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 Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]

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Cérya
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MessageSujet: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Ven 12 Oct - 1:47

La confiance, un bien traître mot en ce monde. Elle ne se gagne que rarement et il est plus que facile de tromper les gens.

Ainsi donc, Norman n’avait aucune confiance en cet Elfe, un assassin qui semblait exceller en la matière. C’était très probablement pour son talent qu’il l’avait engagé pour éliminer Lucrèce en l’absence de Cérya, mais ça s’arrêtait là, et pour plus de précaution, le Seigneur d’Uberwald préféra s’en débarrasser à son tour. Qui d’autre de mieux placé que son Ombre pourrait s’atteler à la tâche ? La demi-drow partit alors à la recherche de cet assassin, sans s'encombrer outre mesure qu'en apportant avec elle ses effets habituels : ses dagues jumelles, sa bourse d'or et son cheval ; malgré le peu d’informations qu’elle avait sur lui, il y avait quelques traits marquant qui pouvait l'aider à le reconnaître : non seulement il était grand, mais il était fort bien charpenté, pour un elfe, il ne passait pas inaperçu, sans mentionner ses deux sabres qu’il transportait à la ceinture et sa longue pèlerine.

Mais ce n’était pas suffisant, de grands elfes en houppelande, ça courait facilement les bois ! Un autre indice qu’on avait rapporté à Norman était une signature sur feu sa femme : une balafre en diagonal sur toute la longueur du visage, et deux initiales sur la joue droite ‘’EG’’ ; Edhel Gorthaur, l’elfe banni. Ce gars-là devait vraiment être atteint ou avoir vécu un traumatisme assez violent pour en arriver là… Mais la raison pour laquelle il agissait de la sorte n’intéressait que vaguement notre traqueuse, elle obéissait simplement aux ordres de son Baron.

L’affaire s’annoncerait cependant difficile, car Cérya n’était pas la seule à le rechercher et personne n’avait encore mis la main dessus. Mais pourquoi ? Qu'avait-il de particulier ? Très certainement un entraînement des plus expérimentés... De toute manière, il n’y avait pas trente-six solutions : elle s’immiscerait dans ce monde de débauche et de déprave pour en savoir plus. De cette manière, elle apprit aisément que sa cible ne s’attaquait qu’aux prostituées. Beaucoup d’entre elles avaient été retrouvées, tuées, de la même façon que l’ex-baronne d’Oësgard. Et quelles villes étaient touchées ? Simplement Naelis et Thaar. Alors, c’est là-bas que la demi-drow se lancera à la poursuite de l’Elfe.

Le chemin fût plutôt rapide pour Cérya, sur son destrier noir, elle parcourût durant trois nuits entières la forêt d’Aduram , s’arrêtant d’abord à Naelis, première ville sur son chemin, pour récupérer des renseignements et visiter les tavernes mal fréquentées.
Ces lieux ne l’enchantaient guère, cela lui remémorait sa défunte mère qu’elle essayait toujours et en vain d’oublier, ainsi que ses premières années d’errements. Elle y resta une journée ou deux, logeant dans une petite auberge pas trop miteuse non loin du centre de la ville. Elle avait les moyens, car, malgré nulle rémunération aucune de la part du nordiste, la tueuse ne s'interdisait pas de dépouiller les cadavres de leur or. par chance elle connaissait les lieux. Une idée traversa l’esprit de la jeune fille, pourquoi ne pas se faire passer pour cet assassin, ainsi sortirait-il de son trou pour la trouver ? Hélas, l’idée de fréquenter des femmes de mauvaise vie lui déplaisait, d’autant plus que pour dégoter sa proie, il faudrait qu’elle suive ses agissements à la lettre, c’est-à-dire les violenter, les mutiler et les abattre ; mais tuer gratuitement est loin d’être un plaisir pour notre sang-mêlé, après tout, elle avait encore un peu de morale. Enfin, la question ne se poserait pas de suite, puisqu’il semblerait que, après moult informations, celui qu’elle cherchait n’était pas ici. Aussitôt elle était repartie pour sa prochaine destination, Thaar, à nouveau à travers la forêt.

Finalement, après deux nuits de plus, elle arrivait à destination. Rarement elle avait pénétré cette ville. Ici non plus, Cérya n’était pas à l’aise, beaucoup trop de Drows résidaient là à son goût…

Dissimulée sous sa cape, l’Ombre arpentait la ville avec sa monture pour s’y familiariser quelque peu. Le soleil s’était levé quelques heures plus tôt et assez rapidement, il demeurait haut dans le ciel. Aussi, elle décida de trouver un lieu de repos, où son cheval pourrait s'abreuver et se repaitre tranquillement ; où elle pourrait reprendre des forces et attendre la tombée de la nuit, et ainsi retourner chercher cet Elfe !

[…]

« Hum… Quelle heure est-il… »

La belle s’était endormie sur son lit, presque toute habillée, épuisée de sa chevauchée. Se redressant et frottant légèrement ses yeux, elle regardait par la fenêtre et vit la pleine lune scintiller. Telle une créature nocturne, il était l’heure pour celle-ci de se lever. D’un broc rempli d’eau, elle versa quelques gouttes dans sa main et se rafraichit le visage. Puis, elle secoua la tête pour redonner souplesse et volume à sa chevelure qui occultait alors ses oreilles. Ensuite, elle renfila ses gants et vêtit sa cape, prête à sortir.

Décidément, tout cela lui donnait froid dans le dos. Enfin, elle entra dans une des maisons de prostitution. Il régnait ici insalubrité, désordre et un grand nombre de catins. La plupart des mâles présents étaient déjà souls, en compagnie de femmes, affalés sur diverses banquettes. On pouvait y déceler diverses origines ici : humains, drows en majorité, et parfois des sang-mêlés, ainsi que toute classe sociale confondue. Bien sûr, les plus aisés possédaient les plus ''appétissantes" femmes. Quelques-uns restaient entre hommes au bar, plutôt que de rejoindre les tables, à boire et à raconter leur pathétique vie.

« Ce sera bien plus difficile que je ne le pensais… » chuchotait-elle.

Toutefois, beaucoup de regards se tournèrent vers la demoiselle, qui stagnait devant la porte à peine rentrée. Toute encapuchonnée, elle s’approcha du comptoir parmi la foule masculine et commanda une petite liqueur. Elle n’aimait pas boire, mais il fallait bien se fondre dans la foule. Habituellement, elle passait inaperçue, mais ici ce n’était pas le cas, après tout, que faisait une fille seule dans un endroit pareil ?

Cela va sans dire que quelques curieux s’avançaient vers elle, mais rapidement, elle sortait l’une de ses dagues pour les repousser. En général, ils ne tentaient pas plus, bien imbibés, ils étaient là pour passer du bon temps et ils ne s'attardaient alors pas à cette sauvageonne solitaire. Non, même si elle passait des heures à guetter et examiner le moindre mâle en manque, elle aurait bien du mal à le reconnaître. Cérya resta alors à s’abreuver en réfléchissant, une autre idée lui vint, mais elle attendrait le lendemain pour la mettre en pratique. Pourquoi ne pas profiter de l’euphorie générale, pour une fois ? Cela s'annonçait encore plus improbable que de trouver cet Elfe !



Dernière édition par Cérya le Lun 26 Nov - 21:22, édité 1 fois
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Ven 12 Oct - 18:01

La figure d'ombre élança ses bras joints vers les cieux qui s'assombrissaient peu à peu, les dernières lueurs du jour continuant leur vaine lutte contre les ténèbres qui, peu à peu déployaient leur venin sur le soleil fléchissant. Les étoiles, portées vers les cieux par l'éclat des lunes, dispensaient les humains de douces couleurs immaculées, tandis que les premiers vices, à la faveur des ténèbres, entamaient la conquête des ruelles de la cité. Nul n'entendit le fin craquement des doigts de l'imposante figure élancée, se mouvant dans la foule et ne faisant qu'un avec elle, embrassant les remues d'une cohue agitée. A la faveur d'une faille dans le mouvement parfait et homogène des promeneurs, l'assassin se glissa entre deux silhouettes, et gratifia une lourde porte de bois de sa main, contraignant les battants de l'antre à s'ouvrir sous sa force. Cette dernière se referma, ne laissant à peine le temps à la chaleur de goûter à la fraîcheur de la nuit.

