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 Noces en pays bredan. [PV]

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Agrippa Luskendale
Humain
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MessageSujet: Noces en pays bredan. [PV]   Jeu 21 Juin 2012 - 13:14

En ce printemps, Breda était en fleurs, et la populace disait que c'était bon présage pour la descendance de l'seigneur Luskendale. L'épouse précédente du seigneur était morte le mois dernier comme elle avait vécu : discrètement. La dame n'avait pas donné de descendance à Agrippa, ce dont il ne s'était guère soucié durant ses jeunes années, trouvant le contact de la peau de son épouse répugnant. Mais les hivers passaient, et le seigneur n'était plus de toute jeunesse, il lui fallait un fils. Son mariage avec Pernette Pyk était l'occasion parfaite d'une part s’assurer un héritier, de l'autre sceller une paix pour mettre à terme à cette guerre larvée que se livrait les deux maisons depuis des décennies. La mort de Charles Pyk avait mis fin aux engagements l'année précédente, face à la gravité de l'évènement. Le vieux Symphorien Pyk était lassé de prendre les armes pour des gains douteux, et s'empressa d'accepter la proposition d'union de son voisin et ennemi juré, Agrippa Luskendale.

Le mariage devait avoir lieu à Breda, chez l'époux. Le seigneur de Breda attendait ses invités sur le perron de son manoir, couvert à l'occasion de grandes bannières aux armes des Luskendale : trois piques croisées sur champ sinople. A l'intérieur, on s'activait aux cuisines pour apprêter le festin de bienvenue. Pour l'occasion, le Borgniat avait fait des efforts, revêtant de beaux tissus rehaussés par ses épaulettes d'apparat de bronze. Une dague sertie d'une émeraude pendait à sa ceinture. Agrippa échangeait quelques mots avec le père Ambroise, prêtre de Néera de Breda, qui devait célébrer l'union.

« - Il est bon, mon seigneur, que Néera dispense sa paix et son amour en ce jour sur ces terres troublées. Néera est bien heureuse de vos actes sire. Vous lui rendez grâce. 
- Je suis un homme de paix mon père,
ricana le Borgniat »

En retrait des deux hommes, Hercule Petitjonc, chevalier fieffé et bras droit, accompagné, chose curieuse, d'un nain trapu. Agrippa se retourna vers son lieutenant :

« - Mon bon Hercule, dis moi encore pourquoi messire nain assiste à mes épousailles ?
- Sire, Arkh Gher'Rock est un guerrier de bonne renommée, il apportera prestige et éclat à votre mariage. Avec Celindel de Delebrimir, votre mariage se fera sous les auspices de toutes les contrées du Monde, sauf les Sombres bien entendu, puisse Mogar leur arracher les tripes, »
conclua t-il d'un crachat haineux.

« Certes », marmonna Agrippa. Si Hercule avait pris l'initiative de recruter ce nain, Celindel avait été invité expressément par le Borgniat, qui appréciait les lettres et les écrits du peuple d'Anaëh. L'autre invité de marque était naturellement Blanche de Hautval, qui connaissait un tant soit peu les Pyk vu leur frontière commune avec Hautval. Elle devait être ce témoin neutre tant recherché du mariage, son Verbe ayant un certain poids dans la Péninsule.

Pour tromper son attente, Agrippa se tourna vers Arkh, tout en enfournant une poignée de feuille de consoude dans sa bouche, légèrement condescendant :

« - Qu'est ce qui vous amène si loin de vos montagnes messire nain ? N'y a t-il pas beaucoup à reconstruire là-bas ?»


Hercule jeta un œil anxieux sur Arkh, inquiet de la réaction de sa trouvaille.




