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 Les vieux amis (pv)

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Sam 11 Juin - 8:38

Étrangement, il existe différents stades.

Y a le stade normal de la conversation tranquille où rien de particulier ne se passe. Où les personnes qui discutent s'entendent normalement. Mais se qu'il y a avec les discussion, c'est que c'est bien à deux. À trois c'est moins rigolo. Y en a toujours un qui fini par tenir un rôle de tapisserie. Et c'est précisément à ce moment là que les choses sérieuses commencent. À ce moment là que les stades sont véritablement importants. Il y a ceux qui vont attendre gentiment que se soit leur tour de parler, qu'on leur demande leur avis ou tout se qui s'en suit. Après, il y avait un stade de légère impatience qui commençait dangereusement à pointer le bout de son nez petit à petit et qui tout doucement s'installait.

Et puis, il y avait pas mal de chose. Des petits tics qu'avait Hormidéas qui énervait un rien Nicolaï. Bon, c'est sur qu'il avait aidé Aureane. Mais le jeune homme trouvait le sang-mêlée (difficile d'avoir des doutes sur ce point) particulièrement agacent et totalement irrespectueux. À peu de choses prêt, on aurait put croire que c'était un interrogatoire qu'il était en train de faire passer à Aureane. En même temps, toute conversation qu'on pouvait avoir avec elle avait des allures d'interrogatoires puisqu'elle était proprement incapable de mentir et que même les simples mensonges par omission se lisaient sur son visage avec une facilité déconcertante.

Au delà de l'impatience, il y avait l'agacement. Et c'est malheureusement vers quoi Nicolaï était doucement en train de tendre. On est rapidement lassé d'être la cinquième roue du carrosse et de ne pas servir à grand chose en fin de compte. D'être mis à l'écart et proprement ignoré aussi on se lasse très vite. Pour peu qu'on soit légèrement sanguin avec ça, ça n'arrange pas les choses du tout.

Et puis, il y a carrément le stade de l'énervement et c'est avec celui-là que le chevalier commença dangereusement à flirter alors que le demi s'éloignait, escomptant visiblement qu'Aureane le suivrait puisqu'il continuait à lui parler. Pour sa part, Nicolaï resta planté à côté du marchand de tissus de façon légèrement obstinée. Ça faisait une bonne demi heure qu'ils cherchaient dans tout les sens le tissus qu'ils allaient envoyé à Trois-Chemins. Ils devaient avoir fait le tour de tout l'étal, fait courir le marchand dans tout les sens pour leur fichu tissus. Maintenant, il n'était pas particulièrement poli de leur part de laisser le commerçant en plan parce que monsieur Hormidéas avait envie de se dégourdir les pattes.

En tout cas, la pauvre Aureane sembla quelque peu écartelée alors que Nicolaï lui montrait les tissus entre lesquels ils étaient en train d'hésiter avant d'être interrompue.


« Tu en pense quoi? »

C'était légèrement impolis de sa part d'ignorer ainsi Hormidéas. Mais il ne faisait que lui rendre la monnaie de sa pièce. Le chevalier n'aimait pas qu'on vienne lui souffler dans le nez.

Le jeune homme avait son attention toute entière fixée sur les tissus. Même lorsqu'il prononça ensuite les quelques mots à l'adresse d'Aureane.


« Si ton amis n'a nul part où dormir, il peu passer la nuit à Dyriet. »

La perspective ne l'enchantait pas plus que cela, mais bon... il avait une dette envers le sang mêlé puis qu'il avait sauvé Aureane alors...

En attendant, ils avaient un tissus à choisir, puis il leur faudrait trouver quelque chose susceptible de plaire au père d'Aureane.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Sam 11 Juin - 16:23

Aureane continuait à espérer que Nicolaï se détende un peu si la conversation s’engageait. Après tout, il n’avait aucune raison de se montrer de plus en plus hostile à Hormidéas qui se contentait de bavarder poliment. Ce dernier expliqua qu’il aimait voyager et, si c’était le genre de passe temps qui n’intéressait absolument pas la jeune femme qui restait très attachée à son foyer, elle pouvait comprendre que cela plaise à d’autres. Afin de maintenir un tant soit peu la conversation pour qu’il n’ait pas l’impression de parler seul, elle fit l’effort d’acquiescer :

" Je ne connaissais pas le sud , il y a peu, mais je ne regrette pas d’être venue y vivre. La vie y est agréable. "


Elle n’était pas douée pour tenir une discussion, mais comme toujours le peu qu’elle disait était sincère. Elle sourit à Nicolaï à ces mots, mais cessa assez rapidement en voyant à quel point il se renfermait. Du coup, ce fut Hormideas qui eut droit à un sourire un peu nerveux lorsqu’il prétendit rencontrer des gens charmants à Sigamar. Bon. La situation allait devenir vraiment pesante si le chevalier n’y mettait pas un peu du sien. Aureane avait déjà du mal à se montrer détendue, mais là il ne lui facilitait vraiment pas la tâche.


Ce fut alors que la situation se compliqua encore, lorsqu’Hormideas décida de s’éloigner pour flâner entre les étals et que Nicolaï resta obstinément fixé sur les tissus. Pour la jeune femme il y avait deux évidences auxquelles elle ne pouvait échapper. La première était que ne pas suivre le voyageur qui continuait de parler était extrêmement grossier et elle n’avait pas été élevée ainsi. La seconde était qu’elle ne pouvait se permettre d’ignorer son mari pour s’éloigner qui plus est avec un autre homme. Autant dire, que son premier mouvement pour se mettre à marcher se suspendit aussitôt et qu’elle resta là à leur jeter des coups d’œil légèrement paniqués.

Lorsque Nicolaï l'interrogea sur ce qu’elle pensait d’un tissu, elle le regarda avec de grands yeux, de l’air de celle qui se demande bien de quoi il venait de parler. Le temps de raccrocher, elle hocha vaguement la tête, avant de faire de même à l’attention d’Hormideas. Que devait-elle faire, par les Cinq ? D’autant qu’il venait d’expliquer à demi-mot qu’il n’avait nulle part où dormir. Aureane avait déjà souffert de la faim et s’était aussi retrouvée à la rue. Elle se souvenait avoir compté et recompté le moindre de ses sous en pesant le pour et le contre, pour savoir s’il valait mieux acheter un peu de nourriture ou économiser pour une chambre sordide. Hormidéas n’était peut-être pas aussi désespéré qu’elle avait pu l’être, mais il semblait effectivement ne pas mentir. Or, la jeune femme avait toujours appris qu’il fallait aider les plus démunis que soi. A présent, elle avait tout ce qu’il lui fallait pour être heureuse, et ce n’était pas le moment d’oublier ce genre de principe. Dyriet ne manquait pas de place et il ne serait pas difficile d’ajouter un couvert à leur table. Mais elle doutait que Nicolaï propose quoi que ce soit à Hormidéas et évidemment il était hors de question qu’elle le fasse elle-même. Elle détourna donc le regard, encore plus mal à l’aise qu’avant, ne sachant que répondre.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque le chevalier suggér de lui-même d’héberger son "ami" pour la nuit ! D’abord souriante à cette idée, elle s’assombrit aussi vite en voyant qu’il ne proposait pas cela de gaité de cœur. Elle l’avait fâché, sans aucun doute et elle parut un instant au bord des larmes, fixant le tissu sans le voir. Pourquoi est-ce que tout ne pouvait pas être plus simple ? Elle s’était attendue à ce que Nicolaï remercie Hormidéas, l’invite peut-être à partager leur repas, ils auraient pu lui proposer l’hébergement et elle aurait ainsi payé sa dette à son égard. Peut-être auraient-ils pu devenir amis, même si pour sa part elle savait qu’elle se liait difficilement à qui que ce soit.

Au lieu de ça, Nicolaï le détestait et il s’était sans doute sentit obligé d’intervenir pour lui faire plaisir. Elle détestait cette idée. Mais d’un autre côté, elle souhaitait vraiment aider Hormidéas et le chevalier venait de donner son aval. Faisant un gros effort sur elle-même, elle se retourna donc vers le voyageur, déclarant d’une petite voix :


" Mon époux et moi-même serions enchantés de vous inviter à passer la nuit chez nous. "

Elle était écarlate lorsqu’elle termina sa phrase, étant donné qu’elle venait de dire un magnifique mensonge, du moins en ce qui concernait la partie sur Nicolaï qui avait l’air tout, sauf enchanté. Pour sa part, c'était bien ce qu'elle avait souhaité, sauf qu'elle aurait espéré avoir le soutien de son mari. Elle regarda donc Hormidéas de l’air de dire "par pitié, contentez-vous d’accepter comme si tout allait bien" et prit sur elle pour revenir au tissu en essayant de cacher sa gêne.


