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 Parti de loin pour atterrir dans un bordel

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Casèr Gloral
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MessageSujet: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Mar 15 Mai 2012 - 20:33

Une nouvelle nuit passée à cauchemarder, être réduit à subir de telles visions quotidiennement. Était-ce réellement l’œuvre de Mogar ou une simple folie? Refusant catégoriquement la deuxième option, Casoair Gloral, le plus fameux mercenaire ayant jamais foulé la Péninsule, se réveillait doucement. Installés momentanément dans une clairière d'Etherna, le commandant mercenaire et ses hommes partaient pour l'Est. La raison était évidente, il y avait du grabuge là-bas. Glenn Hereon aurait besoin de toute l'aide disponible. Compagnon d'armes un jour aux côtés d'un mercenaire ne signifiait pas toujours qu'il vous demeurerait loyal mais là c'était différent. Si Naelis s'en sortait, elle pourrait servir de lieu de refuge ou de bastion à la compagnie. Refuge à préserver des Sombres, des Destructeurs comme préférait les appeler Casoair. Des attaques devaient être courantes mais un assaut concerté des Drows pourrait être unique. Les Marts ne pouvaient rater une telle occasion. Preuve de leur dignité humaine ou simple impétuosité? Avec un tel appui, Naelis ne pourrait tomber. L'évidence fut d'y parvenir expressément.

Le mercenaire se revêtit de sa sombre armure. Tandis que les archers longs partaient en éclaireurs à l'avant dirigés nouvellement par Talmak, le restant des Marts démontaient le camp avec empressement. Alors que Traknar remettait son destrier à Casoair pour la marche, le commandant ajustait son baudrier. Tout sourire, il enfourcha le cheval acheté il y a un peu à bonne adresse. Seul lui jouissait de ce privilège. Se fatiguait-il des marches incessantes qui caractérisaient tellement sa compagnie? Dans le même temps, Talmak progressait à bonne allure parmi les broussailles tentant vainement de l'écorcher. Arc en main, il furetait à pas décidé et son escouade le suivait. Il était confiant en l'avenir car sûr à présent qu'il était l'unique lieutenant de Gloral, le seul qui pouvait prétendre à sa place comme il l'avait déjà fait quand il crut vraiment à sa chute. L'homme le plus fidèle au commandant se détacha des autres un instant, après avoir entendu un bruit plus que suspect. Une fois sa cible acquise, le trait transperça le côté du téméraire. Un bucheron ici? S'était-il perdu ou avait-il fait mauvaise rencontre? Telle fut la fatalité. Talmak s'approcha du jeune homme à terre, souffrant, le souffle en difficulté. Après lui avoir murmuré quelques mots à l'oreille, les hommes virent leur officier achever le malheureux d'un coup de poignard habilement placé.
"Planquez-le dans les fourrés, vite. Allez vous autres, on continue le boulot d'avant-garde." Ils ne refirent plus d'erreur. [...]

Casoair se tenait fièrement sur son palefrenier. Son armure lui pesait, les rayons du soleil venaient l'incommoder et la chaleur devenait impitoyable sous ce plastron de fer. L'arme au côté droit et poing fermé sur les rênes, il essayait de s'adonner à quelques réflexions malgré la fatigue qui l’étrennait. Naelis était à moins de 100km. Ils y seraient bientôt. Sa tête lourde se balançait avec monotonie d'un côté à l'autre. Il semblait vouloir combattre l'épuisement mais le cavalier se lassait de sa chevauchée. L'après-midi était bien avancée lorsque la compagnie parvint en un lieu convenable pour s'installer. Les archers longs étaient revenus et avaient annoncer que des tours de guet avaient été placé non loin de là et que tout mouvement de troupe serait signalé. Inutile d'alerter tout Naelis. Ils n'étaient pas venus pour piller. C'était à l'ombre d'une colline verdoyante et d'un chêne centenaire que le capitaine descendit de selle. Il fut décidé d'établir un campement semi-permanent en ces lieux. Talmak approuva mais expliqua qu'une attaque de toute nature était à prévoir. Lorsque Casoair assura qu'il en tenait compte, les Marts se mirent en action. Aussitôt dit, aussitôt fait. La soixantaine d'hommes était nettement visible depuis la colline, aussi l'on fit en sorte que cinq sentinelles s'y tiendraient. Elles avaient pour ordre formel de prévenir toute offensive drow ou monstrueuse et surtout humaine.

Au soleil levant, Casoair était déjà au dehors. L'herbe était humide en raison de la bruine et une cape cédée par Talmak put envelopper le corps du capitaine. Rapidement, celui-ci expliqua à qui voulait l'entendre qu'il partirait hors du campement pendant trois jours afin de négocier des contrats. Talmak insista lourdement pour se joindre à lui mais aucun officier n'aurait pu alors prendre le commandement du camp. Sur ordre de Gloral, il dut rester. Les Marts virent leur âme se détacher dans la pénombre environnante...
Fier sur un destrier trempé, éprouvé par une pluie battante, Casoair sentait le froid glacial s'emparait peu à peu de son être, tandis que de fines gouttelettes perlaient déjà sur sa cuirasse. Las et exaspéré par une interminable rincée, le commandant des Marts aperçut enfin, au bout de quelques heures passées à supporter l'orage, un écriteau branlant tenant par une chaine à une poutre éprouvée où fut inscrit ces mots
« Entre les cuisses ardentes ». Au premier abord, Casoair ne fit pas attention au sens et entreprit d'attacher son destrier dans un cabanon, plus qu'une écurie, prévu à cet effet. Ceci fait, il entra d'un pas décidé à l'intérieur de la bâtisse. Quelle fut son horreur que de constater que l'auberge était aussi bien entretenue que la coiffure du premier soiffard rencontré ! Un lieu où régnait l'insalubrité, la crasse et un désordre apparent se présentait sous les yeux médusés de Gloral. Force que de constater que le tavernier était un paresseux pourceau affublé d'une vision à peine plus affûtée qu'un souriceau. S'approchant de manière perceptiblement emportée, Casoair remarquait que des tables étaient retournées, des bouteilles brisées et au-delà une crasse notable.

« Tavernier, c'est ainsi que tu gères un établissement? N'as-tu aucun hôte qui mérite un minimum d'hygiène et de bonne accueil? Présenter une auberge en si piteux état me paraît largement insultant, tu ne crois pas? »

Tout d'abord révolté par ce manque flagrant de respect, le tavernier se radoucit alors qu'il aperçut en un clin d'œil l'épée au côté gauche du mercenaire. Casoair n'hésita pas à s'en jouer, rejetant sa cape trempée et révélant son pommeau luisant:

« Mais, Monseigneur, je n'attendais à pas un hôte de votre stature. Veuillez excuser le manque de soin dont je fis preuve. Vous... vous n'êtes pas sans savoir que vous êtes ici dans un bordel, Monseigneur. Loin de moi l'idée de vous juger mais je ne songeais pas à voir une main armée venir se détendre en compagnie des filles de joie de mon établissement. »

« Je vois. Je n'ai pas dû faire attention au sens premier de votre écriteau. En tout cas, cela n'excuse nullement l'état des lieux. S'il advient un jour que je repasse ici, soyez certains que j'appellerais la garde afin de vous dépouiller de tout bien; il est inconcevable d'installer quelques personnes que ce soient dans de telles conditions de vie. Allez, servez-moi une bière, vous avez bien ça, non? »

Casoair reçut en réponse une bonne pinte et s'offusqua lorsque l'homme lui demanda de le payer. Subvenir aux besoins d'un homme qui ne se soucie pas de son établissement? Il lui assura en échange qu'il paierait largement tout service rendu par les catins qui se présenteraient. Ainsi, le « tavernier » dut installer correctement l'apparent noble. Il retourna en vitesse une table, l'essuya avec un torchon trop gras et lui tendit un tabouret à peine décrassé. C'est en ce lieu qui rendrait fou tout vrai noble ou tout attaché à la propreté que Casoair passa sa soirée qui s'annonçait particulièrement calme; il n'y avait aucun autre homme dans la salle.
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Le Charognard
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Sam 19 Mai 2012 - 20:20

Ithri'Vaan... voilà un pays bien miséreux, songeait Tebryn. Terres maudites, entre celles des Drow, sa propre race, et celles des hommes. Terres des vautours dans leurs genres, cependant. On s'y chamaillaient le moindre bout de désert, la moindre route commerciale... La guerre y était un marché florissant, et le climat de peur instauré par la proximité des drow n'était que meilleur pour des affaires humaines. Si Tebryn avait été habitué à les cottoyer depuis longtemps, il s'étonnait toujours de la malice de Vanek qui les trimballait d'un bout à l'autre du continent. Mais cette fois, cela semblait plus... sérieux qu'une simple affaire. Ils avaient brutalisés quelques commerçants dans le dernier village qu'ils avaient visités - c'était il y a plusieurs jours déjà -, pour le compte de quelques malfrats trop peureux pour se montrer dans le bourg. Les quelques sous gagnés avaient vite été dépensés en vivres et ils s'étaient remis en marche. Ils avaient campés un peu plus loin dans la plaine, à l'orée d'un bois, sans chercher à se dissimuler. Vanek était las du voyage et organisa les tours de guet avant de disparaître dans sa tente, sans même discuter ou chanter gaiement autour du feu comme le faisaient sa joyeuse bande de brutes. Tebryn l'avait alors rejoins, pas vraiment friand de la camaraderie humaine qu'il trouvait empreinte d'une naïveté sans égale, et d'une stupidité répugnante. Tout comme l'odeur corporelle de la plupart de ces mercenaires... ah ! Des brigands de grand chemin plutôt... Quelle compagnie d'étrange allure que ces grands gaillards, la plupart sortaient des prisons d'Ydril ou d'anciennes bandes de malfrats et de pirates, et aucun ne pouvait prétendre n'avoir jamais franchis la barrière de la loi.
Enfin ! Qui était-il pour les juger, lui, Tebryn de Meca, le détrousseur ? Seul Vanek comprenait son art... D'ailleurs, le regard fixe que lui lançait le pirate le tira de ses songes.

