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 Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !

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Aemon IV d'Ancenis
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MessageSujet: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeLun 2 Avr - 7:39

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Favrius.
Le printemps arrivait enfin et le redoux faisant fondre les neiges, dégelant ruisseaux et rivières de montagnes et plateaux, permettant également une aisance de déplacement nouvelle. Ancenis, peu à peu, se découvrait et les petites gens affluaient de nouveau dans les ruelles, animant la cité d'un tumulte odorant de troc et d'échanges commerciaux en tout genre. Des épices parvenues de Berdes attiraient l’œil d'un quelconque marchand tandis qu'un autre luttait pour avoir le monopole des soieries langecines. Du poisson salé, des jambons, des lainages et toute autre sorte de produits arrivaient, goutte à goutte, dans la ville millénaire. Primeprestre avait joué de ses bélières toute la matinée et le vacarme commençait à vous labourer et les tympans et le moral. Qui d'aventure aurait pu croire que même les prêtres bourgeonnaient de liesse à l'arrivée des beaux jours ? Quoi qu'il en soit, Aemon, à Vielmot, prisait par dessus tout la vue d'un peuple joyeux et gai. L'hiver n'avait été que trop terne et silencieux, hors mis la bise gelée qui vagissait tel un enfant mourant, Ancenis était morte et muette.

S'octroyant un petit moment de paix il convoqua ses gardes émeraudes pour une sortie citadine. Une folie, peut-être, mais il lui fallait bien s'aérer l'esprit et la tour du donjon ne laisser passer que peu de courant d'air, hélas. Il se mit en valeur ce jour-ci. Attachant sa crinière en arrière et démêlant sa barbe drue, tout un rituel. Sortir sans protection ? Une absurdité ! Un écuyer lui porta son harnois ainsi qu'un manteau d'un vert intense. Attachant son paludamentum avec une fibule cisaillée à l'allure d'une chouette vermeille et ornée d'un saphir bleu presque transparent il avait fière allure et se sentait enfin prêt à en découdre avec la guerre riveraine. Pari passu ils se dirigèrent vers les écuries et où les attendait, à chacun, un palefroi s'accordant ainsi avec leur belle tenue de chevaliers en arme et, finalement, franchirent les portes de la citadelle, cheval en place et tête haute. La noblesse en tournée, les gueux s'en retournent et pour cause ! Tous clinquants et étincelants, armure polie et apparats moirant. Le petit contingent se frayait un chemin à grand coup de : « Faîtes place ! » ou quelques bousculades qu'un coup d'éperon encourageait. Bref, la petite promenade baronniale allait bon train et le soleil brillait pour n'en pas gâcher le plaisir. Post meridiem ils s'en revinrent au château, engaillardis, les gardes s'ébaubissant à pleine gorge et Aemon, fidèle à lui-même, ne faisait que maigrement prendre part à ces pasquinades de bonne guerre, le regard fixe, les lèvres soudées.

