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 Du sang et des flammes [Terminé]

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Anselme de Bastylle
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MessageSujet: Du sang et des flammes [Terminé]   Mar 3 Mai 2011 - 14:40

L'automne signait l'essoufflement de l'activité dans le Nord : déjà, on se préparait à affronter l'hiver. Dans les hameaux, les paysans engrangeaient des réserves et fumaient leurs viandes en prévisions des longs mois de froid et d'isolement, les quelques routes boueuses les reliant aux villes devenant sous peu impraticables. Déjà les arbres perdaient leurs robes teintées d'ocre et de sang.


Haanhardt ne faisait pas exception : petit village isolé, il devait d'autant plus se préparer à affronter la rigueur de l'hiver. La journée qui s'annonçait semblait être belle journée d'automne couronnée par un soleil tiédissant mais encore vivace, au ciel clair et au vent frais. Situé dans un léger vallon couvert d'arbres, Haanhardt était le dernier hameau de Froissart dans cette région là situé avant le glacis protecteur imposé par Anselme de Bastylle. Une décennie auparavant, les récriminations avaient été nombreuses lors de déportations et repeuplement forcés pour libérer une zone inhabitée, dédiée à guetter et ralentir les invasions et raids qui était le lot commun de Froissart. Mais la sagesse de la décision avait été saluée par la suite : de nombreuses vies avaient été épargnées par cette mesure. Des guetteurs placés à la frontière repéraient les troupes adverses, et pouvaient partir au triple galop prévenir le seigneur de l'invasion, lui laissant le temps d'organiser une contre-attaque alors que les envahisseurs traversaient de mornes forêts dépeuplées. Le système était extrêmement efficace et n'avait jusqu'alors pas failli à sa tâche.


Mais ce jour là était l'exception qui confirme la règle. La troupe de drows qui avait pénétré en territoire humain avait su passer sans se faire repérer par les guetteurs. Cela tenait sûrement aux personnages éminents et rusés qui en faisait partie. Une cinquantaine de sombres avançaient donc rapidement et furtivement, droit vers l'intérieur. Le drame se nouait : Haanhardt avait jusqu'alors vécu des jours tranquilles, et ne se doutait pas un seul instant du malheur qui allait lui tomber dessus. Les jeunes gens folâtraient, les vieillards dissertaient sur un hiver qui devait s'annoncer rigoureux « parce que les hirondelles pissent bas », la vie menait son cours tranquille. Et pendant ce temps là, les sombres chevauchaient implacables vers le village, repéré par les fumées qui se dégageaient des cheminées. Lances, cimeterres et autres armes meurtrières à la main, prêt à faucher les vies et prendre le butin.


Une volée hurlante de corbeaux fut le premier signe suspect. Quelques paysans tournèrent leur visage interloqué vers la forêt. Puis ce fut un grondement insoutenable, celui de dizaines de sabots qui labouraient la terre sans pitié. Déjà les cris d'alarme retentissaient, désespérés. La mort avait déjà couvert de son voile le petit hameau. Lorsque les pillards sombres débouchèrent des sous bois en furie, décochant déjà leurs traits vers les paysans sans défense, tout espoir semblait avoir quitté les habitants, certains restant hébétés sur place alors que leur père, leur frère ou leur mère agonisaient en gargouillant au sol, un carreau fiché dans la gorge.


Quelques jeunes gens plus vigoureux et alertes que les autres, certains équipés d'armes de fortune ou d'arcs de chasse, se barricadèrent dans une grange, tentant d'opposer une vaine mais héroïque résistance aux sombres. Certains, fins tireurs, arrivèrent même à désarçonner quelques drows, ce qui ne manqua pas d'enrager les sombres.


De nombreuses femmes et enfants s'étaient regroupés dans le petit temple de Néera du village, le prêtre barrant de son corps l'entrée, bénissant déjà ses ouailles en prévision de leur proche décès. Pendant ce temps là, le novice placé sous ses ordres se déchirait les mains à sonner de toutes ses forces la cloche du temple, dans un tintamarre funeste.


[Ordre de post : Tous les drows (ouverture du massacre), puis moi, ensuite Norman/Eldabarak (arrivée des alliés), et ensuite drow/allié/drow/allié (baston)]


Dernière édition par Anselme de Bastylle le Jeu 4 Aoû 2011 - 9:57, édité 1 fois
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Hyrïel Ean'Sianïh
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Mar 3 Mai 2011 - 18:45

Un raid en territoire humain était comme une source de distractions pour de nombreux drows et ils étaient hautement appréciés. Ceci dit, parmi la bande de pillards et autres soldatesques, on pouvait trouver des sombres inhabituels qui normalement ne devraient pas participer à ce genre d'expéditions tant cela différait de leur rang et de leur rôle.
Ainsi, la petite troupe qui venait de traverser avec succès la frontière humaine de Serramire comptait parmi elle la présence d'une drow portant sur son armure les symboles du Dieu de la Guerre.
Haeldra Valsharesh, Da'ron de la Garde du Temple, avançait au milieu de la troupe faite de soldats qui n'étaient habituellement pas sous ses ordres. Elle n'était qu'une simple invitée mais sa présence distillait autour d'elle une certaine audace aux pillards. Depuis les événements du Voile, la Da'ron était la source de nombreuses rumeurs et de nombreux respects, la Da'ron étant revenue de sa mission en compagnie du nouveau gardien d'Uriz. Le fait de la voir revenir avec Tebirahc, portant son armure personnelle et partageant avec lui la selle de Tagnik'zur, la vouivre du Gardien, avait fait courir de nombreux bruits face à un tel honneur visible : jusqu'àlors aucun drow n'avait pu s'approcher de la vouivre hormis son maître et encore moins pouvoir se hisser sur son dos.
Les rumeurs apportées après le Voile laissaient également entendre que la Drow avait rencontré le Dieu de la Guerre en personne au beau milieu des terres naines en proie à la destruction, tout ceci alimentant l'aura de la Da'ron auprès de ses semblables. "Haeldra la Bénie" ou parfois même "Celle qui a rencontré le Père", tels étaient ses surnoms les plus courants désormais.

Mais la Da'ron aujourd'hui n'était guère aux commandes de la petite expédition qui s'était enfoncée en territoire humain. A dire vrai, elle était chargée de surveiller un certain jeune prêtre d'Uriz qui lui aussi faisait partie de l'expédition. Normalement elle n'acceptait jamais ce genre de requête, sa place étant auprès de la Haute-Prêtresse Alyryne mais le prêtre jeunot en question était le fils de l'une des plus influentes familles d'Elda et dont le destin (selon certains) était de succéder à la tête du temple d'Uriz.
Foutaises pour la Da'ron mais comme cette famille était l'une des plus importants contributeurs au financement du temple on n'avait pu dire non au fils gâté qui souhaitait avoir auprès de lui la célèbre représentante de la famille des Valshareshs, Primas Sanguis naturels et bénis par Uriz.
C'est ainsi que Haeldra devait pouponner un avorton qui souhaitait apprendre selon sa propre initiative la voie de la Guerre et connaître les effets d'un bataille. Voilà pourquoi il avait décidé d'accompagner la petite expédition en Serramire et Haeldra était là malgré elle.

Mais bon, trancher de l'humain était agréable aussi. Haeldra n'avait pas tiré les armes depuis la bataille d'Ellyrion et c'était également une occasion pour elle de ne pas perdre la main après tant d'événements aussi importants à ses yeux.
La petite troupe se lança donc à l'assaut d'un hameau le long d'une forêt déjà usée par l'arrivée de l'automne.
Le raid avait été minutieux et la population ne devrait pas poser de difficultés, seuls certains humains tenteraient de résister mais ils étaient trop peu nombreux et mal préparés pour faire face à cinquante cavaliers équipés pour ce genre d'opération.
La charge sonna le glas de la petite bourgade, les chevaux des Drows franchissant l'espace entre l'orée de la forêt et les premières maisons trop rapidement pour qu'une quelconque opposition puisse se mettre en place.
Les Drows émergèrent au beau milieu du capharnaüm des villageois qui émergeaient à peine de leurs maisons pour prendre la fuite. Quelques-uns furent piétinés sans pitié tandis que d'autres recevaient déjà les carreaux d'arbalètes des pillards.

