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 [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1

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MessageSujet: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Dim 4 Sep 2011 - 19:40

Spoiler:
 
Depuis plusieurs semaines, les Troisième et Quatrième quartiers de Langehack étaient étroitement surveillés par le guet en alerte. Beaucoup de rumeurs circulaient sur la cause de ce renforcement de sécurité. Cependant, personne ne se leurrait sur le véritable déclencheur : la boucherie entre les mercenaires à la solde des D’Albino et les Del Lughi. Malgré l’effervescence dans le milieu des gens d’armes, les contrats signés à la va-vite pour palier au manque dans chacune des maisons, celles-ci recrutaient toujours dans les mercenaires reconnus de la place. Hélas pour les sicaires étrangers et leurs désirs de se tailler la part belle du magot, les « habitués » prenaient un soin maniaque à les écarter de tous les contrats ayant attrait à l’affaire. Plusieurs, de guerre lasse, se résolurent à tenter leur chance auprès du Collège.

Et ceux-là avaient probablement le cœur mieux accroché que les spadassins fouraillant dans les rues ! Moult potins et racontars se chuchotaient dans le « Milieu » au sujet de l’ordre : Dans les plus bas-quartiers, on les tenait en partie responsable pour la Discorde d’Albino-Del Lughi – une sombre histoire de philtre d’amour – alors que, parmi les nantis, on les jalousait pour le soutien acquis auprès du trône ducal. Réputation ombrageuse du maitre des lieux et on-dit au sujet de l’acquisition de leur siège mis à part, l’interrogation majeure restait le choix de leur siège. Cette ancienne bâtisse tentaculaire s’étalait entre le Quartier des Tanneurs et des Teinturiers. Quelques siècles auparavant, la corporation mort-née des alchimistes l’érigea immense et magnifique liant habilement le style langecin grandiloquent à quelques tourelles hérités des invasions pharétanes. N’importe quel quidam informerait, un peu apeuré, les voyageur du soi-disant fantôme hantant les lieux. « Superstition d’bonn’femme » rétorquerait-il ensuite en indiquant la grande porte.

Pour convaincre les réfractaires à travailler pour eux et conjurer les quelques rumeurs négatives circulant sur son dos, le Collège mettait les petits plats dans les grands et promettait monts et merveilles lors de l’embauche. Mais quant à savoir quoi, aucun des anciens fripons engagés ne s’accordait avec les autres.

Ce jour-là, le ciel pleurait une saleté de crachin glacial qui s’insinuait sous les vêtements : un vrai temps de verimios langecin ! Malgré le risque d’engelure, les échoppes désengorgeaient leur lot de clients et d’artisans. Entre les rigoles de boue et déchets mêlés, les passants se pressaient pour s’acquitter le plus rapidement possible de leurs tâches journalières. Albio, échevin du Collège, resserrait étroitement son manteau sur une liasse de documents importants. Avec soulagement, il poussa la porte de la demeure et s’ébroua. Alors qu’il se rendait à son cabinet, le Recteur, Crispin Delray, l’apostropha :

- Ah vous voilà enfin ! Je dois me rendre auprès de notre Duchesse sans attendre. J’aimerais que vous vous occupiez de l’affaire Giapardi. Allouez-vous les services de trois ou quatre aventuriers pour récupérer cette carte dans les plus brefs délais. Cela n’a que trop traîné. Et faites préparer ma monture.

D’un geste vague, il indiqua les papiers un peu détrempés que son secrétaire s’escrimait à sécher.

- Les accords avec la corporation de bâteliers pour le Moulin ? Suspendez-les dans mon bureau, je m’en occuperai à mon retour.

Albio inclina diligemment la tête

- Pour la carte, un délai à la fin de la semaine est-t-il suffisant ?
- Oui. Augmentez la récompense si nous pouvons l’avoir avant. J’aimerai que nous puissions passer à la suite avant la fin du mois. Dites à Foinchemin de se tenir à la disposition des mercenaires pour toutes questions, si besoin est.
- Bien, Sire.

Après le départ du maitre des lieux, Albio donna quelques ordres au portier pour que les premiers aventuriers arrivés soient directement conduits dans le salon attenant à son bureau. Et ainsi fut-il fait.

L’un après l’autre, le moustachu responsable de la porte mena quatre aventuriers à travers un dédale de corridors. Ils eurent tout le loisir de contempler divers tapisseries et peintures toutes plus étranges les unes que les autres, des portraits d’un réalisme saisissant, des paysages de terres écartelée dans la guerre ou la domination présumée d’un dieu. Œuvres de génie ou de fous, toutes laissaient transpirer la sensation palpable d’entrer dans un territoire où les mythes et la réalité se confondaient. Arrivés au petit salon, ils accueilleraient peut-être cette « banalité » d’aménagement avec soulagement : une table basse, des canapés accueillants, une carafe de vin chaud et cinq brocs, quelques biscuits. Pour peu, on pourrait presque se croire chez une vieille dame de la noblesse tentant de vous gâter et vous engraisser ! Enfin, c’était sans compter la présence de vos prédécesseurs détonant dans ce petit cadre presque chaleureux…

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Ulysse Sansnom
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 9 Sep 2011 - 12:42


    Bien qu'étant un homme d'arme et emplit de charme, Ulysse n'aimait peu pour ne pas dire pas les mercenaires, des brutes ans la moindre formations de lettres qui, pensant que savoir faire mouliner avec une épée, se ventait d'être des guerriers. Ulysse était d'avis qu'une tête bien faite se doit d'être bien pleine dès lors il tentait toujours de s'opposer à ces mécréants qui pour quelques pièces d'argent vous faisait retrouver vos parents à coups d'acier bien tranchant.
    Cependant, il faut bien l'avouer que le vers à l'instar u crime ne paye as, et que dès lors, un homme ne pouvant se nourrir sans argent, il lui faut diligemment trouver où travailler. Ulysse prêtait ainsi quelques fois son épée à quelques nobles engraissés soucieux de faire transpiré une affaire par un duel sans pour autant qu'ils en soient inquiété. On nommait cette profession duelliste, mais là 'est pas la question.
    Ulysse marchait tranquillement dans les quartiers de Langehack, il avait le visage tiré et la voix rauque du fait que depuis trois jours déjà il n'avait pas déjeuné. Mes il arrive parfois que les dieux se montrent cléments et un mendiant avait indiqué à notre chenapans un lieu où louer son épée tant soit peu que l'on fut légèrement dément. Ulysse tiraillé par la faim et lasse de mendier du pain s'en fut pour le collège. Il semblait couler toutes sorte de rumeurs sur les gens de cet établissement. Mais les rimes ne pouvant combler la famine, il choisi d'y aller fleur au fusil et estomac au talon. Sa quête l'avait conduit près d'une bâtisse de taille cyclopéenne qui semblait s'étendre telle une ombre terrible sur les quassiers des tanneurs et des teinturiers. Il y avait dans le bâtiment quelque chose de malsain comme si sa taille et sa disposition rappelait un poulpe cherchant à attraper sa proie. Ulysse ne se préoccupa guère de cela et réajusta plus amplement sa veste pour se couvrir de cette pluie fine et glaciale. On aurait dit qu'un dieu, désireux de répandre ses larmes se tenait dans les cieux et tel un semeur rependait d'un mouvement ample ses pleurs. Dès lors l'on se sentait frigorifié et cela ne plaisait à un homme affamé.
    Fort heureusement, Ulysse ne demeura pas longtemps dehors car un homme fort l'invita à rentrer alors que lui même semblait esquiver la pluie qui dehors battait.
    Le voyage dans la bâtiment sembla donner à Ulysse ses lettres de noblesse, il observait les tableaux et les tapisseries qu'il trouvait d'un goût exquis. Il s'arrêta un instant sur une toile affichant un paysage quasi lunaire. On trouvait sur ce tableau l'obscurité de la lune invisible, cette lueur du ciel qui semble déposé un suaire mortuaire sur la terre, l'astre éternelle semblait à une mère en deuil tournant autours de son enfant en tenant fermement une lampe. C'en était troublant, envoutant, terrifiant. Notre héros continua sa route dans le dédale de couloirs sans croiser ni Ariane ni le Minotaure.
    Il arriva enfin dans un petit salon. Sans prendre vraiment garder à ce qu'il y avait ans la salle, il s'assit directement sur l'un des canapés alors que ses doigts fins et agiles vinrent se saisir deux biscuits qui trouvèrent rapidement place dans son ventre. Il sembla satisfait de pouvoir enfin mâcher quelques choses et se servit un verre de verre. D'un geste il balaya quelques miettes qui s'était permise de prendre place sur son pourpoint bordeaux. Comme à son habitude, il portait une chemise fine rouge couverte par un épais manteau de cuir délavé. Se boites étaient crasseuses et la seule chose qui le différentié d'un homme de main quelconque était sa fine lame engoncé dans son fourreau, semblant guérir de quelques mots, attendant qu'un idiot par quelques mots d'argot ne la sorte de son repos, la faisant devenir son fléau.
    Ulysse observa la sale et conta les gobelets. Cinq, il aurait donc probablement quatre compagnons. Fort bien, les aventures de groupes n'était ne le faisait pas devenir bout en train mais au moins avait lui permet d'avoir des témoins qui pourraient conter ses exploits. Ulysse entendit de nouveaux des pas. Il reconnu celui lourds et pesant de l'homme à la moustache, mais il était accompagné, cela il en était assuré. Ainsi il allait rencontrer ceux avec qui il allait mener quelques péripéties. Il avait hâte de voir ces nouveaux aventuriers en espérant qu'il ne s'agisse pas de simples palfermiers.
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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 9 Sep 2011 - 15:27

Le clapotis de la pluie résonnait sur le chapeau de l’homme qui se tenait les deux pieds plantaient devant l’édifice à l’atmosphère ésotérique.

" Ainsi voila le collège. " Dit Vincente d’un air satisfait.

Le pirate tira de sa bourse quelques piécettes et les tendit sans même le regarder son guide qui prit l’obole tout en scrutant craintivement le bâtiment, son client puis la rue. Afin de replacer les choses dans leur contexte. Après son intervention dans le conflit mervallo-scylléen, notre protagoniste avait fait route depuis Nelen dans le but de revendre l’un des dromons qu’il avait durement acquis dans le but d’investir la somme dans l’achat de reîtres qu’il irait surement sélectionner à la Dross. Quoiqu’il en soit on avait fait escale dans le duché de Langehack et le vicomte avait décidé de flâner et de visiter la région en attendant que la transaction arrive à son terme. Il paraissait que cette contrée était réputée pour son faste et ses tissus et si le jour, le Vicomte Manolesti était à son aise dans ce milieu et pouvait s’offrir quelques habillements pour sa garde-robe, la vipère noire le soir délaissait le beau linge et allait s’offrir une compagnie plus douteuse mais moins pernicieuse dans les rades des bas-fonds. C’est d’ailleurs lors de l’une de ces soirées à boire, rire se battre et culbuter quelques gueuses que le pirate tomba sur une discussion de quelques spadassins crachant sur le climat actuel de quelques quartiers de la ville et d’une guerre privée qui s’y improvisait.

" Quel temps d’merde, heurs’ment on a l’vin chaud pour s’tenir sec.

- Tu l’as dit, et puis avec l’deux familles qui s’font la guéguerre quelques pièces en poches.

- Qu’est-ce ça raconte pignouf, c’est qu’y a du sous à s’faire ? (Oui, Vincente avait fait pécore LV2)

-Laisse tomber l’autre, l’familles affichent complètes, plus personne jte dis.

- Fais pas ton maraud, laisses pas un compagnon sur l’cul, tenez j’vous offre un pichet.

-C’est trop bon vot’seigneurie, mais ça change queud à l’affaire. Ya pas besoin d’aut gueules pour l’instant. Si tu cherches l’bagarre va voir l’collège, parait qu’ya dla place pour les aventureux.

- L’collège ? Mrci pour l’info. Maintenant trinquons à la poitrine de la première catin qu’on attrapera arhahahah. "

Après avoir délaissé les deux "gentilshommes" , Vincente récupéra Bash qui pour éviter la méfiance de certains, se tenait à l’écart et l’on parti à la recherche d’un sans le sous qui pour quelques écus leur montreraient le chemin. On trouva facilement le pauvre bougre et Vincente décida de poursuivre l’aventure seul demandant à Bash d’aller voir où en étaient les pourparlers concernant la vente du Dromon.

