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 La Gloire naine est devant nous mes frères !

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MessageSujet: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeLun 31 Déc 2012 - 11:26

Valek Cri-de-Runes, un nom qui autrefois était connu par les seuls guerriers et les hautes branches politiques de Kirgan. Le Tueur-de-Chimères, l'amalgame entre magie et guerre presque parfaite, un véritable héros des guerriers nains, armée de Fidèle, sa hache de combat qui le suivait depuis presque deux cents ans. Désormais c'est tout un peuple qui connaît ce nom, un peuple en proie au déshonneur et au deuil. Kirgan était tombé aux mains de Morgar et de sa terrible colère de feu et de souffre. Almia n'était plus qu'un immense tas de ruines, fumantes envahies par les terribles ennemis qu'étaient les immondes gobelins. Les dieux étaient mécontents de leur création et les fils de la pierre étaient en partie mécontents de la colère des Dieux. Mais il existait encore parmi eux qui croyaient. Certains étaient animés d'un fanatisme profond tandis que d'autres étaient par pur intérêt. Valek faisait de ce dernier groupe. Il croyait en la puissance des Dieux et surtout en la magie qu'ils apportaient.

Mais il préférait désormais éviter d'user des puissantes runes naines. Certains prêtres avaient essayés, et avaient découverts la mort dans de terribles accidents. Il était difficile d'user de la plupart des anciennes magies. Désormais les nains en étaient revenues à leurs origines. Un peuple qui fuyait toujours plus loin, toujours plus près de la mort, sans les dons qu'avaient confiés les Dieux aux autres peuples. Morgar n'aimait pas vraiment son peuple selon certains, d'autres pensaient le contraire, qu'il les avait crée sans divine magie pour montrer à ses frères que sa création saurait être le plus grand des peuples. Mais l'heure n'était plus à la philosophie. Les heures les plus sombres des fils et filles de la Pierre étaient passées et une nouvelle ère s'ouvrait à eux. Valek Cri-de-Runes, roi d'un des ultimes bastions de son peuple, en était le guide. Il devait ses frères et soeurs par delà la colère de Morgar et les délivraient de la sombre folie qui les avaient pris durant le Voile. Il était un des premier à avoir réussi à combattre et survécu au conflit meurtrier qui traversait alors la Nanie. Il avait erré, seul puis accompagné par des frères nains eux aussi sauvés de la folie, jusqu'à Lante où un royaume nain revenait à la vie.

En ce jour Valek regardait par delà les murailles les hautes montagnes qui s'élevaient loin au nord. Là bas se trouvait Kirgan, Kirgan la Magnifique, Kirgan la Conquérante. Le coeur de la société naine. Elle n'était plus mais Valek s'était juré qu'un jour, de son vivant ou non, il ferait rebâtir la cité troglodytes et réussirait à rendre la gloire d'antan à son peuple. Mais pour le moment d'autres problèmes venaient à lui, pour être régler dans l'immédiat. Ainsi le roi de Lante fit demi tour et entra de nouveau dans la villa de feu le comte, son casque sous les bras et en trottinant malgré lui pour éviter d'arriver en retard à son premier Conseil...


Dernière édition par Valek Cri-de-Runes le Mar 23 Juil 2013 - 10:01, édité 1 fois
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Eliwa
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 13 Jan 2013 - 17:22

Voilà qu'elle apercevait Lante, derrière le fin de la forêt. Elle était aux côtés d'Altiom. Bien qu'elle n'aima pas tellement ce peuple de petits hommes. Et ce non parce qu'elle en avait déjà rencontré au paravent, et qu'elle avait vécu une mauvaise expérience avec eux, mais plus à cause de ses mœurs et d'une répulsion viscérale. Elle ne savait plus réellement ce qu'elle faisait ici. La forêt était désormais derrière eux.
Après sa rencontre avec Timérion, elle avait repris la route vers Aduram, sans réellement savoir ce qu'elle ferait ensuite. Elle recherchait le contact des autres, sans aucun doute. Elle était toujours en quête de savoir, de connaissance. Non par avidité de puissance. Mais par curiosité. Pour toujours être préparé au pire et pour ne jamais plus se décevoir. Se dire que personne n'est plus fort que soi, alors qu'on n'est rien, insignifiant aux yeux du monde. Cette naïveté qui l'avait jusqu'alors accompagnée avait disparue en même temps que la découverte de la méditation. Techniques de relaxation et de réflexion profonde. Elle inspira profondément et regarda Tiom.

- Je ne suis pas sûre de ce que je fais ici. Tu crois qu'on devra aller dans les tréfonds de ces montagnes ? Parce que là, je ne pense pas pouvoir survire.

