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 L'Ellipse (De l'an 2 à 6 du 11e Cycle)

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MessageSujet: L'Ellipse (De l'an 2 à 6 du 11e Cycle)   L'Ellipse (De l'an 2 à 6 du 11e Cycle) I_icon_minitimeDim 1 Jan 2012 - 12:46


Au début de l'an 2 du 11ème Cycle, le forum effectue une avancée dans le temps (ellipse) de 4 ans. Les années n'ont pas épargné le monde de Miradelphia, dont l'évolution vous est décrite ici.


Sommaire:



Comme en réponse au départ des dieux (cf les évènements ayant eu lieu lors du Voile), le monde de Miradelphia vit, dès la première année du nouveau Cycle, son horizon s'obscurcir. Les résurgences d'anciennes dissensions et la naissance de nouvelles mirent à mal le fragile équilibre qui régnait autrefois. L'ancienne Communauté de la Lumière est désormais dissoute, les races la composant ayant perdu leur entente cordiale. La discorde s'est installée au sein des peuples même !

Les nains dispersés se divisent entre deux cités indépendantes et un septentrion peuplé de clans renégats. Tant bien que mal, les survivants tentent de reconstruire leur peuple et domaine. Les races vermines des kobolds et gobelins ainsi que d’autres créatures monstrueuses pullulent dans les ruines de leurs villes et villages détruits et déserts. Les animaux et la flore exacerbée depuis le passage de Kyria sur terre profitent de la défection des nains pour accroître son emprise.

Les elfes, profondément affectés par le passage de leur déesse sur le monde, s’abîment en interprétations diverses, dont naissent des mouvements opposés. Certains ne jurent que par un retour à leur condition première, gardiens de la Création de Kyria, et défendent farouchement les frontières de l’Anaëh contre les incursions des autres races. Ils s’opposent également aux elfes plus disposés à préserver leur mode de vie dans leurs cités de pierre. La nature dévorante grignote petit à petit les jardins policés. Aux rythmes de la Symphonie, les escarmouches entre ces deux grandes tendances elfiques s’accroissent et les elfes lèvent les armes contre leurs frères pour la première fois depuis des siècles.

Autrefois unis dans leur haine du monde extérieur, les drows ont finalement opéré une scission, et le trône d'obsidienne, au cœur du Puy d'Elda, sous la garde du premier Ost, attend qu'un des seigneurs de guerre disséminé dans les terres inhospitalières du Faelia et de l'Ithri’Vaan domine enfin ses pairs, pour qu'il y ait de nouveau un roi. L’absence de pouvoir central affaiblit leur emprise sur les régions de Naelis et Thaar, les rafles se font moins fréquentes. Tant et si bien que certains en profitent pour asseoir leur pouvoir.

La race humaine, la plus turbulente de toute, est arrivé au paroxysme de la défection qu'elle avait manqué de peu lors de la première guerre civile. La reine a été assassinée et bien des voix s’élèvent pour accuser de ce crime le comte de Scylla bien qu’aucune preuve formelle n’ait jamais été présentée au grand jour. Le pouvoir royal vacille alors que la rébellion gronde et que des émeutes se déclenchent au cœur même de la capitale, accusant Trystan d’être pusillanime envers son cousin.

Suite aux conséquences du Voile, famine et disette mettent à mal les populations de Miradelphia. Zurthans, Wandres, lesbandits s’enhardissent parfois jusqu’aux portes des villes et villages pillant pour s’approprier les biens manquants. Sur les mers claquent à nouveau les pavillons noirs. De même que les humanoïdes, les bêtes dérangées quittent tanières et nids pour croquer quelques victuailles malingres jetés par la faim sur les grands chemins.

C'est dans ce contexte des plus incertains que le monde de Miradelphia se réveille ; le vieux temps est révolu, désormais, pour se faire sa place, il faut mordre !




Suite à la Malenuit, cette éclipse longue de plusieurs mois qui précéda la Venue des dieux, les récoltes furent maigres, et les campagnes de la Péninsule souffrirent un an III du XIème cycle particulièrement difficile. La disette et les guerres, dans le sud comme dans le nord, furent accompagnées par leur cortège d'épidémies, d'affamés convertis en bandits, mais également de sectes vénérant la Nouvelle Lune, cet étrange satellite doré qui trône au milieu du ciel depuis le départ des dieux. La situation, instable, trouva des réponses fortes localement, et de nombreux comtes et barons redressèrent la situation en l'an IV.