L'attaque était fluide et chacun savait ce qu'il avait à faire. Quelques cavaliers restaient en dehors du village pour intercepter les hypothétiques humains qui arriveraient à s'extirper de la mêlée. Pour les autres le ballet des lames avait débuté, tuant sans discernement les hommes, femmes et vieillards.
La Da'ron du Temple avait stoppée sa monture au milieu de la place du village, observant autour d'elle l'évolution des combats. Certains villageois avaient réussis à se barricader dans une grange d'où ils décochaient diverses flèches, cette petite résistance n'allait pas durer et déjà les cavaliers mitraillaient sans relâche les embrasures de la bâtisse pour faire taire ces tireurs.
L'attention de Haeldra se porta sur le petit temple humain qui trônait à quelques dizaines de mètres d'elle. Pour le moment il n'était pas encore attaqué par les pillards, ce genre d'édifice n'étant ciblé que plus tard à cause de son faible intérêt stratégique. Seulement, la cloche de l'église sonnait de toutes ces forces tandis que le prêtre du village tentait de faire barrage de son corps à l'entrée.
Le son du tocsin risquait d'alerter des soldats ennemis et il fallait le faire taire au plus vite.

Haeldra intercepta un cavalier qui passait près d'elle et lui ordonna de lui donner sa lance tandis qu'elle s'adressait aux quelques cavaliers près d'elle.


Donne moi cette lance, les autres suivez moi ..
La Drow éperonna sa monture et fonça à toute allure vers l'entrée du temple de Néera. Le prêtre, trop occupé à bafouilles des prières à son dieu inutile ne vit que trop tard arriver sur lui un groupe d'une demi-douzaine de cavaliers menés par une Drow à l'armure si particulière et pointant droit sur lui une lance.
L'impact de l'arme sur le corps du prêtre le propulsa en arrière, la pointe de la lance lui traversant le corps de part en part dans un bruit écoeurant. La violence du choc le fit heurter la porte du temple, le clouant littéralement sur l'épaisse porte de bois qui s'ouvrit en grand sous l'effet de la collision.

Les femmes et enfants réfugiés à l'intérieur virent la porte s'ouvrir d'un seul coup, le corps du prêtre cloué à celle-ci. Aussitôt la panique s'empara d'eux tandis qu'un groupe de cavaliers Sombres s'engouffraient dans l'édifice pour massacrer la totalité des personnes présentes, en commençant par cet insupportable sonneur de cloche.
Quand à la Da'ron, elle rediriga sa monture vers le parvis de l'église pour continuer à observer les combats au dehors, indifférente aux cris, pleurs et autres supplications qui s'élevaient dans son dos.
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Uulpharau'n
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Mer 4 Mai 2011 - 12:29

{PNJ : Sskhaerkothk}

Les vastes sabots bruns broyèrent les buissons épineux, et la petite troupe poursuivit sa chevauchée muette ; même les oiseaux avaient cessé de piailler sous les branchages.

Sskhaerkothk, à la tête de cette poignée de cavalcadeurs, était de ces jeunes chefs de meutes promus sous l'œil acerbe du vieux Akth’ssurgmakh, le Senger déchu ; lance parmi les hongres de l'époque, Sskhaerkothk avait été de la campagne d'Alonna, et des massacres perpétrés sous le fanion déchiré du Quatrième Ost, dans les plaines péninsulaires. Il avait chevauché aux côtés des Jabbuk défaits, et avait dû s'incliner face à Uulpharau'n lors du triomphe de celui-ci ; l'on peut dire qu'une petite rancœur en était née.
Acolyte de l'ancien Obok, et conséquemment suspect et inquiété, le Chevaucheur avait reçu ordre de tourner la bride sur Serramire, et de mener l'équipée des quelques fous qui s'aillaient pérégriner aux abords du Marquisat ; pour toute carte et trompette, l'ordre de ravager les humaines demeures – et pour légion inaliénable sous son commandement, une douzaine de cavaliers au masque sombre.
Qu'Uulpharau'n l'Archer, depuis les bastions de l'Ithri'Vaan et de Sol Dorn la Rouge, eut mandé ordre à son sous-fifre des cavalcades d'aller mener son héroïque charge sur les contreforts de Froissart, à l'extrême opposé des terres connues et abordables, c'était, en un mot, l'humour des Drows.

Un bouquet de lances, quelques arcs et carquois de cuir brûlé, c'était là tout ce qui pouvait bien étinceler sous le maigre soleil automnal ; d'entre les arbres, derrière les frusques noires comme une bannière de Sskhaerkothk, les cavaliers faisaient cliqueter leurs sombres harnais, et les mors cisaillaient joyeusement les dents des palefrois. Plaisante odyssée ; fort heureusement, le goût du sang était proche, et déjà suintait aux naseaux des Drows.
Haanhardt, c'était donc là tout ce qu'avaient trouvé les crocs des Sombres, pour étancher leur fringale de ruines et de haine ; une bourgade, un bourg esseulé, battu par le vieux vent émergé du Nord.
La quintuple dizaine des silhouettes noirâtres, doublées de nombre de destriers plus ou moins crasses et bourrus, fit pointer les longs profils fins de l'infamie sous le couvert des hêtres glacés et appauvris ; quelques harpons, quelques noirceurs de l'acier chatoyaient parmi la pénombre.
L'on crachait déjà de joie.

Alors, la Da'ron fit luire sa colère, et tous se précipitèrent d'hors les bois, pour fondre à l'envers des gueux de la boue, des pourceaux de l'humanité. Les cavaliers n'avaient pas bondi de six enjambées, que déjà pleuvaient leurs flèches, et s'effondraient les carcasses des frustres de l'endroit ; quelques pâles traits vinrent siffler contre les Sombres, et moissonnèrent les plus indésirables. C'était le jeu ; un bien beau jeu.
Arrachant ses quelques comparses au gros de la meute, Sskhaerkothk cornaqua sa fureur vers le Sud, et s'en alla pourchasser les rares croquants qui eussent voulu fuir vers les frères des autres hameaux de paille ; quelques Drows purent bien tomber dans cette cavalcade, le Meneur n'y jeta pas un regard – son arc était trop occupé à purifier les alentours.
Les hommes, les femmes ruisselaient diversement sur les champs, tâchaient de bondir hors de la poigne des Drows ; ils s'effondraient à diverses distances, gorge transpercée, devenus marées de sang. Mais plus encore, ce fut vers les quelques carnes, les quadrupèdes de l'endroit, que fondirent les traits des Sombres Frondeurs. Quelques ânes, et des juments dégrossées, allèrent rougir l'herbe froide de l'Automne déjà tombé.
Il n'y aurait pas de longue chasse pour rattraper les fuyards montés ; ils choieraient sur leurs deux guibolles, ici et céans, sans sabots pour les porter loin.

D'un mot craché au vent, Sskhaerkothk rameuta ses comparses dispersés parmi les bâtisses, et fit gronder ses sabots vers le cœur du village, tandis que disparaissaient les derniers fuyards au sein du Temple ; là, aux pourtours, les Drows étaient déjà à l'œuvre, et les lames avaient été férocement tirées.
Dans le jour de gel, le tocsin alla culbuter les airs silencieux, et fit tonner et tintinnabuler son cri d'alerte sur les longues plaines rases ; la cloche rugissait drôlement, et les frimas portaient loin sa clameur de cuivre.

L'oreille aiguisée, le Cavalier cracha quelques insultes dans son dialecte ; les incapables n'avaient pas même su éventrer le sonneur du guet. De l'œil, il suivit la Da'ron qui fondait contre le brave garde, et lui arrachait tripes et soupirs d'un furieux revers ; mais c'était déjà tard, et la peur du village devait être connue des alentours et environs proches.
Alors, fi de toute discrétion ! Les cavaliers entreprirent de trouver quelques tisons, quelques brasero ou des âtres, laissés en fumée par les villageois en fuite ; quelques maisonnées furent éventrées, pour trouver le bon feu. Et, émergeant des casemates vaincues, les cavaliers firent rougir les crocs de leurs flèches de bois, s'assurant quelques flammes pourpres dans l'air tout blanc et placide.

