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 Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]

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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mer 28 Sep 2011 - 22:56


Aduram était plutôt silencieuse en cette fin d'après-midi pluvieuse. Un léger crachin subsistait d'une averse torrentielle, se muant lentement en une brume épaisse qui engloutissait petit à petit la forêt, des racines jusqu'aux frondaisons. Le ciel voilé se perçait de part en part pour laisser filtrer quelques rayons nettement dessinés sur la chape nébuleuse, réchauffant progressivement l'atmosphère.
Parmi les arbres on n'entendait rien, si ce n'est le piaillement isolé de quelque oiseau en mal de compagnie ou le bramement plaintif d'un cerf... lui aussi en mal de compagnie, avec un autre objectif en tête néanmoins. Une douce quiétude régnait donc en ce lieu... jusqu'à ce qu'un cri étouffé par cent troncs et buissons vinsse résonner sous les ramures détrempées. Des bruits de pas amortis par la boue ou amplifiés par des éclaboussures sonores allaient se perdre à droite, à gauche, s'éloignant insensiblement pour soudainement rejaillir aux oreilles d'un blaireau somnolent, au détour d'un chemin à moitié inondé.

- PUTAIN DE FOUTREDIEU DE SALOPERIE DE BESTIOLES!!! hurla tout d'un coup une voix, claire mais rendue rauque par la peur et la colère, envoyant mille et une imprécations outrancières à quelque menace inconnue. AH!! LÂCHE!! MAIS LÂCHE PAR LES COUILLES DE MOGAR!!! Un subit tintement, reconnaissable par tous, se fit alors entendre, puis un autre aux accents plus répugnants, plus... souillés. ALORS ELLE TE PLAÎT MA DAGUE ELFIQUE BASTARDÒ?!

Et alors, dans un virage des plus raides, noyé dans la fange, déboula un nobliau trempé jusqu'aux os, soufflant comme un bœuf sous l'effort, une dague sylvestre stylisée dans une main, une hache de guerre dans l'autre. Glissant sans pouvoir se retenir tandis qu'il essayait de tourner, il s'étala de tout son long en dessinant une longue et large trace dans la bourbe. Se relevant gauchement, il resta planté là, ses poursuivants étaient trop proches désormais: il fallait se battre. Ce fut alors qu'il aperçu à quelques mètres de là, plus loin dans la sente, deux silhouettes. Un cavalier, ou une cavalière, difficile à dire dans le feu de l'action (et surtout avec de la boue jusque dans les yeux) et quelque chose de plus... bas. Un chien peut-être.
- HEY!! HEY VOUS!! SI VOUS CONNAISSEZ QUOI QUE CE SOIT A LA MARAVE, J'AURAIS BIEN BESOIN D'UN COUP DE PATTE!! SINON, TAILLEZ-VOUS ÇA VA SÉVÈREMENT CRAINDRE DANS LE COIN!! héla le pauvre hère de tous ses poumons avant de se retourner vers l'autre bout de la piste, occultée aux yeux du nouvel arrivant par les taillis bordant le virage. Mais si jamais il pouvait lire de si loin l'expression dans laquelle s'était figé le visage du vagabond, il saurait qu'un grave péril attendrait quiconque resterait en ce lieu. Une terreur froide, angoissé et contenue se reflétait sur la face d'Altiom, et l'explication ne tarda pas à venir.
S'élançant, fondant, fusant: toute une meute de masses sombres et velues éventra avec fracas le moindre arbuste sur son passage, se précipitant avec une ardeur rare, dans une fureur si vive qu'elle en devenait palpable, sur l'homme qui se dressait seul.
Ainsi commença le baroud du noble déchu: envoyant sa hache avec vigueur en pleine face d'une des araignées géantes, il planta son poignard elfique sous le thorax d'une seconde avant de défourailler son épée bâtarde de sa main encore libre, entamant un enchaînement de tailles et d'estocs qui ne semblait pas devoir finir. Mais heurté de front par un arachnide, qui s'empala sur la lame acérée, il lâcha son arme et dut s'en remettre à son yari qu'il mania avec assez d'adresse pour tenir à distance les maléfiques créatures le temps qu'arrive son mystérieux sauveur, puis renversé par la foultitude grouillante, il sombra sous les flots sombres et villeux en tendant une main désespérée à son aide inespérée.

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Dernière édition par Altiom d'Ydril le Sam 22 Juin 2013 - 18:10, édité 3 fois (Raison : EAURTEAUGRAF)
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 1 Oct 2011 - 14:06

Eliwa errait depuis maintenant quelques jours dans le forêt. Elle n'aurait sut dire avec exactitude depuis combien de jours car le feuillage dense des arbres ne laissait filtrer que très peu de lumière. Elle montait Amarthluin depuis un petit moment et eut envie de descendre de cheval, histoire de sentir le sol ferme sous ses pieds. Une pluie fine mais tout de même désagréable tombait depuis plus d'un jour. Elle avait rendu le sol glissant et boueux, et se faisait un malin plaisir à s'insinuer dans le plus profond de ses os et sous son armure. Elle mit donc pied à terre. Le sol sous ses pieds lui procurait d'habitude une rassurante sensation de bonheur. Mai là, la boue collait sur ses pieds, les rendant de plus en plus lourd. Elle avait la désagréable sensation d'avoir des poids aux chevilles, rivant ses pieds au sol. Elle remonta donc à cheval presque aussi vite qu'elle était descendue.

Un cri vint soudain percer la douce quiétude de la forêt.

- PUTAIN DE FOUTREDIEU DE SALOPERIE DE BESTIOLES!!!

La voix transpirait la peur. Une peur essayant d'être masquée par un semblant d'assurance mais qui la rendait plus audible encore.
Aralaurë s'arrêta et grogna.

- Tout doux ma belle, lui chuchota-t-elle.

Sa louve émit un ultime grognement puis se tut. Eliwa s'approcha de l'origine de la voix, silencieusement.
Elle sut qu'il l'avait repéré lorsqu'il lui ria quelque chose comme :

-SI VOUS CONNAISSEZ QUOI QUE CE SOIT A LA MARAVE, J'AURAIS BIEN BESOIN D'UN COUP DE PATTE!! SINON, TAILLEZ-VOUS.

Elle n'était pas sûr d'avoir tout compris mais l'homme l'appelait à l'aide. Elle ne compris pourquoi que lorsqu'une flopée d'araignée se déversa devant le pauvre ère.
Elle prit son arc en une fraction de seconde et tira une dizaines de flèches, toutes mortelles, essayant au mieux de ne pas blesser celui dont elle devait être la sauveuse.
Cependant, lorsqu'elle descendit de cheval pour aller tirer par la main l'homme enfouit sous les araignées, il en restait un peu moins de sept. Elle finit par les tailler en pièce avec ses dagues, l'aide de sa louve et de l'homme.
Lorsque le calme revint, elle partit chercher son cheval et revint vers l'homme. Pour la deuxième fois de la journée, Aralaurë grogna en direction de l'inconnu.

-Ne t'inquiète pas, je m'en charge.


Elle se planta à un mètre de l'homme et le regarda dans les yeux - qui, au passage, étaient embourbés, tout comme le reste de son visage et de son corps - (en même temps, lorsqu'on se roule parterre, en forêt, après une pluie d'un journée, on ne s'attend pas à ressortir tout sec et propre comme un sou-neuf). Puis, elle lui demanda :

- Qui es-tu ?

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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Ven 7 Oct 2011 - 23:18

Aaah la joie d'une balade en pleine forêt, en fin d'après-midi, sous une fraîche bruine et... de la boue plein les bottes, des frusques crottées comme c'est pas permis, des entailles sur chaque parcelle de peau exposée!! Bref, inutile de dresser une liste exhaustive: la mouise top catégorie.
- Eaaaw... ça craint du boudin, commenta donc ce cher Altiom histoire de rester dans le ton, tout en essayant vainement de se défaire du monceau de fange qui souillait ses hardes. Levant le nez, il s'aperçut enfin que son sauveur était à vrai dire une sauveuse. Une très charmante sauveuse. Un très charmante sauveuse elfique. Une très charmante sauveuse elfique avec une louve... aïe.
Et alors qu'elle rameutait son destrier, la très charmante sauveuse elfique avec une louve se posta à certaine distance du tas de boue sur pattes -autrement dit l'Ydrilote-:
qui es-tu ?
- Et bien voilà une question que j'ai eu tout loisir d'écouter après tant d'années de voyage -quoique j'étais généralement le sauveur, pas le sauvé, et on me demandait cela avec plus de curiosité que de circonspection-, mais vous m'avez épargné d'assister au banquet de ces créatures, en tant que met qui plus est, alors oui je vous dois bien ça. Avec un sourire reconnaissant, il continua: on m'appelle Altiom, et mon nom de famille ne vous intéresserait en rien. Cependant un nom ne suffit pas pour savoir qui est quelqu'un, alors disons que je suis un vagabond, tavernier, chef de... hm on pourrait appeler ça une guilde et -pouvait-il le dire? Après tout c'était une elfe, ça ne devait pas la concerner outre mesure- ancien noble. En passe de le redevenir dois-je préciser... même si j'ai l'air très loin du but, conclut-il en jetant un coup d’œil à son état pitoyable avant de laisser sortir un rire franc et joyeux.
Le nobliau entama de récupérer son matériel encastré parmi les carcasses d'arachnides et reprit:
voilà, vous en savez plus sur moi que bien des gens désormais. Puis-je vous demander votre -hgnnn- votre -hgnnnnnnn- eh bien en voilà une bestiole coriace, même morte elle me donne encore du fil à retordre! HHHGNNNNNNNNN OUUAAH! Éjecté les quatre fers en l'air alors qu'enfin il parvenait à déloger sa hache d'une carapace, le voyageur resta un moment au sol avant de se relever tout haletant: ainsi que je le disais, -hhh- puis-je vous -hh- demander -hhhh- votre nom chère demoiselle?

Sur conseil d'Altiom, l'homme et la sylvestre avaient décidé de faire un bout de chemin ensembles: une telle meute d'araignées géantes était tout sauf normal, il se tramait de drôles de choses en Aduram... comme d'hab' quoi. Et donc, fidèle à lui-même, le nobliau n'avait pas encore trouvé le moyen de fermer son clapet depuis la terrible "Bataille du Virage du sentier... sans nom" (qui resterait gravée dans les annales, peut-être). Jasant et caquetant comme une dame de la cour à la veille d'un mariage -ou d'une orgie royale ; quoi comment ça le roi en fait pas, d'orgies? Un roi ça fait toujours des orgies sapristi!! è_é bref-, en abordant toutefois des sujets plus "virils" tels que "la pâtée qu'on y a foutu à ces crevures" ou encore "ah cette dague sylvestre? c'est le cadeau d'une elfe qu'un ancien ami à moi a violée" (que voulez-vous, on fait avec les références qu'on a), le pimpant Ydrilote en finit par aborder un sujet d'actualité pourrait-on dire: héhé et alors là j'lui ai dit "c'est à moi qu'tu parles? c'est à moi qu"- oh écoutez! Le doux chant de l'eau arrivait paresseusement aux oreilles de l'équipée. Une rivière ou un ruisseau, voilà qui tombe plus que bien!
En lieu de rivière demeurait une petite mais profonde mare à l'eau cristalline, alimentée par une source claire qui gazouillait allègrement sur un lit de galets avant de plonger dans le bassin. La cuvette était entourée de hautes berges débordant d'herbes folles, et maintenant que l'orage était passé une chaude lumière dorée baignait les lieux. L'endroit était apaisant et serein.
Altiom commençait à se défroquer -bon allez dévêtir pour les plus puritains- sans sommation devant la mare bucolique histoire de piquer une tête quand il sembla soudainement se rappeler la présence de l'elfette et jeta un regard vers celle-ci:
oh, vous n'êtes pas forcée de vous retourner je suis tout sauf pudique. Et avec un sourire espiègle, il se remit à sa besogne avant de plonger tête la première, nu comme un ver, dans le cristal. Aaaah! Elle est bonne vous devriez en profiter! A noter que pour le nobliau tant qu'il n'existait pas de risque de finir congelé ou ébouillanté vif, l'eau était bonne.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 28 Mai 2012 - 15:22, édité 4 fois
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 8 Oct 2011 - 16:14

Eliwa fut surprise de sa réponse. Il était ancien noble. Pouvait-on perdre son titre ? De toutes façon, elle ne connaissais pas grand choses aux humains. Mais cela l'intriguait tout de même. Altiom, car tel était son nom, lui demanda le sien, après avoir extirpé ses armes de l'amoncellement de cadavres.

ainsi que je le disais, -hhh- puis-je vous -hh- demander -hhhh- votre nom chère demoiselle?