" Celui-ci est très joli… il ira bien à ma sœur. "

Autant dire que le tissu était devenu le dernier de ses soucis : elle s’en voulait terriblement d’avoir contrarié Nicolaï. Ils payèrent leur achat et comme de grosses gouttes commençaient à tomber et qu’il était temps d’aller déjeuner, ils reprirent leur chemin en direction de Dyriet. Aureane, encore une fois, préféra tenir sa jument par la bride, se concentrant surtout sur ses pieds, dépitée. L’ambiance n’était pas très réjouissante, entre Nicolaï qui ne devait pas avoir envie de briser la glace, Hormidéas qui devait se dire qu’il était de trop et Aureane qui cherchait à quel moment elle avait fauté pour se retrouver dans une situation pareille. Forcément, elle se disait que tout cela était de sa faute. Elle n’aurait pas dû engager la conversation avec Hormidéas à partir du moment où Nicolaï s’était montré hostile. Mais le voyageur lui avait sauvé la vie ! C’était quand même la moindre des choses de lui permettre d’avoir un repas chaud et une nuit au sec ! Surtout que, même s’il n’avait jamais rien fait pour elle, elle trouvait normal d’aider les personnes qui possédaient moins qu’elle. Alors là, elle ne comprenait pas les réticences de Nicolaï. D’accord, il y avait ce sang mêlé gênant, mais il aurait dû être le premier à comprendre que ce devait être difficile de vivre avec. Elle espérait juste qu'Hormidéas ne décide pas de les abandonner en se disant qu'il dérangeait, c'aurait été injuste.
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Hormidéas
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Mer 15 Juin - 2:20

Le jeune homme ne voyait visiblement pas quoi faire devant le problème qu’était le chevalier pour le moment. Il semblait obstiner à ne pas vouloir de la compagnie de l’étranger et de plus, alors que le bandit reprenait la marche, se disant que ce serais préférable, celui-ci restait au même endroit, avec le même air borné! Hormidéas ne savait donc pas quoi faire, pour essayer de régler la situation et la jeune femme semblait se sentir fautive par la conduite qu’elle adoptait envers l’étranger. Après tout, quel mal y avait-il qu’elle discute un peu avec lui? Bon, il s’était montrer là à l’improviste et était tombé sur quelqu’un qu’il connaissait, quel mal y avait-il? Il ne comprenait visiblement pas et fronça légèrement les sourcils, alors qu’il se rendait compte que le chevalier ne les suivait pas, visiblement obstiner à resté où le marchand de tissus.

« Tu en pense quoi? »

Évidemment, il parlait des tissus. Seulement, peu avant que son mari n’intervienne, le jeune homme avait bien vu le mal l’aise de la jeune femme alors qu’il demandait subtilement si elle n’aurait pas un endroit pour le loger, du moins, pendant la nuit. Elle devait bien se douter que pour lui, c’était dur de demander une tel faveur, surtout vus la façon don était entrain le traité le chevalier, mais il osait tout de même, puisqu’il n’avait pas envi de passer une nuit à l’extérieur. Être ami avec la fraîcheur du sud, n’avait pas été dans ses plans de base et ne le serait certainement pas dans un avenir lointain, donc!

« Si ton amis n'a nul part où dormir, il peu passer la nuit à Dyriet. »

Oh ben ça, pour une surprise! Il se demandait bien ce qui pouvait pousser le chevalier à ce montré aimable tout à coup. En fait, lorsque le regard du jeune homme se posa sur le mari de la jeune femme, il sût que celui-ci n’était pas d’avantage ravi, mais semblait faire une concession à sa femme par le fait d’inviter l’étranger.

" Mon époux et moi-même serions enchantés de vous inviter à passer la nuit chez nous. "

- Je vous remercie de votre invitation. J’apprécie réellement.

Il était sincère et lança un léger sourire en direction d’Aureane. Il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de quoi que ce soit. Après tout, c’était tout à fait normal d’être jaloux quand on tient à quelqu’un, mais d’une façon légèrement moins impolie! Bon, après, qu’est-ce qu’il pouvait bien y connaître à l’amour? Il s’écarta légèrement du couple, afin de les laisser choisir les tissus qui serait destiné à la sœur de la jeune femme, semblait-il. Il se demanda un moment si celle-ci était jolie. Bon, il y avait peu de chance qu’il la rencontre, mais fallait bien espérer. Évidemment, il ignorait que toutes les soeurs d'Aureane se ressemblaient. Passons. Ils se remirent donc en route pour il ne savait où, mais se complaisait à les accompagner. Cela pourrait s’avérer être une nouvelle aventure pour lui et il avait bien besoin de cela, ses derniers temps. La vie pouvait se montrer très ennuyante et la rencontre de se couple se montrait la bien venue!

Il marchait donc légèrement derrière la demoiselle, puisque évidemment, le chevalier était en tête et fixait son regard directement devant lui. Bon, il n’y voyait pas grand-chose, puisque la pluie s’intensifia brusquement, les forçant à quitter la route afin de s’établir dans une petite auberge. Il y avait mieux comme auberge, mais au moins, comme cela, ils ne risquaient pas d’être sous l’averse. Au moment de rentrer, il jeta un bref regard à la ronde et repéra une place libre au fond de la pièce.


- Il y a une place de libre, là bas, dit-il à l’intention du couple.

Cette fois, il prenait bien la peine de les regarder chacun, alors qu’il s’adressait à eux. Il ne voulait pas créer une nouvelle discorde et il attendit un petit moment. Il ne voulait brusquer personne, mais s’ils restaient plantés là, ils se feraient piquer la place, par d’autres voyageurs.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Ven 17 Juin - 3:45

Autant dire les choses clairement, de toute façon, elles étaient déjà bien assez précises alors pas la peine de jouer les hypocrites. Cela ne ressemblait de toute façon pas du tout au jeune homme. Non, il n'était pas particulièrement ravis d'accueillir Hormidéas à Dyriet. C'était le moins qu'on puisse dire. Se n'était pas vraiment contre l'étrange jeune homme qui se trouvait là. Mais il y avait quelque chose... sans doute ces yeux. Et puis, un hasard pareil...

Le rouge des yeux du jeune homme et ce hasard extra-ordinaire déclenchait chez le chevalier une méfiance instinctive. Certes, il était particulièrement mal placé pour dire une chose pareil et pour éprouver un sentiment pareil. Après tout, il avait lui aussi du sang de Sombre dans les veines. C'était se qui leur valait à lui et à Aureane d'être toujours de ce monde. Et il devait guère en avoir moins que cet Hormidéas. Mais il était méfiant. Sans doute beaucoup trop vu la situation dans laquelle il se trouvait.

Il avait accepté d'héberger Hormidéas pour la simple et bonne raison que de toute évidence, il lui devait de pouvoir tenir Aureane dans ses bras. Se n'était pas rien tout de même. Alors méfiant, il l'était toujours. On pouvait trop facilement faire de mauvaise rencontre et l'une d'entre elle avait couté fort cher au petit couple. Pas question de se faire à nouveau embarquer pour l'Ithri'vaan. Mais bon, il commençait à se faire à l'idée qu'il allait côtoyer Hormidéas. Et puis, se n'était que pour une journée. Deux tout au plus.

Alors certes, il n'était toujours pas des plus ravis d'avoir à faire à cet homme dont il ne savait que trop peu de choses à son goût. Qui savait se qu'il pouvait être? Un voleur, un assassin, un pirate? Le fait qu'il ait sauvé Aureane d'une désagréable rencontre avec une charrette ne signifiait pas qu'il était tout blanc et qu'on devait l'accueillir à bras ouvert comme si on le connaissait depuis toujours. Cela ne signifiait pas non plus qu'il était tout à fait innocent. Loin de là.

Aureane semblait peinée qu'il ne se montre méfiant envers cet inconnu. Oui, mais elle ne se souvenait pas du marchand de choux qui les avaient abandonné tout deux sur le chemin après les avoir dépouillé. Elle ne se souvenait pas non plus de se qui s'était passé ensuite. L'errance et la mendicité jusqu'à Serramire. Le monde était loin d'être doux et qu'Hormidéas l'ait aidée ne signifiait pas qu'il n'ai pas eu d'intention néfaste ou qu'il renoncerait à lui faire du mal si tel était son intérêt.


" Celui-ci est très joli… il ira bien à ma sœur. "

Il la connaissait assez pour savoir qu'elle était en train de se ranger le plus rapidement possible à son avis histoire d'expédier au plus vite cette tâche et de passer à autre chose. Difficile de dire si elle était en train de se faire des reproches ou pas. Mais d'un autre côté, on parle ici d'Aureane. Alors bien entendu qu'elle était en train de se faire des reproches. C'était sans doute se qu'elle arrivait le plus facilement à faire. Sans doute était-elle en train de s'imaginer que l'attitude du jeune homme était entièrement sa faute et qu'elle était responsable du fait qu'il soit méfiant. Se qui, bien entendu était totalement faux. Mais bon, elle arrivait si bien à s'en persuader qu'il allait bien devoir l'en dissuader.

À peine le marchand eu-t-il empoché son dut que de grosses gouttes commencèrent à tomber. Pas le temps de rentrer à Dyriet pour sans se prendre la sauce. Et puis, de toute façon, Aureane n'allait pas vouloir monter et Hormidéas ne semblait pas avoir de monture. Dans ce cas, il ne restait plus qu'une seule et unique chose à faire : rester sur place. D'autant plus que leurs ventres n'allaient pas tarder à crier famine.

L’ambiance n’était pas à la fête. Nicolaï surveillait suspicieusement le voleur, Hormidéas devait sentir qu'il n'était pas particulièrement le bienvenu et Aureane qui devait être en train de se triturer les méninges pour chercher soit le moment où elle avait commis une erreur inexistante, soit une façon pour elle de rattraper cette erreur. En fait, elle n'en avait pas commis. Bien entendu. C'était lui qui se montrait trop suspicieux. Il avait tenté de rattrapé un minimum les choses en invitant l'inconnu. C'était sa façon à lui de tenter de réparer un petit peu les morceau. Il avait sauvé Aureane, un ou deux repas chauds et une nuit au sec était la moindre des choses. Mais de toute évidence, il avait légèrement planté cette tentative.

L'auberge était modeste, mais bien suffisante pour les accueillir. Les conversations s'arrêtèrent un instant à leur entrée et on regarda une seconde Nicolaï et Aureane avec une sort d'étonnement respectueux après quoi tout le monde recommença à parler.


- Il y a une place de libre, là bas, dit-il à l’intention du couple.

Nicolaï hocha la tête et ils s'installèrent rapidement aux places libres. Le chevalier commanda trois repas et jeta un coup d'œil à ses voisins de table. Entre Aureane qui se trouvait tout à fait passionnée par les dessins et arabesques dans le bois et l'autre qui risquait de ne pas lâcher un seul mort, il fallait avouer que l'ambiance était top.

Allé, on prend un petit peu sur soit et on se lance.


