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 Non loin d'un tertre

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 22:56

Aetius ne fut pas témoin des attentions post-coïtales d’une Aelalia paniquée, ni de ses silences qui en disaient gros, ni des ordres qu’elle donna pour qu’il se réveilla, affamé mais heureux de disposer de quelques pièces de viande. Non, il n’en fut pas témoin car, après avoir lâché sa petite phrase, ce cabotin sombra dans le plus profond des sommeils. A croire que perdre du sang en abondance réduisait l’énergie des êtres, hum. L’hypothèse aurait du bon être étudiée par docteurs et chirurgiens, mais pour l’heure, ce brave comte, qui avait donné ce qu’il eût pu donner à sa douce, ne rêvait pas de ça. D’ailleurs il ne rêvait pas. Il était encastré dans cet endroit sombre, sans passé ni futur que le poète appelle galamment le coma.

Oh ! Des heures passèrent comme des secondes et comme des siècles ! Et le guérisseur, ce pauvre bougre, s’échinait à protéger la vie du seigneur par sa magie, par ses prières à Néera et ses talents de guérisseur. Il n’y avait rien à faire, sinon veiller, lui redonner sa vigueur en puisant dans ses propres sources d’énergie. Ainsi, pendant de longues étapes, le guérisseur revenait à son patient et lui insuffler un peu de son énergie. Cela dura un bon moment, car le lendemain, lorsque la nuit tombait en cet automne un peu frisquet, Aetius se réveilla à peine. Il délira un peu, car des montées de fièvre l’avaient pris pendant la journée. Mais lorsqu’il sentit la main du guérisseur fatigué sur sa blessure, il se réveilla soudainement, se retourna et saisit le poignet de celui qu’il pensait être son ennemi. « Son corps… comme les épigones, il est tombé de la plus haute des tours… »

Notre aimable et rachitique guérisseur, qui s’y connaissait en délires (on disait d’ailleurs qu’il était un adepte de la teigne rouge), lui fit lentement lâcher son poignet et dit « Mais oui, mais oui, de la plus haute des tours, c’est ça, voilà, allez, du calme, vos blessures vont mieux, mais vous avez besoin de repos. » Et sans plus attendre, il se laissa aller à un brin de curiosité. Car, après tout, il était son chirurgien de fortune et vu le flot d’énergie qu’il lui avait transmis, il s’inquiétait autant pour lui que de perdre toute cette vie qu’il avait dépensé pour cet homme. « Dites-moi, jeune homme, savez-vous pourquoi vos plaies se sont rouvertes, il n’y avait pourtant aucune trace de… » « Ah ! les poulardes ! » s’écria le sire peu disposé à l’examen médical. Il se saisit de la volaille froide et dévorer le pauvre animal qui aurait hurlé s’il n’avait été mort. Lorsque le guérisseur se fut habitué à cette mangeaille à très grande vitesse, il répéta sa question. Aetius, sans rien lâcher à sa lutte, grogna un « l’effet des nouveaux astres, parfois mes blessures prennent plus de temps que souhaité », et sur ce mensonge plein d’aplomb et de crédibilité (les cas de blessures se rouvrant « miraculeusement » lors de la Malenuit avaient été légion), le prêtre pensa à tout ceci en prenant congé d’un prince qui, ayant fini sa pitance, s’essuyant les doigts où il put puis se saisit du vin, et en espérant, surtout, que les nouveaux astres reviendraient pas faire des leurs à son patient. Plus tard dans la soirée, même, lorsqu’il rencontra Aelalia, il la pria bien benoîtement d’envoyer une servante ou elle-même au chevet du jeune homme et de la prévenir si les plaies recommençaient leur manège.
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 22:59

Aelalia avait quitté le comte la veille au soir dans un piteux état. Toute cette journée, elle l’avait passé dans sa chambre, évitant toute confrontation avec son frère et sa mère depuis l’esclandre faite par Aetius. Dans tous les cas, son frère ne l’avait toujours pas fait appeler et elle ne comptait pas aller le voir de son propre chef. Jamais Julyan n’avait été aussi en colère envers elle, dans un sens cette situation l’attristait. Après cette journée, de repos, elle se décida à rendre visite à Aetius. Dans les couloirs qui la menaient vers la chambre du malade, elle rencontra le guérisseur, celui-ci s’entretint avec elle un instant, lui faisant par de ses observations.

« Il est réveillé et a mangé avec un appétit des plus voraces les plats que vous lui avez fait apporter. Il faut cependant continuer à le surveiller, je vous laisse ce soin ou bien confiez le à l’une de vos servantes. Ce jeune homme est vigoureux, il devrait se remettre d’ici quelques jours si les plaies ne se rouvrent pas. »

Remerciant le guérisseur pour ces bonnes nouvelles, la jolie blonde prit congé, lui promettant de le faire appeler au moindre problème. Aelalia ne fit pas attendre le comte plus longtemps, elle ouvrit la porte avec le plus de discrétion possible. Une fois dans la chambre, elle vit un Aetius boire goulument son vin. Ce spectacle lui arracha un sourire en coin. Même malade, ce prince ne perdait pas le Nord. S’avançant lentement vers le lit, elle le fixait de son regard aux teintes dorées.

« Je vois que le vin est un bon remède et que vous avez l’air de l’apprécier, à moins que se soit la soif ? J’aurais pu y verser un poison que vous ne vous en seriez pas aperçu. »

Aelalia était toujours aussi taquine ou tout simplement aimait-elle s’amuser avec lui. Une fois en face de lui, elle resta là, à croire que si elle s’approchait un peu plus près il y avait une sorte de risque. Le risque qu’elle lui tombe de nouveau dans les bras et donc que les plaies s’ouvrent de nouveau. Une distance de sécurité s’imposait donc.

