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 Si seulement... [Léane][ANNULE]

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Këda
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MessageSujet: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Mar 25 Déc 2012 - 17:27

Il a finalement réussit à garder son calme. Dieu merci ! Il n'a pas tué d'autres innocents. Cela remonte à une demie-semaine déjà. Il lui en a fallu de peu d'ailleurs. Mais c'est toujours ça de volé à cette bête haineuse qu'il ne contrôle que très peu. Enfin, peu importe désormais. La prochaine fois ne devrait pas être pour bientôt. Il étire son dos et sa colonne vertébrale craque agréablement. Debout, face au vent, il savoure chaque goutte de pluie qui tombe sur son visage, comme un cadeau du ciel, un cadeau de la vie. Il est heureux. La nuit va bientôt se lever et il n'a pas encore trouvé d'abri. Il est au milieu des champs, des villages et, pire encore, des hommes. Ces sales humains, mauvais comme la gale, déformé par la peur des autres et la peur d'eux-même. La peur fr soi, il connaît très bien. Mais pourquoi se défouler sur les autres ? Pour se rassurer et se dire que, finalement, ce sont bien eux les plus forts dans l'histoire. Qu'ils n'ont rien perdu au change. Même face à l'horreur, emplit de peur, ils arrivent à faire fuir et à blesser un gamin. Un enfant du diable. Non. Sérieusement. Il hait les humains. "Alors pourquoi es-tu là ? Tu es idiot ou quoi ? C'est leur territoire ici ! Qu'est-ce que tu fou là ?". C'est vrai que ça sent l'humain à plein nez. Il n'aime pas ça du tout. Que fait-il ici, en effet ? Il se promène. Il se fuit, il se cherche, il veut se compléter. Apprendre le monde et vivre pleinement la vie qui lui est offerte. Il faut qu'il oubli les humains et qu'il continu d'avancer. Au loin, il aperçoit un château. Comme dans les contes. Les contes humains bien sûr. Plusieurs cachettes s'offrent à lui, proche de ces murs. Et puis, ne dit on pas que c'est ce qui est le plus proche qu'on voit le moins ? Il ne dormira que d'un œil de toutes façon, comme d'ordinaire. Si jamais on l'approchait, il fuirait plus vite que son ombre. Non par lâcheté, mais par ingéniosité. Autant attaquer un loup dans sa caverne, sitôt les autres rappliquent. Et non merci. Il serait encore obligé de tué et il a horreur de ça. Arrivé non loin des murs, il trouve une grange où est stocké une bonne tonne de grain et du foin à profusion. L'hybride se fraye un chemin entre les tas d'herbe coupée et s'enfouit sous celui qui est le plus éloigné de toute entrée, mais pas de toute issue. Il se réserve une sortie avec une fenêtre facile d'accès pour lui mais presque inatteignable de l'extérieur. Roulé en boule, il sombre dans un demi-sommeil réparateur. Et comme pendant une semaine après chaque crise, il revit les actes de la bête, les uns après les autres, impuissant, et sous l'emprise de la jouissance. Il dort mal, il s'agite. Mais son corps a l'habitude et ses muscles se reposent, se regonflent d'énergie, tandis que son esprit est torturé et lutte contre les images qui défilent sous les paupières fermées de Këda.
A la tombée de la nuit, quelqu'un pénètre dans la grange et trouble son sommeil déjà perturbé. Il s'éveille en sursaut et ramène sur lui un peu de foin. Il enfouit complètement son visage dessous et attend. Une voix douce, cristalline, s'élève jusqu'à ses oreilles. La jeune femme murmure. Il a la désagréable sensation qu'elle sait qu'il est là. Il risque un œil à la dérobé et ce qu'il voit le surprend. Le sang drow qui coule dans ses veines s'exprime clairement, à travers ses oreilles, peut-être aussi le teint de sa peau. Que fait-elle parmi les humains ? Comment a-t-elle réussit à se faire adopter par eux ? Une liaison extra conjugale, ou bien la honte d'un viol peut-être. Sûrement même.
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Léane
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Mar 25 Déc 2012 - 19:48

