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 Notre art est universel [Eliwa]

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Haldren Umbarion
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MessageSujet: Notre art est universel [Eliwa]   Lun 16 Jan 2012 - 13:36

En ce froid matin d’hiver, une bise glaciale secouait les branches des arbres de la forêt d’Aduram, faisant voleter dans l’air quelques flocons de neige qui venaient finalement saupoudrer le sol. Les quelques conifères qui gardaient leur verte parure semblaient se recroqueviller sous la morsure des éléments, et la caravane qui avançait lentement semblait gagnée par la morosité ambiante. Les g ardes comme les marchands gardaient la tête baissée et la mine renfrognée, donnant à la scène une ambiance lugubre, seulement rythmée par le bruit du pas des chevaux.

Dans l’un des chariots, un peu protégé du vent par la bâche de toile, Haldren Baenfere maudissait les chaos du chemin qui lui meurtrissaient le fessier à chaque fois qu’une roue passait dans une ornière. Il détestait fondamentalement la forêt, et ce voyage n’allait guère changer son opinion sur le sujet. Les fourrés qui bordaient la piste recelaient à son goût bien trop d’endroits où se cacher, et le froid qui régnait lui faisait regretter ses douillets appartements du Puy ainsi que la chaleur du corps d’Halystra.

Mais que faisait donc le maître du C’nros en ces lieux ? Et surtout, pourquoi voyageait-il avec des marchands et non pas sous escorte militaire avec pompe et honneur ? Haldren ne paraissant pas d’humeur à nous répondre, je vais devoir m’en charger à sa place.

Le chaos qui s’était installé au sein de la race des sombres suite à la mort de Brylyan Naerth, décapité par le Gardien d’Uriz en personne, avait gagné jusqu’à l’armée. Pendant des années les osts étaient demeurés sans Oboks pour les tenir en main, et si quatre d’entre eux avaient su rester plus ou moins fidèle à la ligne politique du défunt souverain, il en allait différemment pour le dernier. L’ex-quatrième ost, basé en Ithri’Vann, ne répondait plus à l’autorité du Puy et ses capitaines s’installaient comme des potentats locaux, se créant de petits royaumes qui ne duraient généralement pas plus de quelques mois.

Sur ordre d’Haldren, le C’nros avait cessé de soutenir magiquement ces traitres à la cause drow, attendant qu’un seigneur de guerre plus puissant reprenne en main ce foutoir. Mais les années passaient et les restes du quatrième ost ne montraient aucun signe d’accalmie ou de cohésion. Mécontent de cet état de fait, Haldren avait décidé d’aller voir par lui-même ce qu’il en était, quitte au besoin à flanquer les corrections nécessaires pour rappeler que le Puy ne tolérait pas la désobéissance. Ajoutons également que le dégout pour les jeux politiques sordides au Puy le fatiguait tant qu’il ressentait un brusque besoin de quelques semaines de liberté.

Voilà le « pourquoi » de la chose, restait le « comment ».

Peu désireux d’arriver en Ithri’Vann avec tambours et trompettes, Haldren avait préféré se joindre discrètement à une caravane marchande où personne ne connaissait son identité. Le chef de caravane s’était vu remettre une belle bourse pour ne pas poser de question et ne pas chercher à savoir qui était ce mystérieux personnage encapuchonné et ses gardes du corps. La présence de quelques lames supplémentaires et l’or aidant, sa curiosité se trouvait aisément satisfaite. De toute façon, humains et drows mêlés, la caravane se prêtait bien à ceux qui ne désirent pas que l’on fouille dans leur passé.

Alors qu’Haldren s’apprêtait enfin à réussir à s’endormir, des cris s’élevèrent soudain dans la colonne. Passant la tête par l’ouverture du chariot, il vit un mercenaire humain tomber net de sa selle, la gorge transpercée par une flèche. De part et d’autres, des formes sombres jaillissaient des bois et se ruaient à l’assaut. Des bandits de la Dross ? Des renégats du quatrième ost ? De toute façon la différence entre les deux ne tenait qu’à la présence d’un uniforme. Le maître du C’nros jeta un regard écœuré aux assaillants et eut une réflexion qui mériterait de rester dans les annales des embuscades militaires :


Et merde…
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Notre art est universel [Eliwa]   Dim 22 Jan 2012 - 18:32

La forêt d'Aduram était plutôt tranquille en ce jour d'hiver et Eliwa savourait chaque instants passé entre les arbres car bientôt, elle serait en ville. Et cela ne la réjouissait que peu. Le fait d'être entouré de centaines de gens inconnus et bruyants était plus pour lui déplaire. Mais au lieu de se morfondre dans ces pensées, elle admirait le paysage recouvert d'une fine couche blanche. Celle-ci était tellement pure qu'elle en faisait presque mal aux yeux.

Les flocons tombaient lentement du ciel pour se poser délicatement sur les branches désormais nus de la plupart des arbres. Seul le bruit cadencé du martellement des pieds d'Amarthluin venait troubler les silence paisible, à croire que même les oiseaux faisaient silence pour lui permettre de déguster l'absence de bruits.