Ainsi nous revoilà, au début de notre récit et donc après avoir payé le pauvre diable et l’avoir regardé s’éloigner rapidement, Vincente s’avança jusqu’à une porte massive afin de l’examiner. Mais c’est une porte situé sur le coté droit de l’alcôve de la porte principale qui s’ouvrit pour découvrir dans l’embrasure de la lumière qui émanait de l’intérieur un domestique aussi maigre que terne mais arborant une moustache de corse (fournie et robuste). Ce dernier invita le vicomte à entrer avant de lui demander l’objet de sa visite.

"Je suis le Vicomte Manolesti, je me promenai dans votre agréable citée et j’ai entendu parler de votre institution. En tant que féru d’arts, j’aurais été bien sot de ne pas venir voir un établissement aussi intéressant. "

Un air de malice traversa le regard du vieux domestique et un sourire en coin vint même se former sur ce visage presque parcheminé avant que ce dernier ne réponde :

" vous ne serez pas déçu de votre visite. D’ailleurs une affaire du collège réclame l’assistance quelques experts, peut-être que celle-ci vous intéressera-t-elle ?

- Je serais heureux de pouvoir vous porter assistance dans cette entreprise."

L’échange de civilités fini, l’homme à la moustache guida notre héros à travers les méandres du bâtiment dont une odeur de magie semblait émaner de toutes parts. Il put s’émerveiller devant des toiles aussi bizarres qu’envoutantes, avant qu’enfin il ne fût introduit dans un cabinet sobre où deux hommes attendaient. Le portier annonça le visiteur et referma la porte derrière lui, une fois la besogne faite. Le mage regarda instant la pièce, puis tour à tour les deux hommes dans la pièce, l’un était assis près d’un service à thé ; il avait la stature d’un militaire dans le maintient mais les habits et la négligence de son aspect laissait penser que ce dernier n’était plus en service et devait louer son épée au plus offrant, comme les mercenaires de la taverne le laissaient entendre. L’autre était posté debout près d’une petite fenêtre et présenté comme messer albio. Vincente resta debout et retira son chapeau :

" Gentilshommes, mes respects. Messer Albio, je suis enchanté de faire votre connaissance et pour le peu que j’ai pu voir votre institut ce dernier parait fascinant. Comme vous l’a annoncé votre portier je passai dans le but d’une visite de courtoisie lorsque l’on m’a proposé d’offrir mes lumières de conseiller en art à l’une de vos affaires. Serait-il inconvenant de connaitre les détails de celle-ci ? "
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Eliwa
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Dim 11 Sep 2011 - 8:48

Eliwa arriva à Langehack sous une pluie battante au bout de plusieurs jours de chevauchés. Elle fit ralentir Amarthluin et mit pied à terre. Elle resserra sa cape autour d'elle et passa sa capuche. Aralaurë marchait à ses côtés. Eliwa avait épuisé ses derniers vivres il y a deux jours. Aralaurë l'avait aidé à chasser quelques gibiers mais la faim lui tenaillait tout de même le ventre. Elle avait froid et ne savait que faire.
Elle erra une bonne demi-journée dans les quartiers les plus sombre de Langehack avant de tomber sur un mendiant assez clément pour partager sa miche de pain. Il était ivre (cela explique sa générosité) et parlait de tout et n'importe quoi. Il finit par parler d'une quête qui pouvait rapporter des sous à une personne sachant manier les armes.
Eliwa ne se le fit pas dire deux fois et, après avoir remercier le mendiant, elle fila au bâtiment décrit par le vieil homme.
Un enchevêtrement de pierre harmonieusement disposé s'imposa à elle. Elle s'approcha de la porte et frappa deux coups secs, les rênes de son cheval dans la main droite et le pelage de sa louve contre sa cuisse gauche. Un domestique lui ouvrit. Il lui parut vieux. Très vieux.

- Je suis ici pour une affaires concernant un certain grimoire.

Il lui indiqua les écuries.

- Installez-y votre cheval, puis revenez ici.

Puis il ferma la porte. Eliwa alla donc aux écuries, trouva un box libre (il n'était ni des plus propres, ni des plus spacieux) et y installa Amarthluin lui chuchotant de ne pas s'affoler et de rester ici le temps de quelques heures.
Elle repartit avec Aralaurë et toqua une seconde fois à la porte. Le même domestique vint lui ouvrir.

- Suivez-moi.

Les griffes de sa louve cliquetaient sur le sol. Elle marchait ses côtés, comme toujours. Les murs étaient orné d'oeuvres toutes plus belles les unes que les autres. Elles finirent (Eliwa et sa louve) par arriver dans un salon meublé d'une tables basse orné de plats de gâteaux et de carafes de vin entouré par des fauteuils et des canapés à l'aspect confortable.
Deux humains attendaient déjà dans cette pièce. L'un au visage émincé par la faim et l'autre portant un chapeau impressionnant.


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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Dim 18 Sep 2011 - 18:16

Frissonnant sous la pluie fine qui s’ingéniait à imbiber la moindre fibre de son manteau, Tinfar repensa avec envie à la vaste cheminée qui réchauffait la grand-salle de l’auberge où il logeait. Fermant les yeux, il se remémora avec délice la soirée qu’il y avait passé la veille : confortablement installé dans un fauteuil, ses pieds reposant près de l’âtre, une timbale de vin chaud dans une main et la cuisse d’une servante sous l’autre, il avait arrondi sa bourse en jouant quelques parties de cartes.
Poussant un léger soupir, le sorcier chassa d’un geste de la main les gouttes qui lui coulaient dans les yeux avant de se remettre en route. Demeurer immobile sous la pluie ne risquait pas d’arranger ses affaires. Il avait déjà l’impression de pouvoir sentir l’eau de pluie s’insinuer jusqu’à sa chemise de lin.

* * *

Au sortir d’une ruelle, il s’arrêta et chercha des yeux un point de repère.
En neuf ans la ville avait bien changé et, à sa courte honte, force lui était d’admettre qu’il ne s’y repérait pas encore très bien. Il avait beau y être né, les années passées sur la route avaient fait de lui un étranger dans sa propre cité.
Avisant une fontaine, il tira de sa poche un plan sommaire que la pluie rendait difficile à lire. Se tournant d’un côté puis de l’autre, il finit par repérer ce qu’il cherchait : les tours tarabiscotées du Collège. Resserrant les pans de son manteau, il se dirigea lentement vers le porche. Soufflant dans ses mains pour y ramener un peu de vie, il frappa deux coups rapides.
Tandis qu’il attendait, il jeta un rapide coup d’œil aux alentours. La pluie et l’heure avaient vidé les rues de leurs occupants habituels. Néanmoins, Tinfar ne put s’empêcher de noter l’étrange attitude des rares passants qui croisaient son regard. Tous se hâtaient de détourner les yeux avant d’esquisser un geste contre le mauvais œil.
Ecartant ses interrogations d’un haussement d’épaule, le sorcier reporta son attention sur la porte qui s’entrouvrait. Il s’étonnait de ne pas avoir entendu de bruits de pas, jusqu’à ce qu’il remarque l’épais tapis qui recouvrait le sol.
Sans attendre, il expliqua le motif de sa venue et, d’un mouvement de la tête, fit comprendre à son interlocuteur que si la discussion devait se prolonger, il préférait que ce soit au sec. Fort heureusement, on le pria d’entrer, l’assurant qu’il était attendu bien que passablement en retard. Sans même prendre la peine de relever l’allusion, Tinfar emboita le pas du serviteur.

Après le froid et l’humidité qui régnaient dehors, la chaleur ambiante était la plus que bienvenue. Rejetant sa capuche sur ses épaules, Tinfar profita du spectacle qui lui était offert. Les murs étaient tout entier recouverts d’œuvres d’art. Il était impossible d’y distinguer le moindre espace inoccupé. Peintures, tapisseries et bibelots semblaient s’y livrer une guerre de territoire acharnée. Le plus étonnant, du moins l’était-ce aux yeux du sorcier, était qu’il ne semblait y avoir aucune logique prévalant à l’agencement de l’ensemble : des œuvres maitresses côtoyaient des croûtes innommables. Allant de surprises en surprises, l’espion suivit son guide jusqu’à ce que ce dernier lui indique une porte lambrissée.
Cette dernière donnait sur un petit salon dans lequel l’attendaient trois hommes et une femme. Les saluant tous quatre d’un signe de tête, Tinfar suspendit son manteau humide près de la cheminée avant de se servir une coupe de vin.
Debout, adossé à un mur, l’espion observait ses vis-à-vis. L’un, quelques miettes éparpillées sur son manteau, possédait assurément le maintien d’un reitre. Même assis, il se dégageait de lui une impression diffuse de menace et de maitrise de soi. Une lame battait d’ailleurs son flanc, comme pour souligner que la violence était un compagnon de tous les instants. Un autre, une plume piquée dans son chapeau, semblait être une caricature vivante de l’aristocrate encanaillé. La jeune femme, quant à elle, intriguait particulièrement le sorcier. Ses activités ne l’ayant jamais amené à rencontrer d’elfes, il était incapable de lui donner un âge, moins encore de deviner ce qu’elle faisait là. Et il ne se risquerait certainement pas à lui poser la question, pas tant qu’un loup demeurerait à ses côtés. Enfin le dernier membre de cette troupe hétéroclite affichait le sourire poli bien qu’un peu crispé de celui qui va prendre la parole d’une minute à l’autre.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mer 28 Sep 2011 - 23:16

Tandis que la petite troupe se réunissant dans son office, Albio torturait ses mains en arrachant nerveusement les petites peaux de ses ongles. Plus il les observait, plus il paniquait. Les gens d’armes, il les avait déjà en horreur ! Mais, comme pour bien l’enfoncer, une elfe accompagnée d’une louve se présentait ! Bien qu’habitué aux bizarreries de son mentor, l’échevin, un gentilhomme citadin comme il faut, réprimait difficilement une bouffée de terreur face à la créature sauvage. Aussi, ses premiers mots furent pour Eliwa :

- La… prochaine fois, je vous serai gré de ne pas faire entrer votre compagne dans mon bureau. Tenez-la éloignée de moi… là-bas au fond de la pièce.

Il désigna vaguement un angle du bureau le plus loin possible de lui. Une fois assuré que la louve ne s’en prendrait pas à son fond de culotte, il tira en fauteuil pour s’installer en bout de table en face de ses hôtes. Et quels hôtes ! Un noble aux allures peu recommandable, un bourgeois tout aussi louche, un fripon efflanqué et la fameuse elfe ! Les Cinq lui viennent en aide ! Intérieurement, il maudit à trois reprises le Recteur et jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendrait plus. Maigre courage rassemblé, il s’éclaircit la voix et débuta.

- Bien ! Je suis Albio Lughi, secrétaire personnel de Sire Cripin Delray, Recteur du Collège et Conseiller ducal. Celui-ci ayant été appelé toutes affaires cessantes au château, je serais votre personne de contact pour toute la durée de ce travail.

Toujours hésitant, il étira un demi-sourire avenant.

- Nous attendions un cinquième pour cette mission, mais il semble grandement en retard. Nous allons commencer sans lui. Un rapide mot au sujet du Collège : Nous regroupons plusieurs chaires de spécialistes dans leur domaine. Histoire, Magie, Alchimie, Architecture, les matières que nous étudions sont légions et nous recourrons régulièrement à des mercenaires pour certaines missions plus délicates. Votre non-attachement à l’une ou l’autre des entités langecines vous confère une liberté d’action bienvenue et c’est ce qui vous rend précieux à nos yeux.

Il marqua une courte pause.

- La mission, si vous l’acceptez, consistera à nous rapporter des indices ou le plan menant à la cache d’un grimoire.

Un peu plus à l’aise, il risqua une sorte de plaisanterie – à ses yeux tout du moins - avant de reprendre plus sérieux.