La jeune femme était cambrée sur le dos de sa jument lancée au galop, la pluie lui fouettait le visage, ses cheveux volaient au vent, sa longue cape noire flottait derrière elle. Elle était encore une fois partie en vadrouille, seule avec sa jument. Elle revenait chez ses parents après une énième escapade. Le paysage défilait à vive allure, les sabots de la Trakehner martelaient les pavés. Elles arrivaient au domaine familial. Léane flatta Filante, qui ralentit le rythme, et c'est au trot qu'elles entrèrent dans la grange. D'un geste, La jeune femme sauta du dos de sa jument, elle prit les rênes et l'amena dans un coin du bâtiment. Elle chuchota à son amie :

- « C'est bien ma belle, tu es la meilleure. C'était encore une jolie balade.»

La jeune femme ôta les rênes et la selle. La jument était visiblement nerveuse, elle humait l'air et renâclait, en grattant le sol de ses sabots.

- « Qu'est ce que tu as ? Tu ne souhaitais pas revenir ? Moi non plus, ça me rend nerveuse et ça ne m'enchante pas tu sais, mais il faut bien leur rendre visite... »

Léane fit quelques pas, attrapa un objet et retourna à côté de l'animal, puis commença à la brosser. Elle aimait s'occuper de sa jument, c'étaient des instants qui les rapprochaient toutes les deux. Ses parents lui disaient souvent que ce n'était pas à elle de faire ça, qu'il y avait des domestiques pour le faire et que ça lui éviterait de sentir le fumier. Et comme à son habitude elle ne les écoutait pas. Le moment du brossage les calmait généralement toutes les deux, et puis ça retardait le moment de les affronter . Un affrontement, voilà comment elle voyait désormais les entrevues avec ses parents. Toujours les mêmes questions, les mêmes reproches. La jeune femme replaça une mèche de ses cheveux derrière une oreille. Celle ci était mi longue, comme l'autre d'ailleurs, elles ne dépassaient pas de sa chevelure mais lorsqu'on pouvait les voir on pouvait bien remarquer qu'elles n'étaient pas tout à fait normales, un peu plus pointues que la moyenne mais bien moins que celles d'une elfe. Trahissant des origines qu'elle ne connaissait pas. La jeune femme brossa longuement son amie, mais celle ci ne se calmait pas, et Léane se sentait elle-même mal à l'aise, sans savoir pourquoi. Elle soupira, et enfouit son visage dans l'encolure de Filante.

- « Que faire, Filante ? Pourquoi est-ce que je reviens toujours les voir ? Je ne sais même pas pourquoi. Qu'est ce que j'espère d'eux ? »

Ses parents n’avaient jamais montré le moindre signe d'amour envers elle. Ils ne voyaient en elle qu'une aubaine, une fille à marier, mais non pas « leur » fille. Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Elle leur avait obéi bien sagement durant toute son enfance, pourtant. Elle observait parfois le comportement des serfs. Et elle se surprenait à être jalouse des quelques gestes de tendresse qu'elle voyait, chose qu'elle n'avait jamais eue. Elle s'écarta de la jument et éternua.

- « Allons bon, manquait plus que ça... »

Elle ôta sa cape trempée et la posa sur une botte de foin. Le malaise ne l'avait pas quittée. Ce n'était pas une sensation habituelle mais elle n'arrivait pas à l'expliquer. La jument hennit, gratta encore le sol. Léane jeta des coups d’œil autour d'elle mais ne vit rien. Elle porta la main à son fourreau.

- « Il y a quelqu'un ? Montrez-vous ! »

Elle se traita intérieurement de stupide. Pourquoi quelqu'un viendrait ici ? Et pourquoi se cacherait-il, surtout ? Elle dressa les oreilles et attendit.
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Këda
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Mer 26 Déc 2012 - 10:04

- Doucement ! Je ne te veux pas de mal, déclare-t-il, calmement, toujours caché dans son foin.

