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 [Abandonné] Toc, toc, toc. {Daneva}

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Dandelo
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MessageSujet: [Abandonné] Toc, toc, toc. {Daneva}   Mar 3 Jan 2012 - 15:32



Dandelo ferma les yeux. Comment diable avait-il pu se retrouver là ? L’idée de départ n’était pourtant pas mauvaise : couper à travers les bois pour éviter un détour ennuyeux et arriver au village suivant avant la tombée de la nuit. Seulement voilà, d’ordinaire Lucie l’aidait beaucoup lorsqu’il s’agissait de s’orienter en forêt, mais la petite fée n’était pas avec lui, et le jeune homme s’était bel et bien perdu. Il avait commencé par prendre la chose à riant de lui-même et de son manque d’habileté, il avait même apprécié le spectacle de toute cette verdure éclairée par le soleil sûderon. Maintenant que la nuit était tombée, ce spectacle n’avait plus rien de ravissant et le saltimbanque commençait sérieusement à perdre patience. Il était certes habitué à dormir à la belle étoile, pas en hiver.
Le problème, ça n’était pas le froid – étant pyromancien il aurait facilement pu faire un bon feu – mais plutôt les bêtes sauvages qui pourraient lui tomber dessus pendant son sommeil. Cela pouvait peut-être passer pour de la paranoïa, mais depuis qu’il avait été confronté à ce qu’on avait appelé la bête d’Olyssea, Dandelo préférait prendre ses précautions.

Il marchait donc au hasard, se heurtant régulièrement à des branchages que l’obscurité de la nuit lui voilait. Il plongea la main dans une de ses poches et en ressorti quelques pièces. Ereinté il espérait pouvoir dormir sans avoir à faire quelques spectacles pour s’en offrir le luxe. Il avait juste de quoi payer une chambre d’auberge.
Encore faudrait-il qu’il parvienne à sortir de ce labyrinthe de troncs et de fougères.

« Enfin, c’est déjà ça. »

À peine eut-il prononcé ces mots qu’une racine plus épaisse que les autres rencontra son pied, faisant au magicien bigarré un croche-patte extraordinaire. Dandelo s’étala se tout son long avant de rouler jusqu’au bas du talus sur lequel il marchait plus tôt, tombant finalement dans un épais roncier.
*Tu disais ?
- Vas-y, enfonce le clou.*

Le jeune homme se releva péniblement et grogna lorsqu’une ronce lui griffa le visage traçant une égratignure sanguinolente au sommet de sa joue droite. Il essuya la plaie d’un revers du bras, agacé par le picotement, et regarda autour de lui. Rien. Il se retourna vers la bute dont il venait de choir et une tache lumineuse entra dans son champs de vision. La petite lueur qu’un tronc lui avait cachée plus tôt semblait assez éloignée mais en y regardant mieux, Dandelo distingua d’autres points éclairés. Ils étaient tous alignés, comme les fenêtres d’une maison.

Ni une ni deux, le saltimbanque ramassa son masque qui était tombé en même temps que lui, et se dirigea d’un pas vif vers ce qu’il avait aperçu. Au fur et à mesure que la distance s’amenuisait, sa théorie se confirma. Il put bientôt voir les contours de la modeste bâtisse et aperçut même un filet de fumée qui s’élevait dans le ciel. Aucun doute possible, l’endroit était habité. Il arriva donc à l’orée d’une large clairière où s’élevait la chaumière. Là, Dandelo s’arrêta, rattrapé par une légère appréhension. Après tout, qui pouvait bien vivre dans une maison aussi isolée ? Une bourrasque de vent glacé s’engouffra entre les branches pour glisser sur le jeune homme. Ce dernier frissonna, et fronça les sourcils :

« Oh et puis zut, j’en peux plus de cette forêt. »

Et sans demander son reste il s’avança, fit discrètement le tour de la maison avant de s’approcher de la porte. Il entendait du bruit à l’intérieur, et des voix de femmes. S’il devinait ces présences féminines, la porte semblait trop épaisse pour qui puisse deviner la teneur de leur parole.

Il s'essuya rapidement le visage, prit une grande inspiration, et frappa trois coups secs.

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Daneva
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toc, toc, toc. {Daneva}   Dim 22 Jan 2012 - 22:35

Cette journée avait ressemblé à toutes les autres. Perchée sur un tabouret, la brune déchiffrait pour la vieille femme assise à coté d'elle un long parchemin recouvert de pattes de mouches. Elle s'était découvert ce talent peu de temps auparavant, et les deux vieilles matrones en avaient été ravies. Elles mêmes savaient lire et écrire, mais leur vue, sur le déclin, leur donnait bien du soucis lorsqu'il s'agissait de s'occuper de divers papiers et de lire leurs ô combien compliquées recettes lorsqu'elle les oubliaient. Consciente d'avoir gagné davantage de valeur au sein du foyer qui l'avait accueillie, la jeune femme n'avait pas rechigné à se pencher sur tout ce qu'on lui tendait.
La lecture du soir consistait en une liste interminable d'objets et de composants divers nécessaires à une certaine "potion d'Arrange". Les composants étaient tous accompagnés du nom d'une partie du corps ou du visage et associés à un adjectif. Elle n'avait pas la première idée de la nature des effets que pouvaient avoir cette mixture, mais ce nom lui rappelait quelque chose. Elle fouillait dans sa mémoire défaillante depuis un petit moment... Où avait-elle donc entendu ce nom ?