- Dit comme cela, cela parait simple. Mais parlons un peu de ce grimoire avant que je vous donne plus de détails sur votre quête à proprement parler. Il y a un peu plus d’un siècle vivait Leo Giapardi, un grand érudit. Cet homme avait rassemblé le fruit de ses recherches au sein d’un grimoire. Par les récits de ses contemporains et ses propres écrits, nous savons que ce grimoire existe véritablement. Comme de nombreux savants de l’époque, il a malheureusement jugé plus sage de cacher ce livre et, évidemment, il a emporté son secret dans sa tombe.

Il s’humecta brièvement les lèvres et se tassa légèrement sur sa chaise.

- Toutes nos recherches pour découvrir l’endroit de sa cachette s’avèrent particulièrement difficiles. Non pas que nos connaissances soient limitées, mais plutôt que sa demeure a été rachetée par une Maison, mmh… nous dirons "opposée" faute de terme plus adéquat. Nous sommes persuadés que le grimoire s’y trouve encore. Notre autre piste mène au caveau de la famille Giapardi. Hélas, le Culte de Tyra refuse catégoriquement de nous permettre d’y pénétrer.

Un peu gêné, il continua.

- Le fait d’être un ordre agréé par la Duchesse limite malheureusement notre marge de manœuvre officielle. Demander aux nouveaux propriétaires ou aux gardiens du cimetière d’obtempérer placerait directement l’affaire à un niveau politique que nous ne pouvons tolérer.

Pendant quelques instants, il fit courir son regard sur l’un ou l’autre des participants.

- Vous avez carte blanche pour récupérer un plan de sa cache – nous pensons que plan il y a –, réunir de nouveaux indices voire récupérer le grimoire si Dame Fortune se montre généreuse avec vous. Les moyens engagés sont à votre discrétion. Nous faisons néanmoins appel à votre clairvoyance et vous encourageons à ne pas dépasser les limites de votre moralité. Tout ce qui compte pour nous, c’est le résultat. Nous voulons ce grimoire et le plus rapidement sera le mieux.

Les Cinq qu’il détestait ça ! Cette sale impression d’encourager à l’illégalité le débectait. Il n’avait plus qu’une seule hâte : retrouver son train-train habituel et laisser le Recteur gérer ses combines.

- A ce propos, pour encourager la résolution rapide de notre affaire, nous ajouterons un gage conséquent de notre gratitude si l’affaire est résolue avant la fin de la semaine. Autrement la somme s’élèvera à 15 souverains* chacun. Evidemment, si vous deviez venir nous retrouver directement avec le grimoire, notre reconnaissance augmentera en conséquence.

Un fin sourire ourla ses lèvres. Il espérait que l’appât du gain permettrait de résoudre l’entièreté de l’affaire avant l’échéance.

- J’écoute vos questions.

Il s’enfonça un peu dans son fauteuil, visiblement ravi d’en avoir fini avec le palabre de base.


*HRP : Je considère cette somme comme étant déjà généreuse par rapport aux revenus "de base" d'un citoyen normal et des denrées courantes.

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Ulysse Sansnom
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Jeu 29 Sep 2011 - 15:10

    Sincèrement, plus les personnages arrivaient, plus la pièce semblait a un théâtre burlesque et légèrement grotesque. Laissez moi donc vous présenter de ma voix perchée nos personnages qui viennent tout juste d'arriver certains sans prendre la peine de se présenter ni même de vous saluer. Commençons d'abord par celui qu'Ulysse nommerait le noble désargenté.
    Noble il devait l'être ou du moins habitué à un certains degrés de prospérité. En effet bien que la première des civilité aurait été de se présenté, il avait par quelques gestes ôtés son chapeau et d'un revers presque balayer le sol comme l'eut fait un nobliau. Ulysse resta un instant à le détailler, beau vêtement, il avait cependant la peau de ceux qui ne vivent pas sur le continent et Ulysse en déduit dès lors qu'il était marchand. Cependant, bien qu'il ne fut pas l'être le plus intelligent, notre ancien maître d'arme émit l'idée qu'il aurait put être marin ou du moins flibustier, mais cette idée d'un geste fut balayé, qu'aurait fait un pirate avec les pieds sur terres et non sur mer?

    Ulysse resta silencieux quand apparut le deuxième individu qui plus encore que le précédent inconnu semblait tout droit sortie la rue ou plus exactement des bois. Ce qui marqua le plus notre hurluberlu le plus fut ces oreilles pointues. Bien, le second arrivant venait des terres elfiques et hormis ses frasques physiques amenait avec lui un chien, ou plus exactement un loup qui semblait de plus malin. D'ailleurs, j'ai dit lui mais je devrait dire elle car rapidement le regard d'Ulysse se posa sur cette fine poitrine et il ne put retenir un demi sourire. Son regard cependant s'attarda plus sur l'étrange animal qui semblait domestiqué. L'homme est un loup pour l'homme disait les sage. Dans un tel cas, l'animal était il alors un homme? D'ailleurs en y pensant on chuchotait dans certaines contrées que certains avaient la capacité de se changer en l'animal qu'ils voulaient. Cet étrange compagnon était il plus qu'un animal? Peut être un servant métamorphosé pour rester près de sa maitresse et le cas échéant la protéger. Le mystère s'épaississait.
    Vint ensuite le dernier intervenant qui n'avait cependant rien d'un manant.
    Son visage finement ciselé, bien que les traits avaient subit les outrages du temps, demeurait quelque peu crispé et un sourire osait à peine se dessiner.

    Notre fléaux des pourceaux ne broncha pas le moindre mots pendant qu'Albio soufflait la répliques, ses mains visiblement en proie à des tiques. Ulysse hocha la tête à trois reprise durant le discoure, prenant toute la mesures des propos . Commença alors le spectacle qui explosa comme une claque. Chaque geste avait été pensé, idéalisé, minutieusement décortiqué. Ainsi, il n'y eu pas le moindre pas superflus.
    Se levant lentement, il indiquait par ce geste qu'il allait parler. En se redressant son épée avait tinté d'un bruit sourd et mate contre sa jambe comme l'aurait fait un acteur qui frappant trois coups sur le sol annoncé que la pièce allait commencé.
    Les bas d'Ulysse se croisèrent, il feinta la réflexion, et, alors que la main droit vint chercher sa moustache si finement ouvragé, il souffla d'un accent qui embaumait le sud où les "r" était des roulements e tambours et où le moindre mots était digne d'un chant de troubadour.


    -Peut être devrais-je ne premier lieux me présenter comme on me l'a éduqué.

    D'un rapide toussotement, il s'éclaircit la voix et reprit :

    Philosophe, brigantin, rimeur, bretteur, musicien et voyageur aérien,
    Bon Luron et pourfendeur de félon,s de la galanterie je prend soin.
    Grand riposteur du tac au tac, Amant aussi, pas pour mon bien!
    Ulysse est mon prénom car de nom je n'en n'ai point.


    Après sa tirade, il s'accorda une seconde de pause et continua :

    -Ceci fait retournons à notre conversation. Comme vous l'avait énoncé mercenaire est notre métier. Dès lors comment pourrions nous soudoyé si dés à présent aucun argent vous nous donné? Vous serait il dès lors grès de couvrir les frais qu'une telle entreprise va engendrer?
    Autre question qui suit cette discussion, Giapardi a-t-il de descendant? Des enfants? Érudit vous avez dit, dans quel domaine était-il le plus instruit?


    Ceci dit, Ulysse reprit son mutisme, s'en drapant tel un césar aurait fait de sa toge, attendant que de ses questions on en face une éloge.


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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Sam 1 Oct 2011 - 0:29

Vincente ne savait pas comment réagir. Se présentant comme un vicomte spécialisé en art et introduit dans une pièce afin d’apporter quelques lumières à une affaire, on l’amalgamait à cette bande pittoresque de saltimbanques. Manolesti était pirate dans son sang, dans ses tripes, on pouvait même sentir l’iode qui s’échappait par les pores de sa peau, mais un tel manque de convenance quant à son titre illusoire ne lui plaisait guère. Et en parlant des convenances et de la bienséance, la plupart avait du oublié ce que ces termes signifiait ; en effet, avant que ser albio à qui il s’était présenté ne lui réponde, le pirate entendit derrière lui, déjà des pas dans le couloir et un instant plus tard fut introduit une elfe et son loup. A la vue de ses deux personnages, on put remarquer qu’Albio déjà nerveux essayait de ne pas défaillir mais à vrai dire Vincente regardait ce duo d’un œil mauvais. Comment les membres du collège avaient permis à la bête de rentrer ?

* Pour ma prochaine entrée, peut-être que je pourrais chevaucher un requin ? Une peau de loup ça ferait une bonne descente de lit dans ma cabine ? *

Bref, Vincente n’eut pas le loisir de s’interroger d’avantage car la porte s’ouvrait de nouveau pour laisser entrer un homme trempé. Ce dernier n’avait rien de bien particulier de prime abord, un physique lambda, mais on pouvait remarquer une lueur de malice dans ses yeux bleus. Vincente sentit aussi quelque chose, une impression, une odeur qu’il ne reconnaissait pas et pourtant si familière. C’était de la magie, une odeur de magie qui venait de faire son apparition en même temps que le nouvel arrivant et si le pirate ne la ressentait qu’infirment, l’odeur était bien là. Ainsi donc, leur hôte commença enfin à se présenter et donna les raisons de ce rassemblement. L’histoire semblait simple à écouter le secrétaire mais elle laissait aussi entendre que les personnes ici présente n’aient pas peur de se salir les mains.

" Nous faisons néanmoins appel à votre clairvoyance et vous encourageons à ne pas dépasser les limites de votre moralité. "

Le pirate esquissa un sourire devant ce conseil fait un groupe de soi-disant mercenaires. Prier ce genre de recommandations tout donnant carte blanche sur la manière, c’était un peu comme agiter un os devant un chien pour lui dire de ne pas le prendre. Manolesti résuma la situation : Un livre d’un érudit, deux endroits susceptibles d’y cacher l’ouvrage ou une piste y menant.
Mais d’un coup le reitre à la barbe qui était assis depuis le début, se leva et parti dans une tirade de vers et de rimes, un véritable artiste des rues. C’était donc ça, un cirque était en ville et pour toucher quelques piécettes supplémentaires certains d’entre eux s’étaient rendu ici, on avait la dompteuse d’animaux sauvages, le trouvère; quant au dernier, Vincente le regarda en se demandant si celui-ci n’allait pas se mettre à jongler ou cracher du feu.

" Bravo mon ami, votre récitation était plus impressionnante, je vous veux dans ma maison, vous pourriez y donner la cadence à l’occasion. Cependant, si l’on posait des vraies questions ? "

Fixant son intention sur le secrétaire, il énonça ses propos de manière déterminée, trahissant un énervement qu'il avait du mal à contenir :

" Où se trouve la maison dont vous parlez ? Combien d’hommes ? Une surveillance ? A qui appartient-elle ? "

Par les moustaches de ma grand-mère, vous l’avez compris amis lecteurs, messer Manolesti avait laissé tomber un instant ces manières guindées de noble pour une recherche d’action expéditive, par Mogar le pirate n’était pas là pour beurrer les tartines.



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Eliwa
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Sam 1 Oct 2011 - 13:45

Albio transpirait la peur. Il craignait sa louve. Eliwa avait obtempéré à sa demande et avait laissé Aralaurë dans le coin de la pièce. Puis, par politesse, elle avait retiré sa capuche. Mauvaise pioche. L'homme au visage émacié remarque tout de suite et se mit à l'examiner sous toutes ses coutures.
Albio leur exposa le but de la quête puis nous somma de nous présenter.
L'homme qui l'avait détaillé parlait en vers et en rimes. L'homme au chapeau demanda des précisions et se moqua, non sans méchanceté du premier homme.
Entre temps, un autre personnage avait fait son apparition. Il sentait la magie. Elle reconnaissait cette odeur pour l'avoir si souvent sentie chez sa mère.
Elle réalisa soudain qu'elle était la seule femme.
"Intéressant" pensa-t-elle.

Puis vint son tour de se présenter. Elle se leva et regarda chacun droit dans les yeux.

- On m'appelle Eliwa.