« Le guérisseur m’a dit que vous auriez besoin de quelques jours encore pour vous remettre totalement. Vous allez donc devoir me supporter encore sauf si vous préférez que je fasse venir une servante qui se fera le plaisir de veiller sur votre santé. »

Il faut dire les choses comme elles sont, oui cette demoiselle était en train de le chercher par amusement toujours. Même si elle s’était inquiétée pendant cette journée, elle ne voulait pas lui montrer cette faiblesse qu’elle tentait de cacher d’une manière peut-être enfantine, mais que voulez-vous quelque part, cette demoiselle était toujours une enfant.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:07

Pris en flagrant délit, Aetius dégoulota soudainement vers se tourner vers la source de la voix. Trop occupé à sur l’aiguière, il s’était concentré sur sa gorge asséchée et le doux son que produisait la dive bouteille sur son œsophage aussi sec que le désert oriental. C’était Aelalia, rien moins que ça. Le damoiseau aurait pensé que, la honte bue jusqu’à la lie, la jeune blonde s’étoufferait avec, et qu’il ne la reverrait pas. C’est-à-dire qu’ils prenaient quelques risques à s’adonner aux joies du lit, et que si on les prenait sur le fait, l’un finirait émasculé et l’autre encouventée.
« Lalia ! » dit-il seulement, sa barbe rougeâtre de la vinasse, qui était aussi bonne que rafraichissante (?). Un sourire plein de dents régulières (c’était le don le plus précieux que lui avait offert Néera) s’étira en sa direction et il subit toutes les petites vexations de sa maîtresse avec la plus grande des placidités. Car, tandis qu’elle s’approchait à pas de loup de son homme, ce dernier se sentit ramené par une force nouvelle. La régénération effectuée par le talentueux guérisseur avait-elle fait ses effets ou bien était-ce, plus simplement, l’éveil du monstre qui lui redonnait vie et couleur ? Cependant, s’il fut amusé par toutes ses minauderies et qu’il semblait requinqué comme jamais, Aetius prit ombrage de la distance que la jeune femme mettait entre eux. Elle qui l’avait prié de la faire sienne la veille même se montrait bien froide, du moins dans ses gestes. Agacé par ce manque d’égard envers un homme qui s’était sacrifié pour son bon plaisir, il fit un geste et lui dit : « Ne soyez pas sotte, allez, venez. »

Aelalia, toujours d’humeur mutine, prétendit qu’elle avait trop peur qu’il ne se blesse de nouveau, minauda encore un peu, ce qui força un Aetius plus qu’outré à lui commander de venir. Elle fit un pas lent, ralentit encore son approche. Mais, lorsqu’elle fut assez proche, lorsqu’elle fut plus lente que jamais, Aetius la saisit à la croupe et vint l’asseoir près de lui. D’un coup, son sourire reparut, bien qu’il avait quelque chose d’un peu plus méchant.
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:10

Quand Aetius l’attrapa, Aelalia lui lança son regard le plus noir. Pour qui se prenait-il ? Certes, ils avaient partagé un moment de grande intimité, mais était-ce une raison pour la happer ainsi ? Elle resta ainsi, interdite, le fixant, un air faussement mécontentant sur ce visage aux traits si doux.

« Décidemment, vous reprenez vite du poil de la bête.»

Ce regard si dur mentait très mal, la demoiselle était heureuse de le retrouver en « pleine forme » et ce sourire qu’il avait eu à son égard l’avait touché, un sourire franc ou non qu’importe. Bien qu’elle se fût donnée à cet homme, Aelalia ne voulait pas qu’il la voit comme un corps dont il pouvait disposer à sa guise. Non pas qu’elle était tombée amoureuse loin de là, elle désirait qu’il la regarde d’une autre manière, mais de quelle manière exactement ? Assise à ses côtés, elle scrutait ce visage dont la barde était couverte de vin. Passant rapidement devant lui, elle attrapa de quoi l’essuyer et lui tendit le bout de tissu qui faisait office de serviette. Loin de lui, Aelalia se sentait presque puissante, mais une fois proche de lui, c’était une tout autre histoire.

Le regardant de haut en bas, la demoiselle était en train de se dire qu’un bain ne serait pas de trop. Oui, cette petite blonde était en train d’insinuer que le prince puait, en même ce n’était pas totalement faux. Avec diplomatie nous dirons donc que l’odeur qui émane de son corps n’est pas des plus agréables. Aetius baignait dans des draps souillés par son sang maintenant sec, et des suites de sa fièvre délirante, il suait comme jamais. Rien de bien attirant là dedans.

« Je vais demander à ce que l’on vous prépare un bain, vous pourrez vous y détendre et nous pourrons ainsi vous changer ces draps qui regorgent de votre sang. »

Aelalia ne lui laissa pas le temps de répondre, car même s’il avait émis une objection, la demoiselle l’aurait jeté de force dans la bassine. Une fois à la porte, elle l’ouvrit rapidement afin de demander à une servante qui passait par là, que l’on prépare un bain pour le convalescent ainsi que des draps propres. Sans attendre, la petite camériste (au passage fort mignonne) s’exécuta, partant chercher le nécessaire et l’aide d’autres servantes. C’est rapidement que la petite servant revint avec de l’aide, Aelalia les attendait sur le pas de la porte, lançant de temps à autre des regards vers son amant. En rentrant dans la chambre pour préparer le bain, les servantes jetaient des regards timides vers le comte, gloussant et chuchotant comme des idiotes. Aelalia était exaspérée, toujours près de la porte, elle les regardait faire, les bras croisés, en pestant intérieurement. Aetius quand à lui devait s’amuser dans un moment pareil, une bande de femme à ses petits soins, toutes en train de se pâmer pour lui.

Le bain enfin prêt, après maintes allés retours des servantes, celles-ci restèrent figées sur place, invitant le bel inconnu à prendre place dans la bassine. Sentant le regard noirs de leur maitresse peser sur elles, les caméristes se firent plus petites, sans pour autant bouger.

« Vous attendez quoi ?! Sortez d’ici en vitesse ! »

Aelalia, jalouse ? Impossible. Houspillant chacune des servantes passant devant elle, la jolie blonde s’assura que ses domestiques étaient loin avant de quitter la pièce à son tour, jetant un dernier regard par-dessus son épaule. Reviendrait-elle ? Peut-être.

« Essayez de ne pas couler cette fois-ci. »

Sur ces dernières paroles, Aelalia quitta la chambre. Elle n’était pas partie bien loin en vérité, restant dans l’ombre du couloir, elle attendait. Mais elle attendait quoi ?
Après tout cela ne serait pas la première fois qu’elle le voyait nu, s’assurant que les couloirs étaient déserts, Lalia ne tarda pas à réapparaitre dans la chambre, un autre sourire malicieux ornant ses lèvres vermeilles.