Arrachant une torchère à son foyer, le Meneur fit tourner l'encolure de son hongre, et alla rouler ses sabots sur quelque traitreux d'humain qui tâchait de fuir vers l'Ouest sur son pied-bot ; sa tunique prit admirablement flamme, et avec elle, son crâne gras.

Le massacre flairait bon la peur, le bête crevée, et les âmes roussies.
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Lessryn Vesz'Talinth
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Dim 8 Mai 2011 - 19:57

- Quel entrain admirable, souffla Cendre. Pour peu que l'on agite une proie sous leur nez, les nôtres sont toujours prêts à fouailler le sang à pleines griffes. Une poignée de pauvres hères, et les voici remerciant Uriz et Teiweon pour le festin que les Sombres Dieux leur ont accordé. Tu ne trouves pas cela magnifique ? »


Son interlocuteur ne répondit pas. Tout aussi drow que lui, monté - comme lui - sur l'une de ces bêtes de guerre carapaçonnées qui ne craignent pas de fouler aux sabots les corps et les cadavres, il toisait d'un oeil neutre le champ de bataille toujours mouvant qui s'offrait légèrement en contrebas, au creux des vallons. Cendre, dodelinant du chef, fit courir ses iris d'un rouge délavé sur le village où montaient déjà les fumerolles de quelques incendies, et où les Sombres, ivres de carnage, donnaient de la gorge et du fer dans la meute hurlante des villageois. Ici et là, quelques écussons frappés de la gloire d'Uriz luisaient comme autant d'emblèmes triomphant. Dans l'écume noirâtre et cliquetante des armures, on apercevait parfois, éclat de chair, la Da'ron et sa flamboyante vigueur, toujours prête à mener l'assaut en dépit des blessures qu'elle pourrait bien recevoir.

C'était un beau spectacle, et Cendre souriait ; mais bien qu'il guettât un semblable sourire sur le visage de son comparse, ce dernier s'obstinait à n'offrir qu'une expression fermée, minérale et attentive, tandis que le gros des troupes continuait de faire bombance de chair et de sang versé.

Finalement, Lessryn Vesz'Talinth, Main de Meingal le Balafré - Lui-Par-Qui-Sentence-S'abat - daigna faire un signe. Colosse sombre monté sur un cheval non moins imposant que sa personne, il hocha de la tête en direction du temple de Néera - où s'étaient réfugiés quelques uns des rares résistants à la vague drow. La voix rauque et dissonante laissa tomber ses ordres.


- Cendre, mène la cohorte sur l'autour du village. Je veux que la place soit convenablement encerclée, et qu'aucun fugitif ne nous échappe. Poste quelques éclaireurs dans les bois, et dépêche une poignée de guerriers auprès de leurs frères. Tu sais ce que je veux. Quelques survivants épargnés, de préférence en bonne santé. Et une demi-douzaine de prisonniers, pour la gloire du Puy. »


Le drow nommé Cendre hocha la tête, une seule fois, avant de tourner bride. Ses ordres furent aboyés, brefs, et aussitôt suivis d'effets. Au coeur du village déjà soumis, humilié et piétiné, une nouvelle vague de Sombres se déploya, moins sauvage que les autres combattants, plus calme, plus méthodique. Certains de ces drow-là avaient teint leur chevelure de noir, de sorte qu'ils se mouvaient comme de vraies ombres faites chair ; ils s'immisçaient dans les demeures épargnées par l'incendie, fouillaient les bâtisses, et tiraient parfois de celles-ci des villageois hurlant qui se débattaient.

Des corbeaux, des charognards. Tels étaient les guerriers aux couleurs de Meingal, et tel était le nouvel affront qu'Haanhardt allait subir. Achevant les mourants, dépouillant les carcasses, traînant à l'écart quelques hommes vigoureux qui feraient, à n'en pas douter, de bons esclaves. Le reste de cette sinistre petite armée se déploya en périphérie du village ; dans les taillis, des yeux guettaient désormais, en quête du malheureux qui aurait cherché son salut à travers bois.

Laissant ses fidèles oeuvrer, Lessryn, depuis son point d'observation - car il n'avait pas participé lui-même à la bataille, du moins pour le moment - ferma à demi les yeux. Les siens poursuivaient leur oeuvre de destruction dans un beau chaos de lames et de cris. Bientôt, les incendies nettoieraient leur travail, et parachèveraient celui-ci. Finalement, cette petite escapade sur les Marches n'était pas une si mauvaise idée.
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Anselme de Bastylle
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Mar 17 Mai 2011 - 15:18



HRP : Veuillez m'excuser pour mon absence non prévenue, j'avais une semaine de partiels qui m'a complètement accaparé, mea culpa ! :s Pour la répartition des duels qui ne sauraient manquer, les alliés laisseront poliment les drows faire leur choix d'adversaire dans les posts qui suivront, après les posts de Norman et Eldabarak.


Alors qu'un essaim démoniaque de drows s'apprêtaient à fondre sur Haanhardt, une colonne de cavaliers humains traversait les bois à quelques lieues de là, sur une mauvaise route de terre battue. Il s'agissait d'une colonne de patrouille renforcée : un contingent non seulement dédiée à la reconnaissance, mais aussi apte à porter le choc sur l'ennemi. Une vingtaine de sergents lourdement armurés en composaient le cœur. Sur le devant, une trentaine de francs-archers montés, arc long en bandoulière. Le reste de la troupe se comptaient en lanciers montés, équipés à la légère.

Mais cette patrouille là était peu commune : y chevauchaient en effet le marquis de Serramire et son vassal le seigneur d'Uberwald, encadrés de leurs gardes personnelles, compagnons d'armes et de table. Néanmoins, le plus surprenant était ces quelques nains montés sur des petits chevaux trapus, adaptés à leur morphologie cubique. Malgré son nouveau statut de marquis, Anselme avait décidé de poursuivre, autant qu'il le pouvait avec ses nouvelles obligations gourmandes en heures, de poursuivre ses patrouilles aux Marches du Duché. Tout d'abord pour entretenir cette proximité avec la troupe qui était selon lui essentielle à tout bon chef. Ensuite, pour signifier aux seigneurs des Marches qu'il n'avait pas oublié leur appui et leur précieux concours à sa cause.

Ce fut le son lointain des cloches de Haanhardt qui glaça d'effroi l'ensemble des patrouilleurs. Leur battement était désordonné, chaotique et funeste. La colonne s'immobilisa dans un certain désordre, certains cavaliers perdant leur calme. Une attaque ici ? Aussi profondément dans la seigneurie ? De Bastylle reprit bien vite ses esprits : il fallait reprendre le dessus sur la peur de ses hommes avant qu'ils ne perdent contrôle. Sa voix puissante domina le tumulte des chevaux hennissants et des armes s'entrechoquant entre cavaliers.

« Soldats ! A fond, vers Haanhardt ! »

La discipline légendaire des Froissarois reprit le dessus, et les cent cavaliers labourèrent les flancs de leurs montures pour les porter à pleine vitesse. Ce fut bientôt un tumulte de montures hennissantes, d'officiers hurlant leurs ordres. Allongés sur la croupe de leurs chevaux pour éviter de se faire fouetter par les branches qui enserraient la route, les cavaliers semblaient soulever leur monture jusqu'à l'envol. Bientôt, la colonne déboucha sur la crête dominant Haanhardt, déjà en flammes, où des formes sombres s'agitaient avec une cruauté méthodique. Les patrouilleurs ne se laissèrent pas déstabiliser par cet effroyable spectacle, et se déployèrent en ligne. Les francs archers démontaient déjà et décochaient avec précision, couchant quelques Sombres.