Cependant, si la plupart des vassaux surent réagir aux troubles qui se profilaient, les princes de la Péninsule ne furent pas tous au rendez-vous. En effet, les marquisats de Sainte-Berthilde et de Serramire s'affaiblirent, faute de chef digne de ce nom à leur tête. Les châtelains se renforcent, profitent de l'absence de leur suzerain pour s'arroger terres et privilèges, érigeant même de nouveaux châteaux forts pour affermir leur autonomie nouvelle. Le pouvoir royal lui-même est quasi inexistant : que fait donc le roi ? De nombreuses rumeurs courent sur son état, et dans les cours seigneuriales comme au sein des tavernes borgnes, les racontars font la part belle aux histoires de malédiction, d'empoisonnement et de maladie dont serait affligé Trystan Ier, que les esprits chagrins surnomment l'Absent.

Au sud, si les duchesses de Langehack et de Soltariel s'affirment, c'est le temps des grandes aventures. Du badaud attiré par la promesse des deux repas par jour au puîné de noble naissance avide de gloire et de richesses, beaucoup se lancent dans les expéditions outre-mer, dans l'archipel nélénite au coeur de la mer olienne, ou dans le septentrion glacé et riche d'or nain, sous les ruines des cités du Petit-Peuple.

Si le délitement de la royauté laisse le royaume aux mains des grands vassaux et de leurs intérêts personnels, un sujet est sur toutes les lèvres : l'Ithri'Vaan. En effet, depuis quelques années déjà, marchands et voyageurs ramènent de sinistres nouvelles de ce pays exotique et méconnu. Les drows, libres de leurs mouvements, terrorisent l'habitant et se bâtissent de véritable principautés sur des monceaux de cadavres. Bien que ces choses soient lointaines, les Péninsulaires discutent du sort de l'Ithri'Vaan avec intérêt. Certains ont peur que l'engeance maudite du Puy n'étendent son empire, d'autres sont outrés que l'on ne fasse rien pour venir en aide à leurs parents orientaux.

La veille de fin d'ellipse, le royaume est marqué par un évènement exceptionnel et grave ; à la suite d'une émeute dans la capitale, le Roy est retrouvé mort, assassiné dans la cohue.



Lien

Pour la forêt d'Anaëh :

Trois années s'écoulèrent. Et si le voile qui obscurcissait Miradelphia s'était envolé, le monde était teinté d'une toute autre ambiance. Bien que les dieux se soient retirés, les effets du passage de Kÿria en Anaëh continuaient de se faire sentir. La déesse avait déployé une excroissance de la faune et de la flore incontrôlable, qui, même trois ans après, donnait toujours l'impression que la forêt vivait et grandissait tel un monstre grouillant de magie. Les frontières de l'antique territoire avaient gagné du terrain, conquis des terres. Désormais, les anciens pouvaient voir la forêt d'Anaëh s'élargir à vue d'oeil. Les plus sensibles à la Symphonie des Arbres sentaient l'euphorie végétale, luxuriante et folle. Les arbres prenaient quelques bons centimètres chaque jour. Les buissons s'épaississaient, les feuilles s'élargissaient. Anaëh grignotait peu à peu la forêt d'Aduram, avançait doucement mais dangereusement , se cramponnant à chaque monticule de terre libre. Les arbres dégarnis de l'obscure forêt ornaient à nouveau leur manteau antique et verdoyant. Fiers, ils s'élançaient toujours plus hauts vers les cieux, leurs ramures effleurant la voute céleste et leurs feuilles côtoyant les dieux. De nouveaux arbres neufs s'aventuraient sur la clairière où les Bûcherons avaient meurtri la forêt. Ils naissaient des larmes de sève de grands chênes millénaires, abattus ici sans aucun scrupule. Là où les villes s'étaient édifiées, la Nature reprenait le dessus. Elle rongeait les pierres, becquetait les murs et ensevelissaient les fières architectures des sylvains.