- Je peux t'aider, Tebryn ? dit-il doucement en enroulant quelques documents tâchés d'encre et en piteux état.
- Qu'est-ce que tu mijottes, vieille canaille ? dit le drow, souriant amèrement. Il n'aimait guère qu'on lui cache des choses et était habitué à parler assez franchement à Vanek, mais il allait devoir prendre des pincettes pour lui tirer les vers du nez.

Vanek ricana avant de s'asseoir sur le tas de peau sur lequel il dormait, attrapant une bouteille de rhum qui l'attendait à côté de son bougeoir.

- Toujours aussi curieux, hein ? Necro me pose bien moins de questions. Même Draugr a fermé son clapet quand nous nous sommes remis en marche.

- Je ne suis même pas sur que Necro ait la notion de... discussion.
- Nous sommes presque arrivés. Encore quelques lieux...
- Nous sommes très prêts de Naelis, est-ce notre destination ?
- En effet. Je ne savais pas que tu savais lire une carte, ricana Vanek.

Le drow rit jaune avant de lancer un regard amer à la Charogne.

- Allons. Arrête de me prendre pour un ignare, je ne suis pas un vulgaire mercenaire. J'ai vécu plus que tous tes hommes réunis, toi y compris.
- Nous allons rejoindre le grand chef.
- Encore cette histoire de compagnie... Ton image de grand brigand te sciait tellement bien...
- Mercenaire paye mieux que racketter des grands-mères et des paysans... De plus, je seras enfin un brave citoyen aux yeux de la loi...
- Tu ne m'as pas beaucoup parlé de ce... Rempart de l'honneur martial... Ils ne pouvaient pas trouver plus long ?
- C'est une compagnie de mercenaire, leur chef est Casoair Gloral. J'ai échangé des lettres avec lui et je l'ai rencontré il y a quelques mois déjà. J'ai prêté allégeance à sa troupe, ah, et au nom de vous tous aussi.
- Hmpf.
- Nous aurons beaucoup d'or à la clé... enfin, s'il a dit vrai. Il avait l'air un peu rustre et vieille école, mais si ce que j'ai entendu est vrai... On a trouvé un bon parti. Il nous a laissé nous gambader tranquillement jusqu'ici, mais il a besoin de moi à Naelis. Je vais le rejoindre là-bas
- Bien... j'irais avec toi.
- Si tu veux. Les autres camperont en dehors des faux-bourgs. Je ne veux pas me faire remarquer.



****
- Entre les cuisses ardentes...
- Cela m'a l'air d'être un charmant endroit, répondit Vanek en tapant l'épaule du drow.

Encore un de ces bordels malfamés songea Tebryn. Son chef s'avança vers le bâtiment délabré, habillé d'une simple tunique aux manches déchirées, faisant vulgairement apparaître ses bras tatoués. Aucune tenue... Il aurait pu faire un effort. C'était une sorte... d'entretien après tout. Il avait l'air d'un taulard. Tebryn, lui, avait revêtu son armure aussi sombre que la nuit et avait aiguisé son épée. Il n'aimait guère les rencontres dans ce genre d'endroit, et il ne pu s'empêcher de se retourner, voyant le long de la route qui sortait de la ville le feu du camp des mercenaires de Vanek. Ils s'étaient tout bonnement installés à l'entrée de la ville, derrière une vieille bicoque abandonnée où Medrioc s'était installé parmi les décombres.

Vanek poussa la porte branlante, suivis par l'elfe noir qui se hâta de lui rejoindre. L'atmosphère de la taverne était lourd, et l'odeur un mélange de sueur et d'alcool bon marché. Faisant grincer le plancher pourri, Vanek dévisagea la plèbe ameutée là, avant de s'approcher du comptoir, jetant un regard dédaigneux au tavernier aussi bien conservé que son établissement. Non pas que l'état du bâtiment le gênait, c'était le genre d'endroit que La Charogne avait fréquentée des années durant et qui avaient vus se passer maintes affaires et bagarres. Le mercenaire en portant encore des séquelles... Cependant, Tebryn, bien plus précieux et arrogant fixait l'endroit avec dégout, repoussant une catin venant trop se frotter à lui.

- Bats les pattes, va donc chercher le réconfort entre les cuisses de tes pairs si elles sont si ardentes que ça... trainée. gronda-t-il sèchement, attirant quelques regards vers lui. Mais globalement le désordre rêgnant dans la maison permit à l'elfe de ne pas déclencher une de ces bagarres d'ivrognes qui se lancent des coups pour le moindre postillon mal placé.

Alors qu'il se dégageait de la femme renfrognée par ses paroles, Vanek le tira par le bras vers une table où un homme seul était assis. Tout souriant, le Charognard tira une chaise pour s'y assoir tandis que le drow faisait de même, fixant leur hôte, détaillant de sa chevelure noire jusqu'aux plis de ses bottes. Devant la sûreté avec laquelle Vanek avait relâché sa garde, Tebryn s'accorda du répis et retira sa main du pommeau de son épée.

- Une belle nuit pour rêver, pas vrai ? soupira Vanek saluant de la tête son interlocuteur.
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Casèr Gloral
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Lun 21 Mai 2012 - 18:13

La soirée était avancée. Casoair était toujours assis à la même table mais depuis beaucoup étaient entrés et commandaient pour satisfaire leur vice, alcoolisme ou luxure. Sans être rongé par un profond intérêt pour l'alcool, le capitaine eut tout de même l'audace de boire plus qu'habituellement et le tavernier le remerciait pour sa consommation. Le sol semblait se dérober sous ses pieds et sa tête sentait les vibrations d'invisibles cymbales. Plus que tout, il savait qu'il avait abusé même pour un mercenaire. Se faisant bien plus discret qu'à l'ordinaire, on ne tardait pourtant pas à le dévisager, sentant qu'il était de haute stature. Un groupe d'hommes à la table voisine accompagné d'un catin ne cessèrent de se questionner et cela même à voix haute, s'échangeant de potentiels raisonnements qui donneraient raison à la présence d'un grand homme en ces lieux. En effet, Casoair n'avait rien d'un vulgaire mercenaire, souvent associé à du banditisme déguisé. Rien de cela, sa cuirasse lourde, ses épaulières de fer noir, son épée au fourreau, le faisaient paraitre tel un homme de combat expérimenté, plutôt chevalier que simplement homme d'armes. Il se disait qu'il était certainement venu en ces lieux pour examiner ce qui s'y tramait, en retrait, afin de faire rapport à son éminent suzerain. Et puis, certains avaient vu un bel étalon dans le cabanon non loin de là et personne n'avait osé s'en approcher, sa robe noire était signe de quelques obscurités pour les péquenauds. Tout était là, on craignait de s'approcher de l'être qui suscitait tant d'interrogations.

Et pourtant, une jeune fille de joie remarquant le mercenaire ne put s'empêcher de braver tout décence. Alors que tous le considéraient comme noble ou du moins chevalier, une catin venait l'importuner. Elle était de bonne taille et sa tenue assez ouvragée, plus entretenue que toute l'infamie qui régnait ici. Son visage n'était pas d'une grande finesse et ne pouvait s'attribuer des louanges mais il n'était du moins pas grossier ou désagréable à apercevoir. D'un déhanché qui en disait long sur ses motivations, elle s'approcha de Gloral, tout sûre d'elle et de sa douce voix, elle lui tint ce langage:


"Mon brave, un homme tel que vous doit avoir une bonne raison pour venir ici à "Entre les cuisses ardentes"... Je peux deviner assez facilement que nos charmes vous distrairaient, venez avec moi que vous soyez noble ou garde, brisons les règles de l'étiquette et de toute morale, allons montez avec moi dans ma chambre, je suis lassée de cette taverne. Accompagnez-moi et vous recevrez bien plus que ce qu'aucune femme ne put jamais vous donner."

Surpris par l'audace de la catin, Casoair releva le menton d'un air hautain sans dire mot. Les deux coudes appuyés sur la table poisseuse, le mercenaire inclinait légèrement la tête sur le côté avec un imperceptible sourire. Il attendit un instant ainsi et prit finalement la main de la fille. Il la fit asseoir à son côté. D'abord plutôt enjoué, il devint en un éclair très distant et froid comme à son habitude.