La jument renâcle fortement. Les chevaux ne l'ont jamais aimé. Ils sont trop sensibles au sang de prédateur qui coule dans ses veines. Ses postures de chasseurs ne leur échappe pas et ils sont toujours nerveux lorsqu'il les approche. Mais il ne les aime guère, lui non plus. Et puis, ses parents n'en avaient pas non plus. Il croit que sa mère en avait peur, suite à ce qui s'était passé avec son géniteur. Elle avait faillit se faire écraser par l'un d'eux. Même si c'était de l'histoire, donc passée, la peur persistait en elle. Bien qu'elle se soit exilé avec Père, elle les avaient toujours en horreur.
Il remua imperceptiblement sa main droite et dégaina son poignard. Il sentit la froideur de la lame à travers son pantalon de cuir. Un sourire carnassier se dessine sur son visage, chose qu'il ravale sitôt. "Tu ne vas quand même pas la tuer. Elle est chez elle ici, elle se sent plus en sécurité que n'importe où. Tu ne peux pas la laisser ici pour morte, à deux pas de sa maison." Sa maison. Une possession qu'il n'a plus depuis trop longtemps. Un chez soi. Pas un arbre, ou une grotte. Une maison, bâti avec de la pierre, du bois, du chaume. Il secoue la tête pour chasser ses pensées idiotes, comparables aux rêves de petite princesse, et se déplace légèrement sur la gauche. L'humaine ne l'a pas entendu. Même un elfe n'aurait pas perçu sont déplacement. Il voit son malaise augmenter, au fur et à mesure qu'il attend pour se montrer. Maintenant qu'il a confirmé son inquiétude, elle commence à paniquer. Bien qu'elle ne le montre pas, il le sent. "Ce n'est pas tellement qu'elle ait un chez elle qui arrête ton geste destructeur, hein ! C'est plus cette infime quantité de sang drow qui coule dans ses veines qui t'intrigue. Tu ne veux pas la tuer parce que tu voudrais comprendre. Comment fait-elle pour vivre chez les humains sans se faire tuer sur le champs ?" Oui, c'est vrai. Et puis, le fait qu'il ait réussit à ne tuer personne durant sa crise aussi. Ça y joue beaucoup. Pourquoi tout détruire en la tuant, elle ? Surtout qu'elle n'a pas l'air bien dangereuse, malgré le fait qu'elle porte une épée. Certes, la façon dont elle la brandit révèle un certain entraînement, et pas des moindres, mais bien insuffisant face à un elfe ou un drow dans l'armée. Sans oublier qu'il est tout de même surentraîné, du fait qu'il soit guidé uniquement par sa survie.
Toujours enfouit sous son foin, il l'observe, encore et encore. Elle doit faire partie de la noblesse. Sa posture la trahit, peut-être malgré elle, ainsi que la jument. Elle a l'air de lui appartenir. Et un simple paysan n'a pas les moyens de s'offrir une aussi belle bête. Son port de tête lui rappelle Saufy, autant que son humanité ou ses yeux francs. Mais pas cette volonté de voiler ses sentiments, ça non. Saufy en était dépourvu. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Le sourire qui se dessine désormais sur son visage est doux, terriblement doux. Celui-ci, il le garde sur les lèvres. Il est temps de se montrer. Trop rapidement pour qu'elle le sente, il bondit hors de sa cachette et se retrouve derrière elle. La jument hénit de peur, les naseaux dilaté et les yeux exorbité. Elle lève la tête si haut qu'elle en touche presque le plafond. Ce qui tend encore plus l'humaine.
La bouche contre son oreille, il susurre :

- Il vaudrait mieux que tu range cette lame. Il serait si dommage d'abîmer ce joli minois, tu ne crois pas ?

Bien sûr, elle n'en fait rien et se retourne si vite qu'elle en est légèrement déséquilibré. Rien de bien méchant cependant. Et puis, il n'a pas l'intention de l'attaquer. Même si la lame de sa dague, sortie de son emplacement habituel, contredisait les paroles qu'il a proféré un peu plus tôt.
Elle pointe alors sa lame sur sa poitrine, au dessus de son coeur. La peur a cédé la place à la colère, si caractéristique de cette situation. Sur son visage, l'hybride affiche toujours ce sourire doux, apaisant.

