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 Bienvenue dans notre monde

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Aurore de Rosemont
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MessageSujet: Bienvenue dans notre monde   Ven 2 Sep 2011 - 3:25

Elle aurait aimé être chez elle dans son chez soi, la Dame de Rosemont avait pris la direction d’un bon bain chaud. Pour la première fois, elle sentit le bébé remué dans son ventre, avec plus de vigueur. Elle avait sourit. Il était bien vivant dans son ventre. Elle craignait la naissance, mais elle savait que cela serait le plus beau jour de sa vie, si elle restait en vie. Lorsqu’elle sortit, elle s’allongea dans son livre et écrivit dans son journal. Donnant de petit coup, Aurore se sentit si bien. La maternité lui allait bien. Elle semblait plus s’affirmer. Était-ce parce que les nerfs de la femme enceinte faisaient effet sur sa personne? Elle ne savait pas pourquoi, mais son enfant la changeait. Elle veillerait à l’héritage qu’elle lui devait fille ou fils. Il était destiné à sa maison. Elle serait une louve pour l’enfant qui allait naitre et elle le protégerait de ses prédateurs. Il n’y avait que elle qui pouvait décider de son sort

La vielle Marguerite entra dans la chambre de la châtelaine et la prit dans ses bras.

Notre enfant aura le droit à un bonheur éternel.

J’aurais aimé dans une situation comme celle de ma cousine. Maintenant, elle est mariée et pourra jouir de sa famille.

Incapable de se tenir, les émotions à fleur de peau, Aurore éclata en sanglot. Qu’avait-elle fait pour mériter ceci. Le baron ne l’aimait plus comme avant. Elle voulait le bébé, mais le père qui venait aussi. Et cela était impossible. Elle s’effondra, dans les bras de sa deuxième mère et la vieille femme soupira. Elle connaissait le chagrin de sa protégée et elle ne pouvait en vouloir au baron de lui faire cette peine immense.

Je suis la pire des mères. Je ne suis pas capable de lui fournir un titre digne et un père. Aux yeux de tous, il ne sera qu’un batard parmi tant d’autres.

Mon enfant, chhhhhhht. Il ne faut pas t’en faire. Nous serons là pour toi et pour le bébé. Batard ou non, nous aimerons cet enfant, comme nous t’avons aimé. Il ne faut pas pleurer ainsi. Tu as besoin de sommeil ma pauvre chérie.

Elle souleva la jeune femme et la coucha. Elle rabattit les couvertures sur la jeune châtelaine et soupira. Marguerite souffla sur les bougies et referma la porte derrière elle. Il était tard et connaissant Aurore, elle avait besoin de repos avant ce fameux jour.

Durant la nuit, la jeune femme se tortilla dans son lit, elle avait mal. En se réveillant le lendemain matin, elle émit un cri. Elle avait mal et un peu de sang s’était étalé sur les draps. La jeune femme n’était pas prête. Un médecin à la solde du baron Missède l'examina et on s’activait déjà. Le travail se préparait déjà?

Il est proche, mais rien nele presse, reposez vous.

Une légère peur puisque l’enfant qui avait pris neuf mois (ou onze pour ceux qui savent compter) avait envie d’apparaitre. Par moment des crampes passaient, mais elle pleurait. Elle n’Avait pas d’autre moyen d’alléger sa souffrance. Lorsqu’elle fermât l’œil, une vieille servante la veilla.

Les douleurs la réveillèrent de nouveau à l’aube. Ce fut que lorsque la matrone se présenta que la jeune femme eut un envie de meurtre. Elle avait l’impression qu’on lui déchirait les entrailles. Ses doigts avaient attrapée les draps et elle avait envie de crier au meurtre, tellement elle souffrait. Le front en sueur, elle essayait d’enfin pouvoir avoir cet enfant.

Poussez Madame.

Je ne fais que ca!, cria la châtelaine, rougis par l’effort

Poussez!

Oui, je sais !