Une fois le repas terminé la garde invitée ainsi que les quelques courtisans gravitant autour de la tablée du Baron s'en allèrent. La garde ? Oui, oui, la garde ainsi que des soldats, des miliciens et toutes autres personnes sachant férir et étant au service du Seigneur d'Ancenis. Cette idée lui vint il y a de nombreuses années. A cette époque il n'était pas encore marié, c'est vous dire. Les hommes se battront avec plus de vaillance en connaissant la face de leur suzerain et plus de loyauté en sachant que c'est lui qui les a nourri. Cette petite astuce, il l'entendait bien, servait à s'acheter uniquement un brin de dévouement en plus, mais qui sait ? Peut-être l'estomac d'un soldat parlera en sa faveur lors d'un siège et tous le suivront au rythme de ses gargouillis. Une fois le repas terminé, disais-je, il convoqua l'intendant, lui tenant à peu près ce discours :
« Mandez sir Léopold de Tarde, une quête au nom de son Seigneur l'attend.
_ Votre serviteur, Monseigneur. »
S'inclinant il parti en direction de la volière de laquelle un message serait envoyer au domaine dudit chevalier et agent à la solde d'Aemon. C'est plus tard dans la journée qu'arriva enfin le fonctionnaire. Léopold était un homme fin et élancé, plutôt grand il présentait bien et son regard espiègle ainsi que son sourire narquois s'accordait parfaitement avec ses mouvements graciles et un timbre de voix enjoué autant que chaleureux. Vif au combat il avait mit de côté sa carrière militaire pour s'atteler à ce que sa blessure lui permettait encore de faire, soit : peu de chose. Lors de la Chouannerie il soutint les forces rebelles si bien qu'il y failli perdre une jambe en s'y voyant écoper d'un carreau en pleine cuisse. Le malheureux y manqua se faire couper l'échasse à cause de l'infection, mais par chance y réchappa aisément et sans autre contrecoup qu'une canne à pommeau. Bref, Léopold était l'ambassadeur, à présent, de la Baronnie. S'avançant en cadence avec les « tac ! » de sa canne le long de la Grand Salle il feint de se courber autant que le lui autorisait ses legs. Étendant son bras droit en se relevant il parla d'une voix guillerette, pour sûr Léopold était un luron de premier choix détonnant fortement avec son Seigneur si réservé :
« Monseigneur m'a fait quérir, ainsi me tiens-je devant lui. J'espère le servir au mieux, déclara-t-il avec un sourire candide.
_ Il est vrai, sir. Une tâche vous attend et des plus éminentes. Vous trouverez dans la missive que suit tout ce qu'il vous faudra savoir, lui dit-il en désignant du menton un serviteur.
_ Pardonnez cette impudence Monseigneur, mais, me serait-il permis de savoir en quel endroit m'en vais-je ? questionna-t-il en flattant son bouc.
_ Vous le saurez assez vite De Tarde. J'espère néanmoins pouvoir compter sur vos dons oratoires pour réussir de main de maître cette manœuvre. Je l'espère pour vous, du moins.
_ Monseigneur a-t-il jamais été déçu de mes appétences au vasselage ? Lança-t-il d'un ton désinvolte.
_ Nenni, mais le contraire ne saurait me plaire plus que vos réussites. »
A ces mots, le Baron, ne tenant pas à éterniser cette entrevue s'en alla, laissant en plan l'éclopé qui tantôt se verrait donner une missive contenant ses attributions ainsi que les propositions à faire suivre. Il partait donc en Serramire et sous huitaine. Être prévenu quelques jours auparavant ne l'aurait pas dérangé outre mesure à vrai dire, mais qu'importe. Il s'en irait de Berdes pour rallier Serram, le port à Etherna et filerait droit à travers tout l'Odélian et le Nord pour arriver, finalement, à Serramire, château du Marquis... ou plus précisément de La Marquise. Embarquant, accompagné d'une vingtaine de chevaliers au couleur d'Ancenis et bien évidement de leurs pages et écuyers, à bord d'une caraque, L'olivette et escorté d'une galée, La Chouanne, Léopold se devrait également de veiller à la sécurité des présents qu'escomptait offrir Aemon à sa fiancée si les cinq la lui accordaient. Parmi ces cadeaux de valeur se trouvait une parure d'or sertie d'émeraude par les orfèvres de Velteroc, des soieries langecines et autres tissus richement décorés, un collier vermeil au pendentif ciselé en forme de plume incrusté de rubis ou encore d'autres parfums au flacon de cristal. La petite troupe partie ainsi par un matin de printemps à la merci du soleil levant et de la fraîcheur persistante de la nuit. Ayant le vent en poupe il ne restait plus qu'à mouiller à bon port.


Dernière édition par Aemon IV d'Ancenis le Lun 2 Avr - 16:59, édité 1 fois
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeLun 2 Avr - 13:44

Spoiler:
 

    Le printemps refit voir le bout de son nez, enfin le printemps… entendons nous bien que Serramire est un pays du Nord, donc printemps ou été, les températures étaient nettement inférieures à celles qu’on croisaient facilement dans les pays du sud. Mais le peuple était habitué et certains n’échangeraient pas leur climat contre une simple bourse remplie. Le peuple était donc fait de grand gaillards et de principalement des femmes bien en chair pour se tenir bien au chaud en mangeant de bonne soupe bien grasses et des ragouts d’un montant calorique que je préfères même pas préciser. Alors parler de printemps… Ok quelques degrés en plus, on passe à des températures où l’eau ne gèle plus. Tant mieux mais les Serraminois n’en avaient, réellement que faire. La seule chose qui les importaient réellement était l’agriculture, il était temps de labourer les champs, de semer toutes sortes de légumes, de féculents et de fruits. Donc le travaille ne manquait pas vu la surface consacré à cette activité. Serramire n’était pas considéré comme étant le « grenier alimentaire » pour rien avec son double rendement.

    A Serramire même, dans la « forteresse » car on ne pouvait pas appeler ça palais ou même château, se cachait toujours la même dame. Maélyne d’Outremont, marquise de Serramire, veuve d’Adrien de Bastylle et certainement future dame sans tête si elle n’arrivait pas à résoudre les troubles qu’abritait le Marquisat en ce moment. Cette dame, jeune mère d’une petite fille âgée d’un peu plus d’un an, consacrait toutes ses journées à ses conseillers, à ses entretiens, à ses voyages vers Lourmel, à ses visites politiques. Bref, elle n’avait plus une minute pour elle. Parfois la jeune femme rêvait de s’enfuir pour vivre une vie tranquille, avec un mari aimant et de multiples têtes blondes qui gambadent des les jardins. C’est dans un soupir que la jeune femme revint à elle.


    « Bon allez, encore une journée qui s’annonce chargée » Se dit-elle à elle-même alors qu’elle flottait tranquillement dans son bain.