"Vous n'êtes pas sans savoir que ce que vous venez de faire va à l'encontre de tout un code moral? La chevalerie interdit à tout bon noble de fréquenter des lieux si... sirupeux ! Pour ma part, je suis seulement là pour une affaire alors cessez donc vous et vos confrères de jeter des regards alertes. Si je vous y reprends..."

Casoair ne prit nullement la peine de finir sa phrase, le message fut en effet si bien passé que la jeune fille fut en larmes. Fier de l'effet qu'il avait produit, il reprit une gorgée de bière. Et puis, il n'avait même pas menti. Venait-il de dire qu'il était seigneur? Aucunement. Il avait juste semblé insinuer quelques forfanteries. Alors que la catin fuyait le malotru, elle bouscula avec panache un gras personnage. Celui-ci eut mine de vouloir la réconforter. Hélas pour le Gros, la catin n'avait d'yeux que pour Gloral ce soir-là seulement. Bientôt, alors que Casoair était perdu au plus profond de ses pensées, pensées que je n'oserais pas vous détailler par peur de représailles, un Drow, un Sombre, un Destructeur entrait dans la taverne. Le lieu était certes celui de la débauche mais des limites étaient tout de même fixées. Casoair fut tellement absorbé par l'inspection visuelle du Drow qu'il ne vit même pas un homme s'installer en face de lui, tirant le présent Drow.

-Une belle nuit pour rêver, pas vrai ?

Casoair prit conscience alors qu'il avait en face de lui Varek, l'homme qu'il avait déjà rencontré quelques fois. Il avait eu l'ambition de se renseigner sur la compagnie et désirait ardemment la rejoindre, lui et ses hommes. Étrangement, il inspirait la confiance. Une confiance de fou peut-être mais le mot était quand même là. Casoair sortit alors un objet rond de sa poche droite et le plaça sur la table, exhalant une odeur putride. C'était en fait une sorte de broche plus décoration ou médaille qu'autre chose. Toute d'argent, elle représentait une flamme d'une simplicité déconcertante encerclée d'acier. D'ailleurs, Vanek aurait pu remarquer que la même flamme était gravée dans la sombre armure du mercenaire. Gloral jeta un regard sur l'objet puis plongea celui-ci dans les yeux de Vanek.

"Il est vrai que nous avons là une belle nuit même si je dois avouer avoir pris une certaine rincée." Son regard était empreint de gravité mais le reste de son visage riait à la fin de sa phrase. Il se reprit plus digne. "Je suppose que tu réponds une fois pour toutes à mon appel. Ceci est l'insigne de ma compagnie, la nouvelle. Elle est simple mais elle en dit beaucoup sur nos valeurs. Tu méditeras là-dessus. Eh bien, tu es accompagné d'un Drow? Cela m'incommode mais enfin... Je lui laisse une chance de montrer ce qu'il vaut. Allons dis moi ce qui te pousse à rejoindre ma compagnie?"

Cette dernière question ne s'adressait pourtant pas à La Charogne mais au Drow. En effet, lors des dernières entrevues, les deux chefs en avaient un peu parlé et Casoair savait la position de Vanek dessus. Mais qu'en était-il de ses hommes? Ceci fait, Casoair s'adressait alors à Vanek lui demandant s'il accordait beaucoup d'importance à rejoindre la compagnie et si la vie de mercenaire le tentait tant que ça. Il fallait savoir leurs pensées à fond.
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Le Charognard
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Mer 23 Mai 2012 - 18:12

L'homme semblait songeur et fixait étrangement le drow. La Charogne cru déceler une lueur de haine dans le regard du mercenaire et écrasa le pieds de l'elfe noir qui soutenait avec dédain le regard de l'homme, tapotant doucement son pommeau du bout des doigts, signifiant son agacement. Rapidement, Gloral détourna son regard de l'elfe, et l'échange de sombres regards qui n'avait duré qu'une poignée de second avait pourtant paru durer une éternité pour le pirate. Il fouilla sa poche et posa quelque chose sur la table que Vanek s'empêcha d'attraper instinctivement. Vieilles habitudes... C'était une sorte de broche représentant... une flamme, ou quelque chose du genre. Vanek avait du mal à la distinguer, l'endroit était sombre et ses yeux fatigués par le voyage, de plus, le travail ne semblait pas minutieux...
Instinctivement, Tebryn saisit l'objet, le faisant tourner entre ses longs et fins doigts, avant de la balancer sur la table, un air de dégoût se dessinait sur son visage.

- Vous avez ramassé ça sur un cadavre ou quoi ?

La Charogne ignora la remarque du drow, se concentrant sur ce que lui disait Gloral. Le visage du pirate demeurait neutre, aucun sourire ne se glissant sur ses lèvres, même lorsque le mercenaire se mit à sourire lorsqu'il évoqua sa rincée nocturne. Il ne pu cependant pas retenir un rictus lorsqu'il évoqua Tebryn.

- Désolé sire, mais celui-ci était tellement accroché à mon dos que je l'ai pris comme animal de compagnie...

Tebryn lança un regard noir à l'homme, mais retint sa langue. Vanek lui faisait payer le prix de son arrogance en le tournant en dérision, et le drow fit mine de regarder des poivrots accoudés au comptoir plus loin, sans se désintéresser pourtant de la conversation.

- J'ai mes raisons... dit simplement Tebryn, faisant toujours mine de ne porter aucune attention à l'homme, lui jetant quelques regards de temps en temps, mais ne ratant pas un seul mot de la conversation de deux mercenaires. Vanek était... surprenant. Le voir si courtois et surtout... dévoué était rare. Tebryn espérait que cela n'allait pas devenir courant, il avait ainsi l'air d'un agneau, alors que le drow connaissait le charognard, fourbe mais brutal qui sommeillait en lui. Néanmoins, il était bon de voir qu'il arrivait aussi à reprendre sérieux et s'impliquer en toute honnêteté dans certains projets.

Puis le chef des mercenaires posa une question similaire à Vanek qui sourit légèrement, cherchant une façon d'être le plus courtois possible. Il aurait peut-être du emmener Torgal finalement... Il aurait trouver des mots justes qui sonneraient bienveillants.

- Je suis las d'être un simple mécréant, Casoair. J'ai vécu trop longtemps sur le fil du rasoir. Je ne peux plus approcher un quai d'Ydril sans me faire jeter des pierres ou m'attirer les foudres de la garde. J'ai échappé aux cachots de Diantra et monté ma petite troupe, mais nous ne sommes que de petites frappes. En vous rejoignant, nous pourrions enfin vivre... ne serait-ce que d'une fougue commune. Nous sommes isolés et perdus. Vous êtes notre issue, et nous savons reconnaître ceux à qui nous devons tout. Si ma... réputation est par quelques endroits sulfureuses, je sais reconnaître à qui obéir et prêter ma loyauté. Si elle est si rare, c'est bien qu'elle est infaillible...
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Adlaenne
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Dim 27 Mai 2012 - 22:08

Adlaenne avait reprit la route dès l'aube pour pouvoir chercher Casoair. Elle avait profité d'une caravane qui partait au nord pour aller plus vite. Les voyageurs avaient gentiment acceptés de la mené plus haut gratuitement ce qui avait énormément rassuré la jeune fille qui était loin d'être riche.
Elle avait ratissé les chemins, questionné les quelques personnes qu'elle avait pu croiser et puis finalement, rien. Elle prit le temps de réfléchir à la chose et en vint rapidement à la conclusion que l'homme devait certainement être déjà à Naélis. Le temps qu'elle redescende, la nuit était tombé. Et elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait pas vraiment cette ville ou peu de gens était dehors, où il faisait trop chaud, même la nuit, et où on la regardait étrangement. C'était comme la première fois qu'elle était entré à Langehack, les yeux rougit de larmes. Mais cette fois, elle était sereine0. Ou du moins, elle essayait de l'être et de paraitre comme une personne qui a confiance en elle-même. Même si ce n'était pas le cas.

Et puis elle avait honte de demander où trouver un Casoair Gloral. Un homme important était visible tout de même.
Elle fini par se poser sur un banc, prenant une pause tout en tâchant de faire un tri dans sa tête. Elle n'allait tout de même pas rapporter la lettre à Glinaina, elle en serait beaucoup trop honteuse. Mais si le mercenaire arrivait chez le lieutenant et qu'elle avait pu lui livrer la lettre avant, pour quoi passerait-elle ? Sa réputation - si peu qu'elle en ai une - en souffrirait gravement. Déjà qu'elle ne croulait pas sous l'or... Ce n'était pas le moment de flancher.

Et alors qu'elle se sentait déjà tomber dans une honte grandissante, elle entendit deux jeunes filles ricaner non loin d'elle. Elles parlaient d'un homme important dans une taverne. Adlaenne ne réfléchit plus et se mit à les suivre tête baissé, gardant une distance respectable. Elle n'était en rien sur qu'il sagissait du bon homme, mais qu'importait, elle n'avait pas d'autre plan de toute façon.

