa loi ici. »

Avec un grand cris, les villageois empoignèrent Aedis et l'enmenère plus loin.

Ah Sigamar.

Sa grande place.

Sa rue commerçante.

Son bar PMU.

Son arbre à pendaison.

* * *

Bien loin de tout cela, Nicolaï s'était retrouvé blottit dans les bras d'Aureane à l'abrit dans le sellier. Il ne savait pas vraiment comment il pouvait en être arrivé là et nombre de mauvaises langue disent sans doute que le jeune chevalier en profitait bien largement. Il est bien en effet nécessaire d'avouer que la position était bien loin d'être des plus désagréable. Reconnaissons le.

Mais Nicolaï était complètement tétanisé et ne pensa pas une seule seconde à en profiter. Pour tout dire, il ne se rendait même pas compte de se que ce câlin de la part d'Aureane pouvait bien signifier. Tout se que cela sous entendait sur se qu'elle ressentait. Bref. Vous aurez comprit.


" Qu'est-ce qui s'est passé, Nicolaï ? "

Ça sentait la nourriture ici. C'était à peu de chose prêt le seul élément dont Nicolaï était en mesure de se rendre compte. Ça et le fait qu'il était dans les bras d'Aureane. Même si, une fois de plus, il n'était pas capable de saisir pleinement la mesure de se que ce geste signifiait. En revanche, il savait que ce doux contact lui faisait du bien et l'apaisait et s'accrochait donc à la manche de la jeune femme.

" Nicolaï ? "

Le jeune homme tremblait encore. Comment tout cela était-il possible? Fou. Il était en train de devenir complètement fou. Il n'y avait pas d'autre possibilité. Et Aureane qui était en train de s'inquiéter et de lui demander des réponses. Mais qu'est-ce qu'il pouvait dire? Il ne comprenait pas lui même se qu'il avait vu quelques minutes plus tôt. Et même s'il était en capacité de le faire, il n'était pas non plus certain d'en avoir envie.

Et comment allait-il pouvoir raconter ça.


« J'étais dans la bibliothèque. Il y eu un bruit, puis du sable. Beaucoup de sable. Il voulait me noyer. »

Se qu'il était en train de raconter n'avait pas le moindre sens. Le pire étant sans doute qu'il en avait tout à fait conscience.

« Puis, il y a eu ce bateau. Il a fait naufrage. Et sur le bateau, il y avait cette femme. Elle est tombée à l'eau. Elle... »

Nicolaï souffrait de ces images. Il ne savait pas pourquoi. Jamais il n'avait vu cette femme avant. Jamais il ne l'avais croisé et il n'avait pas la moindre idée de se qui pouvait bien causer cela chez lui. Qu'est-ce qui lui arrivait?

« Elle s'est assommé. Et elle a coulé. L'enfant. Il y avait aussi un enfant. Il l'appelait. Il la suppliait de revenir. De rester. »

Nicolaï se prit la tête entre ses mains.

« Elle est morte... »

De longues minutes s'écoulèrent sans qu'aucun d'eux ne dise quoi que se soit. Puis, toujours blottit contre Aureane, Nicolaï brisa le silence.

« Qu'est-ce qui m'arrive? »

Il n'en avait pas la moindre idée et doutait qu'Aureane ait la réponse. Mais il fallait qu'il pose cette question pourtant. Ne serais-ce que pour la formuler à voix haute.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 8 Mar 2011 - 13:57

    Hein ?! Quoi ?! Mais euh... La jeune femme avait à peine finit sa phrase qu'elle sentit des ondes néfastes affluer vers elle. Mais, par les dieux, qu'avait-elle donc dit de si terrible ? Si elle ne le savait pas vraiment, au moins, elle le sentait, qu'elle avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle sentit des bras l'entraîner en arrière. Protestant à vive voix, elle dut bientôt s'arrêter, ne laissant passer de ses lèvres que des gémissements de douleur. Trois brutes lui avaient sauté dessus, commençant à la rouer de coups. Même si elle n'avait aucune idée de la raison de cette vague de violence, elle ne comptait pas rester là sans rien faire. Dégageant l'un de ses bras, elle frappa l'un des hommes en plein visage. A part un "Crac !" sonore et la vague impression d'avoir brisé un os, il ne se passa rien de plus. Enfin si, la malheureuse victime d'Aedis avait une main sur son nez, laissant suinter du sang entre ses doigts, tout en jurant contre ce gamin qui osait répliquer alors qu'on l'attaquait pour une raison qui, quoique pas exposée, était totalement valable. L'écuyer continua à donner quelques coups, mais se battre à mains nues, contre des gaillards trois fois plus lourd que soit, et surtout dix fois plus nombreux, ce n'est pas totalement efficace, il faut l'avouer. Au bout d'un moment, elle comprit tout de même que riposter ne servait absolument à rien. Et comme personne ne disait rien, ou ne faisait mine de la laisser s'en aller, elle se replia en boule, se protégeant le visage et le tronc, attendant que la tempête passe. Au bout de quelques temps, elle se détendit, mais on l'attrapa bien vite, la trainant vers la place du village. Visiblement meurtrie, elle pourrait sans doute dire adieu à au moins l'une de ses dents. Quant au gaillard à qui elle avait cassé le nez, soit lui, soit l'un de ses compatriotes, avait décidé de le venger : elle sentait un liquide chaud lui couler sur le visage à partir de son nez, entrant dans sa bouche grande ouverte, pour bien aspirer l'air qu'elle ne parvenait plus à capter par les narines.
    Devant elle se tenait un homme, sans doute un vieillard alcoolique, peut-être le chef du village, qui en plus de dire quelques mots qui d'après son ton n'étaient pas vraiment sympathiques, lui donna encore quelques coups de pieds pour faire bonne mesure. De ses mots, Aedis, hébétée, ne retint que quelques bribes : entraîner, leçon, Lok'Van, loi... Spontanément, quelques paroles s'échappèrent de la bouche de la jeune femme


    - 'Pourriez répéter, s'vou'plait... 'Pas tout compris...

    Bon, ce n'était sans doute pas très malin de sa part, il faut bien l'avouer... Mais qui c'était aussi, ce Lok'Van ? Son nom lui disait bien quelque chose, d'après ce que lui avait expliqué Nicolaï à propos de Dyriet. Mais elle ne s'en souvenait plus : elle n'avait écouté il était vrai que d'une oreille distraite, pas vraiment convaincue. Elle allait s'en mordre les doigts, mais elle n'en était pas là au stade de la réflexion. Là elle était plutôt au moment de "Comme que je m'en sort, ****** de ****** de ***** ?!" Cette question méritait certes réflexion. Sans avoir eut le temps d'approfondir un peu plus le sujet, elle vit qu'on la transbahutait encore. Là, c'en était trop. Par Néera, ils n'allaient quand même pas... Elle était trop jeune pour mourir, c'était sûr ! En plus, personne n'allait s'inquiéter avant un bon bout de temps. Nicolaï était le seul au courant de son expédition, et même si les choses trainaient, il penserait sans doute plus à une difficulté de négociation, ou une difficulté pendant le voyage, que... ça. Un arbre à pendaison... Et pourquoi pas des cordes attachées à quatre chevaux, tant qu'ils y étaient ! Pff... Réfléchissant à toute vitesse, elle finit par prononcer aussi vite qu'elle avait réfléchi :

    - Vous n'allez quand même pas... Bon, admettons... Mais donnez m'en une raison valable... Et puis, qui c'est ce Lok'Van ?

    Quitte à mourir, au moins mourir le moins bête possible. Et peut-être que cette réponse allait régler une partie du pourquoi du comment... Qu'est ce qu'il avait dit, déjà, Nicolaï ? "Possible que tu sois très mal accueilli". Ca avait été gentil de sa part de l'avertir. Par contre, personne ne l'avait averti que "très mal accueilli" était encore un euphémisme.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 8 Mar 2011 - 18:00

Nicolaï s’accrochait à elle comme un désespéré et la jeune fille mit un certain temps avant d’obtenir un semblant de réponse à ses questions inquiètes. Réponses qui ne la satisfirent pas vraiment, car plus le chevalier parlait, moins ce qu’il disait avoir vu paraissait réel. Ainsi, il avait eu de nouvelles hallucinations ? Aureane ne savait que dire. A ce stade, elle n’était plus inquiète mais vraiment angoissée. Qu’est-ce qui justifiait que Nicolaï voit de telles choses ? Le sable, encore, elle comprenait : elle en rêvait elle-même presque toute les nuits, c’était un cauchemar récurrent, parmi bien d'autres qui ne la quittaient plus. Le bateau aussi, ainsi que la mer, pourquoi pas. Mais le reste… ils avait suffisamment vécu de situations difficiles pour ne pas aller en inventer d’autres. Et à aucun moment il n’avait été question de naufrage ou d’enfant séparé de sa mère. Un naufrage... un enfant... un naufrage et un enfant... Ce fut cette dernière réflexion qui lui donna subitement une idée.

Et si cela n’avait rien eu à voir avec ce qu’ils avaient subi ? Si leurs mésaventures avaient juste été le déclencheur de souvenirs liés à un traumatisme plus ancien ? Il lui avait bien raconté qu’il avait été trouvé sur la plage, enfant. Il n’était pas compliqué de faire le lien avec un naufrage. Il pouvait très bien se rappeler d’une femme de son entourage, voir de sa propre mère.


" Calmez-vous, Nicolaï. Tout va bien, vous êtes en sécurité, ici. "

Elle parlait d’une voix douce, à peine un murmure, pour tenter de l’apaiser. Elle ne pouvait pas lui lancer ainsi des suppositions pareilles. Si elle se trompait, elle risquait de le perturber davantage en introduisant d’autres éléments dans un imbroglio déjà assez compliqué. Si elle avait raison, c’était encore pire et elle craignait une réaction trop violente à une révélation brutale. Elle essaya de lui faire un petit sourire rassurant :


" Calmez-vous. Vous avez vécu beaucoup de choses compliquées… C’est normal que votre esprit soit un peu perturbé. "

C’était un euphémisme. Si elle avait su, elle aurait insisté pour attendre le retour de la gardienne auprès de la petite Katialyne. Katalina aurait peut-être pu faire quelque chose, elle. A présent, que pouvaient-ils tenter pour débarrasser Nicolaï de ces visions ? S’il devait s’écrouler ainsi en public, les rumeurs iraient bon train. Il y avait déjà suffisamment de personnes pour souffler que leur retour du Puy cachait un déséquilibre mental incontournable.

Elle reprit la parole tout doucement, le gardant contre elle :


" A quoi ressemblaient cette femme et cet enfant ? Parlez-moi de ce qui vous vient à l’esprit… ne gardez pas cela pour vous. "

Plus il en dirait, plus elle aurait de chance de vérifier son hypothèse et, même si elle se trompait, s’exprimer n’avait jamais fait de mal à personne. Plus il parlerait et plus il évacuerait ses angoisses. Du moins, l’espérait-elle. Elle préféra ne pas faire de promesses rassurantes, ne sachant comment évolueraient les visions. Mais ce qui était certains, c’était que…


" Nous trouverons une solution. "


Et s’il le fallait, elle irait voir la gardienne elle-même pour lui demander de l’aide. Grande résolution de la part d’Aureane, mais il était hors de question de laisser Nicolaï dans cet état. En attendant d’en venir à de telles extrémités, néanmoins, elle était décidée à chercher comment chasser ces visions envahissantes.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Ven 11 Mar 2011 - 22:54

La foule qui s'était massée autour d'Aedis était très légèrement surexcité et très légèrement avide de sang. Eh oui mesdames et messieurs. Quant des gens de votre famille sont massacré par la faute d'un homme, vous avez tendance à reporter toute votre hargne sur la première personne un tant soit peu rattachée à la source de vos problème qui vous tombe sous la main.

Manque de bol. À cause d'un problème flagrant de communication, personne à Sigamar ne savait que Nicolaï avait repris la tête du fief de Dyriet. Et manque de bol aussi, personne ne savait non plus dans cet espèce de petit patelin que Lok'Van n'était plus seigneur de Dyriet. D'ailleurs, si les villageois de Sigamar avaient sut que le Dragon de Dyriet était de retour, il y à fort à parier qu'on aurait attendu Nicolaï en masse au manoir.


- 'Pourriez répéter, s'vou'plait... 'Pas tout compris...

Au dessus des cris d'excitation des villageois, les quelques paroles d'Aedis passèrent pour le moins tout à fait inaperçue. Et puis, le peu de personnes qui entendirent parler la jeune demi n'en faire pas grand cas. On s'en fichait pas mal de se qu'elle... qu'il... Ah non, ça vas pas recommencer. Bref. On s'en fichait pas mal de se que cette personne (ouai voilà, là il y a pas de soucis) pouvait bien comprendre. C'était pas important de tout façon pour se balancer au bout d'une corde.