Je ne voudrais pas vous privé de ce plaisir, lui répondit-elle. On me nomme Eliwa. Mon nom n'a aucune importance, car je doute que tu sache le prononcé, continua-t-elle avec un sourire gentil.

L'homme proposa de marcher quelques temps. Elle accepta avec joie et le suivit, tenant Amarthluin par les rênes et sa louve marchant contre sa cuisse. Altiom était d'un naturel joyeux et parleur. Il parla beaucoup, faisant des blagues et utilisant des tournures de phrase qui la firent sourire. Il dégageait tant de chaleur qu'il n'était pas possible d'y être insensible.
Ils arrivèrent bientôt dans une clairière, occupé en son centre par une mare. L'eau limpide sur laquelle reflétait le soleil lui donna irrésistiblement envie. Elle se sentait tellement bien qu'elle se serait endormie. Altiom la tira de ses pensées.

oh, vous n'êtes pas forcée de vous retourner je suis tout sauf pudique.


Ceci la fit rire. Elle ria d'un rire pur et haut, comme elle n'avait pas rit depuis longtemps.

Aaaah! Elle est bonne vous devriez en profiter!

Répondant à son invitation, elle se déshabilla et plongea dans l'eau agréablement fraiche en décrivant une courbe parfaite. Aralaurë pleura au le rebord de l'eau.

Ne t'inquiète pas, je reviens.

Elle rit encore une fois puis détendit ses muscles endoloris et ferma les yeux, tandis qu'Altiom barbotait joyeusement dans l'eau bleue.
Elle avait out de même gardé ses colliers qu'elle ne quittait jamais.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mar 11 Oct 2011 - 12:36

Voooooilà! Enfin une vraie femme qui n'envoie pas voler les baffes à tout va ni ne rameute la garde -et au passage tout le voisinage- à la simple vue d'un homme nu! Bon, bien-sûr c'était une elfe, beaucoup plus proche de la nature et loin d'avoir la vision obscurcie par tous ces préceptes pseudo-moraux aberrants si chers aux humains, mais tout-de-même cela faisait chaud au cœur de l'Ydrilote de savoir qu'il existait encore dans Miradelphia des poches de résistance à la pudibonderie! Et comme toujours, il ne put s'empêcher de commenter.
- Eli, je crois que jamais je ne cesserai de m'étonner de votre peuple, lança-t-il alors qu'il flottait sur le dos en observant, rêveur et à demi assoupi, ce qui restait de nuages se dissiper, dérivant ainsi négligemment en direction de l'elfe. Vous, les sylvestres, êtes fascinants... Je ne sais pas si vous êtes déjà allée dans la Péninsule, mais là-bas nos vies ne se résument qu'à manger, boire, survivre pour tout dire. Même les nobles n'échappent à la règle... bien qu'ils doivent survivre aux assassinats et autres complots de couloir plutôt qu'à la faim... Le voyageur marqua une pause, attristé par cette vérité qu'il connaissait pourtant déjà, puis reprit sur un ton plus enjoué: mais vous, c'est totalement différent! Vous vivez dans des cités au cœur d'immenses forêts, en harmonie avec elles. Là où nous chassons pour le plaisir, vous le faites à regret. Là où nous abattons des arbres par dizaines, vous prenez le temps de les admirer, et j'ai connu certains d'entre vous qui parvenaient même à les entendre, à les comprendre... Sa voix se teinta alors d'une pointe de malice: et là où nos dames se seraient privé de cette exquise baignade par honte de montrer leurs rondeurs, vous avez plongé sans gêne... et à vrai dire, quelle gêne y a-t-il à avoir lorsque l'on est dotée d'une telle splendeur! Nombre d'humaines de ma connaissance verdiraient de jalousie à votre vue. D'ailleurs Altiom imaginait parfaitement la scène et ne put réprimer un léger rire. Il se retourna alors qu'il frôlait le dos de l'elfette dans sa dérive et plongea, effleurant la gracieuse nymphe pour reparaître juste devant elle, les yeux pétillants.
- Eliwa, vous m'avez sauvé la vie, et pour cela j'aimerais vous remercier. Guidé -comme toujours me direz-vous- par son instinct, il approcha alors son visage du sien, sans hâte ni lenteur exagérée, et l'embrassa tantôt ardemment tantôt langoureusement (ce n'était pas tous les jours que l'Ydrilote était sauvé par si charmante demoiselle, sa gratitude se devait d'être à la hauteur du geste). Il arbora alors un sourire franc et espiègle, presque provocant, et d'un ton joueur questionna: cette récompense vous satisfait-elle ou désirez-vous plus?
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mar 11 Oct 2011 - 14:02

Eliwa se laissa bercer par l'eau et finit par entrer dans un someil léger. La voix d'Altiom résonnant à ses oreilles, chantait comme une berceuse. Elle repensa à sa mère qu'elle n'avait pas revue depuis une cinquantaine d'année. Elle avait de plus en plus de mal à se remémorer son visage.
Altiom continuait à parler et son esprit dérivait. L'eau chaude dénouait ses muscles endolories par les longs jours de marche qu'elle avait derrière elle.
Un moment, Altiom changea l'intonation de sa voix et elle prêta alors plus d'attention à ses propos.

et là où nos dames se seraient privé de cette exquise baignade par honte de montrer leurs rondeurs, vous avez plongé sans gêne... et à vrai dire, quelle gêne y a-t-il à avoir lorsque l'on est dotée d'une telle splendeur! Nombre d'humaines de ma connaissance verdiraient de jalousie à votre vue.

Une lueure de malice pointait dans sa voix. Elle la reconnue immédiatement. C'était la voix dont se parait les hommes pour séduire une femme. Elle l'avait si souvent entendu dans la bouche des jeunes hommes qui venait chez son Père pour "affaire".
Loin de lui rappeler des souvenirs désagréables, elle apréciait ce ton chez lui.
Il effleura sa peau sous l'eau et remonta à la surface, se plaça devant elle, les yeux pétillants et chuchota presque à son oreille.

Eliwa, vous m'avez sauvé la vie, et pour cela j'aimerais vous remercier.

Elle ne répondit rien, ne sachant ce qui allait suivre. Il l'embrassa alors avec passion et elle lui rendit son baiser. Il détacha son visage du sien et lui demanda :

cette récompense vous satisfait-elle ou désirez-vous plus?

Elle lui rendit son sourire et rit.

Qu'entends-tu par plus ? N'oublie pas qu'Aralaurë est là et qu'elle ne manque rien de la scène.

Elle lui sourit encore une fois, espieglement puis s'immergea. Elle pouvait ainsi voir les jambes musclées d'Alti. Elle pensa, fugitivement aux oportunitées qui s'ouvraient alors à elle. Elles dépendaient toutes d'Altiom et de son interprétation de ses paroles.
Sans vouloir paraitre provocante, elle toucha sa jambe de sa main fine et délicate.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mar 11 Oct 2011 - 22:17

Et bien de toute évidence, Eliwa appréciait sa rétribution. En témoignèrent, en premier lieux, l'absence de baffe, puis le rire de l'elfette. La mésaventure avec les arachnides lui était désormais complètement sortie de la tête, et en faible humain qu'il était, seul lui important le plaisir de l'instant présent.
- Qu'entends-tu par plus ? N'oublie pas qu'Aralaurë est là et qu'elle ne manque rien de la scène, fit la jeune femme, taquine. Et avant qu'Altiom n'ait pu répondre, elle rentra toute entière dans l'eau. Il se contenta de lever les sourcils
- Oh je vois nous pouvons sauter l'étape des explications. Tournant la tête vers la louve en haussant les épaules, il fit d'un ton amusé: pourquoi tu me regardes comme ça, tu veux participer? Puis il s'immergea à son tour, arrivant à hauteur de sa partenaire, et l'embrassa de nouveau. Ondulant comme deux créatures éthérées dans cette eau pure et limpide... c'était bien-là le seul endroit où Altiom ne pouvait abreuver l'auditoire de ses vannes stupides!
Ainsi entama-t-i le lascif ballet, enserrant de ses bras protecteurs celle pour qui son cœur battrait l'espace de ces quelques instants d'extase, l'enrobant de caresses tendres et fugaces, pressant sa captive sous des baisers toujours plus ardents, épousant les courbes de ses hanches, mordillant les fiers sommets de ses monts collines des délices (eh, c'est une elfe), remontant quelques fois à la surface pour mieux repartir à l'assaut de ses remparts de chair dont il érodait petit à petit les défenses... descendant à chaque fois plus bas, lentement... sans se précipiter.
Il laissait sa partenaire profiter de chaque instant, ressentir enfler le crescendo de désir qui bientôt l'étreindrait. Il prit alors une dernière large bolée d'air sous le regard interloqué d'Aralaurë et fondit de nouveau sur la sylvestre, longeant de ses mains expertes les cuisses de sa compagne de jeu qu'il écarta très légèrement, la laissant finir le geste elle-même. Enfin il répondit aux appels silencieux de la demoiselle: enfouissant la tête dans son entrejambe, pourléchant avec passion le temple de sa féminité, des lèvres à sa perle, l'emportant dans une ivresse de jouissance sans précédent... préparant sa douce à la meilleure partie.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Mer 12 Oct 2011 - 16:07, édité 1 fois
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mer 12 Oct 2011 - 15:32

Altiom l'avait rejoint sous l'eau. Il répondit à ses attentes avec ardeure, la faisant jouir d'un plaisir brut et sans appel, l'enlaçant des bras forts et l'embrassant fougueusement.
Elle sentait vibrer son corps contre le sien. Il descendait doucement le long de son cou jusquà sa poitrine où il trouvaà jouer quelques instants fugaces ui lui parurent une éternité. Puis il atteignit son ventre, descendit plus bas encore, écarta doucement ses cuisse. Un déferlement de plaisir l'irradia.
L'eau donnait un effet plus excitant que sur la terre ferme. Elle ressentait plus intansément chaque action qu'Altiom avait sur son corps.

Ils remontèrent à la surface lentement, Alti toujours entre ses cuisses.
Elle respira une bouffée d'air. Les yeux fermés, elle profita de ces instants. Son partenair, une fois son oeuvre achevé, remonta à la surface et respira un grand coup. Elle lui sourit malicieusement et embrassa son cou, descendant le long de sa jugulaire, épousant les muscles de son torse avec ses lèvres, puis ses abdominaux et arriva à son but. Elle lui procura un plaisir, espéra-t-elle, semblable à celui qu'il lui avait donné, faisant dresser son étamine et la lui dévoilant dans toutes sa splendeure. Ensuite, elle remonta doucement, toujours en baisant chaque partie, même les plus infimes, de son corps.
Elle le sentait frissonner d'extase sous ses mains.