Elle ne prit pas le temps de regarder les alentours, ni même le nom de la taverne. Elle aurait du.
En entrant, elle retira sa capuche et regretta immédiatement ce geste. L'intérieur était très sale et l'odeur ne lui plaisait pas du tout. Les soulards s'étaient apparemment tous donné rendez-vous ici et l'alcool semblait couler à flots. Adlaenne fit un rapide tour d'horizon afin de trouver sa cible mais son regard fut stoppé sur le spectacle. Elle venait de comprendre. Elle n'était pas dans une taverne mais plutôt dans un bordel. Non, c'était impossible qu'elle puisse trouver Gloral là dedans. Elle tourna la tête et fit demi-tour pour partir.

A nouveau son regard fut stoppé. Elle venait de le trouver. Casoair Gloral dans un bordel... Elle prit une énorme respiration et s'avança vers la table de l'homme, esquivant comme elle pouvait les demoiselles et soulards qui l'entouraient de trop près. Il n'y avait pas assez d'espace entre les gens ici et Adlaenne n'aimait pas ça du tout. L'ambiance tout entière était sale et étouffante.

- Bonjour monsieur. Dit-elle d'une voix un peu tremblante mais assez forte. Je suis...étonné de vous trouvez dans un lieux pareil... J'ai lutté pour vous retrouvez...

Elle prit le temps d'observer les réactions et de regarder les hommes qui l'entourait. Elle écarquilla les yeux mais ne dit mot. Dans sa tête, elle se demandait ce qu'elle pouvait bien faire là. Elle avait peur et peut-être qu'elle tremblait un peu mais cela ne se voyait guère. Elle tourna à nouveau la tête vers Casoair.

- J'ai une lettre pour vous monsieur.

Elle ouvrit sa cape et sortit de sa sacoche la précieuse lettre de Glinaina.
Elle lui tendit sans dire mot.

Citation :
Cher Casoair,

Je suis heureuse de te savoir en vie, même si je dois avouer que ta lettre m'a laissée pantois. Je te croyais mort, tout comme Talmak, et cela depuis cinq ans. Comme tu as pu le savoir, je me suis bien enrôlée dans la compagnie de Glenn, devenue maintenant la Garde de Naelis. Ici tout va bien, malgré ce qu'il s'est passé le mois dernier. Mais je préfère t'en parler par oral, ce sera beaucoup plus simple. Tu verras, Talmak n'est pas le seul à avoir changé ; en un sens peut-être auras-tu du mal à me reconnaître ! Je suis même arrivée au grade de Lieutenant, mais je ne pense pas que l'armée te passionne... Nous avons beaucoup à nous dire, j'espère que nous aurons le temps de parler un peu pendant que tu seras dans la région.

Je suis désolée, ma lettre est assez courte, mais j'espère qu'elle te suffira tout de même.
Passe le bonjour à Talmak de ma part,
Bon voyage,
Glinaina Wylenaryn


Elle regardait les deux autres hommes de la table avec méfiance et attendait sagement qu'on la remercie et qu'on lui dise de partir. Car à cet instant, elle ne rêvait que de ça, partir très loin de ce lieu qu'elle n'aurait jamais voulu connaitre.
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Casèr Gloral
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Lun 30 Juil 2012 - 13:58

Le drow était pourvu d'une arrogance rare et il n'en fallait pas longtemps à n'importe quelle personne pour s'en rendre compte dans la minute. La provocation était chose utile dans le métier de mercenaire, le drow l'emploierait sûrement avec efficacité. Une force de caractère était un atout non négligeable. Pourtant, il lui faudra bien s'accoutumer à être dirigé indirectement par un autre homme que Vanek. De même, Casoair devra s'habituer à se savoir entouré par une compagnie comportant un Destructeur. Une prise de confiance plus que difficile était en vue. Le temps règlerait ces maux. En attendant, Gloral devait crisper sa main gauche pour éviter de commettre un acte irresponsable. La vue d'une engeance le dérangeait mais il arrivait à tempérer les signes extérieurs de sa haine. Remarque insignifiante que prononça le drow, au point qu'elle ne fut pas relevée... Bien entendu que cette broche avait été trouvé sur un cadavre! Nulle importance à accorder à ce drow et pourtant il paraissait être un fier guerrier, un homme d'armes parmi d'autres tant qu'il n'aurait pas arraché de ses mains les tripes d'une vermine gisant à ses pieds.

Après s'être relativement peu concentré sur le Sombre, Casoair perçut une grande marque de respect de Vanek. Jamais une seule personne n'avait nommé Gloral "Sire", tout en sachant ce qu'il était réellement. Avec la reconnaissance et le respect que se vouaient les deux hommes, Casoair se sentait profondément apte à engager un si valeureux combattant qui saurait de plus se montrer honorable par ses paroles et ses actes. A n'en pas douter, le Commandant ne faisait pas mauvaise affaire. Malgré un désintéressement du drow, le chef-mercenaire gardait toute attention et savourait les paroles de La Charogne. Il prit une chope à demi vide et but d'un trait le restant, songeant à nouveau qu'il semblait abuser d'une boisson qui saurait lui faire payer le prix d'une haute consommation aussi vigoureux fut-il. Ainsi, Vanek se sentait frustré de n'être pas à l'hauteur des armées qu'il pourrait affronter en n'étant qu'une bande? Sage décision car des bandits sans but et sans chef ne font pas de glorieux hommes. La renommée, le pouvoir et l'argent, des motivations tout à fait dignes qu'il semblait évoquer. Gloral retira ses coudes de la table, posa une main sur sa jambe et se détendit. Avec sévérité, il fronça ses sourcils voyant approcher une dame qui lui était franchement familière. Mais, il ne lui accorda aucune attention le temps de répondre avec sincérité à Vanek.


"Vous m'avez l'air d'une aimable loyauté et j'ai envie de croire en votre bande, de vous accorder pleine confiance. Je n'ai jamais été trahi et je ne vois pas vraiment de raison pour que vous le fassiez, vous. Ne craignez donc pas votre réputation, je ne m'en soucie guère. Le passé est révolu, allons de l'avant. Je vous donnerai tout ce qu'il vous faut pour "survivre", des simples victuailles, aux plaisirs que vous aimez vous offrir en passant par la nécessité d'un nouvel équipement. Je veux vous aidez à sortir du bourbier dans lequel vous vous êtes enfoncés... Et à part le mercenariat, vous ne pouviez rêver de mieux comme je vous l'ai déjà répété à maintes reprises lors de nos précédentes rencontres. J'ai quelque chose à vous proposer de plus..."

Tandis que le mercenaire s'en allait dans une assertion, offre généreuse, il fut stoppé sur le coup en s'apercevant qui était cette dame. Elle n'était pas moins que sa messagère, celle qui s'en était allée retrouver Glinaina. D'après ses propos, le voyage ne fut pas de tout repos et la réponse semble être parvenue. A cette pensée, il examina Adlaenne de haut en bas tandis qu'elle cherchait la lettre à remettre. Une délicieuse créature, c'était certain. En cet instant, une sorte d'excitation mêlée à une impatience extrême envahissait le bon Commandant. Son rythme cardiaque s'en allait gaiement, poussant de brusques accélérations. Un état que Casoair ne pouvait ni supporter ni combattre. Sa main gauche tremblotait et fut cachée avec une rapidité remarquable quand il s'en fut rendu compte. La lettre lui était donnée, il n'avait qu'à tendre le bras, droit naturellement.

La lecture ne prit que quelques instants et lui fit cependant bien plaisir. Quel ravissement de la savoir "heureuse"! Et elle était devenue Lieutenant, une formidable carrière qui devait s'ouvrir à elle, pour peu que servir nous soit envisageable. En tout cas, elle avait dû prouver sa valeur pour prétendre à un tel poste. Une force de caractère était prescrite, un charisme plus ou moins présent et une volonté à toute épreuve. Bien entendu, le corps devait suivre... Le corps...

D'un sourire en coin, il referma soigneusement la lettre et la plaça dans un étui lui servant à préserver tout document. Ensuite, il jeta des regards alentour. Les deux hommes lui faisant face ne pouvaient se douter la nature de cette lettre, il n'y avait rien à craindre. D'une amabilité remarquable, Casoair se leva, s'inclina bas et prit délicatement la main d'Adlaenne pour l'installer à son côté gauche sur une chaise imprégnée d'une crasse notoire. Il ôta alors sa cape, la plia grossièrement pour la placer sur cette chaise. Hélas, la galanterie n'était pas parfaite, il avais omis une chose des plus importantes, le baise-main. Espérant qu'elle n'en tiendrait pas compte, Gloral fut aise de s'être montré si rarement tendre, même devant Vanek.


"Alors, je suis bien curieux de savoir votre humeur. Qu'en est-il? Puis-je vous offrir une boisson ou peut-être quelque chose qui remplirait votre estomac? Je vous écoute."