Pour l'information de notre jeune écuyère quelque peu sarcastique, le filain MJ que je suis présentement avait bel et bien penser aux chevaux avec quatre cordes. L'ecartellement, c'est rigolo. Il y a un suspense. On se demande quel membre vas lâcher le premier. Mais bon, c'est pas tellement rigolo. Et puis en plus, se serait pas logique que dans la réplique ysarienne de Trois-Chemins, on puisse trouver quatre chevaux. Et l'écartellemment par quatre poules, ça a quelque chose d'un peu trop lent et ridicule à mon goût. Bon, après il y a d'autres légers supplices. Être battue à mort par exemple. On donne tous un petit coup de baton... bof. Et puis la lapidation. C'est convivial, amusant. Chacun y vas de son petit caillou. Même les enfants peuvent participer.



Hum



Je crois que je me suis encore égaré là.


- Vous n'allez quand même pas... Bon, admettons... Mais donnez m'en une raison valable... Et puis, qui c'est ce Lok'Van ?

Un changement de situation dans la foule hurlante et totalement fanatisée qui avait une grande envie de vengeance et de voir cet envoyé de leur bourreau se balancer au bout d'une corde?

Pas particulièrement.

Ah si. Certains paysans commençaient à jeter des truc plus ou moins biens identifié comme des navets un rien pourris à la figure d'Aedis en plus des insultes du genre: ''On vas te crever!!!'' ou ''sortez lui les boyaux'' qui fusaient.

Charmant petit patelin en tout cas.

Bon, au moins l'un des hommes qui tenait fermement la demi était moins bourrut ou plus gentil que la moyenne et prit la peine de lui répondre.


« S'que t'es con. »

Ouai, j'avoue là ça part mal.

« Lok'Van s'ton maître. L'seigneur de Dyriet. Il'est d'puis que l'Dragon d'Dyriet et la D'moiselle bleue sont pu là. »

À défaut d'avoir correctement écouté sont nouveau maître, espérons au moins que la demi s'était donné la peine de l'observer un tantinet lui et sa fiancée. Si c'était bel et bien le cas, elle n'aurait pas put manqué le fait que le blason de Nicolaï représentait un grand dragon azur sur fond blanc (blason tout de même quelque peu tape à l'oeil il faut bien le reconnaître), ainsi que le regard saphir et les éternelles robes bleues d'Aureane.

Espérons. Parce qu'à côté, ils étaient déjà en train de faire le nœud pour la corde.

* * *

Nicolaï quant à lui continuait à s'accrocher à la manche d'Aureane et oscillait entre panique et envie de hurler de toutes ses forces. Difficile à définir en tout cas. Aureane aussi était inquiète. De là où il était, serré contre elle, il ne voyait pas son visage. Mais il pouvait la sentir contre lui. La sentir se crisper d'inquiétude comme elle était la seule personne à pouvoir le faire. Mais que pouvait-il faire pour l'aider? Lui dire que c'était faux? Que tout allait bien? Le lui jurer? Il ne s'en sentait pas la force. Pas cette fois. Et puis, elle s'inquièterait plus encore alors parce qu'il serait seul face à ses visions et qu'elle se sentirait exclue, n'osant probablement jamais lui demander quoi que se soit.


" Calmez-vous, Nicolaï. Tout va bien, vous êtes en sécurité, ici. "

Sa voix était douce... calme... apaisante. Un simple murmure. Malgré la peur qui la tenaillait, elle trouvait toujours assez de force pour demeurer calme et tout faire afin de le rassurer. Et le pire était que cela marchait. Nicolaï leva ses yeux gris vers son visage. Même ce sourire un peu forcé mais où elle mettait tout se qu'elle pouvait afin de le rassurer parvenait à l'apaiser.

" Calmez-vous. Vous avez vécu beaucoup de choses compliquées… C’est normal que votre esprit soit un peu perturbé. "

Le croyait-elle fou? Possible. Petit à petit Nicolaï lui même en venait à douter qu'il ait put rentrer du Puy aussi sain de corps et d'esprit que cela avait été le cas. ''un peu perturbé''. Un doux euphémisme. Si on s'en référait à se que la jeune femme avait bien voulut lui dire, il avait des absences depuis Serramire et le manoir de Katalina Noblegriffon. Peut-être bien un mois.

Katalina...

Peut-être auraient-ils dut attendre le retour de la Gardienne de Tyra. Elle avait guéris Aureane. Sans doute aurait-elle put faire quelque chose pour lui... oui, sans doute. Mais c'était trop tard à présent. Inutile de regarder en arrière. Tout deux avaient prit la décision de quitter Serramire. Cela leur avait parut être la bonne décision. Il fallait l'assumer maintenant.

Gardant le chevalier dans ses bras, Aureane repris la parole.


" A quoi ressemblaient cette femme et cet enfant ? Parlez-moi de ce qui vous vient à l’esprit… ne gardez pas cela pour vous. "

Parler? Pour dire quoi? Il n'avait pas la moindre idée de qui pouvait bien être ces gens. Tout se qui était resté dans sa tête, c'était un étrange amalgame d'images, de sentiments et d'impressions plutôt désagréables dans l'enssemble.

" Nous trouverons une solution. "

Le jeune homme hocha la tête. Il devait s'en sortir. Il le devait.

Bon. Maintenant, il lui fallait rassembler toutes ses idées. Réussir à formuler des phrases à peu prêt cohérente sur se qu'il avait vu et dont il se rappelait.


« L'enfant... il était plutôt jeune. Une dizaine d'année sans doute. Et il avait des cheveux noirs... je ne me rappel pas bien son visage je ne le voyais pas vraiment... il appelait sa mère... il avait peur... terriblement peur... elle est morte... »

Nicolaï resserra instinctivement sa prise sur le bras d'Aureane. Il y avait quelque chose dans se qu'il disait qui lui était familier. Et c'était très loin d'être quelque chose d'agréable. Oui. Vraiment très loin.

« Je le connais, finit-il par affirmer... l'enfant. Je l'ai déjà vu... »

Se rappeler. Se rappeler. Se rappeler.

« La femme... elle était... châtain... jeune... avec une robe verte... »

Allé, quelque chose. Oui, il fallait qu'il se souvienne de quelque chose d'autre.

Il y eu comme un déclic dans sa tête.


« Erina... »

Nicolaï se relâcha alors. Complètement. Sa prise sur le bras d'Aureane se déssera. Rassurant? Un petit peu. Jusqu'à se que la jeune femme pose son regard sur lui. Nicolaï avait les yeux fixe, comme perdu dans le vague. Il n'était pourtant pas mort ou tomber dans les pommes. Du pouce, il caressait le bras de la jeune femme au travers de la robe. Non. Il était... absent.

Ailleurs.

Il resta deux minutes ainsi avant de sembler d'un coup reprendre vie.


« Désolé. Je ne me souviens plus. »

Relevant les yeux, il croisa le regard de la jeune femme.

« Aureane? »
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Sam 12 Mar 2011 - 22:29

[HJ : Huhu, Nicolaï, j'adore tes posts. Je suis morte de rire à chaque fois. Là, imaginer des poules pour un écartèlement, ça a failli m'achever.]

    Les villageois du coin n'étaient pas vraiment aimables. Ils étaient même loin du compte. Non seulement ils frappaient les inconnus pour des raisons obscures, mais en plus, ils ne prenaient même pas la peine de répondre à leurs questions ! Quel monde de brutes ! Sa seconde tirade n'eut pas grand effet. De toute façon, les trois quarts de la populace ne l'avaient sûrement pas entendue, trop occupés à chercher les fruits et légumes pourris dans le compost du jardin. Voyons, que peut-on faire avec ce genre de choses ? Tiens, le jeter sur les gens, c'est amusant, ça ! Surtout quand la personne visée est solidement maintenue, un tantinet malmenée et hagarde. Frissonnant, elle sentit quelque chose ayant le gout de navet (vieux de trois saisons) lui atterrir sur le visage. Crachotant minablement des débris de rave, elle fronça les sourcils en entendant l'insulte d'un des gars qui la tenait. Con ? Bah, au niveau où ils en étaient, pourquoi pas ! Bon, la suite était un peu plus... instructive.
    Lok'van ? Son maître ? Nicolaï mènerait-il une double vie ? Intéressant... Parce que des seigneurs de Dyriet, il n'y en a qu'un à la fois, non ? ... Attendez... Depuis que le Dragon de Dyriet et la Dame bleue son partis ? Mais, mais... Il y avait erreur là ! Soit elle était remontée dans le temps par elle ne savait quelle forme de magie diabolique, soit ces pécores n'étaient même pas au courant du retour du KalonErc'h. Regardant autour d'elle pour chercher... quelque chose, une motivation, une aide, un truc, quoi ! Elle finit par apercevoir un homme en train de faire un nœud. Un gros nœud. Avec une longue corde au bout. Du genre très utile pour pendre les gens. Très résistantes, ce genre de cordes ! Ça ne s'use pas, ou en tout cas très peu, et c'est capable de durer assez longtemps pour que les corbeaux commencent à venir se repaître sur le cadavre pendouillant au bout de la corde. On va dire que la plupart du temps, l'odeur incommode avant que la corde ne lâche. En tout cas, elle l'avait sa motivation ! Elle essaya de reprendre le fil : Nicolaï lui avait dit qu'il y avait des frictions ces derniers temps : c'était sans doute le seigneur remplaçant le "Dragon de Dyriet" qui avait abusé de ses pouvoirs. Et en y réfléchissant bien, il semblait effectivement que le nom cité par Nicolaï pour nommer son prédécesseur, était bien... Lok'Van !


    - Il est parti ! Lok'Van est parti ! Nicolaï KalonErc'h est là, à Dyriet ! Je, je... Je suis son écuyer ! Je suis pas du tout sous les ordres de Lok'Van !

    Et surtout, ce qu'elle se retenait de dire : "Je veux pas mouriiiiir !". Parce que les intentions des villageois étaient plus que claires, même si c'était pas très malin. Si effectivement ce Lok'Van était toujours à la tête de Dyriet, et qu'il était si terrible que ça... A la place des Sigamariens, Aedis se la serait bouclée, par crainte des représailles. Bon, c'était un peu lâche, mais l'envie de mourir n'était pas si présente que ça chez elle. Toujours est-il qu'elle espérait très fortement que ses dernières paroles soient entendues, et surtout crues.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Dim 13 Mar 2011 - 15:57

Aureane écouta parler le jeune homme, enregistrant chaque information et les mettant en lien avec ce qu’elle savait déjà sur lui. Il se mit à lui serrer le bras plus fort, à tel point qu’il commença à lui faire un peu mal, mais elle ne dit rien, se contentant d’écouter attentivement. Il fallait croire que ce n’était qu’un mauvais moment à passer et que tout s’éclairerait bientôt. Erina ? Il se relâcha et Aureane ne bougea pas, le laissant digérer l’information. Le prénom lui disait quelque chose et elle fouilla un instant dans ses souvenirs avant de se rappeler : il l’avait appelée ainsi lors de sa première crise.

Deux minutes s’écoulèrent pendant lesquelles elle se demanda ce qu’elle devait faire. Lui dire ce qu’elle pensait ? Essayer de lui changer les idées ? Elle doutait que cela soit réellement une solution. Il avait les yeux dans le vague, semblait complètement perdu. Avait-elle eut elle aussi le regard fixe en revenant du Puy ? Elle prit ces quelques minutes pour retrouver son calme. Elle ne devait pas laisser voir son inquiétude. Finalement, elle soutint son regard, lui caressa doucement la main dans un élan de tendresse.


Ne dites pas cela. Vous n’avez pas à être désolé. Nous allons démêler toutes ces visions… Savez-vous que vous avez déjà évoqué cette Erina ? Cette femme est un personnage récurrent, apparemment… elle réussit à sourire légèrement, de façon aussi rassurante que possible, et ajouta : ce qui est une bonne nouvelle car cela signifie que vos visions se tiennent, qu’elles ont un sens. Peut-être que si l’on découvre ce sens, elles cesseront.

Apparemment, elle avait un moral à toute épreuve. Il faut dire qu’on ne grandissait pas à Trois-Chemins en se lamentant au moindre souci. Elle était bien décidée à faire en sorte que Nicolaï retrouve un peu d’espoir, le voir dans cet état lui faisait trop mal à au cœur. Mais elle avait beau réfléchir à toute allure, elle ignorait vers qui se tourner pour trouver de l’aide. Il y avait Katalina, évidemment, mais elle ne pouvait se permettre d’envisager cette solution qu’en dernier recours, sachant qu’il y avait tout de même peu de chance pour que la gardienne daigne à nouveau baisser les yeux sur eux. Pour le moment, elle voulait déjà essayer d’arranger au mieux la situation et elle ne voyait qu’une seule façon d’y arriver : décortiquer ces visions.