[HRP : Les autres : vous pouvez arriver dès maintenant pour vous présenter devant Agrippa :). Les Pyk arriveront à mon prochain post avec Danyl
]
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Celindel de Delebrimir
Elfe
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MessageSujet: Re: Noces en pays bredan. [PV]   Jeu 21 Juin 2012 - 14:54

De Thaar aux confins d'Alëandir, le Millénarium avait voyagé pendant presque un mois, à dos de cheval et seul. Long, difficile et inconfortable, les mains du Philosophe étaient devenues rugueuses à force de tenir son manuscrit pesant ouvert, maintenu dans la paume de sa main gauche, écrivant de la droite. S'il eût privilégié la promptitude à l'écriture, il fut fort probable que le voyage soit raccourci d'une semaine, voir deux. Au lieu de cela, Celindel passa son temps à décrire les paysages qu'il voyait, ou revoyait. Quand finalement, de la côte d'Aduram, les firmaments des remparts de la Prime Cité se firent apercevoir, Delebrimir sourit largement, comme un enfant qui découvre une sucrerie, ou un poète fier de son œuvre. Il avait flatté la fière encolure immaculée de sa monture, lui parlant comme on parle à un ami :

- On y est presque, Imaëh, on y est...

La réunion de Thaar fut un réel succès. Quelle galerie d'illustres s'étaient rendus dans la résidence de Cylas, pour y discuter en toute paix si chérie et si dure à obtenir. Certains débats s'envenimèrent, pour le plus grand plaisir de Delebrimir. Que de personnalités fortes, imbues, arrogantes et aimables s'étaient réunies. C'était le couronnement de Celindel. On lui devait cette réunion, durant laquelle Elfes, Drows et Humains s'étaient réunis en tout calme et sans tirer les épées. Cependant, l'orgueil du Poète en avait prit un coup. Il se croyait intelligent -certes, il l'est- mais se retrouver dans une salle confinée, où la sagesse, le pouvoir, le savoir et l'intelligence réunies des belligérants devait facilement dépasser celle d'une ville entière lui avait prouvé qu'il y avait de nombreux esprits plus avisés que lui et qui ne demandaient qu'à être découverts.

C'est avec un grand sourire que ses servants le débarrassèrent de ses affaires, lorsqu'il pénétra dans le vaste hall de son ample demeure. Il soupira légèrement, heureux de retrouver enfin ce qui lui était quotidien. Il prit les nouvelles auprès de ses servants, puis monta dans ses quartiers. Delebrimir contempla durant quelques instants, silencieux, les meubles qui ornaient son antre. Il passa ses doigts sur une commode qui avait appartenu à son père avant lui. Il ouvrit la fenêtre, et repoussa les volets, laissant la lumière conquérir jusqu'au moindre recoin son bureau. Il posa son sac sur un bureau, ouvrant son recueil où il s'était arrêté.

Nous les hommes, nous sommes tous des aventuriers sur le chemin de la découverte. Alors ne soyez pas prisonniers de la routine. Ouvrez les yeux, saisissez chaque opportunité, soyez fiers si par vos actes des plus discrets au plus fous, vous avez cassé les codes.

Puis il déboutonna le haut de sa chemise, et se dirigea vers sa salle de bain. Il jouit alors du plaisir d'un bain, sensation qu'il n'avait pas ressenti depuis maintenant presque deux mois, date à laquelle il avait quitté la capitale Elfe pour une nouvelle expédition en terre humaines. Il fit léviter un galet autour de sa main. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas connu de combats. Le petit galet pivota, vacilla et tomba dans l'eau où il s'enfonça pour heurter légèrement le marbre de la baignoire. La porte s'ouvrit, alors qu'un servant vint lui donner une missive. Il s'inclina en sortant, laissant tout le loisir à Celndel de la lire. Sceau noble...Une invitation à un mariage. Delebrimir sourit à la lecture de la lettre, qui le conviait à l'union de deux familles rivales durant des années, les Lukendale et les Pyk.

- Servants ! Préparez vos affaires, nous partons.
- Tous, maître ? Les six servants ?
- Que trois...Nous partons en péninsule. Prépare les chevaux et des tenues digne du mariage d'un roi.