Elle fit une pause, sans tout de fois se rasseoir.
Puis, étant sur qu'elle n'avait rien d'autre à dire, elle se cala au fond de sa chaise.
L'homme au chapeau n'était pas sociable, elle le sentait. Il l'avait regardé d'un air dédaigneux lorsqu'elle était entrée dans la pièce. Il la méprisait. En tout, cas, de son point de vu.
L'attitude du premier homme lui laissait penser qu'il aimait les femmes et la boisson. Son sourire plein de sous entendu lorsque son regard s'était attardé sur sa poitrine ne lui plaisait guère. Cependant, elle le trouvait presque comique. Il avait ce petit quelque chose qui installe une certaine ambiance, parfois lourde mais souvent bienvenue en cas de gêne. En bref, elle pensait qu'il allait peut-être lui plaire (dans son caractère bien entendu).
Elle se tourna ensuite vers celui qui sentait la magie. Il l'intriguait. Son odeur si familière lui faisait revenir en mémoire des souvenirs d'un bonheur révolu.
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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 7 Oct 2011 - 22:09

Depuis le mur contre lequel il s’appuyait, Tinfar continuait d’observer ceux avec qui il allait devoir faire équipe pour mettre la main sur le grimoire de Giapardi. Tout en portant sa coupe à ses lèvres et en profitant de la douce chaleur qui l’envahissait peu à peu, il les jaugeait les uns après les autres. Ses yeux d’azur ne perdaient pas une miette du spectacle qui lui était offert, tandis que ses oreilles étaient à l’affut de la moindre inflexion susceptible de lui en apprendre davantage. Les années passées à arpenter la Péninsule en tous sens, bourlinguant de ville en ville et montant arnaque sur arnaque, avaient au moins eu le mérite, à défaut de systématiquement remplir sa bourse, d’affuter ses sens.
Orgueil, duplicité, vanité, mépris et doutes : tels semblaient être les sentiments qui animaient l’assemblée. Pareil mélange aurait assurément eu de quoi inquiéter un homme de bien, mais Tinfar, lui, n’en avait cure. Au contraire, ses dons s’épanouissaient en pareils environnements. Il n’en avait que trop conscience et s’en réjouissait à l’avance.

Aussi, lorsqu’il entendit le nobliau à la plume ironiser sur les talents du rimailleur, le sorcier ne put réprimer un léger sourire. La saillie était bonne. Elle tombait juste. Mais le ton employé laissait penser qu’il y avait là plus que simple ironie. Les deux hommes n’avaient pas passé plus de quelques minutes ensembles, mais il était déjà évident qu’ils n’avaient rien en commun. Quant à l’elfe, elle demeurait étrangement taciturne, presque étrangère à ce qui se jouait devant elle. Pour l’heure, sa capuche rejetée en arrière, elle fixait Tinfar de ses étranges yeux gris-vert.
Inclinant légèrement la tête, le sorcier lui rendit son regard avant de lui sourire. Finissant sa coupe d’un trait, il posa cette dernière sur le manteau de la cheminée. Cela fait, il se tourna en direction d’Albio et se racla la gorge :


Si mes compagnons en ont terminé avec les… échanges de politesses, j’aurais moi-même quelques questions à vous poser, messire Albio.

Se passant une main sur le visage, il donna l’impression d’hésiter un instant avant de déclarer :

Pardonnez ma franchise, messer, mais je suis curieux d’entendre ce que vous vous gardez bien de nous dire. Désignant ses compagnons d’un geste de la main, il ajouta. J’espère que mes compagnons ne m’en voudront pas pour ce que je vais dire, mais nous sommes loin de l’image que je me fais de rats de bibliothèques. Or vous avez fait appel à nous pour retrouver un ouvrage de grand prix. C’est donc que vous vous attendez à ce que ce dernier soit protégé par des gardiens plus redoutables que de simples hommes de main, fussent-ils ceux d’une des grandes maisons de Langehack.

Croisant ses bras sur sa poitrine, Tinfar fixa le visage de l’érudit à la recherche du moindre indice pouvant étayer ses suppositions. Puis, sans attendre de réponse, il poursuivit :

En outre, je serais curieux de savoir si lors de vos recherches vous avez fait le tour de toutes les sources d’information à votre disposition. Apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur quelqu’un, fut-il mort depuis longtemps, est un travail de longue haleine. Savez-vous où il avait ses habitudes ? Qui étaient ses amis ? S’il avait des serviteurs qui auraient pu parler à leurs descendants des manies de leur maître ? Et j’en passe.

Ayant ainsi parlé, Tinfar récupéra sa coupe et se servit à nouveau en attendant qu’on lui réponde.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Lun 10 Oct 2011 - 10:48

Depuis son fauteuil, Albio avait suivi les échanges avec intérêt. A plusieurs reprises, malgré ses craintes, il avait étiré un sourire finaud voire carrément retors. Delray ne l’avait, après tout, pas choisi pour rien ! Aussi une fois toutes les questions et piques échangées, il se redressa et, singeant son mentor, redressa vaguement la main pour prendre la parole.

- Pour répondre à Sire Ulysse, artiste cabotin, d’avance vous n’aurez point. Comprenez, nous n’avons jamais travaillé ensemble et il serait malavisé de vous confier deniers et renseignements sans sécurité que le contrat vous accomplirez. Aussi, Sieur, prenez les biscuits et la boisson avalés comme gage de notre amitié et avance pour vous remettre sur pied.

Son regard glissa un bref instant sur les différentes armes. Il s’empressa donc d’ajouter.

- J’imagine qu’en tant qu’institution officielle de la couronne vous comprendrez que notre parole est suffisante en tant que garantie.

En faisant quelques pas de gauche à droite, puis de droite à gauche, il s’éclaircit la voix.

- Sire Giapardi n’avait pas de domaine de prédilection. A l’époque, un savant ne pouvait se considérer comme tel s’il basait toutes ses recherches sur une seule branche. Néanmoins, outre la magie et l’alchimie, Maître Giapardi avait une inclinaison particulière pour les légendes… et d’éventuels objets liés. Nous espérons que son grimoire contienne les clés pour retrouver différents artefacts.

Il pinça légèrement les lèvres et observa un long instant Tinfar.

- Vous n’êtes pas sans savoir que les savants ou magiciens-chercheurs ont quelques marottes pour conserver leur secret ainsi qu’un sens inné de la mise en scène. Giapardi fait partie de cette génération d’érudits adorant mettre en place des séries de pièges et énigmes pour protéger leurs biens et, en quelque sorte, faire le tri pour trouver les « Elus ».

Triturant à nouveau ses doigts, il s’empara brusquement d’un livre sur son bureau pour le déposer sur la table basse. L’ouvrage épais se parait d’un fermoir ouvragé et serti de quelques petites pierres semi-précieuses.

- Pour l’exemple… Voyez cet ouvrage, vu ainsi il inspire plutôt confiance. Simple, robuste et élégant à la fois. Néanmoins, si vous tentez de forcer le fermoir, un revers de flamme vous ravira les sourcils. En trouvant le bon angle d’attaque ou faisant appel à un spécialiste de la serrurerie, un forgeron capable de recréer la clé, vous n’aurez pas de problème. Un grand classique. Et bien, Maître Giapardi n’utilise pas ce genre de subterfuge de... rats de bibliothèque pour reprendre votre expression. Il aimait à créer diverses énigmes, souvent en rapport avec la symbolique, pour tester les capacités de réflexions. Au lieu d’attaque directe comme pour ce grimoire-ci, il disposait différents mécanismes, magiques ou non, à travers la pièce, le réceptacle. La plupart requiert les réflexes aiguisés d’un combattant pour être esquiver.

Reprenant le bouquin avec soin, il le relogea sur son bureau avant se gratouiller un sourcil – un peu court peut-être -.

- Comme déclaré en préambule, l’autre raison de votre présence est votre non-attachement à une des factions langecines. La demeure Giapardi a été rachetée par la famille d’Albino. Si vos oreilles ont traînées en ville, vous n’êtes pas sans savoir qu’une violente querelle les oppose à une autre maison noble. En tant qu’institution créé et soutenue par la Duchesse et de notre recteur conseiller de celle-ci, nos actions peuvent être perçues comme un soutien à l’une ou l’autre des factions, ce que nous devons éviter à tout prix dans cette affaire épineuse.

Il les regarda tour à tour afin de s’assurer que les propos et sous-entendus étaient bien enregistrés.

- Si vous optez pour une fouille ou autre directement au sein de la demeure, sachez qu’étant donné le climat actuel, elle est fortement gardée par les plus fines lames du Langehack. De plus, sa taille la classe dans les plus grands manoirs particuliers de la place. Sans savoir exactement où chercher, cela vous sera difficile de tomber par hasard sur la cache du grimoire. De fait, nous vous conseillons de commencer par le caveau Giapardi au cimetière où un plan est sensé se trouver.

Il pinça les lèvres.

- Y pénétrer discrètement ou obtenir une autorisation du fossoyeur par quelques mots ou pièces bien placés ne devrait pas vous poser de souci. Toutefois, même si le cimetière est étroitement surveillé par le culte de Tyra pour empêcher les âmes errantes d’y proliférer, le risque de se retrouver nez à nez avec quelques créatures fantasmagoriques n’est pas à écarter totalement. Pour les raisons expliquées ci-avant, nous ne pouvons pas interférer dans ce lieu dédié au repos de nos morts sans que cela porte préjudice à la couronne. Nous comptons sur votre discrétion pour régler cette affaire pour le mieux.

Albio esquissa un sourire un brin nerveux avant de reprendre avec plus de bonhomie.

- Au sujet de la descendance de Giapardi, il fait plusieurs fois mention dans ses écrits de sa fille, Yselda Giapardi. Hélas, avant l’émancipation féminine sous le règne de feu Esidenir de Sephren, les registres ne conservaient pas la trace des enfants de sexe féminin hors noblesse. Et Sire Giapardi, bien qu’aisé, n’était que bourgeois. Son commerce s’est éteint avec lui. Nous pouvons donc présumé que son enfant n’a jamais trouvé d’époux. Evidemment, nous ne pouvons écarter la possibilité qu’elle a engendré un bâtard, ce genre de chose restant de toute époque caché et bien loin d’être référencé. Nous savons néanmoins qu’elle est décédée une dizaine d’année avant son père et que c’est ce qui aurait causé la maladie et le déclin de Giapardi.

Par trois fois, il hocha la tête.

- Si vous désirez en savoir plus sur les potins et commérages sur l’une ou l’autre lignée, je vous conseille de vous renseigner auprès de domestiques de la maison d’Albino. Il est de coutume lors d’un rachat de domaine d’inclure les serviteurs dans le « matériel » transmis au nouvel acquéreur. De fait, même si l’affaire a près d’un siècle, les serviteurs de l’époque ont sans doute transmis, comme un trésor, les ragots à leurs descendants.

Il jeta un coup d’œil rapide à travers la fenêtre avant de se retourner à nouveau vers la petite troupe.

- En cas de problème dans la résolution d’une énigme ou un besoin d’un complément sur les informations que vous trouverez, n’hésitez pas à venir quérir nos conseils. Si vous n’avez pas d’autres questions, j’ai d’autres taches à accomplir. J’espère avoir très rapidement des bonnes nouvelles.

Après avoir répondu aux éventuelles autres questions, il fit appel au portier moustachu pour les raccompagner hors du Collège.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

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Ulysse Sansnom
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mar 11 Oct 2011 - 11:20

    Parmi les choses qu'il faut éviter (comme voler un dragonnier, frapper un chien enragé et j'en passe) se moquer du réciter d'Ulysse n'était guère une bonne idée. Ainsi, sans prendre attention à la compagnie, gardant ses yeux sur le freluquet qui l'avait à moitié insulté, notre fine lame mis en place le drame en soufflant d'un ton qui ne présageait rien de bon :

    -Si c'est de la cadence que vous cherchez
    C'est de mon épée que je la marquerais...