Une fois remontée à son oreille, tout en mordillant celle si, elle plaça son bassin contre celui de l'homme.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Ven 14 Oct 2011 - 21:19

Alors que l'amant ajoutait la touche finale à son bienfait luxurieux, la sylvestre à son tour lui fit bénéficier de ses dons libertins. Et quels dons! Les elfes savaient vraiment faire ces choses-là? (De l'avis du vit, c'était un grand "oui"!) Et tandis que le nobliau flottait avec allégresse, l'étrange impression d'être observé le força à rouvrir ses paupières: son regard croisa une fois de plus celui d'Aralaurë.
- Eh! T'es pas obligée de t'infliger ça, regarde ailleurs! Soudainement frappé de stupeur, Altiom pointa le doigt dans les fourrés proche: oh le joli lièvre bien dodu! Contre toute attente, le subterfuge fonctionna et la louve quitta pour quelques minutes le couple aquatique des yeux. Basculant la tête en arrière de soulagement, le suderon put se recentrer sur leurs jeux charnels. Plus féline que jamais, Eliwa s'éleva jusqu'au cou du nobliau, croquant son oreille avec ardeur et plaquant ses hanches contre les siennes. Alors sans plus attendre il la prit, fougueux sans être brutal, allant et venant en elle dans un rythme d'abord lent et régulier, comme toujours, attendant que le désir de l'elfette atteigne son paroxysme avant d'enfin consentir à le combler. Et lorsque finalement ce moment vint, l'Altiom doux et tendre se laissa submerger par le maelström de passion bouillonnante et de frénésie sauvage: saccades impétueuses, salves animales, intenses et brusques à-coups s'enchaînèrent dans une cadence aussi décousue qu'impulsive, surprenant la jeune femme à chaque instant, feignant de l'habituer à un rythme avant d'accélérer subitement, sans une seconde de répit. Et de cette tempête de volupté, ce déchaînement de lubricité, cette explosion de jouissance (ah oui j'en fais trop? :mrgreen: ) s'éleva une symphonie d'éclaboussures fébriles, de cris d'extase, de grognements d'aisance à peine contenus avant que ne retentisse l'ultime et dernière mesure de l'euphonie érotique qui résonna alentours avec toute la puissance qu'on pouvait en espérer.
...

- Et bien je pense que nous pouvons nous tutoyer désormais?

Après l'effort le réconfort! Quoiqu'il aurait été aussi juste de dire "pendant l'effort le réconfort", mais passons. Une fois les frusques boueuses du voyageur lavées puis séchées, le duo de choc profita d'une collation bienvenue, histoire de se requinquer avant de reprendre leur chemin... qui s'annonçait des plus funestes. Tout en croquant avidement dans une tranche de lard racorni qu'il tira de sa besace de voyage, entre deux tirades dithyrambiques concernant la cuisine Ydrilote et ses plats-phares, le nobliau vit revenir Aralaurë d'entre les herbages... un lièvre dans la gueule. Mais au lieu de commencer à dévorer la carcasse en grognant de contentement, elle l'apporta aux pieds de sa maîtresse.
- Je commence à comprendre pourquoi tu es si attachée à elle... c'est le genre de cadeau qui ne se refuse pas, railla le vagabond. En y regardant de plus près cependant il devenait clair que quelque chose n'allait pas et que la louve avait tenté d'en avertir l'elfe. Altiom approcha sa main du cadavre: étrange, il est encore chaud... et pourtant déjà à moitié pourri. Où as-tu trouvé cette pauvre bête? Et ni une ni deux l'animal s'éclipsa au travers des fourrés, suivi de près par les deux autres. Eliwa volait au travers des bois avec la grâce que l'on connait aux sylvestres (pendant qu'Altiom manquait de se prendre chaque branche avec le bourrinage que l'on connait aux humains), et leur course folle dura ainsi pendant cinq bonnes minutes avant qu'Aralaurë finisse par s'arrêter, truffe tendue, oreilles droites.
- Par les Cinq... Le trio de choc venait d'arriver devant une scène de désolation qu'ils auraient pu croire tirée du cauchemar d'un fou s'ils n'en n'avaient pas été eux-mêmes les témoins. Mais alors qu'ils avaient grimpé le long d'une haute butte, sous le couvert des arbres centenaires d'Aduram, jusqu'à son sommet, ils n'avaient pas remarqué le changement insidieux, tout autour d'eux. Désormais en hauteur et dans une clairière, le spectacle terrifiant leur était tout entier révélé: en face, de gauche à droite et sous leurs pieds-mêmes, tout un pan de la forêt semblait noirci, menaçant, obscur et malsain. La mer de frondaisons prenait une teinte sombre et une attitude agressive. Les branches ne semblaient plus vouloir supporter les oiseaux et abriter leurs nids, mais désirer s'en saisir comme tant de bras noueux et avides, et les buissons semblaient être tant de pièges épineux pour les animaux qui y grouillaient. Nul chant d'oiseau en cette douce soirée, si ce n'était de sinistres croassements, de longs et plaintifs grincements d'écorce ou d'étranges murmures à l'origine incertaine. Le vent probablement? Oui, ce devait être le vent. Un inexplicable sentiment de malaise, d'hostilité s'emparait progressivement du groupe, comme si quelque chose leur intimait de partir. Et autour d'eux les larges et massifs troncs semblaient s'être... resserrés? Leurs racines s'être rapprochées, comme pour emprisonner leurs pieds? Non les arbres ne bougent pas, c'était-là une impression...?
- La lumière décline vite, bientôt il fera trop sombre pour mes yeux d'humains dans ces bois, rejoignons la source avant que je ne commence à m'étaler dans les ronces, me prendre les pieds dans les racines et autres joyeusetés! En réalité c'était surtout la perspective que ces arbres aient vraiment bougé qui donna envie de décamper au nobliau... à tout le monde en fait. Et ça pour décamper ils décampèrent! Car dès qu'ils eurent tourné le dos à ces hautes et imposantes ombres, ils eurent l'inquiétante sensation d'être observés, d'être vulnérables, écrasés sous la masse de ces colosses ancestraux. Quelques regards furtifs par-dessus l'épaule, une marche rapide, forcée, puis une course ouverte tandis que derrière des grondements sourds et rauques montent des tréfonds d'Aduram. Et finalement l'équipée revint sur les bords du bassin, débarrassés de cette étrange angoisse, tous pantelants.
- Bon, Eli tu es une elfe, et même si je m'y intéresse beaucoup je crois que tu connais bien plus de chose au sujet des arbres que moi. Qu'est-ce que c'était que ça? questionna l'Ydrilote après avoir repris son souffle.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 15 Oct 2011 - 16:29

Une fois leur jeux érotique arrivé au sommet du plaisir, ils sortirent de l'eau, s'habillèrent et s'assirent face à face.
Altiom l'avait invité à le tutoyer, ce qui fit sourire l'elfe. Puis ils mangèrent en silence, lui une tranche de lard sec, tout droit sortit de son sac, elle une galette de céréales, accompagnée d'un tranche de viande un peu trop salée.
Aralaurë était partie vadrouiller et elle revint, un lapin dans la gueule. Elle déposa son butin aux pieds d'Eliwa et poussa doucement de son museau sur sa main. Le cadavre de l'animal montrait en effet des traces de pourriture sur toute sa moitié.
Altiom posa sa main dessus et se rendit compte qu'il était chaud.

Où as-tu trouvé cette pauvre bête?

Aralaurë fila aussi sec à travers les fourrées. Eliwa la suivie sans bruit tandis que l'homme faisait craquer les branches, arrachait les ronces et manquait de tomber à chaque racine. Au bout de cinq minutes, arrivés en haut d'une butte, la louve s'arrêta, les oreilles en avant. Elle s'assit et regarda Eliwa.

En effet, c'est moche, répondit-elle en chuchotant à sa louve.

La forêt s'était paré d'une couleur noire, malsaine. Aucun chant d'oiseau ne venait percer le silence épais et pesant. Seul le vent venait faire craquer les branches, elles-même devenues silencieuses. Cella inquiéta profondément Eliwa. Elle n'avait jamais vu la forêt ainsi. Les arbres bougeaient. Imperceptiblement. Elle avait du mal à savoir qui du faît ou des racines se mouvait en premier.
Altiom proposa alors de rentrer à la source avant que la nuit tombe, avançant le pretexe de n'y plus rien voir bien avant elle. Cependant, elle n'était pas dupe et savait fort bien qu'il avait peur.
Ils repartirent d'abord en marchant, puis en courant. Ils arrivèrent au bord de l'eau, essoufflés.

- Bon, Eli tu es une elfe, et même si je m'y intéresse beaucoup je crois que tu connais bien plus de chose au sujet des arbres que moi. Qu'est-ce que c'était que ça?

Je crains le pire, Alti. C'était comme si la forêt était morte. Les arbres ne bougent pas comme d'habitude, les flux d'énergie sont comme atrophiés. Je ne sais pas si tu comprend ce que cela implique... C'est comme si on empêchait le sang de circuler dans tes veines, tenta d'expliquer Eliwa à son compagnon d'aventure. Il faut arrêter ça, sans quoi, tous les arbres seront morts d'ici peu.

Il la regarda, interrogateur.

C'est surement une personne de magie qui est à l'origine de cela. En tous cas, j'espère. Car si ce n'est pas le cas, ce sera bien plus grave.

La nuit tomba enfin. Elle sortit une couverture dans laquelle elle s'enveloppa, inquiète.

Aralaurë prend le premier tour, lança-t-elle à Altiom.

Puis elle ferma les yeux, essayant tant bien que mal de s'enfoncer dans un sommeil réparateur.
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mer 26 Oct 2011 - 17:20

Comment voulez-vous dormir après avoir été témoin de pareille malédiction? (La question aurait pu être "aux côtés d'une elfe aussi désirable", mais nous garderons cela pour une prochaine fois) Oh, oui, exact nous parlons d'Altiom, comme une marmotte donc. Avant de s'assoupir nos deux pèlerins tentèrent malgré tout de trouver un semblant d'explication au phénomène, et pour tout dire Eliwa se dirigeait vers la bonne voie: c'est surement une personne de magie qui est à l'origine de cela. En tous cas, j'espère. Car si ce n'est pas le cas, ce sera bien plus grave.
- Et même s'il s'agit de magie c'est déjà un sacré problème, la forêt était... corrompue sur des kilomètres! Et tous deux se turent, la mine grave. La joie de leurs ébats avait laissé place à une angoisse singulière, celle que l'on a d'un mal inconnu mais pourtant bien présent. Et donc nous en revenons à la prime question de ce post: comment voulez-vous dormir après avoir été témoin de pareille malédiction? Soit, la réponse est venue d'elle-même, quoi qu'Eliwa semblait légèrement plus anxieuse, mais dans la tête du nobliau résonnaient ses derniers mots... de la magie? Ils allèrent se coucher sur ces bien mornes pensées.
- Aralaurë prend le premier tour.
- Soit! Hurle une fois pour un bruit suspect et deux si tu sens un réel danger, fit le voyageur, pas tout-à-fait sûr que la louve comprenne véritablement mais... si déjà elle devinait quand était son tour de garde, pourquoi pas après tout? Essayons de ne plus penser à tout cela! Bonne nuit et doux songes Eli, murmura tendrement l'Ydrilote avant de s'emmitoufler dans sa chaude cape, les yeux fixés sur les étoiles. A défaut d'avoir une faim de loup -comme à l'accoutumée-, il avait un mal de chien à réfléchir à cet étrange affliction qui rongeait Aduram, car la guerre du sud de son côté rongeait son esprit. Et sur de sombres tergiversations il finissait par tomber dans les bras de Morphée... avant qu'un croassement dissonant ne vienne brusquement l'en tirer.
- Putain d'piaf! grommela-t-il en se relevant lentement, encore à moitié assoupi. Il gratta négligemment l'oreille d'Aralaurë qui furetait dans les environs et lui tendit ce qui restait de sa tranche de lard: je ne sais pas si tu comprends ce que l'on dit mais dans le doute... je pars faire un petit tour, je ne serai pas long.