Pour les elfes :

Pour le Beau Peuple, toute cette euphorie avait une signification. Kÿria leur communiquait un message. Mais malheureusement, les paroles de la Symphonie des Arbres n'était pas comprises de la même manière par tout le monde. Et très vite, les mots devinrent du poison qui annonça une toute nouvelle séparation, qui ne pouvait que rappeler l'ancienne naissance des elfes sombres. Pour une part des Sylvains, l'excroissance de la Nature n'expliquait qu'une chose. La Mère Déesse voulait rappeler à Miradelphia qui était le Premier Peuple, Protecteur de l'Œuvre et créatures créées à l'effigie de la beauté du monde. Leur rappeler quelle était leur puissance d'antan et leur place qu'il avaient à tenir sur terre. Anaëh s'agrandissaient, et les Elfes devaient grandir leur puissance à son image. Les cités avait été détruites pour être embellies et refléter le savoir et l'expérience du peuple. Les frontières élargies pour accroître leur emprise sur le monde. Puis l'autre part des Elfes, peut-être les plus proches de la Symphonie, voyaient dans les agissements de Kÿria un vif rappel à l'ordre. Ils étaient allés trop loin et s'étaient éloignés de leur juste nature. Éloignés de la Symphonie pour vivre à la façon des Hommes. Noblesse, pouvoir, tels étaient les mots qui devaient disparaître des lèvres de tous. Les Elfes étaient faits pour être la Nature. Et non la dompter et la façonner. Ces elfes là ne demandaient qu'un retour à l'Œuvre originelle et se montèrent vite contre leurs semblables afin de freiner la reconstruction des cités.


Pour les protectorats :

Il ne faut pas longtemps à Alëandir pour comprendre le péril que vit le Royaume dont elle est la garante. La Terre des Rois voit son héritage s'effriter sous ses yeux impuissants, mais pour en harmonie avec sa détresse, ses souvenirs lui reviennent à la faveur de la Symphonie des Arbres. Les anciens secrets se découvrent, les consciences s'éveillent et ses habitants entendent la pierre chanter. Alors, les elfes se souviennent. Ils redécouvrent ce mystère oublié. Ils s’imprègnent de cette ultime vérité. Alëandir est le passé autant que l'avenir des Fils de Kÿria. Elle est l'harmonie, l'épouse parfaite d'une nature comprise et respectée. Elle est la grandeur des elfes qui s'éveillent. Malheureusement, la voix du passé est faible encore.

Même au sein de ses habitants, elle ne fait pas l'unanimité. Kÿria a parlé, clame la Haute Prêtresse. Kÿria a parlé et ses Enfants ne peuvent plus l'ignorer. Anaëh se réveille, dévore ces plaies infligées par les siens. Bientôt, il ne restera plus que l'Oeuvre. Alors Dyarque tente de fédérer autour de sa personne. Il impose son aura auprès des Seigneurs Protecteurs, qui par respect l'écoutent et le suivent. Il use et abuse de cette influence, et sous son joug autoritaire, la légende des premiers Rois se rappellent au coeurs des elfes.

Ardamir la première ne répond plus aux appels du roi. La terre pleure Dragan, qui partit sur ordre d'Alëandir et jamais ne revint. Holimion suivit, alors que le deuil le frappait de concert.

Plutôt que lutter contre l'inévitable, Dyarque accepte ce changement. L'influence. Alëandir laisse faire. Alëandir écoute. Alëandir susurre. Si, aux yeux des mortels, le Royaume sylvain se morcelle, la vérité est plus subtile : la Prime Cité conserve son aura, et si son joug se fait plus tenu, la parole de Dyarque demeure respectée et écoutée. Mais chaque Terre décide désormais de son destin. Certaines se tournent vers la Voix de Kÿria, d'autres tentent de percer toujours plus les secrets des vrais cités. Quelques unes, enfin, luttent pour savoir quelle sera leur voie.

Elfes de pierres, elfes des bois ? Ils apprennent à vivre ensemble, s'évitent, se cherchent, se heurtent à l'incompréhension. Le sang n'a pas coulé, mais la fracture se creuse.