Après plusieurs heures de travaux acharnés, la jeune femme expulsa enfin le bébé et retomba sur les oreillers exténués. L’enfant vagit et Aurore à moitié consciente regarda la femme qui l’avait élevé. Il était vivant. Elle en pleurait de chaude larme. Elle était trop fatiguée pour rester éveiller. La vieille femme qui avait accompagné Aurore tenait le petit bambin dans ses bras et le berçait. Pauvre chérie, elle tentait d’oublier, parce qu’il ne lui parlait plus, mais leur fils ressemblait au père, plus qu’à la jeune mère, sauf pour ses yeux.

Il prit un temps pour que la jeune femme se réveille, mais le petit dormait à poings fermé dans les bras de Marguerite. Elle se posait la question : quel nom porterait-il? Elle avait eu peur de froisser sa charmante Aurore en posant la question. Mais bon, elle avait quand même peur. Elle connaissait trop Aurore pour pleurer si elle lui demandait la question. Elle ne lui avait pas écrit et avait fui son regard pendant toute la journée du mariage de Kathleen.

Il va bien?

Il est très costaud, dors encore, tu es fatiguée, je prends soin de lui,

Compatissante, elle ferma les yeux et laissa le sommeil l’emporter pour quelques heures.



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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Ven 2 Sep 2011 - 9:16

Un garçon ?
Oui monseigneur, un robuste petit garçon. L’accouchement a été difficile mais l’enfant et la mère se portent bien.
J’irai présenter mes félicitations à Dame Aurore quand elle sera remise. Laissez moi désormais.

Une fois que le serviteur eut quitté la pièce, le baron d’Ysari se laissa tomber dans un fauteuil et fixa d’un œil absent les flammes qui crépitaient dans la cheminée. Dans les sentiments qui l’animaient se mêlaient la joie d’être père et la tristesse que cet enfant ne soit qu’un bâtard. Les dieux devaient décidément être dotés d’un curieux sens de l’humour... un enfant lui naissait hors mariage alors que tous ses efforts pour obtenir une descendance de Lucrèce étaient restés vains. Mais après tout, sans doute s’agissait-il là d’une preuve de plus que son mariage avec sa cousine avait d’emblée été contre-nature et voué à l’échec.

Le souvenir de sa liaison passionnée avec la châtelaine de Sinlieh arracha un sourire triste au baron. Les relations entre eux deux étaient désormais bien loin de la passion dévorante qui les avait embrasés durant le Voile. Leurs rapports restaient cordiaux mais formels, et empreintes d’une sourde mélancolie, et voilà bien des mois qu’ils ne s’étaient plus retrouvés dans l’intimité. Néanmoins il était père… cela, il ne pouvait ni ne voulait le nier. Après avoir tant attendu, tant espéré et tant souffert lors de la fausse couche de Lucrèce, voilà qu’un enfant lui naissait enfin. Qui plus est, un enfant mâle.

Le droit ysarain ne prêtait pas à confusion, et cela le baron le savait pour avoir lui-même confirmé ces antiques édits lors de sa prise de pouvoir. Si les enfants nés dans le cadre des liens légaux du mariage disposaient d’un droit de prééminence absolu dans la question successorale, un bâtard pouvait également faire jouer ses prétentions à l’héritage en l’absence d’un héritier légitime. La notion de bâtardise existait au sens juridique du terme, et dans l’histoire de la baronnie d’Ysari bien des fiefs ou des guildes avaient pu rester au sein d’une même famille en bénéficiant de ce statut.

Mais encore fallait-il pour cela que le père reconnaisse l’enfant par un acte signé déposé à la chancellerie. Oh certes, bien des gens à Ysari se doutaient de l’identité du père du bébé d’Aurore. Les voyages fréquents du baron à Sinlieh et la grossesse consécutive de la châtelaine ne laissaient guère de place au doute. Mais entre une suspicion et une certitude, la différence demeurait colossale sur le plan légal. Juridiquement, un « on-dit » ne valait strictement rien, et en l’absence d’une reconnaissance effectuée par Harnyll lui-même, le petit garçon resterait de père inconnu.

S’installant à son bureau, le baron prit une plume et commença à écrire.


