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 Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]

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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeMer 13 Juil 2011 - 9:54

Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] Tropic13
L'air était frais en ce matin de Verimios, une brise légère traversait les côtes de Nelen, charriant de petits nuages de sable avec une grâce peu commune, tantôt tornades miniatures, tantôt arabesques éthérées. On aurait cru là l’œuvre d'un esprit facétieux. L'éclat de l'astre levant venait percer la fine brume matinale, se découpant au-dessus des flots en une myriade de rais flavescents tandis que de molles vaguelettes allaient doucement s'échouer sur la plage. Le rythme lent et régulier de l'onde enjoignait les résident de l'île à venir compléter la mélodie à leur souhait. Du pépiement harmonieux d'un colibri en passant par le hululement tardif de quelque hibou tenace rechignant à laisser la place au monde diurne. Bien-sûr de temps à autre une fausse note venait troubler l'euphonie ambiante: marin grincheux levé du mauvais pied, fêtard bruyant encore plein de la veille ou autres cliquetis métalliques et aboiements de patrouilles armées jusqu'aux dents.
Nelen s'éveillait donc, laissant progressivement place à la pagaille journalière qui la caractérisait de plus en plus à mesure qu'affluaient de nouveaux prétendants à sa domination. Scylléens et Mervallois pour ne citer qu'eux. Il en fallait bien un de plus pour parachever l’œuvre n'est-ce pas?


Alors que glissait le long du ponton une imposante galéasse jusqu'au fond de la calanque, débordant de marchandises comme d'hommes en armes, se dessinait en contre-jour une silhouette familière. N'attendant pas même l'arrêt du navire ou le déploiement de l'ais, elle bondit par-dessus le bastingage et ratterrit, pieds joints, sur les planches de l'appontement avec un bruit mat caractéristique. Inspirant un grand coup, l'homme releva sa capuche, ferma soudainement les yeux en secouant brusquement du chef et... régurgita sa ration matinale en plein sur une caisse de thons fraîchement pêchés. Leur propriétaire, qui raccommodait un antique filet passablement usé par le sel, releva la tête avec une lenteur terrifiante, les yeux semblant vouloir coûte que coûte lui sortir de la face.
- Pas pu viser, fit simplement le voyageur en crachant les derniers restes de son précédent repas. Eh, voyez le bon côté de la chose: ils seront déjà assaisonnés, prête à être dégustés. C'en était trop pour le vieux mataf qui entreprit d'envoyer le contenu du cageot sur le nouvel arrivant, nouvel arrivant qui eut le sage réflexe de sortir une bourse rondelette dont il extirpa assez pour nourrir l'ancien et sa famille durant plus d'une semaine. L'incident réglé, il se tourna vers les mercenaires, déjà à pied d’œuvre pour amarrer l'embarcation et décharger leur fret, et repéra le capitaine scrutant pensivement la petite bourgade portuaire dans laquelle il venait de débarquer: hé Bébert!
- Gildebert! Pour la foutremillième fois GIL-DE-BERT, BORDEL DE TCHÛ!!!
- Ça roule Gilou, enchaîna Altiom comme s'il n'avait rien entendu. Bon, comme convenu, je vais aller trouver mon contact à terre, gardez la cargaison à fond de cale en attendant, je serai revenu avant que vous ayez terminé votre chique.
- J'pourrais poireauter tout l'hiver avec c'que vous m'avez payé! Mais si vous pouvez vous grouiller, j'vais pas faire mon difficile, ça rend mes gars nerveux tout vot'saint-frusquin là.
- C'est une petite crique, et personne n'est au courant, il n'ont aucune raison de s'inquiéter. J'ai payé vos nervis, j'espère ne pas en plus devoir leur chanter une berceuse, le taquina-t-il en s'éloignant.
Le-dit contact se trouvait être le châtelain d'Ack, Aarnis, que le nobliau avait rencontré au détour d'une auberge... et accessoirement d'un incendie qui avait ravagé une bonne part d'un quartier de la capitale humaine. De cet indécent incident cocasse, en tout cas aux yeux du sieur d'Ack, avaient germé les graine d'une amitié solide et d'un partenariat qui promettait bien d'autre péripéties du même acabit. Au moins. Seul le charmant petit nom de ce village avait été donné comme lieu de rendez-vous: "Beurgouan-sur-mer", mais du peu qu'il connaissait de son camarade, il était à peu près sûr qu'il s'était dès son arrivée précipité à l'auberge la plus proche pour écourter son attente. Et côté auberge, à Beurgouan, c'était vite vu: "la Belette ballottante"! Haut lieu de pèlerinage pour tous les ivrognes alentours... uniquement à moins de cinquante mètres cependant, car c'était-là la limite de sa notoriété si tant est qu'elle en ait jamais eue une.
Le vagabond nanti se fraya un chemin à travers les portefaix chargés comme des mules et qui se déplaçant d'ailleurs comme telles, peu soucieux d'éviter l'imprudent qui croiserait leur route, jusqu'au seuil du bâtiment. Il s'épousseta machinalement, presque rituellement, avant d'entrer dans l'église de l'aventurier errant, tel le cérémonial auquel procéderait un adepte de Néera arrivant en l'un de Ses temples.
Il pénétra alors dans le sobre édifice et aperçut quasi-immédiatement Aarnis, occupé à l'invocation de la puissante entité maltée, maîtresse de ces lieux et de nombre de matelots de par le monde. Se rapprochant de l'autel, véritable épicentre du lieu de culte, Altiom héla son ami:
Hola Ninis! Ce cher Ninis! Que je retrouve une fois de plus accoudé au zinc haha! Il attrapa son avant-bras gauche de sa main droite et posa l'autre sur son épaule, le saluant à la manière d'un vieux frère d'arme. Se mettant dos au comptoir, les coudes y reposant, il balaya la salle du regard et reprit à mi-voix: mon pécule attend bien sagement au port, il a pu arriver sans encombre. Il ne manque plus que ta moitié et nous pourrons lancer les travaux, j'ai déjà recruté toute une équipe de maçons et autres architectes par missives, moyennant une petite avance sur salaire. On y passera une véritable fortune, mais ce sont les meilleurs de toute le royaume. On va voir une véritable petite forteresse sortir de terre d'ici quelques mois... et j'ai déjà tout un tas d'idée pour nous assurer des bénéfices conséquents dès son ouverture... Un rictus s'immisça sur son visage alors qu'il prononçait ces derniers mots.