- Veux-tu réellement mourir de suite ? Je ne sais pas si tu te rends compte, mais ce serait légèrement stupide, si proche de chez toi. Parce que je suppose que tu habites dans cette forteresse ? Et puis, du sang dans le foin destiné au chevaux, je ne trouve pas cela très propre. Tu vas me dire que j'ai fais bien pire, mais ce n'est pas une raison. On ne doit pas recommencer nos erreurs. Vas-tu enfin baisser cette lame ou faut-il que je te prouve que je peux te tuer ? Je serais toi, je ne me risquerais pas à le seconde option. Mais c'est toi qui vois.

Le sourire ne disparaît toujours pas de son visage.
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Léane
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Ven 28 Déc 2012 - 16:57

La réponse ne se fit pas attendre. Elle était plutôt rassurante. C'était une voix masculine, mais il ne se montra pas pour autant. Filante s'énerva encore un peu plus, et la quart drow lui flatta l'encolure pour l'apaiser. Quand la jument fut calmée, Léane se déplaça vers l'endroit d'où elle pensait que la voix provenait, et attendit encore, la main serrant son épée. C'était un geste qui la rassurait. L'inconnu lui avait parlé pour confirmer sa présence mais n'avait pas daigné se montrer. Pourquoi faisait-il cela ? Désirait-il faire monter la tension ? D'un seul coup elle entendit derrière elle son amie en totale panique. La jeune femme n'eut même pas le temps de se retourner qu'une voix lui susurra à l'oreille:

- "Il vaudrait mieux que tu ranges cette lame. Il serait dommage d’abîmer ce joli minois, tu ne crois pas ?"

Léane ne répondit pas et fit vivement volte face, et en un laps de temps très court elle se retourne et sort à la fois son épée de son fourreau qu'elle pointe sur la poitrine de l'assaillant. Heureusement, elle était restée sur ses gardes. Elle remercia intérieurement son maître d'armes, et jeta un rapide coup d’œil à sa jument afin de s'assurer qu'elle n'avait rien, puis reporta son attention sur l'homme. C'était un demi drow, en fait. Enfin, ce qu'elle pensait être un demi drow puisqu'elle n'en avait jamais vu jusqu'à présent. Ses oreilles, ses yeux et son teint le trahissait. Un sourire s'affichait sur son visage, ce qui l'énerva car elle pensait qu'il se moquait d'elle.


- "Veux-tu réellement mourir de suite ? Je ne sais pas si tu te rends compte, mais ce serait légèrement stupide, si proche de chez toi. Parce que je suppose que tu habites dans cette forteresse ? Et puis, du sang dans le foin destiné au chevaux, je ne trouve pas cela très propre. Tu vas me dire que j'ai fais bien pire, mais ce n'est pas une raison. On ne doit pas recommencer nos erreurs. Vas-tu enfin baisser cette lame ou faut-il que je te prouve que je peux te tuer ? Je serais toi, je ne me risquerais pas à le seconde option. Mais c'est toi qui vois."

Il osait la menacer chez elle? Pour qui se prenait-il donc? Serait-il donc si dangereux que ça? Et de quoi parlait-il quand il disait qu'on ne devait pas recommencer nos erreurs? Ses parents lui avaient toujours apprit à se méfier des drow et des demis drow, ils considéraient d'ailleurs que c'était la même chose et qu'ils n'étaient que des animaux incapables de contrôler leurs plus bas instincts. En clair, ses parents les détestaient et avaient voulu inculquer cette haine à leur fille. Son père surtout, celui ci avait un fort caractère et sa mère était plutôt effacée. Léane ne pouvait haïr des gens qu'elle ne connaissait pas, mais cela lui fit se méfier fortement de l'étranger en face d'elle. Son cœur battait la chamade mais elle n'en montra rien. Et malgré le doux sourire qu'il lui adressait, le visage de la jeune femme resta froid, comme à son habitude. Et c'est avec une voix dure qu'elle lui répondit. Une voix qui contrastait fortement avec celle emprunte de douceur qui s'était adressée à la jument, une voix étant réservée uniquement à sa seule amie.