Les lèvres de Deloth s'élargirent en un fin sourire, retrouvant ce qu'il qualifiait de fin et de quotidien : les bordels. Les Thaari étaient prompts à délaisser leur pire vocabulaire pour définir les établissements de la sorte, mais leur hypocrisie n'était que le voile de leurs mensonges, car tous savaient sans l'avouer, que certains nobles, à l'abri des espions dissimulés et des surveillances de leurs femmes, se rendaient à la faveur de la nuit dans toutes sortes de fondations tel que les bordels, qu'ils soient issus des basses classes ou pas, pour se détendre en galante compagnie. Qu'on n'objecte point Deloth sur cet avis, car ce serait mentir que de nier ce fait, d'autant plus vrai qu'on trouvait plus commode marchandise dans les bas quartiers, là où les manants permettaient aux catins de pratiquer leur art à un rythme dont seules elles possédaient le secret. L'expérience entraînait la maîtrise du sujet, cela, nul ne pouvait le nier. Et cette équation faisait souvent le dam des nobles dont il était question plus tôt : ceux-ci, au paroxysme de leur hypocrisie, ne se rendaient que dans des établissements de luxe, où l'on bernait les quotidiens en prétendant que leurs femmes étaient meilleures. Elles le sont, si on juge par rapport à l'origine des lèvres qui dévorent leur entrejambe. Mais qu'est-il mieux, une catin exerçant un noble uniquement une fois à la semaine, ou l'une de ces créatures populaires, forcées à travailler plusieurs fois en une nuit ?

Entre les deux, le choix de l'assassin était vite fait. Et c'était pour cela qu'il se trouvait dans l'un des quartiers les plus malfamés de la ville portuaire que constituait Thaar. Déjà elle même malfamée, dirigée par des pourris, habitée par des mécréants, je laisse au lecteur le plaisir de s'imaginer la qualité des bas quartiers. Mais il n'existait pas mieux bordel que les Thaari, force était de le reconnaître. Ils seraient encore meilleurs, si Deloth ne s'était pas amusé à prendre la liberté de déclarer qu'un bordel faisait office de boucherie, après avoir été boudoir. Cela le faisait bien rire, mais il défiait quiconque de venir l'en empêcher. Et c'est avec cette idée d'arrogance justifiée que l'assassin prit place au bar en demandant au tavernier ce qu'il avait de plus fort, tandis que ses yeux parcouraient la salle à la recherche d'une putain à baiser, mais non à tuer. Elles avaient bien trop de valeur, bien trop de savoir faire pour être tuée, Deloth ne s'en rendait compte que maintenant. Il s'empara rapidement de son verre et de la bouteille, et à coup d'épaules il se laissa tomber sur une banquette qu'il affectait et qui venait de se libérer. Cette dernière se situait en arc de cercle, creusée à même le bois, et était très avantageuse par sa position adjacente vis à vis de la porte d'entrée. Tranquillement installé, l'assassin affecta de se préparer un petit tube de tabac, roulé dans une feuille de chanvre. Il alluma le tout par la bougie placée au centre de la table, et gratifia son gosier d'une gorgée d'alcool. A présent, il attendrait.
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 15 Oct - 14:55

A peine commençait-elle à penser à autre chose que la demi-drow s’interrogea sur l’entrée d’un certain énergumène. Elle n’y prêtait qu’à moitié attention, mais il avait la particularité de se faire remarquer. De manière nonchalante, il s’était servi au bar une bouteille d'alcool, tout près d’elle, et avait passé son chemin vers une banquette non loin de l'entrée pour s’y affaler. Cherchait-il quelque chose ? Attendait-il quelqu’un ?

Cérya jetait un simple coup d’œil par-dessus son épaule, toujours discrète sous son chaperon. Elle examinait l’homme en question allumer son tabac fraîchement roulé avec la bougie de la table, puis elle commença à s’attarder sur son visage. Il semblerait que ce soit un elfe, quelque peu singulier, le visage dur et légèrement ciselé avec des yeux de couleur pourpre. En matière de beauté, il avait un certain charme. De taille ‘’moyenne’’ mais supérieure à la normale. Enfin, l'attirail de l’elfe en question tapa à l’œil de la sombre : deux sabres autour de sa ceinture ainsi que son style vestimentaire. Il correspondait étrangement à l’homme qu’elle cherchait. Mais était-ce possible ? A le voir ainsi, il ne semblait pas dangereux, plutôt fêtard.

Cela éveillait un certain intérêt chez l’Ombre, elle devait en avoir le cœur net… S’il s’agissait de la bonne personne, c’était tout bénéfique, sinon, elle s’en débarrasserait comme à son habitude. L’avantage qu’elle avait sur lui pour l’instant, était qu’il ignorait totalement qui elle était réellement et son objectif précis. Elle pensait à aller l’aborder avec un de ses atouts : la séduction. Il lui arrivait d’user de cette arme contre divers clients, mais si c’était bien la cible qu’elle recherchait, il ne tomberait pas dans le panneau. Mais tout de même, s’il est ici, c’est pour abuser des services des prostituées. Alors pourquoi ne s’attarderait-il pas un instant sur cette demi-drow qui viendrait attiser sa curiosité ?

Cul sec, elle finit son verre de liqueur et se leva de son tabouret. Droite, elle se retourna d’un geste vif vers l’homme en question et le dévisagea un instant, les yeux légèrement plissés. Lentement, un pas après l’autre, elle avançait, faisant claquer ses talons sur le sol parquet. Accompagnant sa démarche d’un déhanché à peine perceptible à cause de la cape, elle arriva à côté de l’elfe. De haut, elle le regardait, d’un air quelque peu hautain, elle lança un regard sur la place vacante du canapé.

« Vous attendez quelqu’un ou je peux m’installer ? »


En fait, elle n’attendit même pas sa réponse, faisant fi, et s’y installa. La jeune femme avait ramené avec elle son verre, à présent vide, et le posa sur la table. En s'y penchant, Cérya esquissa un faux sourire à l'homme qui se trouvait dorénavant à côté d'elle, plutôt troublée. Ressentait-il son malaise, face à ce présumé assassin ? Bien heureusement, elle savait voiler ses émotions, pour le peu qu'elle en ait. Elle devait à présent en savoir plus, avant de réussir à le faire sortir d'ici, il fallait qu'elle se montre convaincante.

« Vous semblez différent de la plupart des hommes ici présents. »
commença-t-elle en plongeant ses yeux écarlates dans les siens. A savoir si cela sonnait comme compliment ou non...
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 15 Oct - 19:05

Le volute de fumée ne tarda pas à se disloquer sur le plafond. L'assassin retira une bouffée de tabac, que cette fois il savoura, laissant doucement la fumée se mouver sous son nez, prendre des formes abruptes et insignifiantes. Il regardait la fumée enlacer ses doigts joints, puis se séparer d'eux sans remords afin de se briser sur les murs et s'éclipser. Il fut tiré de sa torpeur croissante par une importune qui lui adressa la parole. Il ne l'entendit pas, mais cela ne signifiait pas que s'il en avait eu l'occasion, il l'aurait écouté. Il garda ses yeux rivés sur le pan du mur où la fumée s'était brisée, puis il porta ses yeux sur l'individu. Il ne lâcha pas son regard de le silhouette qui s'avérait être féminine. Son visage ne peignait rien, Deloth se contentait de la regarder d'un air maussade et abusé.

« J'espère bien être différend des Hommes. Je n'en suis pas un. »

Il ne parlerait ni plus ni moins. Moins, car cela était impossible. Plus, car si son interlocutrice était intelligente - ce qui ne semblait pas être le cas -, elle devinerait qu'il n'était pas Humain. La compagnie d'une femme montrait qu'il n'était pas seul, et donc, ne provoquait pas la venue des catins. Et Deloth avait joué les conséquences de s'attaquer à des femmes dont baiser n'était pas la profession. L'Elfe défit le lien qui retenait ses sabres, et les posa sur la banquette à ses côtés. Cependant, discrètement, il en plaça un sur ses genoux, par précaution. Ils étaient rares, individus sombres et mystérieux, armés et voilés, à arpenter les rues d'une ville comme Thaar. Il gratifia son verre de ses lèvres, tandis que l'alcool s'engouffrait dans le gosier de l'assassin. Il ne parla pas plus, ni même ne répondit à son sourire. Sa froideur était volontaire, il n'avait simplement pas la volonté de séduire, discuter ou autre. Et cette joueuse semblait désirer l'inverse, ce qui au long terme risquait d'agacer l'assassin.
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Ven 19 Oct - 12:37

Il était manifestement plus difficile que prévu d'aborder l'Elfe qui paraissait froid et désintéressé. Déjà, la sombre était à présent certaine qu'il s'agissait de l'homme qu'elle recherchait, bien que sa réplique soit déplacée, elle l'avait déjà cerné. Il ne semblait pas concerné par la demi-drow, mais restait-il sur ses arrières malgré tout, un sabre sur les genoux. Cérya voulu essayer la manière douce avant de passer aux actes. Ainsi, de ses doigts fins, elle retira son capuchon en faisant attention à garder ses oreilles dissimulées, puis défit les boutons de sa cape pour poser cette dernière sur les jambes de l’Elfe, lui dissimulant son arme. Comment le prendrait-il ? Pas très bien certainement, gagnerait-elle un regard de sa part. Mais elle gardait fermement la main dessus au cas où.