NB équipement:
 


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 19 Déc 2011 - 6:41, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeMer 13 Juil 2011 - 17:37

La Belette Ballotante... Juste en voyant le nom de l'auberge, Aarnis se mit à rire, rire qui se continua jusque dans ladite auberge et se prolongea encore quelques bonnes minutes sous les regards incrédules des quelques rares survivants qui peuplaient encore ce champ de bataille qu'est la salle principale d'un auberge, emplie de héros méconnus du quotidien, certains morts pour l'honneur, cadavres vivants qui écrivent chaque jour l'histoire de leur vie, et pour les endroits les plus reculés, de leur village. Aarnis contemplait avec un grand sourire cette vision de la dépravation pure et simple de l'humain. D'aucuns rajouteraient "et volontaire" mais non ne se met pas dans ces états là par malchance ou accident...

Bref notre beau jeune noble dégustait sa boisson maltée toujours en riant lorsqu'une voix forte et bien connue se fit entendre, beuglant un sobriquet aussi enfantin que ridicule mais que le propriétaire de la voix semblait affecter. Ce n'était autre qu'Altiom le nouvel mais non moindre ami du beau blond. Ils avaient tout deux fait connaissance lors d'un combat qui restera sans nul doute dans les annales (bien aidé par l'incendie qu'il a provoqué il faut bien le dire). les deux compères s'étaient tout de suite entendus et Altiom avait proposé un projet fou au jeune noble lui prouvant par la même occasion qu'il avait pleinement confiance en lui malgré la "fraîcheur" de l'amitié. Peut être était-ce la folie (ou le bénéfice?) qui l'avait attiré, en tous cas Aarnis avait accepté sans hésiter.

Le résumé des préparatifs fini, le visage d'Altiom se fendit d'un très large sourire. Aarnis l'imita, ajoutant sa petite touche perso, c'est à dire un cul sec du délicieux alcool (certains diraient qu'il l'a massacré mais on s'en fout).

- TAVERNIER! beugla Aarnis, la même pour mon ami. Quant à moi donnez moi deux bouteilles de votre meilleur Rhum ainsi que deux de ce délicieux breuvage que vous venez de me servir.

Il regarda ensuite Altiom :

- J'ai des projets pour ce soir.