Ellipse temporelle




Les terres de Breda étaient loin de ce que Celindel s'imaginait. Il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre mais en tout cas, il ne s'attendait pas à ça. C'était somme toute assez agréable pour les yeux et pour l'âme, de contempler un large et beau paysage parsemé d'arbres. Le Philosophe demanda pour la onzième fois à ses trois servants "Je suis recevable, vous pensez ?" ce à quoi ils répondaient "Certainement, maître". Celindel portait l'une de ses plus belles pièces. La troisième, ou la quatrième. Il se réservait la deuxième pour la cérémonie, et la première pour le dîner. Celle qu'il portait était composée de plusieurs parties. D'abord, une robe de lin très fine blanche. Cette dernière était finement brodée d'or aux confins des manches et au col qui s'ouvrait de quelques centimètres vers le bas du corps. La deuxième couche était une sorte de manteau aux manches courtes, et qui s'arrêtait juste avant les bordures de la chemise longue de lin. Bleu, le manteau avait des ourlets blancs en poils d'hermines, et le col était une très ample capuche, relevée sur la tête du Philosophe. L'ensemble blanc, doré et bleu était extrêmement élégant. Les servants, eux, portaient de amples manteaux à capuchon blancs, relevés sur leur tête, également. Ils s'approchèrent du château de Luskendale, dont les herses s'ouvrirent avant même qu'ils ne soient parvenus à son seuil...
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Arkh Gher'Rock
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MessageSujet: Re: Noces en pays bredan. [PV]   Jeu 21 Juin 2012 - 19:33

Arkh sirotait une bière dans une auberge de Diantra lorsque son "ami", un indic véreux, surgit des ombres.

"Arkh ! Te voilà ! Ça faisait longtemps ! Bon, comme je sais que tu n'es pas bavard, je vais aller droit au but.
- Tu parles trop, comme toujours, abrège. Arkh avait saisi le col de l'indic, les vapeurs de l'alcool qui embrumaient son cerveau n'arrangeaient rien.
- Oui, bon. Alors pour faire court, le seigneur de Breda va se marier d'ici peu avec une certaine Pernette Pik, quelque chose comme ça.
- Et alors ?
- Eh bien il paraîtrait -de source sûre- que les deux partis cherchent des hommes de main, des gardes du corps en quelque sorte. Les vielles rancunes sont tenaces, tu comprends... Arkh hocha la tête.
- Et ça paye bien, ton truc ?
- Très bien, il paraît.
- Et c'est où que ça se passe, tu dis ?
- A Sainte Berthilde il me semble, c'est environ à cinq jours de marche.
- Et ça se passe quand ?
- D'ici une semaine. Je dirais un peu plus.
- Très bien. C'est combien pour l'info ?
- Comme toujours.

Une fois son ami payé, Arkh finit de boire et contacta un messager avec qui il avait eu quelques relations auparavant, et qui se trouvait par chance en ville.

"Bon, je t'explique. Dans une semaine il y a un mariage à Sainte Berthilde. Je veux qui tu t'y rendes pour négocier un contrat de garde du corps pour moi avec une des deux familles. Le messager acquiesça, mais Arkh le retint juste avant qu'il ne parte.
- Attention hein, je veux un bon prix." Le messager détala en courant, sachant que plus vite il partirait, plus il gagnerait.

Il partit presque immédiatement sur la route. Les trois premiers jours de voyage se déroulèrent sans incident notoire, la proximité de Diantra aidant sans doute à la sécurité des lieux. Arkh croisa quelques convois, principalement des marchands souhaitant monnayer leurs marchandises. Le temps était clément, et la route était en bonne état. Arkh marchait tranquillement, sans se presser, car il était largement dans les temps, d'après les habitants des hameaux qu'ils croisait parfois. De la végétation bordait la route. Des buissons ou des portions de haie se succédaient à intervalle plus ou moins régulier. Malgré le calme ambiant, Arkh n'était pas tranquille.

"C'est l'endroit idéal pour une embuscade, grommela-t-il."

Les chances étaient faibles mais existantes. Comme pour lui donner raison, une nuée d'oiseaux s'envola d'un bosquet proche. Arkh eut un sourire carnassier. Si il y avait vraiment une embuscade, ceux qui lui tendaient manquaient légèrement d'expérience. Il commença à tirer ses armes, prêt à toute éventualité.