Cet enfant, continua-t-elle en revenant à sa première idée, pourriez-vous le décrire plus précisément ? Ses yeux, ses vêtements ?

Elle détourna le regard afin de réussir à poser sa question de façon détachée, sur le ton de la conversation : elle ne voulait surtout pas le brusquer. Mais elle espérait vraiment une réponse à cette question et, si possible, un indice qui la conforte dans ses idées.

En règle générale, la jeune fille aurait sans doute craint que quelqu’un – pire que tout , sa tante – ne surgisse, mais elle était trop inquiète pour se préoccuper de ce qui devenait tout à fait secondaire devant la gravité de la situation. Les crises semblaient empirer de jour en jour. Combien de temps avant qu’il ne perde complètement la tête, qu’il ne sache même plus qui il était ? Cette peur lui tordait l’estomac et même s’il n’avait manifestement pas envie de parler de ce qu’il voyait, elle craignait que ce ne soit un mal nécessaire. Il fallait absolument qu’il puisse faire la part des choses.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mer 16 Mar 2011 - 18:13

Alors. Pour rester dans la veine des posts précédents sur les différentes méthodes d'exécution et vu que mon idée d'écartellement par les poulets semble avoir été quelque peu rejeté par la communauté paysanne de Sigamar, il me semble donc judicieux d'informer mon très cher publique sur la méthode d'exécution qui ici fut retenue pour prendre cet: ''infâme ***** des ***** de ce ******* à la ***''. Soit Aedis comme bien entendu chacun ici aura parfaitement comprit de quoi nous sommes en train de parler bien entendu.

Alors. La pendaison.

La pendaison est le fait de suspendre une personne, au moyen généralement d'une corde, mais aussi parfois de chaînes (bon ben là c'est une corde, les pécores de Sigamar ils ont pas réussi à trouver de chaine. Navré Aedis, ça fait moins classe, mais bon), voir par une écharpe de soie (pendu par une écharpe de soie, c'est quant même carrément la classe. Mais bon, on a pas non plus. Désolé Aedis), par le cou ou par d'autres parties du corps, soit à des fins de torture (ben là par contre, ça a pas l'air d'être top l'ambiance la torture. Je pense qu'ils sont plus sur quelque chose de plus... exécutif. Sans mauvais jeu de mot), soit en guise de peine de mort (en pendant le supplicié à une potence avec l'aide d'un « nœud de pendu » ou « nœud coulant »). Elle entraîne une rupture du cou (aïe, ça doit pas être agréable ça) ou une suffocation, une impossibilité de respirer et enfin la mort (l'autre solution est pas bien plus jojo non plus tu me dira).

Il est également à noter que la qualité de la corde est très importante. Bon, faute d'avoir trouver une chaine ou un foulard en soie, on ne pouvait pas dire que les paysans avaient été rapias sur la corde. De la première qualité. Avec ça, vous pouvez tout faire. Attacher de pauvres jeunes femmes prisonnière, pendre des gens, étrangler à tout vas et bien d'autres utilités d'ailleurs. Non, cette corde, c'était de la bonne qualité. Le genre qui vous pend bien comme il faut en tout cas. Faute d'avoir une chaine ou un foulard au moins le travail serait fait proprement.

Revenons à notre petite fête de village. Voilà qu'Aedis commençait à reprendre du poil de la bête. Oh non. C'est pas vrai. Elle vas nous pourrir l'ambiance celle là. Pffffff. Même pas drôle.

Et la voilà qui ouvrait la bouche.

Ah non! Non non non non non. Elle n'allait quant même pas parler.

Non mais non. Un peu de sérieux tout de même.


- Il est parti ! Lok'Van est parti ! Nicolaï KalonErc'h est là, à Dyriet ! Je, je... Je suis son écuyer ! Je suis pas du tout sous les ordres de Lok'Van !

Eh ben voilà.

L'ambiance était plombé et tout le monde regardait la demi elfe en se demandant se qu'elle était en train de dire.

Nicolaï KalonErc'h de retour à Dyriet?

Impossible. Il était chez les drows. C'était se qu'avait annoncé les hommes du baron. Et personne ne leur avait apporté la moindre nouvelle pour le contredire.


« MEUTEUR !!! »

Bon, voilà, c'était dit.

« IL EST MORT KALONERC'H !!! ON LE SAIT TOUS !!! MENTEUR !!! »

Et une nouvelle salve de légumes pourris pour l'écuyère. Une.

« PROUVE QUE TU MENTS PAS !!! »

* * *

Nicolaï savoura tranquillement la caresse qu'Aureane fit tendrement sur sa main. Il commençait seulement à se rendre à peu prêt compte de la position dans laquelle il se trouvait. Il avait conscience de ce geste de tendresse. Il avait aussi conscience que c'était tout à fait exceptionnel. Même s'il ne comprenait plus vraiment tout à fait en quoi cela était exceptionnel, il avait réussi à intégrer le fait que c'était rare.


« Ne dites pas cela. Vous n’avez pas à être désolé. Nous allons démêler toutes ces visions… Savez-vous que vous avez déjà évoqué cette Erina ? Cette femme est un personnage récurrent, apparemment… Ce qui est une bonne nouvelle car cela signifie que vos visions se tiennent, qu’elles ont un sens. Peut-être que si l’on découvre ce sens, elles cesseront. »

Le sourire qu'elle lui adressa avait tout de même quelque chose de rassurant. Même si il était un petit peu forcé tout de même. Ses paroles avaient quelque chose d'un petit peu rassurant tout de même. Et il y avait le sourire qu'elle lui adressait.

« Cet enfant, continua-t-elle en revenant à sa première idée, pourriez-vous le décrire plus précisément ? Ses yeux, ses vêtements ? »

Aureane baissa à nouveau les yeux. Non. Il n'avait pas la moindre envie de continuer à en parler. Bien loin de là. C'était tout le contraire. Il voulait s'en tirer. Ne pas y penser. Surtout ne pas y penser. Et puis quel importance cela pouvait-il avoir la couleur des vêtements que le garçon pouvait porter?

Quel importance se qu'il avait vu? Il avait déliré. Comme souvent. Elle n'avait pas arrêté de lui dire qu'il avait des hallucinations. Il avait fini par le comprendre. Pourquoi est-ce qu'elle ne voulait pas laisser les choses comme elles étaient? Il ne délirait pas toujours.

Cette crise avait été plus violente, mais il allait s'en sortir tout de même. Et puis, nom de dieu, mais quel intérêt la couleur des vêtements du garçon.

Nicolaï soupira et essaya de se re-concentrer pour tenter de trouver la réponse qu'attendait Aureane. Elle voulait savoir. À quoi cela pouvait bien lui servir, il n'en avait pas la moindre idée.

Qu'est-ce qu'il pouvait bien porter ce gosse.


« Je ne sais plus. C'était sous l'eau. Il était en blanc. »

Il voulait sortir de cette pièce et surtout ne plus en parler. Il fallait qu'il trouve quelque chose.

« Aureane, il vaudrait... il vaudrait mieux qu'on ne nous surprenne pas. »

Il avait toujours besoin d'elle il voulait toujours être contre elle, mais si on les surprenait? Que se passerait-il? Justine ne serait sans doute pas capable de tenir sa langue. Quant à Clémence... ben il valait mieux que Clémence ne les surprenne pas ici dans cette position.

« Tu veux qu'on aille voir se qu'il y a dans la petite malle que t'a donné ta mère? »
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Lun 28 Mar 2011 - 18:45

Excusez-moi pour l'attente, la longueur. Nicolaï, je n'avais pas trop d'idée, mais si tu veux que je change...

    Sa déclaration avait jeté un froid sur l'assistance. Ah, bande de pégus, vous vous y attendiez pas, hein ? Tout à coup, plouch ! Quelque chose de visqueux et de nauséabond lui atterrit sur le visage. Ah, non, ça n'allait pas recommencer ! Comment ça, c'était un menteur ?! Aedis avait bien des fois mentis dans sa vie. Pour toutes sortes de raisons. Mais là, pour une fois qu'elle disait la vérité, on lui jetait des fruits pourris ! Et on plus ces péquenauds lui demandaient des preuves ? Oh là là...

    Elle voulu leur dire d'aller vérifier, mais elle savait pertinemment que, suspicieux et méfiants, ils n'allaient sûrement pas aller voir au manoir. Elle ne pouvait pas non plus dire qu'elle y allait pour ramener KalonErc'h, d'une part ils n'allaient sûrement pas la laisser partir, d'autre part ce ne serait pas une bonne idée de montrer ainsi son échec devant Nicolaï. Bon sang ! Elle n'avait ni papier, ni rien, attestant qu'elle était au service du véritable seigneur de Dyriet. Quant à leur demander de la prendre en otage pour aller voir Nicolaï, c'était encore pire.

    Refléxiiiiooooon ! Et c'est les oreilles fumantes qu'Aedis se souvint qu'il y avait un papier qu'elle avait eu l'intention de détruire, ce qu'elle avait oublié de faire. La reconnaissance de dettes, bien sûr ! Nicolaï lui avait donné, et, si sur le moment elle n'avait pas protesté, elle avait décidé que la prendre en tant qu'écuyer était un paiement suffisant, et elle comptait détruire et oublier ce papier. Qu'importe ce qu'en dirait Nicolaï KalonErc'h. Sortant rapidement la feuille de sa poche, elle la protégea contre les projectiles, et la tendit à l'homme qui se trouvait le plus près d'elle :


    - Regardez la signature, et la date... Ça prouve bien qu'il est vivant !

    Ça sait lire, au moins, l'habitant moyen de Sigamar ? Si non, elle espérait au moins qu'il y un écrivain public, ou alors un signature à comparer, ou tout autre chose vérifiant ses dires... Dans le cas contraire, elle ne savait pas trop ce qu'elle allait pouvoir trouver. L'échéance jusqu'à la potence n'était pas si loin, et Aedis imaginait la corde se balançant doucement au vent avec une certaine... appréhension. C'était vraiment ridicule de mourir ainsi. Elle avait rêvé de morts plus glorieuses, même si certains disaient qu'ils n'y en avaient pas, de morts glorieuses. Pourtant, entre mourir pendu/d'une maladie longue rendant incontinent et mourir en plein combat/dans les bras de la personne qu'on aime et qu'on vient de sauver, il y a une différence. Le paradis des guerriers n'existaient pas pour les vieillards, et ce, Aedis en était sûre.

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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 29 Mar 2011 - 15:58

Aureane retint un petit soupir de découragement lorsqu'elle vit que le jeune homme allait chercher à éluder la question. D'ailleurs, il mit tant de temps à répondre qu'elle se demanda s'il avait simplement décidé de ne rien dire ou s'il cherchait réellement les informations qu'elle lui demandait. Puis il parla : en blanc... les coïncidences s'accumulaient peu à peu, apparemment. Elle se doutait qu'il n'en révélerait pas plus cette fois, mais elle était décidée à continuer à creuser la question tôt ou tard. A moins que les crises ne disparaissent mais... il fallait avouer que, malheureusement, elle semblaient au contraire empirer. Retenant un soupir, la jeune fille essaya de trouver quelques mots qui pourraient le réconforter. Elle n'aimait pas le voir aussi déboussolé.

Elle réfléchissait sur la façon dont elle pourrait l'aider lorsqu'il lui rappela tout à coup la situation dans laquelle ils se trouvaient. Si on les surprenait... Se sentant s'empourprer, elle recula vivement et le lâcha, comme si elle était en train de faire quelque chose d'absolument inconvenant. En même temps, si Clémence débarquait, autant dire qu'elle ne leur laisserait pas vraiment le loisir de s'expliquer. Et puis, de toute façon, quoi que cela lui coûte, Aureane préférerait laisser sa tante penser ce qu'elle voulait plutôt que trahir Nicolaï en parlant de ses crises. Elle se leva donc prestement, sans plus oser le regarder, et hocha la tête frénétiquement, lui faisant signe de sortir. Elle, pour sa part, elle allait attendre deux minutes de se remettre un peu de ses émotions. Depuis combien de temps étaient-ils là ? Qu'est-ce qui lui avait pris au juste ? M'enfin ! Elle l'avait pris dans ses bras ! Était-elle devenue folle ? Et le pire... le pire... elle n'osait même pas se l'avouer : le pire, c'était qu'elle ne regrettait pas du tout !

Il lui fallut une bonne minute pour sentir qu'elle retrouvait une couleur à peu près normale, une autre pour se calmer tout à fait. Ce fut à ce moment qu'elle vit, sur une étagère, une sacoche qui lui était familière. Son matériel d'écriture ! Qui donc avait pu avoir idée de le ranger là ? Elle avait bien cru l'avoir perdu ! Ravie, elle farfouilla dedans un instant, avant de se rappeler qu'elle avait accepté d'ouvrir le coffre donné par sa mère à Nicolaï. Au moins, voilà qui lui avait permis de se changer les idées.

