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 Armées des Terres Maudites

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Armées des Terres Maudites   Ven 22 Juil 2011 - 8:33

J'ai fait ça un peu vite, donc ni mise en page ni image pour le moment. Par contre je me suis lâché sur la contextualisation, désolé. :mrgreen:


Longtemps soumise à une lignée incontestée, Scylla fut longtemps paisible. Pendant quelques siècles, une période située entre la conquête des cités-Etats de la côte de Sel et l’extinction de la maison de Pharem, une paix uniquement troublée par quelques rébellions des seigneurs de la brande et des guerres de course avec les puissances voisines s’était établie. Tout changea il y a de cela une génération, lorsque les comtes, sans héritier, furent trahi par les patriciens des cités libres du littoral. Guillaume de Pharembourg fut alors assassiné, sa famille massacrée. Mus par le souvenir d’une ère passée où leurs ancêtres étaient maîtres de leur destin politique, les grandes familles de la côte tentèrent de reprendre leur indépendance par les armes. Mais c’était sans compter les seigneurs de la brande, connus pour leur antipathie envers leurs voisins du sud. Ces derniers, soutenus par le duc de Langehack et ses troupes, se jetèrent dans la bataille pour venger la maison de Pharem et mater la révolution du patriciat marchand. Pendant plus d’une décennie, le pays se retrouvait sa tête. Trêves, batailles, sièges et coups de mains se succédèrent entre les Pharem et les cités libres. La guerre se conclut lors du sixième siège de Daffodils, où le parti belliciste des cités libres, porté par l’Ordre de saint-Clèle, fut anéanti lors de la prise de la ville. La côte se soumit de nouveau au duc. Mais si les batailles rangées et les mois de sièges s’achevaient, les troubles ne cessèrent pas. L’absence d’un comte, la faiblesse des régents, la soif de vengeance des anciens ennemis se traduisirent en pamphlets assassins, en carreau d’arbalète décoché à la diable dans les avenues des cités, en coteries d’armes, j’en passe et des meilleurs.

Quinze ans se sont écoulés depuis le sixième siège de Daffodils. Le temps et la lassitude referment peu à peu des blessures encore vives, et la haine entre littoral patricien et nord féodal s’est mué en suspicion et en mépris. Rien n’a vraiment changé dans les terres maudites, et les armées, si elles sont de nouveau unies sous une même bannière, celle d’Hannibal de Roch puis d’Aetius d’Ivrey, comtes de Pharembourg, leurs dispositions sont spécifiques à leur histoire et leur culture. Ainsi, on peut distinguer trois grands types de troupes à Scylla, celle de la brande scylléenne, celle des cités libres et celle du comte lui-même.

Les pendards de la brande
La brande est une région reculée et inculte. Elle désigne, dans le langage courant, les terres au nord de la Gliève, que les cités libres considèrent comme la limite entre civilisation et barbarie. Car en effet, ce pays est difficile et gibbeux. Apprêté de pinèdes et de châtaigneraies, il se constitue d’une succession de collines escarpées ; hérissé de fermes fortifiées et de châteaux trônant sur des pitons, ou installé sur le flanc étroit d’une gorge, sa pauvreté en a fait un des recoins les plus dangereux et les moins visités de la Péninsule.
Ces arpents de mauvaise terre, de denses forêts, de chemins sinueux et de pâtures désolées sont commandés par une petite élite de chevaliers qui, lorsqu’ils ne se chamaillent pas un bout de clairière, s’adonnent sans honte au brigandage. C’est que, dans ces collines, la rapine est devenue un moyen comme un autre d’arrondir les fins de mois, une tradition à laquelle participent serfs comme chevaliers. Il n’est donc pas rare de voir un petit seigneur haranguer ses gens et soulever la roture pour se jeter sur les voies des alentours. Aussi, les gens de la brande traînent leur mauvaise réputation dans les gras pâturages de Missède, harcèlent les barges et les hameaux du Dour et descendent dans le sud scylléen, aux alentours de la Gliève. Certains, qui font preuve d’un véritable talent pour la petite guerre et les raids, finissent tout bonnement par faire de ce passe-temps leur métier, et on les retrouve assez fréquemment dans des troupes régulières ou à bord d’un boutre de la flibuste. Et si la grande majorité n’exerce que de façon saisonnière ou ponctuelle, on se doute bien que les chevaliers et leurs gens accourent sans grogner lorsque ban et arrière-ban sont convoqués.
[[P]650 chevaliers ;
[C]800 piqueniers, vougiers et autres piétons et cavaliers hétéroclites.
[C]1000 arbalétriers et archers. )