Remarquant que sa servante avait l'esprit ailleurs, Mélune lui frappa le bras d'un coup sec, en plein sur le nerf. La jeune femme poussa un petit cri aigu, de surprise et de douleur.
- Concentre toi ! Qu'est ce qui vient après l'estomac de graillon séché ?
La brune fronça les sourcils, écarta une mèche de cheveux sale qui lui masquait la vue et plissa les yeux.
- Des pois de cinquième saison, concassés. Menton, rond.
Tandis que la vieille vérifiait le contenu d'un énième bocal, la brune se massa le bras. Elle aurait pourtant juré que...
- C'est un travail important que je te demande. Si tu le salopes, le Fruit ne sera pas parfait et la cliente sera mécontente. Si ça arrive, je te jure que je t'envoie dormir avec les cochons !
La brune fit la grimace. Elle savait parfaitement que la vieille était sérieuse. Pourtant, elle aurait aimé en savoir plus, tout en sachant pertinemment qu'en cas de question directe, la vieille ne répondrait pas.
- Un Fruit imparfait... C'est si on se trompe, pas vrai ?
Un nouveau coup tomba, moins fort, d'agacement celui-ci.
- Si on se trompe ! Dans la quantité, dans la nature ou dans l'ordre d'addition des éléments ! La moindre petite erreur dans la recette et le Fruit peut avoir des effets désastreux que l'on ne peut prévoir. La potion d'Arrange n'est pas la plus délicate du genre, une petite erreur n'est pas obligatoirement fatale, mais la cliente à demandé quelque chose d'extrêmement précis. Devant la mine déconfite de la brune, elle se décida enfin à cracher le morceau. Mais tu ne sais donc pas ce qu'est une potion d'Arrange ?
La brune fit non de la tête.
- Il s'agit de changer d'apparence physique, pour un temps seulement. Tu te transformes comme de la glaise, et tu deviens quelqu'un d'autre. Tout en expliquant, elle s'affaire à refermer les bocaux. Si le Fruit est performant, cela peut durer assez longtemps, jusqu'à une journée entière. Mais malgré nos efforts, les effets restent imprévisibles, c'est bien là le problème....
- On peut donc devenir quelqu'un... d'autre ?

- Seulement momentanément, la brune ! La vielle, levant un doigt menaçant devant le nez de sa servante, l'agite furieusement. Et surtout, tu ne peux pas ressembler à quelqu'un d'existant. C'est trop imprécis. On ne connaît pas les dosages parfaits, même après des décennies de recherches. J'ai fini par croire que cela différait selon les personnes...
- Pourquoi tu lui racontes tout ça, Mel ?

Une vieille décharnée s'extirpa alors du petit réduit, fesses en avant, traînant un lourd tonneau.
- Elle m'a demandé !
- Et depuis quand répond-on à ses questions ?

La jeune femme se recroquevilla sur son tabouret. Etait-elle allée trop loin ? Allait-t-elle dormir dehors cette nuit encore ?
Mais heureusement pour elle, Mélune ne fit que hausser les épaules et retourner à son rangement.

Crécerelle se figea soudain.
- Quelqu'un approche.
La brune se tourna aussitôt vers la fenêtre. La nuit noire au dehors ne laissait voir aucun des détails du paysage environnant. Comment la vieille sorcière avait-elle pu voir quoi que ce soit ? Mélune, qui n'avait pas même prit la peine de se tourner vers la fenêtre, leva le nez de ses bocaux.
- Pourtant nous n'attendons personne.
Il y eu un moment de flottement, durant lequel personne ne su quoi dire, quoi faire. C'était assez inhabituel, une visite imprévue... Surtout à cette heure de la nuit. Crécerelle fut celle qui se reprit le plus vite.
- Mélune, range tout ça. Toi, *signe à la brune* tu ne fais rien, ne dis rien, tu obéis simplement. Si tu essayes quoi que ce soit, je t'assure que tu le regretteras.

C'est alors que les trois coups frappés résonnèrent dans la maisonnée. Mélune s'activa, de sa grosse silhouette bedonnante. Crécerelle se planta devant la porte, se cambra de toute sa -petite- hauteur, et ouvrit à l'inconnu.

La servante, reléguée dans le coin le plus sombre de la masure, se contorsionna afin d'apercevoir l'inconnu. Il semblait demander l'asile pour la nuit. Après un instant d'hésitation, la vieille le fit entrer et referma prestement la porte derrière lui sur l'air glacial de la nuit.

Il était couvert de neige. Toute excitée par l'événement impromptu, la brune s'était figée sur sa paillasse et se gavait de tout ce que le voyageur égaré apportait avec lui comme exotisme. D'où venait-il ? Qu'est qui l'emmenait par ici ? Elle reniflait le mystère qui émanait de sa personne et s'en régalait.