Anselme se tourna vers Norman et Eldabarak et, tout en dégainant son épée, leur lança :

« - Ser Norman, prenez la droite du village, quant à vous Ser Eldabarak, prenez la gauche. Vous avez le commandement d'une escouade de dix lanciers chacun en sus de vos hommes. Je me chargerai de la Grand Rue. Pour Froissart, pour le Roi, tue ! Tue ! »

Puis sans plus attendre, il se lança à fond de l'avant, talonné par sa garde et les sergents d'armes. Les destriers dévalèrent rapidement la faible distance les séparant du village, alors que déjà des carreaux drows fusaient vers eux, causant les premières pertes. Poussant un hurlement rauque, Anselme arriva à la hauteur de son premier Sombre, auquel il décocha un revers impitoyable, lui fendant proprement la tête en deux. Le pillard s'écroula sans un bruit, une brume rosâtre de sang et de cervelle éclaboussant le marquis. Il fit vivement pivoter sa monture, cherchant un autre adversaire, alors que ses hommes engageaient la mêlée.


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Eldabarak
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Sam 28 Mai 2011 - 16:38

Eldabarak était tombé par hasard sur cet homme... Drôle de débouchement en tout cas, ces amis étaient resté en contrées naines. Il était commandant d'un autre bataillon de nains inconnus à ses yeux. Des nains très fort et robustes aux voies caverneuses. L'un d'eux tenait un clairon de guerre qu'il fit sonner. Eldabarak ne pût rien dire à l'homme hissé sur son cheval, il partit en mission sûrement suicide vers la gauche. Il cria des paroles naines et se mit à faire un mouvement circulaire avec son bras, son index se déploya en direction des drows. Les nains coururent vers l'essaim de Sombres paraissant comme des ombres ténébreuses traversants les cryptes. Ils s'arrêtèrent sur une corniche où gisait des cadavres humains, Eldabarak cria, fit signe aux nains de partir vers les drows et planta son hallebarde avec les insignes naines peintes sur le drapeau attaché à celle-ci. La guerre était déclarée ! Les nains contournèrent la corniche et s’engouffrèrent dans le hameau noirci par le sang sec des paysans éventré. Eldabrak était toujours immobile, il sortit son arbalète, la chargea et tira en directe de la masse grise qui déployait ses armes. Un drow se pris le carreau dans la poitrine et mourut. Le général de bataillon décida de prendre son arme longue et de foncer contre les drows.

Le nain sauta du bosquet et atterrit dans une flaque de boue qui éclaboussa sa barbe blonde. Il courut vers les drows, en faisant pivoter sa lance, quelques drows tombèrent sous les coups répété du nain qui faisaient un effet de balayage. Il réussit à joindre son bataillon qui était derrière quelques ruines. Des flèches virevoltaient dans tout les sens, fauchant drows, humains et nains. Eldabarak sortit des ruines suivit de ses soldats. Le nain s'arrêta quelques secondes avant de reprendre la route, il vit un drow particulièrement bien armuré sur le coté. Il fit signes aux nains de rester à couvert pour subir moins de pertes, lui partit vers le haut gradé. Mais avant d'avoir pût faire un pas, une flèche drow lui transperça l'épaule gauche. L'épaulière était percée et la côte de maille endommagée, il n'était pas tombé. Il saisit le projectile fortement de la main opposée et tira d'un coup sec. Le sang envahi le bras gauche du nain, rien de bien grave mais son bras gauche devenait un fardeau. Il grogna de douleur, puis tenant son bras, il partit en direction du bataillon qui tirait des carreaux sur les drows venant dans leurs directions. Eldabarak dit aux nains de guerroyer comme ils ne l'avaient jamais fait, ils partirent, et le capitaine fit de même avec son hallebarde. Les drows fusèrent, brûlant, tuant, violant tout sur leurs passage. Les nains étaient dans la mêlée, Eldabarak se débrouillait bien malgré son bras. Il était évidement plus lent au combat les nains résistaient, mais les drows aussi. Eldabarak repensa à l'humain. Anselme de Bastylle...

-Il à intérêt de me payer bonbon celui-là !-

Les combat et les cadavres tombant aux sols relevaient la poussière. La vision était nul, heureusement, les drows étaient largement en infériorité numérique vis-à-vis des nains. Les derniers drows partirent se rendre plus utile en regagnant leurs frère. Le bataillon quant-à lui avait réussi à se cacher dans une ferme ayant finie de brûler. Ils en profitèrent pour nettoyer et boucher les plaies, celle d'Eldabarak allait mieux mais restait quant-même handicapante pour le nain qui était sensé combattre. Un garde pris la parôle :

-Bon, on fait quoi à présent ?-
Eldabarak fit pression sur son épaule et dit -Rien ! Nous devons attendre que les drows gagnent un peut de terrain pour qu'une fois dans toutes les ruines on puisse les tuer. Car dans les ruines, nous avons l'avantage. Vous avez tuer les résistants Gobelins dans les ruines de Kirgan non ?-

Les nains hochèrent la tête, mais le plan ne marcherais pas. Si ils prennent trop d'avance ils se regrouperont et seront invincible. Eldabarak fit un non du doigt et dit "Mauvais plan...". Tous se levèrent et sortirent de la ferme roussie, ils crièrent tous à l’unisson et tailladèrent les premier drows. Une vraie bataille allait commencer. Advienne-que-pourra ! Ils se lancèrent à corps perdus dans les drows. Et ils n'étaient pas près de reculer.
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Norman le Terrible
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Sam 4 Juin 2011 - 11:22

    Accompagné d’une vingtaine de gardes venant directement de la garnison d’Uberwald, je patrouillais avec mon suzerain le Marquis de Serramire. Alors que j’étais de passage à son fief, mon seigneur m’invita à patrouiller avec lui et je ne pouvais qu’accepter une si aimable invitation même si j’étais presque certain que nous risquions de tomber seulement sur une misérable petite bande de brigands tout au plus. Ce jour là, je ne portais qu’une cuirasse renforcée protégeant mon torse et laissant nu mes massifs bras, mon marteau accroché à mon dos.

    Alors que le son d’une cloche raisonnait, Néron mon destrier de guerre dirigea son épaisse tête vers les flammes du village. Alors que les autres furent parcourus par un frisson d’effroi, je jubilais déjà à l’idée d’écraser des têtes. La colonne se dirigea alors vers le village, les montures poussaient au galop hennissaient sans doute d’excitation elles aussi. Bientôt, on put voir les formes sombres des drows.

    Le Marquis nous donna rapidement les ordres et les directives à suivre. Sans discuter, je pris avec moi les trente hommes et nous primes la direction indiquée. Retirant mon marteau de mon dos, je poussais alors un horrible cri de guerre en galopant vers les premières créatures sombres, alors que je bondissais l’arme, le drow qui m’était en face s’effondra d’une flèche au cœur. Grognant, je descendis de Néron pour me mêler à la foule. Un temple de Néera se dressaient devant moi et quelques drows en sortaient d’ailleurs, c’est à eux que je m’attaquais avec mes hommes. Avec un petit sourire, je remarquais que j’étais l’un des plus grands du haut de mes deux mètres vingt.

    Me lançant dans la mêlée je m’amusais à écraser des crânes, répondant la cervelle sur le sol gorgé de sang. Plusieurs de mes hommes tombèrent sous les flèches et les épées, mais quant à moi, je n’avais pas encore rencontré un adversaire qui me tenait tête. De trente, nous passâmes à vingt. Alors que j’évaluais la situation, un carreau me rata de peu me faisant pousser un grognement de colère alors que des drows se réfugiaient dans le temple de la déesse. Avec mes hommes, nous nous dirigeâmes vers la bâtisse où cloué à la porte, un prêtre mort gisait.

    Je suais, mes bras étaient tachés de sang, de celui des drows et celui des hommes. Une entaille à mon bras laissé le mien se répandre avec celui des autres, mais cela n’était pas encore handicapant. Pour éviter un massacre, je demandais aux lanciers et aux autres de superposer leurs boucliers en faisant des rangées de deux –capacité de la porte de laisser que deux hommes rentré à la fois- avec deux lances pointés. C’est ainsi que la colonne pénétra dans le temple, protégeait par les boucliers et les lances.