« J'aimerai m'entretenir avec vous, en privé... Vous semblez être celui que je cherche. » lui lança-t-elle d'un air sûr.

Peut-être éveillerait-elle sa curiosité ainsi, mais il faudrait sortir du bordel avant tout. Les rues sombres de Thaar au milieu de la nuit feraient un excellent décor pour leur petite ''entrevue'', et ce serait bien plus pratique pour faire disparaître quelqu'un.
Mais la belle n'en était pas encore à cette étape. Elle se questionnait sur sa proie qu'elle avait juste en face d'elle. Il ne l'intéressait pas pour la personne qu'il était, elle n'en avait que faire, mais plus pour son expérience et pour la besogne qu'il avait accompli à sa place : tuer Lucrèce. Il fallait qu'elle lui montre qu'elle en savait trop à ce sujet qui devait être confidentiel. A ce moment-là l'assassin lui porterait très certainement de l'attention.

Le sourire de Cérya s'était effacé, et un air sérieux se dessinait sur son visage à présent. Pour n'éveiller aucun soupçon de la populace aux alentours, elle relâcha son étreinte de la capeline et remonta doucement sa main sur les vêtements de l'inconnu, le long de son torse, pour finir par l'attraper gentiment par le col. Aussi, elle rapprocha lentement ses lèvres à l'oreille de l'Elfe, qui l'effleuraient dangereusement pour venir lui susurrer ces quelques mots : « Comment était cette Lucrèce ?... »

Ainsi, elle se redressa tranquillement et récupéra son manteau qu'elle passa par-dessus son épaule gauche, pour enfin se diriger vers la sortie sans se retourner, espérant bien qu'il la suive, intrigué.
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 31 Oct - 10:39

N'y avait-il donc pas une seule soirée dont Deloth aurait pu profiter en bonne compagnie sans se soucier des autres, ou de voir son passé le rattraper ? Il advenait que non, l'assassinat de Lucrèce venait lui effleurer l'épaule, et semblait demander des comptes. L'assassin crispa sa main sur sa lame, tenté de la pourfendre dans le dos, alors que cette femme s'élançait vers la sortie en commettant l'erreur de lui tourner le dos. Il quitta la banquette, et passa par la porte de derrière. Dans l'étroite ruelle, il s'appuya sur un vieux tonneau de bois pour se hisser sur le toit du bordel, sur lequel il s'accroupit afin de ne point être vu. Si tout se passait comme il l'avait prévu, la femme...apparut à l'orée de ladite ruelle, tournant régulièrement son visage derrière elle afin de ne point être surprise au cas où Deloth apparaissait dans son sillage. Mais il n'en fut rien, car l'assassin demeura sur le toit, voyant sans être vu la mystérieuse inconnue.

L'assassin sauta avec légèreté au sol, le claquement sec de ses semelles sur le sol avertissant l'inconnue de sa présence, dans son dos. Mais Deloth ne lui laissa aucunement le temps de réagir : ses deux sabres furent dégainés, l'un longeant la gorge, la retenant en otage, l'autre rivé sur son dos, dont la pointe caressait l'échine de l'inconnue. Position inconfortable pour cette dernière, car le moindre mouvement brusque se solderait par la mort, que ce soit un égorgement ou finir pourfendue dans le dos. L'assassin força l'inconnue d'un ton ferme à ployer les genoux. Derrière elle, invisible, la voix de Deloth pouvait sonner comme terrifiante, car elle était obscure et inflexible :

« Que veux tu ? Je parlerais vite et ne tenterais rien si j'étais toi, ou ta tête ornera le pavé de cette ruelle. »

Norman, seul individu au courant de la vérité concernant la mort de Lucrèce, souhaitait donc faire disparaître Deloth. Car oui, cela ne faisait aucun doute, ladite individu, à genoux et dos à Deloth, n'était pas là pour discuter. Elle voulait s'entretenir seule avec lui, dans une ruelle sombre et à l'écart, et l'avait forcé à venir en évoquant un souvenir dont seules deux personnes étaient au courant de la réelle horreur - horreur bienséante - que renfermait cette histoire. Mais déjà celle envoyée pour le tuer était en bien mauvaise posture. Certes, ils n'en étaient qu'à la discussion, mais cela n'était que des préliminaires destinés à faire durer le plaisir du combat, vice vertueux qui se profilait à l'horizon, et approchait à grand pas au plus grand bonheur de Deloth...
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 31 Oct - 16:54

Le battant de porte passé, Cérya s’éloignait de la maison close en surveillant ses arrières par intermittence, si l’assassin ne venait pas. Quelle ne fût pas sa surprise lorsque celui-ci la prit de revers en passant par la sortie arrière. Elle entendit bien évidemment l’inconnu apparaître dans son dos, sûrement venu du toit, mais à peine elle tourna la tête qu’elle se retrouva en très mauvaise posture. Immobilisée entre deux lames, à la gorge et dans son dos, elle ne fit plus un geste. Il la força à ployer. Ce qu’elle fit avec difficulté et en grinçant des dents, ce n’était pas dans ses habitudes de se trouver à genoux. Aussi, il lui somma de parler. Finalement, elle avait réussit à éveiller sa curiosité, sinon, elle serait sans doute déjà égorgée ou embrochée sur l’épée de l’Elfe.

« Pourquoi aurais-tu sorti les armes si tu ne te doutais pas de la raison de ma venue ? »
rétorquait-elle. C’était dangereux de répondre de la sorte, cependant elle ne cherchait pas à jouer au plus malin, pas dans cette situation, mais elle s’interrogeait aussi sur son interlocuteur.

« Mais si j’avais voulu en finir, je ne t’aurais pas laissé la chance de m’avoir. »


Oui, Cérya savait qu’il ne se serait pas laissé atteindre si facilement, il fallait donc qu’elle se mette en position de faiblesse pour pouvoir lui parler. Mais elle ne resterait pas longtemps ainsi.

Lentement, elle posa sa main droite sur la lame accotée à sa gorge. Elle ressentait une certaine pression de son hôte quand elle fit ce moindre geste pour la dissuader, faisant perler une goutte de sang, mais sans mettre à exécution sa précédente menace. La jeune femme n’avait pas peur, perdre la vie ne l’inquiétait nullement. Elle préfèrerait mourir lors d’une mission que de faillir et survivre. Toutefois, elle ne comptait pas rendre les armes tout de suite, il fallait être tenace pour vouloir la voir abdiquer et l’éliminer.

« Si vous permettez… »


Tout en s’affirmant, la Sombre repoussa brusquement le sabre de sa gorge à l’aide de son brassard en cuir et roula en avant pour éviter de se faire transpercer par l’autre. Ce ne fût pas sans se blesser l’avant bras... Accroupie face à l’ennemi, et en appui sur une main, elle sortit une de ses dagues et bondit avec ardeur sur l’inconnu en sortant rapidement la deuxième. Grâce à celles-ci, elle écarta les deux épées de son passage et plaqua l’Elfe contre le mur. L’Ombre se trouvait à présent face à face avec son partenaire. Elle avait bloqué les bras de l’homme avec les siens, en grande force, mais elle ne tiendrait pas longtemps dans cette position, il faut dire que l’endurance physique ne faisait pas parti des avantages de la demi-drow.

« Je n’ai pas pour habitude de discutailler avec mes victimes… lui murmurait-elle, le fixant du regard, bien déterminée. Mais j’ignore pourquoi l’on veut te supprimer… »

Il est vrai que la jeune femme trouvait cette façon de remercier bien curieuse, après le service rendu de l’Elfe à sa place. Mais Norman avait ses raisons et jamais elle n’irait à l’encontre de ses demandes. Mais quand elle avait des cibles particulières, ce qui est rare, elle voulait en apprendre un maximum. Aussi, elle continua, les sourcils froncés :

« Avant tout, je veux savoir quel genre d’animal vous êtes… »


Elle faisait bien évidemment référence à la manière de violenter, torturer, et tuer ses victimes, souvent des pauvres femmes ; sans parler de sa condition féminine qui la contraignait à s’en inquiéter. Après tout, elle est elle-même le fruit d’un de ces monstres...