« Et si vous me racontiez un peu plus en détail votre rencontre? »

Bon, c'était déjà un début. Il n'était pas encore à se donner des tapes dans le dos avec Hormidéas, mais c'était un début.
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Ven 17 Juin - 8:09

Une paire d’yeux perçants avait soigneusement suivi la petite discussion avec Hormidéas, puis leur entrée dans l’auberge. Une paire d’yeux anonyme fondue dans la foule, une paire d’yeux qui ne sortait en rien de l’ordinaire. Une fois que son possesseur fut bien certain que le trio ne comptait pas quitter les lieux dans l’immédiat, il quitta le village d’un pas rapide et alla rejoindre son employeur à l’orée de la forêt, non loin de là, tout en pestant contre les trombes d’eau que crachait le ciel en furie.

Ils sont à l’auberge du Cochon Qui Siffle, à Sigamar.
Je connais l’auberge, elle est un peu isolée du reste du village. Et de toute façon le bâtard et sa catin n’ont pas pris de gardes avec eux, n’est-ce pas ?
Non, ils discutent juste avec un inconnu. Jamais vu ce gaillard auparavant.

Avec un grognement de satisfaction, l’homme congédia son espion et s’enfonça sous les arbres. Il valait mieux que personne ne voit le visage de son nouvel allié, qui restait caché à porté d’oreille mais pas de vue. Même les malandrins qui lui servaient de sous-fifres risquaient de le lâcher s’ils apprenaient qu’il trafiquait avec les drows. Se retrouver pris la main dans le sac avec cette engeance entrainerait un châtiment immédiat et douloureux pour peu que les gardes les attrape. Mais peu lui importait les moyens, seul le résultat comptait.

Il faut agir vite, mes agents à Langehack m’ont indiqué que le baron de Hetalia serait de retour dans les prochains jours. Autant le mettre devant le fait accompli, il n’aura plus qu’à me confirmer dans mon titre. Verness, nous devons frapper sans plus attendre.
J’enverrai mes petits chéris leur rendre visite durant la nuit. Hein mon mignon que tu as envie d’y aller ?

La monstruosité assise à côté du nécromancien et à laquelle il venait de s’adresser n’était pas humaine. Ou tout du moins ne l’était plus. Le corps était celui d’un homme robuste en armure complète, mais le regard que l’on pouvait deviner à travers le ventail du casque restait vide de toute pensée. Ni la satisfaction, ni la peur ni la douleur ne pouvait désormais atteindre Veshork, autrefois le chef des brigands de la forêt de Dyriet et désormais une âme qui ne trouverait pas le repos, un deux-fois né lié à un nécromancien drow.

Obéissant à un ordre mental de son maître, le mort vivant saisit la lourde hache posée à côté de lui et se leva lentement, dominant l’humain comme le drow de par sa stature de colosse. Derrière lui, les cadavres des pirates pendus quelques jours plus tôt se levèrent à leur tour tandis que retentissait le rire dément de Verness.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Mer 22 Juin - 11:41

Aureane osa rendre un petit sourire à Hormidéas lorsqu'il les remercia pour leur hospitalité. Au moins, si elle était atterrée à l’idée d’avoir pu fâcher Nicolaï, elle était heureuse de pouvoir rendre service au voyageur. Puis elle retourna prestement à ses tissus, afin de régler les emplettes et d’éviter l’expression fermée de Nicolaï. Pour son père, ils auraient le temps de voir cela un peu plus tard, elle n’avait de toute façon pas beaucoup d’idées à ce propos et ce qui venait de se passer lui coupait l’envie d’en chercher un discutant tranquillement tout en observant les étals. Avec le temps qui se couvrait, mieux valait retourner à Dyriet sans tarder.

Comme ils reprenaient la route et qu'il se mettait à pleuvoir, Nicolaï opta pour un arrêt bienvenu,
surtout pour Aureane qui n’avait pas emporté de cape et qui commençait à avoir froid, à l'auberge du Cochon qui Siffle. Une petite taverne qui proposait quelques chambres, tout ce qu’il y avait de plus banal : un établissement ni très luxueux, ni particulièrement mal famé. De toute manière, c’était le seul dans les environs, alors les voyageurs qui passaient par là et souhaitaient un toit n’avait pas vraiment le choix. Évidemment, la jeune femme s'empourpra et sembla prête à se cacher derrière le chevalier lorsque les conversations s'arrêtèrent et que les gens les dévisagèrent. Le seigneur du coin qui débarquait avec sa femme et un étranger à l'allure quelque peu louche, il y avait de quoi alimenter les discussions. L’aubergiste les connaissait bien, du moins en ce qui concernait Nicolaï et Aureane, et il les salua, indiquant à la serveuse qu’il ne fallait pas faire attendre ces clients.

Hormidéas repérant une place libre au fond, ils s'y dirigèrent et s'installèrent alors qu'une jeune femme venait prendre leur commande. Trois plats du jour, étant donné que Nicolaï semblait avoir décidé d’être bon prince et d’inviter Hormidéas. Aureane se sentit un peu mieux en voyant cela, mais elle était encore persuadée d’avoir forcé la main à son époux et elle s’en voulait. Une fois assise, elle s'absorba donc dans la contemplation de la table, laissant le choix à Nicolaï d'engager ou non la conversation. De toute manière, elle n'était habituellement pas bavarde, alors, vu les circonstances, elle n'osait pas ouvrir la bouche. Pourtant, l'ambiance dans l'auberge était plutôt agréable, un feu ronflait dans la cheminée, les conversations allaient bon train, même s'il n'y avait finalement que peu de clients : les voyageurs n'étaient pas très nombreux à Sigamar.

Aureane n’osa relever la tête, agréablement surprise, seulement lorsque Nicolaï se décida à parler. Bien, peut-être qu'il ne lui en voulait pas tant que cela, finalement. Elle savait qu'elle avait tendance à s'inquiéter d'un rien, peut-être qu'encore une fois elle avait surestimé la mauvaise humeur de son époux. La serveuse apporta trois coupes, leur demandant ce qu'ils souhaitaient boire. Aureane choisit un simple bochet au miel, peu adepte des breuvages alcoolisés. En attendant, elle ne savait pas trop quoi répondre à Nicolaï. Après tout, en y réfléchissant, Hormidéas et elle n'avaient pas passé tellement de temps ensemble lors de leur rencontre. Elle finit par commencer d’une voix un peu hésitante :


" Eh bien... j'étais perdue... je cherchais ma route depuis un long moment... lorsque messire Hormidéas a remarqué que je ne trouvais plus mon chemin. Il m'a alors proposé son aide. "


Elle se souvenait s’être fait une belle frayeur à se demander où était passé Nicolaï. Et plus le temps passait, moins elle avait osé demander son chemin… Si la jeune homme ne l’avait pas abordée, elle ignorait comment elle se serait débrouillée, empêtrée dans sa timidité. La serveuse rapporta les boissons et Aureane but une gorgée de la sienne, appréciant le goût sucré.

" Nous avons un peu parlé et après... "

Qu'elle ait pu discuter ainsi avec un étranger prouvait assez qu'il avait dû lui inspirer confiance ! Enfin, "discuter" était un bien grand mot. Elle se souvenait surtout l’avoir dévisagé en se demandant qui il était.

« Et puis, il y a eu… »

Elle s’interrompit, la serveuse ramenait trois plats du jour : des assiettes remplies de fèves, de petits morceaux de viande et une sauce indéfinissable. Ils avaient été bien servis, apparemment, le propriétaire avait fait un effort sur la quantité de viande. Ils eurent également droit à une belle miche de pain croustillante. Profitant de l’interruption, Aureane espéra que Hormidéas reprenne la suite du récit : moins elle parlait, mieux elle se portait et elle avait horreur de monopoliser la conversation – en admettant que cela ait pu lui arriver ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. A quelques tables de là, quelqu’un sortit une petite flûte et d’autres entonnèrent un chant populaire, ajoutant à la bonne ambiance. Discrètement, la jeune femme essaya de deviner en lisant sur leur visage si Nicolaï et Hormidéas se toléraient un peu mieux l’un l’autre.
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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Ven 24 Juin - 8:29

Sur la dunette arrière du Triomphant, bâtiment de guerre de classe caravelle affecté à la flotte de l’Olienne, le baron d’Ysari laissait les embruns lui fouetter le visage, un sourire presque extatique accroché aux lèvres. S’il n’avait pas hérité d’une baronnie, il aurait probablement choisi la carrière de marin. La beauté sauvage de l’océan, son souffle pur et sain, cette immense étendue où l’âme peut se perdre… voilà quelle aurait été sa patrie. Pas de frontières, pas de seigneurs, une liberté totale et un horizon infini, le monde des eaux obéissait à d’autres règles que celles des seigneurs terriens.

Harnyll regarda les marins escalader les vergues avec l’agilité de singes. Les rares fois où lui-même s’était tenté à monter dans la mâture, le roulis et les risques de chute l’avait dissuadé de poursuivre l’expérience. Il ne pouvait s’empêcher de frissonner en voyant les gabiers carguer les voiles de beau temps afin de les remplacer par celles de tempête, plus lourdes et plus épaisses. Le capitaine venait d’en donner l’ordre car un front nuageux fort menaçant apparaissait au loin et un coup de chien n’était pas à exclure d’ici à la nuit. Pour autant l’inquiétude ne régnait pas à bord, le Triomphant était de conception récente et il faudrait plus qu’une tempête d’automne pour en venir à bout.

Quittant la dunette, le baron commença doucement à traverser le pont, le regard dans le vague. Rentrant tout juste de Langehack où il avait scellé un accord économique avec la nouvelle maîtresse de cette terre, la duchesse Jeanne de Sephren, il avait hâte que les clercs de sa chancellerie finalisent les derniers détails des documents annexes du traité et que puissent commencer au plus tôt les échanges commerciaux. Chacun des deux partenaires devait à terme disposer d’un comptoir maritime chez son partenaire, et Harnyll se réjouissait à chaque fois que sa petite terre tissait des liens qui le désenclavaient de l’influence de la puissante Ydril, son redoutable voisin.