    [Excusez, je suis en période d'examen]
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Hyrïel Ean'Sianïh
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Ven 10 Juin 2011 - 12:05

Le massacre continuait dans la joie et la bonne humeur des Drows et les dernières poches de résistances se tarissaient déjà. Ici et là des feux commençaient à s'élever dans les airs, accompagnant avec allégresse les cris des humains mourants.
Mais la fête ne saurait être complète sans des invités-surprises. Juchée sur son cheval devant le perron de l'église la Da'ron entendit le son d'un cors Humain provenant des bois, un fort contingent de soldats humains venait d'apparaître à la lisière de la forêt et s'apprêtant à charger pour tenter de sauver les quelques villageois restants. Cette vision n'émut pas tant que cela la guerrière ni les drows qui étaient surpris dans leurs basses besognes au contraire des sourires se dessinèrent sur certains visages, enfin une viande un peu plus coriace venait d'apparaitre.
Calme et posée, Haeldra donna des ordres aux Sombres qui venaient de terminer de massacrer les femmes et les enfants dans l'église. Les humains avaient l'avantage de la surprise mais ils faisaient face à des pillards expérimentés. Alors que la colonne humaine chargeait et engageait les premiers combats, déjà les Drows commençaient à s'organiser pour la riposte.

La cavalerie humaine entra en force dans le village, se dispersant dans tout les sens pour pourchasser leurs ennemis. Il y avait des pertes de part et d'autres mais la fureur des combats n'ébranlait en rien la confiance des Drows.
Haeldra observait autour d'elle les affrontements, restant calme sur sa monture et sans adversaire à combattre. Du coin de l'oeil elle vit son "protégé" affronter seul une dizaine de cavaliers ennemis. Cette imprudence lui couta la vie, stupide qu'il avait été à désobéir aux ordres de la Da'ron. La Drow laissa à Sskhaerkothk le soin de ré-organiser ses troupes, après tout c'était lui le commandant de cette expédition.

Son attention se porta sur un petit groupe d'une vingtaine d'humains menés par un colosse et qui chargeaient droit vers le temple. C'était là l'occasion qu'elle attendait. Ecartant sa monture de l'entrée, elle ordonna à ceux qui l'avaient suivis de rentrer dans l'édifice pour attirer les hommes portant le blason d'Oësgard. Elle-même libéra l'entrée en se jetant dans un combat contre deux cavaliers. Du coin de l'oeil, alors qu'elle se débarrassait de ses deux opposants elle vit le groupe d'humains entrer en formation compacte dans l'église, c'était ce qu'elle attendait.
Criant un ordre dans sa langue, elle activa le piège tendu à Normann et ses hommes. Les Drows "piégés" dans le temple sautèrent au travers des fenêtres, laissant Normann et ses hommes coincés à l'intérieur. Aussitôt des torches furent lancées par les ouvertures et le petit temple principalement composé de bois à l'intérieur prit feu.
Les Drows à l'extérieur se dépêchèrent de bloquer l'entrée qui ne pouvait laisser passer que deux hommes de front, donc facilement défendable.

Ravie du fonctionnement de ce petit piège, les humains devant forcer la sortie ou périr brulés vivants, la Da'ron chercha un adversaire à sa hauteur. Les humains étaient surtout des homme d'armes ou des sergents montés, une simple patrouille. Mais leur nombre anormal indiquait qu'ils devaient être menés par quelqu'un d'important.
Observant le centre de la place Haeldra identifia celui qui semblait hurler ses ordres aux soldats, c'était là sa proie.
Ramassant une nouvelle lance sur le cadavre d'un humain, la Sombre éperonna sa monture et chargea droit vers Anselme de Bastylle.
Plusieurs sergents montés tentèrent de faire barrage à la Drow afin de protéger leur seigneur face à la menace. Mais ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire. Une brusque accélération de la monture Drow eu pour résultat que le premier sergent fut transpercé par la lance de la Da'ron, son compagnon situé à coté eu à peine le temps de voir son compagnon tomber que la Drow avait dégainée son épée et l'avait fauché dans le même temps. Les deux corps tombèrent au sol alors que la guerrière forçait le passage et se retrouvait devant Anselme.
C'est à ce moment que la Da'ron fit la démonstration de ses pouvoirs : pointant son épée dans une direction donnée elle prononça une rapide parole. Une langue de feu quitta l'incendie d'une maison et suivit le mouvement de l'épée de la Drow, dessinant un cercle autour d'elle et d'Anselme. Un court mais puissant mur de feu força le reste des sergents montés à reculer devant la chaleur.
Quand à la Drow, elle pointa son arme vers Anselme dans un geste menaçant de défi, elle le combattrait ici et maintenant en duel. Anselme accepterait il les risques du duel offert à lui ou tenterait-il de se dissimuler dans la mêlée ?
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Sam 18 Juin 2011 - 17:39

La mêlée était désormais féroce, et de part et d'autres on s'escrimait rudement dans le village. Les drows s'étaient repris du choc premier de la charge, et donnaient maintenant du fil à retordre aux alliés. Des deux côtés, les guerriers tombaient, la tête fracassé, membres tranchés, les tripes à l'air et les torses fendus. Le sol commence à se gonfler du sang des morts et des blessés, pour que les survivants pataugent dans cette boue funeste en continuant leur sinistre besogne. Les chaumières en flammes rendait l'air brûlant, et chacun suait comme un porc sous son armure. Les alliés usaient de leur supériorité numérique pour contraindre lentement mais sûrement les sombres au repli, malgré les lourdes pertes que ces derniers leur infligeait, bretteurs d'un autre talent que les miliciens serramirois.

Anselme s'escrimait d'ailleurs durement contre un sombre, qui cisailla de son sabre la gorge de sa monture avec un rire féroce. Le destrier se cabra, et De Bastylle n'attendit pas que l'immense masse de muscle ne l'écrase pour démonter rapidement. Avec vivacité, il tira sa masse d'arme de ses fontes, lâchant son épée, et se rua sur le drow en se protégeant de son bouclier. L'écu de chêne était fendu de part et d'autre mais protégeait son maître avec efficacité. Alors que le sombre lui décochait une énième coup vicieux, Anselme se fendit brutalement, percutant la face du sombre de son écu. Le nez brisé, dégoulinant de sang, le sombre hurla de douleur, alors que déjà la masse d'arme du seigneur de Serramire fusait vers sa tête découverte. Un craquement sinistre, et la cervelle du pillard giclait sur le mur de la chaumière avoisinante, le teintant de rose. Essoufflé, épuisé, Anselme releva la visière de son heaume hurla aux siens :

« -Hardi compagnons ! Écrasez cette racaille ! »

Prêt à foncer dans le chaos du combat, il vit avec stupeur de deux ses fidèles sergents d'arme tomber raides morts sous les coups d'une diablesse montée. Objectivement, elle avait un corps superbe. Mais la bataille n'était pas propice à la gaudriole et au voyeurisme, aussi le marquis ne s'attarda pas plus sur ce point. La sorcière les entoura d'un mur de flammes brûlantes, les isolant du reste des combattants. Anselme fit jouer de ses muscles avant de baisser la visière de son heaume, fonçant sur son adversaire. Il décocha un coup d'une violence sans nom à la monture de son adversaire, hurlant sa haine.


« -Démone ! Tu vas rencontrer tes sombres dieux ! »

Le cheval s'écroula sans bruit, sa face réduite à l'état de bouillie par la lourde masse du seigneur. Anselme était tâché de rouge de la tête aux pieds, et sa masse goûtait d'un mélange de cervelle, de sang et d'os. Il réservait d'ors et déjà le même traitement à la sorcière sombre. Une réflexion passa clairement dans son esprit concentré sur le combat : que faisait donc diable un tel personnage parmi une troupe de pillards ?



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Hyrïel Ean'Sianïh
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Jeu 23 Juin 2011 - 13:31

Le général des humains était au sol, sa monture gisant à quelques pas de lui mais il semblait vouloir continuer à se battre face à un adversaire monté. La magie de Haeldra ne sembla pas l'intimider mais elle n'avait lancé ce sort uniquement pour que d'autres soldats ne vienne jouer les trouble-fête lors du duel. Voir l'humain accepter le défi eu comme réponse un sourire satisfait sur les lèvres de la Da'ron.
Un duel comme elle les aimait, les pauvres humains allaient devoir contempler la perte de l'un de leurs commandants des mains ensanglantées de la Da'ron d'Uriz, en réfléchissant c'était un honneur pour Anselme d'affronter un personnage aussi illustre chez les Sombres.