Et le même rictus carnassier que celui qui venait de fendre le visage d'Altiom quelques secondes auparavant, vint s'afficher sur le beau visage d'Aarnis.
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeVen 15 Juil 2011 - 17:31

Sitôt arrivé, Altiom se vit embringué dans une nouvelle beuverie! Il n'avait beau pas être contre, même de grand matin, ils avaient quelques affaires à régler avant de pouvoir fêter dignement la réussite de leur projet.
- Gardez ces bouteilles au frais nous reviendrons honorer notre commande plus tard, mon brave! Il se tourna vers Aarnis: pour l'instant nous devons nous occuper d'assurer l'avenir de notre investissement, et nous avons toute la journée pour ça. Les réjouissances n'auront pas à attendre bien longtemps. Le voyageur siffla son verre cul sec et secoua vivement la tête: AAAAH! On risque de pas mal négocier aujourd'hui, j'dois avouer qu'il faut bien ça pour se donner un peu de courage!
Les deux camarades sortirent alors de la gargote, prêts à entamer cette journée sous le signe de la réussite. Le vagabond expliqua son plan sur le chemin du chantier, plus loin dans les terres: (...) la clef du succès, c'est de présenter notre taverne comme un lieu de divertissement honorable, respectable, voire raffiné, sortant du lot parmi tous les bouges infâmes et dépravés qu'offre l'île, tout en fournissant officieusement les services et plaisirs libertins de tout établissement un brin déluré qui se respecte. Les deux aspects positifs, sans l'image négative en somme. Il s'arrêta alors que le chemin formait une fourche et après un bref instant d'hésitation prit la piste la plus sauvage, à peine discernable. Il n'était jamais venu mais le chantier se trouvait hors de toute agglomération, sans être pour autant difficile d'accès, à pied ou à cheval. Alors que les bois se faisaient plus dru à mesure de leur avancée, Altiom reprit: mais si on veut s'assurer un départ fulgurant, je pense qu'on sera forcé d'user d'autres méthodes. Dont certaines pas exactement licites. J'ai déjà pas mal d'idées en tête, mais pour aujourd'hui on pourra se contenter de se réserver la meilleure équipe de toute l'île. Et par là j'entends la fine fleur des serveuses, histoire qu'elles attirent au moins autant de clients que la boisson.
Les investisseurs sortirent du couvert des arbres au milieu d'une prairie en pente douce jusqu'à une petite rivière bordée par la forêt sur l'autre rive. Au-dessus d'elle, dans le lointain, se dessinait l'unique mont de Nelen. Un campement fortifié d'une taille conséquente les attendait, ceinturé par d'imposantes réserves de poutres, pierres taillées et autres matériaux. L'un des ouvriers, surgi de derrière une tente, vint à leur hauteur: heh vous avez d'jà inspecté le camp on a toutes les autorisation! C'est un vrai cabochard vot'échevin ma parole?
- Voilà bien une étrange façon d'accueillir vos généreux employeurs. N'est-ce pas Aarnis? fit-il en affichant une moue faussement hautaine sur un ton trompeusement dédaigneux.
- Eeeh... merde. Z'allez pas me virer hein?
- Hm... pas en ce qui me concerne. Il se tourna vers le sieur d'Ack.
- Ma foi... Je n'ai pas pour habitude de me laisser insulter de la sorte, commença celui-ci en se triturant le menton. Je crois ne pas avoir d'autre choix... Le visage du maçon se tordit en une grimace suppliante, terrifiée. Hmm quoique... Une lueur d'espoir traversa sa face. Non, je crois y être contrains fort malheureusement. L'artisan ne put s'empêcher de hocher de la tête en marmonnant, se laissant envahir par l'angoisse que lui inspirait la pensée d'être coincé sur cette île, sans un sou en poche. Boah... allez c'est bon je te garde.
- Je vous serais gré de nous conduire vers le chef de chantier mon bon sir, s'empressa d'ajouter ce cher Alty, coupant son interlocuteur en plein soupir de soulagement. Ce dernier opina alors du chef et les conduisit jusqu'à la plus grande tente, tente qui tenait d’ailleurs plus du chapiteau qu'autre chose, toute en fines broderies dorées et autres tissus rutilants.
Passé le seuil, un intérieur tamisé, presque sombre, se révéla à nos deux amis. Une véritable couche de croquis recouvrait tout le parterre et l'on reconnaissait tout juste les motifs stylisés de pourpre et d'or qu'elle occultait. En guise de mobilier se dressaient une simple table sur lequel était disposé un écritoire dont le contenu avait été savamment dispersé alentours, histoire de parfaire le foutoir ambiant. Une commode au bois noirci par les âges et l'humidité trônait dans un coin, ses tiroirs débordant de parchemins bourrés à la va-vite. Et au centre se tenait un homme, profondément plongé dans la lecture d'un compte-rendu des ressources disponibles. Ses invités attendirent poliment qu'ils daigne ranger son monocle et leur jeter un coup d’œil. Ils attendirent encore. Encore. Encore et... encore. Encooooore. Altiom se racla bruyamment la gorge pour accélérer le processus, mais n'eut pour seule réponse qu'un froncement de sourcil courroucé et un geste de la main aisément traduisible par "fchuiiit! va-t-en donc misérable foutriquet! Pchû!". Les nobliaux échangèrent des regards interloqués.