Le vagabond tituba dans une demi-torpeur jusqu'à l'orée de la colline gravie tantôt, et par quelque miracle il évita toutes les racines, branches et fossés sur sa route. Au centre d'un grand nuage, un trou percé laissait voir la lune étincelante, comme une fenêtre céleste plongeant dans un monde onirique dont tout restait encore à découvrir. Les yeux rivés sur cette vision lyrique, le visage éclairé par les rayons argentés, le nobliau sembla s'extirper d'un rêve éveillé, comme si quelque chose l'avait amené ici et lui laissait maintenant le choix d'aller jusqu'au bout ou de retourner à la clairière.
- Hm bon... tant qu'à faire. (NdlR: un Altiom à moitié dans les vapes se parle souvent à lui-même). Il grimpa à nouveau le long de la petit côte, sentant étrangement se rapprocher l'impression pernicieuse d'il y a quelques heures. Des choses l'observaient dans l'ombre, il sentait ces regards braqués sur lui, depuis les frondaisons, les fourrés, il s'attendait presque à voir luire dans un trou d'arbre deux petites perles rouges malicieuses. Tout son imaginaire, tous les contes que sa mère lui lisait les soirs dans son enfance lui revenaient avec force désormais qu'il en vivait un. Puis il se ressaisit: foutaises que tout cela! Des histoires restent des histoires! Et jusqu'à maintenant rien de véritablement monstrueux n'a daigné pointer le bout de son horrible museau! Ah ouais... et les araignées géantes, hein? En plein jour en plus! Imagine ce qui risque de te tomber sur le coin de la trogne maintenant qu'il fait nuit noire! RAH MAIS CHUT TU M'FOUS LES JETONS!
Et soudain l'un des buissons à sa gauche tressaillit, par instinct l'Ydrilote dégaina d'une main tremblante son épée bâtarde, ouh bon sang voilà qu'il avait la chair de poule à présent! Les branchages touffus frémirent à nouveau, quelque chose approchait, c'était sûr! Aussi tendu qu'on l'est lorsque vient le jour de rédiger sa déclaration d'impôt, et que bien sûr on attend 23h pour s'y coller (NdlR: partie rédigée après minuit, j'étais plus à un anachronisme près ), le vagabond leva bien haut sa lame, prêt à embrasser son funeste destin.
Chié qu'est-ce que j'suis v'nu crever à Pétaouchnok-les-Bains quand j'étais si près de redevenir comte! Soit, pas "tout-à-fait prêt".
Et alors... il sortit de l'ombre, paraissant dans toute sa splendeur sous les rais blafard de l'astre nocturne, grandiose et terrible créature d'outre-temps, implacable monstre qui ne hantait plus que les psychés ravagés et les ruines oubliées, fabuleuse chimère née de l'esprit d'un fou ou d'un génie, formidable TITAN QUE LA VICISSITUDE DE LA MAGIE PROFANE AVAIT ÉVEILLÉ DEPUIS LES PROFONDEURS DE L'ANCIEN MOOOONDE:
OH PUTAIN UNE BELETTE!
Altiom lâcha un long soupir en abaissant son épée devant l'attendrissant petit animal que la curiosité avait mené si près de l'homme. Hahaha gros pétochard... Ah non toi la ferme!

Après s'être remis de sa rencontre infortunée, le suderon reprit sa route, la main crispée sur la garde de son arme. A nouveau, tout autour, les choses changeaient: écorces et racines se faisaient plus noires, suintantes, écaillées, craquelées, noueuses. Les branches s'étiraient comme de longues griffes, dessinant d'inquiétants enchevêtrements tourmentés. Breuils et fourrés feuillus laissaient place à des labyrinthes de ronces et d'herbes maladives. Et une fois de plus ces bruissements, d'abord rumeurs lointaines, qui se faisaient plus oppressantes à mesure que le noble déchu avançait: des grognements indistincts, des raclements lugubres, de singuliers échos sonnant comme un cor grave usé par le poids des âges, des râles sépulcraux, des crissements indescriptibles, des hurlements longs et plaintifs. Brise nocturne sifflant au travers des branchages ou fantôme errant parmi les troncs hors de vue? Pé-to-chard. Chhht! Y a de quoi avoir les foies là quand même. J'en sais rien, j'suis le dédain moi, c'est toi la raison. (Dans ce genre de situation, on se raccroche à ce que l'on a... le dialogue avec soi-même: un grand classique.)
Altiom parvint enfin au sommet de la butte, transi de froid... ou de peur. Si le panorama avait de quoi glacer le sang la journée, imaginez un peu le tableau dans les plus sombres heures de la nuit! Je vais vous y aider: toujours ces étranges bruits, qui soudainement se font fracas, vacarme, clameur alors qu'apparaît cet océan végétal qui s'étend sous vos pieds, vous paralysant littéralement d'effroi alors que vous sentez l'adrénaline vous prendre brusquement au plexus, tandis qu'un irrépressible frisson secoue toute votre frêle carcasse. La lune inonde d'une luisance blême, tout juste suffisante à la vue de l'homme, les ramures tremblotantes d'une Aduram viciée. Vous imaginez y voir des mains crochues, des visages distordus, des silhouettes torturées. Mais êtes-vous sûr de les imaginer? Tout vous semble plausible maintenant que la terreur vous gagne, vous restez pétrifié devant la scène, vous hurlez intérieurement à vos jambes de vous arracher de ce cauchemar, mais elles ne vont répondent plus, et vous restez-là, complètement tétanisé pendant de longues secondes qui vous paraissent s'étirer à n'en plus finir.
Mais soudain quelque chose éclot en vous, une chaleur apaisante, rassurante, qui envahit tout votre corps. Vient-elle de vous? Votre esprit tente-t-il quelque acte désespéré pour vous tirer de ce mauvais rêve? Rien n'est moins sûr. Ce qu'il est en revanche, c'est que vous avez repris courage, vous êtes comme immunisé à cette peur, et rien ne peut plus vous atteindre désormais. Voilà ce que ressentit le voyageur, et libéré de ce poids il put penser à nouveau: il n'était pas venu là pour claquer des dents comme un pleutre, il devait vérifier les soupçons d'Eliwa. Fermant les yeux et essayant de ne plus écouter la symphonie dissonante qui emplissait l'atmosphère, il se concentra à l'extrême sur le Flux. Lentement, imperceptiblement, l'océan ésotérique se dévoila à lui, trouble comme une nappe de brouillard et flou comme un lointain souvenir, car il était loin de maîtriser ce sort qu'il nommait Empathie. Mais de ce qu'il décelait, sa compagne avait vu juste. Des flots de magie circulaient tout autour, au sein même des plantes, assez intenses pour qu'il puisse vaguement les ressentir, comme un bruit de fond dont on ne peut rien saisir, mais que l'on entend malgré tout. Cependant l'énergie avait quelque chose de mauvais, de pernicieux, elle semblait affreusement altérée et son essence même devait corrompre les bois.
Voilà, il connaissait le mal qui frappait Aduram, encore fallait-il en découvrir la racine et, si possible, l'arracher des terres qu'elle souillait. Mais rien ne pressait, il laisserait dormir son amie en paix pendant quelques heures encore avant de la prévenir. Revenu près du bassin, il murmura à Aralaurë d'aller dormir, toujours incertain qu'elle comprendrait, mais elle partit bel et bien se coucher auprès de sa maîtresse. Il remonta la couverture de cette dernière jusqu'à ses épaules, qu'un sommeil agité avait dévoilées à la morsure de l'hiver, et l'embrassa fugacement sur le front avant de s'adosser à un arbre voisin, un sourire bienveillant au coin des lèvres.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Jeu 22 Déc 2011 - 19:24, édité 1 fois
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Lun 31 Oct 2011 - 15:20

Eliwa dormit mal. ne inquiétude sourde la rongeait. Elle s'était donc réveillé tôt et n'avait pas réussit à dormir d'un sommeil réparateur. Après qu'elle eut roulé sa couverture, Altiom lui rapporta sa découverte. Elle soupira presque de soulagement de savoir que le mal était de source magique. Une fois son discours terminé, elle mangea une galette de céréales tout en réfléchissant. L'état de la forêt lui rappelait une histoire que lui avait conté sa mère.. Elle ne se souvenait que du sorcier voulant conquérir le monde, de la fée et de la fin heureuse. Cela la fit sourire. Que ce temps était loin ! Elle fut prise de nostalgie et ressentie le besoin de se promener.

- Alti, je vais faire un tour
, le prévint-elle. Garde Aralaurë, elle saura t'aider en cas de problème.

Sur ce, elle s'enfonça dans la forêt. A chaque pas, elle remontait un peu plus dans le passé. L'odeur des plantes médicinales fit déferler une vague de souvenir qui la frappa de plein fouet.

- Maman ! J'en ai trouvé une !
- Oui, c'est bien ma chérie !
répondait-elle d'une voix douce.

Des larmes lui vinrent aux yeux. Elle les chassa d'un revers de main. Tant qu'elle y était, autant qu'elle ramasse les herbes qu'elle saurait reconnaitre, juste au cas où. Elle en cueillit une bonne dizaine qu'elle rangea à l'intérieur de sachets de cuir, fourrés dans son sac qu'elle portait au cou. Sa cueillette était fructueuse. la pluie avait cessé depuis hier mais la boue continuait à rendre le chemin glissant. Ses pieds d'habitude si légers s'enfonçaient et elle peina bientôt à avancer. La peur la saisit lorsque ses pieds s'engluèrent pour de bon dans le sol, qu'elle tomba en avant et que sa main heurta une chose flasque. Elle n'osa pas regarder et serra les dents pour ne pas hurler Inutile d'alerter Altiom si elle pouvait de débrouiller toute seule. Mais elle eut un gros doute lorsqu'elle ouvrit les yeux : sa main avait plongée dans les entrailles d'un corps en putréfaction. Pour couronner le tout, une énorme bête noire se tenait derrière la dépouille, comme pour défendre sa possession. Un grondement sourd s'échappa de ses babines, dévoilant des crocs plus grands que son arc. Eliwa desserra les dents et hurla. Un cri d'horreur à faire dresser les cheveux sur la tête, imprégné d'une peur panique. Son cri dura, espéra-t-elle, assez longtemps pour être entendu par Altiom. Ou Aralaurë. Et sa main continuait à patauger joyeusement dans les intestins. Elle parvint à se relever, avec peine, la main grisonnante de pourriture. Les pieds toujours englués, elle dégaina ses poignards après s'être essuyée la main sur son jean. Au moins, si l'affreux lui tombait dessus, elle aurait de quoi se défendre. En plus, le contacte des pommeaux la rassurait quelque peu. Le grondement s'amplifiait de seconde en seconde lorsqu'elle vit sa louve arriver en courant. Elle sauta sur l'énorme boule de poils et y resta accrochée quelques temps, lui infligeant plaies et épilation douloureuse, avant d'être violemment jeté contre un arbre. Elle ne bougea plus. Mais Alti était arrivé à la rescousse, courant droit sur la bête en hurlant (meilleure moyen pour chasser la peur :mrgreen:)

-Alti, ne vient pas par là, tu risque de...
, commença Eliwa.

Peine perdu, il ne l'entendit pas.

-...t'enfoncer
, finit-elle.

Ils formaient une belle équipe ! Eliwa engluée aux cheville, Altiom à la taille et Aralaurë sonnée, ils étaient mal partit.

-Faut qu'on se sorte de ce merdier avant que gros plein de soupe décide à attaquer, déclara-t-elle. J'ai bien une idée mais mon arc à glissé trop loin... Essaie de l'attraper Alti.