Le capitaine lui avait indiqué qu’ils devraient arriver peu avant l’aube dans les atterrages du port d’Ysari. Le baron comptait ne rester que quelques heures dans sa capitale avant d’effectuer un tour rapide des principaux fiefs. Ayant été absent plusieurs semaines, il avait à cœur de vérifier et d’avaliser les décisions que ses vassaux auraient pu prendre durant son voyage en Langehack. Arcani serait sa première étape, et peut être le baron en profiterait-il pour faire étape à Dyriet, le fief de Nicolaï KalonErc’h et de sa charmante épousée, Aureane.
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Hormidéas
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Dim 26 Juin - 16:51

C’était la première fois que les conversations s’arrêtaient lorsque le jeune homme franchissait le seuil d’une auberge. En général, les gens le regardait avec un regard méfiant et les conversations reprenaient de plus belle, mais là, parce qu’il se retrouvait en compagnie du seigneur du coin, le peuple semblait d’avantage impressionner par son titre que par les origines du bandit. C’était une bonne chose en soi et il n’irait certainement pas dire le contraire. Parfois, cela pouvait être pratique de faire fuir les gens, mais d’autre fois, ça devenait plutôt lassant. Bref, quand les conversations cessèrent, le bandit remarqua du coin de l’œil que cela ne faisait que gêner d’avantage la femme du noble. Il avait remarqué que celle-ci était facilement gênée par les situations qui se présentaient à elle, mais lorsqu’on se trouve à être l’épouse d’un noble, fallait bien s’attendre à ce faire remarquer! En fait, il croyait avoir compris que c’était d’avantage face aux gens qu’elle se sentait gêner que par sa conduite ou ses gestes. Après tout, il se trompait peut-être, leur rencontre précédente avait été assez brève.

Finalement, lorsque les conversations reprirent de plus belle, le vagabond repéra une place qui venait tout juste de se libérer et se dirigea vers celle-ci à la suite du couple. Il ne voulait pas les gêner et comme il se trouvait à être leur invité, hors de question de les froisser d’une quelconque manière. Au moment où ils prirent place, le chevalier commanda trois repas du jour et à cette mention, l’estomac du jeune homme ne pût s’empêcher de laisser échapper un léger gargouillis. Bon, ce n’était pas tellement poli, mais il n’y pouvait rien.


« Et si vous me racontiez un peu plus en détail votre rencontre? »

Hormidéas se concentra finalement sur le chevalier, puisqu’il avait engagé la conversation. Pour sa part, il n’aurait pas vraiment sût quoi dire, puisqu’il savait que le noble ne l’appréciait pas tellement en ce moment et que parler trop souvent et directement à Aureanne l’aurait embêté plus qu’autre chose. On pouvait donc dire qu’il avait les mains liées dans le dos, en quelques sortes. Et quel ne fût pas sa surprise lorsque la jeune femme prit la parole à son tour pour commencer à raconter leur rencontre! Depuis un moment, il la sentait légèrement tendu et semblait culpabiliser pour une chose qu’il ignorait encore. Enfin, c’était beaucoup plus agréable de la vor parler un peu, que de la voir culpabiliser de la sorte.

" Eh bien... j'étais perdue... je cherchais ma route depuis un long moment... lorsque messire Hormidéas a remarqué que je ne trouvais plus mon chemin. Il m'a alors proposé son aide. "

Dit comme ça, ça pouvait avoir l’air de deux choses évidentes. La première étant, qu’il était un bandit de première classe qui n’avait pas hésité à l’aborder pour essayer de lui subtiliser un bien quelconque. La deuxième étant, qu’il était un gentil homme qui n’avait justement pas hésité à s’arrêter afin d’aider une jeune femme à retrouver son chemin à travers les rues de Serramire. Sur ses deux faits, le jeune homme n’allait pas se prononcer outre mesure, se disant que ce n’était pas nécessaire. Après tout, il l’avait aidé, c’était l’essentiel de la chose à retenir le concernant.

Parler était tout de même un très grand mot les concernant. Il avait remarqué la grande timidité d’Aureane alors qu’il avait essayé d’engager la conversation dans les rues de Serramire et il avait bien dû se faire à l’idée qu’elle ne lui poserait pas des questions directes à savoir qui il était. Et pour sa part, il n’avait pas l’habitude de faire de grande conversation éloquente sur quelque chose qu’il jugeait inutile. Lorsque la serveuse arriva avec les quelques plats, le jeune homme attendit que le seigneur eu commencé son plat avant de commencer lui-même le sien. C’était une coutume qu’il avait souvent observé lors de ses voyages, toujours laisser l’hôte commencer à manger d’abord.

- Après, nous étions entrain de traversé une petite route de travers et j’ai vu une charrette arrivé à tout allure. Évidemment, je me suis empressé d’avertir votre femme et de la tirer de là.

Il s’interrompit un moment, afin de prendre quelques bouchers de son plat et jeter un bref regard vers Aureane. Il ne voulait pas dire quelque chose qui risquait de provoquer la colère de Nicolaï, mais en même temps, il ne faisait que raconter les faits.

- Ensuite, nous sommes arrivés au grand marché de Serramire et comme elle ne vous trouvait pas, je l’ai mené jusqu’à la demeure de la gardienne.

Ainsi, quand il l’avait laissé devant le portail, elle était en sécurité, loin des truands qui pouvaient rôder dans la ville, le soir venu. Il se souvenait vaguement avoir attardé son regard sur la grande demeure, avant de retourner vagabonder dans les rues de la cité. Il espérait que cette explication allait suffire au seigneur, parce que c’était la seule et unique véridique. De plus, la jeune femme pouvait confirmer les dires d’Hormidéas.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Lun 18 Juil - 8:23

La serveuse leur apporta quelques boissons, coulant un regard mi-intriguée, mi-enjeoleur à Hormidéas. Elle se garda bien en revanche de lancer ce genre de regard à Nicolaï. Elle l'aurait fait à coup sur quelques semaines plus tôt. Mais depuis, le jeune seigneur de Dyriet était marié devant Néera et qui plus est, l'épouse était présente. Cela ne se faisait pas vraiment tout de même. Par contre, l'autre beau gosse avec ses allures de bad boy qui accompagnait le seigneur et son épouse, lui, il n'avait pas l'ombre d'une alliance ni d'une compagne à l’horizon. Alors la chasse était ouverte et présentement, Hormidéas devait être la plus belle pièce de gibier de la taverne.

Mais voilà que je m'égare alors qu'Aureane, après maints efforts entreprenait son récit d'une voix quelque peu hésitante.


" Eh bien... j'étais perdue... je cherchais ma route depuis un long moment... lorsque messire Hormidéas a remarqué que je ne trouvais plus mon chemin. Il m'a alors proposé son aide. "

Moui, rien de plus que se qu'elle lui avait déjà dit de toute façon. En même temps, il n'y avait peut-être guère plus à dire que cela. D'un autre côté, elle lui avait parlé de quelque chose. Elle avait mentionné clairement le fait qu'il lui avait sauvé la vie. Il voulait bien admettre qu'il était un petit peu inquiétant de se retrouver tout seul dans une ville qu'on ne connaît pas. Enfin, de là à dire qu'il lui avait sauvé la vie, il y avait tout de même une petite marge.

Enfin, il y avait encore une petite chose. Cette histoire de charrette qu'on ne lui avait pas encore expliqué et à l'occasion de laquelle Hormidéas avait apparemment sauvé Aureane.

Nicolaï attendait patiemment la suite de l'histoire alors que la serveuse revenait pour leur apporter les boissons qu'ils avaient commandées. Aureane trempa ses lèvres dans la sienne et furtivement, Nicolaï se demanda si elle buvait une boisson non alcoolisée par simple manque de goût pour se qui était plus corsé ou si, ayant un doute sur son état, elle préférait ne pas prendre de risque. Oui, ils étaient encore bien jeunes tout les deux. Pourtant, il fallait bien l'avouer. Nicolaï, comme Clémence, et comme Aureane elle même sans le moindre doute, quêtait des signe de grossesse chez la jeune femme.

Mais là, c'était sans doute lui qui extrapolait un petit peu. Aureane n'avait jamais aimé les boissons un petit peu plus corsées. Voilà tout. On se détend.


" Nous avons un peu parlé et après... "

Déjà, le fait qu'elle ait put discuter avec un étranger était en soit un exploit. Voir même un très grand exploit tout de même. Mais bon, passons.

« Et puis, il y a eu… »

La serveuse revint à ce moment là pour leur apporter des assiettes remplies de fèves qu'accompagnaient de petit morceaux de viandes nimbée de sauce au poivre à en juger par l'odeur qu'elle dégageait. L'aubergiste s'était sans le moindre doute appliqué à faire des efforts. D'aucuns dirons que c'était pour remercier de l'honneur que le jeune seigneur de Dyriet lui faisait en s'arrêtant à la taverne. D'autres, que c'était simplement parce qu'il s'était dit qu'avec ce client là, il était sur d'obtenir une jolie rémunération. La vérité devait se trouver quelque part entre les deux.

Aureane en tout cas avait profité de cette diversion pour faire silence et ne rien dire du tout. Elle espérait sans le moindre doute que le nouvel arrivant allait compléter l'histoire.

gênée par les situations qui se présentaient à elle, mais lorsqu’on se trouve à être l’épouse d’un noble, fallait bien s’attendre à ce faire remarquer! En fait, il croyait avoir compris que c’était d’avantage face aux gens qu’elle se sentait gêner que par sa conduite ou ses gestes. Après tout, il se trompait peut-être, leur rencontre précédente avait été assez brève.

Heureusement, le jeune homme reprit rapidement l'histoire là où Aureane l'avait laissée, comprenant sans doute que la jeune femme serait bien incapable de continuer et qu'elle n'en avait aussi pas vraiment envie d'un autre côté. Aureane n'aimait monopoliser ni la parole, ni l'attention.