« Auriez-vous besoin d’aide messire ? »
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:39

La blonde ne semblait pas apprécier les manières un peu cavalières du seigneur (ni, d’ailleurs, sa fragrance de cavalier, ce que d’aucuns chevaliers aimaient à appeler leur « charme musqué »), si bien que, après avoir essuyé d’un revers de serviette sa barbe gonflée de vinasse, elle jeta un coup d’œil sur le malheureux chevalier, sur ses draps souillés et son corps recouverts de sueur et de sang. Et là, voilà que la garce ordonnait un bain. Déjà elle se levait, se dégageait des mains d’Aetius, qui voulut objecter mais se retint, ne croyant pas avoir la force de refuser quoi que ce soit à une belle femme énervée. C’est alors que le prince du sang fut pris dans un tourbillon de babillages et de mains de femmes. Un long aller-retour se formait et une flopée de servantes enjouées et rougissantes lui passait devant, seau en main. La bassine fut bientôt remplie, dégageant une fumée qui ne disait rien qui vaille à ce chevalier pourtant vaillant.

La danse s’acheva alors sur une invitation à entrer dans le bain bouillant puis sur les cris aboyés par une Aelalia passablement remontée. Et comme Aetius osait un pied sur le sol pierreux de sa chambre, celle-ci suivit l’exemple des servantes en s’éclipsant à son tour. Adieu les regards en biais, les messes basses flatteuses, les regards noirs d’une maîtresse peu disposée à laisser le regard de ces dames croquer un morceau de sa proie. A présent seul, confronté à l’eau qui fumait, il traînassa un peu plus près de la bassine. Il attendit un long temps, se persuada que l’eau allait ranimer ses blessures et le faire bouillir comme une gamba. Soupirant une dernière fois, il entra lentement dans l’eau brûlante pour s’y assoupir paisiblement.

C’est alors que le loquet de la porte s’articula de nouveau, faisant place à une amante qui venait proposer ses services. Gêné non par sa nudité mais par l’intrusion fautive de la blondinette, il ne rechigna point, comme on s’en doute. Alors notre belle héroïne, sûrement contente de pouvoir aider, se saisit d’une brosse et d’un savon qui traînaient là, inoccupés, et commença à s’atteler à la tâche. Bien sûr, on s’en doute, le prétexte de rendre propre le chevalier fut vite oublier, et entre deux coups de savon, on échangea des baisers. La brosse elle-même fut remplacée par les mains envieuses d’Aelalia, qui commencèrent à palper sa pauvre victime et à caresser cicatrices et muscles sculptés. Aetius, qui n’oubliait pas d’être poli mais également un homme, finit, on s’en doute, par ressentir une certaine dureté au niveau de son sexe, qui, réveillé par la présence de la laveuse, se tendit tout de go. Réaction flatteuse ? Nul ne sait, en tout cas, par curiosité ou par orgueil, la nymphe laissa vagabonder ses mains douces vers le bas-ventre du sieur, qui n’en finissait pas de s’inquiéter.

Il finit même par attraper les mains fureteuses de la maîtresse, qui commençait pourtant à faire de très agréables progrès, et les remonta jusqu’à son torse. « Damoiselle, vous ne pouvez pas rester ici, imaginez que l’on nous surprenne… Non, vraiment, il vous faut partir, et je suis sûr que l’une de vos femmes pourra remplir cet office sans risquer de finir dans un couvent. »
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:43

« Damoiselle, vous ne pouvez pas rester ici, imaginez que l’on nous surprenne… Non, vraiment, il vous faut partir, et je suis sûr que l’une de vos femmes pourra remplir cet office sans risquer de finir dans un couvent. »

Arrêtée dans son élan, Aelalia regarda son amant dans les yeux. Etait-ce réellement de l’inquiétude ou bien s’amusait-il à la tester ? Dans les deux cas, il avait choisi la mauvaise personne, après le peu de temps passé avec elle, il n’avait pas encore compris que la jolie blonde n’était pas du genre à écouter. Ne prenant pas compte des propos d’Aetius, du moins pour l’instant, elle retourna chercher ses lèvres, joignant dans ce baiser une passion ardente. Provocante jusqu’au bout, ses mains se remirent à se promener sur le corps du prince, elles se faisaient languissantes, douces, passionnées par moment. Non, Aelalia n’était pas inquiète, pas le moins du monde, mais par vengeance et avant de le quitter, elle voulait le rendre fou. L’impétueuse blonde ne voulait pas qu’il oubli que sa remplaçante ne serait qu’une pâle copie de celle qui s’était donnée à lui. Garce ? Oui elle l’était à cet instant précis. Jalouse qu’une autre prenne sa place ? Peut-être qui sait, mais nous n’en sommes pas encore là.

La veille, le comte n’avait pas montré autant d’inquiétude quand Aelalia lui avait offert sa virginité, il ne s’était pas préoccupé du fait d’être surpris par une tierce personne ou bien par le maitre des lieux. Et maintenant alors qu’elle venait spontanément à lui, il montrait soudain de la retenue quoique son sexe en pense autrement. Peut-être que les servantes étaient plus intéressantes ? Il voulait une de ces petites demoiselles ? Et bien soit. Stoppant ses caresses, Aelalia se releva et lui fît face, le regard charmeur ponctué d’un pointe de colère. Dans un sens, la demoiselle s’amusait, mais quelque part elle se sentait légèrement blessée. On ne profite pas de la demoiselle de Gwidyr ainsi.

« Vous n’avez pas montré tant d’inquiétude hier concernant le risque que je puisse finir au couvent ! Mais soit je vais me retirer et faire appeler l’une de mes caméristes pour le bon plaisir du Comte de Scylla. Peut-être que Constance sera ravie, elle a montré un grand intérêt pour vous. »

Car oui, Constance n’avait pas quitté une seule fois le comte des yeux. Dernière arrivée au service de la famille de Gwydir, cette petite demoiselle possédait quelques traits semblables à ceux de sa jeune maitresse, mais Constance ne possédait en rien le caractère impétueux de Lalia, bien au contraire.

Aelalia se leva donc pour prendre la direction de la porte. Marquant un temps d’arrêt, elle se retourna un dernière fois vers Aetius.