Le Voile n’avait apporté au peuple des montagnes que destructions et souffrances. Dans les années qui suivirent le début du 11eme cycle, les nains tentèrent vaille que vaille de se reconstruire et de retrouver leur grandeur passée mais hélas la plupart de leurs efforts n’aboutirent qu’à de nouvelles désillusions.

Lante, autrefois cité cosmopolite et plaque tournante du commerce dans toute la région, se voulait désormais la ville des vrais nains. Sous la poigne du général Hardrek Ironwrist, la politique d’autarcie des premiers temps fut maintenue, et depuis des années nul humain n’a pu prétendre avoir passé les portes de la ville.
Malgré cela, l’Enclave croissait doucement et regroupait déjà plusieurs milliers d’âmes, majoritairement des humains. Les profits qu’un marchand audacieux pouvait y réaliser valaient bien la peine de courir quelques risques le long du trajet. Cette présence non-naine à leurs portes exaspéra les nains les plus farouchement partisans du repli racial, et en l’an 4 de violentes émeutes éclatèrent visant à chasser ces « rebuts à longues jambes ». A contrecœur, et par nécessité de ne pas tuer le commerce dont Lante avait grand besoin, Ironwrist du envoyer l’armée calmer les ardeurs de la populace. Mais si le brasier semble éteint, le feu couve toujours sous les cendres.
Parallèlement, quelques alliances furent passées avec quelques clans des montagnes afin de permettre la réouverture de plusieurs mines pouvant fournir à la ville les matières premières dont celle-ci avait besoin. Sans vraiment se considérer comme des vassaux, ces clans acceptèrent de se placer dans la sphère d’influence de Lante et comme ses avant-postes vers le Nord.
Pourtant, nombreux furent ceux parmi les nains qui soupiraient après leurs montagnes natales. Ces plaines, disaient-ils, ne sont pas notre habitat et nous y perdons notre identité. Cédant à leur insistance, Ironwrist accepta d’envoyer une expédition en direction de Kirgan afin de tenter un repeuplement de l’ancienne capitale. Nul n’entendit plus jamais parler d’eux… cette expédition disparut purement et simplement sans laisser de traces. Dans les tavernes on murmure que des monstres rôdent dans les ruines et dévorent les fous qui oseraient braver leur colère. Délires d’ivrognes peut être, mais nul depuis le Voile n’est revenu vivant de Kirgan.
A la fin de l'an 5, le général Ironwrist convoqua le conseil afin de leur faire part de sa décision de se retirer des affaires. Epuisé par la tâche, le vieux nain désirait laisser à de plus jeunes que lui la lourde charge de diriger la cité. Une nouvelle époque commençait pour Lante, une nouvelle hiérarchie allait se créer.

A l’inverse, Thanor maintint une politique plus ouverte envers le royaume humain dont elle cherchait l’alliance. La cité-Etat la trouva dans plusieurs accords avec Soltariel, et fut renforcée par l'arrivée en masse d'aventuriers de la Péninsule.

Des échauffourées régulières ont désormais lieu avec des humains tentant de s'installer dans les marches du sud de l'ancien royaume nain. Des falaises d’Arkan aux plaines du Brissalion, bandits et pillards rôdent, et de petits seigneurs de guerre apparaissent pour revendiquer des royaumes éphémères. De tels « royaumes » n’excèdent le plus souvent pas un bastion et les terres qui les entourent, mais des aventuriers sans scrupules peuvent y régner en maître, tout du moins jusqu’au jour où un rival les tuera. Ces micro-états sont régulièrement écrasés par les nains de Lante ou de Thanor, mais ils réapparaissent dès les soldats repartis.
Plus au nord, la présence naine a quasiment disparue de la vallée de Nerania depuis la destruction d’Almia par les hordes de gobelins. Ces terres sont retournées à l’état sauvage, et ceux qui s’y réfugient ne le font le plus souvent que pour réussir à échapper aux autorités. Toutefois, échapper à la corde pour prendre le risque de finir dans l’estomac d’un monstre reste un choix assez hasardeux. Peu d’informations sont venues de ces terres hostiles, mais les clans nains survivants ne semblent plus vouloir répondre à une quelconque autorité.