Seulement, le duel débuta un peu plus tôt qu'elle ne l'avait escompté. Alors qu'elle vérifiait que personne n'allait intervenir l'humain en profita pour la charger, masse d'arme au clair et proférant des menaces sans lendemain. Haeldra tenta de se dégager mais il apparut vite que son adversaire avait en tête d'abattre sa monture, objectif qu'il atteignit sans grandes difficultés car le cheval n'avait pas vraiment la place pour s'écarter suffisamment. La Da'ron tomba au sol mais réussie à se dégager rapidement de sa selle, parvenant à mettre quelques pas entre elle et l'arme d'Anselme.
L'humain semblait déjà exulter mais il avait activé la colère de la Drow qui comptait bien lui faire payer cette petite insolence. Croyait-il l'avoir acculée dans un combat à pied ? il allait être surpris.

Cette fois ce fut la Da'ron qui chargea, faisant s'abattre sur l'armure d'Anselme une série de coups puissants à une vitesse et une agilité qui surpassait amplement les réflexes du chevalier. Les coups ne rencontrèrent que du métal, laissant Anselme intact à l'intérieur, c'était là une armure de bonne qualité qu'il portait.
La riposte du chevalier ne se fit pas attendre mais il fut trop lent dans son exécution, la Drow esquivant sans peine les grands moulinets d'Anselme.
Même si elle ne pouvait percer l'armure de front, la Drow avait l'avantage sur la souplesse, l'agilité et la rapidité face à ce chevalier lourdement armuré et maniant une masse d'arme.
Les quelques passes suivantes confirmèrent la situation : les coups d'Anselme se perdant inutilement dans le vide tandis que l'épée de Haeldra creusait des rayures continuellement sur l'armure de son adversaire.

Mais le temps jouait dans ce genre de duel, tôt ou tard d'autres humains viendraient renforcer leur commandant et la Da'ron ne pouvait se permette un combat de longue haleine face à plusieurs adversaires dont un tout en armure.
Il fallait exécuter cet humain maintenant, tant pis si elle ne pouvait pas jouer avec un peu plus longtemps.
Profitant d'un énième coup d'Anselme se finissant dans le vide, la Sombre cassa subitement la distance et parvint au contact. Anselme ne put réagir à temps que déjà la Drow était quasiment collée à lui. Dans sa main libre crépita un peu de magie et elle appuya la paume de sa main sur la visière du chevalier.
Une explosion se produisit, non pas des flammes mais une forte bouffée de chaleur qu'Anselme reçut en plein visage, l'asphyxiant instantanément.
La Drow ne perdit pas de temps, profitant que le chevalier tentait de reprendre sa respiration, et faucha les deux jambes par un chasse-pied puissant asséné directement sur l'arrière des genoux.
Anselme chuta lourdement à la renverse, perdant son arme par cette même occasion, la Da'ron l'accompagnant dans sa chute pour se retrouver juchée sur lui.

Dégainant une dague particulièrement effilée de sa ceinture, Haeldra poignarda la paume de la main droite d'Anselme, la dague faite en acier très tranchant et résistant transperçant dans problème la protection du gant et clouant la main du chevalier dans le sol même.
Se relevant, la Sombre usa de sa jambe pour l'appuyer sur l'autre bras, empêchant donc son adversaire de tenter de se protéger, il était désormais complétement à sa merci : ses deux bras paralysés et la Drow debout et faisant poids sur son plastron.
Souriante et victorieuse, Haeldra se baissa et entreprit de relever la visière d'Anselme, découvrant son visage par la même occasion.


Je pense que c'est toi qui devra saluer tes dieux pour moi ..

Anselme vit alors qu'elle avait ramassée sa propre masse d'arme et commençait à armer son geste pour le tuer avec son arme personnelle. Les secondes se ralentirent tandis que l'humain ne pouvait détacher le regard de la masse d'arme qui se détachait dans le ciel, cette masse d'arme qui avait prit la vie de Drow mais qui maintenant allait tuer son propre maître.

Mais aucun coup ne vint, l'action de la Da'ron fut subitement interrompue par une flèche frappant le sol juste à coté d'elle. Se relevant à toute vitesse, elle vit que plusieurs archers humains la mettaient déjà en joue afin de secourir leur commandant.
Pestant contre cette occasion manquée, la Da'ron dut abandonner sa proie et trouver refuge au coeur de la mêlée pour éviter les tirs.
Déjà les soldats humains entouraient le corps d'Anselme, l'atteindre était impossible désormais.
Rageant contre cette mauvaise fortune, Haeldra dut se résoudre à combattre d'autres humains tandis que les autres pillards commençaient à se réorganiser pour faire une percée pour rejoindre les bois.
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Jeu 23 Juin 2011 - 17:17


L'acier d'Oesgard n'avait plus de preuves à faire, et les coups de la démone ne passaient pas à travers. Son tabard ocre et poupre fut néanmoins rapidement déchiré pour qu'apparaisse en dessous sa solide cuirasse. Il balaya l'espace devant lui d'un coup destructeur de sa masse. Mais à côté de la drow, Anselme passait pour pataud, un lourdaud incapable de toucher son adversaire. Ça n'était pas faute d'entraînement ou de maîtrise, ses adversaires gisant à quelques pas de là en témoignait, mais la Da'ron était d'une trempe hors du commun. Déjà le doute s'insérait dans son esprit : et si la victoire ne se faisait pas si aisément que cela ?

De rage, il frappa encore et encore avec une violence et une force renouvelée, mais pour ne rencontrer que de l'air. Le marquis n'arrivait pas à avoir ce contact plaisant de la masse avec la chair, de ces os et ces viscères qui éclatent sous la force du coup. Rien qu'un vide désespérant, alors que la guerrière s'escrimait contre lui avec aise, le touchant de nombreuses fois. Né et éduqué dans les armes, Anselme était troublé de se retrouver face à un tel adversaire. Mais l'humain avait du mal à accepter que le corps jeune et souple en face de lui était plus ancien que les ossements de son père, plus ancien même que ses ancêtres connus à travers quelques fragments de registres. Il n'était qu'un bambin à côté. Un bambin maladroit.

La soudaineté de l'approche de la Da'ron le remplit alors d'effroi, tant il n'avait rien vu venir. Une vague brûlante lui arriva alors aux sens, et tout devint sombre. Un voile rouge descendit sur les yeux du marquis alors qu'il tentait à grand peine de reprendre sa respiration. Il entendait à peine, hébété et choqué. Il se sentit projeté au sol, son dos percutant avec violence la terre battue. Le peu d'air qu'il avait réussi à aspirer à grand peine sortit avec violence de ses poumons, l'assommant d'autant plus. Ses yeux étaient sa dernière accroche à la réalité. Une pression vive lui confirma que son redoutable adversaire s'appuyait sur son torse. Une écume blanche sortit des lèvres du marquis alors qu'une terreur infâme s'emparait de lui. Etait-ce la fin ? Il sentit à peine sa main trouée par la dague de la sombre, manifestant juste un léger hoquet. Ses yeux roulaient de terreur. La drow allait l'exécuter comme un vulgaire animal qu'on mène à l'abbatoir. Elle lui releva sa visière pour contempler un visage ravagé par la peur. Une peur animale, la peur de mourir. La vision de la masse d'arme suspendue entre deux cieux au dessus de sa tête fut la dernière image qu'il eut de la bataille avant de tomber dans un coma miséricordieux.