« N’oubliez pas de lui demander de changer vos draps… »

Sans un mot de plus, elle quitta donc la chambre pour se mettre en quête de la petite servante. Elle ne fût pas bien longue à trouver. Aelalia lui demanda de se rendre auprès du malade afin de lui apporter une nouvelle bouteille de vin. Constance n’attendit pas longtemps et se précipita fort heureuse d’avoir été choisi. Aelalia quand à elle rejoignit sa chambre.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:49

C’est ainsi que feu la rosière laissa son amant, c’est-à-dire dans un état d’excitation assez avancé et une forte envie de laisser les jeux de mains pour quelque chose de plus percutant. La pauvrette ne devait pas encore être très familiarisée avec les intrigues mêlant le cœur et le désir, car elle livra au loup affamé une brebis tout à fait convenable. Faisant chercher une certaine Constance, elle introduisait elle-même une ennemie sur son territoire. Et bien sûr, la camériste ravie, ne se fit pas plus prier. Etait-ce le coup d’éclat qu’avait perpétré quelques jours plus tôt le mystérieux chevalier qui titillait la jeune fille ? La beauté de ses traits ? Qu’importe, elle se jetait dans la gueule de la bête avec la joie naïve de la petite bergère qui se rendait sur sa colline.

Et cela, faut-il croire, n’eut pas le meilleur effet sur la jeune blondinette. Celle-ci, faisant retraire dans sa chambre, commençait déjà à s’énerver contre tout cela, se demandant quel jeu c’était, si du moins c’en était bien un. Devait-elle vraiment envoyer la jolie servante ? Il aurait dû fermer son clapet, ce comte-là ! Elle aurait dû, petite inconsciente, le laisser se dépêtrer tout seul avec ses savons et ses brosses. Et voilà qu’elle maudissait le temps qui s’égrenait avec une lenteur délétère, qu’elle jurait contre Aetius en s’imaginant ce qu’elle avait provoqué. Les images défilaient dans son esprit tandis que d’un regard vide elle fixait le feu. Elle finit par s’abattre sur son lit, contemplant impatiemment la splendeur de son baldaquin. Les minutes passèrent, les idées se multiplièrent.

Elle se leva, se dirigea vers la porte, hésita, sortit et rejoignit le couloir qui donnait sur la chambre du malheureux blessé, d’où les échos d’un rire cristallin, assourdi par le lourd huis de bois qui barrait le passage à Aelalia, retentirent. Enervée, la rosière ? Point du tout, elle se contentait de maudire à nouveau Aetius et de tourner en rond, devant la porte, tandis que des murmures souvent suivi de rires aussi légers qu’agaçants traversaient la porte. Finalement agacée par son attente et cette torture que provoquait son imagination, soutenue en cela par son ouïe, elle fit un pas en arrière, se repliant de nouveau vers sa chambre. C’est à ce moment-là que la jeune servante, cette Constance de malheur, sortit de la chambre du seigneur, un sourire qui s’étirait jusqu’à ses oreilles rouges. Elle jeta un dernier regard à l’intérieur, sourit de plus belle et croisa le regard d’Aelalia. Son sourire disparut alors mais le rouge de ses oreilles se répandit encore plus sur ses joues. Elle esquissa une servile courbette et alla disparaître dans un des recoins du couloir.
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:55

La demoiselle de Gwidyr n’offrit à Constance qu’un regard foudroyant. Pourtant elle le savait, elle connaissait la réputation d’Aetius, cette petite camériste toute émoustillée qui sortait de cette chambre et Aelalia qui s’était donnée à lui après avoir résistée un tant soit peu confirmait cette réputation. Elle maudissait Aetius mais elle se maudissait encore plus. A croire qu’elle ne valait pas mieux qu’une servante. Ces instants passés dans les bras du Comte étaient une erreur, une lourde erreur, du moins elle tentait de s’en convaincre. Aelalia ne pouvait s’empêcher de jalouser cette petite dinde qu’elle avait délibérément envoyée vers lui. Le prince du sang devait se sentir victorieux et savourer le fait de l’avoir emporté sur une Aelalia bien que devenue femme, restait novice sous certains aspects.

Lentement, elle rejoignit la chambre d’Aetius, le visage crispé, le regard noir, une mine qui en disait long sur son état. Fermant la porte, elle garda le dos tourné un long moment. La demoiselle en colère tentait de reprendre ses esprits tant bien que de mal. Que cherchait-il réellement ? Où voulait-il en venir ?
Se redressant, elle finit par faire face au comte, le port altier, Aelalia resta près de la porte sans bouger, prenant sur elle pour ne pas exploser.


« Quel est ce jeu Messire ? »

Oui, que voulait dire tout ça ? Aelalia en avait fini de jouer, elle était lasse à présent. Elle voulait des réponses, des réponses claires, précises, franches. Après tout, s’ils avaient été découverts quand elle s’était donnée à lui, la demoiselle s’en moquait. C’était quelque part un bon compromis pour éviter le mariage, même si cela signifiait sa perte et la honte sur sa famille. Egoïste comme comportement et très loin de celui attendu par une demoiselle de son rang.

Oui elle avait éprouvé de la jalousie quand elle avait entendu les rires à travers la porte. Oui, elle avait voulu rentrer et stopper cette mascarade qu’elle avait provoquée. Mais elle était seulement restée là, attendant comme une idiote devant cette même porte. Qu’est-ce que cela signifiait ?
Aelalia était perdue, elle ne se reconnaissait pas. L’impétueuse blonde n’avait jamais autant douté et Aetius était l’auteur de tout ça. Non pas le seul fautif, elle l’était aussi parce qu’elle avait bien voulu le suivre. Pourrait-on parler de regret ? Non, il aurait juste fallu que les choses se passent autrement, qu’elle ne se laisse pas dominer par son impétuosité, par sa fougue.

Aelalia baissa la tête, se corps se détendit, ses bras se laissèrent tomber le long de son corps. Impuissante, désemparée, en colère. Elle était l’instigatrice de tout ça et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de rejeter la faute sur Aetius.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Mer 7 Déc 2011 - 23:57

Aetius, après un bain tout à fait acceptable, retrouvait auprès de lui une Aelalia en furie. La petite sotte avait dû se rendre compte, hélas trop tard, de la bévue de sa manœuvre, car il était évident que le fougueux chevalier qui occupait cette bassine d’eau chaude n’aurait aucun remords à se faire savonner par le petite personnel. Que n’avait-elle envoyé Raymond ou, qui sait, Hilde, cette vigoureuse quinquagénaire aux hanches solides et au visage rongée par la petite vérole ? Au lieu de cela, la maîtresse énervée avait envoyé ce que le château pouvait offrir de plus joli et de facile avant de fermer le huis et de se retirer dans ses appartements.