    Comme pour accentuer ses mots, il avait d'un mouvement de pouce légèrement sortie l'arme de son fourreau. Le fil de l'épée qu'on pouvait distingué contrastait avec les vêtements de notre héros susnommé. La où la tenu était négligé et rapiécé, la lame demeurait aiguisé et luisait d'un ton glaciale, semblait rappelait que plus d'une fois avec il avait tranchait, embrochait, découpé, tailladait.
    Sans ajouter de paroles, conscient que cette proposition de duel se règlerait dehors lors du mobilier, notre poète rangea du même mouvement le peu de lame qu'il avait montrait. L'action n'avait duré que quelques secondes et seul les initiés des arts de l'épée avait dut le remarquer.
    Les doigts agiles se posèrent sur a carafe et d'un geste savamment étudié le verre du bretteur fut de nouveau remplit puis presque aussitôt vidé de quelques gorgées. Le nectar avait un gout suri, ne laissant plus que sur le palet l'âpre goût du combat à venir et des lames qui s'entre-choc.

    Ulysse posa un oeil sur l'elfe qui au moins avait eut à son instar la décence de se présenter. Même la vue de es formes finement ouvragé ne pouvait lui retiré la rancœur qu'il éprouvait. Se moquer de son art, quel être mal-lev, nul doute qu'il le rosserait quand viendrait le moment. Pour l'instant, il avait besoin d'argent quitte à devoir serrer les dents. L'iris courroucé de notre héraut de la langue fixa un instant l'étrange arrivant. Ses questions semblait assez orientées, nul doute que par le passé il avait dut participé à ce genre d'entreprise.
    Cependant, le regard de notre duelliste s'adoucit à l’énonciation du terme sir. Il avait toujours regrettait de n'être pas bien né et de n'avoir put porter de titre. De plus, Albio usait des mots avec une certaines habileté ce qui fit taire quelque peu la fierté de notre Casanova qui repris son air las.
    Bien que dépourvus de nom, Ulysse était homme de parole et il appliquait cette règle à tous, dès lors il croyait en les promesses de cet érudit et s'il venait à être trahit, nul doute qu'il ne l'aurait que maudit.

    Alors qu'il se faisait raccompagné, déjà une idée germé et n'avait il pas posé un pieds dans le bourbier qu'on nome rue que déjà il commençait à exposer son point de vu :


    -Il m'est venu quelques idées. En deux groupes nous devrions nous séparer pour dans le cimetière entrer.
    L'un serait composé de dame Eliwa
    il la désigna d'un geste de la main,qui nous ferait une parfaite veuve épleurée accompagnée d'un ami.

    L'autre groupe serait composé des deux autres qui rentrerait après avoir monnayé avec un de fossoyeur et ainsi une fois tous à l’intérieur, il suffirait de se retrouvait au tombeau de l'érudit. Enfin, tel est mon avis.


    Le regard d'Ulysse croisa le noble, attendant de voir 'il allait répondre ou non à son défi qu'il lui avait lancé. Si tel était le cas une nouvelle fois les lame danseraient.
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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mer 12 Oct 2011 - 1:48

Mes amis se faire menacer par un poète, c’est un peu comme regarder un ivrogne pisser sur ses chausses, c’est assez burlesque mais pas vraiment impressionnant. C’est sans doute pour ça que le pirate endimanché parti dans un rire franc et gras qui n’avait pas sa place dans sa mascarade de gandin :

" Allons ser Ulysse vous venez brillez, ne gâchez pas vos cartes. "

La boutade s’était transformée en moutarde et était monté au nez du pauvre conteur. Manolesti avec un sourire amusé (tenant plus de la cocasserie que de la moquerie) se demandait comment un homme qui parlait de la manière de ce ser Ulysse pouvait encore se formaliser de la manière dont on réagissait à son verbiage. Car en effet réactions il devait forcément y avoir et si l’homme, l’épée à la ceinture s’en offusquait encore, il devait être de cette race de provocateur qui cherche par leurs bizarreries à rencontrer en conflits avec les autres. Quoiqu’il en soit Vincente ne portait pas d’épée et n’avait même pas embarqué sa canne-épée et cet avertissement ou cette provocation en duel lui paraissaient un peu facile de la part de « l’offensé ».

Il était bien difficile parfois pour la Vipère noire de garder ce masque et les manières du Vicomte Vincente Manolesti. Pour ce pirate franc, libre et bagarreur (ses victimes emploieraient les termes cruel, impitoyable et sanguinaire, mais qu’importe les morts ne parlent pas.) il était bien pénible ne pas laisser libre cours à une…composition plus bestiale de sa nature, de sa personnalité; mais par certains aspects cette mascarade qu’il jouait pouvait avoir un gout délectable. Comment quelques traits d’esprits, quelques mots incisifs pouvaient blesser bien plus profondément un homme dans sa chair que le plus violent des bourres-pifs. Comprenons nous bien, Manolesti n’était pas le tortionnaire que vous pourriez penser, son but n’étant pas de prendre le maximum de satisfaction à torturer les gens que cela soit de manière physique ou psychique, non, non, non, non. Mais la simple idée qu’un duel soit lancé à son encontre pour quelques paroles ajustées, donnait à son regard d’acier une lueur d’espièglerie.

Après la présentation de la seule femme du groupe auquel le noble répondit par un « tête nue » de rigueur devant une dame, accompagné d’un sourire de convention et quelques questions posées par le sibyllin moustachu; le secrétaire leva un peu le voile qui pesait sur la mission bien opaque qui était présentée et la proposition du caveau fut retenue dans un premier temps. Le groupe fut donc raccompagné (pour ne pas dire éjecté du bureau d’Albio trop heureux de se débarrasser des énergumènes qui l’occupaient) et c’est ainsi qu’après avoir entendu le son de la porte d’entrée se fermait qu’Ulysse fut le premier à proposer un plan d’action. Ma foi ce plan en valait bien un autre mais il présentait plusieurs tracasseries : si le coup de la veuve accompagné d’un ami paraissait faillible de par la nature elfique de la dame, le deuxième groupe se devrait de commencer à débourser le future solde pour une éventuelle piste. Peut-être était ce par compassion, était-ce parce que Manolesti avait intercepté quelques œillades du conteur à la belle, quoiqu’il en soit il décida-sauf meilleure proposition- de s’incliner devant le plan d’Ulysse :

" Votre plan parait viable mon cher, partez devant avec la dame et nous vous rejoindrons quelques temps plus tard "

Puis s’adressant avec une certaine douceur à la dame :

" Ma chère si l’entrée de votre animal au collège était une entorse à la bienséance, son entrée au cimetière serait en revanche une grosse erreur, trouvez lui une place qui n’attire ni les regards ni la méfiance. "

Puis toisant de nouveau de par son mètre quatre-vingt-dix, l’homme qui l’avait défié :

" Il avait semblé messer que toute à l’heure vous aviez une…leçon à me donner ? Comme vous le voyez je suis désarmé, si leçon il y a, celle-ci se fera par la boxe. Cependant que cela soit par l’épée ou par les poings, une blessure ou un visage tuméfié n’est pas vraiment une bonne idée à l’introduction d’une mission où la discrétion est de mise, mais si la réparation ne peut pas attendre j’y consentirais. "
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Eliwa
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mer 12 Oct 2011 - 15:03

L'homme qui sentait si bon la magie lui sourit agréablement, puis se présenta et posa certaines questions.
Albio répondit et les écléra un peu plus sur la mission qui les attendait.
Une fois ces explications finies, le groupe se dirigea vers la porte et l'homme barbu et celui au chapeau eurent une altarcation. Le premier sortit son épée et le second rit franchement. Eliwa ne comprenait pas que l'on puisse avoir envie de se mettre en de si mauvais terme avec ceux dont on serait, pour quelques temps le quotidien. Elle suivit le groupe lorsque celui-ci sortit dans la rue boueuse et Ulysse proposa un semblant de plan, l'incluant dans le rôle de la veuve éplorée.

Elle acquiesca d'un ochement de tête. Elle était capable de jouer la comédie. La veuve ne lui poserait aucun problème.

Cependant, comme le fit remarquer l'homme au chapeau, Aralaurë était un barrière entre elle et la réussite du rôle. Elle la déposa donc dans dans l'écurie où elle avait précédemment laissé Amarthluin. Ce dernier renacla doucement, lui faisant comprendre qu'il aimerait sortir. Elle caressa doucement ses naseaux, vérifia qu'il avait à boire et à manger, puis elle repartie, lui promettant de ne pas quitter cette ville sans lui.

Ensuite, elle rejoignit le groupe qui s'était mit en marche vers le cimetière. D'après ce qu'elle avait entendu, elle ferait équipe avec le poète. Cela ne l'importunait pas outre mesure.
Elle voulait connaitre chaque membre avant de s'en faire une idée. Cela commancerait par le poète, auquel elle n'ommettrait pas de demander son nom.
L'homme la rejoignit et ils partirent en direction du cimetière. Après avoir rabattu sa capuche sur ses oreilles, elle entama la discussion.

Puis-je savoir votre nom, sir poète ou bien est-ce mal avisé que de vous questionner sur ce sujet ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.
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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Sam 15 Oct 2011 - 21:29

Tinfar, un léger sourire aux lèvres, s’était bien gardé de prendre part à l’altercation entre les deux hommes. S’il partageait l’aversion du nobliau pour les rimes poussives du poète à la langue moins bien pendue que son épée, il n’était pas le genre d’homme à se laisser dicter sa conduite par ses émotions. Or il doutait qu’il y ait quelque avantage à se mettre à dos pareil individu… sinon récolter une cicatrice supplémentaire. Récompense dont il se passerait bien volontiers. Aussi, s’était-il contenté de regarder toute la scène depuis le porche du Collège.

A présent que le rimailleur et l’elfe s’en étaient allés, le sorcier observait avec attention le nobliau avec qui il allait devoir faire équipe. L’homme avait quelque chose de familier. Sa posture, le ton moqueur de sa voix, l’assurance dont il faisait preuve, tout en lui rappelait les bandits que Tinfar côtoyait quotidiennement.
Amusé à l’idée de travailler avec un de ses semblables. Un homme adepte de la dissimulation, des faux-semblants et à la morale rien moins que permissive, Tinfar se redressa. Un large sourire dévoilant ses dents blanches, il glissa mine de rien :


Eh bien, le moins que l’on peut dire c’est que vous avez un certain talent pour vous faire des amis. Vous ne devez pas vous ennuyer, messire. Caressant ensuite son bouc, Tinfar regarda en direction de la rue où l’elfe et le poète avaient disparu. Reportant son attention sur Vincente, il reprit après quelques secondes : Notez que je ne suis pas un joueur. Mais, si je devais me risquer à un pronostic, je pense que je miserais une pièce sur vous. Ne serait-ce que parce que, contrairement à votre adverse, je ne pense pas que l’honneur ou un quelconque code retiendraient votre bras au moment de frapper.

Soufflant sur ses mains pour les réchauffer, Tinfar sourit de plus belle et plongea ses yeux bleus dans ceux de son interlocuteur. Il n’avait nul besoin d’en dire davantage, l’attitude du sorcier était en effet suffisamment explicite. La désinvolture affichée et la lueur entraperçue dans son regard sous-entendaient clairement qu’il n’avait aucune peine à imaginer le rimailleur s’effondrer une dague plantée entre les omoplates.
Et tandis que Tinfar glissait ses doigts sous ses aisselles pour y conserver un peu de chaleur, il fut surpris de constater que, contre toute attente, il s’amusait follement.
Esquissant une courbette, il dit :


Je ne crois pas que nous ayons été présentés : Arbonnicus Darcan. Sans attendre, il se redressa et poursuivit : Je ne sais pas ce que vous en pensez mais nous devrions sûrement nous mettre en route pour le cimetière. Je ne suis pas certain que notre amie aux oreilles pointues soit acceptée au sein d’un cimetière humain et je m’en voudrais de manquer ça. Comme sous le coup d’une inspiration subite, il ajouta : Avec un peu de chance, l’un des gardes du cimetière pourrait bien vous épargner la peine de tirer votre dague.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Lun 17 Oct 2011 - 1:03

Avant que la fine équipe ne quitte le parvis du Collège, le domestique moustachu les héla une dernière fois.

- Concernant le Cimetière, il s’agit évidemment de celui en dehors de la Seconde Enceinte. Sir Lughi vous prie de l’excuser d’avoir oublié de vous le préciser. Je vais vous expliquer comment vous y rendre le plus directement possible.