    Des serviteurs virent l’aider à s’habiller, à la coiffer et surtout à la rendre plus présentable, elle qui arborait une mine pitoyable. Aujourd’hui elle devait se rendre en pleine ville, accompagné bien sûr d’une escorte monstrueuse. Il fallait montrer au peuple qu’elle s’intéressait à leurs cas et qu’elle fait tout son possible pour sortir le Marquisat d’une pauvreté croissante. Entre temps, à la demeure de la marquise, une ribambelle de chevaliers de la maison d’Ancenis venait d’arriver. Maélyne en fût prévenu le plus vite possible. Au départ elle ne posait pas vraiment de question mais ensuite Maé se demandait ce qu'un ambassadeur avec une vingtaine de chevaliers de rang non négligeable venait faire en Serramire. C’est donc au petit trot qu’elle retourna chez elle. Un chez soit qu’elle avait apprécié quitter au petit matin pour n’y revenir que la nuit tombée, mais voilà qu’un imprévu vint gâcher sa journée. Mais bon, elle était marquise après tout.

    Ces hommes furent donc accueillit comme il se doit par l’intendant de Serramire qui restait toujours à la forteresse lorsque Maélyne était absente, celui-ci fit parvenir la nouvelle aux conseillers de la Marquise, qui eux-même l’annonça à Maélyne. Ils furent installés dans une pièce du château pour ensuite être conduit dans une grande salle où se trouvait une table pouvant accueillir une vingtaine de personnes et un trône qui surplombait le tout lorsque Maélyne arrivera, ceux-ci pourront ou non s'y installer. Des boisons ainsi que de la nourriture leurs fut servie. Ils leurs étaient bien spécifié que la Marquise arrivait de se pas car elle était en sortie à l’extérieur. Les deux ambassadeurs commencèrent alors une discussion, pas spécialement en rapport avec la visite de la maison d’Ancenis. Maélyne arriva assez vite et se permet de se changer avant de rencontrer ses invités. Il fallait rester présentable et le bas de sa robe s’était un peu encrassé avec la poussière qu’on trouvait sur les chemins de terre de certaines ruelles. Donc un bain vite fait, une nouvelle coiffure en tout hâte et une nouvelle robe, un peu de parfum et le tour était joué elle pouvait à présent partir à la rencontre de l’homme qui lui demandait audience.

    Maélyne s'installa dons à l'endroit habituelle puis ordonna alors de faire venir ses invités non armés pour les présentations.
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Aemon IV d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeMer 4 Avr - 5:34

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Léopold était un homme courageux, un homme habile à l'escrime et solide à la joute. « Démonté ? Lui ? Jamais ! » C'est ce que certains de ces vilains beuglaient entre deux godets remplis d'on ne sait trop quoi mais qui les rendaient badins comme bavards. Oui, sir Léopold trouvait grâce parmi les cercles fermés des petites gens, sans doute devait-il une telle estime à son lignage modeste et à ses friches qui ne nécessitaient que peu de serfs, pour sûr qu'il ne les accablait pas de tâches avilissantes et pis encore, oui, pis, jamais il n'en rossait, pas même un soufflet dû a un accès de colère, rien ! Cependant, d'aucuns vous contaient qu'il aimait de temps à autre s'épancher avec beaucoup de doigté et de volupté envers ces jeunots de piètre ascendance, s'assurant par là et leur silence et leurs bonnes grâces. Un homme des plus charmants, vraiment, si gentil, si gai et en tout temps. Enfin, c'était un bon jouteur et bien que sa stature, frêle au premier abord, ne laissait présager rien d'autre qu'un gringalet crâne et quelque peu outrecuidant il vous étonnait par ses talents à rester en selle mordicus. Une seule fois chuta, la tête de son adversaire avec lui et que ne fut-il dûment récompensé par sa petite troupes d'éphèbes si dévoués à complaire à leur messire-chevalier De Tarde ? Tendrons et rosières, il les préférait sur les genoux de leur mère plutôt que sur les siens. Cela étant, bien que n'étant pas adepte du fin'amore et virant de bord au gré de sa voile joyeuse il n'en demeurait pas moins un orateur des plus émérites. Après tout, quoi, charmer le jouvenceau est nettement plus difficile qu'enchanter la mie.