Aetius était donc des plus heureux, et lorsqu’il croisa le regard assassin de sa belle amante, il arqua un sourcil d’un air étonné et persista dans cette petite comédie qu’Aelalia commençait à abhorrer : « Mais quel jeu, douce damoiselle ? »

Mais c’est qu’elle persistait, la garce qui avait tout perdu de son apparence de jeune rosière taquine. Il s’agissait d’une femme inquiète, qui enrageait à l’idée aux prises avec des sentiments que son orgueil n’acceptait point, pour un homme que la rumeur entachait de mille légèretés sardanapalesques. C’était la vertu moribonde qui livrait un dernier combat, soutenue par l’inquiétude et la jalousie. Ne répondant pas à ses questions, le comte lui fit un geste et la pria de venir. « Pourquoi ? » articula une demoiselle qui avait un peu de rage dans la gorge. Il ne répondit pas non plus, insista simplement, mais la jouvencelle, pour toute réaction, se contenta de se replier vers la porte qu’elle avait abandonné quelques instants plus tôt. Amusé et agacé en même temps, Aetius dit, de sa voix la plus douce.

« Allons, dame, ne faites pas votre jalouse. »
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:02

« Allons, dame, ne faites pas votre jalouse. »

Il n’en avait pas fini de jouer, Aelalia comprit bien vite qu’elle n’aurait jamais de réponse. Cette fois, elle ne se ferait pas avoir, le comte se contenterait de cette chambre des plus froides comme seule compagne. Mettre une servante entre ses mains n’avait fait que renforcer l’assurance d’Aetius et une grosse erreur de la part de la demoiselle.

« Jalouse d’une servante ? Vous vous méprenez messire, cela ne fait pas parti de mon vocabulaire. »

Oui bon, jalouse peut-être, un peu seulement, mais lui avouer serait lui faire un trop grand plaisir, même s’il était possible de le lire en elle, jamais elle ne le dirait à haute voix. Le comte se faisait mielleux, un peu trop au goût de la demoiselle qui collait contre la porte venait de poser une main sur la poignée. L’orgueil de la belle avait été touché plus d’une fois, il fallait bien que le comte courre encore peu.

« Vous avez pris votre bain, le mien m’attends. Et puis je ne voudrais pas que l’on nous surprenne, je ne tiens pas à finir enfermée à vie. »

Aetius le premier avait lancé cette idée, Aelalia ne faisait que reprendre ses dires. Une petite révérence, un dernier regard et de nouveau elle quitta la chambre du convalescent pour regagner la sienne.

Une bassine fumante l’attendait ainsi qu’une camériste. D’un geste, Aelalia la renvoya. Une fois seule, elle regarda longuement l’eau avant de laisser glisser sa robe qui vint s’étaler sur le sol. Elle libéra sa longue chevelure dorée qui vint caresser le galbe attrayant de son fessier. Totalement nue, sans le moindre artifice, Aelalia rejoint son bain avec grand plaisir, appréciant les caresses de l’eau sur sa peau. Allez savoir pourquoi, mais à cet instant précis, ce furent les caresses d’Aetius qui vinrent envahir ses pensées. Décidemment, pas moyen de ne pas penser à lui. L’image de ces mains sur son corps se fit plus présente, ne tenant plus à de telles pensées, Aelalia plongea sa tête sous l’eau dans l’espoir de le chasser de son esprit. Une fois de retour la surface, elle fût tranquille un moment, avant qu’une autre servante ne pénètre dans son antre. Rassurant la rombière, la petite demoiselle la pria qu’on ne la dérange plus pour ce soir. Savourant quelques minutes encore la chaleur de l’eau, elle quitta les bras de son bain pour se retrouver devant les flammes de l’âtre plus pensive que jamais.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:05

Ainsi les deux amants restèrent l’un sans l’autre, et rien de mémorable n’eut lieu. Chacun cloîtrés dans leur chambre, ils reprenaient des forces, pensant à ce qui s’était passé plus tôt. Mais lorsque la nuit fut tombée depuis plusieurs heures, quelqu’un vint gratter l’huis de la damoiselle. Cette dernière, plongée dans la torpeur, n’entendit rien, et cela fut pris pour une invitation de la part de l’intrus, qui bascula le loquet et s’introduisit dans la pièce. La silhouette, aidée par la noirceur de la chambre – le feu finissait de mourir dans l’âtre –, s’approcha subrepticement de l’endormie. Une main vint toucher l’épaule d’Aelalia, mais, lourde de sommeil, celle ne broncha pas. Finalement, la main la secoua et la demoiselle fut réveillée tout à fait. Lorsque ses yeux se furent faits à l’obscurité, elle put distinguer le visage d’une servante. Celle-ci, gênée, baissa les yeux, bredouilla une excuse puis dit enfin :

« Pardonnez mon intrusion, damoiselle, mais le prisonnier est comme fou. Il vous demande de lui dire le nom de l’archer qui le blessa traîtreusement. »


Dernière édition par Aetius d'Ivrey le Jeu 8 Déc 2011 - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:08

« Pardonnez mon intrusion, damoiselle, mais le prisonnier est comme fou. Il vous demande de lui dire le nom de l’archer qui le blessa traîtreusement. »

Comme s’il n’avait pas pu attendre que le matin se lève, non il lui fallait « absolument » le nom de cet idiot d’archer pour dormir. Aelalia ferma les yeux et soupira avant de se lever. La vieille Marthe éclaira une chandelle et lui amena une robe de chambre doublée de fourrure

« Merci Marthe, je n’aurais plus besoin de toi. »

La vieille servante quitta la chambre de la demoiselle Gwydir sans demander son reste, Aetius l’avait effrayé et elle était bien contente de ne pas le revoir. Aelalia ne tarda pas à la suivre en prenant la direction de la chambre du comte d’Ivrey, chambre non loin de la sienne au détour d’un couloir. Le garde qui était posté non loin dormait lourdement, ses ronflements perturbant le silence qui régnait dans les couloirs. Une fois devant la porte de la chambre, Aelalia entra directement dans la chambre, sans prendre la peine de toquer. Le visage fermé, elle regarda Aetius tranquillement allongé dans son lit attendant tranquillement.