- Oui j'avais oublié de te prévenir, il est un peu... disons original, chuchota l'Ydrilote, puis il s'approcha de leur hôte et tendit sa main qui se mua en marionnette, juste entre son long nez fin et ses notes. Prenant une voix nasillarde et bouffonne: BIEN L'BONJOUR MON CHER BERTERIUS! Le-dit sieur sursauta en laissant échapper un cri suraiguë.
- MAIS VOUS ÊTES FOU?!
- Oh oui!
- Vos gracieux employeurs, en chair et en os.
- Huuuuhu... Je m'attendais à ce genre d’excentriques après avoir reçu votre lettre. Une taverne-forteresse! Quoi de plus malséant je vous l'demande?
- Hm je dirais, à tout hasard, votre conduite? Mais du moment que l'on vous paie, je suppose que vous ferez fi de la "malséance".
- Sachez, triste seigneur, que l'artiste que je suis n'a que faire de vos misérables bouts de métaux miroitants! Mon âme vit de mes créations, c'est par la concrétisation de mon imagination que je la nourris, non point avec v-
- En attendant ton imagination tu vas la nourrir avec les trois prochains mots qui vont franchir tes coquillards: ferme, ta, gueule. Altiom approuva du chef, content d'avoir échappé à ce qui promettait d'être un interminable monologue pédantesque à souhait. Et tout simplement heureux d'avoir pu assister à l'expression profondément outragée de l'architecte.
- Trêve de mondanités, nous étions venus vous informer que votre paiement se trouve à Beurgouan. Une moitié à la Belette Ballotante, l'autre sous la garde d'un certain Gildebert, capitaine du Vigile.
- J'enverrai un ouvrier vérifier vos dires et lancerai les travaux une fois ceux-ci confirmés.
- Bien entendu. Le jeune homme changea à nouveau sa main en marionnette: ALLEZ, A LA R'VOYURE! et s'éloigna sous le regard médusé du dénommé Berterius.
Berterius:
 

La matinée était bien avancée lorsque nos deux protagonistes parvinrent après quelques minutes de marche à la ville voisine, de loin plus importante que Beurgouan: "Port-du-Prince-du-Sang". Les terres où se situait le chantier étaient sous sa juridiction, à l'instar de la future concurrence de l'établissement. Altiom le savait, c'était en préparant aujourd’hui même le futur qu'on s'assurait des lendemains victorieux. Les travaux n'avaient peut-être pas encore débuté, mais la compétition pouvait dors et déjà commencer.
- Aarnis, je t'ai parlé tout-à-l'heure de l'importance de nos serveuses, mais j'ai probablement omis de te prévenir que je comptais faire d'une pierre deux coups. Les meilleures sont déjà prises, mais il y a fort à parier qu'elles préfèreront travailler dans la future auberge la plus propre et sécurisée de Nelen que dans les taudis qui emplissent les rues. Et nous convaincrons les plus réticentes en leur faisant part du salaire moyen en vigueur par chez nous. Avec deux sourires charmeurs en prime, petit bonus de la maison. Il marqua une pause alors que se révélaient à eux les rues crasseuses et sémillantes de la cité. Ooh je connais d'ailleurs la candidate idéale au poste! Viens, suis-moi!
Altiom était déjà venu ici voilà un peu plus d'un mois, à bord de l’Écarlate, navire amiral de la flotte péninsulaire, rien de moins, en tant que marin -et accessoirement amant de l'amirale. Une heureuse rencontre ne venant jamais seule, il avait aussi fait la connaissance d'une jeune femme travaillant dans l'un des bouges du coin... plus par défaut qu'autre chose à vrai dire. La persuader de rejoindre leur équipe serait un jeu d'enfant... théoriquement.
Le noble déchu guida son camarade jusqu'à cette bâtisse, jadis siège d'une exquise entrevue, et de la beuverie qui s'ensuivit: l'Auberg'Inn, savant jeu de mot à n'en point douter. D'un pas décidé, ils entrèrent, tels deux conquérants vainqueurs avant même l'heure où sonne le cor de guerre. Ne tardant pas à retrouver ses marques, le sans-logis balaya vivement la pièce des yeux sans apercevoir la raison de sa visite, l'endroit était désert en cette fin de matinée.