Alors qu'un servant s'approchait du contingent pour leur annoncer la disposition de la Marquise à les recevoir et les accueillir certains chevaliers s'empressaient de finir leur auget ou bien déglutissait le peu de fromage qui leur restait coincé entre les dents, « c'est de la haute dont on parle messsires ! » leur avait-il répété le long du trajet et, pour certains, trop long trajet en sa présence. Ambassadeur, il ne l'était pas pour rien, maniant le verbe de manière magistrale il savait piquer l'intérêt d'un noble réticent à écouter ce qui semblait des boniments grossiers, presque logorrhéiques. Ainsi, tous désarmés, du moins à première vue, certains ne voulant pas se débarrasser de leurs épées, par précaution qu'ils disaient et portant haut les bannières d'Ancenis, d'un vert profond qui ondulant révélaient une chouette d'argent donc les yeux paraissaient vous suivre de manière compendieuse, discrète, presque obscène, s'apprêtaient à visiter la Marquise. Par la grande porte ils entrèrent, De Tarde en tête de cortège était escorté par un homme de chaque côté portant chacun un oriflamme aux couleurs de leur terre et Seigneur, Aemon, tandis que les autres suivaient avec de simples étendards toujours du même émeraude intense et, pour fermer cette suite, quelques pages portaient coffres et autres cassettes. S'avançant pas à pas ils défilaient pendant qu'un héraut annonçait chacun de leur nom et titre. Habillé d'une houppelande pourpre aux crevés filés d'argent il se voulait plus riche qu'il ne l'était réellement, mais l'effet escomptait ne manqua pas. Certaines courtisanes gloussaient de son accoutrement alors que les joues leur rougissaient. Fier comme Artaban et claudiquant en s'appuyant à chaque foulée sur sa canne c'était un coq qui pavoisait et pavanait. Assez proche de la Marquise il esquissa un sourire espiègle avant de s'incliner aussi bas que le lui permettait sa patte folle. Prenant enfin la parole après s'être relevé voici ce qu'il énonça :
« Ainsi dont les rumeurs entendues sur la route étaient vraies, Votre Excellence. Madame est bel et bien le joyau du Serramire et tente de nous éclairer un peu de sa beauté par ces temps gris itou mornes, il sourit de nouveau avant de poursuivre, si ma tâche n'était pas de vous faire part des prétentions de Monseigneur Aemon IV d'Ancenis, soyez assurée que je misse à l'effort bien plus d'ardeur afin de savoir vous plaire. »
Il s'inclina de nouveau et claqua des mains. Aussitôt les pages restaient en arrière accoururent et s'inclinèrent avant de déposer les coffrets. De ceux-ci, Léopold en ouvrit le couvercle et décacheta le sceau fait à la cire sur certains flacons. Des senteurs exquises s'en dégageaient et peu à peu embaumant la pièce de mille odeurs exotiques. D'encens, de myrrhe, de lavande... Ne laissant pas la Marquise répondre il poursuivi d'un ton assuré mais tout aussi jovial :
« Ces délicieuses senteurs ne sont que le fruit des pensées du Baron à votre égard, courtoises et de bonne augure, à n'en pas douter. Si de tels mets ne savent vous satisfaire que diriez-vous de ceux-là ? »
Ouvrant un nouveau coffret il en sorti des soieries rutilantes, moirées, parsemées d'or, d'argent, d'écarlate, d'émeraude, chatoyantes et douces. Jouant avec les tissus il les exposa devant la Marquise de sorte qu'elle ne put manquer, même à distance, la finition propre aux tisserands lancegins. Ajoutant alors qu'il déposait les derniers brocarts et étoffes :
« Voyez là, angélique Marquise, la douceur avec laquelle vous traiterait notre Baron et maître, voyez là son plus grand respect pour vous ainsi qu'à votre, un temps, prétendue beauté que mes yeux sauront lui confirmer. Mais, bah ! Ces babioles n'égalent en rien votre présence qui sait les éclipser comme le soleil balaye les nuits froides du Nord. »
Marquant une pause, il ne dit rien, reculant de quelques pas et s'inclinant de nouveau, laissant fermer deux coffres, plus petits que les autres, mais dont le contenu... ah ! Ne pourrait que plaire encore plus à cette Marquise radieuse sachant charmer le regard autant que les sens, du moins, ceux des chevaliers, Léopold ayant des inclinations plus... viriles. Qu'en penserait-elle, de ces « babioles » et que ne voudrait-elle savoir ce que contiennent ces deux écrins déposés intelligemment sur les autres coffres de sorte qu'elle ne puisse les louper.
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeJeu 19 Avr - 14:28

    Maélyne s’était donc installée sur son petit « trône » qui surplombait la salle et demanda de faire entrer les invités après les avoir désarmés. La jeune femme fut directement mise au courant que quelques uns d’entre eux ne souhaitaient pas se défaire de leurs armes. Soit, Maélyne demanda donc un petit surplus de gardes qui l’entourèrent de façon à riposter dès qu’une menace serait détectée. C’est donc un à un que les membres de la maison d’Ancenis se présentèrent. Maélyne répondit en suivant le protocole et avec une politesse minimum exigée. C’est alors qu’un homme se détacha et la jeune femme fut prévenue que cet homme en question était l’ambassadeur.

    « Ainsi dont les (…) vous plaire. »

    Bon, des compliments et encore des compliments, la marquise en était un peu lassée mais autant le laisser parler vu que la conversation se dirigeait ensuite sur un certain Aemon IV d’Ancenis. C’est certainement le baron vu comment il le présente. Les pensées de la jeune femme se mirent à bouillir, elle avait tellement de choses à régler en ses propres terres que la marquise ne se tenait vraiment pas au courant de la politique étrangère. C’est donc avec courage qu’elle essaya de se remémorer le peu qu’on lui avait apprit lorsqu’Adrien était encore de ce monde.

    « Ces délicieuses (…) diriez-vous de ceux-là ? »

    La jeune femme n’eut même pas le temps de réagir à sa première phrase qu’elle vit un défilé de coffres et entendit une seconde prise de parole. Alors comme ça, on est venu offrir du luxe à la jeune demoiselle ? Il fallait donc pas plus d’une fraction de seconde pour que la marquise comprenne enfin ce qui se cachait derrière tout ceci. C’est donc en affichant une expression tout à fait contraire à ce qu’elle aurait normalement dût ressentir qu'elle regarda le défilé de cadeaux. Certes c’étaient de beaux présents, des parfums, de la soie, etc etc mais Maélyne n’était pas le genre de femme à réclamer encore et toujours plus de richesse. Mais soit passons à la suite.