-Après, nous étions entrain de traversé une petite route de travers et j’ai vu une charrette arrivé à tout allure. Évidemment, je me suis empressé d’avertir votre femme et de la tirer de là. Ensuite, nous sommes arrivés au grand marché de Serramire et comme elle ne vous trouvait pas, je l’ai mené jusqu’à la demeure de la gardienne.

En outre, il lui avait servit de guide. Malheureusement, cela n'aidait pas beaucoup à détendre l'atmosphère. Certes, les méfiances de Nicolaï à l'égard d'Hormidéas étaient quelque peu apaisées. Mais... mais d'un autre côté, une fois la conversation terminée, un long silence s'installa. Silence malheureusement quelque peu pesant. Difficile de trouver quelque chose à redire ou sur lequel rebondir en vérité.

Se fut donc dans un certains silence qu'ils finirent leur repas avant de quitter l'auberge pour retourner à Dyriet, la pluie ayant cessé de tomber et Nicolaî n'ayant pas la moindre idée de comment relancer la converssation.
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Mer 20 Juil - 17:08

Aureane ne s'inquiétait pas trop de ce que Hormideas pouvait raconter ou non. Après tout, elle ne se souvenait pas avoir à cacher quoi que ce soit, il pouvait donc parler librement. En tous cas, elle espérait qu'ainsi le chevalier verrait qu'il avait affaire à quelqu'un de bien. Si c'était le cas, il ne le montra pas particulièrement car le silence s'installa. La jeune femme cherchait un sujet de conversation mais n'en trouvait bien évidemment pas et elle finit de manger sans un mot. Au moins si l'ambiance était pesante, la nourriture était bonne. Et puis, les clients avaient le bon goût d'avoir cessé de les dévisager.

Ils quittèrent donc l'auberge sans reprendre une quelconque conversation et firent le trajet à pied, au moins heureux que la pluie ait cessé. Ce ne fut qu'arrivés au manoir qu'Aureane retrouva un peu d'assurance : après tout, elle était la dame de la maison, c'était à elle de mettre à l'aise leur invité. Laissant donc son cheval à Nicolaï, elle prit les choses en main pour le voyageur :


" Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer votre chambre. "


Ils avaient contourné le manoir, occupé par les ouvriers en plein travail, pour se diriger à l'arrière, dans une longue bâtisse à un seul étage : le quartier des domestiques. Ils traversèrent la grande pièce principale où Justine faisait la vaisselle en chantonnant et Aureane fit monter l'escalier à Hormideas avant de se figer, l'air désolé :

" Oh, je suis navrée de ne pas avoir précisé plus tôt, mais il vous faudra partager la pièce avec certains des ouvriers qui travaillent pour nous. J'espère que cela ne vous dérange pas trop ! "

Elle ouvrit l'une des portes donnant sur le couloir et entra dans la chambre. Trois paillasses s'y trouvaient déjà, recouverte chacune d'un drap blanc parfaitement plié. Un meuble accueillait quelques effets personnels et un autre supportait une bassine et un broc d'eau. Dans un coin se trouvaient une table et trois tabourets. L'ensemble était plutôt sommaire mais respirait la propreté : Aureane, sa tante ou sa sœur s'occupaient de l'ensemble de la maisonnée tous les matins. Clémence se chargeait de houspiller les pauvres ouvriers qui ne se seraient pas montrés assez soigneux : ils faisaient ce qu'ils voulaient dehors, mais ici, ils avaient intérêt à se tenir ! Aureane l'avait quand même convaincue que vérifier qu'ils faisaient bien leur prière à Néera tous les jours était légèrement excessif.

" Voilà, messire. Je vais vous préparer une couche. Souhaitez-vous que je vous apporte également des vêtements propres ? "


Ou comment lui sous-entendre gentiment que ce serait une bonne idée qu'il se lave pour être un peu plus présentable. Elle attendit sa réponse, esquissa un petit sourire et s'éclipsa avant de revenir aussi vite que possible en trainant derrière elle un gros sac de paille. Apparemment, ce n'était qu'une formalité pour elle et en deux temps trois mouvements, elle avait installé par dessus un drap qui rendait le lit improvisé bien plus présentable. Elle ressortit en coup de vent pour remplir le broc d'eau et ramener quelques affaires.


" Si vous le souhaitez, vous pourrez nous rejoindre au rez-de-chaussée. Si vous n'avez besoin de rien d'autre, je vais vous laisser."


Et hop, elle repartit aussi vite après avoir poliment écouté sa réponse. Nicolaï attendait en bas des escalier, souhaitant manifestement avoir une petite discussion avec elle.


" Il y a un problème ? "
s'inquiéta-t-elle aussitôt, même s'il n'y avait sans doute pas de quoi.

Puis elle se rappela qu'il n'avait eu aucune envie d'inviter le voyageur et elle baissa les yeux, penaude :


" Je suis désolée... je ne pensais pas mal faire. Je voulais juste lui rendre service en remerciement. "


Elle se décomposait à vue d’œil, triturait le bord du tablier qu'elle avait déjà enfilé par-dessus sa robe. Heureusement, le temps passé près de Nicolaï lui avait appris à se détendre un peu et elle n'était pas encore au bord des larmes, ayant compris qu'il ne comptait pas le répudier à la moindre erreur, même si elle ne lui avait pas encore annoncé de futur héritier. Quoi qu'il en soit, elle n'en menait tout de même pas large.
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Ven 29 Juil - 2:22

Les yeux qui étaient rivés sur eux ne gênait pas le moins du monde le jeune homme. En fait, il appréciait les quelques regards féminins posés sur sa personne. Cela prouvait que, malgré ses origines, elles semblaient apprécier son petit côté bad boy. Seulement, lorsque la serveuse ce permis ouvertement de lui faire des yeux doux, il ne répondit aucunement à ses attentes. En fait, il ne répondait jamais à ce genre de chose. C’était ainsi. Il aimait sa liberté, alors hors de question de s’enticher d’une femme qui le retiendrait dans un lieu indéterminé. Hors de question que cela lui arrive. Il se concentra donc sur la conversation que tentait vainement de lancer le jeune seigneur du coin. À n’en croire ses traits et son apparence, le bandit se trouvait à être plus mature que lui en âge. Il se demanda un moment de combien d’année exactement. Et puis, une seconde pensée lui traversa la tête. Ils étaient plutôt jeunes pour être marié, du moins, de son point de vue. Après, il était loin d’être rare de voir des gamines de quatorze ans déjà marié, donc!

Comme le repas prenait fin et que la pluie avait cesser à l’extérieur, Nicolaï avait choisi de ne pas s’attarder d’avantage dans cette petite auberge et ils reprirent donc la route en direction de la demeure du seigneur du coin. Inutile de dire qu’Hormidéas ne se faisait pas très bavard sur le chemin qu’ils empruntaient, se contentant de jeter quelques brefs regards en direction d’Aureanne et parfois en direction de Nicolaï. Évidemment, le chemin de terre battue où ils marchaient, n’était forcément pas le meilleur endroit pour conserver un allure un tant soit peu descente, mais il se retint de faire le commentaire. De toute façon, il n’y avait que deux chevaux à leurs dispositions et nul doute que le seigneur n’aurait pas été ravi de partager l’une de ses montures avec le bandit. Quand le trio arriva finalement au manoir, le jeune homme admira l’immensité de celui-ci, avec de grands yeux. On pouvait voir à son regard qu’il était plutôt surpris de se retrouver là, mais en même temps ravi. Il était reconnaissant à Aureane d’avoir bien voulu l’héberger et d’avantage envers Nicolaï de lui avoir proposé le tout.

Seulement, il ne put continuer d’admirer les lieux, puisqu’il remarqua que la jeune femme s’activait déjà et semblait avoir trouvé une constance qu’il ne lui connaissait pas. S’était plutôt étrange de voir comment quelqu’un pouvait se décomposer dans une certaine situation et retrouver de l’aplomb dans une autre.


" Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer votre chambre. "

Hormidéas hocha doucement la tête, ne trouvant rien à redire sur sa proposition. Après tout, qui trouverait quelque chose à répliquer après une telle invitation? Il raffermit donc davantage la prise qu’il avait autour de son sac de voyage et suivit Aureane vers la demeure qui semblait destinée aux ouvriers. Il avait pu discerner quelques réparations et se demandait bien ce qui avait bien pu clocher avec le manoir pour qu’il soit remis à neuf.

" Oh, je suis navrée de ne pas avoir précisé plus tôt, mais il vous faudra partager la pièce avec certains des ouvriers qui travaillent pour nous. J'espère que cela ne vous dérange pas trop ! "

- Vous n’avez point à vous excuser, demoiselle Aureane. C’est déjà très généreux de votre part d’avoir l’amabilité de m’héberger. Je vous suis reconnaissant.

Les mots étaient sincères et plongea on moment son regard dans celui de la jeune femme, afin d’appuyer ses propos. Lorsqu’ils entrèrent dans la chambre qui lui était destinée, le vagabond laissa son regard épouser les formes des paillasses et du mobilier. C’était déjà plus de luxe qu’il ne pouvait se payer, alors il était ravi de pouvoir se retrouver là. De plus, il ne serait pas obliger de dormir avec des vêtements trempés.

" Souhaitez-vous que je vous apporte également des vêtements propres ? "

Cette remarque lui tira un air légèrement gêné. C’était vrai, que depuis qu’il avait mis les pieds dans la Baronnie d’Ysari, il n’avait guère eu le loisir de faire une toilette descente. Il hocha donc légèrement la tête, avec un léger sourire, reconnaissant. Elle en faisait déjà beaucoup pour l’accueillir comme une bonne maîtresse de maison et lui en demander davantage serait presque un crime. Il observa ses allés et venue et fut étonner du nombre de chose qu’elle était capable d’accomplir sans pour autant sembler s’épuiser.