Un Commandant si attentionné pouvait paraître étrange voire très inquiétant, mais il en était qu'on lui avait rendu service et que son sens de la camaraderie l'emportait sur beaucoup de choses. Il n'oublierait pas ce geste, pourtant rémunéré. Par la suite, il posa son regard sur Vanek, il avait à discuter avec lui et inutile de s'en cacher.

"Vanek, avant que nous ne soyons coupés par cette gente damoiselle, j'avais idée d'une proposition. Elle parait folle mais il n'en est rien, je t'accorde toute ma confiance, lieutenant. Oui, je te laisse le commandement de tes hommes... Cependant je suis embêté et j'aimerais que tu me rendes service. En passant, cessons le vouvoiement entre nous. J'ai une quinzaine d'hommes qui n'ont pas de chef et je ne sais pas quoi en faire... Cela ne te ferait rien de les prendre dans ton escouade? En guise de réponse, j'aimerais que tu fasses don de l'objet le plus précieux que tu possèdes mais pas forcément en valeur matérielle.
Il faut aussi que je t'explique notre façon de fonctionner."


Ceci dit, il fit un franc sourire à Vanek. Il s'était déjà lié d'amitié avec lui. Casoair devait faire le premier pas en offrant une poignée d'hommes sous le commandement direct du Charognard. Mais il avait exigé un "prix" en échange, laissant à la réflexion Vanek.
Il se retourna alors vers Adlaenne toujours ouvert et enjoué de visage, d'un regard inspirant grande estime. Il lui tendit trois pièces d'argent et se surprit à la trouver agréable à admirer. Enfin, il lui demandait avec entrain:


"Avez vous fait votre choix? Un repas, une boisson? Prenez ce qui vous fera plaisir." S'approchant, il lui murmura plus bas. "Et ne craignez pas l'insalubrité de ces lieux ou les grossiers personnages s'y trouvant. S'ils vous savent avec moi, ils ne feront rien."
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Le Charognard
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Jeu 2 Aoû 2012 - 2:31

Vanek ne vit pas tout de suite la messagère approcher, tant il était concentré sur les dires de Casoair. Il guettait aussi de l’œil les mouvements de mains du drow et de son interlocuteur, ne redoutant qu'une chose; que l'un d'entre eux ne perde patience et dégaine son arme. Il sentait déjà une certaine tension entre les deux êtres, et les regards qu'ils s'échangeaient ne lui plaisait guère. Il n’emmènerait plus ce cher Tebryn à la rencontre de potentiels employeurs, fournisseurs ou n'importe quelle personne capable de les aider désormais. Il ne savait même pas pourquoi il avait accepté qu'il vienne, comment avait-il pu croire que ce vieux parano puisse faire le moindre effort de diplomatie ?

Néanmoins, Casoair semblait convaincu par le discours de Vanek qui s'en voyait soulagé. La moindre offense à la troupe aurait pu faire partir Tebryn dans un coup de sang qu'il aurait regretté. Vanek ne l'aurait pas spécialement regretté, lui, ce vieux drow, mais il devait avouer s'être attaché à sa compagnie. Il faisait mieux la conversation que Necro, il fallait l'avouer.
Cependant, quand Casoair commençait enfin à parler des choses sérieuses et amorçait la conclusion de leur arrangement, une jeune blonde vint se présenter à eux. Tebryn renifla l'air et la regarda de la tête aux pieds avant de sourire.


- Elle a le mérite de ne pas puer la merde, celle-là.


Vanek grogna, dévisageant aussi la messagère. Elle avait un air innocent et paniqué qui lui rappela vaguement Sophia, son ex-compagne si l'on pouvait dire. Elle venait donner une lettre à Casoair et La Charogne ne pu s'empêcher de se demander comment avait-elle pu le retrouver ici. L'idée même qu'une jeune femme qui n'était pas une catin puisse se rendre ici le surprenait au plus haut point. Si le drow fixait toujours la jeune femme, Vanek observait l'expression réjouie qui gagna le visage de Casoair pendant sa lecture de la lettre. Des bonnes nouvelles, apparemment. Tant mieux, cela ne viendrait pas gâcher sa bonne humeur et ternir les projets du Charognard qui misait tout sur le Rempart.


Hélas, pour le plus grand malheur de Tebryn qui s'impatientait, ils ne purent reprendre leur discussion car le mercenaire offrit à la messagère une place à leur table. C'était bien trop long pour l'impétueux Drow qui se leva sans attendre et les salua vaguement avant de s'adresser à Vanek.

- Je rejoins les autres. Ne tardes pas trop.
- Je mettrais le temps qu'il faudra, répondit simplement Vanek, ne s'attardant pas trop sur son départ.

Il était bien trop occupé à observer la douceur et l'attention que portait Casoair à l'égard de la jeune femme. Apparemment, tout comme Necro, il ne cachait pas son plaisir pour la chair. Peut-être un peu plus sainement, ceci dit.


Après lui avoir proposé une boisson, il en revint enfin aux affaires, et à Vanek, en somme. Le tutoiement n'était pas un problème, le vouvoiement était même une corvée pour le guerrier. Même ses hommes ne lui infligeait pas ce respect pédant aux yeux de Vanek. Il n'avait jamais réellement été habitué à ça. Sur les navires où il avait servis, les vulgaires sobriquets qu'on se donnait était la seule forme de respect marqué par la camaraderie.

- Prendre des hommes en plus dans ma troupe ne me pose pas de soucis. Ils auront juste à s'habituer à certains... phénomènes, puis, l'harmonie viendra, comme partout... dit-il en souriant légèrement.

L'objet le plus précieux ? Vanek fut mis légèrement sur la paille par la requête de Casoair. Il n'avait jamais réellement pensé à ce qu'il tenait le plus. Par le passé, cela avait été sa fem... son otage, Sophia. Maintenant qu'elle était libre, c'était surement son épée et sa bouteille de rhum. Pas question de donner son arme à quiconque, il avait bien trop peiné à l’acquérir... enfin... Il réfléchit aussi rapidement qu'il pu.


- Hm... Dois-je te confier cet objet sur le champs ? Je dois t'avouer avoir ma petite idée.

Tandis que Casoair s'adressait à la jeune femme, Vanek en profita pour réfléchir un peu, ayant déjà une idée de ce qu'il allait donner à son futur leader. Il en profita aussi pour appeler l'homme dégoulinant de sueur qui servait de serveur ici. Il prit commande d'une bouteille de rhum, si ce taudis en avait, avant de demander à Casoair s'il voulait passer commande pour cette Dame, au passage.
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Adlaenne
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Sam 4 Aoû 2012 - 0:58

Adlaenne regardait Casoair lire la lettre. Bien entendu elle n'était en rien au courant du contenue de ces lettres mais à en voir leur visage, elle y décelait des sentiments positifs. Elle sourit doucement et, souhaitant cacher son amusement devant ce qui lui semblait une évidence, tourna la tête pour se changer les idées. Les hommes qui l’entourait étaient pour le moins... étranges, pour ne pas dire effrayant. La messagère prenait garde à ce que rien ni personne de cet endroit des plus sordide ne la touche. Tout autour d'elle lui inspirait un dégoût des plus profond...
Elle tenta d'examiner rapidement les personnages de la table, mais dès qu'elle les regardait, elle sentait leurs regards se tourner vers elle et n'osait maintenir son regard.
Elle remarqua bien après être arrivée qu'un drow était présent. S'il n'avait pas fait de réflexion, elle ne l'aurait peut-être pas remarqué tant son attention était porté par le côté insalubre des lieux...

- Merci beaucoup... Je prendrais cette remarque comme un compliment monsieur
. Se surprit-elle à rétorquer.
Elle était d'une naturel timide et d'ordinaire, elle n'aurait peut-être pas répondu de la sorte.

Après cette courte discussion, Adlaenne ramena rapidement son attention vers Casoair qui semblait avoir terminé sa lecture.

Elle n'attendait qu'une seule chose ; l'autorisation de partir. Et elle ne se ferai pas prier.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsque le mercenaire s'inclina devant elle. Elle cru d'abord qu'il avait fait tombé quelque chose puis, lorsqu'il lui prit la main, comprit que ce geste lui était destiné. Alors qu'il retirait sa cape pour la mettre sur la chaise, Adlaenne lançait des regards interrogateurs au autres hommes. Était-ce une farce ? Casoair était-il trop atteint par l'alcool ? Ou... Serait-ce possible ?... Un homme bien élevé et poli ?... Elle n'osait y croire et en restait stupéfaite.

- Euh... Je suis... C'est à dire que c'est bien la première fois que l'on me demande comment je me porte... Êtes-vous sérieux ? Cela vous importe-t-il vraiment ?... Et bien je dois dire que je suis exténué... Je n'ai pas de cheval, j'ai fais le voyage à pieds et en bateau. D'ailleurs le bateau... Ce n'est plus pour moi. Mais passons. Je vais bien. Je vous ai trouvé, je vous ai apporté votre message. C'est l'essentiel.