Voulant attraper l'arme, il s'écrasa le buste dans la boue. Mais il réussit tout de même à attraper l'arme et à lui passer. Elle chercha frénétiquement la fiole (de poison qui endormirait momentanément la bête) qui leur sauverait la vie dans son sac. Elle finit par la sortir et imbiba la pointe d'une flèche du liquide salvateur. Elle avait rengainé ses poignards et se mit en position de tir, le manque d'équilibre compliquant fortement la chose. La bête allait attaquer. Elle tira, la flèche se ficha dans l'épaule. Le poison fit immédiatement effet et la bête bascula... droit sur elle et Altiom. Prise de panique, elle se jeta de côté, oubliant que la boue retenait ses pieds. Une de ses cheville se déboîta. Elle serra les dents mais ne put retenir un gémissement qui s'échappa de ses lèvres. La boule de poils était presque tombée sur eux (et on dit merci à presque !) et leurs avait envoyé une énorme gerbe de boue. Et dire qu'elle avait fait une petite toilette ce matin ! Elle s'autorisa tout de même un soupir. Un bâton qui trainait par là lui servit de levier pour se dégager du pétrin. Elle monta aussitôt sur la branche au dessus de sa tête, pouvant ainsi voir la zone du marais boueux. Mais l'exercice fut rendu périlleux par la douleur fusant dans sa cheville. Elle désembourba tout de tout de même Altiom et s'assura que sa louve était saine et sauve. Heureusement, elle était seulement sonnée. Puis elle s'autorisa à s'assoir, aidé de l'homme.

-Alti, soit gentil, remet ma cheville en place, souffla-t-elle.

Il ne se fit pas prier et arracha un cri de douleur à l'elfe.

-Merci
, dit-elle en souriant.

Mais c'était un sourir las, sous une couche de boue monstrueuse.

-Et si on allait se débarbouiller un peu ?

Il ne se fit pas prier. Eliwa, encore un peu branlante, rentra au lac à l'aide de son compagnon. Elle eut un mal de chien à se laver et finit par demander de l'aide Altiom. Aralaurë avait put rentrer mais, à bout de force, elle s'était écroulée par terre.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Dim 6 Nov 2011 - 16:05

L'aube était encore lointaine, dans le ciel comme dans les esprits, car la petite équipe n'avait plus en tête que cet étrange affliction qui consumait lentement la sylve.
- Alti, je vais faire un tour. Garde Aralaurë, elle saura t'aider en cas de problème, fit soudain Eliwa, tirant l'Ydrilote de ses rêveries.
- Oh je pense que c'est plutôt elle qui veillera sur moi, plaisanta alors ce dernier. Quoiqu'il était peut-être sérieux allez savoir.
Tandis qu'il observait négligemment s'éloigner la sylvestre, il murmura à l'adresse d'Aralaurë la célébrissime (et si peu originale) phrase propre à ce genre de situation pré-bordélique, où l'on sent la tension lentement et sournoisement s'insinuer dans chaque bouffée d'air:
j'ai comme... un mauvais pressentiment... (Oui, oui, avec le petit ton mi-songeur mi-obscur, à grand renfort de froncements de sourcils sous le coup de la réflexion, et l'air ténébreux qui va avec histoire de s'enfoncer dans du bon gros cliché bien épais). La louve grogna distraitement, d'un air de dire "oui... j'ai moi aussi cette impression...". Ou plutôt "parano c'pauvre gars".
Quoiqu'il en soit, il ne s'en fallut pas d'une dizaine de minutes pour qu'un hurlement étouffé s'élève au travers des frondaisons. Le nobliau, alors en pleine conversation monologue avec Aralaurë quant à la réelle nature des Cinq (oui après seulement dix minutes!), tourna vivement la tête vers l'origine du bruit:
tu crois que...? Grognement affirmatif. Bien, pars devant je te rattrape. Le temps de se saisir de sa canne, et il détala tel un lièvre coursé par toute une meute de chiens de chasse enragés, babines au vent.

Suivant avec peine la louve au travers de toutes ces racines torturées et ces troncs distordus qu'il manquait de se prendre à chaque foulée, Altiom essaya tant bien que mal de lancer l'Exaltation. En théorie, il suffit de fermer les yeux, se concentrer deux secondes et le tour est joué. Dans la pratique, deux secondes sont largement suffisantes pour se ramasser une branche en pleine poire et s'étaler de tout son long à moitié sonné. Mais il fallait prendre le risque, pour sa compagne! Alors il continua de courir en se coupant du monde, c'était tout juste s'il sentait les ronces agripper ses jambes comme autant de mains aux ongles acérés, le vent frais sur son visage, ou les branchages lui écorcher la face. Et ça y était! Plus aucune fatigue, plus aucune douleur, plus aucun doute. Mais un but: sauver Eli!
Pris d'un feu intérieur et irradiant de détermination, il se lança à l'assaut de la terrible bête qu'il aperçut, incapable de mesurer un quelconque danger dans son état. Et partant d'un terrible hurlement, il délivra dans un chant métallique la lame de son yari:
HUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAR!!! Le nobliau eut vaguement conscience de la mise en garde de l'elfette, comme si sa voix fut étouffée par le torrent de sang qui affluait à ses tempes dans un sourd martèlement.
Et splatch...

- AAARH?! AAAARH!!! Pire qu'une créature sauvage, le voyageur tenta par tous les moyens de s'extirper de son bourbier collant, lançant des œillades furibardes au monstre informe qui faisait face à notre duo de choc.
- Faut qu'on se sorte de ce merdier avant que gros plein de soupe décide à attaquer. J'ai bien une idée mais mon arc à glissé trop loin... Essaie de l'attraper Alti. Comme sortant d'un songe il entendit les suppliques de son amie tandis que l'énergie ésotérique le quittait. Il tourna la tête pour apercevoir le-dit arc et, complètement éreinté par son sort, s'affala disgracieusement dans la vase en tendant des bras patauds vers leur seule espoir de survie.
- Je l'ai! Je l'ai pas! Attends si, euh non! FOUTREDIEU IL S'ENFONCEUUH!!! Ah... non c'est bon. Le jeune homme tendit l'arme avec un grand sourire fatigué, comme celui que l'on arbore après avoir finalement réussi la plus grande entreprise de toute sa vie, suite à des décennies de lutte et de souffrance. En un mot: l'exultation. Eliwa décocha alors un trait empoisonné sur l'affreux animal... qui vint à s'écraser sur eux!
- Haha... bâtard, commenta l'Ydrilote avec un nouveau sourire aux lèvres, celui des situations qui tournent soudainement à la catastrophe alors que tout semblait réglé. En un mot: l'incrédulité. Mais la masse ne fit que les frôler, fort heureusement, néanmoins ils en furent quittes pour une douche gratuite de... piètre qualité dirons-nous. La jeune femme (jeune, jeune... 'fin on est pas à un siècle près avec les elfes) parvint à se sortir du limon et en extirpa l'Ydrilote éreinté au prix de gros efforts. Il la soutint à son tour avec difficulté, ayant lui-même du mal à tenir debout après l'Exaltation, jusqu'à un coin dégagé.
- Alti, soit gentil, remet ma cheville en place.
- Les gens qui te font souffrir sont donc gentils? Je ne savais pas que les elfes aussi étaient sujet aux penchants masochistes, fit-il sur un ton rieur pour distraire son amante de la douleur. Mais... d'après son cri, la technique était à revoir.
- Merci. Le visage d'habitude si lumineux de la sylvestre était éclipsé par la boue, son sourire terni par la fatigue, et celui qu'Altiom lui rendit reflétait le même épuisement.
Tous trois rentrèrent à leur campement, le nobliau soutenant sa partenaire du mieux qu'il le pouvait malgré la lassitude, évitant au possible tous les obstacles et les pièges que semblait dresser devant eux la forêt dans un dernier élan de malveillance.


Ainsi arrivèrent-ils au camp après une marche éprouvante, incroyablement affaiblis.
- Bon... je crois qu'on sera d'accord: les balades en solitaire c'est une mauvaise idée, lança le voyageur en se déshabillant, toujours jovial, quoique dans sa voix pouvait se sentir une profonde peine. Les deux corps meurtris accueillirent avec une joie intense l'eau fraîche et délassante du petit lac. L'aube poignait au-dessus d'eux en une palette rayonnante d'or et d'azur, chassant pour un temps leur péril, illuminant d'un mince espoir leur périple. C'était comme arriver dans l’œil du cyclone, entre deux nuits de tempête, car ils seraient bientôt forcés d'y retourner.
Altiom massait négligemment Eliwa là où elle ne pouvait se nettoyer sans contorsion douloureuse. (Oui, j'ai bien dit négligemment. Et je parle bien d'Altiom, exact. Eh, même lui il a ses limites! Après toutes ces mésaventures il faut bien qu'il mette la fonction Don Juan en veille).

- Détends-toi Eli, je vais essayer quelque chose, laisse-toi aller, murmura-t-il à l'oreille de l'elfette. Et rassemblant les dernières forces qu'il lui restait, il apposa ses mains sur ses épaules et s'ouvrit au Flux, s'éveillant à chacune de ses variations. Lentement, progressivement, il commença à faire affluer l'énergie tout autour de ses paumes. Puis il la relâcha soudainement: l'onde submergea la guerrière éprouvée comme une vague de chaleur intense, comme l'eau si douce qui ruisselle sur la peau. Elle pouvait sentir ses forces revenir petit-à-petit, la douleur quitter son corps membre après membre, la lassitude s'effacer de son cœur. Et après cinq minutes de ce soin surnaturel, l'Ydrilote chuchota: voilà, une Eli fraîche et pimpante. Mais celle-ci eut tout juste le temps de répondre qu'Altiom aperçut un drôle de vieux bonhomme sur le talus devant eux. Instinctivement, il se glissa devant la sylvestre pour cacher ses rondeurs aux yeux du vieillard lubrique.
- Eoow!! C'est déjà assez troublant de se faire reluquer par une louve, voilà que les viocs pervers s'y mettent maintenant! Et alors une voix s'éleva de l'homme, claire comme l'aurore, rassurante comme un chez-soi et sonnant comme un air enjoué.
- Hohoho! Voilà bien longtemps que ces préoccupations-là sont oubliées pour moi. N'ayez crainte mes amis! Si je viens à vous, c'est pour vous aider. Le nobliau jeta un regard interrogateur à sa compagne. On croisait souvent d'étranges ermites et autres hurluberlus en Aduram (comme Mamé Kamat pour ne pas la citer), mais celui-ci semblait différent... une étrange aura de confiance émanait de lui.
- Nous aider... et en échange de quoi?
- Une promesse, répondit l'ancien avec un sourire bienveillant. Promettez-moi de rester en vie.

"Oooh le joli p'tit n'oiseau!"
Après avoir remballé leurs affaires, les deux voyageurs se mirent en route avec le nouveau venu. Il déambulait avec une étonnante aisance pour son âge, c'est tout juste si l'on ne l'imaginait pas sautiller en chantonnant dans les prairies! Et il était mû d’une telle insouciance... débarrassé de ses rides il aurait tout eu d'un enfant! S'émerveillant de chaque brin d'herbe, tapis moussu, gazouillis d'oiseau, vrombissement de libellule, rai lumineux traversant les feuillages! A chaque instant on pouvait le voir humer la senteur d'une fleur, cueillir quelques baies juteuses qu'il tendait à ses compagnons, couper ça et là une feuille aromatique, une plante médicinale ou un champignon fort goûtu qu'il fourrait aussitôt dans sa besace. C'était un bien curieux personnage assurément!
- Voilà voilà, nous arrivons!
- J'te parie qu'il a déjà fait chauffer la marmite et qu'il va nous droguer avant de nous découper en morceaux pour nous y faire cuire, murmura le vagabond à son amie, peu rassuré.
- Ç'aurait été un risque si vous étiez tombé sur mon confrère, mais ma marmite est réservée à mes légumes rassurez-vous!
- Mais... mais comment il a entendu?! Depuis quand les anciens n'sont plus sourds comme des pots?! s'indigna-t-il, une moue outrée déformant son visage.
Le groupe débarqua dans une petite clairière au milieu de laquelle trônait la fameuse marmite, étrangement bien délimitée, en cercle presque parfait. L'herbe qui en tapissait le sol était d'une douceur surnaturelle, d'un vert éclatant. Et au-dessus les frondaisons s'avançaient comme un toit, au centre duquel une petite ouverture tenait lieu de... fenêtre?