Lorsqu'elle se décida enfin à montrer le bout de son nez, elle s'attendit presque à voir surgir une Clémence blême d'indignation. Mais... non : rien ni personne. Soulagée, la jeune fille monta donc à l'étage. La tante astiquait le couloir comme si elle avait décidé de le faire briller avant la venue du roi en personne. Justine les croisa en gambadant annonçant à la ronde qu'elle allait voir ce qu'il y avait dans le cellier, ce qui fit rougir à nouveau sa grande sœur qui se dépêcha de rejoindre prestement sa - enfin, leur, à présent - chambre. Clémence ne broncha pas lorsque Nicolaï la rejoignit. Après tout, la porte restait grande ouverte et elle entendait presque tout ce qui se disait pour peu qu'elle prenne la peine de tendre un peu l'oreille. Habituée à la proximité de sa famille, la jeune fille s'en moquait et entreprit d'ouvrir enfin le fameux coffre, sous les yeux du chevalier.

Elle était heureuse de partager cet instant avec lui, d'autant que cela avait sans nul doute lien avec le mariage. Peut-être une sorte de trousseau improvisé malgré le manque de moyens. Et puis, ils devaient se changer un peu les idées après la crise de Nicolaï. Elle aurait bien le temps d'y repenser plus tard pour trouver des solutions plus efficaces. En attendant, ils allaient découvrir ce que cachait la petite malle. Vint d'abord une couche de tissu, qui, en se dépliant, révéla une simple chemise de lin écru. Si elle était on ne peut plus basique, elle était neuve, ce qui suffisait à lui donner une grande valeur pour Trois-Chemins.

" Ma mère... " expliqua Aureane, un peu émue.

Elle replia le vêtement soigneusement et le déposa à côté d'eux avant d'entamer la suite des découvertes. Elle n'avait aucun mal à deviner de qui venait chacun des présents. Elle connaissait tellement bien les membres de sa famille... c'était évident. Apparu une petite boite sculptée. La jeune fille laissa doucement glisser un doigt sur la gravure représentant une plume et un parchemin.

" Mon père... "

Elle esquissa un sourire troublé. Ce qu'il avait choisi comme motif n'était pas anodin, c'était la preuve qu'au fond, il ne désapprouvait pas son choix d'écrire. Un réel soulagement après des années de doute et d'incompréhension. La boîte, ouverte délicatement, contenait un minuscule bouquet de fleurs séchées, qui lui tira un sourire attendri.

" Justine... "

Comme si elle n'avait attendu que cela, la fillette passa sa tête dans l'embrasure de la porte, ravie :

" Ça te plait ? "

Sans vraiment attendre de réponse, elle vint sauter sur la paillasse qui servait de lit et s'invita dans la conversation. Elle savait déjà ce que contenait le coffre, qui était loin d'avoir été vidé, mais elle était quand même curieuse, ne serait-ce que pour voir les réactions de sa sœur. Celles du chevalier aussi. D'ailleurs, en y repensant...

" Vous faisiez quoi dans le cellier ? "

L'effet fut immédiat sur Aureane qui se mit à rougir à une vitesse assez impressionnante et fixa le coffre sans savoir quoi dire. La gamine la regardait avec un grand sourire, de l'air de celle qui attendra sa réponse quoi qu'il arrive. Seulement, l'esprit tournant complètement à vide, Aureane restait figée, incapable de se justifier d'une façon ou d'une autre. Elle finit par jeter un coup d'œil désespéré à Nicolaï, sans savoir ce qu'il pourrait bien dire ou faire pour les tirer de ce pétrin.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 29 Mar 2011 - 16:05

[hrp: je m'excuse d'avance pour ce post]

Aedis était plongée dans une intense réflexion. Comment pouvoir s'en sortir alors que la corde de rapprochait de plus en plus. C'était déjà comme si le nœud était en train de se serrer autour de sa gorge. Puis la chute sèche qui lui briserait le cou. À moins que se ne soit d'étouffement qu'elle ne finisse par mourir après une lente agonie. MOUAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!

[hrp: je pense qu'à ce moment du récits toute personne sensée commencerait à remettre en question la fiabilité et surtout la neutralité de notre cher MJ.]

C'est donc avec une certaine véhémence et un entrain tout retrouvé après leur petite baisse de motivation que nos bombardeurs de fruits avaient repris leurs œuvres. Bien au détriment de notre pauvre écuyère d'ailleurs étant donné que plus les choses avançaient et plus les fruits qui étaient projetés vers elle avaient eu le temps de se décomposer tranquillement sur un tas de fumier. Eh oui. Les fruits étaient de plus en plus pourris. Aedis aurait bien besoin d'un bain quant elle s'en serait enfin sortie... si elle y parvenait. Dans le cas contraire, elle aurait d'autres soucis à se faire que sa propreté corporelle. Ou peut-être justement n'aurait-elle plus de soucis à se faire. C'était encore à définir. La question mérite d'ailleurs réflexion.

Mais pas pour le moment. Là, j'ai envie de pendre quelqu'un à un arbre.


[hrp: ouai alors à ce stade, faut franchement douter de façon efficace de la neutralité du MJ.]

Notre pauvre bientôt regrettée héroïne... quoi je prend un peu d'avance là? C'est trop voyant? Je suis pas assez neutre? Minute tu va voir toi mon coco.

[hrp: petite parenthèse imposée par un MJ quelque peu tyrannique.]

Gorvath le nain
Avait malheureusement voulut jouer les malins
C'est armé de sa hache et monté sur biquette
Qu'il fonçant tout droit maraver des tapettes
Telle une étoile filante, il fonçait au galop
Quant d'un grondement, on le mit sur le dos
Ce coup que nul n'aurait put prévenir
L'avait mis à bas sans coup férir
Au trois quart sonné par ce vol plané
Il regarda la haut les astres éthérés
Regardant la lune dans toute sa nudité
Le ciel puni son ardeur à ainsi le contempler
Une étoile scintillante sembla se rapprocher
Et c'est sous une étoile que le nain fut enterré
On se souviendra peu de ce nain ivre mort
Qui avait pourtant trouvé plus précieux que l'or
Mais à ce trésor était lié un sort funeste
Puisque aujourd'hui encore, c'est sous un météore que gisent ses restes.

MOUAHAHAHAHAHAHAHA

Pour paraphraser notre bon ami Zarakaï: C'est pas de pot, ce long repos, c'était trop tôt.


[hrp: retour à notre village]

L'impudent insultant ayant été châtié, nous pouvons donc rependre là où nous étions resté.

L'écuyère s'était parfaitement résumée sa plus que complexe situation. Difficile en effet de prouver qu'on disait la vérité sur la présence de Nicolaï quant on ne pouvait envoyer personne là bas ni y aller soit même. À 99,999999999999999%, les habitants de Sigamar, c'est du bon bouseux, mais tout de même, il faut pas non plus exagérer. C'est pas parce que c'est des bouseux qu'ils sont complètement débiles non plus. Et bien sur, madame était en train de réfléchir à la façon dont elle allait bien pouvoir se tirer de cette affaire. Mais laisse tomber. Tu pourra pas. D'ici peu, tu pendra au bout d'une corde.

MOUAHAHAHAHA !!!!

Mais c'est qu'elle en avait les oreilles qui fumait la petite Aedis. Mais se serait presque mignon tout plein ça. Eh mais elle fait quoi là la petite miss? Le mister, la miss, le... bref il, elle, il.... raaaaaaah non ça va pas recommencer cette histoire.

Et la voilà qui sort un bout de papier de sa poche. Ah non. Non non non non non. Pas ça. Je suis pas d'accord. Elle est pas sensée pouvoir fournir de preuve. Non non non non non.


- Regardez la signature, et la date... Ça prouve bien qu'il est vivant !

Bon. Alors.

Décidons ça au dé puisque c'est comme ça. Alors, jet d'intelligence d'un gros bourrus de payants. Nous disons donc un déflation de l'ajustement négatif de 3.5% étant donné les conditions de stress non négligeables. Ajouté au coefficient molaire des coutumes de Sigamar. Une lobotomie aussi? Non, rendons juste ce jet impossible. Sinon ça aura l'air suspect.

Alors....

Calcul calcul, et dire que je déteste les maths en plus.

J'estime avant le jet tes chances à 1/125561616877966165,2 que le paysans à qui est tendu la lettre sache lire.

Lançons les dés.

C'est un échec.

Quoi? Moi je suis pas équitable? Mais si mais si.

Le teste sur la rencontre d'un écrivain publique. Parfait. On va régler ça à la western alors.

De 0 à 25, t'en trouve un qui sait lire. De 26 50, il arrivera à lire que la moitié des mots. À plus, il sait pas lire.

Dégaine cow boy.

99

L'échec critique.

Alors non seulement, y a pas d'écrivain publique, mais en plus un chèvre qui passe par là en profite pour te becter la moitié de ton parchemin et tu te prend une nouvelle volée de fruit.

MOUAHAHAHAHA !!!!

C'est FINI Aedis, tu es FINIE !!!

MOUAHAHAHAHA !!!!

Et si ça peu te consoler, le fait d'être pendu vas relâcher tes sphincter se qui fait que tu n'auras perdu que la mort héroïque. Alors, contente? Et en plus... mais... mais d'où ça viens ça? QUOI ?!? Un jet de miracle? Parce qu'il te reste des points de miracles? Je veux dire... tu en as ?!? J'ai autorisé ça moi? Mais... mais... mais...

Bon ben lance alors.

0

Coup critique.

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!

Le paysan reconnais le seau que la chèvre n'a pas mangé.


« EH ATTENDEZ !!! ELLE A UN BOUT DE PAPIER AVEC LE SEAU DU DRAGON !!! »

Eh du coup, ben on arrête de la bombarder de fruits. Pffff. Même pas drôle.

« On fait quoi? »

Il y eu plusieurs idées qui furent émises à droite à gauche. Certaines étaient plutôt bonnes. Ça parlait de faire juste disparaître l'écuyer et comme ça, on pourrait mettre tout ça sur le dos de brigands si jamais elle avait dit vrai. D'autres étaient moins bonnes et consistaient à relâcher Aedis. Moins fun.

Au final, il fut décidé d'attendre et de voir.

En un rien de temps, la jeune femme se retrouva proprement ligotée et on l'amena dans une des caches sous le plancher d'une maison. Cache qui avait été aménagée pour échapper à Lok'Van et ses hommes. On coinça ensuite la trape. Il fallait réfléchir à la marque à suivre et ne pas prendre de décisions trop hative.

* * *

La courte phrase de Nicolaï quant à se qui se passerait si on les découvraient ainsi eu un effet immédiat sur Aureane. Elle devint tout à fait écarlate et s'éloigna instantanément de lui pour conserver un minimum de bienséance tout en battant tout les records possibles de l'aureanomètre. Ou de l'écarlatomètre pour ceux qui savent pas. Cet appareil fortement pratique permettait à Nicolaï de juger les réactions d'Aureane en fonction de la teinte rouge que prenait ses joues. Il y avait différentes teintes de références bien entendu, mais là, elle battait absolument tout les records possibles de l'aureanomètre lui même. Il ne se souvenait pas l'avoir déjà vu aussi rouge que cela.

Cela lui fendait le cœur qu'elle se soit ainsi séparer de lui même si ses idées commençait seulement à se faire plus claire et plus précise sur se que pouvait bien signifier pour elle ce moment de tendresse. Cela lui coutait terriblement. Mais il ne pouvait pas prendre le risque qu'ils soient ainsi surprit. Clémence se mettrait sans le moindre doute à hurler à la mort si jamais elle venait à l'apprendre. Alors autant ne pas trop tenter le diable. Même si cela lui coutait terriblement de devoir le faire.

Jamais Aureane ne dirait quoi que se soit par rapport aux crises du jeune homme. Pour cela, il lui faisait largement confiance. C'était certain. Elle allait laisser sa tante penser tout et n'importe quoi plutôt que de faire se qu'elle pensait être une trahison envers lui. Mais alors Clémence penserais à pas mal de choses qui seraient sans le moindre doute. Mais qui pouvait savoir se à quoi elle penserait si elle apprenait les crises d'hallucination. Mieux valait qu'elle ne sache rien. Ni pour le passage dans le cellier, ni pour se qui était de ses crises d'hallucinations.