Elle avait l'impression de trop parler. Une partie d'elle-même s'en fichait totalement, l'autre partie savait qu'elle n'était pas à sa place et qu'il avait certainement mieux à faire que d'entendre une jeune messagère se plaindre. Surtout lorsqu'on voyait les hommes qui l’entourait...
Il reprit sa conversation avec eux comme si de rien n'était. Adlaenne se sentait de trop. Elle ne voulait pas entrer dans leur conversation, elle ne voulait rien entendre, elle ne voulait pas être mêlé à tout ceci.

Elle détourna le regard, fit mine de ne rien entendre. Elle porta son attention sur le reste de la pièce. Tout était sale. Les gens, les meubles, les tapisseries, le sol, l'ambiance. Elle analysait rapidement les lieux, portant peu d'importance à tout ceci en réalité. C'était plus pour passer le temps. A présent elle souriait. Elle se remémorait sa rencontre avec Morkam. Il l'avait emmener dans une auberge. La jeune messagère se souvint avoir pensé que plus jamais elle n'entrerait dans des lieux aussi sale. Ce qui la faisait sourire, était très certainement que cet endroit était à n'en pas douter cinq fois pires que le précédent.

Le bruit des pièces d'argent proche d'elle la ramenèrent à la réalité. Elle souriait à Casoair, toujours poli, toujours enjoué.

- Je voudrais bien un verre d'eau s'il vous plait. Il fait trop chaud ici, même dehors le temps est humide.

Il faisait bien de parler de l'insalubrité et des gens grossiers !

- Soit, je resterais proche de vous dans ce cas... J'espère juste qu'il n'y a aucune arrière pensée derrière ceci monsieur Gloral... S'amusa t-elle à lui répondre tout en chuchotant et souriant lui montrant qu'il s'agissait bien là d'une plaisanterie.
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Casèr Gloral
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Mer 15 Aoû 2012 - 22:52

Le mercenaire écouta les bredouilles d'Adlaenne. Cette femme était à peine sûre d'elle, et cela devait la peiner dans son travail où l'exubérance était certes un défaut mais pouvait permettre une meilleure rhétorique. Casoair s'attardait ainsi sur le contenu plutôt que prendre conscience de la forme maladroite. La pauvre fille avait l'air en peine et Casoair sentit un élan paternel qu'il refoulait de raison. Le trajet dût être long et pénible. De plus, il était difficile de songer à un commissionnaire dépourvu de moyens de transport efficaces. Elle y perdrait la raison si elle devait parcourir la Péninsule du Nord au Sud sans coursier. Adlaenne semblait d'une amabilité certaine doublée d'une naïveté profonde. Même si l'on pouvait ingénieusement abuser d'elle, on ne pouvait lui retirer qu'elle était appliquée à son entreprise. Le capitaine déplorait pourtant qu'elle eut fait cette profession, qui malgré tout, demeurait sous payée en vue des efforts à fournir. La vie de mercenaire payait d'autant plus qu'elle laissait du temps à la luxure et à la boisson, deux plaisirs qu'aucun ne voudrait se sentir privé. Il reporta alors son attention sur son aimable lieutenant qui se voyait débarrassé de l'insipide drow.

Le courant avait l'air de passer entre eux et quel fut le soulagement de Casoair à la salutaire réponse. Bien entendu, il fallait être fou pour refuser un tel don de soi, mais il était toujours apprécié que la réaction en face soit immédiate. Gloral, dans une perspective de sourire, ne put que grimacer, tant son visage se crispait en raison de l'importance du moment. Les Marts qui passaient sous le commandement direct de Vanek était les plus féroces béotiens que Casoair avait pu dénicher, des combattants qui ne se trouvaient repus que dans le carnage, dans une effusion de sang ou dans l'amère fortune de déprédations. Ils comptaient dans leur rang un religieux qui plutôt porté sur un amour charnel infantile, dut s'exiler et trouver refuge. Nul ne sut qui lui donna la force et l'entrainement nécessaire mais "Le Cénobite" prouvait sa valeur. Armé d'une miséricorde affûtée, il tranchait gorge ne criant assez sourdement à lui ou s'en servait comme outil indispensable à l’émasculation d'un souriceau. Ainsi, les mercenaires hérités à Vanek n'étaient que de simples forcenés, redoutant pourtant l'autorité d'un chef-mercenaire, ce qu'apprendrait à devenir plus sûrement le Charognard. Aussi, Casoair songea que l'harmonie n'était pas prête à s'y trouver et qu'il y faudrait poigne.

Vanek s'occupait l'esprit à présent par la requête du Commandant. Celle-ci n'exigeait aucun refus et sans doute cela transparut. La Charogne semblait prête à se détacher de l'objet en question.
Casoair hocha la tête en guise de réplique. Il était évident que l'arme d'un mercenaire était son bien le plus précieux, certains affirmant même qu'elle laissait entrevoir l'âme du porteur. Inepties!


"Ecoute moi bien Vanek. L'objet que tu comptes me donner ne doit en rien t'empêcher d'être efficace, je ne peux te confisquer ni arme, ni pièce d'armures. Un symbole est encore plus parlant. J'ai eu bien des surprises avec quelques uns de mes subalternes. Celui qu'on nomme le Cénobite par exemple. Il me glissa dans la main une paire de couilles fraîchement retirée à son propriétaire. Je cherche encore à définir le sens... Mais je n'ai pas douté que ce gars là serait redoutable malgré des penchants que tu sauras découvrir par toi-même, ce mercenaire faisant partie des tiens. Il est assez blagueur, disons. Ou encore, un autre, Frincul, qui m'offrit l'alliance de sa défunte femme. Tu vois, j'ai eu à peu près tout ce dont on peut imaginer. Allons, réfléchis avec verve... et moi, je me sens d'humeur causante."

Le capitaine se tut un moment et sourit à Vanek avant de se tourner en souplesse vers Adlaenne. Elle semblait amusée et ce qu'elle lui murmura le fit rire grassement. Aucune arrière pensée? Elle était certes plaisante, ravissante et attachante, mais Casoair ne lui sauterait probablement pas dessus... Ses besoins s'étaient amoindris ces temps-ci, et ses pensées n'étaient tournées que vers Glinaina. Il serait indécent de copuler sans y prêter attention, ce serait déshonorer la femme en proie. Enfin, revenons en au sourire d'Adlaenne. Jeune et belle, comme beaucoup de ces vierges qui s'aventurent hors du foyer. Alors qu'il se perdait dans ses pensées, Casoair fut promptement ramené au réel lorsqu'un pendard s'aventura trop près de la jeune fille. Gloral y jeta un oeil que trop tardivement: il avait déjà senti la fermeté de fesses fringantes. Lançant la table de toutes ses forces et la projetant à quelques mètres, venant au passage renverser avec violence Vanek, le capitaine sortit son épée longue vivement. Courroucé, Casoair s'emportait contre l'érotomane, armé d'un sabre recourbé. Le reître voulait en découdre, abusé par la trop grande proportion de breuvage ingurgité. Le Commandant ne perdit pas son sang froid, il prit avec maitrise sa cape et s'en servit pour éloigner Adlaenne d'un bras, la tirant expressément par l'épaule. "Fuyez au dehors, ne vous retournez pas, je suis grand guerrier et je m'en vais le prouver dans ce bain de sang... Prenez mon cheval dans le cabanon de gauche, retrouvez nous à Volensac."

"Avec moi mon frère d'armes! Montrons leur ce qu'un capitaine renommé et son fidèle lieutenant ont dans le ventre."

Le cri résonnait tandis qu'il permit une retraite à Adlaenne. Casoair prit son épée à deux mains, en garde, voyant tout près de lui un Charognard déjà relevé, prêt à en découdre. La partie était inégale; deux contre six. Mais bien entendu, ils n'étaient pas mercenaires...
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Jeu 30 Aoû 2012 - 17:13

Casoair lui donna quelques exemples de présent sans hésiter, tous plus originaux les uns que les autres, qu'il reçut de la main d'autres de ses mercenaires. Vanek ne pu qu'esquisser un fin rictus, transcrivant son songe profond. Il n'avait guère d'idée et n'avait pas d'objet de valeur sur lui hormis un, auquel il était particulièrement attaché. Pourtant, ce n'était pas sa valeur en or symboliquement élevée qui lui donnait de l'importance aux yeux de Vanek mais bel et bien les souvenirs qui l'entourait. Il s'en détacherait sans chagrin, on lui avait déjà prédit que l'objet lui porterait malheur à l'époque où il l'avait obtenu, mais il l'avait gardé en souvenir de vieux camarades tombés depuis longtemps, pendus ou noyés.

Tandis que Casoair semblait faire grand cas de la simple roturière qui les avait dérangé, Vanek fouilla un des rangements pendus à sa ceinture, tout près du fourreau gardant une dague. Il en tira une broche de fin travail, qu'on devinait elfique au premier coup d'oeil. Son éclat vert était diminué par la crasse, le sang séché et les quelques rayures que l'objet avait pris durant les péripéties du pirate. Il l'avait arraché à un fier capitaine d'un navire marchant pendant son pillage. Il ne l'avait pas revendu car elle symbolisait ses années d'errances sur les flots et le vague souvenir de quelques pirates qu'il avait apprécié puis trahis ou abandonner sur la potence. Il la balança sur la table, sans plus d'explication.