- Ninis, reste-là et engage les hostilités si tu repères la fille que nous cherchons: nez en trompette, tâches de rousseur, cheveux roux, de grands yeux bleus et des atouts à donner une turgescence à un prêtre. Il se dirigea alors vers l'arrière-salle, mal éclairée et sordide, et ce malgré tout les efforts de la ménagère qu'il aperçut derrière une table... pas une simple ménagère.
- Holà? La jouvencelle leva prestement la tête, le visage couvert de poussière.
- Vous êtes bien matinal pour venir prendre votre cuite, lança celle-ci après quelques seconde. Eeeh mais je vous reconnais, c'était vous le joyeux luron de l'été dernier! Alors? C'est votre patron qui vous a renvoyé ou votre femme qui vous a surpris à trousser la ribaude? Altiom, s'il s'était aisément remémoré le délicieux minois de la serveuse, avait en revanche oublié qu'elle était loin d'avoir sa langue dans sa poche. Il ne put réfréner un long rire franc devant la question de son interlocutrice.
- Non, non rien de tout cela, je n'ai jamais eu ni l'un ni l'autre sur le dos.
- Très judicieux comme choix, j'aimerais avoir votre chance...
- Vous voulez dire que vous... avez une femme? demanda le nobliau, choisissant la plus fantaisiste des deux options, bien évidemment.
- Mais... non! Un patron! s'offusqua-t-elle. Si je nettoie ce bousin c'est pas de bonne grâce.
- Oh, oui, bien-sûr. Je laisserai mon imagination débordante sur le pas de la porte la prochaine fois.
- Y a pas de mal. Bon, vous êtes là pour quoi au final?
- A vrai dire, pour vous.
- J'ai déjà assez d'un tenancier sur le dos, si en plus j'dois me coltiner un blanc-bec...
- Nous nous sommes mal compris, je me propose justement d'être votre nouveau patron. Nous allons ouvrir d'ici peu une nouvelle taverne, à quelques minutes de marche de la ville, mon partenaire et moi. Rien à voir avec ce taudis, qu'il s'agisse du cadre, de la sûreté ou du salaire.
- Allez-y faites-moi rêver.
- Cinquante écus. Par jour. La jeune femme soupira de déception et retourna à ses basses œuvres.
- J'vous ai dit de me faire rêver, pas de me conter monts et merveilles. Si c'est pour vous foutre de moi, même pas la peine de gâcher votre salive, j'suis immunisée depuis le temps.
- Très bien... quatre-vingt. Elle releva la tête.
- Attendez, vous êtes sérieux? Altiom opina du chef. Ma foi quitte à être prise pour conne, je veux bien vous donner ma parole, quatre-vingt écus quotidiens ça se refuse pas pour un travail de merde comme çui-là.
- Oh il aura tout du paradis vous pouvez me croire, rétorqua le voyageur sur un ton conciliant. Alors j'ai votre parole?
- Et comment, sir!
- Parfait. Je vous recontacterai très bientôt, bonne journée... hm... je me rends compte que je ne connais pas même votre nom.
- Zoé.
- Altiom, enchanté. Passez une excellente journée mademoiselle. La jouvencelle eut un sourire gêné, personne ne l'appelait jamais de cette façon.
Reparaissant dans la salle principale, le nobliau héla son compère, tout guilleret:
Altiom 1 - Aarnis 0! Je te laisse te charger de recruter la prochaine!
Zoé:
 
HJ:
 


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 19 Déc 2011 - 6:46, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeDim 17 Juil 2011 - 2:37

Recruter la prochaine... Voilà qui avait de quoi réjouir Aarnis : faire concorder plaisir et travail, chose qui n'arrive que rarement dans une vie. Aarnis écuma donc les bars et bouges de Nelen, l'Île d'Aetius. Ce n'était au final pas chose aisée que de choisir une deuxième "serveuse et plus si bourse déliée", jolie (là n'était pas le problème les tavernes regorgeant souvent de trésors de beauté insoupçonnés et insoupçonnables) mais surtout consentante. Aarnis et Altiom ne feraient jamais "travailler" une serveuse contre son gré, question d’éthique.... et de rendement (ne nous voilons pas la face : une partie de jambes en l'air pour les personnes "normales "est toujours plus agréable lorsque le (ou la) partenaire est d'accord. Apres les goûts et pratiques divergent mais globalement le viol est mal vu et mal accepté dans les contrées civilisées. Sur ces joyeuses pensées, bien aidé par le rhum (excellent au demeurant) Aarnis commençait à désespérer de trouver la perle rare lorsqu'il tomba littéralement sur le cul : une beauté a vous couper le souffle passa devant lui, fit quelques pas et revint se planter devant lui :

- Je peux vous aider bel Apollon? demanda-t-elle d'une voix suave qui donna la chair de poule à Aarnis.
- Je vous parie une nuit que c'est moi qui vous aiderait, répondit-il de but en blanc surprenant de fait la splendide créature.