Elle en était là dans ses réflexions lorsqu'un cri se fit entendre. Elle en tomba presque parterre tant elle fut surprise. Elle décida de s'approcher du lieu d'où provenait le bruit. Elle fut surprise de découvrir une caravane attaqué par des bandits de grands chemins. Ce n'était pourtant pas la saison la plus propice aux longs voyage de terres en terres. Car à voir l'ambiance générale, cela faisait longtemps qu'ils étaient en chemin.

Elle regarda quelque temps avant de se décider à agir. Ne sachant trop si elle devait défendre la caravane où l'attaquer, son bon côté la fit pencher pour la première option. Elle fit coucher son cheval et ordonna à sa louve de rester près de lui. Eliwa s'approcha du lieu d'effusion et s'accroupit derrière le talus qui bordait le chemin. Elle tira une première flèche dans la jambe d'un assaillant qui s'écroula. Elle en visa quelque autres ainsi avant d'arrêter le tir et d'attendre la débandade.

La sylvaine se demanda de suite si elle devait passer son chemin ou les saluer. Mais ce furent les caravaniers qui tranchèrent pour elle en envoyant deux soldats chercher la source des tirs.
Se sachant découverte, elle se releva et sourit aux hommes.
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Haldren Umbarion
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MessageSujet: Re: Notre art est universel [Eliwa]   Mar 24 Jan 2012 - 9:13

Le mage lâcha une bordée de jurons orduriers en voyant que les mercenaires embauchés pour défendre la caravane se retournaient brusquement contre les marchands. Ne jamais se fier à des humains au combat, ces misérables créatures inférieures sont tout juste bonnes à vous prendre votre or puis à souiller leurs braies au premier danger ou à vous trahir. En bon drow qui se respecte, Haldren gardait en général une place dans son cœur pour ceux qui savaient trahir leurs frères d’armes, mais au vu la situation épineuse dans laquelle il se retrouvait, un peu plus de loyauté de la part des gardes aurait été le bienvenu.

Bref, cela tournait mal. Aidés par les mercenaires, les brigands atteignaient désormais les premiers chariots de la caravane et engageaient le combat avec les drows. Certes l’archimage pouvait venir se mêler aux réjouissances, et il ne doutait guère alors du résultat… mais pourquoi sauver une caravane quasi-désarmée où de plus chacun saurait alors qui se trouvait parmi eux ? Même une foi les attaquants mis en fuite, la caravane sans défense deviendrait une cible pour toutes les bandes de malandrins de l’Aduram et Haldren ne voyait guère son intérêt à faire la mère-poule pour des marchands tellement radins qu’ils n’avaient pas mis le prix suffisant pour engager des gardes fiables.


A Teiweon ces imbéciles, grommela le mage.

Jetant un coup d’œil par une fissure de la toile qui recouvrait son chariot, il repéra un coin un peu à l’écart sur le talus qui bordait le chemin. Pas moyen d’y aller directement, les flèches pleuvaient encore et Haldren tenait à garder sa peau étanche. Grommelant un nouveau juron, le maître du C’nros invoqua un portail d’ombre et y entra.

A ce stade, je dois prévenir les enfants : ne faites pas ça chez vous ni à l’école ! Nos mages sont des professionnels expérimentés qui s’entrainent pendant des années avant de réaliser leurs prouesses dans votre programme préféré. Les ombres ne répondent pas aux lois physiques qui régissent notre monde, et en l’occurrence ouvrir un portail d’ombre sans savoir très précisément ce que cela implique est encore un cran plus dangereux que de danser avec des grenades dégoupillées dans la gueule d’un dragon en plein vol. Mais bon, heureusement nous avons affaire à quelqu’un qui s’y connait dans le domaine.

Le portail d’ombre se rouvrit derrière le talus, laissant ressortir un archimage fort en colère. Un coup d’œil rapide aux alentours lui fit comprendre qu’il ne se trouvait pas face à des amis. Deux des mercenaires le regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes, quand au troisième larron… eh bien déjà il s’agissait d’une larronne et qui plus est d’une elfe. Mais par Uriz, cette forêt se trouvait plus remplie qu’un marché aux esclaves du Puy !

Assez étonnamment, ce furent les humains et non pas l’elfe qui attaquèrent. La haine ancestrale entre elfes et drows momentanément anesthésiée par la surprise, le mage concentra son attention sur les mercenaires. Sans doute, lorsqu’ils avaient prévus d’attaquer la caravane, s’étaient-ils entendus pour tuer tous les marchands afin de ne pas dévoiler leur double jeu et de pouvoir recommencer avec d’autres caravanes par la suite. Un peu vexé de se voir confondu avec un simple marchand quand bien même il se trouvait là incognito, Haldren envoya deux orbes d’ombres sur les humains qui le chargeaient l’épée au poing.