" Si vous le souhaitez, vous pourrez nous rejoindre au rez-de-chaussée. Si vous n'avez besoin de rien d'autre, je vais vous laisser."

Il se contenta d’hocher lentement la tête, ignorant que répondre devant tant de gentillesse. Il était rare en ses temps troublés de trouver quelqu’un d’aussi honnête et gentil. Il suivit la silhouette d’Aureane quitter la pièce et s’assura de fermer la porte derrière lui, afin de pouvoir effectuer une toilette descente avec la barrique d’eau qui se trouvait là. Évidemment, il y avait beaucoup à faire et il mit un certain temps avant de réussir à tout enlever. Quand il fut satisfait, il sorti rapidement de l’eau, ne voulant guère faire attendre le couple. Ceux-ci avait déjà eu l’amabilité de l’invité, alors hors de question de se montré un invité odieux en faisant les choses à sa manière. Il enfila donc les vêtements de couloir noir que lui avait apporté Aureane et tira ses cheveux en arrières afin qu’aucune mèche ne le gêne. Fin prêt et satisfait de l’allure qu’il présentait désormais, le jeune homme descendit les quelques marches afin de gagner le rez-de-chaussée des domestiques.

Là, il trouva le couple en pleine discussion et choisi de ne pas s’imposer et resta donc à l’écart, les bras croiser sur son torse. Il sentait que quelqu’un l’observait et tourna lentement la tête vers une femme qui devait avoir à peu près son âge. Dès qu’il eut posé son regard sur elle, celle-ci s’empressa de reprendre le chiffon qu’elle tenait et de se remettre à la tâche. Que diable pouvait-elle bien lui trouver? Après tout, il n’était certainement pas le premier homme qu’elles voyaient. Bon, peut-être l’un des plus séduisant, mais que pouvait-il bien y faire?
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Ven 29 Juil - 12:05

Espèce de...

Se contenant à grande peine, l’humain respira profondément afin de reprendre son calme. Certes son associé venait de leur faire rater une occasion en or d’en finir avec le seigneur de Dyriet, toutefois cet associé était non seulement un drow mais également un nécromancien. Autant passer un savon à un simple serviteur négligeant ne prêtait pas à conséquence, autant agir de même avec Verness serait de la folie furieuse. La race des sombres ne respectait pas grand chose, et le mage aurait tôt fait de retourner ses monstruosités contre son employeur si celui-ci dépassait les bornes de la bienséance.

D’un ton plus posé mais où perçait une certaine nervosité, l’humain reprit :


Le bâtard et sa catin ont quitté l’auberge et sont de retour à Dyriet. Pourquoi vos morts ne les ont-ils pas attaqué en route ?
Vous vouliez attendre la nuit, aussi je ne leur avais pas encore ordonné de passer à l’attaque. N’oubliez pas que mes petits chéris ne prennent pas d’initiative mais obéissent uniquement à mes ordres.

Une manière subtile de la part du drow de rappeler que lui seul tenait en main toutes les cartes de cette partie. Ayant laissé tomber leur querelle naissante, les deux associés, après avoir rappelé à eux les morts-vivants, prirent un chemin qui coupait à travers la forêt en direction de Dyriet. La nuit venait de tomber et les nuages menaçants qui s’amoncelaient dans le ciel laissaient à craindre l’arrivée d’un orage. Entre cette obscurité, les premiers grondements qui retentissaient au loin et les cadavres qui les suivaient, l’ambiance n’était pas franchement festive.

Lorsqu’ils arrivèrent en vue du manoir de Dyriet, l’orage battait son plein et des éclairs illuminaient l’horizon tandis que le bruit assourdissant du tonnerre leur faisait tinter les oreilles. La pluie qui ne dépassait pas le stade du crachin à leur départ du village tombait désormais en trombes épaisses, abaissant nettement la visibilité. Les quelques gardes en patrouille se terraient sous un préau en grommelant contre le temps et ne virent pas le petit groupe se faufiler jusqu’à la petite porte qui donnait sur l’arrière du quartier des domestiques.

Obéissant à une consigne mentale de son maître, le cadavre putréfié qui autrefois abritait l’âme du bandit nommé Veshork poussa la porte et entra d’un pas titubant dans la petite buanderie. Une jeune servante qui reprisait tranquillement sa robe au coin du feu en sifflotant se retourna en entendant le grincement des gonds. Les yeux écarquillés d’horreurs, elle vit la grande hache que tenait le mort-vivant se lever…

Détail macabre, son hurlement se perdit dans un nouveau coup de tonnerre.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

-Crédits de l'avatar: ETERNAL RETURN - Art of pierre / Alain D.
Site de l'artiste: http://www.3mmi.org/v9/
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Jeu 4 Aoû - 18:16

Aureane ne sembla retrouver un petit peu d'assurance qu'une fois qu'elle eut franchis le seille de Dyriet. Elle n'était plus en terrain inconnu. Et puis, en tant qu’hôtesse, elle avait certaines choses à faire. Il fallait qu'elle installe Hormidéas, qu'elle prépare les repas, passe le ballais, prépare la table pour le repas. En clair, tout un tas de choses qui lui étaient parfaitement coutumières et qui, sans le moindre doute, devaient intensément la rassurer. Elle allait à nouveau évoluer dans un petit univers qu'elle connaissait parfaitement et où elle pouvait être certaine de ne pas faire de bêtises.

Elle délégua donc avec une élégance tout à fait naturelle et une rapidité qui dénotait d'une grande expérience, le soin à Nicolaï de s'occuper de sa calme jument pendant qu'elle allait indiquer sa chambre à Hormidéas. Le jeune chevalier leva légèrement les yeux au ciel. Il ne désespérait toujours pas de faire de la jeune femme une cavalière. Mais Aureane trouvait toujours une excuse pour éviter de monter à cheval et finissait inlassablement par marcher à côté de sa monture.

Enfin, il n'était pas encore en train de désespérer.

Finissant rapidement avec les montures, Nicolaï prit rapidement la direction du quartier des domestique, arrivant juste à temps pour voir un léger voilage de tissus bleu disparaître au premier étage.

Il aurait presque put prédire le nombre de secondes qui séparaient cette disparition du moment où Aureane dévalerait l'escalier pour tomber sur lui qui l'attendait aussi tranquillement que patiemment en bas des marches.

D'ailleurs, elle se mit très légèrement à paniquer à l'instant même où elle remarqua qu'il était en train de l'attendre. En soit, cela ne changea pas grand chose à se que pensais Nicolaï et, au fond, Aureane avait toujours eu tendance à paniquer pour un oui ou pour un non. Là, la seule différence, c'était qu'il était certains de savoir se qui mettait le jeune femme dans cet état et cela changeait des premières fois où elle avait été paniquée après leur mariage parce qu'il y avait encore un petit peu de poussière dans un coin ou simplement parce que la couverture sur le lit avait encore un petit plis.

" Il y a un problème ? "

Ah oui. Elle était inquiète. Ça s'entendait dans sa voix. Pas de doute possible. Finalement, elle sembla se rappeler cette histoire avec Hormidéas. Les yeux baissé et avec la même expression qu'affichait Justine quant Clémence la grondait parce qu'elle l'avait vu piquer un petit bout de gâteau, Aureane continua à parler.

" Je suis désolée... je ne pensais pas mal faire. Je voulais juste lui rendre service en remerciement. "

Plus elle parlait et plus elle semblait sur le point de fondre, dégouliner partout et couler entre les lattes du plancher. Au lieu de triturer sa robe, c'était son tablier qu'elle était en train de malmener. D'ailleurs, depuis le mariage, elle avait plus de mal à tourmenter les pauvres manches de ses robes, Clémence ayant personnellement veillé à se que le carnage produit sur la robe de marier ne se reproduise pas en cousant des ourlets à absolument toutes les robes de sa timide nièce.

Elle n'en menait pas large face à lui et Nicolaï lui adressa un sourire, prenant doucement sa main.


« Je n'ai pas très bien réagis... je n'aime pas ce genre de coincidence. Et puis... ses yeux... »

Certes, il était parfaitement hypocrite de sa part de juger Hormidéas parce qu'il avait les yeux rouge du peuple drow, mais il avait été esclave dans le Puy d'Elda. Et contrairement à Aureane qui avait tout oublié, lui se souvenait bel et bien de tout. Et particulièrement de ces yeux rouges.

« Aureane, je voulais savoir... »

Ce fut à ce moment précis que MONSIEUR Hormidéas décida de descendre de l'étage. Nicolaï nota d'ailleurs du quoi de l'oeuil que le nouvel arrivant portait une de ses chemises mais préféra ne pas s'attarder sur le sujet. Cela ne servait à rien.

Il était d'ailleurs quelque peu... agacent, voir irritant pour Nicolaî de le voir se mettre à l'écart. Lui qui avait désiré une petite occasion de parler avec Aureane en privé, c'était manqué. Une discutions en privée nécessitait un minimum d'intimité et, même s'il se méfiait moins de lui, le chevalier n'avait pas l'intention de faire partager à Hormidéas son intimité avec Aureane. Déjà parce qu'il n'était fan ni du porno, ni des plans à trois. Et ensuite parce que... parce que c'était son Aureane (eh ouai, vas t'en trouver une autre :19:).

Pour se qui est de l'après midi, il y avait relativement peu de choses à dire. En fait, il 'y avait même rien à dire si se n'était que si Hormidéas pensait que son statut d'invité allait lui permettre de se la couler douce, il fit une grave erreur. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, il se retrouva à charrier des pierres. Étant donné qu'une partie du toit était tombé, les poutres avaient emporté avec elle ou brisé certaines pierres, il fallait en déblayer et les anciennes pierres abîmées et les remplacer par les neuves.

Autant dire que lorsque la journée se termina, Hormidéas devait avoir découvert certaines parties de son corps dont il ignorait alors l'existence.