    « Voyez là, angélique Marquise, l(…) les nuits froides du Nord. »

    Maélyne s’efforçait de continuer d’écouter, même si elle n’avait envie que d’une chose c’était d’aller voir sa fille. Mais son rang l’oblige à rester en présence de l’ambassadeur, il ne fallait en aucun cas l’offusquer. La politique, n’était vraiment pas son passe temps favoris. Mais bon la parade de présent finit enfin avec deux écrins posés soigneusement sur les autres coffres. Pouvait-elle enfin ouvrir la bouche ? Elle attendit quelques instants afin de bien vérifier que l’ambassadeur n’avait plus rien à dire. Elle arborait alors un léger sourire, ses hôtes interpréteront certainement cela comme un remerciement silencieux mais en réalité Maélyne souriait car la conversation était quasi finie. Elle prit ensuite la parole. Remerciant déjà ses hôtes d’avoir parcourut se chemin pour venir lui apporter ses présents. Elle demanda ensuite à ce que des remerciements, comme il se doit soit fait à leur Baron si généreux. Maélyne avait en réalité pas encore regardé ce que contenaient ces écrins mais fit remarquer à l’ambassadeur qu’elle devinait fortement ce qui s’y trouvait dedans.

    « Laissez nous je vous prie. »

    Dit elle alors à ses gardes et à ses conseillers, la plus part debout à ses côtés. La pièce se vida alors pour ne plus qu’abriter la marquise et l’ambassadeur. Une fois seule, celle-ci se leva. Cela ne faisait peut-être pas partie du protocole, mais pour une fois elle voudrait avoir une discussion seul à seule avec cet ambassadeur avant de laisser ses conseillers s’interposer. C’est donc ainsi que la jeune femme descendit les quelques marches pour s’approcher de son hôte.

    « J’ai l’impression que tant de générosité n’est pas donné en vain. Vous savez, très cher, même si j’apprécie grandement ces présents, je ne préfère pas m’y attarder pour le moment, je m’en délecterais une fois dans mes appartements mais je sens bien que vous êtes ici pour une toute autre raison. »

    La jeune femme arborait un sourire, certes elle avait commencé un autre genre de discussion, plus personnel peut-être mais pour elle, il n’y avait rien de mal la derrière. On pouvait donc facilement deviner son manque d'expérience mais maélyne ne s'en préoccupait pas. Ce qu'elle recherchait avant tout, était une conversation plus relaxe, elle voulait en savoir plus sur cet homme si généreux avant que ses conseillers ne sautent sur l'occasion.


Dernière édition par Maélyne d'Outremont le Mar 8 Mai - 13:23, édité 1 fois
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Aemon IV d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeMar 8 Mai - 1:00