« Vous avez perturbé un doux songe pour le nom d’un archer, n’auriez-vous pas pu attendre le matin ? »

Exaspérée Aelalia se colla contre la porte, chandelle à la main regardant le prisonnier qui lui se trouvait être serein et non pas fou comme la demoiselle s’en doutait bien. Il insista pour qu’elle lui donne le nom du traitre qui l’avait blessé.

« J’en suis désolé seigneur mais je ne le connais point, je crois avoir entendu que son prénom était Dorante, il se trouve actuellement dans une cellule et même si vous avez mis une sacrée pagaille ici, ne vous inquiétez pas vous aurez gain de cause. »

Elle s’approcha de l’âtre ou à présent le feu était complètement mort, éclairant quelques bougies et posant la sienne sur une tablette. Aelalia se retourna pour faire face à Aetius rejoignant avec une démarche féline le chevet de celui-ci, sa voix se faisant suave.

« Cela convient-il à monseigneur ? Serez-vous capable de dormir à présent au lieu d’effrayer mes servantes en plein milieu de la nuit ? Cette pauvre Marthe à cru voir un démon »

Sur ce point là, Aelalia était assez d'accord avec elle, cet homme incarnait une sorte de démon, un démon fort attractif il faut l'avouer.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:22

La pauvre Marthe en prenait plein la tête. Venue entretenir le feu du blessé, elle l’avait trouvé éveillé. Beaucoup trop éveillé. La Dame sait ce qui lui passait par la tête, vraiment, il semblait n’avoir pas dormi une seconde depuis des semaines. Le bleu glacial de ses yeux, malgré la pénombre, grésillait de colère ou d’impatience, ou qu’en savait-elle, cette malheureuse ? A peine fut-elle à son niveau, balbutiant qu’elle ne voulait point le déranger, qu’il se jeta sur elle sans ambages. La conversation avait commencé calmement, même si le ton pris par le chevalier inconnu ne laissait présager rien de bon. Tout de suite, il avait demandé à savoir qui avait percé son bon dos, quel était le nom de l’archer qui avait osé l’abattre comme un traître, derrière créneaux, hourds et remparts. Marthe, qui savait son nom pour l’avoir côtoyé quelques fois, le lui donna incontinent, trop effrayée par ce regard rapace qui l’oppressait, cette voix méprisante et impérieuse qui la commandait de répondre instamment.

Bien sûr, cela eut été trop facile, et le chevalier ne la crut point. Avant que la servante eut repris empire sur elle-même, Aetius en profita pour cultiver la panique qu’il avait provoqué d’une intonation de la voix. Tous deux plongés dans la pénombre, entourés d’ombres immenses, ils se fixaient, la servante dominant le blessé, du moins seulement physiquement. Car le prince du sang, trop heureux de profiter de la faiblesse de la pauvre femme, commença à hausser la voix, à parler vite.

« Comment pourrais-je vous croire, vous n’êtes qu’une servante, vous me mentez, cela se voit. » «Mais non messer, je jur… » « Cà ! Voilà que vous jurez, n’avez-vous donc aucune honte, par Notre-Dame, je ne sais ce qui m’empêche de vous rosser tout à l’heure. » « Je puis faire mander un garde pour qu’il vous réponde mieux que… » « Oh oh ! Un larron qui me mentira comme vous, pour vous éviter la bastonnade, faites plutôt lever la damoiselle de Gwydir, elle est une femme que vous ne pouvez point corrompre. » « Mais messire, je… »

Excédé par l’indélicatesse de cette bonne qui n’obéissait point, il lui saisit le bras sans douceur, la pencha vers lui et dit d’une voix qui ne souffrait aucune réponse. « J’ai dit : amenez votre maîtresse, ou il vous en cuira. »

*


Bien sûr, lorsqu’Aelalia entra dans la chambrette, Aetius était tout à fait rasséréné. Il souriait même. Insolemment, certes, mais ce fut un soulagement pour la servante, qui, cachée derrière la porte, n’eut plus peur – et qui commença, une fois la panique vraiment passée, à s’interroger sur le but de toute cette manigance. Elle s’en alla alors, à pas de loup, soupçonnant mille choses que la vertu réprouvait, tout comme le frère d’Aelalia, le sire de Gwydir.

Lorsque les deux amants furent seuls, Aelalia, après un reproche ambigu, lui dit ce qu’il prétendait vouloir savoir. Ainsi donc on lui donnerait « gain de cause. » Voilà que les Missédois le prenaient pour un faible venu quémander une faveur de la part des Gwydir. C’était à lui de faire rendre gorge à ce pourceau, car c’était lui-même qui devait laver l’affront, et non pas son maître. Il ne partagea cependant pas ses pensées avec Lalia. Après tout, les affaires d’hommes devaient peu lui importer, et il aurait été trop long d’expliquer à une femme de quoi il était question dans cette histoire. Alors, après un silence, il dit :

« Oui, je vais pouvoir dormir en paix grâce à vous, vous pouvez prendre congé. » Ah ! Le pendard ne manquait pas d’air, il est vrai, et la réaction fut immédiate. Aelalia se transforma en un bloc de glace, une expression marmoréenne s’était emparée de son visage ; Aetius crut même sentir un courant d’air glacial parcourir la chambre.
« Bien, messire, au revoir dans ce cas. » dit-elle d’une voix mécanique avant de se tourner pour regagner la porte. Et dès qu’elle fut de dos, un large sourire illumina le visage du chevalier, qui prenait de plus en plus de plaisir à la faire enrager. Ce dernier, cruel mais pas tout à fait inconscient, prit la main de la damoiselle et la tira vers lui, si bien qu’elle se retrouva assise sur le lit du malade. Un bras, bientôt, captura sa taille ; des lèvres, déjà, embrassait sa main.