Les ordres mogarites des cités libres
La désignation de « cités libres » remonte à plusieurs siècles de notre Cycle, lorsque la côte de sel fut victime de l’invasion d’une peuplade venue de l’est. Celle-ci subjugua le littoral et ses habitants, fondèrent des cités-Etats et se lancèrent à l’assaut des côtes voisines, si bien que cet agrégat de petites thalassocraties s’étendit, à son âge d’or, de Sharas à Soltara. Finalement, ces cités libres tombèrent une à une sous les coups des princes des pays qu’elles avaient envahi. Les cités libres de Scylla quant à elle, affrontèrent longtemps les armées du duc de Sephren et de ses auxiliaires, les ordres mogarites, véritables guerriers prosélytes. Les cités tombèrent finalement, et beaucoup furent détruites. Les autres furent partagées entre le duc et les ordres.
Ces derniers, au cours d’un métissage culturel et religieux ainsi que l’intégration des élites au sein de leurs Sanctuaires, devinrent une institution incontournable du comté et un appui puissant du patriciat. Peu à peu, les ordres devinrent un organe important au sein des villes, dont la première fonction était celle de soldats de la cité. On peut souvent les voir à bord des galées, en véritables chevaliers des mers, pour protéger les lignes des actes de pirateries, mais également sur les champs de bataille au côté du comte.
Voués à la guerre, ces moines disposent d’un bon matériel et s’ils font des adversaires redoutables sur le pont d’un navire, leur préférence pour le combat à pied empêche les armées de renforcer leur cavalerie avec ces troupes. Ils sont souvent surnommés les falots, à cause du falot souvent fixé sur leur épaulière, leur servant à disposer d’une source de flammes en permanence, mais, plus communément, la Longuégide, car beaucoup d’entre eux disposent de longs boucliers. On retrouve dans leur rang beaucoup de soldats jouant de différents marteaux de guerre.
[[P]750 moines.]

Les reîtres du comte
Il y a quelques générations, alors que le patriciat des cités libres imposait son hégémonie jusqu’à la Gliève, le comte décida de s’octroyer le monopole des salines de Scylla afin d’éviter de dépendre entièrement des marchands de la côte. Seul maître de l’or blanc, il l’imposa au gré des guerres et des faillites. La ressource fut bientôt gérée par les saulniers du comte et protégée par une armée nouvelle placée sous les ordres directs de ce derniers: les reîtres comtaux. D’abord simple ramassis de mercenaires à la botte du seigneur, ces troupes devinrent rapidement un atout de force face aux chevaliers de la brande et aux moines des cités libres
Âmes damnées de la maison comtale, ils opèrent tant sur ses terres que sur ses galères, et lorsque l’on croise ces cavaliers, on sait que les intérêts personnels de leur seigneur sont en cause. L’armée perd peu à peu son simple rôle de gardiens des salines : elle est placée en garnison dans châteaux du comte, dans les villes insoumises, etc. Au fil du temps, les mercenaires font place à des soldats réguliers, souvent fils des précédents, mais on retrouve beaucoup d’aventuriers et de filous étrangers à Scylla, tant des gens de la brande que des Ydrilotes et des Thaaris, et, en effectif beaucoup plus élevé, des Arétrians, reîtres parmi les reîtres.
[[P]650 reîtres.]

