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 Des miroirs pour Aetius

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Malaurie Mytheiril
Sang-mêlé
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MessageSujet: Des miroirs pour Aetius   Mer 24 Aoû 2011 - 19:36

« Apportez les miroirs et dépêchez-vous. Attention, ce sont des instruments fragiles. Quiconque abimera les glaces sera mort dans la seconde qui suit !!! »

Les laquais de Bordefente entassés dans l’étroit escalier du donjon, leur précieuse cargaison entre les mains, tremblèrent un instant avant de se ressaisir. Empaquetés dans des draps de soie ficelés avec les plus solides rouleaux de rubans que l’on puisse trouver à Pharembourg, les miroirs étaient soigneusement protégés. Convoyés depuis l’atelier de Maître Firmin de Nostreplaine, ces précieux miroirs délicatement travaillés par la main de l’orfèvre se destinaient à un usage plus guerrier qu’esthétique. En effet, pour ceux qui n’auraient pas suivi les récents évènements, il convient de rappeler que la guerre était aux portes de Pharembourg. Mercenaires, brigands et autres tire-laines de basses extractions, rodeurs sans terres et nobliaux sans le sou se massaient en Scylla, espérant faire fortune dans l’ichor du Comte.

La façonneuse fit ouvrir les portes de la salle des trophées, vidée spécialement pour les temps de guerre. Occupant le plus haut étage du donjon, dans l’une des tourelles annexes, cette salle circulaire de plus de 100m² avait été nettoyée de fond en comble pour y accueillir la première installation de Malaurie.

« Allez-y, placez-les dans l’ordre indiqué. Ne vous trompez pas. Julian, apportez le focaliseur.

-Oui madame. »

Le mage obtempéra sans broncher et descendit quatre à quatre les marches de la tourelle, disparaissant de la vue de la magicienne et manquant d’exploser contre la pierre, les précieux artefacts de Nostreplaine. Malaurie reporta son attention sur l’installation des miroirs. Ceux-ci étaient à présent en place, fermement fixés sur des socles métalliques sertis de multiples gemmes, essentiellement des « perles de lune » et des esseulites. Malaurie ordonna aux serviteurs de découvrir les glaces et de placer les enveloppes soyeuses hors de la pièce.

L’opération ne prit pas plus d’une minute. Les Scyléens étaient des gens efficaces et disciplinés. On pouvait compter sur leur savoir faire et leur adresse. Julian arriva quelques minutes plus tard, transportant dans ses bras l’une des parties du focaliseur, suivi par le reste des laquais. Conformément aux demandes de Malaurie, ils disposèrent le tout au centre de la pièce. Les serviteurs furent rapidement congédiés, après s’être assurés qu’aucun miroir ne fut ébréché.

Julian revint. Ensemble, ils déballèrent les focaliseurs de leurs draps de soie et les montèrent aussi soigneusement que possible. Il s’agissait d’une sphère métallique sertie d’anneaux d’argent fin sertis d’esseulites et de larmes des rois. Des pierres précieuses des plus rares et des plus chères, mais ô combien efficaces pour le sortilège que Malaurie se préparait à mettre en place. Ce n’avait pas été sans mal de convaincre le Comte de la nécessité de cette dépense, mais le jeu en valait la chandelle. Cette sphère, de 30 cm de rayon, était posée sur une jatte de jade reposant sur un trépied de fer froid. Rien de bien impressionnant jusque là, mis à part le travail de l’orfèvre.
Julian sortit le parchemin sur lequel les incantations étaient inscrites. Égrainant celles-ci comme des litanies monotones, il permit à Malaurie de commencer son imprégnation. La magie afflua autour de Julian, s’organisant sous la puissance de sa voix en de délicats flux raisonnés et ordonnés. Malaurie assista impassible à la création du sort puis récita ses propres incantations de contrôle. En quelques secondes, les canaux à sortilèges étaient dressés entre Julian et toutes les gemmes du focaliseur. Malaurie n’eut plus qu’à capter les flux du sortilège de Julian pour imprégner la totalité des gemmes. Les délicates équations magiques se déposèrent dans les veines des esseulites et dans les opacités des larmes de roi, les faisant pulser d’un splendide éclat. Malaurie profita du passage du sort de Julian dans ses canaux magique pour en modifier quelque peu la structure magique et augmenter sa stabilité et sa longévité.

Les incantations cessèrent, Julian tomba à genoux. Mage rallié de force à l’effort de guerre, il n’était pas du niveau d’un arcaniste de l’Arcanum. Ses capacités étaient limitées, mais Malaurie avait besoin de ses « talents » pour faciliter le processus. Seule, l’opération aurait pris beaucoup trop de temps et le temps était une donnée à maîtriser dans ses plus précieuses heures. L’invasion de Scylla par les troupes du Pissenlit de Merval n’en était qu’à des escarmouches destinées à terroriser la population, mais ceux-ci laisseraient bientôt la place aux chevaliers et aux troupiers…sans compter les trébuchets. Le temps était compté et plus vite Malaurie aurait fini son travail, plus vite elle pourrait s’échapper de Pharembourg avant que les grêlons enflammés ne pleuvent.

La façonneuse entonna les équations de liaisons des gemmes avec les socles des miroirs. De minces filins invisibles aux profanes se tissèrent entre les socles et la sphère, parachevant le dispositif de contrôle. Les miroirs se mirent à luire d’un éclat blanchâtre, signe que la magie faisait son effet. Malaurie lança automatiquement son sortilège d’analyse d’enchantement via une simple pression sur l’une des gemmes de jaspe accrochée à sa ceinture. L’analyse était formelle : tout était prêt.

Satisfaite, elle congédia le pauvre magicien. A présent, Scylla disposait d’un système analogue à celui qu’elle avait utilisé à Alonna. C’était en quelque sorte sa spécialité. Un système de vision par miroir, de quoi surveiller les prochains détenteurs des miroirs récepteurs. La portée du sortilège était renforcée par la qualité des gemmes utilisées, ce qui permettait à l’utilisateur de projeter sa vision par les miroirs à des lieues de Pharembourg. La communication était possible, via les miroirs, et ce, à n’importe quelle distance…tant que la personne en face possédait un miroir de Malaurie. Le dispositif de communication idéal !

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