Il ponctua donc l’information par le chemin à emprunter. Ainsi les mercenaires guidés par son discours se faufilèrent à travers un réseau de petites ruelles engoncées dans la pénombre de maison à en-corbeillage. Ils subirent les assauts olfactifs des quartiers des tanneurs. Puis, une fois sorti de l’enceinte, les odeurs de poissons du petit port fluvial grouillant de vie assaillirent leurs narines. Malgré ses humeurs maussades, le temps se déchirait d’éclaircies agréables, distillant un peu de chaleur en ce milieu d’après-midi.

Ils s’engagèrent ensuite sur la grande route menant jusqu’à un des deux ponts de pierre garantissant l’accès à la cité. Une dizaine de minutes plus tard, ils empruntèrent un sentier grimpant sur une petite colline. Les quelques pierres dressées-là gravées des symboles de Tyra leur signifiaient qu’ils étaient sur la bonne voie. Puis, sur leur chemin se dressa un muret d’un peu moins de deux mètres de haut. Grevé d’une porte en fer forgé et flanqué de deux colonnades ornées de gargouilles, il empêchait charognards, pilleurs et autres nuisibles de troubler le repos des morts. Pourtant, ils n’eurent qu’à pousser la porte pour qu’elle s’ouvre. A gauche de l’entrée se tenait un petit bâtiment, la demeure du fossoyeur sans doute. Sur son seuil, un vieil homme bedonnant parait une statue de Tyra de fleurs fraîches. Il leva bientôt joues et nez rougis sur le premier couple à se présenter. Rapidement, il fronça les sourcils et tonna à l’attention de l’elfe :

- Un peu de respect pour les morts, jeune homme ! Qu’est-ce que c’est que ces manières-là ! Une capuche de voyou dans un cimetière ! Mais on aura tout vu ! Vous m’enlevez ça zou ou vous repartez chez vous ! Non mais…

La suite se perdit rapidement en divers élucubrations sur la jeunesse dépravée et sans sens des convenances. Se faire passer pour une veuve langecine ? Impossible ! Quelle veuve du pays digne de ce nom arborait capuche, armure ou cuir à la place de la robe et du voile de deuil ? Quelle veuve porterait les armes pour venir pleurer sur la sépulture de son défunt époux ? Et surtout quel cimetière empêcherait quiconque de se recueillir sur la dernière demeure d’un proche ? Evidemment, en pleine nuit, les accès étaient contrôlés - on s’arrangeait pour éviter que les mendiants/bandits y trouvent refuge, autant pour leur sécurité que pour éviter la prolifération de cultes hérétiques – mais en plein jour, il était normal de voir des croyants se promener dans la nécropole. D’autant que les lieux n’avaient rien de sombre et d’austère, des fleurs, des arbres, des statues, les gisants splendides des chevaliers des temps jadis, … Certes, personne n’échappait à la mélancolie lié à la visite d’un cimetière, pas plus qu’être mis, en quelque sorte, face à la part éphémère de son être.

Toujours était-il que la visite des lieux semblait totalement libre. Pour peu que l’elfe s’exécute, le couple Eliwa-Ulysse pourrait tout comme Vincente-Tinfar louvoyer à travers les tombes à la recherche du fameux caveau Giapardi. Durant leur visite, ils purent apercevoir une famille endeuillée mettre en terre un mari ou un père, un fossoyeur compter fleurette à une veuve pas si éplorée que cela, un couple de corbeau croassant ainsi qu’à une petite troupe de prêtre de Tyra au vue de leur couleur en train de se « promener » - ou tout du moins, c’était l’impression donnée –.

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Ulysse Sansnom
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 21 Oct 2011 - 18:58

    Ainsi, le décor était planté, une intrigue, un groupe d'aventurier bien payé, une belle jeune femme et certainement une valse d'épée. Bref, tout était réunit pour jouer une pièce des plus appréciables. Bref, parlons peu parlons bien, parlons de moi ou en l’occurrence de cet homme que l'on suit, Ulysse.
    Il avait émit un rictus qu'on appel sourire quand il découvrit qu'on appréciait son plan, cela fait toujours plaisir quand on trouve votre idée acceptable. Cependant demeurait cette histoire de duel, de vengeance et d'honneur à laver. Notre bâtard répondit avec un sourire


    -Et bien cher compagnon ce duel à plus tard nous remettrons. Peut être notre aventure rendra ma rancune moins dure et que nul duel n'aura besoin d'être joué et peut être même à la fin je vous apprécierez.

    Ulysse ponctua sa phase d'un petit mouvement de la main comme s'il avait soulever une coiffe invisible. Ulysse était un homme d'honneur et de valeur, sauf qu'a l'inverse de la pensée de Tinfar, un homme "de bien" était toujours plus dangereux qu'un homme perfide, en effet, on s'attend, l'homme d'honneur a ce désavantage qu'il pourra vous surprendre en mal alors que l'homme de peu de foi quand a lui aura du mal a vous surprendre par un acte encore plus vile. Mais cessons de philosopher et de parler de ceci qui n'a pour le moment aucun rapport avec notre héros et revenons donc à la scène.
    Les deux compères l'avaient laissé avec la délicieuse jeune femme qui répondait au doux nom d'Eliwa. Il n'avait jamais eu de relations "intimes" avec une non-humaine, peut être fallait il remédier rapidement à ce chose. Quand elle le questionna, il réprima difficilement un sourire, sincèrement, il avait déblatéré tout un poème pour se présenter et elle n'avait même pas fait attention. Peste soit les inattentifs.
    Dès lors il s'approcha de l'éternelle, sa propre bouche n'étant qu'a quelques centimètres de l’oreille étrangement sculptée, elle pouvait dès lors sentir son souffle, son parfum aussi. Elle pouvait humer cette odeur fraiche et de pêche qu'il émanait.
    Il lui susurra :


    -Ulysse est mon prénom car de non je n'en ai point. Et entre nous n'utilises pas de vous.

    Il décocha un nouveau sourire digne d'une publicité pour dentifrice et repris avec un pas léger le trajet vers le cimetière. Quand enfin il arriva près du lieu sacré, il reçut un accueil peu chaleureux, il était vrai que notre dame n'était pas vraiment vêtu comme il fallait, pourtant elle avait fait un effort, Ulysse tenta alors d'adoucir le vieil homme :

    -Senior, nous venons d'arriver et le trajet demander quelques protections avec tout ces poltrons. Mais bien entendu que madame va se désarmer....

    Ulysse lança un regard à Eliwa, un regard qui voulait tout dire "désarme toi" bien entendu, avec un peu de logique elle aurait gardé un couteau dissimulé, ou un truc équivalant, encore qu'Ulysse se doutait que sans arme la belle aurait put facilement abattre n'importe qu'elle adversaire. Ne jamais sous-estimer une femme! Jamais, c'était la règle numéro un. Une fois que la jeune femme s'eu exécuter ou dut moins une fois qu'ils pouvaient entrer, notre bâtard questionna l'homme sur le lieu de la tombe où du moins s'il y avait un façon simple de s'y repérer.
    Notre homme n'aimait guère les charniers et son visage peignait son incommodité. Oui, quand comme lui on aime tant la vie, on n'apprécie guère qu'on vous souffle memento mori.
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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Lun 24 Oct 2011 - 0:32

Vincente était serein; les deux mains dans le dos il s’amusait finalement beaucoup de cette petite visite au collège. Il sourit au poète et répondit à son salut par un autre puis il regarda le duo s’éloigner quand il entendit son binôme s’exprimait :

" Eh bien, le moins que l’on peut dire c’est que vous avez un certain talent pour vous faire des amis. Vous ne devez pas vous ennuyer, messire. "

Manolesti ne put réprimer son air amusé :

" Ahah, si vous saviez messer. Ma personne a été assez bonne dans plusieurs cours, notre nouvel ami n’a surement pas su apprécier la boutade. " Vincente examinait sans paraitre grossier son homologue tout en l’écoutant gager sur la victoire du pirate. " J’aurais bien eu quelques bottes a lui enseigner. "

Il est vrai que si le pirate paraissait désarmé, les coups bas étaient au menu de la maison Manolesti mais ce n’est pas ainsi que l’affaire se serait réglée; les moyens aurait été plus…ésotériques. Quoiqu’il en soit, le compliment, si l’on peut appeler cela un compliment (apparemment oui pour Vincente) sonna bien à l’oreille du vicomte jamais avare de flatteries et si cette situation lui laissait à penser que son image de noble s’ébréchait face à son nouveau partenaire de mission, ce dernier devenait de plus en plus intéressant. D’abord la sensation de magie et voila que l’homme se montrait filou, pour sur Manolesti sentait que le bonhomme lui plaisait; le genre qui observe et qui frappe une fois le dos de son adversaire bien en vue.

" Enchanté messer Darcan, vicomte Vicente Manolesti. Il me semble mon cher que vous avez raison, je pense que l’entrée de notre charmant couple sera un spectacle des plus cocasse qu’il faudrait voir, mettons nous donc en route. Quant au poète, il est vrai que si ce dernier est aussi prompt à sortir l’épée qu’à rimer je crains qu’il n’ait une fin prématurée. "

Ainsi Darcan et Manolesti se mirent route, traversant divers quartiers de la ville et où Manolesti eu l’occasion de contemplait le style langecin pendant que le temps se réchauffé et que la pluie s’affaiblissait. Lorsque les deux hommes arrivèrent, ils purent à temps assistaient à la scène qu’ils convoitaient en voyant le fossoyeur bougonnait contre l’elfe et son compagnon. Après avoir échangé un rictus avec son compagnon, Manolesti encore l’œil pétillant de la comédie qu’il venait de voir s’avança avec son confrère à la grille et sans un mot dépassèrent les trois personnes à l’entrée où l’on jouait une pièce désopilante pour aller s’adosser au tronc d’un arbre qui était bordé par de petits bancs. L'endroit était bien choisi afin de mieux observer cette nécropole. En espérant qu’une fois débarrassé du gardien, le groupe composé d’Ulysse et de la dame aurait glané une info sur l’emplacement de la tombe, le pirate donna une tape sur la veste de Darcan afin d’attirer l’attention de ce dernier sur le groupe de religieux qui marchaient dans une allée.

" Mon ami, si l’on croit ce cher Albio, ces oiseaux là, pourraient nous causer du souci, mais peut-être aussi nous apporter quelques réponses. Espérons que le rimeur et l’elfe trouve quelque chose du côté du fossoyeur, mais en attendant…"

Manolesti observait le jardin pendant que qu’il augmentait sa concentration, le sort déployé n’étant pas bien difficile, l’exercice fut facile et peu à peu il put grâce à sa magie augmenter la propagation des sons environnant dans l’air, le plus dur était de se focaliser sur les sons désirés mais en y mettant un peu de volonté et vu le contexte, il put entendre aussi nettement les bruits et autres discours des prêtres comme-ci il se trouvait dans le cortège.
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Tinfar Solinar
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 28 Oct 2011 - 20:27