- C'est... quoi cet endroit?
- Un lieu de repos, de soin et de contemplation, répondit le vieil homme, le plus naturellement du monde.
- Bien-sûûûr... une clairière enchantée en plein milieu d'Aduram la Tourmentée... avec une marmite. Vous ne craignez pas de vous la faire voler?
- Hahaha! Mais qui voudrait s'enticher d'un tel fardeau dans ces bois grouillant de drows? fit-il tout guilleret, laissant Altiom coi devant la bêtise de sa question. Et quand bien-même, vous pourriez vous mettre à six pour essayer de la soulever qu'elle ne bougerait pas d'un pouce! Le bois de chauffe cerclé de pierres à sa base s'embrasa comme par magie, tandis que l'eau de pluie qui l'avait remplie la veille commençait lentement à frémir. Bien, bien, bien! Nous avons un peu de temps pour les questions désormais, mais il nous faudra bientôt repartir, les bois ne sont plus sûrs, même ici au nord. La petite équipée finit par s'asseoir sur l'herbe, plus moelleuse encore que les meilleures literies de Diantra. Altiom s'allongea finalement mains derrière la tête, béat.
- Et bieeen... quel est votre nom pour commencer?
- Oooh... voilà fort longtemps que je l'ai oublié, mais je crois en avoir gagné bon nombre auprès des humains, des elfes et des sombres. Je crois que les plus courants sont l'Ancestre, l'Ermite, Père-Nature, le Vieux Sage, Barbegrise le Fol ou pour vous peuple sylvestre Anwacále, Seréatar, Melaldar, Sindefanga et tant d'autres encore. Enfin voilà des sobriquets qui remontent à une époque probablement révolue, et je dois avouer ne plus être au fait des appellations dont on m'affuble désormais!
Un véritable personnage de contes.
Traduc des noms elfiques (histoire de pas vous faire galérer comme moi à chercher pendant 30 minutes):
 
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Dim 27 Nov 2011 - 18:35

L'elfe sentit ses forces revenir peu à peu, suite à la magie bienveillante d'Altiom. Sa cheville ne la faisait plus souffrir et ses muscles se dénouaient, lorsqu'un vieillard apparu au sommet du talus. Son compagnon se plaça devant elle dans un geste protecteur.
La voix du vieillard retentit, étonnement claire et enjoué :

- Hohoho! Voilà bien longtemps que ces préoccupations-là sont oubliées pour moi. N'ayez crainte mes amis! Si je viens à vous, c'est pour vous aider.


- Nous aider... et en échange de quoi? répondit Altiom, perplexe.

- Une promesse. Promettez-moi de rester en vie.


Sur ces paroles mystérieuses, le magicien, car cela ne faisait aucun doute : il était un homme de magie, s'enfonça dans la forêt, suivit ds deux jeunes ayant ramassé leurs affaires. Aralaurë fermait la marche et l'elfe tenait Amarathluin par la bride.
L’homme de magie se déplaçait avec une étonnante aisance à travers les bois, trahissant le fait qu'il y vivait depuis un bon bout de temps.

- Voilà voilà, nous arrivons!

- J'te parie qu'il a déjà fait chauffer la marmite et qu'il va nous droguer avant de nous découper en morceaux pour nous y faire cuire .

Eliwa plaqua un sourire sur ses lèvres ...

- Ç'aurait été un risque si vous étiez tombé sur mon confrère, mais ma marmite est réservée à mes légumes rassurez-vous!


- Mais... mais comment il a entendu?! Depuis quand les anciens n'sont plus sourds comme des pots?!

...qui s'effaça aussitôt. Décidément, le vieil homme l'étonnait de plus en plus. Ils étaient arrivés dans une clairière d'herbe verte et chatoyante, la marmite au milieux, le toit s'avançant au dessus de la végétations moelleuse.

- C'est... quoi cet endroit?


- Un lieu de repos, de soin et de contemplation, répondit l'intéressé.

Altiom douta de la réponse, et, comme pour se rassurer, dit d'un ton sarcastique :

- Bien-sûûûr... une clairière enchantée en plein milieu d'Aduram la Tourmentée... avec une marmite. Vous ne craignez pas de vous la faire voler?


- Hahaha! Mais qui voudrait s'enticher d'un tel fardeau dans ces bois grouillant de drows? Et quand bien-même, vous pourriez vous mettre à six pour essayer de la soulever qu'elle ne bougerait pas d'un pouce!

Le bois sec sous la marmite s'enflamma, surement sur un ordre magique de l'homme.

- Bien, bien, bien! Nous avons un peu de temps pour les questions désormais, mais il nous faudra bientôt repartir, les bois ne sont plus sûrs, même ici au nord.


Le groupe s'assit sur l'herbe, semblable à des coussins, si ce n'est qu'elle est plus moelleuse. Altiom s’allongea nonchalamment mais Eliwa ne le rejoignit que lorsque Aralaurë lécha la main de l’Ancêtre et se coucha à ses pieds.

- Et bieeen... quel est votre nom pour commencer?

- Oooh... voilà fort longtemps que je l'ai oublié, mais je crois en avoir gagné bon nombre auprès des humains, des elfes et des sombres. Je crois que les plus courants sont l'Ancestre, l'Ermite, Père-Nature, le Vieux Sage, Barbegrise le Fol ou pour vous peuple sylvestre Anwacále, Seréatar, Melaldar, Sindefanga et tant d'autres encore. Enfin voilà des sobriquets qui remontent à une époque probablement révolue, et je dois avouer ne plus être au fait des appellations dont on m'affuble désormais!

Ainsi, il était nommé chez les elfes. Dans l'Ancien temps. Surement de l'ordre des histoire que sa mère lui racontaient. Peut-être connaissait-elle son nom, mais, si tel était le cas, celui-ci s'était perdu dans les méandres de sa mémoires.

-Bien, me permettez-vous de vous nommer Melaldar ?


-Allez-y mon enfant ! Faites, ce n'est pas une offense que de m'appeler ainsi ! répondit-il en souriant chaleureusement.

-Melaldar, vous n'êtes pas sans savoir que la forêt subit un certain... désagrément. Vous savez aussi l'affection que je porte à la forêt. Et le mal ronge autant la forêt qu'il sape mon moral. Aussi, pourriez-vous nous éclairer sur la source de ces flux magiques ? Car il s'agit de cela, n'est-ce pas ?

- Oui, de la magie. De la mauvaise magie à vrai dire, assez malveillante pour corrompre Aduram plus qu'elle ne l'est déjà. Et effectivement, Il y a bien une source au plus profond du mal qui ronge ces bois. Un Ancien, presque aussi vieux que moi, qui applique toute son savoir à sa funeste besogne. Et dire qu'il m'était si semblable voilà bien des âges, mais je ne sais pourquoi il s'est mis à haïr toutes les bonnes choses de ce monde au fil du temps. Mes amis, j'ignore ce qu'il trame en vérité...


- Et, vous, vous faites quoi dans tout ça ?


- Ce que j'ai toujours fait depuis ma venue en ces lieux: aider les voyageurs égarés, leur offrir l'hospitalité et les garder de toutes ces choses malveillantes qu'abrite la forêt. J'essaie d'enrayer au mieux cette nouvelle menace mais c'est une tâche par trop grande pour le vieil homme que je suis. J'ai déjà tenté de raisonner ce... sorcier, nous en sommes même venus à nous affronter. Mais je n'ai pu le défaire, pas plus qu'il n'a pu me vaincre. Sans aide pas de victoire, et tant que la maladie ne s'étendra pas jusque chez les hommes, les elfes ou les nains, aucune aide ne viendra.

Eliwa s'était redressée. Elle se creusait la tête pour trouver un moyen d'arrêter cela, étant sur de ne pouvoir y arriver seulement avec Alti. Ils allaient avoir besoin de l'aide du vieux. Elle lui demanda amicalement son aide pour avoir ne serait-ce qu'une chance, de délivrer la forêt.
La nuit tomba vite et ils dînèrent autour de la marmite du mage, d'un peu de viande fraichement chassée mais surtout de fruits et de racines. L'elfe soupçonna leur hôte d'être végétarien étant donnée la part importante que prenaient les végétaux dans son repas.

-Je vous invite à passer la nuit ici, déclara le vieil homme après leurs restauration. Si toute fois vous l'acceptez. (petit clin d'oeil ^^)

-Etant donné que nous n'avons pas d'autre endroit où passer la nuit, force est d'accepter votre proposition. Cependant, je vous en remercie.

Eliwa et Altiom s'installèrent côte à côte.

-Qui prend le premier tour de garde ? questionna l'elfe.

-Aucun de vous, répondit leur hôte. Je ne dors pas et Aralaurë veillera avec moi. Nous partons demain, à l'aube.

-Et la promesse dont vous nous avez parlée ? Rester en vie ? C'est qu'il existe un danger. Quel est-il ? Mis à part le nécromancien. Et pourquoi insister sur le fait de rester en vie ?
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 10 Déc 2011 - 10:40

Tiom-tiom avait écouté la conversation des deux elfes d'une oreille distraite, rêvassant aux vieilles histoires qu'il lisait dans son enfance et tentant de se rappeler s'il avait jamais entendu parler d'un certain Père-Nature depuis lors. Il ne refit surface que lorsqu'on mentionna une bonne nuit de sommeil. Ah grâce! Voilà bien une chose qu'il avait ardemment souhaité après toutes ces mésaventures.
- Qui prend le premier tour de garde ?
- Aucun de vous. Je ne dors pas et Aralaurë veillera avec moi. Nous partons demain, à l'aube.
- A la bonne heure!
- Et la promesse dont vous nous avez parlée ? Rester en vie ? C'est qu'il existe un danger. Quel est-il ? Mis à part le nécromancien. Et pourquoi insister sur le fait de rester en vie ? demanda anxieusement l'elfette. Bien à propos d'ailleurs, un mage représentait déjà assez de danger, mais cela ne suffisait apparemment pas!
- Oh... Je ne veux pas vous effrayer mais, Melaldar soupira, je ne veux pas non plus vous cacher la vérité. Vous êtes pour le moins chanceux, bien des fois je n'ai pu arriver à temps pour sauver les voyageurs pris dans l'ombre d'Aduram. La magie de ce sorcier rend malade les plantes et les animaux c'est vrai, mais elle ne fait pas que cela. Elle les... pervertit, elle étouffe la vie de tout ce qui est frêle et transforme ce qui reste, elle les anime d'une énergie néfaste. J'espère que nous ne croiserons rien de tout cela sur notre route, mes pouvoirs sont loin d'être illimités. Et tandis que l'eau se mettait à bouillir, il lâcha quelques herbes et poudres au-dessus des vapeurs, embaumant rapidement toute la clairière d'une odeur douce et suave. Quelques minutes plus tard, il apporta deux brocs d'argile remplis de liquide ambré.
- De la tisane, fit-il avec un sourire bienveillant. Pour apaiser vos âmes et réchauffer vos cœurs. Quelques gorgées suffirent à vider la chaude boisson aux arômes de tilleul et valériane. Et ça pour apaiser l'âme elle apaisa l'âme! Il ne s'en fallut que de quelques minutes à nos deux aventuriers pour sombrer dans un lourd sommeil.