Il ajouta à son indécence un baisemain mal placé dans un établissement de cette envergure. la jeune femme rougit comme une pivoine et cacha son malaise derrière un gloussement délicieux aux oreilles de notre séducteur. Il glissa une bourse pleine à la jeune femme et lui dit :


- Dites à votre patron que vous le quittez et vous recevrez le double, dit-il avec un clin d'oeil si appuyé qu'il eu peur qu'il ne se rouvre jamais.

*Etant donné que certaines personnes sensibles lisent ce post nous préférons passer sous silence les évènement qui s'ensuivirent. Pour votre information sachez que le plus fatigué des deux ne fut pas celui qu'on eut pu croire de prime abord. Enfin pour les demoiselles qui désireraient vraiment savoir ce qui se passa, sachez qu'Aarnis est ouvert à toutes les propositions (Boîte à MP ouverte ceci n'est pas une blague)*


Apres cette folle nuit, Aarnis rejoignit son acolyte à l'endroit prévu :

- La parité est rétablie, à la fin de l'envoi je touche! fit il mimant une attaque, se fendant. A vous de reprendre l'avantage cher ami, dit il un sourire qui s'étendait d'une oreille à l'autre accroché au visage.


Aleandra:
 
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeDim 17 Juil 2011 - 18:01

Voilà plus d'une heure que le duo de choc tournait en rond dans Port-Sanglant. Une série de gargotes plus infâmes les unes que les autres se déroulait sous leurs yeux. Le manque de budget des colons se faisait ostensiblement ressentir... ou était-ce leur manque de goût? Dans les deux cas, rien n'enjoignait Altiom à goûter au moindre breuvage que pourraient servir tous ces bouges.
Et ce fut au fil de ces réflexions que les deux futurs tenanciers débarquèrent dans un énième établissement, sans s'attendre à quoi que ce soit de plus ici qu'ailleurs. Or une fois de plus la vie leur rappela qu'elle pouvait les émerveiller à tout instant, à tout endroit, même les plus improbables -non il ne s'agissait pas de la plantureuse serveuses au-delà de toute description, ça, c'était l'affaire d'Aarnis, mais d'une boisson extrêmement rare qu'adulait tout particulièrement le vagabond nanti- planté devant l'affichette des plats et alcools, il étouffa un cri de surprise et se précipita au comptoir:
UN GÉNIPI AUBERGISTE! ET QUE ÇA SAUTE! Il finit tout-de-même par apercevoir son compère, accoudé à un "comptoir" d'une toute autre nature. Aux vues de son sourire béat, il avait convaincu sa charmante partenaire. La théorie de nobliau se révéla exacte: le patron de la taverne ayant viré du blanc au rouge, en passant par à peu près toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, lorsque son employée était venue lui toucher deux mots, très probablement pour lui signifier sa défection. Altiom avait bien précisé que les futures employées ne devaient que promettre de quitter leur besogne respective, pas passer à l'action le jour-même. Mais lorsque la jouvencelle suivit son ami à l'étage, il comprit qu'il comptait aller plus loin que le simple recrutement. Bon, il en aurait pour un quart d'heure, le temps de siroter sans se presser sa liqueur... (et nous ne parlons pas là de la serveuse, mais bien du voyageur et de son verre, que les choses soient bien claires, pas d'ça chez nous).
Vingt minutes plus tard, personne n'était redescendu de l'étage, mis à part un rat instantanément pris en chasse par le patron furibond, désireux de passer sa colère passagère sur autre choses que ce qui restait de son équipe. Le verre de génipi s'était inéluctablement vidé, malgré les efforts de son propriétaire pour ralentir la descente.
Aarnis... tu pourrais pas penser à autre chose que t'amuser pour une fois, marmonna le pilier de bar pour lui-même. Bah, autant mettre ce temps libre à profit! Il sortit prestement du bâtiment après avoir laissé quelques piécettes sur le zinc et fit son possible pour repérer les rares panneaux, à la recherche de la rue principale. La présence militaire était plus importante qu'à l'accoutumée, il avait dû se passer des choses ici et il serait bon de s'en enquérir à la prochaine halte. Prochaine halte qui ne se fit pas attendre bien longtemps: s'arrêtant devant l'une des plus imposantes bâtisses de la cité, le chasseur de têtes en herbe inspira un grand coup. S'il voulait trouver les meilleures serveuses de l'île, il n'avait qu'à chercher dans la meilleure auberge de l'île. Et il se trouvait justement sur son seuil: au "Preux Lépreux".