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Elle demandait la solitude et la paix si bien que Léopold comprit ce qu'elle entendait par ce simple : « Laissez nous. » Aussi bref et concis qu'il pouvait être d'aucuns s'avisaient de lui répondre, lui rétorquer tel ou tel argument et tous s'exécutaient dans l'instant. Adressant un regard en coin à ses chevaliers, à son escorte, pourtant de bien plus haute extraction de que la sienne, eux aussi obéirent promptement et décampèrent en laissant, alors, dans cette si grande salle un vide que, seuls, deux être peuplaient encore. Elle descendit les quelques marches qui la séparaient du sir de Tarde et celui-ci ne manquait pas de s'incliner, à chaque fois plus bas lorsqu'elle s'approchait et s'approchait encore, si bien qu'il sentit son poids faire flancher sa jambe estropiée, prenant appui sur sa canne tant bien que mal, serrant les dents et s'efforçant de garder ce sourire tantôt candide, tantôt espiègle. Il restait muet, attendant, poliment, que la Marquise daigne lui accorder la parole et il attendit qu'elle eut finalement terminer pour en convenir. Il se redressa lentement, sentant alors son dos craquer et son bras trembler. Décidément, les courbettes ne lui manquaient pas outre mesure.
« La clairvoyance de Madame m'a percé à jour et je me dois bien de vous confessez que vous êtres dans le vrai. Ces cadeaux m'ont été remis, à votre égard, par le Baron d'Ancenis lui-même qui a eu vent de votre malheur, la perte de votre époux, mais également de votre beauté. Allons droit au but, si vous le permettez. »
Léopold s'approcha alors des deux écrins encore intacts et saisi le premier. Il lança un regard à la Marquise et sans tarder ouvrit la cassette. Celle-ci contenait le collier à la plume incrusté de rubis. Des cadeaux il lui en avait fait, nombres de cadeaux, mais ces deux derniers étaient particuliers car il se devait de les présenter pour une raison toute aussi particulière. Prenant délicatement ledit collier entre les doigts et s'appuyant sur sa canne de l'autre main il le leva pour le montrer à la Marquise et prenant un air plus sérieux, détonnant quelque peu avec ses traits d'habitude si détendus.
« Madame, je serai franc. La raison de ma venue ici n'est ni plus ni moins celle d'organiser une rencontre entre vous-même et Monseigneur d'Ancenis. De ma visite il espère vous voir acquiescer à sa demande de fiançailles qui sera scellée par votre acceptation de ce présent-ci et du dernier qu'il espérera vous voir porter lors de votre entretien. Vous comprendrez, je le sais, qu'il n'ait pu se déplacer lui-même car les fonctions de la noblesse exigent bien de son temps, vous en conviendrez. »
Marquant une pause il reposa le collier à sa place, dans l'écrin, sans pour autant fermer le couvercle. Il se dépêcha alors d'ouvrir la seconde et ultime boîte. Celle-ci contenait une parure d'or ciselé et incrustée d'émeraude, la couleur d'Ancenis. Il n'osa la saisir, préférant la laisser bien à sa place et s'écarta pour en laisser le loisir de la contemplation à la Marquise. Il ajouta, finalement :
« Voici le cadeau de fiançailles que vous fait mon seigneur et maître. Sachez l'accepter, sachez en accepter la symbolique de son attachement et aussi y voir toute la sincérité de ses demandes, aussi effrontées peuvent-elles paraître. Nous discuterons, je le pense, d'un quelconque déplacement de votre part en Ancenis avec vos conseillers, mais je vous prie Madame de ne pas oublier ce qu'un tel accord signifierai. Monseigneur d'Ancenis est frère de l'actuel Régent, aussi je vous laisse imaginer quelle aide il pourrait vous apportez dans votre lutte actuelle. »
A ces derniers mots, Léopold prenait presque un ton suppliant, il ne voulait pas surjouer, ni même paraître hypocrite, mais il laissait sa légèreté de côté, pour une fois, de plus qui dans le Royaume n'était pas au fait de ce qui se passait en Serramie. Les châtelains se soulevaient contre leur propre Seigneur, bafouant par là même les lois de la féodalité. Léopold savait tout aussi pertinemment qu'une aide extérieur à Serramire pouvait être dangereuse pour la Marquise ainsi qu'à son autorité, mais la place qu'occupait le Baron d'Ancenis, sans parler du prestige de cette famille aussi vieille que le Royaume lui-même, jouerait en sa faveur. Les liens du sang prévalent et prévaudront toujours et par chance, ceux d'Aemon étaient purs, sans ambages. C'était un homme droit, un homme de parole, une esprit aiguisé et cultivé, mais ce qui allait peser le plus dans la balance, à n'en pas douter, était le nombre de ses soldats ainsi que sa capacité à gérer une terre en proie au chaos. Si la Marquise n'entendait lui accorder pleine confiance en acceptant et ses cadeaux et ses demandes, ses conseillers, eux, sauraient voir l'opportunité et peut-être la saisiraient.
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeMar 8 Mai - 13:51

Spoiler:
 

    La jeune femme, debout à seulement quelques mètres de son interlocuteur attendait réponse. Même si au fond d’elle-même, elle savait déjà ce qu’il allait lui proposer mais bref. Maélyne voulait avoir le cœur net et l’entendre de vive voix. C’est donc face à un homme qui se dévoila enfin que la marquise se tenait.

    « La clairvoyance de (…) Allons droit au but, si vous le permettez. »

    *Oui, allons droit au but* Se dit-elle sans avoir fait sortir un seul mot de sa bouche. La jeune femme arborait simplement la même expression. Il se déplaça donc vers les écrins, il allait certainement lui montrer le contenu et lui expliquer plus en détails les souhaits de Monseigneur d’Ancenis.

    « Madame, je serai franc. (…) vous en conviendrez. »

    Maélyne avait tapé en plein dans le mille, c’était donc bien une demande de mariage qui se cachait là-dessous. Forte heureusement la jeune femme avait fait partir le reste de la salle car après cette révélation, ces conseillers auraient certainement sautés sur l’occasion. Ils ne se sont pas encore rendu compte que tant que Maélyne serait veuve, ils auraient du travail. Une fois qu’elle saura marier, cette même femme n’aurait plus besoin de leurs services. Mais soit. Laissons les travailler encore un peu.

    « Voici le cadeau de fiançailles (…) quelle aide il pourrait vous apportez dans votre lutte actuelle. »

    Face aux bijoux, la réaction de Maélyne ne changea pas. Disons qu’elle était la seule de la famille à ne pas vraiment apprécier les dorures et tout autre objet précieux qui devenaient de plus en plus farfelues à ses yeux. C’est donc avec une attention des plus médiocres qu’elle regarda les présents. Certainement que ce seigneur d’Ancenis et son ambassadeur ici présent pensent que toutes les femmes ont une faiblesse pour les bijoux. Malheureusement pour eux, ce n’était pas le cas de Maélyne. Il y avait néanmoins une chose importante qui l’interpella. Ce fameux Aemon est donc le frère de l’actuel régent ?

    *Intéressant* Se dit-elle en s’avançant vers les écrins.