Citation :
Je reconnais que l’enfant d’Aurore de Rosemont, châtelaine de Sinlieh, est de mon sang, né d’une relation qui nous a unis durant le Voile. Je reconnais également que mon union désormais brisée avec ma cousine Lucrèce d’Adamantine étant resté stérile, cet enfant est mon premier fils. Cela fait de cet enfant mon héritier légitime et ce jusqu’au jour où une descendance me naitrait d’un remariage.

Écrit le 32eme jour de Verimios de la première année du 11eme cycle, en la baronnie de Missède.
Harnyll de Hetalia, baron d’Ysari.

Pliant la missive, Harnyll fit couler un peu de cire et la scella de son sceau privé. Nul ne briserait ce sceau sans son accord. Une fois déposée dans les archives privées de la chancellerie qui concernaient la succession des nobles, cela sécuriserait l’avenir de l’enfant. Le baron hésita un instant à officialiser ouvertement et sans plus tarder sa paternité, mais la froide réalité de la logique politique se rappela à lui. La mortalité infantile restait élevée, et bien des nouveau-nés ne dépassaient pas leurs premiers mois. Cela, sans compter l’instabilité qui menaçait la péninsule sur fond de tensions entre Ydril et Soltariel, le poussait dans l’immédiat à la prudence.
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Aurore de Rosemont
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Ven 2 Sep 2011 - 12:26

Ayant accouché dans l’avant-midi, Aurore avait dormi une partie de la journée. Elle était exténuée, mais avant repris de belle couleur, elle semblait moins blafarde qu’à l’habitude. En se réveillant, elle ne fut pas surprise de voir personne. Elle était même contente de pouvoir être un peu seul pour se réveiller davantage.

Elle était par contre heureuse et cela elle ne l’avait pas été depuis très longtemps. Que pouvait-elle dire de plus, elle était dans une joie incomparable et ses yeux finirent par s’ouvrir, et la vieille femme eut un sourire amusé, car le petit venait à se tortiller dans ses bras. Il était déjà fort et elle ne doutait pas sur le fait qu’il survive. Il était comme Aurore à sa naissance. Forte et santé. Le médecin n’avait rien trouvé à dire sauf de prendre soin de cette petite frimousse et aurore savait son bambin plus important que n’importe quoi.

Donnez le moi, que je profite enfin de l’admirer.

Elle tendit ses bras et soupira d’aise en sentant ce petit corps frêle tout contre elle. Elle était heureuse, malgré sa ressemblance au baron. Peu lui importait, il avait les yeux des Rosemont. Ses petits yeux adorables qui s’ouvraient à peine. Ses petites mains, et tout était minuscule. Il était beau et c’était le sien. Le premier qui lui enlèverait ce bonheur n’aurait que la colère d’une mère.

Bienvenue dans mon monde, mon fils.

Elle lui donna son du et soupira de joie. Il était là tout robuste dans ses bras. Elle le serra contre elle et eut une larme. La seule personne avec qui elle voulait le partager n’était pas là. Et pourtant elle aurait juré qu’il n’était pas absent.

Quel nom notre châtelain portera-t-il?

Je ne sais pas encore. J’avais promis à Néera de ne rien choisir seule. Du moins s’il était à mes cotés, nous aurions pu choisir, mais je préfère attendre un peu. Tant qu’il est mon fils, rien ne change vraiment. Il est mien et rien d’autres. Je l’aime et c’est l’important. Et puis si je n’ai que de l’affection pour mon fils, alors qu’il en soit ainsi. J’ai cherché en vain de recoller mon cœur, sans succès. Puisse les dieux nous préserver et garder le baron en vie.

La vieille femme ne fit qu’un sourire évitant de dire qu’elle avait déjà fait avertir le Baron et sa cousine. Elle ne saurait tarder, celle-ci … Mais plus que tout, elle espérait qu’Aurore puisse tenir la tête haute lorsque le verrait devant elle. La dernière, elle aurait tellement voulu lui faire du mal, pour ce qui était arrivé. Elle avait quitté Ysari, pour vivre sa grossesse tranquille, mais encore là, un autre échec.