Une fois à l'intérieur de la cathédrale de l'ivrogne, le nobliau ne put retenir un soupir de stupeur: la salle principale débordait de tables, de chaises, de verres (et de clients) et pas moins de trois bars desservaient tout ce beau monde. Des lustres majestueux -probablement les uniques exemplaires présents sur toute l'île- pendaient au haut plafond, qui n'était que le plancher d'un étage supérieur abritant chambres et filles de joie.
Cela prit dix bonnes minutes à Altiom pour repérer les trois travailleuses les plus efficaces -pas les plus mignonnes non, ça elles l'étaient toutes- parmi toute l'équipe de l'établissement. Et dix de plus pour se rendre à l'évidence: elles excellaient toutes trois dans leur domaine, aucune ne surpassait vraiment les autres. Mais il fallait bien choisir, et alors qu'il s'apprêtait à recourir à l'infaillible méthode du plouf-plouf, la plus proche des jouvencelles s'adressa à lui de sa voix chantante:
bien le bonjour mon bon sir, vous êtes là pour une chambre ou un simple verre? Elle le fixait intensément de ses yeux turquoise aux lueurs malicieuses. Tout son être reflétait la joie simple et l’innocence.
- Juste un renseignement, si cela ne vous dérange pas.
- Bien-sûr.
- La présence militaire s'est accrue depuis ma dernière venue sur Nelen, j'ai loupé quelque chosse il me semble?
- Oh, oui. Il y a toute une flotte Mervalloise qui a débarqué le mois dernier. Ils nous ont fauché la ville sans combat. Mais de toutes façon on n'aurait probablement pas réussi à la défendre. C'était là une nouvelle intéressante... Altiom n'avait jamais eu de préférence entre Scylléens et Mervallois, mais une opportunité d'assurer un avenir tranquille à sa petite affaire se présentait à lui, il aurait été idiot de ne pas la saisir: si Aarnis et lui aidaient les détenteurs premiers du port, ils pourraient négocier en retour la non-ingérence des futurs vainqueurs dans leur entreprise commune.
- Les choses vont peut-être changer ici dans peu de temps.
- Que voulez-vous dire?
- Votre seigneur-
- Aetius, précisa-t-elle.
- ... doit l'avoir mauvaise j'imagine?
- Ce n'est pas un port majeur mais pour Nelen c'est déjà une ville d'importance. Oui, j'imagine qu'il désire la reprendre.
- Il ne sera peut-être pas seul dans sa lutte, prophétisa le noble déchu, se donnant un air mystérieux presque comique.
- Vous? Mais avec quelle armée? Altiom regarda longuement la jeune femme. Elle irradiait d'une naïveté touchante, mais il ne s'agissait peut-être que d'une apparence.
- Celle... d'une famille brisée. Je regrette, je ne peux pas vous en dire plus.
- Oh, non il n'y a pas de mal. Tous ces conflits me dépassent de toutes façons. Vous avez besoin d'autre chose?
- Eh bien, oui, peut-être avez-vous entendu parler d'un chantier à quelques minutes d'ici?
- Oui! Oui, j'ai reçu quelques uns des hommes qui y travaillent. Il y en a un qui m'a particulièrement marqué, un certain Berterius. A chaque fois que je passait à côté de leur table, je l'entendais parler, parler, parler, et ceux qui mangeaient avec lui tiraient des gueules de six pieds de long! Elle pouffa de rire, incapable de se contenir à cette souvenance.
- Il a toujours eu du mal à se faire comprendre oui, mais dites-moi, savez-vous ce qu'ils construisent?
- Une... taverne je crois? Berterius en parlait comme d'un projet des plus passionnants.
- C'est surtout sa paie qui le passionne croyez-moi. Écoutez, si je vous réservais une place de choix parmi l'équipe de ce futur établissement, quelle serait votre réponse?
- Vous êtes son commanditaire? Il opina du chef. Oh je... C’est très... J'ai déjà ma place ici...
- Dans la meilleure auberge de toute la ville... et qui le restera jusqu'à ce que la mienne ouvre ses portes.
- Je ne peux pas vous croire sur parole, si je quitte cet endroit maintenant ils me remplaceront aussi sec et je finirai à la rue.
- Je ne vous en demande pas tant, rassurez-vous. Venez juste jeter un œil lors de l'inauguration pour vous faire une idée.
- Et bien... soit. Ça ne risque pas grand chose. Le nobliau se leva, le sourire au lèvre.
- J'ai déjà hâte, et il se dirigea vers la sortie en ajoutant: oh, et le salaire journalier sera de 80 écus! sans même se retourner pour voir la stupéfaction sur le visage de sa future recrue.
Lou:
 