La pluie avait cessé et, timidement, le soleil reparaissait derrière les nuages. Sous la caresse des rares rayons qui parvenaient à traverser la couverture nuageuse, les rues de Langehack, encore humides de la dernière averse, avaient semblé luire de mille feux pendant que Tinfar et Vincente les parcouraient. Le long du sentier qui escaladait la colline en direction du cimetière, de fines fumeroles de brume montaient à l’assaut des statues, si bien qu’un délicat voile d’or paraissait recouvrir le paysage. Repoussant sa capuche et dégrafant son manteau, Tinfar prit une longue bouffée d’air frais. Fermant les yeux une seconde, il goutta la sérénité qui imprégnait ces lieux. Plus d’une fois au cours de ses voyages, il avait noté que le culte de Tyra avait le don pour s’installer en des lieux enchanteurs. A moins que ce ne fût la présence du culte qui conférât aux sites cette atmosphère unique ? Quoiqu’il en fût, le sorcier appréciait à leur juste mesure ces quelques instants de paix. D’autant que si ses yeux ne le trompaient pas, il avait tout intérêt à en profiter tant qu’ils duraient. Une étrange comédie se jouait en effet devant la porte du cimetière : l’elfe et le poète tentaient, visiblement sans grand succès, d’amadouer le gardien qui les avait pris en grippe.
Passant à côté du petit groupe ainsi formé, Tinfar et son compagnon firent comme si de rien n’était et entrèrent sans autre forme de procès. D’un commun accord, ils se dirigèrent vers un arbre en bordure d’une allée et sous lequel plusieurs bancs invitaient les visiteurs à se reposer. De là, ils eurent tout loisir pour observer les alentours.
Le cimetière était grand. Plus grand en tout cas que ce que Tinfar s’était imaginé. Y retrouver une tombe ne serait pas facile sans indications précises. Cryptes, mausolées, gisants, tombes et simples pierres dressées s’y alignaient le long d’allées de graviers blancs. L’ensemble obéissait visiblement à un agencement précis mais pour l’heure le sorcier peinait à s’y repérer. Entre les tombes, un fin gazon recouvrait le sol tandis que de loin en loin des arbres majestueux devaient dispenser une ombre bienvenue en été. Pour l’heure, leurs branches étaient nues et seules quelques rares fleurs hivernales égayaient le paysage. Outre le gardien, Tinfar avait noté la présence d’une famille en pleurs devant une tombe fraichement creusée. Près du mur nord, un peu à l’écart de l’allée principale, un fossoyeur réconfortait une jeune femme. Les voyant tous deux, le sorcier sourit largement : la situation n’était pas sans lui rappeler la dernière affaire qui l’avait enrichi à Diantra.
Alors que les souvenirs resurgissaient, une tape sur l’épaule tira Tinfar de ses réflexions. D’un geste, Vincente lui désigna un groupe de prêtres qui marchaient dans une allée parallèle. L’espion s’apprêtait à se lever pour les rejoindre, lorsqu’un picotement dans son bras gauche l’avertit que quelqu’un utilisait la magie. Se tournant à demi, il vit que son interlocuteur se concentrait. Lentement, la texture de l’air se modifia autour d’eux. Il se faisait plus épais, presque liquoreux. Tinfar avait l’impression de le sentir glisser le long de sa peau. Puis, comme parvenant d’une grande distance, des bruits se firent entendre. D’abord indistincts, ces derniers se précisèrent lentement et des mots semblèrent émerger du brouhaha. L’ensemble était encore difficile à saisir car déformé par le vent, mais plus le contrôle de Vincente s’affermissait, plus il devenait évident à Tinfar qu’ils entendaient la conversation des adeptes de Tyra :


… si cela continue, c’est certain.
- Avec la rivalité entre les Albino et les Del-Lughi les affrontements se multiplient et de plus en plus d’âmes rejoignent la Déesse.
- Ne m’en parle pas, à ce rythme il nous faudra bientôt repousser les murs du cimetière.
- Tu ne crois pas si bien dire ! La semaine dernière, j’ai vu un fossoyeur creuser une nouvelle tombe dans le secteur sud-ouest. Ce pauvre homme ignorait qu’entre le mausolée aux Cinq et la statue de Tyra jugeant les âmes, se trouvent les caveaux des bourgeois du siècle dernier. Imagine un peu…


Impressionné, Tinfar laissa échapper d’entre ses dents serrées un sifflement admiratif :

Mon cher vicomte, voilà un sortilège terriblement impressionnant. Ayant moi-même quelques compétences en la matière, je serais curieux d’en apprendre un peu plus long sur ce que je viens de voir. Désignant les prêtres qui poursuivaient leur route au loin avant de disparaitre derrière un mausolée, il ajouta : Pouvoir écouter des conversations privées tout en restant à distance, voilà qui me rendrait bien des services dans mon métier.

Son regard passant de Vincente au tombeau derrière lequel les moines avaient disparu, Tinfar hocha une nouvelle fois la tête. Les yeux perdus dans le vague, il ne put s’empêcher de reprendre :

Oui, vraiment très pratique, murmura-t-il tandis qu’un sourire gourmand découvrait ses dents blanches. Se reprenant, il invita d’un geste de la main son camarade à se mettre en route. Eh bien, en attendant que nos… amis nous rejoignent avec peut-être des informations utiles, que diriez-vous de nous rendre dans le secteur sud-ouest. Si c’est là que sont enterrés les bourgeois du siècle dernier, la tombe de notre homme doit s’y trouver.

Balayant du regard l’ensemble de la nécropole, il ajouta d’un ton volontiers ironique :

Nous ne devrions pas avoir trop de mal à repérer une statue de Tyra et un mausolée où sont représentés les Cinq en plein milieu d’un cimetière. Non ?
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mar 1 Nov 2011 - 13:35

Après quelques détours et quelques quidams croisés, nos aventuriers rejoignirent donc le secteur sud-ouest du cimetière. Là, sur une butte, il s’élevait afin de surplomber le lac dominé par la capitale langecine. Les morts avaient large vue sur les eaux miroitantes et l’agitation citadine. Ainsi, il était aisé de deviner la raison de la localisation du cimetière et plus encore pourquoi seuls les bourgeois et nobles reposaient dans cette partie là de la nécropole. Une âme romantique aurait tôt fait de déclamer poésie sur la mélancolie luxueuse des lieux. Entre les mausolées de marbre clair, ceux sculptés de quelques créatures aquatiques accompagnants les vertueux défunts jusqu’au royaume de Tyra, les fontaines – omniprésence de l’eau, élément de la Gardienne des Trépassés – tout contribuait à donner à cette portion du cimetière une vague allure de zone de pique-nique pour dépravés morbides – quoiqu’un peu trop riante pour ceux-ci -. Un esprit rebelle – et un peu parano - verrait dans la localisation des tombes des nantis comme un pied-de-nez de l’au-delà à l’âpre lutte que menaient les petites gens pour se hisser dans la société. Le message, selon lui, clamerait à qui mieux mieux « Même mort, on vous surpasse encore, péons ! »

Toujours à la recherche du caveau Giapardi, et après avoir tourné en rond pour déchiffrer les différents linteaux pour trouver le bon, Tinfar et Vincent le dénichèrent enfin. De l’extérieur, il ne payait pas de mine. Semblable en quasi tout point avec la horde des autres mausolées de l’époque, il s’étalait sur une superficie de chambre de bonne. Quatre murs décorés de fausses colonnades soltaries (romaines) protégeaient les secrets qu’il renfermait. Pour y pénétrer, l’arche avant se trouait d’une ouverture large comme deux hommes et, pour barrer le passage aux malotrus, une grille fer forgé s’érigeait. Celle-ci se bardait en haut de piques acérées formant des « V ». La peinture dorée qui, à l’origine, les recouvrait s’écaillait à présent lamentablement. Ça et là, quelques plantes et lierres grimpants grignotaient la pierre.

Si un œil curieux se risquait à un coup d’œil à travers la grille, il apercevrait une pièce unique correspondant plus ou moins à la taille de l’édifice. Les cotés se paraient d’un linceul d’ombre qui empêchait toute description précise. Toutefois, au centre de la chambre mortuaire se dressait une statue. Elle représentait un personnage agenouillé vu de dos. Impossible avec cette maudite obscurité d’en voir plus sans pénétrer dans le mausolée.

Si une main curieuse tentait d’ouvrir la porte, elle se heurterait à la difficulté de gonds rouillés depuis longtemps. De plus, l’amoncèlement de feuilles automnales tombées à son pied indiquait très clairement que cela faisait au minimum des mois qu’elle n’avait été ouverte. Encore fallait-il réussir à la déverrouiller !

A proximité directe, aucune âme vivante. Malgré tout, pour en avoir croiser plusieurs sur le chemin, nos héros se douteraient sans doute que les quelques prêtres se promenaient à travers le cimetière pour apporter réconfort aux proches venus se recueillir sur la sépulture de leurs défunts.

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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Mar 1 Nov 2011 - 22:18

Son petit tour de passe-passe avait porté ses fruits et ainsi Vicente et Darcan purent entendre la conversation convoitée. On entendit ainsi que l’objet de leur recherche devrait surement se situer dans la partie Sud-ouest du cimetière. Satisfait de l’information le mage relâcha son attention brisant l’effet du sort, provoquant l’atténuation rapide de la conversation des prêtres que l’on entendit plus une fois l’angle tourné. Manolesti eut un air satisfait qui redoubla avec l’admiration que vint à porter Darcan sur ce sort; ce dernier avouant même posséder quelques compétences analogues.

" Et quel est donc votre métier messer Darcan pour que pareil compétence puisse vous servir ? " Prononça Vincente tout sourire dans un ton bien suggestif. Une telle technique aurait été utile pour bien du monde mais le ramage de cet oiseau là ne tenait en rien du boulanger. Bref, le pirate faisait la conversation d’homme d’apparence à un autre. " Peut-être qu’un échange de compétences pourrait voir le jour entre nous si cette technique vous intéresses. "

Approuvant le discours de son confrère sur le fait d’aller faire un tour du côté du " quartier des riches " les deux hommes se mirent en route. Sur le chemin Manolesti s’interrogea sur l’emplacement de l’autre équipe : Etait-elle toujours à la porte ? Allait-elle être arrêtée par une garnison quelconque à cause de l’agitation ? Mais ses pensées sortirent bien vite son esprit car Vincente n’était pas homme à se concentrer bien longtemps sur le sort d’autrui et le fait que lui et son "partenaire " se rapprochaient de l’éventuel trésor lui dictait que le partage de la récompense serait plus conséquent pour lui…comment ça c’est un tarif fixe. Il délaissa ses pensées cupides et vieilles habitudes de dépouilleur de butin, pour admirer dans un premier la vue que cette aile avait sur la ville mais surtout l’ossuaire lui-même. Pour un homme côtoyant la mort, il fut surpris de voir un lieu de repos aussi paisible que celui-ci. Manolesti avait l’habitude de voir des cimetières miteux et encore c’était pour lui déjà un honneur car les corps qu’il rencontrait la plupart du temps, gisait à ses pieds et ne seraient pas enterrés, du moins pas de par sa main. De plus de part sa vie de pirate, la seule véritable sépulture qu’il connaissait et admirait était marine. Mais il dut bien reconnaitre que ce lieu était charmant : les arbres, le gazon bien taillé, les fontaines, les bancs, les statues…Tout indiquait un lieu paisible et le phénomène s’accentuait dans la zone Sud-ouest.

Tout en cherchant le caveau de ce cher Giapardi, Vincente disserta vins avec Darcan vantant les cépages de Soltariel , puis au détour d’un chemin, ils trouvèrent enfin la dernière demeure du bourgeois. Le bâtiment n’avait rien de bien somptueux, on aurait pu dire qu’il était semblable aux autres caveaux qui le bordaient de chaque côté. Le pirate tenta un regard à travers la grille mais on ne pouvait voir grand-chose, pénombre prédominant dans le lieu, à l’exception d’une statue qui tournait le dos à l’entrée. Quant à l’entrée justement, elle était constituait d’une grille aux jointures qui grinça lorsque Vincente l’ébranla d’une bonne secousse en essayant de l’ouvrir. On regarda à gauche et à droite pour voir si le grincement n’avait pas attiré quelques regards indiscrets mais apparemment la voie était libre.

" Verrouillée...Mon ami, il semblerait que cette porte ait quelques réticences à s’ouvrir, j’ai quelques idées quant à régler ce problèmes mais peut-être avez-vous un moyen plus subtile de nous faire entrer ? Ou bien nous pourrions attendre la clé qui viendrait de nos deux camarades. " Il ne put réprimer un rire à cette dernière réplique.


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Eliwa
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Jeu 3 Nov 2011 - 19:54

A contre coeur, elle tendit son arc et son carquois, se gardant bien de céder ses dagues au gardien. Puis, par politesse, elle rejeta sa capuche en arrière. Heureusement, ses cheveux cachaient ses oreilles pointues. Mais elle ne e leurrait guère : son physique seul suffisait à attirer les regard des passants et à trahir son appartenance. Certains eurent l'audace de pousser un sifflement, et c'est bien par manque de temps qu'elle ne leur faisait pas regretter. Les ignorant, elle sourit au gardien.

Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer l'emplacement du caveau Giapardi ? Sans vouloir abuser de votre temps, s'entend.
Elle lui servit son plus beau sourire. Et il lui indiqua de bon coeur.