Aureane semblait avoir besoin de temps pour reprendre ses esprits et au vu du léger geste qu'elle lui adressa, elle préférait apparemment qu'il parte. Qu'il la laisse reprendre pied. Le jeune homme ne chercha pas à s'imposer. C'était inutile. Si Aureane avait besoin d'un petit peu de temps seule pour reprendre de la contenance et une couleur à peu de choses prêt normale, alors il allait le lui laisser ce temps de libre. Ça faisait très très longtemps qu'il avait apprit que cela ne servait strictement à rien du tout de brusquer Aureane. La seule chose qu'on obtenait c'était qu'elle se fermait plus encore et risquait de s'enfuir en courant d'un instant à l'autre. Alors la seule chose à faire, c'était lui laisser le temps de se reprendre et de se calmer.

Nicolaï quitta le cellier pour se rendre dans sa chambre et s'allongea sur le lit un moment. Dehors, Clémence commençait déjà à se mettre au travail en astiquant autant que possible le couloir au point qu'on aurait put manger par terre. Lui qui avait pensé par le passé qu'Aureane était légèrement excessive au niveau du ménage, avec Clémence on était en train de passer le cran au dessus.

Le jeune homme ne resta pas longtemps inactif et commença à retirer les lattes du planchers qu'il avait déjà défaite pour cacher une partie de la somme qu'Harnyll lui avait confié. Rien n'avait bougé. Tout était encore parfaitement en place. De quoi assurer largement la reconstruction du manoir. Mais pour l'instant, et tout à fait honnêtement, se n'était pas se à quoi le jeune homme avait pensé. Assez loin de là. C'était plutôt pour autre chose. Cet argent était à lui. Il savait déjà se qu'il souhaitait en faire.

A côté, il entendit le pas léger et discret d'Aureane et la rejoignit dans la chambre qu'elle occupait avec sa tante et sa sœur. Elles auraient eu largement la place d'avoir chacune leurs chambre, mais apparemment, elles souhaitaient toutes rester les unes avec les autres. Il n'avait rien du tout contre ça. Cela lui semblait juste un petit peu étrange.

Clémence lui jeta un coup d'œil un petit peu réprobateur quant elle le vit entrer dans la chambre à la suite d'Aureane. Oui, mais enfin quant même. C'était vachement mal connaître sa nièce et imaginer qu'elle était sacrément culottée de faire quoi que se soit alors que la porte de la chambre était grande ouverte et que Clémence était à moins de trois mètres.

La jeune femme prit le coffre et l'ouvrit alors que Nicolaï s'agenouillait à côté d'elle. Il avait toujours plus ou moins craint se qui pouvait se trouver dans ce coffret. Il espérait que se soit un petit trousseau assemblé à l'improviste. Mais il avait eu peur de découvrir des écus. À Trois-Chemins, ils manquaient de beaucoup de choses et surtout d'argent. Et la situation s'aggraverait sans doute encore avec les troubles liées au maque de soleil qui frappait le royaume et qui avait quelque peu mis à mal les cultures. Se dont ils n'avaient pas besoin surtout, c'était de l'argent. La famille d'Aureane en avait besoin, mais lui, il était tout à fait à même de pourvoir au besoin de Dyriet. Il espérait donc que se ne soit pas de l'argent que la mère d'Aureane leur aurait donné pour servir de dot.

La première chose qu'elle tira de la male était une chemise de lin. Une chemise neuve de toute évidence. Quelque chose qui pouvait certes sembler un petit peu léger, mais quant on se souvenait de l'état de l'éternelle robe bleue que portait Aureane au moment de leur rencontre, il n'eut pas beaucoup de mal à comprendre la valeur que cette simple chemise neuve qui se trouvait là.


" Ma mère... "

La voix d'Aureane était légèrement tremblante à cause de l'émotion. Doucement, le jeune homme posa la main sur l'épaule de la jeune femme comme pour la réconforter. Elle était triste d'avoir quitté Trois-Chemins et il pouvait tout à fait le comprendre. Fouiller dans cela et découvrir les cadeaux qu'on avait put lui faire pour son départ avaient sans doute de quoi la faire replongée dans la mélancolie.

Doucement, elle replia le vêtement qu'elle déposa sur le côté. Il restait encore beaucoup de choses dans la malle et il restait encore pas un certain nombre de choses qu'il restait encore à découvrir dans ce coffre.

L'objet suivant qu'elle tira du coffre était une petite boite sculptée. On pouvait y voir une plume ainsi qu'un parchemin joliment travaillé. Nicolaï ne connaissait pas assez les membres de la famille d'Aureane pour savoir qui l'avait placé là. Mais elle allait peut-être le lui dire. Elle passait doucement les doigts sur les gravures.


" Mon père... "

La jeune femme paraissait troublée de cela. C'était étrange en effet. Nicolaï avait quelque peu côtoyé Edward Eldon. Mais avec se qu'il avait vu ainsi que se qu'elle lui avait raconté n'était pas des plus encourageant. En tout cas, pas pour se qui était de la culture et du fait qu'Aureane ait appris à lire et à écrire. Était-ce qu'il approuvait finalement ce choix qu'elle avait fait d'apprendre à ''gribouiller'' qu'il acceptait finalement?

Une autre chose surprenait sans doute plus Nicolaï. Une chose à laquelle Aureane n'avait peut-être pas pensé. Ils étaient resté très peu de temps à Trois-Chemins. Et au vu du travail qui avait été réalisé, il doutait très fortement que ce résultat ait put être obtenu pendant les quelques jours qu'ils avaient passé à Trois-Chemins. Se qui signifiait que'Edward avait commencé cette petite boite avant.

Délicatement, Aureane ouvrit la boîte, découvrant à l'intérieure un minuscule bouquet de fleurs séchées. Cela la détendit et lui tira un sourire attendri.


" Justine... "

Comme pour une invocation, la fillette passa sa tête dans l'embrasure de la porte, un grand sourire ravi sur le visage. Elle devait avoir épié le couple en attendant le moment où Aureane découvrirait le petit bouquet qu'elle avait fait pour elle.

" Ça te plait ? "

Et hop, la voilà qui s'incrustait en venant sauter sur la paillasse qui servait de lit. Pour assister au reste du déballage des cadeaux.

" Vous faisiez quoi dans le cellier ? "
Oups, échec critique. Il fallait trouver quelque chose et très vite. Clémence était juste à côté, il fallait trouver quelque chose et le trouver vite. Clémence était juste à côté et elle allait sans doute tendre un peu plus attentivement l'oreille. Il fallait une explication et il la fallait vite ou tout cela allait tourner au vinaigre et se n'était pas Aureane qui allait pouvoir faire quoi que se soit là.

L'idée mit trois secondes à germer dans la tête du chevalier.


« Je voulais faire un état de nos réserves de nourriture. Savoir se qu'il allait falloir acheter bientôt. Et comme c'était Aureane qui gérait l'intendance et les repas, j'avais besoin d'elle. Rien de bien amusant. »

Bon, voilà une explication logique. C'était le plus simple que Nicolaï ait trouvé restait à espérer que cela suffise pour Justine et Clémence qui écoutait sans doute depuis le couloir.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 29 Mar 2011 - 18:22

    Nooooooooooooooon ! Bon, déjà, premier point : le bouseux la regarda avec une lueur d'incompréhension totale. Il ne savait pas lire. Moins un. Il n'appela personne. Pas de scribouillard public. Moins deux. Une chèvre passait par là. Elle prend le papier en bouche. Moins trois. Sous les yeux ébahis de la jeune femme, elle vit son gage de survie finir dans l'estomac d'une chèvre. Elle se jura de l'étriper, ou non, de la pendre si jamais elle s'en sortait. Ce qui était, avouons-le, de moins en moins plausible. Et en plus, l'odeur était de plus en plus nauséabonde. Bon sang, ils déterraient même les fruits d'il y a trois ans ! Bientôt, ce serait le crottin de chèvre !

    Petite lueur d'espoir pourtant : l'homme à qui elle avait tendu le papier remarqua que sur l'un des morceaux, il y avait le sceau du KalonErc'h. Et stupidement, il en informa ses concitoyens. S'ils avaient voulu une exécution, il aurait tout aussi bien pu la fermer, et faire comme si de rien n'était. Mais bon, ne nous plaignons pas de la bêtise des paysans, notre bon et gentil MJ serait capable de remonter dans le temps pour changer les choses. N'est-ce pas ? Elle écouta les propositions de chacun avec une certaine appréhension, espérant que ceux qui parlaient de la relâcher étaient influents. Rien n'était moins sûr, et en un temps record, elle fut ligotée et emmenée dans une espèce de cave, sombre et peu ragoutante. Sans doute qu'ils allaient discuter de son cas... Leurs idées meurtrières ne s'étant sans doute pas évaporées comme par magie, elle essaya de faire influer le cour des choses. Bien qu'elle ait entendu que quelque chose de lourd avait été placé en haut de la trappe, il devait bien rester quelqu'un pour l'entendre, non ? Et puis sinon, personne ne l'entendrait, et la seule personne qui saurait qu'elle parlait toute seule, c'était elle-même. Et le vilain adorable MJ, ne l'oublions pas.


    - Vous avez pas de raison de me garder là ! De toute façon, si jamais vous me relâcher, toute cette histoire sera oubliée. Vous croyez vraiment que je vais me plaindre chez le "Dragon" que j'ai été capturé, presque pendu et sali de fruit pourri ? Je tiens à mon honneur, moi !

    Une fois ces paroles prononcées, la jeune femme se déplaça laborieusement vers un des murs, cherchant à tâtons un crochet, une pierre, quoique ce soit qui permettrait de couper les liens. Elle ne supportait pas l'idée qu'ils puissent lui faire ce qu'ils voulaient sans qu'elle puisse réagir. Devant le misérable avancement de sa recherche, elle reprit :

    - En plus, vous trouverez du travail au manoir !

    C'était aussi un argument comme un autre. Sinon, ils devraient attendre que Nicolaï, ou un autre de ses émissaires vienne voir ce qui se passait...
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mer 30 Mar 2011 - 8:17

Aureane reprit courage en sentant la main de Nicolaï sur son épaule. Sa famille continuait à lui manquer, quoi qu'elle fasse. Même si elle avait revu ses parents, même si Justine et Clémence étaient près d'elles, la vie à Dyriet n'avait rien à voir avec le joyeux entassement familial de Trois-Chemins. Peut-être que le jeune homme trouvait étrange qu'elles se soient installées toutes trois dans la même chambre, mais, pour elles, il n'y avait rien de plus incongru que d'avoir une pièce pour soi toute seule. En tous cas, le coffre ne renfermait apparemment rien de bien précieux, mais chaque objet n'en avait pas moins énormément de valeur aux yeux de la jeune fille.

Mais il avait fallu que Justine vienne mettre son grain de sel dans la conversation et, surtout, qu'elle se mêle de ce qui ne la regardait pas. La petite n'était pas stupide et la réponse de Nicolaï lui fit afficher une moue peu convaincue. Mais à voir la tête de sa sœur, elle n'insista pas et la laissa reprendre le déballage des objets. Aureane s'occupa de tout sortir délicatement, en expliquant à chaque fois à Nicolaï à qui se rapportait chaque cadeau. Pour les membres plus éloignés, Justine se chargeait parfois d'éclairer sur la personne qui l'avait offert.

Il y avait encore une petite figurine en bois représentant un cheval qu'Aureane reconnut être de Damien. Un mouchoir brodé d'une de ses sœurs, ainsi qu'un dé à coudre à la peinture usée qui avait déjà servi mais qui était en porcelaine et constituait donc un beau présent. Une petite boite avec un onguent réputé comme étant souverain, de sa grand-mère évidemment. Guilaine avait essayé de lui fabriquer des pigments pour enluminer, le résultat était mitigé, mais n'en fit pas moins grand plaisir à Aureane. Il y avait encore une petite chaine en bois d'un autre de ses frères, quelques autres babioles... puis la jeune fille étouffa un petit cri de surprise en voyant un paquet au fond du coffre à présent presque vide. Le tout reposait sur du lierre, symbole bien connu à Trois-Chemins pour porter chance aux mariés. Mais ce qui l'étonnait, c'était ce qu'elle devinait dans le paquet. Jetant un coup d'œil incrédule à Justine, elle vit que Clémence venait de faire son apparition et s'appuyait contre le chambranle de la porte afin d'assister à la fin des découvertes, un petit sourire sur son visage qui en était si souvent dépourvu.

Aureane défit le paquet doucement, découvrant, brodé à ses initiales et à celles de Nicolaï, un drap, une nappe et deux serviettes. Une véritable fortune pour Trois-Chemins, même si eux non plus n'étaient plus de première main. Relevant des yeux embués de larmes vers sa tante, la jeune fille bredouilla :


" Mais... mais c'est... "

Clémence la coupa en haussant les épaules, faussement détachée :

" Eh ! Ils te serviront davantage, tu ne crois pas ? En espérant qu'ils te portent bonheur... "

Aureane alla serrer sa tante dans ses bras, Clémence paraissant à présent presqu'aussi émue. La femme marmonna d'ailleurs quelque chose, toute gênée, et s'empourpra aussi, avant de retourner prestement à son ménage, mais plus loin cette fois, car elle dégringola les escaliers, dans une stratégie de fuite qui ressemblait beaucoup à celle de sa nièce. Cette dernière s'essuya les yeux, se disant qu'elle avait là un trousseau bien atypique, mais qu'elle en avait malgré tout un, ce qui était parfaitement inespéré !