Je vois dans vos yeux que vous ne voulez pas que je sache qu’il le sait. Je suis cruelle envers lui, parce qu’il m’a brisé le cœur, non parce que je lui ai donné un héritier. Il a tout le loisir de venir me voir. Je ne lui barrerai pas la route. Il est autant son fils que le mien.

La vieille femme sourit et soupira à son tour, une guerre n’allait pas éclater ici. Embrassant le front de sa protéger et caressant la joue de ce petit ange, elle regarda Aurore.

Je vais vous laisser, avant que quelqu’un ne rentre.

Merci ...

La vieille femme ferma la porte derrière elle et sourit dans son fort intérieur

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Kathleen de Missède
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Lun 5 Sep 2011 - 11:10

    Just married !
    Finis la chambre à part, finis les suspicions constantes des guérisseurs, finis la broderie et la couture ! Maintenant qu’elle était officiellement la nouvelle Baronne de Missède, personne n’osait lui dire non, ou bien aller contre ses désirs. Cela aurait eut de quoi lui faire tourner la tête mais elle n’était pas assoiffée de pouvoir, seulement de grands espaces et de solitude. Enfin, elle adorait passer du temps avec Viktor, mais elle aimait aussi se retrouver seule, profiter du silence et du calme pour lire un livre, jouer de la lyre ou bien partir à cheval. Mais pour cette dernière activité, on avait refusé de la laisser partir seule, aussi était-elle suivis par un petit groupe composé de Dames de la cour appréciant monter et d’une poignée de soldat.

    Lorsqu’elle se leva ce matin là, elle était loin de se douter que depuis plusieurs heures sa cousine était en train d’accoucher ici même, à Missède. Aussi, elle fit sa toilette normalement, se laissant coiffer de bonne grâce mais refusant catégoriquement qu’on l’aide à enfiler sa robe. Les servantes qui étaient à son service commençaient à connaître ses habitudes et même si de temps à autre elles tentaient d’en faire un peu plus, elle ne protestait pas lorsque Kathleen les rappelait gentiment à l’ordre. Elle avait déjà concédé les cheveux, le maquillage et lacer son corset lorsqu’elle en portait un, c’était déjà bien assez !

    Viktor ayant du se mettre au travail très tôt le matin, elle ne l’avait pas encore vue de la journée et un rapide passage dans son bureau lui appris qu’il ne quitterait sûrement pas son fauteuil de la journée. Elle mangea donc en compagnie des Dames qui composaient sa cour et regretta tout de même l’absence de sa cousine. Depuis le mariage, Aurore ne quittait que rarement sa chambre. Sa grossesse devait certainement être fatigante mais Kathleen la soupçonnait également de chercher à éviter toute nouvelle rencontre avec le Baron d’Ysari, encore installé dans les appartements mis à sa disposition à Missède.
    Le repas s’éternisa car chacune avait quelque chose à dire. Après de longues minutes à s’entendre vanter sa coiffure, sa toilette et les bijoux qu’elle portait, Kathleen reporta son regard vers la fenêtre et resta silencieuse. Toutes ses niaiseries l’exaspéraient mais elle devait faire avec, après tout son nouveau rôle l’y obligeait.
    Ce fut un valet, rouge comme une pivoine qui s’approcha d’elle et la libéra du fardeau des conversations.


    - Dame Kathleen….euh, ma Dame….enfin votre honneur….

    Le pauvre garçon s’embrouillait et il devenait de plus en plus rouge à chaque seconde, venant à son secours alors que les dames autour d’elle commençaient à pouffer de rire, Kathleen lui adressa un sourire pour l’encourager

    - Qui a-t-il ?
    - On m’a….chargé de vous dire que…que…que votre cousine….Dame Aurore….venait de mettre au monde….un fils.