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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 31 Oct - 17:38

Oh. Amusant. Le tour ridiculement prévisible de l'inconnue ne fut pas avorté en son sein par Deloth qui se laissa plaquer au mur par l'assassine. Il sourit intérieurement à ce contact intime qui l'amusa au plus haut point. Il la laissa parler, s'imprégnant de sa voix et la marquant dans sa mémoire afin de s'en souvenir si un jour il advenait qu'ils se recroisent. En effet, Deloth ne comptait pas s'attarder plus que nécessaire dans cette ruelle. Elle devait le tuer, c'en était plus qu'amusant. Mais en coinçant ses bras dans les siens, l'inconnue laissait le champ libre à Deloth d'user de sa tête, ce qu'il fit. Il gratifia le visage dur de l'inconnue d'un coup de tête, libérant ses bras. Simultanément, son genou droit frappa l'abdomen de la femme, la ployant pour la seconde fois en quelques instants. Son visage s'écrasa contre le mur, porté sans douceur par les mains de Deloth qui l'abattirent violemment contre la chaux. Il la gratifia d'un crachat, puis sortit de la ruelle tout en pressant le pas.

Il se fondit dans la foule, tout en accélérant petit à petit, jusqu'à courir et à bousculer les gens qui ne se gênaient pas pour rouspéter. Il finit par quitter la voie principale, s'engager dans de petites ruelles, dont il s'aida pour se hisser sur les toits. Il continua sa course sur les toits, ceux de Thaar étant relativement haut mais plats, il lui était aisé de dresser une grande distance entre lui et sa chasseuse. Finalement, il parvint à l'orée de la ville, dans le cimetière de la cité. Les quelques arbres qui y étaient dressés n'étaient pas de bonne augure, il y a avait quelques traces de végétation également. Il continua de monter la petite colline, jusqu'à pénétrer, au sommet de l'amont, dans un grand caveau. La pièce principale n'était utilisée que par un seul tombeau central, qui en fait était relativement petit. La salle devait mesurer une douzaine de mètres de longueur, sur six ou sept de largeur. De la pierre froide et du calcaire sur les murs pour disséminer un effet brillant sur la pierre. Quelques torches, rien de bien incroyable, hormis un petit bouquet. L'assassin trancha vivement l’extrémité des torches qui ne tardèrent pas à s'éteindre, et dans l'obscurité, il se tapit, dos au mur, sabres dégainées. L'attente ne se devait pas d'être longue à présent...
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 31 Oct - 18:23

Le malotru ! Il avait fui, laissant Cérya derrière lui, quelque peu sonnée. La Sombre s’était trouvée face contre le mur après que l’Elfe lui ait donné à la fois un coup de tête et de genoux. Elle aurait dû s’y attendre, mais elle ne le pensait pas si violent. Qu’est-ce qu’elle était naïve parfois, il ne se serait pas laisser tuer si aisément voyons. Qui plus est, il cracha sur elle, signe de mépris pour la demi-drow. S’il y avait bien une chose à ne pas faire, c’était celle-là. Elle posa sa main sur son front et sentit la petite entaille, il n’y avait pas été de main morte. Serrant les dents, elle se releva rapidement et rangea ses dagues pour partir à sa poursuite. C’était un piège bien sûr, mais elle ne pouvait pas le laisser partir de la sorte.

Sortant à son tour de la ruelle, il y avait quelques passants qui gênaient le chemin. Elle aussi les bouscula pour se frayer un chemin. Mais rapidement, elle ne voyait aucune trace d’un homme encapuchonné qui courrait. Par réflexe, elle leva les yeux au ciel et vit une silhouette arpenter les toits de Thaar. Il se dirigeait à l’extérieur de la ville, il fallait qu’elle se presse sinon elle perdrait sa trace. Ainsi, la jeune assassine grimpa sur les hauteurs de la ville pour mieux se déplacer et plus facilement suivre sa trace, et fonça en direction de l’inconnu.

Assez rapidement elle parvint à un cimetière où elle s’arrêta un instant pour examiner les environs. Elle ne sentait aucune présence ici. La nuit ne la dérangeait pas pour voir, au contraire, ses yeux était très bien habitués à l’obscurité. Mais au loin, elle aperçut, en haut d’une petite colline, un semblant de sépulcre. Serait-il allé là-bas ? Il n’avait donc aucun respect pour les morts, pensait-elle. D’un pas rapide, elle avança vers le lieu-dit. Elle pouvait à présent respirer l’odeur de l’Elfe qu’elle avait bien assez côtoyé auparavant. Il était donc entré là-dedans. Cependant Cérya hésitait. Cela sentait le guet-apens à des lieues mais elle ne pouvait décemment pas rester là à attendre qu’il sorte de sa cachette, elle était bien trop envieuse et impatiente.

Cependant, ses talons claqueraient sur le sol de marbre et trahiraient sa présence. Mais elle n’avait pas le temps de retirer ses cuissardes ! Elle remit son chaperon sur la tête et dégaina à nouveau ses coutelas, brandissant une main en avant, l’autre derrière, puis ainsi s’aventura lentement dans ce mausolée sur la pointe des pieds et avec prudence. Elle avait bien raison d’être sur ses gardes, il faisait là un noir des plus total, même elle éprouvait des difficultés pour déceler ce que la pièce contenait. La Sombre calma sa respiration, mais ses battements de cœur étaient plutôt forts, dénotant son malaise. Elle continuait à avancer jusqu’à arriver devant les têtes de torches éteintes qui gisaient sur le sol. Droite, tête haute, le regard alerte, elle ressentit alors quelque chose se mouvoir derrière elle. Elle se stoppa lentement, avalant sa salive, prête à se défendre contre son assaillant…
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Ven 2 Nov - 19:24

Il y a de nombreuses raisons pourquoi Deloth appréciait tant l'obscurité. La première est que les ténèbres, la nuit, l'ombre, tout ce qui est sombre, où l'esprit peut s'imaginer les pires abominations, et, en conséquent, ce qui tourmente, effraie et affaiblit autrui, Deloth puise dans cette peur une grande force. La seconde est bien simple : un assassin doit se faire l'amant de l'obscurité, épouser ses formes, la déceler dans ses moindres parcelles. La troisième raison pour cette affinité croissante, c'est que, Deloth, comme tous les Elfes, possédait ce don inné qui leur est propre, de discerner bien mieux que les Humains ou autres, au même titre que les Drows, dans l'obscurité la plus totale. Sa vision était améliorée, non parfaite, ce qui lui conférait un avantage considérable sur celle qui venait de devenir sa proie. Certes, celle qui venait d'être prise en chasse possédait une vision améliorée, mais par son exercice, non par son sang : Celle de Deloth en ressortait meilleure que la sienne. Elle ne discernerait qu'une ombre, le pan de sa cape probablement....alors qu'il pourrait jouer avec elle pendant quelques instants.

Le mausolée, dont le grand tombeau central était en fait bien plus petit que la première vision que Deloth avait eu, était entièrement baigné dans un océan d'obscurité, seulement brisé par un faisceau du clair de lune, filtrant à travers la porte entrouverte...porte que l'Elfe ferma en longeant le mur en courant, frôlant l'assassine. La salle était ténébreuse à présent, et Deloth se hissa dans l'angle de l'un des murs, en hauteur, s'aidant des fins rebords sur lesquels étaient gravés des mosaïques typiques de l'art Thaari. Tapi, dans la noirceur la plus totale, en hauteur et un sabre dégainé, l'Elfe contemplait sa proie s'avancer dans le mausolée, se retournant, dagues à l'air libre, prêtes à entailler.

« Les rôles sont inversés...On va s'amuser quelque peu. On a toute la nuit, non ? »

Puis l'Elfe sauta au sol, roulant, et courut dans la pièce, changeant de direction, bifurquant, frôlant l'assassin qui envoyait sa dague toujours avec une infime seconde de retard. Elle frappait le vent là où Deloth venait de passer. Lors d'un passage il la bouscula violemment, ne s'arrêtant pas pour voir l'effet de son accolade. Puis il s'arrêta, à quelques pas de sa proie. Il dégaina son second sabre, se plaçant en garde, à cinq mètres de l'assassine.

« Debout. Je vais t'offrir une mort honorable. »
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 5 Nov - 1:37

A présent, Cérya était réellement prisonnière de ce monstre. Enfermée à l’intérieur du tombeau avec lui, les rôles s’inversèrent rapidement. Celle qui chassait était devenue la proie, lentement mais surement, à son insu. Elle ne pouvait pas prévoir de tomber sur un adversaire si coriace, si dangereux, non, elle ne s’attendait pas à un tel dénouement. L’Elfe semblait s’amuser, grand bien que cela lui fasse, ce n’était pas son cas.

« Si tu veux t’amuser, tu vas être déçu… » avait-elle répliqué dans l’espoir de le provoquer d’autant plus.