- "C'est exact, c'est chez moi, ici. Et je ne sais pas lequel des deux est le plus stupide puisqu'il suffit d'un seul cri de ma part pour que votre existence prenne fin. Je ne m'en sortirais peut-être pas, mais vous non plus."

Ce n'était pas tout à fait vrai, c'était chez ses parents mais non pas chez elle. Elle avait en réalité peu de biens propres. Étrangement, l'idée qu'elle puisse mourir ne lui fit ni chaud ni froid. Ces paroles avaient-elles pour but de faire peur à l’hybride ou bien de rassurer la jeune femme? Quoi qu'il en soit, cela lui fit reprendre confiance en elle et elle observa un peu plus en détails celui qui faisait face. Sa peau hâlée contrastait avec ses cheveux gris pâles. Il était plutôt grand et bien bâti. Léane planta ses yeux émeraude dans les yeux rubis de l'hybride. Sa curiosité avait prit le dessus sur la méfiance.

- "Je vous propose de nous comporter en personnes civilisées. Nous n'avons aucun intérêt l'un comme l'autre de nous battre, alors rangeons tous les deux nos armes et nous pourrons discuter calmement."

A peine sa phrase était-elle terminée qu'elle ôta son épée de la poitrine du demi drow et la replaça dans son fourreau. La jeune femme partait pour rechercher l'aventure et l'adrénaline, et c'est en rentrant chez elle qu'elle trouvait ce qu'elle cherchait, quelle ironie. Elle s'adressa à nouveau à lui, le visage toujours aussi fermé mais avec une voix un peu moins ferme:

- "Que faites-vous ici? Que cherchez vous?"

Si son père la voyait s'adresser ainsi à un demi drow, il ferait surement une crise cardiaque. Cette pensée la fit sourire intérieurement. Elle lui désobéissait même à quelques mètres de lui, sans qu'il ne le sache.
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Këda
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Dim 30 Déc 2012 - 11:01

Comme des gens civilisés ? Est-il quelqu'un de civilisé ? Et puis, qu'est-ce que ça veut dire au fond ? Qu'on doit user des règles de bien séance ? Foutaises ! Mais bon, il allait faire comme s'il n'avait pas entendu cette expression. L'humaine regaine son épée sitôt qu'elle finit sa phrase, attendant sûrement qu'il en fasse de même avec son poignard. Pour ne pas l'effrayer d'avantage, il range lui aussi sa lame, retrouvant ainsi le poids familier de sa dague le long de sa cuisse. Pour lui montrer d'avantage qu'il ne lui veut pas de mal, il s'assoit sur un seau retourné, à deux pas de son interlocutrice. Lorsqu'il est assit, les gens se méfient moins de lui. Cette position qui le met légèrement en dessous plait généralement aux humains. Ils ont alors l'impression de dominer de toute leur hauteur alors qu'un mouvement de lui suffit pour qu'ils soient mort. "Attention, tous les humains ne sont pas les mêmes. Certains sont plus fragiles et moins sensibles que d'autres à la gestuelle. Et puis, même si c'est le cas pour la majorité d'entre eux, tous ne sont pas arrogants."

- Tu veux que je te dise ? Je suis un demi-elfe. Est-ce que ça te rassure ? Je ne suis pas mauvais, je voulais juste dormir. Je suis épuisé par tout ces voyages interminables pour trouver la paix et le savoir et cette grange m'avais parue confortable. Ce qui n'est pas faux d'ailleurs. De toutes façons, je comptais m'en aller. Quelques instants plus tard et tu m'aurais raté. Quel dommage cela aurait été !