    Stupéfaite, Kathleen resta figée quelques secondes, bouche ouverte. Un fils….mettre au monde…. Par les dieux, Aurore venait d’accoucher et on ne le lui disait que maintenant ? Elle serait restée près d’elle si elle avait su que…. Se levant d’un bond, Kathleen quitta le petit groupe d’un pas rapide. Une fois dans le couloir, sûre que ses suivantes ne la regardaient plus, elle releva le bas de sa jupe et courut dans les couloirs, sous le regard médusé des gardes en faction. Lorsqu’elle atteignit la porte de la chambre d’Aurore, elle s’autorisa quelques minutes pour reprendre son souffle.

    Elle levait la main pour frapper à la porte lorsqu’une femme en sortie. La reconnaissant malgré sa tête échevelée, la vieille femme s’inclina devant elle et laissa la porte ouverte. Kathleen entra et regarda la scène avec tendresse. Son cœur s’était mis à battre plus fort tant ce qu’elle voyait l’émouvait. Sans plus se retenir davantage, elle s’approcha du lit sur lequel se tenait sa cousine, son bébé dans les bras. Doucement elle posa sa main sur celle d’Aurore et la serra doucement.


    - Oh ma chère cousine….ma chérie comme je suis heureuse pour toi… je viens seulement d’être prévenue, je regrette tant de ne pas avoir été là pour te tenir la main… Comment te sens-tu ? Si tu as besoin de quoi que ce soit demande-le je m’en chargerai personnellement.

    La main toujours sur celle de sa cousine, Kathleen se pencha pour l’embrasser sur le front et elle en profita au passage pour poser les yeux sur le petit garçon endormi. Il était si beau, avec ses petites mains, son petit nez…tout était à croquer chez lui.
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Aurore de Rosemont
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Mar 6 Sep 2011 - 15:19

Aurore avait les traits tirés, mais rien ne pouvait lui faire plus plaisir que deux présences. Une venait d’être comblée et elle était heureuse que quelqu’un se soucie un peu d’elle. Venant de sa cousine, elle ne pouvait espérer mieux, car elle était si douce, si adorable. Lorsqu’elle passa la porte, le sourire triste de la châtelaine avait disparu. Pour laisser place à un sourire heureux et franc. Cela lui faisait du bien, mais si son cœur criait son désespoir. Elle aurait voulu jeter le malheur sur son baron, parce qu’elle souffrait et chaque fois qu’elle le voyait, elle avait envie de crier, mais en vain.

Je ne voulais pas te déranger douce Kathleen. Tu as ton mari désormais. Je vais bien et le médecin a dit que j’avais un robuste garçon, que si j’en prenais soin, il passerait l’hiver sans difficulté. Je dois même avouer que cela me soulage de le voir enfin parmi nous. Mon joli fils qu’à moi. Il est peut-être batard, mais je lui donnerai tout. Il est tout ce qui me reste

Ceci dit, elle pourrait mieux aller, mais elle n’avait aucune idée comment réagirait le baron. Elle ne l’avait pas contacté et avait préféré fuir, après les chasses. Elle avait perdu en somme presque tout. Il ne restait que Sinlieh et probablement que cela, puisqu’elle ne croyait pas un jour retrouver la chaleur d’un homme

Elle sourit et fit une place à sa cousine près d’elle. Le petit bonhomme dormait paisiblement entre les draps chauds. Parfois un petit soupir venait mettre terme à une longue respiration du bambin et elle ne pouvait s’empêcher de sourire. Il était son petit ange. Le sien et personne ne lui enlèverait, puisque la louve prenait la place sur la femme.

Approche

Elle se défit de l’emprise du bambin et le donna à Kathleen. Malgré tout, il était lourd, pour ses quelques heures. Il le troublait encore, car il retenait peu d’elle, sauf ses yeux. Il était les siens.

J’aurais pu mettre terme à sa vie bien avant, mais il est la que depuis quelques heures et je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Un problème de fini et un autre s’impose. Comment allons-nous l’appeler. C’est une discussion que j’aurais du avoir avant de me cacher pour l’éviter.