Une fois arrivé au bosquet, il ne fut donc pas surpris lorsque quatre malfrats sortirent des broussailles. Leur équipement était hétéroclite mais avait l'air de bonne qualité. L'un d'eux possédait un arc.

"Halte-là, voyageur ! s'exclama théâtralement celui qui semblait être leur chef, un soudard équipé d'une épée et d'un haubert léger.
- Que me voulez-vous ?
- Disons que vous avez des ennemis, dont un qui veut plus que tout votre mort..."

L'archer s'écroula, poussant un râle d'agonie. Arkh avait remarqué un relâchement de son attention et en avait profité. Par chance, elle atteint sa cible, car Arkh n'avait que peu d'entraînement dans le domaine des armes à distance. Profitant de leur étonnement, il se jeta sur ses trois comparses, arme au clair. Il arracha à moitié la gorge de l'un d'entre eux, mais les deux autres lui opposèrent plus de résistance. Plus expérimentés probablement. Arkh rompit de combat, essoufflé et couvert d'estafilades. Il recula de quelques pas, et jaugea ses adversaires.

Soudain, le bandit qui portait une hache reçut une flèche dans le dos. Il tituba sur quelques mètres, puis finit par tomber. Il mourut en griffant le sol.
Surpris par ce retournement de situation, le dernier des bandits se retourna. Il aperçu une vingtaine d'hommes d'armes, portant une bannière. De loin, Arkh ne voyait que trois traits entrecroisés, trois piques peut-être. Le hors-la-loi s'enfuit brusquement, affolé, mais fut fauché par une volée de flèches au bout de quelques mètres. Un homme se détacha du groupe et vint à la rencontre d'Arkh :

"Bonjour. Vous êtes maître Gher'Rock ? Très bien. Nous avons été envoyés par le chevalier Hercule Petitjonc afin de vous escorter jusqu'à la demeure de notre seigneur. Nous sommes arrivés juste à temps, visiblement, ajouta-t-il."

Arkh poussa un grognement, mi acquiescement, mi protestation, puis ils reprirent leur route.

Après quelques jours de voyage, Arkh arriva en avance à Olysséa. Arkh laissa son escorte retourner au château, il préférait quant à lui déambuler dans les faubourgs -et bien sûr faire un passage à la taverne, la marche à pied lui donnait soif- il fut accueilli au château par un chevalier du nom de Hercule Petitjoint. Ou Petitejoie ? Bref, cela n'avait aucune importance. Ce dernier prononça ces paroles :

"Ah, vous êtes là. Sire Gher'Rock, je présume ?
- En effet, c'est moi.
- Très bien. Je vous conduit immédiatement chez Sa Seigneurie."

Arkh fut amené devant un homme au port altier, aux traits émaciés et aux cheveux grisonnants. Le chevalier le présenta brièvement et le seigneur s'adressa à lui en ces mots :

"Qu'est ce qui vous amène si loin de vos montagnes messire nain ? N'y a t-il pas beaucoup à reconstruire là-bas ?
Du coin de l’œil, Arkh vit le chevalier se mordre le lèvres. Cependant, ce genre de remarque le laissait totalement indifférent. Il répliqua :
- Je crains que mes congénères ne me voient assez mal en ce moment, et le mercenariat est une activité beaucoup plus lucrative... Maintenant si vous le voulez bien, je vais évaluer les dangers potentiels, afin de faciliter mon travail de mercenaire. On ne sait jamais, après tout,et je suis là pour ça..."

Sur ces mots il tourna les talons et commença à déambuler au hasard en scrutant les lieux. "Arrogant et condescendant, ça commence bien... Mais bon, j'ai déjà vu pire..." Les nobles le fuyaient comme un pestiféré. Il pourrait en profiter... ou en pâtir. Ce serait à lui de tourner les éléments en sa faveur. Soudain, son visage se rembrunit. Il venait d'apercevoir Danyl Kaererg, un nain dont il avait déjà entendu parler, un féroce combattant, et plutôt sans scrupules d'après ses indics. Probablement employé par les Pyk. Il faudrait s'en méfier...