Toute contente de la bonne ambiance qui s'était installée, Justine dut encore une fois se faire remarquer, glissant à Nicolaï, toujours dans son idée, avec un grand sourire désarmant :


" Quand on ferme la porte, on reste dans le noir... c'est peu pratique, pour faire l'inventaire ! "

Heureusement, Aureane n'avait pas entendu et la fillette se rendit compte qu'elle allait un petit peu loin, alors elle s'éclipsa rapidement après avoir planté un baiser sur la joue de sa sœur. Nicolaï et Aureane se retrouvèrent à nouveau seuls, la jeune fille contemplant les présents avec l'air de celle qui n'en revient pas. Elle allait se réveiller, non ? En même temps... Elle imaginait, ou plutôt, elle savait ce que cela avait dû leur coûter. Elle n'aurait absolument rien eu si elle s'était mariée au village. Mais il avait fallu qu'elle parte et ils s'étaient sentis obligés... alors qu'ici, ils avaient déjà bien plus que nécessaire et...

Aureane éclata en sanglots sans pouvoir se retenir.


" C'est injuste... "
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Lun 4 Avr 2011 - 10:21

J'avertis tout de suite. La lèche, ça marche pas avec moi jolie demie. Moi je veux te pendre à un arbre, ça c'est un fait établit. Après, si tu continu à me caresser dans le sens du poil, je peux dire que ton cou se rompe d'un coup sec ou éviter d'évoquer le relâchement des sphincter. Mais je peux pas faire grand chose de plus. Je veux que quelque chose finisse par pendouiller au bout d'une corde et tu me semble être la mieux placée.

MOUAHAHAHAHA


[hrp: les déclarations et discours tenu par le MJ ne reflètent en rien les idées du joueur derrière l'écran et la Totor Corporation ne peut en être tenue pour responsable.]

Ah non. Voilà que le studio me lâche. Pfffff !

BANDE DE PÊTEUX !!!

Bref. Reprenons là où nous en étions.

Un petit groupe s'était regroupé dans la maison sous laquelle était enfermée Aedis. Difficile de se mettre d'accord quant on était plusieurs et qu'on avait pas du tout les mêmes idées. Korech, un vieux PNJ que je suis allé chercher dans les poussiéreuses archives de Sigamar était toujours aussi férocement favorable au fait de pendre la jeune femme à un arbre.

Si vous ne vous souvenez pas de ce PNJ, petite piqure de rappel. Il s'agit d'un pécore (surprenant hein) dont la femme fut tuée plusieurs années avant par les hommes de Farles de Dyriet. Le seigneur qui avait précédé Nicolaï au manoir et avait été exécuté pour trahison. C'était aussi celui qui avait déclaré biens des semaines plus tôt lors de la première visite d'Ourm et Jix (deux soldats de la garnison de Dyriet) que tout les nobles devraient finir au bout d'une corde. Et plus récemment, c'est celui qui avait gratifié Aedis d'un coup de pied.

L'arrivée de Lok'Van et des abus que celui-ci avait fait à Dyriet avait fait passer Korech du statut d'un homme qu'on laissait ronchonner dans son coin sans rien dire ou faire à celui d'un homme influent et écouté.

Parmi ce petit conseil, on trouvait les personnes les plus influentes du village. Le doyen qui le dirigeait étant mort depuis un certain temps, on faisait se qu'on pouvait pour tenir le village.

On avait donc là le forgeron, l'aubergiste, une sorte de prêtre de Néera qui officiait comme il pouvait dans sa maison qui faisait également office de temple, Korech, un marchand ambulant auquel Aureane et Nicolaï avaient déjà eu à faire et pour finir, le boulanger.

Ça discutait ferme dans la petite maison.


« Faut l'pendre. »

« Et le Dragon? »

« Y ment. KalonErc'h est mort. »

« Et s'il disait vrai? »

« On peut pas prendre le risque. »

« On a cas le tuer et le refiler à bouffer aux cochons. »

« Où le coller quelque part en forêt. Y a bien des animaux qui vont le manger. »

« Vous entendez se que vous dites au moins? »

« Et si KalonErc'h est bien de retour, il s'inquiètera du fait qu'il revienne pas. »

« Parfaitement. Et si c'est pas le cas, Lok'Van en restera pas là. »

« On a cas envoyer le marchand verrifier. »

« Ah non. La dernière fois j'ai été accueillit par des flèches. Trouvez quelqu'un d'autre. »

« Tu es un pauvre idiot et un trouillard. »

« Mais un pauvre idiot et un trouillard vivant. »

Le ton montait petit à petit quant une autre voix plus aigüe retentit, couvrant les autres et retenant l'attention de l'ensemble des personnes présentes.

- Vous avez pas de raison de me garder là ! De toute façon, si jamais vous me relâcher, toute cette histoire sera oubliée. Vous croyez vraiment que je vais me plaindre chez le "Dragon" que j'ai été capturé, presque pendu et sali de fruit pourri ? Je tiens à mon honneur, moi !

Il y eu un moment de silence. Se que venait de dire Aedis changeait quelque peu la donne. Mais personne ne savait vraiment quoi dire. Il faudrait qu'ils en discutent. Bien entendu, Korech allait encore être complètement aveuglé par sa soit de vengeance.

- En plus, vous trouverez du travail au manoir !

Il fallait qu'ils se décident. Et qu'ils se décident vite. Que se qu'Aedis disait soit vrai ou pas, celui qui tenait entre ses mains Dyriet allait à un moment ou à un autre envoyer quelqu'un d'autre à Sigamar pour voir se qui pouvait se passer et se ne serait pas bon pour eux.

Le forgeron poussa la lourde table qu'ils avaient mit au dessus de la trappe et descendit dans la cache.


« Ton honneur te demanderait pas plutôt de te venger de nous? Se serait pas plus logique? »

Question intéressante. La réponse d'Aedis allait être importante. Très importante même pour la jeune femme. C'était une question de vie ou de mort. Une fois qu'elle aurait répondu à cela, les villageois s'occuperaient de savoir s'il y avait bel et bien à nouveau du travail à Dyriet.

* * *

Se que le jeune homme avait dit était de toute évidence bien loin de contenter Justine qui lui adressa une légère moue. C'est vrai que l'excuse était plus que tangente et pas franchement très bonne. Mais c'était se que lui avait trouvé de mieux dans un temps aussi bref en tout cas. Cela avait eu l'air en tout cas de satisfaire un minimum Clémence qui avait dut écouté puisqu'elle n'était pas entrée dans la chambre en vociférant. C'était déjà ça. Les apparences étaient un minimum sauves. C'était l'essentiel. De plus et heureusement d'ailleurs, la petite ne chercha pas à insister.

Doucement, en prenant le plus grand soin de tout se qui pouvait se trouver là, Aureane sortit les différents objets qui se trouvaient dans la malle. Mentionnant à chaque fois pour Nicolaï de qui provenait ce cadeau. Il n'y avait pas le moindre doute, c'était bel et bien à lui qu'elle s'adressait. Justine savait de toute évidence de qui cela provenait et Aureane quant à elle pouvait très bien le comprendre aussi.

Il y avait une petite figurine en bois représentant un cheval qu'elle identifia comme un cadeau de la part de Damien, celui-là même qui avait eu pour projet de faire de Nicolaï un chevalier-laboureur. On put également y trouver un mouchoir brodé ainsi qu'un dé à coudre quelque peu usée qu'Aureane désigna comme ayant appartenu à deux de ses soeurs. Le dé à coudre, même à l'échelle de Nicolaï constituait déjà un beau présent puisqu'il était fait de procelaine. Il avait donc quelques petites difficultés à s'imaginer quel trésor cela pouvait être pour une troischeminoise. Il y avait également une petite boite contenant un onguent fabriqué par la grand mère d'Aureane. Guilaine s'était essayée à la fabrication de pigments avec un résultat que, sans être un expert, Nicolaï put identifié comme relativement variable. Mais comme pour le reste des cadeaux, c'était plus le geste qu'on avait fait pour Aureane qui avait de l'importance. Plus que la valeur marchande des objets.

Les objets formaient un ensemble relativement hétéroclite qui commençait doucement à s'accumuler en dehors de la malle. Nicolaï sursauta quelque peu en entendant le cri étouffé d'Aureane. Il ne s'était pas vraiment attendu à ce genre de manifestation sonore et se retrouvait quelque peu prit au dépourvu. Au fond du coffre presque vide se trouvait un petit paquet qui reposait sur du lierre... du lierre, du lierre. Qu'est-ce que ça voulait bien dire déjà le lierre? Il se souvenait de longues heures à Arcani pendant lesquels Cyrielle lui avait sans arrêt rabâche les oreilles à propos des plantes. Mais pour être tout à fait honnête, il n'avait jamais été un bon élève pour cela. Déjà parce qu'il n'avait jamais aimé les plantes et que cela l'ennuyait profondément. Il était donc proprement incapable de dire se que pouvait biens symboliser le lierre. Mais s'il était là, c'était qu'il y avait une raison et Aureane quant à elle semblait parfaitement savoir se que cette plante signifiait.

Aureane jeta un coup d'œil incrédule à Justine et Nicolaï nota l'apparition de Clémence du coin de l'oeil. Elle restait sur le pas de la porte, appuyée sur la chambranle de la porte. Ce paquet, c'était le cadeau qu'elle faisait à Aureane. Comment il pouvait le savoir? Clémence n'avait pas arrêté son travail pendant tout le temps durant lequel ils avaient déjà déballé le reste des cadeaux. La voilà qui apparaissait juste pour celui là. La coïncidence était tout de même un petit peu trop grosse.

Et pire que tout: Clémence était en train de sourire. Nicolaï avait un petit temps d'arrêt. Clémence souriait. Lui qui l'en avait crut purement et simplement inccapable se trouvait maintenant très surpris de la voir ainsi le sourire aux lèvres. C'était, d'un autre côté, sans doute la première fois qu'il la voyait avec une expression un petit peu bienveillante sur le visage et non pas ce masque dur et fermé qu'elle avait opposé au jeune couple depuis leur rencontre.

Aureane défit doucement le paquet. Nicolaï eu un bon temps d'arrêt. Un drap, une nappe et deux serviettes où quatre lettres étaient brodées: ''AE NK''

Un trousseau. Ni plus ni moins qu'un trousseau. Une véritable fortune pour Trois-Chemins et même pour n'importe où. C'était LA chose qu'une jeune femme apportait à son mariage. Qu'il y ait une dot ou pas, elles apportaient toutes un trousseau. Sa réflexion précédente remonta directement dans la tête de Nicolaï: ''c'était le cadeau de Clémence''. Le jeune homme braqua son regard sur la femme à l'air sévère qui se tenait toujours sur le pas de la porte. Clémence ne s'était jamais mariée. Où alors elle était veuve et sans enfant. C'était pour cela qu'elle avait facilement put quitter Trois-Chemins. Elle n'avait pas de rôle de mère, d'épouse ou de maîtresse de maison à tenir.

Et elle offrait à Aureane le trousseau que la jeune femme n'avait pas.

Visiblement, le raisonnement du chevalier avait quelque chose de juste puisqu'à côté de lui, Aureane leva vers sa tante un regard chargé de larmes.


" Mais... mais c'est... "

Le haussement d'épaule de Clémence était bel et bien à lui seul une preuve qu'elle était de la même famille qu'Aureane. Tout aussi mauvaise comédienne.

" Eh ! Ils te serviront davantage, tu ne crois pas ? En espérant qu'ils te portent bonheur... "

Aureane alla serrer sa tante dans ses bras et le glaçon qu'était la tante d'Aureane sembla complètement fondre, laissant sur place un morceau de guimauve bisounoursienne toute émue. Elle marmonna quelque chose, de toute évidence particulièrement gênée par la situation, et s'empourpra en faisant grimper l'aureanomettre. Sans vraiment plus de cérémonie, elle quitta les allentours pour foncer droit sur son ménage. Stratégie de fuite plus que classique lorsqu'on connaissait Aureane et qui se confirma au bruit de dégringolade dans l'escalier. Aureane quant à elle essuya ses yeux, faisant tout se qu'elle pouvait pour retrouver un petit peu de contenance.