Après le donner, lorsque Nicolaï monta dans sa chambre, Aureane était déjà prête à aller dormir. Elle avait défait sa longue natte et laissait ses cheveux châtains tomber en rideau sur ses épaules. Elle avait quitté sa robe bleue pour une simple chemise de nuit longue qui lui arrivait aux chevilles. La jeune femme ferma son livre lorsqu'elle le vit arriver et vint l'aider à retirer sa veste devenue un petit peu trop juste pour lui et dont il avait du mal à se débarrasser tout seul.


« Aureane... »

Comment aborder le sujet ? Bonne question. Il ne savait pas trop. Mais cette question, il avait envie de la poser depuis déjà un certain temps.

« Tu... tu dors plus et... à l'auberge. Tu n'as pas prit de cidre. Même coupé. »

C'était un signe en soit. Se qu'Aureane avait prit était un petit peu plus cher que se qu'elle buvait habituellement. Pour quelqu'un qui comptait et recomptait inlassablement le moindre sol, c'était assez troublant.

« Et tu mange un tout petit peu plus... »

Mouai. Une miette de pain quoi. Aureane avait toujours un appétit d'oiseau et si Nicolaï ne la connaissait pas, il pourrait jurer qu'elle ne mangeait pas à sa faim.

Il fallait qu'il y arrive. La question franchis enfin ses lèvres.


« Est-ce que tu es enceinte ? »

Il était sans doute écarlate au moment précis. Mais il allait bien falloir qu'il ose le demander à un moment ou à un autre non ?
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Hormidéas
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Lun 8 Aoû - 20:22

Quand le chevalier jeta un bref regard dans sa direction, Hormidéas su y lire toute l’agacement que celui-ci pouvait éprouver à son égard, mais il n’y pouvait rien. Qu’était-il censé faire un coup sa toilette terminé et ses habits enfilés? Tourner en rond dans sa chambre? Surtout qu’Aureane, l’avait gentiment enjoignez à venir les rejoindre quand il serait fin prêt. De plus, comme il s’était mis en retrait de la conversation, il avait l’intention de laisser les tourtereaux ensemble quelques minutes, histoire qu’ils puissent discutés, mais le fait qu’il se retrouve dans la même pièce qu’eux, semblait gêner le propriétaire des lieux. Le jeune homme resta donc encore quelques minutes en retrait, le temps qu’ils changent de sujet et l’inclus dans la conversation.

Seulement, le regard du jeune homme se porta vers les travaux qui étaient en train d’avoir lieu sur l’énorme manoir qui devait leur servir de résidence en temps normal. Ceux-ci avançaient tout de même à un bon rythme, mais c’était évident qu’il restait encore une tonne de travaux à faire. Concentrer, le bandit remarqua à peine que Nicolaï était partie dans cette direction, dans le simple but d’aider ses ouvriers à faire le travail. C’était plutôt étonnant qu’un noble agisse de cette façon, selon lui. Après tout, la plupart qu’il avait eu l’occasion de croiser se croyait beaucoup trop important pour bouger le petit doigt. Ça faisait changement. Hormidéas s’avança de quelques pas, afin d’avoir une meilleur vision et se retourna vers la propriétaire des lieux, plein de bonne volonté.


- Est-ce qu’il me serait possible de m’approcher d’avantage?

Évidemment, la question sous entendait qu’il aimerait qu’Aureane l’accompagne, histoire de lui raconter ce qui avait bien pu arriver pour que le bâtiment soit dans un tel état. Quand celle-ci accepta finalement, le jeune homme lui emboita le pas, histoire de la suivre et d’avoir un aperçu encore plus complet de l’ampleur des dégâts. Lorsqu’il vit l’ensemble des ouvriers qui s’attelait à la tâche, il en fut surpris et continua à promener son regard sur chacun d’eux. Il se disait que leur donner un petit coup de main ne risquait pas de les tuer. Surtout au vus des circonstances. Il devait bien un tel service aux personnes qui avait eu la décence de l’invité chez eux, de lui offrir un toit et de la nourriture, alors qu’il n’avait pas du tout l’air présentable. Quand son idée fut arrêtée sur la question, il fit face à Aureane, avec un léger sourire, à la fois gêner et volontaire.

- Vous n’y voyez aucun inconvénient si j’apporte mon aide à vos ouvriers, ainsi qu’à votre époux?

En fait, il était plutôt gêner, parce qu’il venait tout juste de bénificier d’une bonne toilette et de vêtement propre, offert par la jeune femme elle-même, alors, il n’avait pas envie d’être ingrat en faisant en sorte que cela n’ait servi à rien. Elle accepta finalement et ce fut ainsi qu’Hormidéas se mit finalement à la tâche. À bien y penser, c’était le premier travail honnête qu’il faisait en toute honnêté et avec bonne foi. Et il n’était même pas payer pour ça! C’était surement le plus surprenant dans l’histoire. Il soulevait donc des blocs, avec les autres ouvriers et comme le soleil plombait sur eux, il faisait terriblement chaud! Ce n’était certainement pas lui qui allait se plaindre d’un bon rafraichissement, qui ne tarda pas à venir, étonnamment. La jeune femme arrivait justement avec de l’eau, pour tous les ouvriers et Hormidéas ne se fit pas prier pour en voler quelques verres à Aureane. Tout en buvant, le regard flamboyant du bandit évaluait la demeure et ne put s’empêcher de poser une question à la jeune femme, alors que tout le monde s’en retournait pour continuer les travaux.

- Quel effet est-ce que ça fait d’être noble?

Il ne voulait pas se montrer indiscret, mais on pouvait lire dans son regard qu’il était curieux de connaître la réponse.

- Je veux dire, lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois, vous sembliez être, comme moi, si je puis m’exprimer de la sorte. Quel effet, ça vous fait, à vous, d’avoir se titre maintenant?

Et si elle ne voulait pas y répondre, c’était tout à fait légitime et il ne s’attarderait pas. Seulement, il avait cru remarquer qu’elle était loin d’être confortable à l’idée du rang qu’elle avait obtenue en se mariant avec le chevalier.Il n’était pas en train d’affirmer qu’elle ne l’aimait pas, mais simplement qu’elle aurait été en mesure de se passer du titre sans problème. Certains avaient le prévilège d'avoir ce titre de naissance et d'autre, avait le prévilège d'avoir une famille aimante, sans toute fois appartenir à un rang déterminé. Seulement, lui il ne faisait pas partie de ses deux cases de prévilège. Pendant qu’elle répondait, le jeune homme ne la quitta pas des yeux, respectueux de la réponse qu’elle lui offrait là.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Mar 9 Aoû - 16:48

Aureane se détendit un peu lorsque Nicolaï lui prit la main, exposant les raisons de sa réticence. Il fallait reconnaitre que les probables origines drows d'Hormidéas avaient de quoi inquiéter. Mais après tout, la jeune femme avait choisi de ne pas se fier aux apparences en se mariant avec Nicolaï en toute connaissance de cause. Mais le chevalier semblait avoir encore autre chose en tête, sauf qu'il ne termina jamais sa phrase, interrompu par le retour de leur invité qui semblait déjà avoir plus fière allure après s'être lavé et changé. Nicolaï ne tarda pas à les abandonner pour aller travailler aux rénovations, laissant Aureane se demander ce qu'elle allait pouvoir faire de son invité, d'autant qu'elle même avait du travail.

" Est-ce qu’il me serait possible de m’approcher davantage ? "

D'abord surprise, la jeune femme ne tarda pas à hocher la tête, lui proposant timidement de la suivre. Ils retournèrent donc à l'extérieur. Le rez-de-chaussée du manoir était déjà en état pour y vivre, ainsi qu'une chambre au premier étage mais le reste était encore en piteux état bien que le toit ait été renforcé. Il y avait encore beaucoup à faire même si le gros du travail était à présent terminé. Il y avait même de quoi se demander pourquoi Aureane et Nicolaï ne vivaient pas déjà dans le manoir et se limitaient au quartier des domestiques.


" Les dégâts sont dus à un incendie, "
expliqua Aureane brièvement, montrant assez qu'elle n'était pas encline à bavarder pour ne rien dire.

De toute manière, elle ne voyait guère qu'ajouter de plus. Elle n'allait pas louer la bâtisse devant quelqu'un qui n'avait pas de toit à lui, ni se plaindre de ne pas posséder mieux, cela aurait été déplacé.


" Vous n’y voyez aucun inconvénient si j’apporte mon aide à vos ouvriers, ainsi qu’à votre époux ? "

Surprise à nouveau, mais nullement offensée, Aureane acquiesça de bon cœur :


" Ce serait très aimable à vous, mais ne vous y sentez pas obligé. "


A vrai dire, une paire de bras supplémentaire n'était pas de refus et de toute façon les habits qu'elle lui avait prêtés n'étaient pas salissants et pouvaient survivre au chantier. Elle entreprit donc de le mener là où il pourrait se rendre utile sans trop de mal. Soulever les blocs pour remettre en forme l'allée était éreintant mais suffisamment répétitif pour que n'importe qui puisse prendre le travail en route. S'étant assuré que son invité se sentait à sa place après l'avoir à nouveau remercié, Aureane retourna à l'intérieur pour quelques tâches ménagères, jusqu'à ce que le soleil au dehors lui rappelle qu'il était temps de vérifier que les ouvriers avaient de quoi se désaltérer.

La jeune femme commença bien évidemment par Nicolaï qui travaillait à l'étage à ce qui devait être son futur bureau. Ils ne pouvaient que se réjouir de l'avancée des travaux et de la tournure que prenaient les événements. Puis elle alla s'occuper du reste des ouvriers, jusqu'à arriver devant Hormidéas qui paraissait s'être parfaitement intégré.