Vanek releva alors les yeux vers un homme déjà bien imbibé qui semblait marcher, du moins tituber, de plus en plus près de leur table. La Charogne n'arrivait pas à distinguer son visage et ne savait pas s'il venait ici consciemment ou si ses pas étaient guidés par l'alcool et le manque d'équilibre. Suivant le regard soudainement durcis de Casoair, Vanek pu distinguer la main de l'incongru venir tâter de la douce chair de la nouvelle venue. Il n'aurait même pas relevé la chose si Casoair ne s'était brusquement redressé, renversant la table et le précieux don de Vanek que ce dernier s'empressa de retrouver à taton et de remettre au chaud dans son rangement initial. Se redressant de toute sa stature, Vanek poussa un véritable rugissement à l'appel de Gloral, pensant que c'était l'ivrogne qui l'avait mis à terre. Il porta la main à la garde de sa lourde épée et la sortis de son fourreau, la soulevant à bout de bras. Six gaillards s'approchaient désormais, visiblement égayés par la perspective de voir du sang autre que le leur couler. Ils avaient mal choisis leurs adversaires. Sans plus attendre, Vanek se rua vers le plus excentré d'eux, à sa droite, qui para son coup avec difficulté, reculant férocement et venant bousculer d'autres clients qui beuglèrent. Reculant rapidement pour se donner un peu d'espace, Vanek trancha dans le tas, arrachant le poignet du malheureux qui vint asperger de sang une partie de l'assemblée. Mais La Charogne n'avait que peu de temps à accorder à cet éclopé, car d'autres se jetaient bientôt sur les deux mercenaires et il dut parer un coup d'estoc vicieux qu'il dévia, rapprochant son adversaire de lui en rapprochant leurs gardes respectives. Ne désirant pas en découdre loyalement, il lui asséna sans hésiter un coup de tête entre les deux yeux qui le sonna assez pour permettre au pirate de rompre sa garde et lui lacérer vilainement une joue du bout de son épée avant que le bougre ne parvienne à bondir en arrière.

Véritablement enragé, Vanek empala un homme qui n'avait rien demandé, abandonnant son épée dans son abdomen quelques instants, le temps de dégainer sa dague pour attraper le poignet d'un de ses assaillants, évitant de justesse le fer qui siffla au-dessus de sa tête. Il lui fit lâcher son arme et lui flanqua avec hargne des coups de poings, continuant à le frapper à même le sol avant qu'une douleur aigu dans son flanc ne le tiraille et ne le force à se redresser. Il palpa ses côtes et en retira sa main légèrement taché de sang. Une lame avait éraflée son flanc, l'ouvrant légèrement. Il du reculer, évitant le fer manié avec maladresse par un homme ivre, avant que Casoair ne mette fin à ce ridicule ballet, en se débarrassant du misérable. Vanek essuya la commissure de ses lèvres, imprégnée de salive et d'un peu de sang étranger tout en reprenant son souffle. Les autres clients s'étaient amassés au fond de la salle et osaient à peine respirer. Le grand gaillard fit craquer le plancher en marchant jusqu'à son épée qu'il retira de l'homme agonisant, lui arrachant un dernier cri de douleur.
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Casèr Gloral
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Mar 4 Sep 2012 - 15:43

Un terrible combat s'annonçait tandis que le cri du Charognard résonnait encore dans ce taudis. La boisson avait dû altérer le bon sens de ces freluquets, avides d'en découdre. Ils avaient pourtant en face d'eux, deux mercenaires, bien qu'ils ne le savaient peut être pas. L'un était visiblement équipé en véritable fantassin, pourvu d'un plastron finement ouvragé qu'il arborait fièrement. Aucun doute qu'il émanait de lui une sorte d'aura, faisant comprendre que Vanek devait agir sous ses ordres. Celui-ci, d'ailleurs, était bien bâti et impressionnait largement ces pleutres qui, à la première effusion de sang semblaient déjà s'agiter. Leur expérience de combat était inexistante et la Charogne put rapidement s'en apercevoir tandis qu'il les brisait avec aisance. Un poignet tranché qui avait l'effet d'enrager l'animal qu'était devenu Vanek. Puis, il vint dévier un coup empli de perfidie et de malhonnêteté avant de fracasser le crâne du soûlard avec sa propre boite crânienne. Le choc fut tel que l'infortuné fut si secoué qu'il ne vit pas l'épée du Charognard s'abattre sur son faciès, lui provoquant ô combien de souffrances, et un souvenir de cet affrontement ridicule. Casoair, qui n'avait toujours pas agi jusque là, préférant examiner les postures et frappes de Vanek, porta alors son attention sur un tout nouveau danger. Un jeune homme, tenant fermement à la main une dague recourbée. L'objet présentait des formes étranges et Gloral se perdit alors à se demander les origines d'une telle arme. Soudainement, celui-ci bondit au flanc de la Charogne tandis qu'il tentait de démanteler la mâchoire d'un pourceau de bordel. Avec ferveur, le Capitaine s'approcha à grandes foulées vers l'homme qui venait de blesser le lieutenant en proie à ses viles menaces sans grand intérêt. Casoair n'attendit plus un seul instant et asséna un coup si puissant qu'il faillit disjoindre les deux hémisphères d'un cerveau trop peu farcis de bonnes intentions. Bien que la giclée paralysa les trois hommes qui restaient, la Charogne semblait à même de poursuivre le combat, reprenant à présent son arme abandonnée au préalable sur un cadavre frais.

Il fut inutile de menacer plus en avant les couards, se recroquevillant et se cachant leur hideux visages de leurs mains téméraires. Ils battaient en retraite jusqu'à parvenir enfin à la porte où les trois compagnons fuirent en prenant leurs jambes à leur cou. Casoair ne leur lança pas la chasse et se contentait d'afficher un large sourire, essuyant son épée sur les guenilles du plus hardi d'entre eux. Puis, il rendit compte au Charognard que la dérobade serait judicieuse. Ils risquaient gros en demeurant en ce lieu, avec à leurs pieds cadavres de miteux. Le tavernier s'était déjà caché dans sa cave lorsque l'escarmouche débuta et la majorité des clients s'étaient pressés aux portes tandis que d'aucuns étaient passés au premier étage avec la juste idée de fuir par les fenêtres; à moins qu'ils n'avaient eu l'intention de se faire oublier. Là n'était plus l'objet de la réflexion de Gloral, il fallait quitter le village au plus vite.

Communiquant à Vanek sa crainte que d'être submergé par une milice, le Capitaine rengaina son arme et s'empressait déjà de quitter l'établissement, ne songeant à dédommager les dégâts occasionnés par un règlement de compte des plus violents. Alors qu'il passait le porche, une main le tira sur le côté. Se débattant avec fougue, Casoair vint cogner le front du malheureux qui l'avait étreint inopinément. Sa joie fut incomparable de voir son lieutenant avec lui, Talmak, qui ne se plaignit que trop souvent du coup porté à son insu. D'un pas vif, les trois mercenaires se pressèrent vers la bourgade qu'avait dû rejoindre Adlaenne. En route, Gloral se satisfaisait de conter leurs péripéties, tandis que Talmak saluait avec tact son nouveau compagnon. Le Capitaine était bien entendu fier de sa recrue et n'en rajoutait qu'à peine lors de son récit.
"La force d'un troupeau de taureaux et la hargne d'un dragon." Il fut évident que Talmak ne put s'empêcher de se dérider face à tant de fadaises. Leur marche se poursuivit durant près de deux heures.

Fort heureusement pour eux, personne ne semblait vouloir les tourmenter de leurs meurtres, sinon leur âme qui s'emplissait de noirceur à chaque coup porté contre des irresponsables niais. La soif étreignait le bon mercenaire qui s'enquit d'avoir l'opinion de ses lieutenants, en s'apercevant qu'ils entraient à Volensac. La nouvelle n'était pas parvenue ici et Casoair se mit à la recherche d'Adlaenne lorsque Talmak entrait alors en une auberge à l'enseigne ravissante: "A la mouche brûlée." Dans un tel faubourg, le capitaine se rendit compte que la messagère ne pouvait attendre qu'en cet endroit. Invitant Vanek à le suivre, il fit un premier pas à l'intérieur, regrettant le bordel qu'il avait mis à sang.
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Le Charognard
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Dim 16 Sep 2012 - 13:58


    Les derniers trainards disparurent rapidement, lâchant leurs derniers glapissements avant que l'établissement ne soit écrasé par le silence de la peur. Vanek cracha sur l'un des corps et se massa la nuque, cette petite bagarre l'ayant mis en jambe. Il avait presque envie d'attendre la garde locale désormais, tant l'adrénaline avait noyée sa raison. Cependant, Casoair le rappela rapidement à l'ordre. Il était présomptueux de défier les autorités locales, voir insensé. Il était plus sage de filer, et comme Vanek sentait sa fureur descendre lentement, il hocha la tête.