La voix nasillarde de Crécerelle rompit la magie de l'instant.
- Vous avez de quoi payer ?
Puis l'homme écarta les fourrures qui masquaient partiellement son visage. Il était d'une jeunesse éclatante, et même de la où elle était, la brune pu saisir le bleu improbable de ses yeux, une fraction de seconde. Elle en eu le souffle coupé. D'où, d'où cela venait-il ? Pourquoi ? Pourquoi eut-il fallu qu'il soit jeune et beau ? Soudain nauséeuse, elle se prit la tête entre les mains, quoique son mouvement restât invisible aux yeux des autres personnes de la pièce étant donné la cruelle faiblesse de la lumière générée par l'âtre.
L'attitude de la vieille changea du tout au tout. Elle se fendit même... d'un sourire.
- Enfin, allons, allons, je ne vais pas vous demander de l'argent en échange d'une bonne soupe et d'un peu de chaleur au plein coeur de l'hiver... Prenez place, prenez place !
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Dandelo
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toc, toc, toc. {Daneva}   Mer 25 Jan 2012 - 22:06

« Allez, allez, murmurait Dandelo devant la porte. À l’intérieur les voix s’étaient tues. C’est pas qu’il fait froid dehors mais… Ah ! »

La porte venait de pivoter, révélant une petite dame au visage ridé. D’autres personnes semblaient habiter l’endroit, mais le jeune homme – tout éduqué qu’il était – s’employa à ne pas lorgner sur l’intérieur par-dessus la tête de celle qui venait de lui ouvrir. Il baissa donc la tête et commença d’une voix que le froid avait rendue saccadée :

« Bien le bonsoir ! J’ai bien peur de m’être perdu en traversant la région. Est-ce que…
Il s’interrompit l’espace d’une seconde, songeant qu’avec le temps qu’il faisait, plus que le chemin c’est l’hébergement qu’il pourrait demander. Est-ce que vous me permettriez de me reposer un peu chez vous avant que je reprenne ma route ? »

La scène sembla se figer un instant, puis, enfin, la vieille femme s’écarta pour laisser le voyageur entrer, en prenant soin de bien fermer la porte derrière lui. Se retrouvant baigné dans la chaleur du foyer, Dandelo se sentait revivre. Son regard pu alors faire le tour de la pièce, glissant sur l’âtre de la cheminée où du bois brûlait en craquant, avant de se poser tour à tour sur les deux autres femmes présente. La première semblait aussi âgée que celle qui l’avait accueilli, mais la dernière paraissait plus jeune et même plutôt jolie. Elle se tenait dans l’obscurité de la pièce, laissant le jeune homme se contenter d’un aperçu là où il aurait aimé pouvoir contempler une belle femme. Enfin, il était au chaud, c’était déjà ça ; même si ce plaisir d’échapper à l’hiver fut vite refroidit lorsqu’on lui demanda quelques rémunérations.

« C’est que… Je… » Bredouilla le saltimbanque.

Il tâta la poche dans laquelle il avait sa bourse, réalisant subitement qu’elle semblait vide. Il avait dû perdre ses précieuses pièces en tombant tout à l’heure. Il jura mentalement avant de lever des yeux désolés vers celle qui le libéra bientôt de tout devoir pécuniaire.
Après avoir exprimé sa gratitude, le saltimbanque se débarrassa de la cape de fourrure qu’il avait achetée pour l’hiver, révélant son manteau bigarré aux yeux des trois femmes. Un large sourire éclairait son visage rougit par le froid et il poussa l’audace jusqu’à incliner la tête pour saluer celle qui se tenait dans l’ombre.

La masure semblait tout à fait banale. Si l’obscurité avait conquis quelques extrémités de la pièce, le feu qui brûlait dans la cheminée éclairait tables, tabourets et autre mobilier d’une simplicité innocente. Là-bas on devinait un rideau, qui dissimulait sûrement une chambre ou une quelconque pièce intime. Bref, rien ne sortait vraiment de l’ordinaire, mis à part l’isolement de la maison lequel pouvait sembler curieux pour des femmes aussi âgées. Dandelo – qui n’aurait pas voulu que sa venue jette un froid – engagea donc la conversation dans ce sens en demandant :

« Vous avez une bien belle maison ! C’est une aubaine que j’ai pu vous trouver dans ce lieu perdu. »


La question qui n’était au départ qu’une simple politesse, méritait cependant que l’on s’intéresse à la réponse.
* Et pourquoi, tu crois qu’elles dissèquent des gens à l’écart de tous ? * Se dit-il à lui-même, souriant de plus belle. Il faut dire que l’image des deux petites grands-mères vaquant à des occupations malsaines était assez ridicule pour faire rire.
*Attention qu’on ne t’empoisonne pas.* Conclut-il en riant intérieurement.

« Pour ma part, reprit-il, je ne suis qu’un humble saltimbanque, conteur occasionnel, en route pour la cité d’Ydril ! »

Son regard pétillant balaya une nouvelle fois la pièce avant de s’arrêter sur la plus jeune à laquelle il fit un clin d’œil, son sourire toujours au coin des lèvres.




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