Elle s'en voulait d'angoisser ainsi, mais c'était plus fort qu'elle. Lorsqu'elle était revenue en Aduram, elle avait de nouveau croisée l'humain avec lequel elle avait passé beaucoup de temps. Et il l'avait, non sans son consentement, embarqué dans cette histoire. Résultat des courses, elle ne savait pas très bien pourquoi elle se trouvait à Lante.

- Je ne sais pas si je t'en ai déjà parlé, mais je me suis mise à la méditation. C'est très relaxant, tu sais. Et puis, j'aime beaucoup cette voix en moi qui me guide, me dis ce que je devrais savoir, ce que je sais déjà au final. On pourrait parler de mon subconscient je suppose. Ou tout simplement, de mœurs elfes.

Ils trottaient, Aralaurë suivant tranquillement derrière eux. Eliwa avait rabattue la capuche de sa cape sur ses tresses blondes. Certes, elle ne pourrait passer pour une femme naine ou quoi que ce soit d'autre, mais ce serait plus prudent de ne pas s'afficher directement comme appartenant au peuple sylvain. Car les nains n'étaient pas extrêmement avenant vis-à-vis des elfes pour le moment.

- Alors voilà, on y est Tiom. On fait quoi maintenant ?

La ville de Lante se dressait désormais devant eux, plus majestueuse qu'elle ne l'aurait imaginé. Pas autant qu'une des cités elfe, il ne fallait pas exagérer non plus. Mais elle l'avait imaginé beaucoup moins... harmonieuse.
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Ethan Menerian
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 20 Jan 2013 - 0:22

Le trajet avais été long pour arriver à Lante et c'est un Ethan fatigué par cette longue route qui se présenta devant les portes de la citée. Il connaissait assez mal la citée, il y était allé une fois il y a bien longtemps, avant le Voile, quand la cité n'était encore qu'une citée marchande du royaume nain et lui même un jeune mercenaire. C'était alors la première fois qu'il entrait dans une ville naine et il avait été surpris par les différences architecturale entre cette ville et celles du Royaume. Par la suite il y était retourné une ou deux fois mais à chaque fois il n'y était pas resté bien longtemps. Il en avait néanmoins gardé un bon souvenir à chaque fois. Notamment celle d'une petite taverne qui servait une excellente bière en des quantités tout à fait plaisantes.

Il connaissait donc la route pour y aller ou plutôt la route depuis Diantra, celle qui était plaisante jusqu'à Serramire et qui finissait par aller serpenter au milieu des Wandres. C'était le genre de route que les gens ordinaire cherche à éviter à moins d'être suffisamment nombreux et suffisamment armé pour résister à une attaque d'un groupe de ces sauvages qui y vivent là bas. Les gens ordinaires, eux, passaient plutôt par la voie maritime, par l'océan mais pour Ethan c'était hors de question. Il était monté une fois sur un bateau et la traversée lui a laissé depuis un souvenir impérissable et rien qu'à l'évocation de monter sur un bateau il attrape le mal de mer. Bien que peu enthousiaste à cette idée, Ethan avait donc dû se résoudre à traverser les Wandres. Exception faite du temps, le voyage ne s'était pas trop mal déroulé au final.

Ethan était arrivé à Lante mais il ne savait trop pourquoi. C'est son ami Thormund qui lui avait trouvé ce travail, seul les dieux savaient d'ailleurs comment il avait réussi le trouver. De ce qu'il lui avait dit avant de partir, Ethan allait travailler pour un certain Valek Cri-de-Runes, le nouveau roi des nains de Lante. La chose l'avait un peu surprise car s'il avait déjà travaillé pour quelques gens haut placé à l'occasion, ce serait bien la première fois pour Ethan qu'il officierais pour une tête couronnée. Une tête naine qui plus est. C'était d'ailleurs certainement ça qui l'avait convaincu à faire tout ce voyage jusqu'à Lante alors qu'habituellement il ne bougeait pas trop de la Péninsule.