Humide... chaud... mgn? Une faible lumière passe au travers d'une paupière tout juste entr'ouverte. SLUUURP!
- Ho! Hoho holà... moi aussi j't'aime beaucoup Ara mais t'crois pas qu'on d'vrait apprendre à s'connaître un peu plus avant d'passer à ct'étape? plaisanta le nobliau d'une voix endormie. Eli était déjà debout. Hmm réveillé par une louve et accueilli par une nymphe, j'pouvais pas rêver mieux. Bien dormi? Trop dormi même, où est passé c'vieil hurluberlu?
Comme pour répondre à la question de notre marmotte nationale, une série de cris rauques et étouffés parvint dans la trouée. Ni une ni deux, le suderon se leva d'un bond, presque par réflexe après tant d'années de vadrouille aux réveils plus brutaux les uns que les autres: ah, manquerait plus qu'le vioc nous claque dans les pattes maintenant. Sors tes dagues Lili j'crois qu'on est bons pour un p'tit entraînement matinal!
Manquant de s'étaler -avec panache, nous parlons d'Altiom par les Cinq!- au moindre mouvement dans la mousse humide ou de glisser sur une molle et moite motte, le téméraire trimardeur se hâtait vers le terrible tonnerre de tintements métalliques ; là où Eli se laissait guider par la grâce et l'élégance Elfique, leste, libre et légère (bref trêve d'allitérations, même si c'est fun). Et ils y arrivèrent, en ce lieu de tension extrême, en ce nexus ésotérique, en cette réunion séculaire et chaotique de deux anciennes puissances enfouies depuis l'Ancien Temps dans les tréfonds d'Aduram. Au centre d'une véritable tornade de lumières, d'ombres, de couleurs et d'images aussi fugaces que concrètes se détachaient deux figures irradiant de pouvoir. Même un absolu profane aurait ressenti ce picotement dans la nuque, ces fourmillements au bout des doigts, ce malaise indescriptible, cet étau qui enserre l'âme sous une pression invisible mais palpable. Un maelström de magie distordait le lieu de l'affrontement, la chose devait déjà durer depuis un bon moment.
- C'est... quoi ça? Y a deux ermites pas nets maintenant? commenta l'Ydrilote en apercevant les deux combattants parfaitement identiques.
- AaaAAaah! Vous voilà... réveillés! répondit l'un des deux d'une voix changeante, tantôt celle d'un vieillard fatigué, tantôt celle d'un puissant seigneur. C'est... luuUUUuui! Le sooOorcier... il vous abuse par ses tooOours! Il prend ma foOoorme... VOYEZ ET AIDEZ-MOI!!
- NOOON! NON! Tes mensonges cessent, ici et maintenant Olosachta!! hurla le second, et tendant un bras il prononça quelque obscure formule. En une poignée de secondes, la torpeur qui embrumait les esprits des nouveaux arrivants s'estompa, et il leur sembla qu'un lourd voile se leva, comme s'ils venaient tout juste de véritablement ouvrir les yeux. Le premier ancien s'évanouit alors en volutes vaporeuses, laissant place au réel être qui se soustrayait à leur vue: un inquiétant personnage, drapé d'un tissu qu'on aurait cru acier, à l'aspect solide mais souple comme de la soie, sur lequel coulaient des arabesques rougeoyant à la lumière telles des braises sous la brise. Caché derrière un masque intimidant, rappelant quelque oiseau de nuit aux yeux scintillant d'une lueur angoissante, le sorcier se savait percé à jour. Dans un dernier sursaut de malveillance il s'élança vers ses proies en dévoilant une antique dague elfique, d'une facture trop ancienne pour que quiconque aujourd'hui ne puisse juger de sa provenance.
- Vous vous dressez face à des puissances qui vous dépassent!! Des enfants qui s'immiscent dans la tourmente de leurs aïeux, des insectes ignorants qui croient pouvoir triompher des géants venus les anéantir!! fulmina-t-il en fondant sur eux à une vitesse phénoménale, prêt à faire une fois de plus appel à sa science martiale millénaire, prêt à écraser sous le poids de son savoir ancestral ces si frêles adversaires.

Olosachta:
 
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Lun 19 Déc 2011 - 17:25

Meldar répondit à sa question dans laquelle perçait l'angoisse.

- Oh... Je ne veux pas vous effrayer mais, l'homme soupira, je ne veux pas non plus vous cacher la vérité. Vous êtes pour le moins chanceux, bien des fois je n'ai pu arriver à temps pour sauver les voyageurs pris dans l'ombre d'Aduram. La magie de ce sorcier rend malade les plantes et les animaux c'est vrai, mais elle ne fait pas que cela. Elle les... pervertit, elle étouffe la vie de tout ce qui est frêle et transforme ce qui reste, elle les anime d'une énergie néfaste. J'espère que nous ne croiserons rien de tout cela sur notre route, mes pouvoirs sont loin d'être illimités.

Tandis qu'il faisait bouillir de l'eau, il jetait différentes herbes dans sa marmite. Puis il versa le liquide obtenu dans deux brocs d'argiles qu'il tendit à ses hôtes.

-De la tisane. Pour apaiser vos âmes et réchauffer vos coeurs,
cru bon de préciser le mage.

Après ce l'ingurgitation de ce brevage, il fallut peu de temps à Eli et Tiom pour s'endormir.
L'elfe sombra dans un sommeil réparateur qui fut le bienvenu.

Elle fut réveillé par la lumière du soleil et l'absence de bruit dans la forêt. Elle ne s'y abituerais jamais, à ce silence. Elle s'extirpa de sa couverture, donna une caresse à Aralaurë et enfila son armure qu'elle avait défaite la veille. Elle mangea un morceau et bu un gorgée d'eau. Puis sa louve alla réveiller Alti.

Il marmonna quelques mots qui devaient etre destinés à l'animal puis :

-Hmm réveillé par une louve et accueilli par une nymphe, j'pouvais pas rêver mieux. Bien dormi? Trop dormi même, où est passé c'vieil hurluberlu?

Comme en réponse, des cris parvinrent des fourrées. Altiom se leva d'un bond. Eliwa attrapa son arc et se précipita derrière les buissons. Au centre d'une tornade, de magie semblait-il, se tennait deux êtres, tout deux ayant la même apparence : celle de celui qui les avait receuillit.

- AaaAAaah! Vous voilà... réveillés! C'est... luuUUUuui! Le sooOorcier... il vous abuse par ses tooOours! Il prend ma foOoorme... VOYEZ ET AIDEZ-MOI!!
- NOOON! NON! Tes mensonges cessent, ici et maintenant Olosachta!!


La brume qui cachait une part de la vérité à leurs cerveaux encore endormis se leva et leur dévoila la vérité : un sorcier au visage voilé par un masque on ne pouvait plus inquiétant. il était comme enroulé dans un tissu semblable à de l'acier mais aussi fin que de la soie. Peut-être un mélange de tissu et d'acier elfique. En tout cas, elle aurait pensé qu'il n'aurait pu se mouvoir correctement, ainsi saucissonné dans le tissu. Manque de chance, il lui prouva le contraire.
Se sachant découvert, il vit rouge et après avoir lancé un tirade on ne peu plus haineuse : -Vous vous dressez face à des puissances qui vous dépassent!! Des enfants qui s'immiscent dans la tourmente de leurs aïeux, des insectes ignorants qui croient pouvoir triompher des géants venus les anéantir!! ; il fondit sur eux, dague à la main.
Dague elfique. Donc elfe. Ou voleur. Mais elfe à n'en point douter.
Eliwa dégaina ses dagues et fléchit les genoux. Elle se fendit sur le côté, ce qui lui permit d'évaluer, un instant, le niveau du sorcier. Elle en déduit qu'il était assez élevé. Même trop lorsqu'elle sentit la morsure de la lame sur son flanc. Elle se concentra sur le combat. Aralaurë se jeta sur leur adversaire, offrant un temps de réflexion suplémentair crucial à l'elfe. Sa louve ne réussit à le blessé mais, elle, le fut et Eliwa lui ordonna de se retirer du combat, décision prudente.
Li essaya à plusieur reprise de le toucher. Seulement, il se défilait à chaque fois, telle une anguille. Et il finit par lui envoyer un coup de poing au plexus solaire, la laissant sans souffle et sur le carreau. Sa vue s'était brouillé et des points noirs dansaient devant ses yeux. Elle parvint tout de même à apercevoir Tiom. Lui aussi était hors combat. Et tout ça en une fraction de minutes.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Ven 23 Déc 2011 - 8:35

Ah la sale bête! Voilà qu'en à peine une seconde l'animal avait éjecté d'un implacable coup d'épaule notre vagabond du sud et tailladé sa compagne dans le même mouvement, elle qui avait pourtant esquivé! Il y avait quelque chose avec ce combattant, quelque chose d'indéfinissable. Même privé de ses illusions et autres écrans de mensonges, ils parvenait toujours à troubler ses opposants. Y avait-il encore un peu de son pouvoir à l’œuvre que Melaldar n'avait su dissiper ou était-ce simplement le résultat d'une maîtrise si grande qu'elle en dépassait l'entendement de si jeunes êtres? Encore une question vouée à ne jamais trouver réponse faut-il croire (on commence à être rodés).
Un instant plus tard, Aralaurë était hors course et Altiom se relevait tout juste. Eliwa tenait bravement tête au guerrier millénaire, gagnant ce qu'elle pouvait de temps, et son compagnon ne comptait pas le gaspiller! Tandis qu'elle semblait retenir toute l'attention d'Olosachta, ce filou de nobliau en profita pour envoyer sa hache et deux couteaux de lancer à la suite dans son dos avant de défourailler son épée bâtarde et littéralement bondir sabre au clair! Mais aussi aisément qu'il aurait chassé une misérable brindille portée par la brise, il dévia tout l'attirail de l'Ydrilote et se permit de lui envoyer un formidable coup de botte en plein ventre, entre deux parades des assauts de la sylvestre. Cette dernière parvenait tant bien que mal à éviter les attaques mortelles du bretteur hors pair, et la poignée de secondes qu'elle glana encore permit au vagabond de se ressaisir! Avec un espoir renouvelé, il serra fermement sa lame et, toujours à terre, la fit raser le sol dans un fatal croc-en-jambe! Du moins l'eut-il été si son destinataire n'avait pas eu ce fulgurant réflexe. En un seul petit saut il venait de mettre à bas ce qui restait d'espérance chez nos deux voyageurs. Dans un théâtral mouvement de cape il se retourna et, alors que le scintillement bleuté de ses sinistres orbites semblait s'intensifier sous le coup de la rage, décocha une droite monumentale en pleine face de ce pauvre suderon (y a des jours comme ça...)!
Pas un son, pas un souffle, pas une hésitation: la fatigue et le doute n'avaient pas de prise sur Olosachta. De tous ses gestes émanait la discipline, la rigueur, la perfection. En une dernière passe, foudroyante et totalement inédite, il écarta l'une des dagues de l'elfette et frappa de sa main libre son plexus solaire. Sous la puissance du coup, l'habile guerrière défaillit et vint à s'écrouler sur l'humus. Altiom gisait quelques mètres plus loin, le visage ensanglanté. Il tendit un bras vers son amante en murmurant faiblement son nom tandis que leurs regards se croisaient.
Labored and Lost by Lorne Balfe on Grooveshark
- Mon vieil ami... contemple ton échec, lança l’illusionniste dans un souffle. Encore une fois tu arrives tout juste à retarder l'inévitable. Encore une fois ces enfants tombent dans le plus simplissime des pièges et... encore une fois tu te fatigues pour rien.
- Et te voilà qui fanfaronnes avant même l'heure du triomphe? Olosachta je t'ai connu plus prudent.
- Oh oui j'ai été prudent, nous avons tous été prudents. Et regarde où ça a mené nos frères! Non, c'en est terminé de la prudence. Nous avons si longtemps attendu que le monde soit enfin prêt à recevoir notre sagesse... et pour quoi au final? L'ANÉANTISSEMENT!! tonitrua-t-il subitement. ASSEZ!! Assez de tout cela! Le monde subira notre savoir, le monde embrassera notre vision des choses, OU NOUS LE MÈNERONS A SA RUINE!!
- Nous? je ne vois que toi ici.
- Aduram s'éveille Seréatar, tu ne pourras plus la contenir très longtemps.
- Non, mais je peux encore te contenir TOI! Et tandis que de ses paumes irradia une lumière aussi vive et aveuglante que celle de l'astre, il enjoignit ses deux alliés du moment à se relever. Après ce court laps de temps que le vieux mage leur avait obtenu pour sortir de leur hébétude (faire parler les méchants, le coup classique), le duo était tout juste en état de reprendre le combat, mais l'adrénaline afflua de nouveau en eux. Tout se jouait maintenant.
- Eli, aux dagues! On va le submerger de coups! Joignant le geste à la parole, l'Ydrilote dégaina son stylet et ramassa sa hache avant de charger en mugissant comme un nain imbibé jusqu'à la moelle -ce qui devait donner dans le "MRRÔÔÔÔÔÔÔ-burp-ÔÔÔAAAAAAAAR!!!" pour les curieux. L'Ancestre de son côté défourailla prestement son atemporel sabre elfique en faisant tournoyer Angaladh -sa vieille canne noueuse histoire de parfaire l'archétype du vieil ermite- dans l'autre main. Plus déterminé que jamais à défaire son éternel rival aujourd'hui même, il fit pleuvoir estocs, tailles et bottes! A trois contre un, la balance commençait à pencher du côté de nos protagonistes (pas trop tôt vu ce qu'ils ont ramassé depuis le début de l'aventure effectivement!). Pas après pas, Olosachta reculait, sans pour autant montrer le moindre autre signe de faiblesse, parant chaque assaut avec une promptitude déconcertante. Mais il était fait: derrière lui, à moins d'un mètre, se dressait un imposant chêne. Acculé, il n'aurait plus la moindre chance de s'en tirer. "Encore quelques pas, il est sur le point de céder!" grinçait Melaldar sous l'effort. L'intensité de l'échauffourée atteignait son paroxysme. Couverts d'hématomes, poisseux de sang et de sueur, nos deux vaillants aventuriers donnaient tout ce qui leur restait de force, de hargne, d'acharnement dans ce dernier et éreintant effort! Enfin ils allaient le toucher, juste quelques centimètres! Tous deux hurlèrent alors une ultime fois leur rage pour l'assaut final et...!
- Allons bon! Il ne m'avait encore jamais fait ce coup-là! Le chêne salvateur s'était révélé être une nouvelle illusion du sorcier... illusion qu'il avait traversée comme une nappe de brouillard avant de disparaître sous les frondaisons. En lieu de l'arbre volatilisé se tenait désormais un simple tapis moussu. Altiom était trop harassé pour jurer, mais nul doute qu'une foultitude de vocables colorés lui traversait l'esprit.
- Aaaaah... on s'y fait à la longue. Une éternelle partie de cache-cache, voilà longtemps que j'ai arrêté de compter les points.