A maintes reprises la demi-drow était frôlée par l’assassin en question, elle avait beau frapper, c’était toujours trop tard. Elle le sentait pourtant, elle pouvait visualiser son cheminement par les sons et les courants d’air qu’il causait, mais jamais elle n’arrivait à prévoir ses déplacements. Toujours en garde, elle attaquait en vain. Elle savait que le mausolée était peu grand et qu’il devait être alors rapide.
Lors d’un passage, l’inconnu la bouscula violemment, au point de la faire mettre un genou à terre, lâchant une de ses dagues juste en face d’elle. Le bruit de l’arme qui tomba au sol indiqua sa position, elle la récupéra rapidement. Parallèlement, elle entendit le son du sabre que l’Elfe dégaina. Il se positionnait juste là, devant elle, invoquant de lui donner une mort ‘’honorable’’ une fois qu’elle se sera relevée.

Non, l’Ombre n’avait jamais envisagé sa fin de cette façon. Quelle tristesse ! Mais en même temps, elle avait enfin trouvé quelqu’un de plus fort et plus…malin qu’elle, quand bien même celui-ci était un monstre à ses yeux. Non, elle ne voulait pas mourir maintenant. Pas ici, pas ainsi. Mais résister davantage ferait peut-être trop plaisir à l’Elfe.
Est-ce que Norman savait ce qui l’attendait en l’envoyant le tuer ? Avait-il vraiment confiance en elle ? Ou n’était-elle devenue qu’obsolète, maintenant les moult alliances passées avec divers Seigneurs du Royaume. Il n’avait peut-être plus besoin de ses services. Non, elle se refusait d’y croire.

Ils étaient rares les moments où elle se laissait submerger par ses émotions (et oui, elle en avait, parfois…) mais cette fois-ci elle ne pouvait ravaler sa colère et s’empêcher de trembler, coutelas en main.

« Si tu dois me tuer, fais-le vite, et ne me rates pas. Sinon moi, je ne te manquerai pas… »

Elle avait relevé la tête, et maintenant bien habituée au noir, les yeux légèrement plissés, elle l’apercevait enfin…
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Sam 10 Nov - 0:32

Deloth avait bien ri lorsqu'il avait entendu la dague de son ennemie tomber au sol, et la voir ramper pour la récupérer. Puis elle lui avait parlé, d'une voix dure, mais qui cachait une certaine peur. C'était ce que pensait Deloth. Lorsqu'il s'arrêta en face d'elle, elle put le discerner dans l'ombre, voir son contour avec des yeux habitués à l'obscurité. Oh, qu'elle ne s'inquiète pas, l'Elfe ne comptait pas la louper, il allait aller droit au but, converger vers un point et s'y tenir, comme il l'avait déjà fait depuis longtemps, et comptait bien le refaire. Mais la jeune assassine, tout comme vous, lecteur, n'a pas compris qu'il ne s'agissait pas de tuer : elle avait tord, car ils allaient s'amuser. Ou, en tout cas, Deloth allait s'amuser.

Ils entraient peu à peu dans le domaine qui faisait la force de la Lame Dansante, celui de l'ombre et de la peur qu'anime toutes les femmes : celle de perdre leur intégrité. Ils étaient seuls, dans le noir et ne risquaient pas d'être dérangés, et quelle pire souffrance, sinon celle d'être dégradée et humiliée, puis abandonnée au milieu des morts, en ayant raté son objectif ? Rien qu'en s'imaginant la scène, déjà la langue de l'Elfe passait sur ses lèvres avec un appétit vorace. Allez, il ne fallait pas se faire attendre.

« Oh, si, on va jouer. »

Afin de ne plus être vu, l'assassin délaissa sa cape, et d'un revers de bras la jeta loin devant lui en direction de sa rivale. Certes il n'était pas dupe : une seconde tout au plus suffirait à l'inconnue pour esquiver, mais c'était la seconde qu'il lui fallait pour glisser derrière le tombeau central, et en cet espace de temps infime, les yeux pouvaient perdre leur accommodation. Une fois tapi derrière le tombeau, l'assassin fit diversion, lançant l'un de ses boutons de chemise à l'opposé de la pièce, tandis qu'il courait pour se hisser dans un angle, en hauteur. Tapi et invisible, il glissa le long du rebord, large de quelques centimètres à peine, pour se retrouver juste au dessus de son ennemie.

Et sans aucune autre forme de procès, il lui tomba dessus, s'affalant sur ses épaules de tout son poids. Le choc fut rude, et Deloth crut entendre quelque chose se briser. L'impact fut si violent que le poignet lâcha sa dague, et le visage contre la pierre froide de l'assassine fut bloqué par le genou droit de sa cible devenue chasseur. Sans tendresse, il la releva en tirant les cheveux, la frappant au visage une fois, puis une seconde. Puis il la laissa là, marchant doucement, projetant, de sa botte, au loin la dague de son ennemie. Et lentement, il défaisait sa ceinture tout en tournant autour de sa proie, en gardant tout de même une distance respectable.

« Tu m'as demandé si ce fut agréable avec Lucrèce...je pourrais te dire si ce sera agréable avec toi. »
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Ven 16 Nov - 10:44

Cérya esquiva la cape qui lui venait droit dessus, mais de par cette déconcentration, elle perdit de vue l’assassin. Pourquoi a-t-il cherché à l’embrouiller plutôt que d’en finir ? La demi-drow ne comprit pas ce qui se tramait. En l’espace de cet instant, il s’était dissimulé à nouveau dans l’ombre. Un petit bruit retentit, la mettant sur ses gardes, mais l’attention n’était pas au bon endroit ! Et il ne suffisait que de cet infime instant pour que l’Elfe tombe – littéralement – sur Cérya. De sa carrure et de son poids, il lui brisa le poignet qui la soutenait, faisant lâcher la dague. Un cri de douleur retentit, mais fût rapidement écourté par l’Elfe qui plaqua la tête de la jeune femme contre le sol glacé. Elle n’eut pas le temps de souffler, à peine retira-t-il le genou qui l’immobilisait qu’il l’attrapa violemment par les cheveux pour la faire se redresser, en lui offrant quelques droites au passage. Geignant, elle se tint le poignet qui ne lui était à présent d’aucune utilité, mais resta à terre, penchée en avant. Elle entendait l’Elfe tourner autour, elle serrait les dents, de rage et de douleur. Puis, elle entendit un cliquetis, comme une boucle que l’on desserrait. Ses soupçons étaient vérifiés par ce qu’il prononça peu après : « Tu m'as demandé si ce fut agréable avec Lucrèce...je pourrais te dire si ce sera agréable avec toi. »

A cet instant, ses yeux s’écarquillèrent, et elle releva la tête brusquement vers son agresseur, la lèvre inférieure en sang. Lucrèce… cette pauvre femme qui mourut dans d’affreuses conditions, lui réservait-il le même sort qu’à Lucrèce ? Non, elle ne pouvait se l’imaginer. C’était impossible. C’est comme si son passé l’avait rattrapée. Elle ne put s’empêcher de penser à sa tendre mère, à ce qu’elle avait subi. C’était à son tour maintenant…

La Sombre rebaissa sa tête, les cheveux tombèrent devant son visage. Une torpeur la prit, elle qui ne craignait pas grand-chose dans la vie, que presque rien ne touchait, était maintenant au plus bas. Sanglotant, elle essayait, dans un vague murmure, de comprendre ce qui lui arrivait là malgré tout.

« Elfe… Pourquoi… tu n’es pas censé… être un monstre… »

Non, elle ne l’accepterait pas. Aussi, elle se redressa rapidement tant bien que mal, soutenant toujours sa main cassée et se jeta en arrière, dos contre la porte scellée. Elle tenait difficilement debout, choquée par ce qui était en train de lui arriver. Jetant un œil à gauche à droite, elle était définitivement piégée, elle ne pouvait fuir, elle ne pouvait que subir cette fatalité. Il en était ainsi. La demi-drow ferma les yeux, comme résignée, mais il n'en était rien. La peur s'emparait d'elle lentement mais sûrement, elle redoutait l'approche de son ennemi, le bruit de ses pas accéléraient les battements de son coeur. Toutefois, qu’il se détrompe l’inconnu, elle s’arrangerait pour que cela soit le moins agréable possible, qu’il ne prenne qu’un minimum de plaisir à la violenter, contrairement à cette feu bonne femme…

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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Dim 18 Nov - 9:10

Adossée à la porte, et lui au tombeau qui constituait l'unique décoration de la pièce, hormis les gravures ornant le haut des murs, les deux assassins se faisaient face, sans bouger, ni même osciller le moindre mouvement. L'un voyait l'autre, mais cette dernière ne pouvait que discerner des contours d'ombre dans une salle dénuée de lumières. Le plus dur était fait, et il s'agissait bien sûr de neutraliser son adversaire. Qu'il en était sûr, s'il n'avait pas ses idées derrière la tête, Cérya ne serait déjà plus de ce monde. Il serait peut-être l'objet des critiques de ses frères d'armes, mais autant s'il advenait que ses détracteurs agissent en sa présence, il leur répondrait que c'est ainsi qu'il agissait, que soit on s'y pliait, ou on en prenait pas compte. Et s'il l'apprenait d'une quelconque autre manière, qu'il était cible de maux de paroles, alors il penserait simplement que la personne ne possédait simplement aucun courage. Il chassa ces pensées, et reporta toute son attention sur sa proie.