Hrp : Bon, si ça vous gène les dialogues en couleur, désolé, j'ai toujours fait comme ça^^
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Noces en pays bredan. [PV]   Jeu 28 Juin 2012 - 13:45

    Un beau matin, Blanche avait reçu parmi sa paperasse habituelle, une invitation du Seigneur de Breda. Ce dernier allait se marier et elle grimaça en repensant à la malheureuse qui connaitrait les joies d’un mariage arrangé. L’instant d’après, elle en ricana, s’imaginant déjà les déboires de la pauvre Dame Pyk et sa vie qui se résumerait à jouer les belles dames et à procréer pour le plus grand plaisir de son Mari. Mais ce rire sournois était surtout dû à cette pensée malheureuse du le sort d’une femme, cette fâcheuse épée de Damoclès qui planait au-dessus de sa tête si elle ne donnait pas un héritier à son époux. Elle souhaiterait bien du plaisir. Peut-être n’était-elle pas haie de Néera, elle au moins car Blanche en était venu à penser pareil propos. Elle prit le temps de répondre au Seigneur Agrippa Luskendale. Elle serait ravie d’assister à cette réjouissance qui scellait le pacte de paix entre deux Maisons rivales.

      « Il n’a pas perdu de temps pour reprendre une nouvelle épouse. »


    Elle soupira et leva les yeux au ciel. Si la peau de sa défunte femme le répugnait, elle avait un semblant de point commun avec ce dernier puisque c’était les hommes qui la dégoutaient. En retour, le Seigneur Luskendale reçut une réponse favorable à son invitation. Ses filles seront confiées à leurs nourrices et elle se rendrait en compagnie de son père, Raymond d’Ancenis, et sa mère, Eugénie de Hautval, à cette cérémonie. En effet, ses parents avaient insisté pour venir avec elle. Raymond d’Ancenis était un bon vivant et aimait les fêtes en tout genre, il ne manquerait cela pour rien au monde.

    Avec elle, elle emmenait une partie de sa garde d’Obsidienne. Albérich demeurerait à Hautval afin de garder les portes de la Ville en compagnie du Conseil des Anciens et surtout de Nohann, son premier conseiller. Elle opta pour cette charmante Odeline. C’était certes une femme mais aussi tenace qu’un homme et bien plus sournoise lorsqu’il s’agissait de combats, une vraie saleté en somme. Lors du départ, il s’en suit l’éternelle dispute de « Blanche dans le carrosse et non à cheval. » La Baronne de Hautval n’aimait pas du tout les voyages en diligence et appréciait les chevauchées sur son destrier surtout en compagnie d’Odeline. Elles avaient tendance à faire la course, de vraies gamines par moment. Donc après avoir réglé ce différend, le voyage se passa plutôt tranquillement. Les risques étaient minimes. Ils arrivèrent naturellement un jour plus tôt, suffisant pour s’héberger dans la plus luxueuse auberge de la cité afin de se préparer pour demain. Le lendemain, c’était habillé pour l’occasion que le cortège baronnial aux bannières de Hautval s’approcha du dit Manoir et entra dans la dite cours. Comme on put s’y attendre, la Baronne montait en amazone, entourée par sa garde d’obsidienne qui encerclait aussi le carrosse derrière elle. Sans doute furent-ils annoncés par le héraut. Le cortège se figea devant les grandes portes du Manoir et c’est avec souplesse et grâce que la Dame d’Obsidienne mit pied à terre. Le port altier, le menton bien haut, ses yeux bleus pailletés d’argent fixaient droit devant d’un regard perçant et autoritaire. Elle était habillée d’une longue robe aux couleurs sombres variant entre le beige et le gris avec quelques touches de noir ci et là comme la dentelle ou les plumes rendant sa parure bien plus belle encore. Elle s’était mise aux couleurs de sa Garde en armure d’encre se tenant derrière elle. Raymond et Eugénie ne tardèrent pas à la rejoindre. De concert, ils saluèrent le Seigneur de Breda avec respect.


Hrp:
 
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