    Une fois arrivé à leur hauteur elle les ferma doucement et accorda un sourire au boiteux.

    « Je remercie déjà votre seigneur de me porter autant d’attention, ces présents sont d’une beauté encore inégalée en Serramire. Je prends donc conscience de la demande de Monseigneur Aemon d’Ancenis. Voyez-vous, Serramire est dans une position que vous connaissez sans doute et je me dois de respecter mon peuple et mes terres, déchirées à cause d’un conflit permanent. L’appuie d’un tel homme que votre Seigneur ne sera donc pas refusé. »

    La main de la jeune femme était posée sur l’écrin qui contenait la parure d’or sertie d’émeraudes et elle n’avait pas bougée de là depuis la reprise de parole.

    « Je vous invite à ma table pour le dîner, nous pourrions alors discuter plus amplement sur cette « aide » que pourra me fournir votre Seigneur. En attendant soyez la bienvenue dans ma demeure et permettez moi de vous offrir l’hospitalité à votre escorte complète le temps qu’il vous plaira. »

    Maélyne appela alors plusieurs serviteurs. Ils leurs demanda de prendre soin de ses hôtes et de leurs montrer leurs appartements s’ils décidaient de rester pour la nuit. La marquise leurs demanda également de porter les différents coffres dans leurs appartements. Elle invita alors l’ambassadeur de faire comme chez lui en attendant l’heure du dîner.

    Les occupations de Maélyne lui prirent alors encore beaucoup de temps et pas des moindres vu que le reste de la journée elle l’avait passée avec sa petite fille qui grandissait de jour en jour sans même qu’elle puisse en être spectateur.


    *ce mariage pourra enfin nous réunir* Se dit-elle en adressant un sourire des plus joyeux à sa fille. C’est donc ainsi, pour une fois, que la marquise passait son temps jusqu’à ce qu’on vienne la chercher pour le dîner qui était enfin prêt. Aline fut alors confiée aux nourrisses.

    La salle où la marquise dinait habituellement fut réaménagée et une longue table y fut placée. L’organisation de celle-ci avait déjà été décidée. La marquise avait demandée à ce que l’ambassadeur soit placé auprès d’elle. Et ce fut le cas. Le dîner fut lancé après un bref discours de la jeune femme, invitant ensuite ses convives à commencer à se sustenter. C’est alors que la jeune femme entreprit une conversation avec le boiteux. Demandant de plus amples informations sur la baronnie d’Ancenis.
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Aemon IV d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeMer 16 Mai - 2:35

FOT-EN-CUL BOITEUX ET ABOUCHEMENT ACTIF !
Favrius.
Le repas que l'on servit était des plus fastueux, faut-il dire qu'il y avait bouches à nourrir cette nuit à Serramire. L'on tintait avec enthousiasme les coupelles et autres gobelets, hélant de-ci de-là quelques servantes et servants pour qu'ils vous remplissent le godet aussi sec. La bière coulait sans pusillanimité pour les bancs en contrebas tandis qu'un vin épicé, aux relents de clous de girofle et autre muscade vous emportez loin, loin de Serramire et sa fraîcheur de marbre, pour la table de la Marquise. Belle à vous en crever le cœur, icelle avait réservé une place de choix à notre bon Léopold qui, fin gourmet, mangeait et buvait tout son soûl. Aux entremets, c'est bien le rôt qu'il attendait. Ce cochon-de-lait et ces quelques poulets au fenouil ne faisait que lui mettre l'eau à la bouche et digne d'un limier s'en pourléchait les commissures tout en flattant son bouc. Sirotant son vin aux épices il ne pouvait s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant deux chevaliers ancenois se disputer un matefaim aux œufs frais, donnant à cette crêpe une allure des plus savoureuse. Lui-même, en observant son tranchoir encore tâché des restes de flan siennois et son bol de cretonnée de pois cassés accompagné de morceau de porcs ne put s'empêcher de sentir son estomac gronder et préféra pallier ce malaise par une discussion qu'il savait inévitablement inévitable. Il entama la colloque avec la Marquise, lui ventant les mérite de telle ou telle châtellenie, au diable vauvert pourtant que tout ceci et ces nobles bacheliers. Circonlocutions que voilà afin d'y perdre la belle Dame, mais circonspect tout de même, de Tarde n'en voulait qu'y trop bien arriver au dénouement par ces dithyrambes sur les hommes d'Ancenis. Il leur en vantait le mérité, parlait de ces vaillants antrustions, mais à quelle fin ? Celle d'y amener la raison principale de sa venue, une offre de mariage et une aide tant militaire que politique pour relever le Marquisat et ainsi réaffirmer l'autorité de cette Dame-Seigneur sur ces feudataires récalcitrants, ces forfaiteurs, ces félons, ces parjures de la pire espèce ne méritant rien de plus qu'une hart bien sèche et une branche solide. Alors que la suite du banquet arrivait et profitant de l'agitation soudaine, de Tarde se pencha plus avant vers la marquise et lui glissa doucement à l'oreille, comme une confidence, sans ses conseillers méfiants à l'écoute :
« Un mariage, Madame, vous apporterait bien plus que la protection d'un homme, Monseigneur est maître d'une armée et d'une terre qui ne louage que le retour mérité de son suzerain. Pensez-y, je vous en conjure. A mon départ de Serramire, j'ose espérer que vous me répondrez par l'affirmative et sitôt fait, considérez pas moins de six-cents épées de plus dans vos rangs... »
Avec légèreté il se redressa et accueillit joyeusement les nouveaux mets.
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MessageSujet: Re: Fot-en-cul boiteux et abouchement actif !   Fot-en-cul boiteux et abouchement actif ! I_icon_minitimeMar 22 Mai - 11:58