« On ne choisit pas ce que l'on devient. Toi même, as tu consenti à être Assassine ? »

De douloureux souvenirs émergèrent alors. Relativement cachés, partie d'une vie qui se désirait oubliée, elle refit surface en brisant la fine couche de glace qui s'était érigée. Sa Rupture, sa désertion, son long périple à travers les landes des Humains, son arrivée à Thaar...ce furent de douloureux temps dans la vie d'un Elfe, mais il ne manquait pas de temps pour l'oublier, et si cela ne se faisait pas, il apprendrait à vivre avec. A nouveau, il chassa ses pensées. Son désir augmentait de minute en minute, tandis que sa proie ne se mouvait plus, sachant pertinemment que nul fuite n'était envisageable, sans se solder par la même issue. Seule chose qu'elle réussirait à faire serait d'agacer son tourmenteur. Et les Cinq savaient à cet instant que ce n'était point la meilleure chose à faire que de priver quelqu'un de son habitude favorite.

Ne serait-ce qu'en un instant, l'espace du temps qu'il faut pour le lire, la jeune femme fut empoignée au cou sans ménages ni tendresse inutile, et fut poussée violemment vers le tombeau. Elle s'y retint, par d'excellents réflexes naturels, mais ce fut sur ses mains dont l'une était brisée. Elle la retira immédiatement en un grincement de dents, ne tenant plus que sur une seule, qui elle fut saisie par Deloth. En une clé de bras, il la plaqua face à lui, bras tordu dans son dos. C'est brutalement, que de sa dague, il déchira ce qui était autrefois la chemise de son ennemie, laissant entrevoir une poitrine parfaite et moulue par les mains de la tentation. Il l'arracha, et repoussa tant la chemise que la femme qui la portait au sol. Torse nu, la femme demeura immobile, Deloth ne s'en souciait plus l'espace d'un instant, celui qui lui suffit pour retirer son vaste manteau. Le posant délicatement sur le tombeau, il retira d'un seul geste sa ceinture, la pliant et la brandissant comme une arme, la boucle et la tige de métal constituant l'une des extrémités de son fouet improvisé. Ainsi paré, il s'approchait petit à petit de sa cible, et plus il raccourcissait la distance entre eux, plus la fatalité semblait ne plus pouvoir être évitée.
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 19 Nov - 3:11


Après un instant de distraction, sûrement plongé dans quelconques pensées, l’Elfe rétorqua d’une question à son tour. Il n’avait pas tort, ou autrement dit, il avait raison. Avait-elle consenti à devenir ce qu’elle était ? Certes oui, mais l’avait-elle choisi ? Non. Tout cela n’était que pure coïncidence. Mais elle ne regrettait rien, ‘’il’’ avait sauvé sa vie, même si ce n’était que par soucis premier d’utilité. Elle n’était pas dupe, mais elle aimait à croire qu’on pouvait l’apprécier pour ce qu’elle était vraiment, bien qu’elle ne soit rien d’extraordinaire, une tueuse, une amante par la même occasion, rien de plus.

« … »


Cérya ne répondit pas. Quelle utilité de toute façon ? En avait-il vraiment quelque chose à faire de sa condition ? Enfin, rapidement, il s’était retrouvé face à elle, l’attrapant par la gorge. De sa main encore intacte, elle s’accrocha instantanément au bras de l’assaillant, y plantant ses ongles, sous l’inconfort de cette prise. Mais ce ne fut que pour une courte durée : la Sombre fut valsée au loin vers le tombeau. Par réflexe, elle amortit sa chute, au détriment de son poignet déjà brisé. La douleur revint fortement, mais elle se ménageait car elle pensait bien que l’entendre gémir ou même crier de douleur devait plaire à son tortionnaire. La demi-drow retira immédiatement cet assise, mais ne resta pas ainsi longtemps ; son autre bras fût saisi par l’Elfe qui la maintenait à présent face à lui. Ainsi, elle examinait rapidement le visage malsain de l’assassin, qui avait objectivement un certain charme. Serrant les dents, elle défia son regard, jusqu’à apercevoir sa dague qui attira toute son attention. L’inquiétude la regagna à nouveau et d’un coup sec, sa chemise n’était plus que lambeaux. Il prit un temps à parcourir des yeux sa poitrine à présent dénudée – et qui semblait le ravir – avant de la repousser à terre.

Allongée sur le ventre, la jeune femme ne bougea plus, mais ses yeux ne quittaient pas la silhouette de l’homme qui commençait à se défaire de ses vêtements à son tour. Elle essayait de contrôler sa respiration, de la calmer. Mais son sang ne fit qu’un tour quand il brandit sa nouvelle arme qui n’était autre que son ceinturon. Avec difficulté, elle se redressa sur les genoux, prenant soin de masquer sa poitrine de son avant-bras altéré. Sa noire chevelure qui tombait sur les épaules et son buste l’aida dans son entreprise. Aucune pudeur non, mais elle n'appréciait guère cette situation. Que devait-elle faire, maintenant ? Elle n’arrivait à se résigner, elle voulait lutter. Mais elle était bien trop désavantagée désormais…

Alors que l’Elfe se rapprochait dangereusement, elle se releva – en titubant – et cherchait du regard rapidement tout ce qui pouvait s’atteler à devenir une arme ; mais la crypte était vide et dénuée de tout objet utile… Cérya retomba à genoux, son poing se resserrant sur lui-même et cogna d'un coup vif la pierre...

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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 19 Nov - 23:12

L'assassin tournait autour du tombeau, non de sa proie. Il prenait son temps ! A vrai dire il n'en manquerait pas, il avait toute l'éternité. C'était un met particulièrement délicieux que de délecter de la rage, de la peur des autres, notamment lorsque nous en sommes la cause. La jouissance en est si grande qu'il nous en devient rapidement impossible de s'en passer, alors on accroît les moyens mis en œuvre pour agir mal. Il pouvait la sentir, comme s'il pouvait la toucher, cette peur dont il était la cause. Ce sentiment, il s'en nourrissait. C'était plus qu'une drogue, ou un vice, la peur et la douleur qu'il créait était devenue une partie de lui-même.

« Cette dague a saignée le corps de Lucrèce, et celui de sept autres femmes avant toi. Mais rassure toi, tu ne seras pas la neuvième. Je veux que tu vives avec l'échec de ta mission, et avec mon souvenir ancré dans ta mémoire, que mon ombre te hante jusqu'à la fin de tes jours. »

Délivré de sa cape, et sous le regard de la condamnée, il noua ses cheveux d'ébène par un lien de cuir, dégageant son visage. Alors il passa à l'acte. Sans ménagements, il effectua deux tours de passe passe, balayant d'un coup de pied le poignet valide qui maintenant la femme en équilibre. Affalée sur la brique, ce furent ses deux genoux qui écrasèrent douloureusement et sans retenue les deux avant-bras de l'assassine. A genoux, sur elle, il maintenant de tout son poids son étau sur sa victime. Ses mains rejoignirent les siennes pour atteindre le poignet brisé, sur lequel il exerça une forte pression pour la faire ployer. Il la défit du reste de sa chemise d'un simple coup de couteau, gratifiant la poitrine parfaite de sa poigne. Tirant ses cheveux en arrière, il ne pouvait nier qu'elle possédait une certaine beauté, un certain charme et dotée d'un corps parfait. Si elle était réellement assassine, ses charmes devaient demeurer sa plus grande arme.