Visiblement ravie de l'ambiance ou ne se rendant pas vraiment compte de se qui se passait autour d'elle, Justine se fit encore théâtralement remarquer. En murmurant quelques mots à l'oreille du chevalier.


" Quand on ferme la porte, on reste dans le noir... c'est peu pratique, pour faire l'inventaire ! "

Le vaste sourire, que dire, le stade de foot qu'elle affichait avait quelque chose de tout à fait désarmant. Quant à Nicolaï, il se sentait tout à fait idiot de se faire mouché de la sorte par une gamine. Oui, il se sentait vraiment idiot là.

Heureusement, Aureane n'avait rien entendu du tout et Justine se dit qu'il était peut-être mieux pour son compte de ne pas pousser sa chance. Elle laissa donc le couple tranquille en sortant de la chambre après avoir planté un gros bisous sur la joue d'Aureane.

Aureane regarda les cadeaux qu'on lui avait fait avec un air tout à fait éberlué. Un peu comme quant il l'avait renontré et lui avait parlé d'une bibliothèque ou du fait de gagner sa vie par son travail de lecture et d'écriture. Un peu comme ça. C'était aussi un peu cela qu'il avait imaginé qu'elle avait réagit au moment où il lui avait demandé sa main.

Aureane éclata en sanglots sans pouvoir se retenir, les larmes qu'elle avait tenté de contenir un petit peu plus tôt coulant sur son visage.


" C'est injuste... "

Les rôles qu'ils avaient tenu un petit peu avant s'inversèrent alors et se fut Nicolaï qui prit la jeune femme dans ses bras, la serrant contre lui et la berçant doucement. Il n'y avait aucun moyen d'empêcher les larmes d'Aureane de couler. En tout cas lui n'y pouvait rien. Mais se qu'il était en revanche capable de faire, c'était la soutenir et lui faire comprendre qu'il était là. Il ne la lâcherait pas et la garderait contre lui tant qu'elle pleurerait. Même si elle tentait de se dégager. Pas question qu'il la lâche avant d'être sur qu'elle se sentait mieux.

Sans y faire attention, il avait commencé à caresser ses cheveux pour tenter de l'apaiser. Il avait craint que se soit de l'argent qui se trouve dans cette malle, mais apparemment, c'était bien pire encore. En tout cas, du point de vu d'Aureane. Hors c'était bel et bien le seul qui comptait.

Le chevalier berça doucement la jeune femme dans ses bras pour la calmer.


« Nous pourrons leur envoyer de l'argent ou du matériel, proposa le jeune homme. »

Il espérait que l'idée d'aider sa famille depuis Dyriet et de leur permettre de vivre mieux calmerait un petit peu Aureane.

« Nous pourrions envoyer un petit cadeau pour Guilaine qui vas se marier. Et pour remercier tes parents de leurs gentillesse envers moi? Qu'en pense-tu? »
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Lun 4 Avr 2011 - 14:02

    En entendant de la sorte les chuchotis des délibérations, Aedis se demandait quoi penser. Les partisans de sa mort semblaient tout aussi nombreux, voire plus, que ceux qui y étaient opposés, et au ton de la voix qu'ils prenaient (enfin, surtout une personne qui apparemment était plus virulente), la jeune femme sentait bien que ce n'était pas n'importe qui. Encore une fois, elle avait beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de veine. La donner aux cochons, aux animaux des bois... Burp. Personne n'en saurait rien. Enfin, pas qu'elle ait quelqu'un qui tienne vraiment à elle, mais certains verseraient peut-être quelques larmes, ou auraient un pincement au coeur, à cette nouvelle. Par contre, si elle était prise pour un déserteur, c'était déjà moins sympa. Surtout que Nicolaï faisait parti des chevaliers qu'elle trouvait vraiment sympathiques et des personnes dont l'opinion qu'ils avaient d'elle comptait. Bon seulement un peu, mais c'est déjà pas mal. Soupirant, elle interpella les jurés qui débattaient là-haut, en exposant sa défense à ces derniers.

    A ce moment, là, elle trouva une espèce de clou accroché au mur, et commença à effilocher la corde qui la maintenait. Jurant à mi-voix en voyant qu'elle n'y arrivait pas, elle continua, enchaînant sur la possibilité du travail, quand elle entendit un râclement qui lui faisait penser à une lourde table en bois qu'on trasporte avec peine. Fermant les yeux, un instant aveuglée, elle avança d'un pas, essayant toujurs de tirer sur les liens. Quand elle se réhabitua à la lumière ambiante, elle vit devant elle un homme imposant, aux bras musclés. Peut-être qu'avec quelque d'autre, elle aurait pu courir, se jeter sur l'homme et le faire basculer, mais là, c'était légèrement compromis. Nouveau soupir intérieur, et remerciement à dame Chance. Le forgeron lui demanda si se venger ne serait pas plus logique. Elle hocha la tête, et répondit :



    -Si, bien sûr, mais vous êtes combien à Sigamar ? Si j'entreprends de faire quelque chose, ça sera tout seul -pas question de raconter à quelqu'un, hum, les évènements- et seul, je crains de ne pas pouvoir faire grand chose. En témoigne la situation dans laquelle je me trouve.


    Bon, elle pouvait toujours les prendre un par un, ou alors aller poutrer uniquement ceux qui avaient voulu la pendre, mais elle n'allait quand même pas dire ça, non ? Surtout que sa carotide n'avait pas danser la gigue alors qu'elle parlait, signe qu'elle ne mentait pas. Pourquoi, dans ce cas, s'enfoncer dans des détails somme toute inutile ?
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 5 Avr 2011 - 18:10

C'était complètement injuste. La vie était absurde. Pourquoi fallait-il que certains se tuent au travail pendant que d'autres se permettaient de réclamer qu'on les distraie en racontant un horrible voyage ? Elle avait toujours su qu'il y avait des riches et des pauvres et, au fond, elle s'en était moqué, parce qu'elle n'avait jamais l'occasion de comparer. Mais se retrouver entre ces deux mondes était trop difficile à accepter. Ajoutée à cela la fatigue accumulée depuis des semaines et on obtenait enfin qu'elle se décide à se laisser un peu aller et se mette à pleurer. Elle secoua pourtant la tête et essaya de se reculer lorsque Nicolaï s'approcha. Non non, ça allait très bien, tenta-t-elle de protester en silence, essuyant ses larmes à mesure qu'elles coulaient. Elle ne voulait pas pleurer, elle ne voulait pas qu'il puisse penser qu'elle regrettait quoi que ce soit. Mais il y avait un gouffre entre ce qu'elle souhaitait et ce qu'elle était encore capable d'assumer. Elle essaya encore une fois d'arrêter de sangloter, mais finit par renoncer et enfouit son visage au creux de l'épaule du jeune homme, se laissant enfin bercer.

Alors, Nicolaï commença à faire des propositions, arguant qu'ils pouvaient aider les Eldon. Il fallut un certain temps pour que la jeune fille assimile et se calme. Lorsqu'elle se redressa, elle avait cessé de pleurer et le regardait avec un petit air honteux au fond des yeux. Elle n'aimait pas se laisser aller ainsi. Certes, avoir une bonne excuse pour se blottir dans les bras du chevalier ne lui déplaisait pas, mais ce n'était pas une raison... Elle reprit ses distances et hocha la tête, piteusement, mais avec beaucoup plus d'hésitation que l'on aurait pu s'y attendre.


" Peut-être bien... "

En vérité, elle n'osait pas demander quoi que ce soit. Il acceptait de l'épouser alors qu'elle n'apportait presque rien - certes, un trousseau composé de trois malheureuses pièces, mais si pour elle c'était beaucoup, ce n'était rien pour un noble - elle ne pouvait pas en plus demander qu'il se préoccupe de sa famille ! En admettant que son père ne s'offusque pas que l'on puisse lui faire ce qu'il risquait de voir comme une aumône ! C'était beaucoup plus compliqué, bien plus profond comme malaise, cela ne se réglerait pas avec un cadeau pour Guilaine, malheureusement. Aureane s'en voulait déjà d'avoir craqué devant le jeune homme tout en se disant que si c'avait été devant sa tante ou sa sœur, cela aurait été pire, mais pour d'autres raisons. Baissant les yeux, elle s'absorba dans la contemplation du contenu de la malle. Pourquoi tout était-il toujours aussi compliqué ?

" Je... "

Elle allait s'excuser, mais elle se rappela à temps qu'il n'aimait pas beaucoup cela. Aussi, elle murmura à la place, l'air désolé et sans trop oser le regarder :

" Je ne devrais pas pleurer. "

Elle aurait surtout dû garder tout cela pour elle. Elle venait de faire une grosse erreur et elle s'en voulait terriblement. Elle espérait juste que lui, lui pardonnerait. Enfin, elle ne savait pas trop ce qu'il pouvait en penser, elle commençait à savoir qu'il ne réagissait pas forcément comme elle s'y attendait. Mais quand même : elle n'aurait pas dû lui faire part de ce genre de soucis. Le manque de sommeil devait y être pour beaucoup. L'inquiétude à l'idée de se marier aussi, même si l'idée l'emplissait de joie. Mais faisant un effort sur elle-même pour chasser toutes ces pensées, elle finit par redresser la tête et demander, en imitant pas trop mal l'air de celle pour qui tout va bien :

" Les travaux ont avancé ? "

Voilà. Faire comme si de rien était... il allait y croire, non ? Elle priait pour que ce soit le cas. Elle en avait déjà beaucoup trop dit, il faudrait qu'elle fasse très attention à l'avenir. On n'ennuyait pas ainsi son fiancé, et encore moins son mari, avec ses soucis personnels. Surtout quand ils étaient de cet ordre.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mar 12 Avr 2011 - 16:58

GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!

Visiblement, on me contrarie. C'est pas juste. Je pensais qu'il n'y avait personne au dessus de moi. Pfff pas juste. Non mais franchement. Le narrateur est sensé être le dieu non? Celui qui décide de tout? Hein? C'est comme ça que les choses sont sensées se passer tout de même. Moi je voulais voir la demie au bout d'une corde. Ben c'est pas juste. Y a apparemment quelqu'un ou quelque chose qui a décidé que je pourrais pas. C'est pas drôle. Et puis, c'est pas juuuuuuuuuuuuuste.


[hrp: le narrateur ayant décidé de se mettre en grève, nous interrompons temporairement notre programme le temps des négociations.]











Bon bon bon. D'accord. Je reprends le travail. Bon. J'ai eu droit à plusieurs choses. On passera sans rien dire sur la... substantielle, oui, je crois que c'est le mot, augmentation de salaire. Ainsi que sur la berline et le manoir de fonction. Se ne sont que quelques tout petits détails tout à fait négligeables. Moi je suis tout à fait corruptible. Eh oui. C'est ça la vie. Mais bon. Je suis un vrai petit ange en temps réel. J'ai juste cherché à tuer Aedis. Mais où est le mal? Je n'ai pas le droit de m'amuser un petit peu moi aussi?

Finalement, face à la remarque intelligente du forgeron (eh oui, c'est pas parce qu'on a des gros muscles qu'on est forcément bête), Aedis fini par hocher la tête avant de formuler une réponse.


-Si, bien sûr, mais vous êtes combien à Sigamar ? Si j'entreprends de faire quelque chose, ça sera tout seul -pas question de raconter à quelqu'un, hum, les évènements- et seul, je crains de ne pas pouvoir faire grand chose. En témoigne la situation dans laquelle je me trouve.

Il fallait être tout à fait honnête. Aedis venait de marquer un nouveau point. On pouvait dire qu'elle avait raison. Si elle disait vrai, se serait étonnant qu'elle entreprenne cela avec quelqu'un d'autre. Il lui était toujours possible de se lancer dans une expédition punitive elle toute seule. Sauf que si elle se lançait toute seule contre toute la population, là c'était sure. Elle n'allait pas y échapper. Cette fois, elle aurait droit à la corde. Bon d'accord. On va être gentil. Disons qu'ils abrègeront les souffrances de l'écuyère. Ils l'écartèleront avec les poules.

Le forgeron attrapa la demi sous le bras pour la remettre sur ses pieds avant de la faire monter hors de la cave. Et la força à moitié à se mettre assise sur se qui ressemblait bien à un tabouret.


« Bien. Je pense que nous te devons des excuses. »

L'homme tout en muscle commença à défaire les liens de l'écuyère.

« Eh, tu fais quoi? »

« Ta gueule Korech. On s'est planté. Pas la peine d'aggraver encore la situation. »

Les deux hommes se toisèrent un bon moment.