Spoiler:
 

    Marquise de Serramire, un rôle qui bien sûr comporte bien des risques vu les tensions internes qui se déroulent actuellement. Et ce dît rôle, Maélyne n’était pas prête à le supporter, à la porter sur les épaules et à en supporter les conséquences. Cette jeune femme était encore jeune, seulement vingt-deux années, avec aucune expérience. Il fallait donc avouer qu’elle fonçait tout droit dans un mur, heureusement ce fameux mur c’était un peu éloigné grâce aux conseils avisées de trois hommes dont elle demanda l’appuie lors de la mort d’Adrien. Mais même bien entouré, il fallait tout de même avoir de sacré tripes et un sens du règne assez aiguisé pour pouvoir maintenir une quelconque paix en Serramire. Cette demande en mariage tombe à pic diriez-vous, et bien pourtant, aussi bien Maélyne que ses trois conseillers se posèrent des questions. Ancenis est une bonne maison, mais cette famille se répand un peu trop sur la péninsule au goût de certains. Alors c’est quitte ou double. Ou bien Maélyne acceptait ou bien la jeune femme refuse la demande au risque de vexer le Baron. C’était une position tout à fait délicate.

    Maélyne sortait de ses pensées lorsque tout d’un coup elle entendit des mots qu’on lui susurrait à l’oreille. Donc le baron était prêt à lui fournir 600 hommes ? Était-ce une blague ? Une simple demande envers ses vassaux lui en aurait fournit plusieurs milliers. C’est alors qu’elle se demanda pourquoi elle n’avait pas fait cela plus tôt. Cela prouve encore une fois qu’elle n’était pas apte à gouverner une quelconque terre. Son visage changea d’expression petit à petit. Il lui fallait avoir conseil c’est donc pour cela que Maélyne en discuterait seule à seul avec ses conseillers le lendemain. En attendant, profitons donc de ce festin, la nuit porte conseille d’après ce qu’on dit. C’est donc des invités gavés et qui titubait assez que Maélyne quitta pour regagner ses appartements. La jeune femme put avoir plusieurs discussion avec l’ambassadeur, discussions qui a put répondre à certaines de ces questions. Avant de quitter la table, de remercier ses invités et de leurs souhaiter une bonne nuit, Maélyne convia ses conseillers le lendemain à la première heure.

    C’est donc une mauvaise nuit que Maélyne avait passée. Elle se leva plusieurs fois, s’éclairant d’une simple bougie pour se rendre jusqu’au petit lit d’Aline, sa petite fille. La verrait-elle grandir si elle refusait ce mariage ? Et si on arrivait à lui retirer son titre ? Et si elle devait quitter ses terres avec sa petite fille ? Quelle vie vivra-t-elle ? Toutes sortes de questions qui ne voulaient pas quitter l’esprit tourmenté de la jeune femme. Elle espérait néanmoins que sa petite réunion du lendemain éclaircira quelques points.

    C’est donc avec une tête de déterrée que la jeune femme se réveilla, heureusement son bain du matin la réveilla un peu plus. C’est donc d’un pas décidé qu’elle se dirigea vers le jardin. Les températures étaient encore fraîches en ce mois de Favrius mais Maélyne voulait profiter du peu de soleil présent ce jour là. C’est donc en se promenant que la discussion entama. C’est au bout de deux longues heures qu’ils se mirent enfin tous d’accord. C’est donc durant le repas de midi que Maélyne annoncera sa décision à l’ambassadeur.

    C’est donc un repas un peu moins copieux que la soirée d’hier qui fut servit à l’ensemble des invités. Les conseillers entamèrent une discussion avec différents membres. Maélyne quant à elle préféra s’adresser directement à l’ambassadeur.


    « Très cher, après réflexion, la proposition de Monseigneur Aemon me paraît intéressante. J’aimerais toutefois rencontrer votre seigneur. Discuter avec lui avant de prendre définitivement mes positions. Je me doute bien que si vous avez fait le voyage c’est que son emploi du temps est assez chargé. Moi-même je me rends d’ici peu en Alonna pour affaires. Comprenez bien que ce n’est pas un refus envers sa demande. »

    La jeune femme marqua une pause en buvant une gorgée pour ensuite continuer.

    « Je souhaiterais simplement le rencontrer. »

    Maélyne expliqua ensuite qu’il sera accueillit comme il se doit après son retour d’Alonna. Après tout, c’était sa demande, alors à lui de se déplacer en Serramire.
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