Délaissant ses seins, sa main droite, tandis que la gauche tordait toujours le poignet brisé, s'élança vers le bas, faisant fi de la barrière relative que constituait les bas de cette femme. Jupe et cuissardes n'arrêtèrent pas l'affaire de l'Elfe, dont la main ne tarda pas à sonder l'intimité la plus retranchée de la jeune assassine. Puis dans un jeu sournois, dans lequel le plaisir était à sens unique, il gratifiait sa langue d'accolade avec celle de son ennemie, tandis que ses doigts ne cessaient de mener leur danse. Puis ils se retirèrent, mais pour mieux préparer le prochain assaut : habilement, les bas de son ennemie ne furent plus qu'un souvenir, ainsi que son propre bas, et ce ne fut plus ses doigts, mais son attribut masculin qui la pénétra. Alors il délivra sa rage, sa haine, tout ce qu'il possédait de néfaste, il le purgea dans ces quelques minutes, une quinzaine tout au plus, où il la ravageait, encore et encore, par plaisir, par vengeance, par amusement et par mise en garde. Lorsqu'il en eût fini, il se releva, son habituel sourire aux lèvres. Il reboucla son ceinturon, laissant la Ravagée nue se morfondre sur le pavé froid. Finalement, une fois sa cape remise, mais son capuchon toujours rabaissé, il se tourna vers elle :

« Que cela te serve de leçon. La vie est ainsi, on lutte, on s'endort dans son talent et lorsqu'on rencontre plus fort que soi, la chute est dure. »

Il affirmait cela, mais au fond de lui, au plus profond de lui même, il était intimement persuadé d'une seule chose : Un jour, ce qu'il venait de prédire lui arriverait.
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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mar 20 Nov - 18:55


C’est ainsi qu’elle vit son destin se chambouler, comprenant qu’elle n’en était pas maître, loin de là. Mise à terre, elle cherchait tout de même à se débattre avant que l’Elfe ne l’immobilise de ses genoux sur ses bras. Elle essayait de lui donner des coups de genoux dans le dos, mais la force lui manquait, ne faisant que l’effleurer. Mais il la calma rapidement en étreignant son poignet brisé, lui arrachant un cri de douleur, et défaisant ce qu’il restait de sa chemise. Ô combien elle aurait préféré qu’il la tue, sans retenue, ou peut-être en lui affligeant d’atroces douleurs physiques, mais rien n’aurait été pire que ce qu’elle allait subir à présent.

Finalement, elle ne cherchait plus à se débattre. C’était peine perdue. L’assassin quant à lui, continuait de profiter de son corps, commençant par malaxer fermement sa poitrine avant que sa main ne se dirige à l’entre-jambe de la sang-mêlé. Elle s’en voulait de laisser un étranger découvrir son intimité, jusque-là réserver à son seul Seigneur, mais étrangement, ce ne fût pas désagréable. Elle ne comprenait pas pourquoi ni comment c’était possible. En même temps, la langue de l’Elfe vint déloger la sienne pour s’amuser un tantinet. La belle ne réagissait que le minimum, essayant de masquer cette étrange sensation. Mais rapidement, ce dernier se débarrassa de ce qui allait gêner son prochain avancement ; et aussitôt fait, il attaqua avec sa fervente virilité. Toujours dans un infime espoir, Cérya gigotait en gage de refus, mais la pression qu’il exerçait sur son poignet avait raison d’elle.

Ainsi, la demi-drow subit ce qu’elle avait toujours redouté, ce que sa défunte mère eut à endurer bien avant elle. Son intégrité en prit un coup et le désespoir l’envahit complètement. Telle une simple poupée, elle recueillait la rage, la haine, la frustration – et autres – de son ennemi. Son conscient ne réagissait plus, humilié, il s’était retiré, laissant place à un vide mêlé à une noirceur. Instinctivement, elle se retenait d’émettre quelconque gémissements, que ce soit de douleur et au final de plaisir, qui sait…

Lorsqu’il eut fini son œuvre, il se retira et se rhabilla, non mécontent de sa prise. Cérya, elle, resta allongée sur le sol. Elle s’était recroquevillée, sanglotant. L’avertissement oral de l’assassin expliqua ce qu’il venait de démontrer. La jeune femme s’était donc frottée à plus fort qu’elle, plus malin et plus sournois. Sans aucune précaution, il est vrai qu’elle s’était jetée à sa poursuite tête baissée, et pourtant, elle savait ce dont il était capable. Trop confiante diriez-vous ? C’est probable, n’ayant rencontré qu’un échec dans sa vie autrefois ; celui-ci était un rappel : elle n’avait pas sa vie en main.

D’une voix à peine audible, elle lui répondit : « Parles-tu de vécu… d’expérience… ? Pour t’acharner de la sorte… » elle marqua une pause et reprit dans un murmure. « Enfin, un monstre comme toi n’est déjà très certainement qu’une punition des divinités après tout… »

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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mar 20 Nov - 19:49

A sa question, l'assassin debout cessa ses cents pas, toisant sa pitoyable prise d'un coup d’œil accompagné d'un sourcil sceptique. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres en entendant les sanglots, signatures de sa victoire. Son sourire s'étira en un large éventail de dents parfaites, pour émettre un rire satisfait et moqueur.

« Si tu demandes si je me suis déjà fais violer, la réponse est non. »

C'était bas, mais son schisme demeurait trop récent pour qu'il lui soit aisé d'en parler. D'ici quelques décennies peut-être, voir un bon siècle, lorsque son ancienne vie ne serait qu'une ligne dans le récit qu'est sa vie, si toutefois elle ne s'achève pas d'ici là. Il eut soudainement envie de tuer la Violée, de la ravager avant et de la signer comme tant d'autres avant elle. Ses propos étaient dits sans savoir, et elle ne savait point quelle corde elle touchait. Mais elle ne le saurait pas, c'était un filet trop sensible pour qu'il soit touché, et les moindres mots devaient être pesés avant d'être dits lorsque ce sujet advenait dans la conversation. Dans son accès de colère, il voulait la voir souffrir à nouveau, mais il dut malgré tout se retenir de réitérer son affaire, plus violemment cette fois.

A la place, il se plaça sur le tombeau, assis confortablement, sabre prêt à jaillir et à trancher, face à sa proie. Son visage était découvert, car sa capuche étant rabaissée, elle n'obscurcissait pas sa vision, et il pouvait ainsi admirer à loisir les formes de son ancienne partenaire. Il laissa jouer ses doigts dans sa veste pour en sortir du tabac fraîchement préparé durant la matinée, qu'il alluma, créant durant quelques secondes l'unique source de lumière du tombeau toujours vide et sombre. Il en savoura le goût, lui faisant penser intérieurement au lieu où il se l'était procuré, Diantra, et celle qu'Aldaron avait élue, Castielle. Puis son attention se reporta sur l'assassine :

« Un Assassin n'est qu'une arme, tu devrais le savoir. Monstre, je ne le suis pas. Lucrèce était mon premier contrat. Baronne ou manant, un contrat est une affiche avec de l'or à la solde. On me demande de tuer, alors je tue. Le vrai coupable est son commanditaire, et dans les deux cas, ici, nous parlons de ton seigneur. Il défie ce qu'il ne peut combattre, petite. Sais-tu ce que sont les Lames Dansantes ? »

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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 21 Nov - 14:48

L’ironie de l’Elfe face aux questions agaçait fort Cérya, mais elle n’était pas en mesure de rétorquer quoique ce soit. Alors qu’il s’installa tranquillement sur le tombeau, la demi-drow se redressa difficilement sur les genoux. La douleur de son poignet s’était estompée mais il fallait qu’elle le maintienne. Elle ressentait en même temps le regard de l’assassin sur elle, qui la rendait honteuse.

Avec lenteur, elle essayait de récupérer ses affaires dispersées un peu partout autour d’elle. Si sa jupe et ses cuissardes demeuraient intactes, il n’en était rien concernant son chemisier. Heureusement elle avait sa cape sous laquelle se cacher, encore fallait-il qu’elle l’atteigne, celle-ci gisant devant la porte de la crypte. Une chance que seul son poignet ait été véritablement touché. Les quelques éraflures sur son visage disparaitraient rapidement, et son corps demeurait indemne, ou presque.

Puis il commença sa tirade sur les assassins. C’était inutile, elle savait ce que cela voulait dire, elle en était elle-même une. Mais ce qu’elle ne comprenait pas, c’était pourquoi il s’acharnait sur les corps meurtris de ses pauvres victimes, déjà qu’elles allaient y rester… c’est à se demander s’il n’est pas plus apaisant de rejoindre la mort par la suite. Enfin, il commença à accuser Norman, qu’il était le seul coupable dans l’histoire. A ces mots, la Sombre fronça les sourcils et regarda en direction de cette petite étincelle qui n’était que la braise du tabac dont semblait se délecter l’assassin. Puis il lui posa une simple question, mais qui cependant attira davantage son attention.

Oui, elle savait ce qu’étaient les Lames Dansantes. Cérya ne s’était jamais confrontée à l’un des leurs ceci-dit. Puis d’un coup, elle arrêta tout mouvement, comme figée et comprit : insinuait-il en faire partie ? Si tel était le cas, elle était dans une bien pire posture qu’elle ne l’imaginait ; et finalement, elle devait peut-être remercier les Cinq qu’elle soit toujours en vie. Après, il faut certes choisir entre mourir pour l’honneur, ou vivre dans la honte. Et pour l’instant, elle était condamnée à vivre ainsi. Seul son Seigneur décidera de sa mort ou non…

« Tu… »

La jeune femme ne savait que dire, mais elle commençait à avoir froid, ainsi dénudée et se pelotonna avec le peu d’affaires qu’elle avait récupéré.