« Ne soyez pas sotte, Lalia, je plaisantais, rien de plus. »
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Aelalia de Gwidyr
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:23

« Ne soyez pas sotte, Lalia, je plaisantais, rien de plus. »

La demoiselle n’eut pas le temps de gagner la porte que la main puissante du comte captura la sienne. D’abord surprise, elle voulut répliquer, se débattre et quitter ces bras qui enserraient sa taille tout en sachant que le combat était perdu d’avance. Il était tard, Aelalia n’avait plus le cœur à plaisanter, ne voulant pas lutter, elle se laissa faire, appréciant même le contact des lèvres d’Aetius sur sa main. Ainsi installé contre le comte, Aelalia oublia même pourquoi elle l’avait quitté, pourquoi elle l’avait détesté, pourquoi elle l’avait maudit. Le jeu qui avait eu lieu plus tôt dans la soirée n’était plus qu’un souvenir lointain et la douce demoiselle se détendait, chassant son expression glaciale. Jouant avec la main d’Aetius, elle leva ses yeux vers lui, son expression se faisant plus douce.

« Vous avez de drôles de manières de plaisanter seigneur. »

Quittant l’emprise de ces bras, elle se mit face lui, fixant ces yeux bleus glaciales, avant de descendre vers ces lèvres. Et c’est sans crier gare que la jolie blonde captura celles-ci dans un baiser langoureux, allant chercher la langue de son amant pour l’emmener dans une danse des plus passionnée. La réaction du comte ne se fait pas attendre longtemps, il répond à ce baiser enflammé que lui offre la demoiselle de Gwidyr, la serrant un peu plus dans ses bras. Voilà que les sens d’Aelalia commencent à s’éveiller, ses mains viennent effleurer la peau d’Aetius, ses lèvres quittent celles de son amant pour entreprendre un voyage vers son cou et y déposer moult caresses. Ses mains se font plus entreprenantes et se glisse sous les draps, allant frôler les cuisses de son prisonnier tout en continuant vers sa virilité. Une main hésitante qui devient plus curieuse, plus douce, et voici que le vît change et devient plus vigoureux. Un regard discret vers le comte, Aelalia quitte son cou pour revenir vers sa bouche, ces lèvres si agréables que la demoiselle capture de nouveau. Et voilà qu’elle le désire, elle n’est plus cette vierge effarouchée, quoique encore hésitante et inexpérimentée, la Gwidyr ne demande qu’à apprendre. Mais cette fois, loin de l’apprentissage, elle souhaite juste de l’amour, de la passion, de la douceur. A croire que cette nuit est magique, Aelalia semble être une autre, cherchant les caresses d’Aetius, lui offrant les siennes. Ce moment doit être mémorable, profiter une nuit de plus avant de le quitter pour peut-être ne plus le voir. Aelalia lui demande en silence, par ses caresses, par ses baisers, de lui offrir ce dernier cadeau, une nuit qui promet certainement d’être inoubliable.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:27

Voilà comment on faisait disparaître tous les petits tracas du quotidien, comment on effaçait les petits ressentiments du jour. Trop heureux de sa victoire facile, Aetius ne fut pas dérangeant sur la réserve que devait avoir toute femme vertueuse quant aux choses du corps. Après tout, leur commerce charnel était loin des concepts moraux classiques. La jolie blonde blottie dans son cou, le comte se contenta donc de sourire bêtement, l’étreignant assez mollement pour lui laisser le plus de libertés possibles. Elle était à l’âge où l’on fait des découvertes, et cela ne déplaisait guère son amant, notamment lorsqu’une main, d’abord hésitante, ensuite taquine, vint se tapir sous les draps. Et dire que la bougresse ne devait pas porter plus de deux épaisseurs de tissus.

Tudieu ! Voilà que ces réflexions, couplée à l’audace nouvelle de Lalia, le fit bander comme un taureau. Il l’embrassa fougueusement, laissa ses mains vaquer à leurs occupations et, quand il en eut assez d’être limité par le tissu, il se débattit un peu sans rien dire. L’adorable ballet manuel orchestré par la damoiselle s’interrompit aussitôt et elle lui jeta un regard interloqué. La démarche était pourtant très claire : Aetius s’échinait à relever robe et chemise de nuit. D’ailleurs, lorsqu’il réussit à rassembler les pans entravés des vêtements, il commença à soulever le tout, avec l’aide de sa maîtresse. La chose faite, le jeune prince du sang embrassa d’un regard ce corps libre. S’il eût été un loup, il s’en serait lécher les babines. Au lieu de cela, en bon gentilhomme qu’il était, il préféra pétrir les seins arrogants de l’ex-rosière et d’aller s’y perdre la tête.

Mais avant qu’elle ne put s’offusquer, le roué chevalier coulissa son vît et se retrouva en elle. Elle n’avait jamais été entravée, car tout le corps du comte mettait un point d’honneur à la garder captive, n’importent les moyens. Ses mains venaient caresser ses hanches, son dos, ses fesses blanches, ses lèvres baisaient sa poitrine prisonnière. Tous les deux nus dans la couche du blessé, ils ne se souciaient guère des bandages ni des blessures qui, de toute façon, semblaient destinées à se rouvrir tôt ou tard
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:33

L'Ivrey n'attendit guère, rapidement éveillé par sa belle amante. Aelalia quand à elle se retrouva rapidement nu, libérée par son amant qui avait semblé vexé de ne pouvoir s’enivrer pleinement de son corps la première fois. La jolie blonde n'eût pas le temps de répliquer quand Aetius vint se perdre dans sa poitrine, à croire qu'il avait voulu l'occuper, l'Ivrey pénétra la demoiselle qui émit alors un léger gémissement de surprise. Voici qu'elle était une nouvelle fois sienne, une nouvelle fois leurs corps s’unissait pour entamer un lent et langoureux ballet. La différence était que la demoiselle de Gwydir pouvait plus apprécier les caresses de son amant, chaque partie qu'il visitait éveillé un peu plus le plaisir qu'elle éprouvait. Elle oublia bien vite sa nudité et se laissa totalement aller, ondulant tel un serpent, accompagnant les allez et venues d'Aetius. Prisonnière de ses mains, elle répondit à chacun de ses assauts, à chacun de ses baiser sur son arrogante poitrine par un petit gémissement de plaisir. Elle était encore la cavalière mais cette fois la monture avait pris le dessus. Captive, elle n'avait aucuns moyens de le fuir, cherchant sa bouche, la douce blonde ne tarda pas à l'unir à la sienne, un baiser chaste au premier abord qui se transforma vite en un baiser plus passionné. Bien agrippée à son amant et avec un regard qui se voulait coquin, Aelalia roula sur le côté, assez maladroitement dans un premier temps avant que son amant ne se décide à y mettre du sien.