La jument tremble toujours et s'est trempée de transpiration en un rien de temps. Bien que la pluie batte la campagne au dehors, il sait que ce qui perle sur son poil est salé. Il n'aime pas les chevaux. Tellement prévisibles et faibles ! Bien que celui-ci ait l'air assez endurcit, il reste une proie. Et c'est le fait qu'elle le sache qui la rend si faible. Mais c'est la nature, et tout le tralala. De toute manière, il n'aime pas les proies. "C'est pour ça que tu n'aimes pas les humains non plus. Tu les considères comme des proies, faibles, minables, et arrogantes !"
Këda voit bien que l'humaine essaie de garder un visage impassible, dur et lisse. Mais une pointe de curiosité et d'excitation pointe dans ses yeux. Et il est très dur de faire taire ses yeux. Presqu'aussi dur que de faire taire son coeur. Debout dans la grange, elle le dévisage. Qu'a-t-il donc de si particulier ? N'a-telle jamais croisé d'elfe ? Pour les drows, il ne se posera pas la question. C'est évident. Parce que si elle est issu d'un viol par un des leurs, ou par un demi-drow, ce qui est plus probable, on aura veillé à ce qu'elle n'en rencontre jamais.
Ce qui l'intrigue cependant, c'est qu'elle soit en royaume humain et qu'elle semble faire partie de la noblesse. Comment les hommes pourront-ils confier leurs plus chèrs trésor à une descendante de monstre ? Car c'est comme cela qu'ils considèrent les drows, comme des monstres assoifés de sang. A juste titre, certes. Mais il ne comprend toujours pas.
La chose qui l'ennuit le plus pour le moment, c'est qu'il sait les hommes en guerre. L'hybride a peur de ne pouvoir rejoindre sa forêt de si tôt et il se sent assez mal chez eux. Alors, une idée germe dans son esprit.

- Bon, tu n'as pas l'air de vouloir me tuer, c'est déjà cela. Je te retournerais donc la question. Que cherches-tu à vadrouiller ainsi sous la pluie ? Je suppose que ce n'est pas une quelconque maladie. L'aventure, peut-être. Ou la distance entre toi et ce qui de déplaît, voire te fait souffrir. Si c'e n'est que cela, j'ai une proposition à te faire. Mais d'abord, une simple question. Tu es une héritière ou une noble puissante ? Vu ton jeune âge, je pencherais pour la première option mais je peux très bien me tromper. Alors, es-tu curieuse de ma proposition ? Je répète que je ne te veux aucun mal et qu'il n'y a aucune fourberie de ma part dans cette question. Si bien sûr, tu venais à refuser, j'en serais fort contrarié mais je te laisserais poursuivre ton chemin.

Il n'a pas d'autres choix. Pour passer la frontière et en ressortir vivant, il a besoin d'un humain. Et plus qu'un paysan sans influence aucune. Il espère avoir trouvé la bonne personne. Sinon, tant pis, il se débrouillerait autrement.
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Léane
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Jeu 3 Jan 2013 - 13:45

Le demi drow range également sa lame puis s’assoit sur un seau, non loin d'elle. Ainsi, il est plus bas qu'elle, ce qui l'oblige à baisser la tête pour le regarder dans les yeux. Car oui, elle regarde les personnes en face lorsqu'elle leur parle. Et c'est ce qu'elle fit lorsqu'il reprit la parole.

- "Tu veux que je te dise ? Je suis un demi-elfe. Est-ce que ça te rassure ? Je ne suis pas mauvais, je voulais juste dormir. Je suis épuisé par tout ces voyages interminables pour trouver la paix et le savoir et cette grange m'avais parue confortable. Ce qui n'est pas faux d'ailleurs. De toutes façons, je comptais m'en aller. Quelques instants plus tard et tu m'aurais raté. Quel dommage cela aurait été !"

Il confirmait ses soupçons, c'était bien un demi drow. Il lui adressait encore des paroles rassurantes. Allait il lui jouer un mauvais tour comme la première fois? Des voyages interminables. Ainsi donc, voyager ne serait pas si agréable que ça en a l'air? Elle qui désirait voyager discutait actuellement avec un voyageur, justement. Et cela n'avait pas l'air de le réjouir tant que ça. Mais elle avait besoin d'aventure pourtant, non? Et si cela ne lui apportait rien et qu'elle restait malheureuse? Serait-elle condamnée à chercher "la paix", comme il le disait, toute sa vie? Elle voulait partir, oui, elle voulait quitter cette vie et surtout ses parents qui voulaient décider pour elle. Mais elle n'y arrivait pas complètement, elle revenait toujours les voir à un moment ou un autre, comme si elle avait encore besoin d'eux. Malgré le fait qu'ils n'avaient jamais eu le moindre geste d’amour - ou quoi que ce soit qui y ressemble - envers elle.

