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 L'aboutissement d'une folle compagnie

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Casèr Gloral
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MessageSujet: L'aboutissement d'une folle compagnie   Dim 30 Oct 2011 - 19:40

Ce fut dans un village à peine éveillé qu'arriva finalement un homme vêtu de guenilles. Le teint affable dans cet air nouvellement printanier suscitait la complaisance des péquenauds. Quelques uns daignèrent lâcher tout outil de campagne afin d'aller lui parler, tandis que la majorité maugréèrent à la vue d'un profiteur. Ces hommes travaillaient d’arrache-pied pour leur femme bien que celles-ci se pressaient sans cesse autour d'étrangers, prétendus aventuriers. Les paysans laissèrent l'homme s'approcher à leur niveau avant de le conduire convenablement vers l'auberge la plus proche. Plus qu'épuisé, le malheureux ne vit pas que les pécores lui faisaient les poches tout en l'amenant vers un lit. Ainsi, étonnamment fortuné, l'homme fut accompagné jusqu'à un lit au premier étage car on lui accorda la nuit qu'il avait largement payé.

Au lendemain, il se sentait toujours las, courbaturé et put remarquer une entaille à son bras gauche. Inspectant rapidement ses poches, il constata avec horreur que tout argent l'avait fui. Puis, il sortit un objet qui brilla un court instant dans le creux de sa main. L'homme ne quitta pas l'objet du regard et finit par pleurer amèrement. Une pimbêche l'entendit et se rua dans sa chambre où elle le trouva avec les yeux humides. Le jeune homme avait certainement du affronter des choses insensées pour se retrouver seul à s'apitoyer sur son sort. La femme ne put se décider à le laisser et lui proposa de vivre un temps en sa demeure plutôt qu'à l'auberge. L'homme acquiesça. Ils partirent dès lors à plus d'un kilomètre du hameau dans une ferme plutôt isolée où des volatiles venaient troubler le semblant d'ordre qui y régnait. La femme, accoutrée comme une parfaite paysanne, s'attela dès lors à ses nombreuses tâches. Elle recommanda à l'homme de prendre encore du repos car sa mine paraissait l'effrayer. L'homme accepta de prendre congé de la fermière.

Le soir, le mari et la femme rentrèrent et furent curieux de connaitre l'état de santé de leur hôte. Il leur présenta son bras que la femme traita du mieux qu'elle le put. La douleur était de moins en moins vive et l'homme finit par l'oublier. Lorsqu'on lui demanda des informations sur ses origines, l'homme avait l'air perplexe, comme s'il ne savait quoi répondre. Finalement, il assura qu'il dévoilerait son identité si on pouvait l'amener à la salle des fêtes où évidemment toute la bande de rustres serait réunie pour fêter un dieu étrangement inconnu à l'étranger. Sur ces paroles, on l'emmena directement là où les festivités avaient commencé. Par "festivités", il fallait bien entendu comprendre concours de beuveries, querelles entre ivrognes et un unique barde payé par l'ensemble de la peuplade. L'ambiance était belle et bien présente. Pourtant, malgré les cœurs en joie environnants, l'étranger ne sut s'intégrer aux réjouissances.

L'homme blessé au bras demeura à une table sirotant une bière, des souvenirs pleins la tête. Il se rappelait de tant de personnes qu'il avait côtoyé, si différents et pourtant unis. En leur mémoire, l'étranger se devait de raconter leur histoire. L'occasion se présenta lorsque le mari pressa l'homme d'honorer sa parole.


"Mesdames, Messieurs, je vous prie de bien vouloir m'écouter un instant afin que je n'ai pas à répéter ce que je vais vous conter. J'en suis affligé et espère que vous serez tout ouïs. Avant tout, il est de mon devoir de vous dire que je suis mercenaire. Oui, je le confirme ou alors du moins je le fus. J'étais de ceux qui se nommaient "Les Bûcherons Barbus". Ce nom en fit frémir, bouillir tandis que d'autres l'accueillaient et se montraient déférents. Nous étions tous originaires de ces contrées, de notre bien aimée Scylla. L'inestimable chef, Gloral, avait recruté massivement dans vos régions et peut-être aviez-vous des fils ou des frères qui furent enrôlés? Vous savez tous ici que cette compagnie était empreinte de vertu, non pas celle des nobles, mais la véritable, la compagnie défiait et tenait tête aux plus influents. Dans quel but? Celui de ramener chez soi gloire et fortune afin de ne plus jamais connaitre la misère! Casoair Gloral n'était pourtant pas un simple paysan mais un vrai guerrier, il avait le sang d'un commandant. Il était destiné à devenir une éminente personne.

Je ne vous conterais pas en détail toutes nos aventures car elles suffiront à nous faire passer la nuit à les écouter. J'ignore si vous en étiez au courant mais la compagnie signa un contrat consistant à priver Scylla de son régent. Pourquoi? Eh bien, voyez dans quelle situation il vous laisse, amis! Vous méritez mieux que le labeur. Ce fut cette raison qui poussa notre chef à lancer une offensive de courte durée. Mais, ce n'est sans doute pas de cela que l'on se souviendra mais de la compétence de Gloral. Il était parvenu à rassembler bon nombre de mercenaires et à n'en pas douter, il aurait pu poursuivre son œuvre. Hélas, mes frères, tout est terminé. La compagnie a été décimé par l'impétueuse Missède, attaquée de nombreuses fois. On ne sait ce qui poussa Casoair à lancer l'offensive mais une chose était certaine: nous courrions à notre perte. Sans aucune tactique, nous nous glissâmes dans le pays saccageant quelques cottages dépourvus de garnisons. La contre-attaque ne tarda pas et la cavalerie nous a anéanti. Je ne me souviens pas si les autres sont encore en vie et ont pu fuir le carnage, la seule chose qui fera écho à jamais sera cette phrase que notre chef émit:


" Vous êtes ma plus grande fierté, mes frères, ne me décevez-pas et affrontez la mort!"

Alors que l'homme qui venait de discourir semblait s'émouvoir, un rude gaillard se leva et lui lança:

"Et toi, mercenaire, qui es-tu? Tu n'as pas dit ton nom depuis le début!"

"Je suis Talmak, fils de Talam, lieutenant d'une compagnie brisée au chef assassiné, mercenaire."

"Mon fils! C'était donc bien toi. Tu es enfin de retour!"



[Edit admin : à l'avenir, merci de privilégier une couleur qui n'assassinera pas les yeux de tes lecteurs Wink le bleu sur du vert, c'est assez horrible]
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