-Je vous remercie.
Et se tournant vers Ulysse :

-Allons doc repérer ce fameux caveau.
Eliwa partit devant, déambulant parmi les tombes humaines. Certaines étaient entretenues avec soin, quelques fleurs posées sur le stèles, les feuilles mortes de l'automne dernier, balayées. D'autres partaient en friche, des morceaux de marbre allant rejoindre les cailloux, le nom tombant dans l'oubli, devenant illisible. Une famille s'apitoyant sur une sépulture fraichement élevée eut u hoquet de surprise en voyant l'elfe. Elle ne s'en accommoda pas, comprenant leur surprise. Des arbres offraient leurs branches nues au ciel. Eliwa et Ulysse arrivèrent bientôt devant le caveau. L'entrée s'élevait somptueusement, colonnes sculptées, peintures éclatantes et, il fallait s'en douter, une grille fermant l'accès un escalier s'enfonçant dans le noir. Celui-ci donnait sur une porte solide, maintenue par un solide verrou. Elle douta qu'Ulysse puisse la voir (obscurité presque dense) et aussi, elle la lui décrivit. Ces informations en leur possession, voulu rejoindre le reste du groupe mais s'apperçu qu'ils étaient devant le caveau. ils revinrent sur leurs pas. L'homme au chapeau avait secoué la grille, espérant un ouverture miraculeuse.

-Je pourrais bien essayer une potion en ma possession mais je doute fort qe cela fonctionne, répondit-elle aux paroles qui leurs avaient été indirectement destinées.
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Ulysse Sansnom
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Ven 4 Nov 2011 - 8:33

[bon, ça sera moins bien, le pc à bugger, m'a fait perdre ma réponse, ça m'a foutu le blaze... ]

    OOn pourrait expliquer le comportement d'Ulysse par plusieurs façons, la première, son état d'homme, il était improbable qu'un jeune homme en plein pouvoir de ses capacités de virilité ne puisse pas poser ses yeux sur l’elfe, la deuxième était le manque affectif d'Ulysse, ayant été élevé comme un bâtard, il avait toujours eut ce trouble affectif qui l'empêcha de développé comme tout les petits enfants le syndrome d'oedipe (syndrome refoulé bien entendu à un moment de la vie) mais passons sur cette idée car les théories freudienne et lacanisme bah il faut l'avouer, on s'en fout complètement. Tout cas est il que notre jeune héros ne pouvait s'arrêter de reluquer cette "veuve épleurée" comme il la présentait. D'ailleurs elle ne jouait pas tellement bien la comédie. Il fallait avouer qu'ils n'avaient même pas dit pourquoi ils étaient ici mais fort heureusement la plastique de la belle avait agit comme l'un des meilleurs passes et il serait faux d'affirmer qu'Ulysse n'eut aucune pensée "impures" la concernant. D'ailleurs, vu le regard du "gardien", lui aussi avait quelques idées et cela incluait certainement des accessoires, mais je ne vais pas m'étendre dessus et je pense que vous ne m'en voudrez pas.

    Ulysse fut tiré de sa torpeur contemplative par une réplique de la jeune femme. Il hocha la tête et la regarder s'éloigner quelques instants, elle avait une démarche quasi féline aux yeux de notre bretteur, presque animal pour ne pas dire prédateur. Ulysse s'humecta les lèvres et soupira d'un air rêveur. Il secoua la tête une fois, deux fois, trois fois puis reprenant doucement ses esprit comme on émerge d'un rêve
    Il haussa des épaules, faisant craquer ses articulations. L'escrime tel qui le pratiquait reposait sur un dos droit, une souplesse à toute épreuve et un bon équilibre. Malheureusement tenir une position pendant des heures d'entraînement exacerbait les tendons, les muscles et tout ce foutoir corporel qui n'était selon mon avis pas excellent pour la santé. Oui j'essaye de meublé.

    Ulysse repris sa marche silencieuse dans le cimetière, il détestait ce genre d'endroit, sorte de symbole de ce qui l'attendait. Rapidement il rattrapa la jeune femme, son propre pas était léger, rapide. Il semblait que le moindre de ses mouvements étaient destiné à un pas de danse. Sa main droite reposait sur la corbeille de sa rapièrequi se balançait aux grès de ses mouvement. Il ne prêta pas la moindre attention à ces tombeaux surtout ceux "extravaguant" de la classe aisée. Quand on est mort... On est mort, à quoi sert l'or dépensé dans l'habitat des morts? A quoi servait que l'habitat soit de pierre ou juste un troue dans le sol? Avait on besoin de se protéger de la pluie une fois réduit à l'état de poussière? Ulysse lui serait probablement mis en fosse commune, mais par les cinq, il aurait dépensé tout son or en faste et soirée de son vivant et il y aurait de bonne chance que ce soit cette vie qui lui provoque la mort.

    La jeune femme lui décrivit un verrou, bon d'accord, ça ne l'intéressait pas plus que cela, un verrou, soit, on n'a qu'a le faire sauter et le tour est joué. Mais ce qui était importait était que cet état de fait prouvait qu'elle avait une vue prodigieuse, notre bretteur pria intérieurement pour ne jamais être dans la visée de son arc et il en profita aussi pour maudire les cinq pour l'avoir fait déposer son arc. Il reconnu les deux compères et sourit quand la jeune femme souffla :


    -Je pourrais bien essayer une potion en ma possession mais je doute fort que cela fonctionne

    Ulysse fixa chacun de ses compères,vu la tête des lurons, le fait qu'ils ne portaient pas d'épée et qu'ils aient été engagé, notre poète se douta que l'un deux avait au moins quelques talents de chapardeur voleur ou de chapardeur et que c'était sans soucis qu'en deux coup de cuillère à pot qu'il crochèterait la serrure pour permettre au groupe de fouiller dans l'antique demeure éternelle.
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Vincente Manolesti
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Jeu 17 Nov 2011 - 2:02

Mouais, une potion pour ouvrir une serrure ? Manolesti ne comprenait pas comment cela allait les aider, mais ce qui était sur c’est que personne n’avait l’air d’avoir une idée sur le moyen d’ouvrir cette grille. Il y eut une période de flottement, de latence qui sembla durer des jours entiers où l’on envoyait des regards à droite puis à gauche essayant de lire une idée sur le visage de ses voisins. Plus ou moins fatigué de ce petit jeu, le pirate décida de prendre la situation en main :

"Bien, ma dame, mes sieurs pourquoi ne vous recueillerez-vous pas pendant que je rends visite à ce cher Giapardi ? "

La phrase s’était voulue énigmatique. Etait-ce une pique lancée à ses inactifs compagnons ? Une invitation à ce que les autres sécurisent le périmètre ou était-ce autre chose ? Vincente aimait jouer sur les apparences, en divulguer le moins possible et si les circonstances n’exigeaient pas la subtilité il aurait sans doute envoyait quelques coups de lattes et bourrades bien senties jusqu'à ce que l’obstacle qui lui barrait la route ne cède. Ainsi donc, révéler une autre de ses astuces alors qu’il avait déjà fait démonstration de l'un ses talents auprès de Darcan ne l’enchantait pas mais puisque pour l’instant c’était le seul moyen d’entrer.

Manolesti fit monter sa puissance magique, son aura augmentant autour de lui. Pour un aéromencien ce sort était tout à fait dans le ton, mais si il était bien pratique la sensation qu’il procurait vous faisait passer de l’allégresse à la confusion la plus totale. Il l’avait apprit auprès d’un mage qui gagnait sa vie dans un cirque itinérant, Emiliano Bartoldi III, un brave type, qui utilisait ce sort lors d’un de ses numéros où l’homme échappait à une mort certaine par on ne sait quels moyens. Quoiqu’il en soit, Vincente allait nous offrir aussi un beau numéro puisque se présentant devant la grille ce dernier commençait à fumer. En effet des volutes de fumées à la couleur bleutées émanaient de lui et qui de plus en plus s’intensifiaient. Peu à peu la fumée devint plus pure, pendant que le pauvre pirate semblait s’écharper disparaissant complètement lorsqu’une brise souffla les derniers serpentins de vapeurs. Pendant que de l’œil extérieur on ne voyait plus rien, Manolesti à l’’état d’air à la forme vaguement humaine traversa les barreaux de la grille afin de pénétrer dans le caveau. C’était une sensation vraiment libératrice et étrange de se sentir totalement désolidarisé, mais peu au gout du pirate qui de plus devait maintenir le contrôle sur l’intégralité de sa personne. Ayant passé les barreaux on put voir notre héros (oui j’ose le mot) réapparaitre dans la pénombre du mausolée, à travers un halo de fumée cyan, sourire en coin :

" Et le plus dur c’est de faire en sorte de garder ses nippes. Essayez de garder les environs. "

Il examina la serrure mais, la situation était la même aussi de ce côté, le loquet de fermeture était verrouillé. Pendant que les autres surveillaient afin qu’on se soit pas gêné et que l’un d’eux trouvait un moyen de s’occuper de la grille, Vincente fit un petit tour du proprio. Il examina les murs et trouva une torche qui paraissait encore enduite de graisse à bruler. Le pirate fouilla ses poches et trouva ses silex dont il se servit pour allumer son flambeau. La pièce se découvrit un peu plus, une statue au centre et des alcôves sur les parois où gisait la famille Giapardi. Le pirate scruta le sol, le plafond, essayant de repérer un quelconque piège (on n’est jamais trop prudent) mais ne voyant pas de dangers apparent, il décida d’avancer. Il mit une botte devant l’autre et en contournant la statue il arpenta, torche au poing la rangée droite de cercueils afin de trouver celui de Léo.


Dernière édition par Vincente Manolesti le Jeu 1 Déc 2011 - 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Le Grimoire de Giapardi - Acte 1   Jeu 17 Nov 2011 - 16:12

Vincente peina un instant à allumer une torche donc l’enduit avait quelque peu séché avec les années d’inutilisation. Cependant, lorsque la lumière fut, de chaque coté du mausolée, dans ses sombres recoins, sur ses murs humides et percés de quelques niches étroites, s’étala la liste des défunts de lignée. Difficilement dénombrables, les premières plaquettes ou gravures à moitié effacées remontaient à des temps lointains. Bien plus que le siècle énoncé pour la mort de Léo. Bien vite cependant, il trouva les derniers ajouts – les moins abîmés -. Parmi eux, pas de Léo. Pas même de mention à sa fille, Yselda. Toutefois, il trouva une mention à Yasmin « A mon aimée trop vite arrachée à la vie, à jamais vôtre - Léo ». Quel romantique ce Giapardi !

Trônant en face à face avec la dernière demeure de l’épousée du Léo veuf éploré, la fameuse statue de personnage agenouillée se dévoilait enfin à la vue de notre compère. A peine plus grand qu’une taille humaine usuelle, l’agenouillé se révélait être un homme. La pierre claire de sa vêture et de ses traits se plissaient des replis de tissus ou de chaire les plus réalistes et saisissants. Le sculpteur de l’œuvre, maître de son art, avait rendu ici une copie parfaite de son modèle. Sous le jeu des flammes crépitantes de la torche, un esprit plus impressionnable que Vincente aurait, sans doute, juré que la statue allait prochainement s’animer. Le regard las du modèle mirait la coupe d’or qu’il tenait entre ses mains tendues en offrande vers l’avant. A ses genoux, un livre de pierre égrainait au vent immobile des pages vierges au coté d’un bâton de marche (ou de mage). Sur le socle, une nouvelle plaquette, semblable à celle de Yasmin, énonçait :

Plaquette a écrit:
AINSI, DANS CETTE IMMENSITE, SE NOIE MA PENSEE : ET LE NAUFRAGE M’EST DOUX EN CETTE MER.
De pièges visibles, Vincente n’en aperçut aucun. Bien évidemment, les niches les plus étroites dans le mur nécessiteraient d’être vérifiées afin de pouvoir le jurer. Quant à la fameuse coupe dorée, vide, elle se sertissait de quelques pierreries et se revendrait sans doute à bon prix. Toutefois, était-il bien sage de dépouiller les morts ?

_________________
Ombre fugace
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Site de l'artiste: http://www.3mmi.org/v9/
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