La marine de guerre
Traditionnellement très ancrée dans le commerce maritime du fait de son héritage historique, Scylla dispose d’une importante flotte de commerce, flotte qui va croissante depuis les accords passés avec Ydril, leur donnant le monopole des lignes commerciales ydrilotes sur tout le Langecin. Cependant sa flotte de guerre n’est pas très étendue. La marine permanente s’élève à une dizaine de dromons, le reste de la flotte du comte est souvent utilisée à un usage purement commercial lié à ce qu’on appelle dans les cités libres : le système des carats, véritables mises aux enchères des voyages opérés par les galées comtales. Ainsi, les galéasses, qui comptent le gros de la flotte, sont souvent en mer. Cela permet de dégager d’importantes marges réduisant le coût des bâtiments militaires, mais empêche Scylla de disposer à tout moment de la totalité de sa flotte de guerre.
En plus de cela, le comte dispose de quelques demi-douzaines de fustes, bâtiment léger servant, en tant de paix, d’agent de liaison avec les autres grands ports, mais également de marine postale, de transport de cargaisons secrètes ou précieuses voire, tout simplement, de navire corsaire.


La marine de guerre dispose d'une dizaine de dromons. Le reste de sa flotte se composent de demi-galées et de fustes, bâtiments plus légers que les dromons, qui compensent - ou du moins essayent - leurs inconvénients face à leur grand frère en jouissant d'une vitesse et d'une maniabilité plus élevées ; ces deux types de bâtiments sert souvent à la piraterie ou à la sécurité des routes commerciales contre d'autres pirates et corsaires ; enfin, les fustes du comte, flotte postale et de renseignement par excellence, sont peinturlurés en bleu mer, à la mode des pirates levantins. La marine dispose également d'une demi-douzaine de galéasses, qui sert souvent aux voyages du comte ou à gérer ses affaires.

[15 Demi-galères de 30 marins : 450 marins.
13 fustes de 13 marins : 169 marins.
9 dromons de 60 marins : 540 marins.
5 galéasses de 70 marins : 350 marins.]



Le Caveau
Les Scylléens, comme beaucoup d’autres puissances maritimes de l’Olienne, durent équiper les bâtiments de guerre et certaines cités d’engins de siège. Le comte lui-même entretenait plusieurs trébuchets avec la guerre. Bien qu’ils ne soient guère efficaces dans la brande gibbeuse, la menace symbolique qu’ils véhiculaient rappelait à tous le droit de ban qu’exerçait le suzerain sur ses pays. L’évolution des flottes de guerre, poussant chaque seigneur à une course aux armes, motiva la présence des maîtres-balistaires et de leur machine de guerre à même les navires. Cependant, il fallut attendre l’arrivée d’Aetius d’Ivrey pour que les prémisses d’un génie militaire se réunissent.
Accompagné d’une cinquantaine d’engingneurs nains, le régent les établit dans les anciennes mines de sel mitoyennes à Bordefente, croyant ainsi ne pas les dépayser. Dotés de subsides et de servants-apprentis, cette communauté d’engingneurs fut bientôt affublée du surnom de Caveau. Si ces individus prennent avant tout part aux décisions publiques en tant que conseillers, architecteurs, engigneurs ou simples érudits, certains n’hésitent pas à suivre le seigneur en campagne ou à l’étranger, bien que, la plupart du temps, ils collaborent sur de nombreux projets, notamment des armes de siège, reproduisant des armes purement naines ou en s'inspirant des principes de ces dernières pour améliorer des machineries issues de la Péninsule.
[[P]150 balistaires et hommes du Cavot dont 50 engingneurs nains.
[C]550 conscrits, servants d’armes, etc.]

Milices des villes, pirates et autres traînent-savates de la côte de Sel.
([C]1000 hommes.)



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