- "Bon, tu n'as pas l'air de vouloir me tuer, c'est déjà cela. Je te retournerais donc la question. Que cherches-tu à vadrouiller ainsi sous la pluie ? Je suppose que ce n'est pas une quelconque maladie. L'aventure, peut-être. Ou la distance entre toi et ce qui de déplaît, voire te fait souffrir. Si ce n'est que cela, j'ai une proposition à te faire. Mais d'abord, une simple question. Tu es une héritière ou une noble puissante ? Vu ton jeune âge, je pencherais pour la première option mais je peux très bien me tromper. Alors, es-tu curieuse de ma proposition ? Je répète que je ne te veux aucun mal et qu'il n'y a aucune fourberie de ma part dans cette question. Si bien sûr, tu venais à refuser, j'en serais fort contrarié mais je te laisserais poursuivre ton chemin."

La jeune femme fut surprise de la tournure de la conversation. Elle ne trouva qu'une seule chose à lui répondre.

- "Je n'ai aucune raison de vous tuer."

Elle lui tourna le dos et alla caresser de nouveau sa jument. Il lui fallait réfléchir. Les drows ne devaient pas être tous pareils, oui, mais il lui valait mieux se méfier. Et si jamais on la surprenait en train de comploter avec un drow, que dirait-on? Ses parents allaient être dans une colère noire, la honte s'abattrait sur sa famille. Elle se retourna vers lui. Elle avait bien l'âge de décider seule de sa vie, au diable sa famille! Elle n'était rien pour eux, rien du tout!

- "Comment avez vous su? Pour... Cela n'a pas d'importance. Je ne suis ni une noble puissante ni une riche héritière. Cette demeure et quelques terres sont tout ce qu'il reste de l'héritage familial. Que je n'aurais certainement pas, puisque contrairement à ce qu'ils avaient décidé pour moi, je ne me suis pas mariée. Ils m'ont certainement déshéritée. Dans ces conditions, je ne vois pas ce que je pourrais vous apporter, mais je vous écoute."

La jeune femme était appuyée dos contre sa jument, la caressant nonchalamment, ses yeux pétillants de curiosité et d'excitation observaient le demi drow qui lui faisaient face. Elle avait hâte de savoir ce qu'il avait à lui proposer.
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Këda
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MessageSujet: Re: Si seulement... [Léane][ANNULE]   Ven 4 Jan 2013 - 15:28

Pas de puissance, pas d'héritage, pas d'attaches. Ça s'annonce moins bien qu'il l'a prévu. Mais a-t-il prévu quelque chose avant aujourd'hui ? Il n'avait aucune idée pour s'en sortir.

- Alors voilà, tu sembles assez curieuse pour me faire partiellement confiance. Je ne te cache pas que je suis mal à l'aise dans la Péninsule et que si on me trouve, je risque de passer un sale quart d'heure, malgré mon expérience en temps que rôdeur et ma force supérieur à celle d'un homme. Mais d'un seulement. S'ils me tombent à dix ou vingt dessus, je n'ai peu, voire aucune chance de m'en sortir. Je n'ignore pas que les frontières sont peu sûre et que s'y aventurer seul, en temps de guerre peut me coûter la vie. Je te demande donc si tu veux bien m'accompagner aux frontières et m'aider à les franchir. Peu importe où, du moment que je quitte ces territoires. Je ne sais pas vraiment ce que je cherche par ici, mais je crois que je voulais affronter ma haine. Ma haine pour les hommes, qui ont pourris ma vie autant que les drows, ou ce vieil elfe mal embouché qui a tenté toute sortes de chose sur moi. Je suis désolé que ça retombe sur toi mais je n'ai pas le choix. J'espère que tu comprends désormais pourquoi je serais fort contrarié que tu n'accepte pas ma proposition.