Dans les bras de Kathleen, la petite terreur de Sinlieh gigotait. La jeune mère riait et elle le regardait avec tant d’affection. Le petit bonhomme ouvrit ses yeux, avant de les frotte mal habilement et bailler. Aurore eut un petit rire amusé. Dans quelques mois, il serait assez vieux pour jouer un peu avec. Il referma ses petits yeux sous le regarda attendri de sa mère.

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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Sam 10 Sep 2011 - 19:55

La matinée était bien entamée lorsque le baron quitta ses appartements et pris la direction de ceux d’Aurore. L’enfant étant né la veille au soir, nul ne pourrait estimer qu’il faisait preuve d’une anormale hâte à se rendre au chevet de la mère. Avoir laissé passer la nuit pour que la jeune femme puisse reprendre des forces, voilà respectait les délais classiquement usités. Inutile en effet de hurler sur les toits que l’enfant était de lui…

Tout en marchant dans les couloirs du château de Missède, le baron se prit à scruter le visage de ceux qu’ils croisaient. Gardes, serviteurs, vassaux et nobliaux locaux, savaient-ils que l’invité de leur seigneur allait voir son fils bâtard ? Sans doute, les petites gens disposaient d’une incroyable capacité à dénicher les ragots et l’arrivée des nobles d’Ysari pour assister au mariage de Viktor et Kathleen avait du donner un vrai coup de fouet aux racontars et aux rumeurs.

Etouffant un sourire sarcastique, le baron se dit que pour une fois les rumeurs seraient vraies. L’enfant d’Aurore n’était pas le premier fils bâtard que l’on lui prêtait. D’autres l’avaient précédés, mais pour autant qu’Harnyll le sache, ces enfants n’étaient en réalité pas de lui, encore qu’il eu de sérieux doutes sur l’un d’entre eux. Mais ne les ayant pas reconnus comme siens, ils ne comptaient pour rien.

Lorsqu’il entra dans la chambre où Aurore se remettait de son accouchement, la jeune femme discutait avec la toute nouvelle baronne de Missède. S’inclinant légèrement vers la femme de son hôte, Harnyll demanda :


Pourriez vous nous laisser seuls quelques instants, dame Kathleen ?

Bien que Kathleen fasse partie de la famille… après tout, n’était-elle pas la cousine d’Aurore… le baron désirait éviter la présence de témoins. Jouer le jeu en public serait déjà assez difficile, autant ne pas également s’imposer cette épreuve en privé. Traversant la chambre d’un pas lent, il s’approcha du berceau et regarda son fils endormi.

Il est magnifique.

Bon, certes, la notion de magnifique pour un bébé tout juste né est malaisé à définir, n’est-ce pas ? Mais tous les parents trouve le leur magnifique, aussi Harnyll ne dérogera pas à la règle. En tout les cas, son fils était un robuste petit gaillard qui crispait doucement ses menottes dans son sommeil.

De cet enfant dépendrait peut être un jour l’avenir d’une baronnie. A quoi pouvait donc bien penser cette charmante petite frimousse endormie ? Surement pas aux espoirs qu’il suscitait chez son père et aux regrets qu’ils créeraient chez ceux qui auraient pu prétendre à sa succession. Le baron se nota mentalement à cet instant de fournir à Aurore un détachement de gardes plus important pour assurer sa sécurité à Sinlieh. Le fils, même bâtard, d’un baron, devenait un pion sur l’échiquier politique et il ne voulait pas prendre le moindre risque.

Se retournant vers la mère, Harnyll demanda :


Comment s’appelle-t-il ?
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Aurore de Rosemont
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Dim 11 Sep 2011 - 1:54

Il y avait certain sentiment qu’elle ne partageait plus avec la vie elle-même que même ce petit être n’arrivait pas à lui donner de réponse. Elle n’avait pas envie de se séparer de lui, et un jour, elle n’aurait pas le choix. Autant avoir pu mourir, cela ne lui aurait couté que la honte. Elle n’avait pas fait preuve de faiblesse avec sa cousine uniquement parce qu’elle était un peu tout ce qu’elle avait et encore. Ysari et Missède n’étaient pas proche. Du moins, pas comme Ydril et Sinlieh. Le cœur serré telle une torsade, elle perdit ses moyens lorsqu’il entra. Pourquoi ne l’avait-il pas oublié ? Elle aurait été bien plus calme et sereine. Ne se rendait-il pas compte comment il la faisait souffrir. Elle n’Avait pas l’énergie de lui en vouloir, mais dans son cœur, elle était triste qu’il ne l’aime plus.