Après toute une journée à inspecter la moindre gargote du bourg, et toute une nuit à en faire la tournée avec quelques partenaires de beuverie, le vagabond nanti se réveilla dans une... chambre? C'était bien la première fois qu'il se retrouvait dans un lit et non une ruelle sordide un lendemain de cuite. Enfin, il laissa ce mystère de côté et entreprit de se rhabiller. Se rhabiller? Il n'avait pas souvenir de s'être mis en braies? Bah... il n'avait pas souvenir de quoi que ce soit, et trop mal à la tête pour essayer d'y réfléchir.
Descendu en bas, il reconnut le cadre du bouge où Aarnis avait passé sa journée, et très vraisemblablement sa nuit. Celui-ci l'attendait d'ailleurs dans la salle:
la parité est rétablie, à la fin de l'envoi je touche! A vous de reprendre l'avantage cher ami.
- Hoho! Que tu crois vil manant! Il feignit une esquive et un coup de taille: j'ai moi aussi profité du temps que tu m'as laissé, je mène toujours la danse mon cher Ninis! Il attendrait que la quatrième "serveuse d'élite" soit recrutée pour annoncer à son acolyte la suite des opérations.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 19 Déc 2011 - 7:03, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeLun 18 Juil 2011 - 19:04

Ayant été le deuxième dans leur folle course, Aarnis se devait de conclure en beauté. Il recommença donc à chercher et chose assez inhabituelle pour être notifiée tomba du premier coup sur la perle rare. L'ayant remarquée il se tourna vers Altiom et lui précisa :

- Au fait c'est Aléandra qui m'a traîné dans la chambre et non l'inverse! 'Sacré nympho c'te fille! Ceci étant désormais clair je te laisse j'ai du pain sur la planche! dit-il avec un ultime clin d'oeil.

Ladite serveuse était une blonde aux yeux bleus; peut être était-ce le fait qu'elle lui rappelait le pays qui inclina son choix vers elle, toujours étant que ce fut elle qui l'aborda... Comme son activité professionnelle le lui imposait!


- Bien le bonjour monseeiigneuur, dit elle avec un fort accent, je vous seeert quelque chose, Ou vous préférez ma main en guise d'apéritif? continua-t-elle voyant que le beau blond la regardait avec insistance.

- Heiin? kesvoudites?demanda Aarnis pris en faute. Oh pour moi ce sera un rhum le meilleur que vous puissiez avoir. Et prenez vous quelque chose aussi et venez vous asseoir j'ai quelque proposition alléchante à vous faire. Rien de déplacé rassurez vous, ajouta-t-il promptement voyant le regard noir de la mégère. Puis-je savoir votre doux prénom?

- J'm'appelle Geermaiinne mon beau seiiigneuur.

*Flashback mais en avant*

- Et voilà! Recrutement complet! Quels sont tes plans maintenant Tyty?

Germaine:
 
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MessageSujet: Re: Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé]   Un vent de changement, prélude de l'ouragan [terminé] I_icon_minitimeMar 19 Juil 2011 - 14:28

L'astre diurne disparaissait lentement derrière l'horizon, enveloppant l'île d'une chape d'or chaude, son dernier baroud avant la fraîcheur de la nuit. Les premiers pas de nos deux entrepreneurs dans le monde des affaires étaient pour l'instant plutôt prometteurs, mais il leur restait beaucoup à faire.
- Et voilà! Recrutement complet! Quels sont tes plans maintenant Tyty?
- Hmm... maintenant que nous avons une base solide, je pense que nous pouvons nous attaquer aux choses sérieuses. L'auberge n'est peut-être encore qu'un tas de pierres et de poutres, mais le camp est assez grand pour accueillir tout un régiment. Si une guerre se prépare effectivement pour la reconquête de Port-Cinglant, il nous faut être prêts. Mon cher Aarnis, il est temps de rameuter le "service de sécurité" de la taverne. Il réfléchit un instant et reprit: de ton côté ça devrait être vite réglé, un bataillon d'hommes d'armes de ta châtellenie sera suffisant. Quant à moi, je vais retourner en Ydril, retrouver les partisans de ma famille. Enfin ce qu'il en reste, j'imagine que la plupart ont quitté la garde alors que ma lignée s'éteignait pour être supplantée par celle des Systolies... Quoiqu'il en soit, il nous faudra acheminer les troupes via Beurgouan. La cité est de loin trop surveillée pour nos manœuvres.
La petite ballade de santé prit fin devant le campement fortifié. La construction avait débuté, des tranchées, déjà profondes, ne cessaient d'être cavées, partout l'effervescence, les ordres aboyés, les heurts de la roche et du métal, les craquements et les grincements du bois, comme tant de prémices de la tempête à venir.
Les sieurs d'Ack et d'Ydril prirent alors la direction du bourg qui avait assisté deux jours plus tôt à leur arrivée.
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