Il sourit encore. C'est une marque de confiance, de joie, une expression de sentiments qu'il ne ressent pas. Il feint, mime et se mure. Le masque doit tenir, sous peine d'être mutilé, blessé car mis à jour. Il ne pourrait revivre une telle expérience. Il ne le voudrait en aucun cas.

- On ne doit pas répéter nos erreurs. Tu es d'accord avec moi ? Alors je t'en pris, aide-moi. Je ne te connais pas mais je sais que tu t'ennuis. Ça se voit tellement ! Le masque de froideur que tu t'efforces de porter, cette escapade sous la pluie, cette douceur que tu réserve à cet animal, tout en toi prouve que tu es insatisfaite de ta vie, que tu cherche autre chose que le mariage et les biens terrestres. Peut-être la liberté, tout simplement ? Je ne sais pas si tu cherche celle-ci ou seulement son impression, cependant. La liberté implique tellement de facteurs dangereux et désagréable. Son impression doit-être en revanche plus douce... L'idée que l'on conçoit des choses, des principes, est souvent bien loin de la réalité, de la perfection de notre imagination. Je vais te dire quelque chose. L'aventure, ce n'est pas seulement le grand air, les balades interminables à cheval et les bagarres a l'épée au coin d'une route, où on laisse son ennemi vivant et égratigné, après lui avoir infligé une bonne leçon. Non, ce n'est pas que ça. C'est aussi la mort, la vraie, celle qui te suit comme un chien en attendant le bon moment, celui ou tu craquera et sera irrémédiablement à elle, la peur viscérale que tu peux ressentir seul, au milieux des loups, celle qui te prend aux tripes et ne te lâche que pour mieux te montrer l'immensité de ta solitude. C'est les interminables délires, les soliloques que tu profères pour t'épargner de cette solitude troublante et menaçante. Parce que oui ! Après des années passées en communauté, tu as peur de la solitude. Tu as peur de toi, de ce que tu peut être au fond. Seul avec ta conscience, tu ne peux rien faire d'autre que de te regarder en face. De t'examiner de fond en comble, pour trouver, dénicher cette envie d'aventure, pour être sûr que tu as fait le bon choix. Mais quand c'est pas un choix, comment tu fais ? Tu te trouve un partenaire, et là, c'est le bonheur, le soulagement d'avoir enfin un compagnon de galère, quelqu'un à qui tu peux tout dire, à qui tu peux tout faire endurer, au nom de l'amitié, voire de l'amour. Ce à quoi tu t'attends pas, c'est à ce qu'il disparaisse. Alors quand il meurt subitement, ou que tu ne le retrouve plus le matin, au réveille, ça te tue, ça te ronge de l'intérieur. Je te préviens. L'aventure, c'est pas rose. C'est aussi noir que mon coeur. Et je sais de quoi je parle. Quand tu crois avoir fait le bon choix, quand tu penses que rien ne peut être pire, il y a toujours quelqu'un qui te prouve le contraire, qui te fais aller de l'avant. Aller de l'avant. Ça ne veux rien dire cette expression. Il faut déjà vouloir aller vers quelque chose. Tu as un but dans ta vie, à par l'Aventure avec un grand "a" ? Sans but, on erre et on devient une épave. Je suis entrain d'en devenir une, moi aussi. Mais qu'importe, je dois bien t'embêter avec toute cette philosophie. Sache juste que ce que je te dis là pourra sûrement te servir un jour. C'est comme tout, on ne prête attention à rien et ensuite on regrette. Alors maintenant que je t'ai briefé, c'est oui ou c'est non ?

Il se doute bien qu'elle pense qu'il divague. Alors qu'il dit juste la vérité. Souvent, les gens ne l'écoute pas, mettent ces dialogues rares et précieux sur le compte de la divagation, de l'esprit tordu d'un fou usé par les ans et les ennuis. Ça dérange énormément de personne, la vérité pure et simple, qu'on mette ainsi tout à nu, sans aucun scrupule ni aucune prévention. Il se disent que la vérité ne peut ressembler à cela, et construisent un nouveau mensonge pour cacher ce qu'ils auraient put malencontreusement découvrir.
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Si seulement... [Léane][ANNULE]
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