Elle remercia sa cousine et regarda une seule fois le baron qui se dirigeait vers son fils. Le sien, mais à lui aussi. Elle ne pouvait pas le lui retirer et pourtant. Ses yeux sombres regardèrent ses mains alors que le baron causait une tempête dans le cœur de son ancienne flamme. Elle se sentait trahi. Pourquoi la faisait-on souffrir encore plus. N’avait-elle pas eu son lot de déception. Elle aurait aimé la présence de Kathleen, quelqu’un pour la consoler un peu, car elle avait le cœur en bataille.

Peu importe, Harnyll ne la reprendrait jamais dans bras. Autant ne plus jamais y penser et encore moins rêver, qu’elle ait de nouveau des enfants. Il serait aussi seul qu’elle l’avait été dans sa tendre enfance Elle ne leva pas les yeux lorsqu’il lui demanda le nom de son fils. Elle ne le savait pas.

Je ne sais pas. Je n’ai pas réfléchi à cette perspective et même si j’y aurais réfléchi je l’accable d’un faux destin le jour de sa naissance. Donnez-lui le nom qui vous plaira baron. Il vous appartient plus qu’à vous qu’à moi.

Aurore essuya ses larmes. Rien ne le ferait revenir près d’elle et Sinlieh n’était pas plus sécuritaire. Elle ne se battrait pas pour le garder, car quoiqu’il arrive, elle n’aurait pas la force de le contredire. Il serait toujours mieux avec l’homme que la femme qui lui avait donné la vie. Oui, il était magnifique, mais cela ne lui rendait pas l’homme qu’elle aimait vraiment. Celui qui lui avait dit qu’elle pourrait toujours compter. Elle avait eu tort d’aimer comme ces folles jouvencelles. Maintenant elle agonisait sous ses propres joies.

Rompant le silence, elle murmura :

Prenez soin de lui. Il a assez souffert par ma faute, il ne mérite pas cela.

Elle pourrait faire les efforts du monde, elle ne retrouverait jamais sa place.

Malheureusement pour elle, car elle aurait bien tout donné pour au moins offrir du bonheur au Baron, mais elle avait perdu sa précieuse place dans son cœur, et elle pleurait son sort, que son fils pouvait acquérir. Ysari serait toujours plus sécuritaire que Sinlieh ou les murs ont à la fois des oreilles et des yeux.



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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Ven 16 Sep 2011 - 14:10

L’ambiance restait lourde dans la chambre, lourde de souvenirs heureux et de déceptions amères. On dit parfois que les extrêmes se recoupent au final, et que seul un amour profond et pur peut entrainer une déception aussi intense. Quoi qu’il en soit, ni le baron ni la châtelaine ne se sentaient véritablement apaisés en présence l’un de l’autre désormais. Renouer leur ancienne complicité des premiers jours serait-il encore possible ? Cela, Harnyll l’ignorait et n’aurait pas osé prendre de paris.

Se penchant sur le berceau, il posa doucement sa main sur le front du nouveau-né qui sommeillait paisiblement, indifférent au trouble qui secouait ses parents. Sa mère venait de laisser à Harnyll le soin de nommer leur fils, tâche toujours difficile surtout lorsqu’il faut y répondre un peu en urgence. Se creusant la cervelle, il passa en revue les noms de ses propres ancêtres, mais il serait probablement mal vu de donner à un bâtard le nom d’un ancien baron.

Soudain une idée naquit en lui. Comment s’appelait cet ancien héros de légende dont lui parlait son précepteur lorsqu’il était petit ? Ce roi nordique dont on chantait les exploits lors des banquets donnés par son père était surement en bonne partie idéalisé et bien loin de ce qu’avait du être le personnage historique, si tant est qu’il ait réellement existé. Mais une légende ne se soucie guère de vérité historique dès lors qu’elle est belle et bien contée par un barde talentueux.