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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Mer 21 Nov - 20:59

Lorsqu'elle se figea, Deloth ressentit réellement quel effet cela faisait d'appartenir à un groupe et d'en tirer son identité. Lors de sa précédente vie, et de son ancien grade, certes les gens s'inclinaient devant lui, le respectaient et l'appelaient par ce qu'il était : capitaine. Mais il sentait bien que beaucoup l'enviaient, que pour de nombreux frères d'armes, il n'était qu'un petit rôdeur issu d'entre les Arbres, et qu'il avait atteint son grade bien trop rapidement à leur goût. Ses décisions ne paraissaient peut-être pas parfois les meilleures, mais il agissait toujours pour bien faire, et donner sans demande de retour, un soutien au Peuple Immortel et à son armée. Pendant les quelques instants où sa rivale se figea, il sentit quel était l'effet émanant de soi, lorsqu'un individu se tenait face à un membre des Lames. C'était de la peur et de l'anxiété, sur un lit de remords. On se morfondait, on regrettait et on se demandait pourquoi on en était là, pourquoi était-elle faiblarde et meurtrie alors que lui ne l'était pas. Pour la simple et bonne raison que cette fois il avait été meilleur qu'elle, grâce à ses siècles passés dans l'Anaëh, et grâce à sa maîtresse, Elenna.

« Tu… »
« Oui ma chère. Mon nom est Deloth, et je suis membre des Lames Dansantes. Maintenant pèse mes mots, imprègne toi de mes paroles comme si c'était les dernières que tu entendais : Ton maître s'attaque à ce qu'il ne peut détruire, et si folie lui prend d'attenter de nouveau à ma vie, ou à celle d'une Lame, qu'il frappe si fort que nous ne nous relèverions pas. Car si son bras faiblit lorsqu'il nous frappera de nouveau, nous nous relèverons, et lorsque le temps sera venu, nous saurons raccourcir sa vie et la tienne, comme j'ai déjà ôté celle de sa femme. »

L'avertissement était irréversible, et sonnait comme un glas porteur de mort. Cependant...Deloth ne pouvait s'empêcher de ressentir de la pitié, et un brin de regret. L'assassine envoyée pour le tuer ne savait nullement dans quoi elle s'embarquait, qui elle défiait, ni même pourquoi. Il descendit du tombeau, ramassant la cape de l'inconnue. Sans tendresse, car il n'en avait pas pour elle, seulement de la pitié, il lui jeta la cape dessus. Alors l'Elfe dégaina son sabre, plaçant habilement la pointe de son arme sous le menton de sa rivale toujours au sol. Un geste vif, et sa tête roulerait au sol. Elle pourrirait ici, on l'a découvrirait peut-être dans quelques jours, où son cadavre pourri ne serait plus reconnaissable. On l'oublierait, et nul ne soupçonnerait l'Elfe, sinon l'Edhel. L'espace d'un instant, il fut tenté de le faire. Un estoc, et la gorge de l'assassine serait percée. Mais il n'en fit rien. A la place de la douleur physique, ce sont des mots qu'il employa, se retrouvant soudainement à proximité du visage de son ennemie, saisissant sa gorge de sa main libre, et la scrutant yeux dans les yeux.

« Vis avec ton fardeau, ou mets fin à tes jours si tu ne le peux. Ou si tu préfères, lorsque le temps sera venu, nous recroiserons le fer. »


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Cérya
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 26 Nov - 20:56

En fin de compte, l’Elfe semblait éprouver de la pitié pour Cérya. Pour éclaircir la situation, il se présenta, ainsi que sa guilde, il la mit en garde contre toute atteinte envers lui et envers ses semblables. Récupérant sa cape tout fraichement envoyée sur elle, la demi-drow s’en vêtit, sans lâcher du regard l’inconnu sur lequel, dorénavant, elle pouvait mettre un nom. Mais il n’était pas pour autant aussi attentionné et la menaça de son épée, la pointe de cette dernière sous le menton, relevant celui-ci un tantinet. A nouveau, elle se figea et arrêta tout mouvement. La belle pourrait croire que cet assassin n’est pas en paix avec lui-même, que l’idée de la tuer lui traversant l’esprit, il allait à l’encontre de cette envie. Une pulsion qui lui aurait certainement fait un grand bien sur le moment, mais rien de plus. Préférait-il se retenir et ainsi la savoir à jamais dans cet état de traumatisme, lui apportant finalement plus de bien sur du long terme ? Ou avait-il autre chose en tête ?

Enfin, là n’est pas la question. Rapidement, il s’était rapproché, son visage à nouveau près du sien ; elle pouvait sentir à nouveau son odeur, une odeur qui ne lui rappelle que cet horrible moment. Et voir encore de plus près les traits de son violeur. Elle se les mémorisait, se promettant de ne jamais les oublier, et qu’un jour peut-être, se reverraient-ils, « croisant le fer » comme il le dit. Yeux dans les yeux, la sang-mêlé gardait le silence, attrapant le bras de Deloth qui l’avait saisie par la gorge. Elle se contenta de froncer les sourcils – soit dit en passant sa meilleure expression faciale – et d'hocher la tête. Puis elle s’en libéra fermement, et prit appui sur sa main gauche, ayant réussi à caler l’autre pour qu’elle ne bouge aucunement lors de ses déplacements. Se connaissant, elle guérirait assez vite, encore fallait-il qu’elle prenne du repos par la suite.

Cependant, Cérya garda ses distances face à l’Elfe, reculant rapidement une fois sur pieds. Simple futilité, car elle savait très bien que s’il le désirait, il la dominerait aisément une fois de plus. La tête haute, elle le fixait, avant de rétorquer.

« Je ne suis pas de ceux qui se laissent abattre. Nous nous reverrons, Deloth… J’ignore en quelles circonstances exactement, mais ne te crois pas être débarrassé de moi. »

Elle sous-entendait bien évidemment qu’elle ne pouvait laisser passer une telle chose, qu’il s’en sorte ainsi si facilement. La prochaine fois ça ne sera très certainement pas une mission qui la guidera vers lui, mais plutôt des raisons bien à elle, et légitimes. L’assassine comptait bien en faire une affaire personnelle et ne le laisserait pas impuni. De cet échec, elle en tirera les leçons. Actuellement, elle sait qu’elle n’aura aucune chance contre lui, ayant estimé sa force, sa rapidité, ses capacités et sa sournoiserie. La Sombre attendait à présent qu’il la laisse, ne désirant nullement lui tourner le dos.


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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Une vie de peine et si peu de plaisir... [PV Deloth] [Terminé]   Lun 26 Nov - 21:14

Combattive ou...naïve ? Difficile de juger, mais cela n'était pas sans déplaire à Deloth. D'ailleurs, en y repensant bien, rien de cette soirée ne lui avait déplu. La course fut folle, le jeu enchanté, les ébats furieux pour une vue splendide...la soirée ne fut pas gâchée, non. Cependant...Cérya ne s'en sortait point si mal. Elle perdait beaucoup, certes, mais c'était le prix à payer lorsqu'on jouait sans connaître les règles. Mais elle gagnait le respect de l'assassin, du moins pour ce qu'il valait. Il venait de lui adresser une menace, au mieux, une recommandation, et pourtant, vaincue, avec un poignet brisé et déshonorée, elle trouvait en elle la force de le défier dans un futur prochain. Ce n'était pas sans déplaire à l'Elfe, si cela signifiait pouvoir profiter de ce que sa rivale avait à lui offrir. Mais ne serait-ce que cela, l'assassin n'avait pu tester les aptitudes de celle envoyée pour le tuer. Nul coups ne furent échangés, et aucun sang ne coula. Il n'y eu qu'une vertu déshonorée et des hormones apaisées. Ce n'était donc que partie remise. Il gagnait la première manche, et la revanche était lancée. En s'inclinant par pur sarcasme, il espérait une belle.

« Je prie les Quatre pour que ce jour arrive promptement. D'ici là, je tâcherais de ne point mourir, fais-en de même. »

Il releva son buste, incliné devant celle qu'il avait violée. Une parmi tant d'autres. Sans tourner le dos à sa détractrice, il sortit du caveau et s'en éloigna à grandes enjambées pour se perdre dans les ruelles de Thaar. Il porta un seul regard en arrière, afin de s'assurer qu'elle sortait du tombeau. Au moins, elle-même n'attenterait pas à sa vie. Il la reverrait donc, et quand l'astre princier se lèverait sur ce jour, ses sabres recueilleront le sang de cette assassine...ou les siennes feront couler le sien. Au fond de lui, il savait que ce n'était que les préquelles d'une rivalité qu'il avait attisé par son acte. Ce n'était point une fin. Seulement le début d'autre chose...
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