    Il suivit ainsi son nouvel associé jusqu'à l'extérieur, lui emboîtant le pas jusqu'à ce qu'une silhouette fasse irruption dans son champ de vision. Par instinct certainement, Vanek fit un bon sur le côté, prêt à en découdre avec un quelconque agresseur tandis que Casoair frappait avec hargne le front de l'inconnu qui ne tarda pas à gémir de surprise. Visiblement, les deux se connaissaient. La Charogne apprit par la suite qu'il s’agissait là de Talmak, le fidèle - et il se devait de le souligner - lieutenant de Gloral. Vanek imprima son visage dans sa mémoire, il aurait surement l'occasion de le rencontrer souvent désormais.

    Ils ne se firent pas prier pour quitter les environs, marchant d'un pas vif. La Charogne se sépara un instinct du groupe, gagnant la compagnie de ses fidèles guerriers qui patientaient avec une morosité imprimée dans le moindre de leurs sourires. Ils se joignirent à lui tandis qu'ils emboitaient le pas de Casoair et Talmak.

    Les hommes de Vanek avaient espérés une courte marche, et ils eurent le droit à 2h d'un voyage pressé, à peine égayé par le récit de la bagarre par Casoair, qui aimait décidément illustré les moindres détails par de grands mots. La Charogne demeurait silencieux, sans jamais cesser de sourire.

    Ils gagnèrent enfin un autre patelin où les rumeurs des rixes entre effarouchés n'étaient pas encore parvenues. Il fit signe à sa troupe de rester en retrait de la ville et d'y monter un campement tandis qu'il suivait Casoair et Talmak dans une auberge où le premier espérait retrouver la messagère. Peut-être désirait-il partager sa couche ce soir... Vanek lui ne désirait qu'une chose : satisfaire ce gosier qui réclamait de quoi se rafraichir.
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Adlaenne
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Lun 17 Sep 2012 - 21:09

Ici tout était calme.
Adlaenne avait fuit le bordel comme la peste et avait suivi à la lettre les indications de Casoair.
Elle avait prit son cheval aux écuries et était partit en direction d'un établissement moins... plus... plus fréquentable.

Elle ne se souvenait pas être déjà monté à cheval, mais après la courte enquête qu'elle avait pu mener... Elle avait perdue la mémoire en tombant de cheval, c'est donc qu'elle savait certainement monter à cheval...
Elle avait prit les rennes avec une certaine appréhension et puis finalement, poussé par les bruits de bataille à l'intérieur du bordel, elle oublia sa peur inopiné de l'animal et monta. Tout lui revint par pure automatisme et quelques secondes plus tard, la jeune messagère était partit.

" A la mouche brulée" avait t-elle pu lire sur une enseigne. Elle hésita quelques instant et puis finalement, se décida. L'endroit était calme, peu de monde à l'intérieur et le sourire de la serveuse à son arrivée fini par la convaincre définitivement qu'elle avait fait le bon choix.

- J'attends des...amis.
Dit-elle à l'intention de la serveuse venu prendre sa commande. Je prendrais un chocolat bien chaud s'il vous plait.

------

Adlaenne eut le temps de boire deux autres chocolat avant de voir Casoair entrer suivit des hommes qu'elle avait cru voir près de lui. Il y avait tellement de saleté dans le bordel qu'Adlaenne n'était pas certaine que tout ceci avait fait partit de la réalité. Du moins elle l’espérait.
Elle les accueillit avec un petit coucou d'une main, un chocolat chaud dans l'autre.

- Vous n'avez pas l'air très amoché. Dit-elle tout simplement.

Elle poussa ses affaires de la chaise à ses côtés, façon masqué de les inviter à la rejoindre.
La serveuse vint immédiatement pour prendre les commandes. Il fallait dire qu'il n'y avait pas grand monde dans l'établissement, au grand bonheur de la messagère.
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Casèr Gloral
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MessageSujet: Re: Parti de loin pour atterrir dans un bordel   Mar 18 Sep 2012 - 13:05

On sortait souvent d'un bordel dépité et la larme à l'oeil. Ce fut encore une fois démontrée. Casoair entrait péniblement dans une taverne traditionnelle, sans aucune catin, sans dépravation. L'ennui pesait sur le lieu et un coup d'oeil suffisait à s'en apercevoir. C'était tout simplement calme et tranquille. La serveuse aux formes effacées ne cessait de faire des allers retours dans une salle à moitié vide. Remettant largement en cause son professionnalisme, ces habitudes présentaient à la clientèle avertie une fort mauvaise image. Mais il fut inutile de s'emporter contre cette diablesse de compétitivité tavernière. Le temps était à la beuverie et à la distraction qu'apportaient un métier si envié. Casoair vit alors sans difficulté la messagère lui faire signe. Plutôt rassuré de la voir épargnée par le carnage, le Capitaine s'installa à la table en un instant, suivi de près par son lieutenant Talmak qui ne manqua pas de se présenter avec courtoisie:

"Eh bien, je suis Talmak, lieutenant de Gloral."

Une parole concise sans superficialité. Talmak s'assit alors à la droite de Casoair, portant déjà la main à sa bourse d'où il sortit une poignée de piécettes. Puis, il se leva et d'une voix forte, déclama: "Tournée générale!" Même si la salle n'était pas pleine, la plupart répondirent à son appel d'un "Ho hé". Alors, la serveuse fut bientôt dépassée par la tournure que prenait les évènements. Elle ne put que s'exhorter à ne pas lâcher l'affaire, alors que le tavernier se frottait déjà les mains devant tant de générosité. Des mercenaires en ville fortifiaient toujours l'économie locale, au détriment des quelques victimes plus lointaines. S'affichant ouvertement en tant que tels, Casoair et Talmak profitèrent d'un respect voire d'une admiration non dissimulés. Bien à leur aise dans une ambiance qu'ils chérissaient, les deux mercenaires appelèrent leur soiffard de recrue pour les rejoindre en compagnie d'Adlaenne. Ici, elle ne serait pas victime de vilenies. Bientôt, la fille de table, se démenant, fit renverser sur un parfait inconnu penché sur un ouvrage, un liquide odorant, du rhum. L'homme se dressa de toute son effroyable hauteur et la claqua si violemment qu'on crut que sa mâchoire se défaisait. Tandis qu'elle gémissait, le tavernier vint à son secours et quitta la salle avec elle, se réfugiant tous deux dans une pièce annexe. Beaucoup de murmures s'élevaient. On disait que l'homme en question était un prêtre.

De marbre lorsque le coup était parti, Casoair sortit de sa passivité et s'approcha bientôt du fidèle. Ne sachant pas avec qui il avait affaire, le capitaine demanda d'une voix calme et posée, un brin sévère:


"Monsieur, appelez moi Casoair. Je suis mercenaire et je passe par hasard en cette taverne mais vous avez su très largement attirer l'attention. On vous dit prêtre. Est ce vrai? Je doute que les fidèles de Néera agisse de la sorte, ria t'il."

"Je suis prêtre. Je diffuse la parole de Saint Mercatouille. Mais pas en ces lieux, non pas en ces lieux. Quitte ce lieu et trouve ton prophète. Lui saura."

Complètement désarmé par la sécheresse du dialogue, la fermeté de son interlocuteur et le sens énigmatique, Casoair recula jusqu'à sa propre table, laissant le prêtre seul avec un ouvrage, mis à mal. Encore une mention de ce culte qui semblait prendre de l'ampleur. Bien que sceptique, en son sein, le capitaine était dévoré par la curiosité. Il lui faudrait enquêter plus sérieusement sur ce mouvement et en détacher quelques éléments susceptibles de l'éclairer davantage. Gloral retourna à sa table et avec égard:

"Demoiselle Adlaenne, je te prie de bien vouloir me rendre un destrier qui m'est d'autant plus utile que j'ai un long voyage à effectuer. Il t'aura au moins porté jusqu'en ce lieu plus convenable. Ce fut un honneur que de te rencontrer. Que le destin te chérisse. Adieu."

Sans un mot de plus, Casoair lui tourna le dos et recommandait à ses lieutenants de l'accompagner, leur avertissant qu'ils quittaient l'auberge. Marchant tout près de Vanek, le Capitaine, au visage impassible, lui annonça une nouvelle peut-être inattendue:

"Vanek, prends tes hommes et pars en Hautval. Là, tu auras pour mission de recruter le plus d'hommes que tu le pourras. Ne me reviens pas les mains vides, je t'en prie. Et surtout reviens moi. Je te fais entièrement confiance sur les modalités. Moi, je vais amorcer un voyage seul à Soltariel et Talmak restera non loi d'ici et nous chercherons à le contacter à notre retour à Naelis. Le recrutement doit nous permettre de renouveler un peu nos guerriers et la diversification."

Alors, il se tourna vers Talmak et lui confia la compagnie. Son objectif était de rassembler une véritable armée de mercenaire et il y parviendrait. Empli d'assurance, il prit la direction du campement où il avait laissé ses hommes, saluant au passage Vanek, le laissant seul chef de sa troupe. En chemin, il avouait à son lieutenant devoir se reposer une nuit avant le départ.

"Avant tout, je vais me reposer pour cette nuit et je réglerai une affaire à Naelis."
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