Les projectiles de magie pure traversèrent les cottes de maille et la chair comme du beurre, laissant des trous béants dans les poitrines des humains qui s’effondrèrent raides morts. Invoquant une nouvelle orbe au creux de sa main, le drow se tourna vers l’elfe et cracha :


Donne moi une seule bonne raison de ne pas te tuer.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Notre art est universel [Eliwa]   Lun 20 Fév 2012 - 9:55

Celle-là, on ne lui avait encore jamais faite. Après un geste de grande générosité qui avait impliqué un choix on ne peu plus dur pour sauver une caravane en détresse, un de ses occupant la menaçait de mort. Face à cette proximité avec la mort, le rire fut tout ce qui lui vint à la bouche, avant de répliquer :

- Bonsoir mon sieur drow, s'inclina Eliwa. Puis-je vous rappeler, sans aucune note de défi dans ma voix ou autre s'entend, que sans les elfes, les drows n'existeraient pas ? (et n'en seraient pas là mais telle n'est pas la question :D ) Sans vouloir vous offenser plus que cela, je ne pense pas que la violence soit un bon moyen pour exprimer sa colère. Peut-être pouvons-nous parler pour éclaircir les raisons qui vous font agir ainsi ?

Tout en débitant son blabla qui pourrait peut-être la sauver, l'elfe examinait l'orbe sombre qui s'était formée au creux de la main de celui qui était susceptible de lui enlever la vie. Une désagréable odeur de magie s'en dégageait et cette odeur n'avait rien avoir avec l'odeur de la magie que pratiquait sa mère. Celle-ci était plus sombre, plus prenante et elle lui faisait étrangement mal à la gorge. Elle ne savait pas grand chose de la magie mais elle savait néanmoins que si elle se prenait cette boule, elle risquait d'avoir (très) mal. Elle savait aussi qu'il existait deux sortes de magie mais ses connaissances s'arrêtaient là et elle n'aurait sut dire s'il en existait une bonne et une mauvaise ou une qui guérit et une qui tue (elle n'en savait rien, quoi :mrgreen: ).

Mais étrangement, elle se rendit compte que tout cet univers nouveau pour elle (à partir du moment où elle avait vu pratiquer mais non pratiqué elle-même) la fascinait (même s'il restait le problème de l'odeur à régler).
Elle s'imaginait déjà chevauchant son fière destrier, les cheveux au vent, balançant orbe sur orbe, décimant ainsi tout ceux qui osaient s'en prendre aux faibles ou bien agenouillé près des animaux, soignant leurs blessures... (très puéril, indigne d'une guerrière, mais impossible de l'empêcher d'y rêver Embarassed )

Enfin bon, si elle réussissait à apprendre ces tours de passe-passe, elle se doutait bien qu'elle ne les apprendrait pas en claquant des doigts. De toute manière, ce qui la préoccupait en ce moment, c'était sa vie qui ne tenait plus qu'à une main (en l'occurrence, celle de mon sieur le drow, très aimable personnage ). Elle se demandait ce qu'il ferait d'elle lorsqu'il aurait potassé les âneries qu'elle venait de débiter. Car oui, ce qu'elle avait déblatéré n'était pas bien brillant. Cependant, elle ne frémissait pas (en effet, elle aurait bien voulu survivre mais, c'était les aléas de la vie, les accidents du quotidien). Enfin, elle n'était pas encore morte, tout était encore jouable... Restait plus qu'à attendre.
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Haldren Umbarion
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MessageSujet: Re: Notre art est universel [Eliwa]   Lun 16 Avr 2012 - 7:51

[HRP : post rapide pour clore le rp]

Le drow fut un peu surpris de ne pas constater une réaction de peur panique sur le visage de l’elfe. Pourtant, au vu des rapports peu amicaux qu’entretenaient les anciens frères, cela aurait paru logique. Mais non, la peur semblait complètement anesthésiée par l’intérêt et la curiosité envers l’orbe que le mage tenait toujours dans sa main. Voilà qui n’était pas banal, surtout venant d’une guerrière.

Étendant ses perceptions, Haldren tenta de « sentir » son interlocutrice. Pas la sentir pour vérifier si elle avait pris un bain bien entendu, mais la sentir pour tenter se saisir une aura de pouvoir en elle. Et de fait, le Ditronw Da’re perçut une petite flamme au cœur de l’elfe, si faible et si fragile pour l’instant mais qui peut être un jour s’épanouirait. Cependant, comme tous les pouvoirs latents et non éveillés, en mesurer précisément l’étendue se révélait presque impossible surtout en un si court délai.


Curieux… une guerrière sensible aux arcanes et qui ne cherche pas à développer son don ? Si j’avais le temps, cela vaudrait la peine d’en apprendre plus, mais tel n’est pas le cas

Fixant son regard sur une colline au loin, le mage activa son art et se téléporta, laissant Eliwa se débattre avec la perplexité que pouvait créer ses dernières paroles.
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