Les rôles venaient d'être échangés, maintenant au dessus d'elle, Aetius gardait toujours le bon rôle, par contre c'était au tour d'Aelalia de le garder prisonnier. La demoiselle enroula ses jambes autours des siennes, l'empêchant ainsi de quitter le fourreau dans lequel s'était glissée son épée. Sa bouche vint se lover dans le creux du cou de son amant captif, remontant jusqu'à son oreille pour venir lui mordiller. Ses mains reprirent leur exploration, abandonné un peu plus tôt, glissant le long du dos du comte, elles se dirigèrent vers ses fesses musclés, ( car oui mine de rien elles sont pas mal du tout ). Moult caresses accompagnées de moult baisers. Désirant satisfaire au mieux son amant, la blonde demoiselle s'appliquait à la tâche, étudiant chacun de ses gestes, alliant parfaitement ses mouvements à ceux de son amant. Peut-être que quelque part, elle voulait laisser à notre Don Juan un souvenir mémorable. Après un dernier baiser passionné, elle laissa sa tête retomber sur l'oreiller, regardant Aetius, un léger sourire en coin.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:35

Savourer une Aelalia consentante et nue, il avait imaginé la chose moins douloureuse. Mais hélas, cette dernière avait décidé qu’elle ne voulait plus servir de cavalière, aussi la pouliche céda le pas à son amant qui, blessé, accepta cependant le devoir confié. Hélas, c’était sans compter sur sa blessure qui, excitée par les efforts dont dut faire montre le jeune chevalier, ne tarda pas à pleurer sang. Aussi Aetius ahana-t-il plus que de raison, s’efforçant d’offrir une prestation honorable à la damoiselle, qui finit par gagner la partie, bientôt suivi par le cri rauque d’un prince du sang au bord de l’évanouissement. Non, ce n’était pas vraiment à cause de l’émoi ou de l’effort, mais plutôt cette plaie qui suintait les dernières forces qu’Aetius avait gaspillé aussi stupidement.

Lorsqu’il s’affala enfin sur le sommier, vidé de son énergie comme de sa substance, il expira profondément, peu intéressé par le sang qui coulait de son dos. Essoufflé, meurtri et épuisé, il sourit à son tour puis dit : « C’était… bien… »
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Jeu 8 Déc 2011 - 0:40

Après une première fois relativement désastreuse, la seconde ne fût pas plus brillante. De nouveau les plaies de notre bon seigneur se rouvrirent pour en laisser couler une masse importante de sang. Cette fois, Aelalia ne s'en rendit pas immédiatement compte, il fallut pour cela que son amant s'affale à ses côtés de tout son poids après avoir lâché un râle de douleur. Dans un sursaut la demoiselle se leva, du sang sur peau de pêche, regardant un Aetius essoufflé, souriant bêtement.

« C’était… bien… »

Même au bord de l’évanouissement il arrivait à parler pour ne rien dire. A croire que le sort était contre eux, Aelalia allait devoir faire appeler de nouveau le guérisseur qui cette fois ne se contenterait pas d'une explication complètement tordu. Le sang continuait de s'écouler, elle entreprit de défaire le pansement pour remettre des linges propres. Mauvaise idée que voici, à peine la bande enlevait, le sang se met à couler de plus belle. Ne sachant quoi faire, Aelalia arrache un bout de drap un tant soit peu propre pour couvrir la plaie. Action qui ne servit pas vraiment à grand chose, le blanc du linge devenant rapidement écarlate. Paniquée, Aelalia enfile rapidement sa robe de chambre, laissant traîner sa chemise au sol. Ouvrant la porte avec fracas, la demoiselle de Gwidyr fait appel à Marthe restée non loin de la chambre par curiosité.

"Va faire cherche le guérisseur, vite"

La camériste se met en chemin, trop lentement au goût de sa maîtresse qui ne se fait pas prier pour lui crier quitte à réveiller le château. Trop d'émotions pour la vieille femme en une soirée, d'abord ce monstre qui sert de prisonnier puis la petite demoiselle qui s'y mets aussi, c'est trop, beaucoup trop. La vieille ne tarde pas, le guérisseur étant resté sur place pour s'occuper de son blessé, enfin quand la demoiselle de Gwidyr n'y est pas. Notre rachitique guérisseur ne tarde pas à rejoindre la chambre accompagné de Marthe qui lança un regard insistant vers sa maîtresse. Le spectacle d'Aetius baignant dans son sang n'était pas des plus réjouissant et le guérisseur regarda à son tour la demoiselle.

"Damoiselle de Gwidyr qu'a-t-il bien pu se passer pour que les plaies se réouvrent ainsi, il a perdu plus de sang encore qu'à ma dernière visite."

La question tant redoutée, que s'est-il passé ? Aelalia regarda Aetius puis la servante. Il fallait trouver une parade. La camériste ne laissa pas le temps à Aelalia de répondre.

"Il est devenu fou, un vrai démon, il hurlait, il se débattait. Je vous jure, il était comme possédé."

C'était à moitié vrai, Aelalia ne rajouta rien, elle parlerait avec Marthe plus tard, le guérisseur quand à lui se contenta de ça, il entreprit de soigner le jeune homme, demandant à Marthe et Aelalia de quitter la pièce. Un dernier vers Aetius et Aelalia quitta la chambre. Cette intermède lui permettrait de mettre les choses au clair avec sa servante.
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Non loin d'un tertre   Ven 6 Jan 2012 - 15:26

Qu’on se rassure ! Aetius s’en sortit, encore une fois. D’ailleurs, ce régime continua encore plus d’une semaine, laissant le malheureux guérisseur tout à fait lessivé. Et lorsque le comte fut enfin remis sur pied, il ne montra guère de gratitude envers son hôte. Reçu en audience, il demanda la tête de l’archer qui l’avait blessé au sire de Gwidyr, Julyan. Ce dernier, s’y refusant, fut contraint à affronter Aetius dans un duel judiciaire. Le résultat fut malheureux, car Julyan de Gwidyr, après une demi-douzaine de coups de bec de corbin, succomba, la tête écrasée par la puissante masse d’armes.

Aetius, sans honte, s’en prit dès lors à l’archer, qui perdit la vie. C’est ainsi que le comte de Scylla, après avoir amené la honte et le malheur sur la maison de Gwidyr, repartit vers ses terres, toute honte bue.
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