De fait, et si l’on excepte les cités de Lante et de Thanor qui ont réussi à sécuriser leur voisinage immédiat, les terres du Nord sont aujourd’hui l’un des endroits les plus dangereux de Miradelphia. Pillards, Wandres, clans nains, renégats et monstres guettent l’imprudent qui ose s’y aventurer.




La disparition du Karliik Glenn Brylyan Naerth et de sa soeur la haute-prêtresse du Père des Batailles entraîne la chute du clan Naerth, et avec lui la relative stabilité qu'il avait pu amener. Enlisées dans des luttes de succession, les nobles familles gaspillent hommes et argent dans de nombreuses rixes. Les hauts quartiers s'embrasèrent de nombreuses fois, scandant une vie politique faite de trahisons, d'alliances fragiles et de règlements de compte entre maisonnées.

Certains hommes d'influence arrivent à mobiliser divers Osts, mais leur fidélité coûte cher, est instable. Lorsqu'un clan parvient à s'attacher des soldats, un autre renchérit pour les retourner contre leur employeur, si bien que la situation s'encrasse et l'inertie règne. Le premier Ost, fidèle au Gardien d'Uriz, se contente d'observer, tandis que les deuxième et cinquième osts campent aux alentours du Puy ou vivent chez l'habitant. Seul le clergé, dernier pouvoir légitime, semble capable de mener le Puy en ces temps troublés, mais sans soutien du pouvoir militaire, il ne peut rien imposer.

Seuls les troisième et quatrième Osts restent stationnés dans les possessions drows, en Ithri'Vaan. Mais si le troisième Ost se terre toujours dans la gigantesque forteresse de Yutar, à l'orée d'Anaëh, le quatrième Ost quant à lui s'est éparpillé en plusieurs dizaines de bandes de soldats drows. Profitant de la vacance du pouvoir au Puy, les elfes noirs se taillent des royaumes au sein d'Ithri'Vaan, guerroyant les uns contre les autres ou contre les villes et seigneurs estréventiens. C'est le temps de l'expansion pour les vétérans du IVème, le temps des despotats drows.




L’Ithri’Vaan subit une mutation politique profonde et rapide. Du fait de la guerre de succession opposant divers clans et partis au sein du Puy, les garnisons noirelfiques refluent peu à peu vers leur capitale. Bien qu’une solide garnison séjourne toujours à Yutar, le littoral est totalement libéré et beaucoup de villes en profitent pour ne plus payer les tributs dus aux osts d’Elda. Cependant, les principales cités ne vivent pas ce changement politique sereinement, et beaucoup de familles, nobles et patriciennes, entre dans une lutte d’influence pour s’imposer. Thaar est la première victime de ce jeu politique instable, et ce depuis la disparition de Cosme d’Amias, le Prince disparu de Thaar et ancien héritier direct de la lignée régnante.

Naelis quant à elle a vu se substituer à la disparition de leur Prince, Feriwyr Dreiv, un chef étranger. La ville, exsangue et sans dirigeant, fut envahie par un capitaine mercenaire de la Péninsule, Glenn Héréon. Ce dernier, accompagné de plusieurs centaines de soldats, se désigna seigneur de la cité et tente désormais de donner un second souffle à une Naelis affaiblie par la guerre civile qui entraîna la chute de Feriwyr.

Dans l’arrière-pays, la chose n’est pas si simple. La Confédération des châtellenies, sorte d’immense agrégat de seigneuries autonomes et belliqueuses, est devenue encore plus fantoche qu’auparavant. La disparition des légats du Puy a laissé place à l’anarchie. Pis, un large pan du IVème Ost résidant jusqu’à peu à Sol’Dorn, refusa de rejoindre Elda et ses environs. Ainsi, de nombreux capitaines drows, à la tête de lambeaux du IVème, rejoignent châtelains et mercenaires dans le jeu des conquêtes, certains parvenant un se tailler de véritables principautés au nord et à l’est de l’Ithri’Vaan. Ces roitelets prétendent combattre pour l’un ou l’autre des partis cherchant à prendre le pouvoir au Puy, mais dans les faits, ils ne guerroient que pour leur propre profit. On les nomme les despotes d’Ithri’Vaan.




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Ombre fugace
Maître de ton destin

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