Oui, son choix était fait. A voix basse, le baron murmura :


Bienvenu parmi nous, Harald, mon fils.

Que pouvait-il faire de plus en ce jour ?

Rien. Pour l’instant ce serait aux nourrices et à sa mère de veiller sur l’enfant. Si loin d’Ysari et de Sinlieh, Harnyll ne devait guère s’attarder plus que cela dans cette chambre au risque de faire naître de nouveaux ragots. Si on ignorait le lien de paternité qui le liait à l’enfant, rester trop longtemps pourrait créer du soupçon, ce qu’il préférait éviter en particulier loin de ses terres. Que les courtisans à Ysari glosent sur les amours illégitimes de leur seigneur était une chose, mais inutile de donner du grain à moudre à ceux de Missède.

Avant de quitter la pièce, le baron fut arrêté par la prière à peine murmuré d’Aurore. Prendre soin de l’enfant ? Bien sur… mais que voulait-elle sous-entendre ? Craignait-elle que le baron reniât son fils et refuses d’utiliser son influence pour lui permettre de réussir dans la vie ? Ou sa crainte était-elle autre, plus intime peut être ? Ne sachant trop que penser, Harnyll jura néanmoins :


Je veillerai sur lui, n’aies crainte.
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Aurore de Rosemont
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MessageSujet: Re: Bienvenue dans notre monde   Mer 21 Sep 2011 - 15:29

La fatigue était vaine. Surtout après avoir donné naissance à un robuste garçon. Aurore consentait de le préserver du mal. Mais pouvait-elle seulement le renier? Non, elle avait supplié Néera et si ce fut d’un coup de folie qu’elle le fit, elle s’en voulut amèrement. Pour le reste, Arcam avait encore gagnée et avait réduit en cendre le cœur de la châtelaine. Jamais elle ne pourra-t-elle aimé personne.

Qu’il fut bon, honnête et juste. Elle n’avait plus de cœur pour aimer et son fils n’était que son fils. Les sentiments n’existaient plus, car elle ne voulait plus aimer mais haïr. Haïr que l’on la fasse souffrir et si son cœur devait pourrir alors qu’il pourrisse. Elle avait assez donné pour ne plus recevoir du tout. En fait, son cœur était devenu noire parce qu’elle n’avait jamais tenu ses conditions et n’avait pas percé le Baron après les chasses. Elle l’avait laissé faire et avait pris la fuite à Missède seulement parce qu’elle était trop lâche.

Il n’y aurait pas de fête ni de réjouissance. Même Aurore le savait qu’il n’aurait de vie que de batard. Harald … Son fils, son seul espoir d’échapper a la potence de la mort qui la guettait. Pourquoi la retenait-il en otage dans ce monde alors, qu’elle aurait préféré mourir que de subir l’humiliation qu’on lui infligeait.

Elle ne détestait pas le nom. En sommes, il avait le droit d’hériter d’un peu d’honneur. Car Aurore comme Harnyll, n’aurait osé souiller le nom de leur ancêtre. Elle se disait que Sinlieh devrait changer de propriétaire. Quel plaisir ferait-elle en laissant le domaine à sa vieille tante qui se battait pour l’avoir. Elle n’avait pas la force de lui refuser en ce moment.

Si tu veux veiller sur lui, prends-le. Il ne sera jamais en sécurité à Sinlieh.

Elle comprendrait son départ et souffrirait moins de ne pas le savoir perdu. Dès qu’elle pourrait elle rentrerait à Sinlieh. Ses bagages étaient presque prêts et elle ne tarderait pas à retrouver son chez soi.

Si un jour le baron que j’ai connu revient, dites le moi. Il me manque terriblement.

Jamais elle n’aurait l’audace de lui demander ce qu’elle voulait lui demander. Il avait autre chose et comme toujours, il se sauvait d’elle. Les ragots, elle n’en avait pas peur et les mensonges la fatiguaient.

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