Ainsi ce bon vieil Ancestre raccompagna nos deux lurons à sa petite clairière avoisinante. Il leur expliqua quelques menus détails sur toute cette histoire, et notamment comment il avait lutté à distance pour dissiper les sortilèges d'Olosachta tandis qu'il pistait l'équipée deux jours durant pour leur venir en aide.
- Sacré voyage pour une vieille branche comme vous!
- A qui le dites vous. C'est une heureuse erreur qu'il vous ait menés jusqu'à l'un de mes havres, je commençais à perdre votre trace à cause de toutes les fausses pistes qu'ils disséminait sur son chemin. Le joyeux bonhomme tendit à chacun un onguent revigorant, embaumant d'une puissante odeur de menthe à chaque ouverture du pot. Une petite noisette sur chaque plaie, matin et soir, et d'ici trois jours il ne vous restera de cette mésaventure que des souvenirs impérissables.
Père-Nature conta ainsi maintes histoires à nos deux voyageurs sur sa vie, sur le passé du monde ou sur la nature jusqu'au repas de midi: une drôle de pâtée de baies juteuses et acidulées, fortifiante selon les dires du papy gâteau. Et tandis qu'il vaquait à ses occupations à l'entour, s'arrêtant toujours pour caresser le museau d'Amarthluin ou prodiguer quelques soins à Aralaurë, le nobliau profita du peu de temps restant avant la dernière étape de la traversée d'Aduram.
- Eli je me demandais... où comptes-tu aller une fois que nous serons en sécurité hors des bois? Enfin je veux dire, si l'autre sorcier ne nous envoie pas tout ce qu'ils comptent de loups, araignées géantes et autres écureuils enragés avant. On ne se méfie jamais assez des écureuils...
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 24 Déc 2011 - 10:49

Avec l'aide de Meldar, les deux aventuriers se relevèrent et chargèrent Olosachta. Avec la force que donne le désespoir, ils frappèrent encore et encore, jusqu'à apercevoir une brèche qui leur permettrai de toucher (enfin !) leur adversaire. Poisseux de sang et de sueur, ils jetèrent leurs dernières forces dans cette brèche...
Pour finalement passer au travers du sorcier.

- Allons bon! Il ne m'avait encore jamais fait ce coup-là! pesta Meldar

Eliwa vit rouge. Elle ne pu pester, compte tenu du fait qu'elle avait la bouche remplie de sang, mais elle cracha tout de même en direction de l'endroit où se trouvait anciennement leur ennemi en n'en pensant pas moins que ce qu'elle pouvait dire.

Leur hôte les raccompagna à sa clairière avoisinante.

- Sacré voyage pour une vieille branche comme vous!

- A qui le dites vous. C'est une heureuse erreur qu'il vous ait menés jusqu'à l'un de mes havres, je commençais à perdre votre trace à cause de toutes les fausses pistes qu'ils disséminait sur son chemin. Une petite noisette sur chaque plaie, matin et soir, et d'ici trois jours il ne vous restera de cette mésaventure que des souvenirs impérissables, leur expliqua-t-il en leur tendant un onguent sans aucun doute fabriqué maison.

Puis, il commença à conter histoire sur histoire mettant en scène sa lointaine jeunesse avant de leur servir un repas, bien mérité, à base de baies.
Une fois que le vieil elfe eu finit de manger, il se leva et s'éloigna, Aralaurë à ses côtés, en direction d'Amarthluin.
Profitant de l'absence du vieillard, Altiom s'approcha d'elle et lui demanda, en la regardant dans les yeux :

-Eli je me demandais... où comptes-tu aller une fois que nous serons en sécurité hors des bois? Enfin je veux dire, si l'autre sorcier ne nous envoie pas tout ce qu'ils comptent de loups, araignées géantes et autres écureuils enragés avant.

-Et bien, à vrai dire, je comptais rendre visite à ma mère où tout du moins, m'assurer que sa chaumière et encore debout. Nous n'aurions pas long de voyage car elle vit dans le protectorat de Linaëh. Mais si ce refuge n'existe plus, je devrai en trouver un autre, en cas de coup dur.


Elle prit quelques secondes pour réfléchir puis, une fois qu'elle eut réalisé que leur voyage touchait à sa fin, elle demanda :

-Accompagne-moi. Si tu n'as rien d'autre à faire, s'entend. S'il te plait.


Puis leur hôte revint avec Aralaurë.

-Il et temps pour vous de partir, jeunes gens. Eliwa, prend soin de ta louve. Elle n'est pas n'importe qui et la perdre ne te rendrais pas service. Mais tu le sais n'est-ce pas, et je ne fais que te le rappeler. Altiom, continu ton chemin, avance au plus loin et même plus encore, sans jamais douter. Sûr ce, je vous souhaite un bon voyage.

Eliwa remercia leur hôte puis elle s'éloigna vers Amarthluin, suivie de son amant. Elle monta sur son étalon et tendit la main vers son compagnon, dans une invitation à monter derrière elle.

-Alors, tu viens ?
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Sam 24 Déc 2011 - 17:22

Un certain calme avait regagné la clairière et ses alentours désormais. La tempête d'Aduram viendrait promptement, mais pour quelques temps encore le trouble épargnerait ces bois.
- Et bien, à vrai dire, je comptais rendre visite à ma mère où tout du moins, m'assurer que sa chaumière et encore debout. Nous n'aurions pas long de voyage car elle vit dans le protectorat de Linaëh. Mais si ce refuge n'existe plus, je devrai en trouver un autre, en cas de coup dur. "Nous". Voilà donc le moment qu'appréhendait tant Altiom. Allait-elle lui demander de la suivre? Accompagne-moi. Si tu n'as rien d'autre à faire, s'entend. S'il te plait. Et bien oui c'était cela. Avec toutes ces péripéties il avait complètement omis de lui expliquer les raisons de sa présence ici, de lui parler des responsabilités qui pesaient sur ses épaules ou de l'importance de son voyage si loin dans le Nord! Et avant qu'il ne trouve quoi répondre Barbefol vint leur faire ses adieux: il et temps pour vous de partir, jeunes gens. Eliwa, prend soin de ta louve. Elle n'est pas n'importe qui et la perdre ne te rendrais pas service. Mais tu le sais n'est-ce pas, et je ne fais que te le rappeler. Altiom, continu ton chemin, avance au plus loin et même plus encore, sans jamais douter. Sûr ce, je vous souhaite un bon voyage. Et sur les derniers remerciements des voyageurs il partit, s'effaçant comme un songe dans le silence et la discrétion, vers d'autres tourmentes.
Juchée sur sa monture, la sylvestre lui tendit la main:
alors, tu viens ? Le suderon prit celle-ci dans le creux de ses paumes pour doucement la ramener à la bride d'Amarthluin.
- Je le voudrais Eli, et si je n'écoutais que mon cœur je serais déjà avec toi sur cette selle mais... j'ai encore tant à faire. Une guerre se prépare dans le sud, une guerre qui pourrait changer l'équilibre de toute la Péninsule. Cette guerre pourrait faire de moi un comte ou mener mes amis et le peuple ydrilois à la ruine. Le royaume humain est sur une mauvaise pente, tu sais... une très mauvaise pente. Il s'embourbe dans des conflits de plus en plus sanglants, de plus en plus étendus. J'ai toujours lutté pour la paix, même si cela semble étrange à dire, et j'ai une chance d'apporter une fin moins douloureuse à ce conflit... je regrette je ne peux pas abandonner tout ce pour quoi je me suis battu ces dernières années maintenant Lili. Il marqua une courte pause et un léger sourire vint éclairer son visage. Cela ne veut pas dire que nous ne nous reverrons pas. J'ai une auberge en construction sur Nelen, à moins d'un kilomètre de Port Cinglant dans les terres. Si jamais tu venais à y faire escale, n'hésite pas à passer, il se pourrait que tu m'y trouves en train de me faire houspiller par mon diable d'architecte. Tu n'auras qu'à suivre les cris, finit-il avec un petit rire. Altiom embrassa longuement sa tendre, une main sur sa joue, et lui murmura: si tu retrouves ta mère, remercie-la de ma part pour avoir mise au monde une si formidable fille. Les deux amants se quittèrent alors, chacun retournant à ses peines et ses espoirs.
Devant le nobliau s'ouvrait finalement la majestueuse plaine gelée du Brissalion. Il eut un long et triste soupir dans l'air glacé, rabattit sa capuche, et fit le premier pas jusqu'à Lante.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]   Mer 28 Déc 2011 - 15:57

Le fait qu'Altiom ne peuve l'accompagner tomba comme une sentence. Il l'embrassa tendrement et murmure contre son oreille : si tu retrouves ta mère, remercie-la de ma part pour avoir mise au monde une si formidable fille. Elle lui sourit puis elle s'éloigna, au trot en direction de sa terre natale.
Eliwa reverrait Tiom, c'était inscrit.
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Le chemin qui mène à Lante est pavé de bonnes intentions [terminé]
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