Lorsqu'il se réveilla quelques heures plus tard, le front brûlant, il sentit bien qu'il n'était pas mort. La douleur intense qu'il ressentait à la main en témoignait. Il tenta de se relever de la litière sur laquelle il avait été posé dans les ruines du village maintenant fumant. Un voile sombre l'enveloppa alors qu'il peinait pour rester éveillé. Accoudé sur un bras, le marquis voyait autour de lui des cadavres à perte de vue dans les alentours, têtes tranchées et torses piqués de flèches. Au dessus de lui, quelques sergents couverts de boue et de sang poussèrent un cri de joie en voyant que leur seigneur semblait sain et sauf.


« - Monseigneur est vivant ! La journée est nôtre monseigneur, l'engeance sombre s'est retirée ! Gloire à Mogar ! »


S'humectant la bouche pour dégager la croûte de sang et de terre qui recouvrait ses lèvres, Anselme lui croassa ironiquement:

« - Fichtre, j'espère ne pas avoir d'autres victoires comme celle là mon brave... »



HRP : C'est ma sortie, mais n'hésitez pas à continuer !
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Sam 25 Juin 2011 - 19:42

Les nains étaient entrain de combattre. A quelques mêlée de celle-ci, une grande sombre tranchait les têtes des pauvres soldats humains. Eldabarak fit signe aux siens de rester ici combattre. Cette femme devait être l'une des meneuses drows, il fallait la tuer coût que coût ! Eldabarak sortit de la bataille entre nains et drows pour aller sur celle concernant la drows aux dagues. Son bras allait déjà mieux mais restait toujours un handicap pour le nain, il fonça vers la sombre. Mais avant, il fallait tuer les drows guerroyant devant elles. Il les tua sans problème, mais l'un d'eux, du haut de ses deux mètres et armuré jusqu'aux dents. Il avait une épée de métal gris qu'il faisait tournoyer dans tout les sens mouchetant les murs de pierre de rouge et de rose. Celui-ci allait être dur à tuer ! Le nain se lança dans la bataille, la drows avait des notions de magie et lançait des sort tel le magicabou ! Le nain batailla contre le colosse, sa lance se ficha dans la jambe du sombre qui cria comme un chien. Le nain la fit tourné comme une manivelle et la repris.

La chair du drows était chiffonnée et coulante, il frappa un grand coup sur le pectoral du nain avec la garde de sa claymore. Eldabarak tomba sur le dos et lâcha son arme sur le sol, le drow avait son pied sur son torse et se préparait à l'égorger, le nain saisit la jambe dudit drow et le fit pivoter. Il tomba sur le sol, aussitôt, les deux adversaires se relevèrent et croisèrent encore le fer. Le nain frappa dans la terre ou se figea sa lance, le chien en profita pour le faire tomber sur le dos avec un balayage du pied. Le nain, de sa courte jambe frappa l'entre-jambe du drows qui se mit à genoux sur le torse du nain. Eldabarak fit appuis sur ses bars et de son casque lui entra dedans, les deux guerriers furent emporté aux coté de le femme drows qui d'un sourire sadique tuait les humains qui tombaient comme des mouches. Le nain se leva le premier et appuya avec son pied de toutes ses forces sur le poignet tenant l'épée du drows. Il ne put que relâcher, le nain lui pris. Mais de sa main gauche, le sombre saisit le bras du nabot et tira. Celui-ci avec la vitesse lâcha l'épée qui se planta dans le sol, il s'écrasa au coté du drows qui pris appuis sur sa rotule pour se relever. Eldabarak sauta sur le dos du drow et lui agrippa le cou, le colosse pris le nain en tâtant son dos et le renvoya sur le sol. Le sombre saisit son épée qui était très lourd et frappa en direction du nain qui fit une roulade et accéda à sa lance.

Le drows boitait et le nain avait du mal à tenir complètement sa lance avec son bras perforé. Il enleva la lance de la terre souillées et fit un mouvement circulaire avec son hallebarde, le drows para avec son épée et cassa le pic central du trident se trouvant sur le manche de l'arme d'hast. L'arme du sombre se fit emportée et le nain mit du sable dans les yeux du drows de son pied et en profita pour le faire tomber en lui brisant le genoux de son manche. Le sombre était à terre, Eldabarak de son arme piégea la tête du monstre entre les deux barrots de sa lance qui était enfoncé au maximum. Le chien étouffait, le nabot pris l'arme impie et perça par trois fois le thorax du guerrier. Il lâcha un "Tu t'es bien battu" et lui cracha au visage, il regarda la femme et cria pour attirer l'attention. Il pris son arme respective et frôla la peau de la magicienne et avant tout guerrière. -Viens te battre !- Cria le nain avant de se jeter sur elle lance en avant et tournante comme une manivelle.
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Dim 26 Juin 2011 - 21:56

Cette fois les Drows avaient finis par se regrouper et à combattre en formation, infligeant alors de grandes pertes aux humains dont les capacités martiales étaient bien en dessous. Le combat mua d'une grande mêlée à un combat d'arrière-garde mené par la Da'ron tandis que les Sombres commençaient déjà à évacuer leurs forces les plus diminuées.
Le moral des troupes d'Anselme flanchait progressivement alors qu'elles voyaient leurs membres se faire tuer sans merci par l'épée de la Commandante de la garde du Temple d'Uriz ou de la main de ses suivants. La Drow était une incarnation de la guerre, ses gestes précis et sa fureur ôtant les vies tandis que sa silhouette couverte de sang se confondait avec l'image des combats, une aura de terreur faisant reculer les humains les plus sages.
Mais il en restait certains qui tentaient malgré tout de la tuer, par volonté de survie, d'orgueil ou de recherche de gloire personnelle. Cette confiance aveugle ne pouvait pas faire le poids face aux siècles de guerre d'une Drow reconnue parmi les meilleurs combattants du Puy d'Elda et surtout ayant recueillie la bénédiction du Dieu de la Guerre.

Et on trouvait des combattants plutôt atypiques parmi les humains, cette fois c'était ni plus ni moins qu'un nain qui venait défier la Da'ron. Au moins il n'y avait pas d'Elfe dans la bataille sinon les tirs de flèches auraient été bien plus précis
Haeldra esquiva facilement la sorte de lance-hallebarde-trident du nain, celui-ci étant déjà blessé et encore plus lent qu'Anselme dans ses gestes. C'était étonnant qu'il ait pu tuer des Sombres, sa manière de combattre tenant plus de l'improvisation que d'un plan mûrement réfléchi.
Elle avait déjà affronté des nains durant le Voile ainsi que dans le passé, celui-ci ne l'intimidait nullement, un vulgaire mercenaire n'était rien à ses yeux.


Tient donc .. un enfant déchu du dieu de la guerre, tu es bien loin de ta cité petit barbu.

Le duel alla rapidement, l'agilité et la rapidité de la Da'ron surclassant un Eldabarak dont la lance étant des plus difficiles à manier, surtout avec un bras blessé. De plus il était facile de rentrer dans sa garde avec une arme longue maniée sans grands soins. La Drow n'avait encore porté aucun coups, jouant un peu avec son adversaire tout en le provoquant.

Allons allons .. les nains de la Première Cité se débrouillaient mieux que cela durant le Voile.. Doit-je t'enseigner la voie de la guerre, petit déchu ? Je vais te montrer.

L'épée de la Sombre se mit à rougir et à flamboyer, une aura de chaleur l'entourant désormais. La Da'ron se lança à l'attaque, assénant plusieurs coups au nain qui eu du mal à les parer mais parvenant à s'en sortir indemne malgré tout.
Pour Haeldra, le petit jeu touchait à sa main et elle porta un coup descendant vers le crâne d'Eldarak qui du lever son arme pour le parer. Les deux armes entrèrent en contact, c'était ce que le Drow attendait. Sans prévenir, une langue de feu jaillit de la lame de la Da'ron, courant furieusement le long de la hampe de la lance pour finir sur les mains du nain. Une violente douleur gagna Eldarak tandis que ses mains étaient sévèrement brûlées par l'attaque de son adversaire, le rendant incapable de manier son arme désormais.


Maintenant disparait nuisance !

La Drow conclu ce duel en portant un coup de pied fouetté directement dans le visage du nain, le pied botté et ferré de la Da'ron écrasant le nez nanique dans une grande éclaboussure de sang.
Elle préféra le laisser en vie plutôt que de tuer une si petite chose, elle avait d'autres combats à mener. Tandis que Eldabarak se repliait vers les autres nains, elle replongea dans le combat d'arrière-garde, bientôt elle pourrait partir et quitter ce village.