« Y doit finir au bout d'une corde comme tout les salops de son espèce. »

« Tu as plutôt intérêt à te la fermer maintenant. Si KalonErc'h est vraiment de retour, à Dyriet, le village s'en portera que mieux. Pas la peine d'aggraver notre cas. On a déjà de la chance. »

* * *

Comme il l'avait imaginé, Aureane avait tenté de le maintenir à distance. De s'éloigner de lui. Mais bien évidement, cela n'avait pas fonctionné. Pas fonctionné du tout même. Elle était en train de pleurer alors au diable les convenances et le fait qu'elle n'aurait sans doute pas dut se laisser ainsi aller devant lui (se qu'elle ne manquerait pas de se reprocher d'ailleurs). Elle l'avait fait. Elle s'était mise à pleurer devant lui et il aurait été la pire des enflure s'il n'avait pas fait le moindre geste pour tenter de la calmer. D'autant plus qu'il savait être responsable du moins en partie de l'état dans lequel elle se trouvait. Finalement, Aureane n'avait pas été longue à abandonner la lutte. Tout le stress, toute la fatigue et toutes les émotions qu'elle avait put avoir en déballant la malle avaient besoin d'être évacuée.

La jeune femme enfouit son visage au creux de son épaule et laissa alors couler ses larmes.

Il fallut un certain temps à Aureane pour retrouver un minimum de calme. Lorsque se fut fait, elle se redressa immédiatement. S'il ne la connaissait pas, Nicolaï aurait tout à fait put penser que son contact la répugnait. Mais non. C'était encore une manifestation de cette réserve exacerbée qui caractérisait si bien Aureane. Elle avait l'air un petit peu honteuse. Comme si elle se reprochait se qui s'était passé à l'instant. Elle se reprochait toujours d'avoir attiré l'attention du chevalier sur elle. Se que pouvait bien ressentir Aureane était toujours quelque chose de plus ou moins mystérieux. Elle ne se confiait pas et restait toujours discrète quoi qu'il arrive, maîtrisant autant que possible ses émotions pour ne pas risque de déranger qui que se soit avec ses états d'âmes qui, d'après elle, n'intéressait absolument personne. Elle hocha piteusement la tête.


" Peut-être bien... "

La version décodée donnait quelque chose comme: ''Nan, elle est trop pourrie ton idée. T'as loupé une occasion de te taire et d'avoir l'air un tout petit peu intelligent''. Bon, j'exagère peut-être un petit peu tout de même là mais il fallait bien dire les choses comme elles étaient. Elle ne pensait pas que c'était une bonne idée. Elle n'osait juste pas le lui dire voilà tout. Aureane baissa les yeux et sembla tout d'un coup très intéressée par les volutes que dessinait le bois du parquet. Les choses étaient sans le moindre doute plus compliquées pour elle qu'elles ne l'étaient pour Nicolaï. Tout ces cadeaux l'avaient déstabilise. Mais même si le chevalier se trompait sur la raison de ce trouble, il n'en était pas moins qu'il ne pouvait pas l'avoir manqué. Sauf que comme toujours, Aureane s'enfermait dans un petit cocon dans lequel elle était seule et qu'elle ne laissait pas à Nicolaï la possibilité de pénétrer. C'était sans doute se qu'elle pensait être le mieux. Pour elle il n'avait pas de soucis à se faire ainsi. Mais c'était pire. Du soucis, il s'en faisait et ne savait pas du tout se qu'il pouvait faire pour arranger la situation.

" Je... "

Dans cinq petites secondes elle allait s'excuser. Le temps que la phrase qu'elle allait prononcer prenne forme dans son cerveau et qu'elle s'assure que celle-ci était ''conforme à se qu'elle pouvait dire devant lui''. Il lui avait pourtant déjà dit qu'il ne voulait pas qu'elle s'excuse de la sorte.

" Je ne devrais pas pleurer. "

Bon, elle ne s'était pas vraiment excusée. Il fallait bien le dire. Elle était parvenue à lui présenter des excuses et à se faire des reproches dans la même phrase sans vraiment avoir l'air de le faire. Du grand art. Vraiment. Elle battait tout les records.

Aureane finit par redresser la tête pour le regarder et prit l'air de celle pour qui tout va bien. Mouai. Mais elle oubliait sans doute un peu trop vite qu'elle était sans doute la pire comédienne de tout le royaume. Et aussi qu'il la connaissait assez pour savoir quant elle disait n'importe quoi ou pas.


" Les travaux ont avancé ? "

Niveau n'importe quoi là c'était pas mal du tout.

Elle se fichait pas mal des travaux maintenant, tout se qui l'intéressait à cet instant, c'était détourner la conversation afin de ne pas en revenir à se qu'elle avait dit et fait un petit peu plus tôt. Nicolaï soupira en baissant les épaules. Ça ne servait pas à grand chose d'insister encore. Elle allait se fermer comme une huitre et ne rien dire du tout.


« Les choses avancent petit à petit. Le toit est réparé et on pourra bientôt investir l'intérieur de la battisse principale. On pourra y passer l'hiver en tout cas. »

Une grande avancée. Le toit n'allait pas leur tomber dessus et ils auraient enfin vraiment la place de mettre tout le monde.

Nicolaï prit doucement la main d'Aureane dans la sienne, comme pour continuer à la réconforter.


« Si tu as besoin de pleurer, fait le. Même devant moi. N'hésite pas. Tu n'es pas un simple meuble. Alors si tu veux pleurer, ne te retiens pas pour moi. »

Inconsciemment, Nicolaï caressait du pouce le dos de la main de la jeune femme. Il se rendit soudain compte qu'elle trouverait peut-être bien ce contact un petit peu trop intime et lui lâcha la main, lui adressant un léger sourire.
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Mer 13 Avr 2011 - 15:05

Aureane baissa à nouveau les yeux lorsque le jeune homme soupira. Il n'aimait pas qu'elle lui cache quoi que ce soit. Mais... elle ne pouvait tout de même pas rester, là, éplorée, à lui raconter sa vie ! Peut-être était-ce ce qu'il aurait aimé, au fond. Elle se promit de reconsidérer la question lorsqu'ils seraient mariés. Pour le moment, c'était impossible. En tous cas, il avait raison : elle se moquait de l'avancement des travaux. Enfin, pas tout à fait. Disons que le sujet l'intéressait mais qu'en cet instant elle avait d'autres soucis en tête. Elle lui fut pourtant reconnaissante qu'il joue le jeu et accepte de changer de sujet.

Ils passeraient l'hiver dans la manoir. Une bonne nouvelle, même si en réalité le quartier des domestiques lui paraissait déjà bien luxueux et beaucoup plus confortable que sa maisonnette trois-cheminoise.


" Fort bien. " répondit-elle d'une petite voix.

Le cœur n'y était pas vraiment, même si elle ne savait plus vraiment pourquoi. Elle lui fit à nouveau un petit sourire piteux lorsqu'il lui prit la main. Pour être honnête, elle aurait bien aimé qu'il la reprenne dans ses bras, mais évidemment, elle n'aurait pas pu le laisser faire. Alors faire un geste en ce sens, il ne fallait même pas y songer. Et puis, ce qu'il venait de dire lui rappela qu'elle n'avait manifestement pas le comportement qu'il attendait. Il la lâcha d'ailleurs et elle craignit que ce ne soit la preuve qu'il lui en voulait... Elle perdit son sourire et se mit à se mordiller la lèvre, cherchant à se justifier.


" Pleurer n'a jamais avancé à rien... "

Elle essuya ses larmes et lui jeta un coup d'œil timide avant d'ajouter tout doucement, comme si elle craignait d'aller trop loin :


" Ma mère me disait que s'il fallait pleurer à chaque fois que nous pensions avoir une bonne raison, nous pleurerions tout le temps. Elle disait qu'en réalité, il n'y avait jamais de bonne raison de pleurer, juste de bonnes raisons de se retrousser les manches. Et... et elle ne pleurait jamais devant mon père. "

Elle avait pourtant perdu deux de ses enfants, sans compter de multiples autres malheurs auxquels les trois-cheminois échappaient rarement. Mais Aureane n'avait jamais vu sa mère pleurer autre part qu'aux enterrements. Nicolaï, lui, était bien différent de tout cela. Il semblait déborder d'émotions diverses et variées, il disait ce qu'il pensait, il agissait instinctivement... Très différent, oui et, au fond, c'était ce qu'elle aimait chez lui. Cette pensée lui tira un sourire, éloignant définitivement ses larmes. Ils allaient se marier ! Elle s'arrangerait pour se montrer plus spontanée... sans pleurer tout de même. De toute manière, elle n'aimait pas verser de larmes.

Elle commença à ranger délicatement ses affaires dans la malle et releva soudain les yeux vers lui, inquiète :

" Mais comment... enfin... vous... hum... "


Comment formuler cela ? C'était si compliqué... Mais maintenant qu'elle avait commencé, il fallait bien poursuivre car il devait se demander ce qui la tourmentait. Elle se mordilla à nouveau la lèvre pour faire bonne mesure et reprit en hésitant :

" Comment je peux savoir... enfin... disons que... qu'on n'a pas vraiment eu... la même éducation... comment je peux savoir... ce que je dois faire ? Enfin... on ne m'a pas élevée pour que je pleure devant mon mari... C'est... hum...
elle rougit comme une pivoine en osant ajouter, très étrange. "

Elle s'affola : elle venait de le traiter de personne étrange ! Pas dit qu'il apprécie la remarque, même si elle ne l'avait encore jamais vu se vexer sans raison. Se rendant compte de ce qu'elle avait dit, elle enchaina très vite :

" Mais, mais, mais... c'est bien ! Je ne veux pas dire... Je... J'aime beaucoup que vous soyez... que... "

Elle plongea le nez dans sa malle, écarlate, et n'arriva plus à aligner trois mots. Si maintenant elle lui disait qu'elle l'appréciait, ou allait-on ?


La question qu'elle avait à peu près formulée demeurait, pourtant. Comment pouvait-elle être une bonne épouse si le concept même différait entre eux ? Elle avait toujours cru que la façon de faire à Trois-Chemins était universelle. De toute manière cela n'avait pas grande importance parce qu'elle était persuadée qu'elle y passerait sa vie. Mais ce n'était pas le cas et le monde était bien différent de ce qu'elle avait imaginé. Elle se revit dans la tente du chevalier, lorsqu'ils s'étaient rencontrés et qu'il avait essayé sans grand succès de la faire parler d'elle, lorsqu'elle essayait de deviner ce que serait sa nouvelle vie sans imaginer une seconde ce qui l'attendait. Plus elle retournait la question dans sa tête et plus cela l'angoissait. Elle finit par oser le regarder à nouveau, un peu désespérée :

" J'ai peur... j'ai peur de vous décevoir ! "
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MessageSujet: Re: De retour à Dyriet   Dim 24 Juil 2011 - 20:56

    Aedis eut à peine terminé son plaidoyer qu'elle se sentit soulevée, toujours attachée. Elle faillit râler, en arguant qu'elle était bien assez grande pour marcher toute seule. Enfin, elle se ravisa, car d'une part elle devait parler au masculin, d'autre part, les habitants qui avaient voulu la tuer n'avaient certainement pas changé d'opinion en trois minutes (et encore, je suis large).
    Observant la pièce dans laquelle elle se trouvait avec plus d'attention qu'elle ne l'avait fait à l'aller, elle entama le mouvement de masser ses épaules endolories (le forgeron n'y était pas allé de main morte, le bougre), mais fut stoppée par les liens qui la retenaient toujours. Étouffant un juron bien senti (comment ça Aedis elle est vulgaire ? Mais non ! Enfin, un peu, mais vu que c'est intérieurement qu'elle jure les trois quarts du temps, on peut pas lui en vouloir).
    La regardant, le forgeron s'excusa. Ne s'étant absolument pas préparée à ça, elle resta coite, interdite. Elle voulut le remercier, mais la seule chose qui lui vint à l'esprit sonnait comme "Excuses acceptées" ou quelque chose d'équivalent, alors elle s'abstint. Elle le regarda défaire les liens qui enserraient ses poignets, et une fois les nœuds enlevés, elle soupira d'aise, rassurée. Se frottant les poignets, qui étaient d'ailleurs un peu rougis à cause des frottements, elle fronça les sourcils en voyant son principal détracteur ouvrir la bouche. Il désapprouvait clairement l'attitude du forgeron, mais fut vite remis en place par ce dernier. Ils se regardèrent droits dans les yeux, et à la suite de leur altercation, le dénommé Korech cracha par terre, et se retourna. Le forgeron regarda vers Aedis, l'air grave. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, la jeune femme se leva, et se mordilla la lèvre, avant de prendre la parole :


    - Merci beaucoup...

    Elle aurait voulu ajouter qu'elle était désolée de n'avoir pas plus clairement exposé les choses à la taverne, et désolée de semer la discorde dans le village. Mais comme elle savait que les paysans avaient de toute façon une part de responsabilité beaucoup plus grande que la sienne, elle n'en fit rien. Ils étaient montés sur leurs grands cheveux tellement vite !
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