" Quel effet est-ce que ça fait d’être noble ? "

Aureane allait s'en retourner avec son seau désormais vide mais la question la retint, la déstabilisant. Le jeune homme compléta, lui faisant baisser les yeux, gênée. Il fallait pourtant qu'elle réponde et elle finit par hasarder avec un petit sourire nerveux :

" C'est... hem... beaucoup d'honneur. "


Que dire de plus ? Elle détestait être noble, se savoir au-dessus de la populace dont elle était issue. La question remuait tout le mal-être qu'elle s'efforçait de réprimer à cette idée. Cachant toujours aussi mal ses pensées, on voyait clairement sur son visage qu'elle se sentait coupable de sa nouvelle situation. Peut-être devinerait-il que c'était l'une des raisons qui la poussait à vivre encore dans le quartier des domestiques. Seulement, il était hors de question d'avouer cela, elle était censé présenter une image parfaitement heureuse à leur invité. Ne voulant pas qu'Hormidéas se méprenne, elle s'exclama donc, comme pour se corriger :

" J'ai eu beaucoup de chance de rencontrer mon époux ! "


Et cela, elle le pensait vraiment : il était la plus belle chose qui lui était arrivé. S'excusant en bredouillant auprès du jeune homme, elle s'éclipsa aussi vite pour retourner à ses occupations. Elle ne pouvait tout de même pas rester là à discuter en déplorant la vie de rêve qu'elle avait à présent !


Quoiqu'il en soit l'après-midi passa assez rapidement. Le souper se fit avec les ouvriers restant dormir sur place et Hormideas fit la connaissance de la petite Justine qui le regardait avec de grands yeux à cause de son regard sanglant et de Clémence qui lui opposait une indifférence glaciale bien que, comme Aureane, elle fasse son possible pour qu'il ne manque de rien. Lorsqu'enfin la jeune femme put rejoindre sa chambre, elle fut soulagée de s'asseoir au calme. Elle se sentait un peu fatiguée, depuis quelques temps, Clémence lui avait déjà fait remarquer qu'elle se levait plus tard qu'à l'accoutumée. Elle se força pourtant à ne pas se coucher de suite, attendant Nicolaï avec un livre, le seul luxe qu'elle appréciait pleinement.


Fort heureusement, il ne tarda pas à la rejoindre. Elle pliait la veste avec soin lorsque l'intonation de Nicolaï lui fit lever les yeux vers lui, inquiète. Que se passait-il ? La suite la fit peu à peu rougir progressivement, jusqu'à ce qu'elle devienne d'un joli rouge pivoine et se mette à se mordiller la lèvre avec un petit sourire gêné.


" Eh bien... Je crois que oui, mais je ne suis pas encore certaine... je pensais attendre encore une ou deux semaines avant de t'en parler... je crois que oui. "

Elle était extrêmement tendue, attendant surtout de voir sa réaction pour faire éclater sa joie. Il était encore un peu tôt pour être définitive, mais elle était presque sûre qu'il avait raison.

***

L'orage battait son plein, mais malgré cela, Aureane dormait d'un sommeil de plomb, blottie contre Nicolaï. Autant dire qu'elle était loin de se douter de ce qui allait leur arriver avec l'entrée des zombis se faufilant dans la demeure.
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MessageSujet: Re: Les vieux amis (pv)   Mer 17 Aoû - 18:39

Pour être tout à fait honnête, Nicolaï était suspendu aux lèvres d'Aureane. Qu'allait-elle lui répondre ? Que dire ? Que faire si elle lui répondait qu'il se faisait des idées et qu'elle n'était pas du tout enceinte ? Et puis, qu'est-ce qu'il devait dire et faire si jamais elle lui disait qu'elle attendait bel et bien un enfant de lui ? Difficile comme question. Était-il seulement prêt pour devenir père ? Il n'en savait rien. Tout c'était passé si vite, sa rencontre avec Aureane, les drows, sa demande, le mariage. Tout allait si rapidement qu'il se sentait un petit peu perdu. Et si elle lui annonçait qu'elle attendait un bébé ? Son bébé ?

Ça y est. Il était déjà en train de faire de la spasmophilie. Encore une fois, la grande timidité et réserve d'Aureane était en train de jouer contre eux. Nicolaï se liquéfiait petit à petit sur place alors que la jeune femme testait les nuances de rouge comme pour savoir laquelle lui irait le mieux. Finalement, elle opta pour une jolie couleur pivoine tendis que Nicolaï lui était blanc comme un linge, tout son sang ayant déserté ses extrémité pour filer irriguer ses jambes. Le publique avertit aura bien entendu reconnu là l'un des plus élémentaires réflexe de fuite. Fuite de quoi ? C'était encore à déterminer.

Et voilà qu'elle se mettait à se mordiller les lèvres la petite Aureane. Bon, c'était sur, on était foutu là. Fini, on peu remballer, Nicolaï viens de mourir d’asphyxie faute d'avoir respiré pendant qu'elle était en train d'hésiter sur la façon dont elle était en train de répondre. Allé. Suite du scénario, nous disons donc un mort par asphyxie, puis Aureane se suicide parce qu'elle est trop triste de plus avoir son chevalier. Et hop. C'est fou se qu'on peu s'amuser quant même hein. Bon, revenons sérieux deux minutes. Face au silence presque obstiné de sa jolie épouse, Nicolaï fut soudain prit d'un instinct de survie qui lui fit ouvrir la bouche pour avaler une grande goulée d'air.


" Eh bien...''

Bon, en tant que narrateur totalement neutre (mais si mais si, on ne rigole pas au fond), je pense pouvoir affirmer que notre jolie troischeminoise cherche à devenir veuve le plus tôt possible en zigouillant son mari de la façon la plus terrible qui soit. Non mais franchement, qui pourrait imaginer qu'elle l'ai tué par asphyxie sans même le toucher ? Surtout au vu du gabarit d'Aureane qui devait attendre les trente kilos toute mouillée.

''Je crois que oui, mais je ne suis pas encore certaine...''

Aureane, Nico est en train de mourir là.

''Je pensais attendre encore une ou deux semaines avant de t'en parler...''

Bon, Aureane, ça suffit, tu vas vraiment finir par te retrouver veuve. AUREANE, POSE CES ROUGES TOUT DE SUITE, TU AS DEJA CHOISIT LE PIVOINE !!!

AUREANE, SAUVE TON EPOUX !!!


''Je crois que oui. "

Bug.

Fail.

Fatal error systeme.

Le cerveau de Nicolaï venait d'un coup de disjoncter.

Choc de la nouvelle ? Manque d'oxygène ? Toutes les hypothèses étaient bel et bien possible.

Pourtant, pour être mort, il était tout de même vachement vivant ce chevalier. En deux pas, il fut sur Aureane. La jeune femme n’eut sans doute même pas le temps de comprendre se qui était en train de lui arriver qu'elle se retrouva attrapée par la taille et en train de tourner dans les bras d'un Nicolaï affichant un grand sourire qui ne semblait pas avoir l'intention de se décoller de son visage. Lorsque la jeune femme réussi enfin à regagner le plancher des vaches, se fut pour être accueillie par un long baiser de son époux.

Sans doute serait-il moins joyeux lorsqu'il faudrait changer les couches du poupon, mais cela, c'est une autre histoire. Tout se dont il avait envie pour le moment, c'était de serrer Aureane contre lui, de lui dire des mots tendres à l'oreille, de l'embrasser partout... et je pense que je vais censurer la suite.

Laissons leur tout de même un peu d'intimité.

***

Il n'y avait rien à signaler pour nos deux tourtereaux tranquillement endormis dans leur lit, serré l'un contre l'autre. Avant de s'endormir, comme s'il avait déjà voulut sentir la petite vie qui grandissait, Nicolaï avait posé la main sur le ventre d'Aureane. Malheureusement, le cris de la servante avait été totalement couvert par le tonner. Rien ne se dressait donc entre eux et les pantin de chaire.

Rien.

Mais quant les morts marchent à nouveau parmi les vivants, d'autres morts peuvent se permettre d'intervenir. Il faut bien un équilibre.

Nicolaï se releva en sursaut au moment où on lui secoua vigoureusement l'épaule.

Il tenta simultanément de dissimuler le fait qu'il était dans un apparat des plus simple tout comme son épouse à l'aide de la couverture, d'attraper quelque chose pour les défendre et de comprendre se qui était en train de leur arriver.


« Pas le temps pour les questions, cria presque la jeune femme à la robe verte qui se tenait en face de lui. Ils arrient et vont tous vous tuer. »

« Mais... »

« Pas de ''mais''. Debout. »

Un chevalier en armure fit son apparition, quittant un des coins sombre de la pièce et jetant sur le lit quelques habits.

« Dépêche toi si tu veux vivre. »

C'était un petit peu comme dans un rêve. Nicolaï n'était pas sur de se qu'il faisait ni de se qu'il voyait. Et plus ça allait, plus le visage d'Aureane se décomposait, confirmant ses craintes. Mais il ne pouvait s'en empêcher. Quelque chose en lui lui criait qu'ils avaient raison, ces deux étrangers. Ou en tout cas, qu'il fallait qu'il leur fasse confiance.

Se levant, le jeune homme attrapa les vêtements et les enfila rapidement.


« Tu auras besoin de ça aussi, fit le chevalier en lui tendant son épée. »

Pas à hésiter. Nicolaï empoigna l'arme et la sortit du fourreau.

« Reste ici, ordonna-t-il à l'Aureane tétanisée qui se trouvait toujours sur le lit et à côté de qui la jeune femme en vert venait de s'asseoir. »

Une bougie à la main, Nicolaï fit prudemment un pas dehors.

« Ils sont encore en bas, l'informa le chevalier en armure. »

Comme pour confirmer se qu'il était en train de dire, des bruits de pas commencèrent à se faire entendre. Un groupe d'homme montait l'escalier. Nicolaï resta campé sur place, une main crispée sur son épée, l'autre sur la lampe alors que les silhouettes apparurent au bout du couloir.

La flamme révéla très vite l'éclat de leurs armes... ainsi que le sang qui coulait de celle de l'homme au premier plan.


« AUX ARMES !!! »

Déjà le colosse du premier plan se précipitait sur lui, faisant tournoyer son impressionnante hache.
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