[Désolée d'écourter ce combat en ma faveur mais je dois aussi combattre Norman ^^ je dois donc t'obliger à te replier tout en t'épargnant car tu n'étais pas prévu dans la liste de mes duels et Haeldra doit bientôt quitter le champs de bataille]
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Norman le Terrible
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Lun 27 Juin 2011 - 22:32

    Nous tombâmes avec mes hommes dans un piège, les drows sautèrent par les fenêtres nous piégeant ainsi à l’intérieur avec le feu pour ennemi. La porte quant à elle était bloqués par quatre drows, mes yeux allèrent de l’un vers l’autre mais déjà quelques uns commençaient à perdre leur sang froid et sautèrent par les fenêtres en laissant tomber les boucliers et gardant pour seul arme une épée. Les autres attendaient mes ordres qui ne tardèrent pas, criant dans le dialecte oësgardien j’ordonnai aux soldats de se remettre en formation tortue mais avec les lances pointés en avant. En rangée de deux et lances en avant, le petit groupe força la porte en embrochant un drow. Déjà les deux premiers passé, je sortis des rangs et asséna un grand coup de marteau à un deuxième sombre qui s’écroula, les deux derniers encerclé firent tombé quatre humains avant de rejoindre le monde des morts à leur tour.

    Le village était devenu un véritable champ de ruines. Des maisons en feu, des cadavres éparpillés et des mares de sang alimentaient cette macabre scène. Essuyant d’un revers de la main la sueur au front, je vis un peu plus loin une des commanditaires drows donnant la mort tout autour d’elle. C’était celle qui m’avait piégé avec le reste de ma troupe à l’intérieur du temple, elle devait sans doute nous croire brûler vif à l’intérieur. Alors que je me dirigeais vers elle, mes hommes tuaient ou se faisait tuaient, tout autour la mort était présente. En avançant, je ramassai un bouclier et un drow essaya de s’interposé, mais en vain, il eût le crâne parfaitement fracassé d’où on ne voyait qu’une bouillie faite de sang, os et cervelle et un autre truc que je n’arrivais pas à identifier. J’éprouvais un plaisir à répandre ainsi ce sang, le sentir sur mon visage et mes bras, mais le jeu était trop facile pour l’instant. Je n’avais pas encore trouvé cet adversaire redoutable qui me fera reculé, ce pourquoi je me dirigeais vers celle qui semblait la plus coriace parmi ce ramassis de sombres. Tuant un dernier drow qui me faisait barrage devant elle, j’arrivais enfin à sa hauteur.

    -Une dernière prière peut être ?

    Je lui adressai en même temps un sourire carnassier avant de m’élancer dans le duel, du bouclier j’évitai un coup à la nuque qui aurait pu mettre fatal avant de donner un coup de marteau en direction de son menton. Mes yeux ne laissaient transparaitre aucune émotion pouvant donner à quelconque indice, mais cela ne m’empêcha pas de voir le corps de la drow de plus prêt. Il ne faisait aucun doute qu’elle faisait parti de ce peuple obscur friant de la luxure et des plaisirs de la chaire, son corps en était l’archétype.
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Hyrïel Ean'Sianïh
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MessageSujet: Re: Du sang et des flammes [Terminé]   Lun 4 Juil 2011 - 12:39

Les humains payaient très fortement l'opération de repousser les Drows hors du village, la plus grande partie des soldats était déjà morts ou blessés et ce malgré la grande supériorité numérique qu'ils pouvaient afficher. Mais le combat était sur le point de s'achever et ne restait plus en combat qu'un dernier carré de sombres qui protégeait la retraite de leurs camarades. Mais réduire ce dernier groupe était des plus difficile car ils opposaient une résistance des plus lourdes, galvanisés par la présence dans leurs rangs de la Da'ron d'Uriz. Le moral était encore des plus solides, l'aura de la Drow et son prestige poussant les autres combattants à redoubler d'efforts. Le fait également que deux des dirigeants du groupe humain aient été mis hors de combat par Haeldra jouait aussi, les soldats de Serramire devant se battre sans commandement désormais.

Mais le combat d'arrière garde devenait de plus en plus lourd sous la pression des ennemis et bientôt il faudrait finir par battre en retraite, de toutes manières les objectifs avaient été atteints, ils survivraient pour mener de nouveaux raids prochainement et laisseraient derrière eux des images de massacre ancrés dans les mémoires.
Seulement Haeldra n'en avait pas terminé et elle était devenue un objectif à abattre tant elle avait causé des ravages parmi les rangs humains. Un nouveau combattant parvint au contact, voulant à tout prix l'affronter pour mettre fin à la bataille. Elle le reconnut comme étant celui qu'elle avait piégé à l'intérieur du temple en flammes, il avait réussi à s'échapper tandis que le temple se consumait derrière lui avec les nombreux corps de femmes et d'enfants gisant à l'intérieur.
L'homme semblait être un colosse parmi les humains, pouvant rivaliser en taille avec certains Drows de l'armée. Seulement il semblait apprécie comme ses semblables des armes lourdes et il venait à elle muni d'un marteau et d'un bouclier. Peut être n'avait il pas remarquer les précédents combats de la Da'ron, elle possédait encore l'avantage en terme d'agilité et de rapidité. Elle était perdante sur le plan de la force brute mais ce n'était pas réellement un problème pour cette combattante expérimentée de plusieurs siècles. Seulement la fatigue commençait à se faire sentir, il allait falloir en finir le plus rapidement.
Un rapide coup d'épée en direction de la nuque de l'humain pour le tester montra qu'il savait esquiver quand le besoin s'en faisait sentir.

Le guerrier et le Da'ron commencèrent à s'échanger des coups terribles, l'épée de Haeldra cherchant des failles dans l'armure de Norman tandis que le marteau de ce dernier trouvait soit le vide soit des parades déviant ses coups avec habileté. La Da'ron aurait bien usé de ses pouvoirs mais elle la fatigue faisait qu'elle commençait à être à court d'énergie magique, elle se battait quasiment sans relâche depuis l'arrivée des renforts humains et l'intensité des combats faisait que ses limites approchaient rapidement malgré son haut niveau de combattante.
La situation tourna lorsqu'une parade tenta de dévier un coup plus puissant que d'habitude, la Drow sentie soudainement une forte douleur dans son poignet, l'obligeant à reculer le temps d'un instant.
C'était une vraie malchance, pourquoi devait elle se fouler le poignet maintenant ? Le combat n'était pas terminé et elle ne pouvait plus manier son épée comme elle le souhaitait. Il fallait battre en retraite et tout de suite.

Seulement son adversaire ne semblait pas être de cet avis et il continua à attaquer, obligeant la Da'ron à esquiver une série de coups destinés à prendre sa vie. Derrière elle, l'un des pillards Drows lui cria que tout était enfin prêt et qu'ils pouvaient partir. Enfin .. Mais elle n'allait pas partir sans laisser un souvenir à son adversaire. De sa main valide, elle ramassa quelque chose sur le sol à l'occasion d'une nouvelle esquive. Usant de sa vitesse, elle surprit Norman en rentrant dans sa garde, dans sa main une lance dont la hampe était brisée en son milieu.
Se baissant avec une rapidité qui ne laissa aucune chance de réaction à l'humain, la Da'ron planta avec férocité la pointe de la lance de part en part de la cuisse de Norman, endroit dépourvu de protection.
La violente douleur força l'humain à plier le genoux, étant désormais incapable de se tenir sur ses deux jambes.
Haeldra en profita alors pour reculer et se hisser sur la selle d'une monture proche.
Puis, sur un ordre, la troupe des pillards Sombres quitta le village sous les quelques tirs restants des humains. Sur sa selle la Da'ron pesta contre ce poignet blessé mais les résultats de l'attaque étaient néanmoins probants et satisfaisants. Il lui tardait d'être de la prochaine partie une fois guérie.
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