Une fois les portes de la ville franchis il se mit en quête du palais. Son ami lui avait donné une lettre qui devait lui servir de passe-droit pour rencontrer le roi. Thormund n'était pas du genre à se moquer de lui, il l'avait cru en prenant la lettre et le croyait toujours quand en s'approchant de l'un des gardes du palais il la lui tendit en déclarant avoir rendez-vous avec sa majesté. Après quelques instants un jeune serviteur en livré royale, le conduisit à un petit salon où on lui demanda de patienter le temps que le roi puisse le recevoir. Comme à chaque fois que ce genre de situation s'était présenté, Ethan sentait que son vieux manteau de voyage encore un peu couvert de la poussière de la route ne devait pas trop coller à l'endroit mais en général il n'était pas recruté pour ses atours, aussi s'assit il dans un des fauteuils attendit le roi en rejouant de vieilles mélodies de mercenaire sur l’accoudoir avec ses doigts.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeLun 21 Jan 2013 - 0:05

Lante se dévoilait lentement dans le lointain, vision incertaine au travers des derniers troncs tourmentés du bois malade. Une ombre vague sur un horizon blanc. Car déjà les géants du grand Nord s'étaient bardés de leur armure de glace et de silence, écrasant la plaine de leur implacable tranquillité. Tout devait être si calme là-haut, si serein. Loin des peines, loin des intrigues, loin des guerres, dans la clarté et la pureté. Entre l'azur immaculé et l'absolue blancheur. Avec le monde pour seul paysage. C'était parfaitement idiot, bien-sûr, Altiom n'aurait pas tenu une nuit parmi ces sommets inexplorés. Et il le savait. Mais son cœur fatigué pourtant s'obstinait à désirer l'impossible. La paix.
- Et nous voilà revenus à l'endroit même où nous nous quittions il y a bientôt six ans, commenta le suderon l'air absent, embrumé qu'il était dans ses pensées. Et ça vaut bien une tournée! Lili s'il y a une chose que tu te dois d'aimer chez les nains, ce sont leurs bières! Par les Cinq je n't'ai jamais parlé des Rousses du Brissalion, DE L'ART EN BOUTEILLE!! Nous passerons sous silence l'exposé consécutif en trois parties histoire-fabrication-variétés de notre bon archonte. Ainsi lancé, le loustic était inarrêtable. Pour le plus grand malheur d'Eliwa semblait-il. Mais c'était sans compter sur les ressources de l'elfette, qui par une habile transition reprit le contrôle de la situation.
- (...) et rien que pour la goûter, le voyage depuis Aduram vaut le coup! Cet arôme de noisette grill-
- Je ne suis pas sûre de ce que je fais ici. Tu crois qu'on devra aller dans les tréfonds de ces montagnes ? Parce que là, je ne pense pas pouvoir survire.
- Allons, une grande fille comme toi! fit le vadrouilleur avec un sourire taquin. Tu as survécu à l'autre espèce d'Olosactruc et tu te laisserais impressionner par quelques pauvres montagnes gelées des plaines aux sommets, coupées de toute civilisation, infestées de gobelins, bearogs, dragons de Perrelin et autres toxeuroves? Où est donc passée l'Eliwa pleine de fougue et d'enthousiasme que je connaissais? L'Eliwa qu'une petite baignade dans une mare et un Ydrilote charmeur suffisaient à combler? Sans perdre son sourire, Altiom continuait de fixer la jeune sylvestre. Qu'elles s'en viennent toutes ces monstruosités! Nous sommes chez les NAINS! NOUS AVONS D'LA BIÈRE!! RIEN NE NOUS ARRÊTERA HAHAHA!!

Maiiiis ne sautons pas trop vite aux conclusions! L'amour de la pinte avait beau être suffisamment disproportionné chez cet arsouille de régent pour qu'il en quitte ses terres, l'objet du voyage était on ne peut plus pressant qu'une envie de Rousse du Brissalion. Breuvage émérite s'il en était. Non, il s'agissait là d'une affaire de bien plus grande importance. Il s'agissait là... d'un Nakor. Et les Cinq savent qu'on ne fait pas attendre un Nakor!
Tout avait commencé dans la couche de l'archonte ; et au risque de vous décevoir, pour une fois le bestiau se contentait d'y roupiller innocemment, remballez donc vos idées salaces et autres sourires malicieux. Ledit bestiau toutefois, non content de ronfler bruyamment les quatre fers en l'air, un bras dans le vide et un panard culminant au faîte du chevet -le tout rappelant vaguement une étoile de mer vautrée sur son rocher-, semblait baragouiner quelques fadaises au sujet d'un sorcier, de nains et de bières.

- Na.. Nakor? hésita-t-il en approchant un archimage extatique, occupé à bondir sur les tables d'une taverne onirique ou les chopes semblaient se remplir d'elles-mêmes et les fûts ne jamais pouvoir se vider! Devant lui, c'était tout un essaim de nains rigolards affublés de petites ailes qui s'affairait à voleter autour du magicien, dans un étrange ballet aérien. Ce dernier, parfaitement hilare, remarqua enfin le nouveau venu et accourut vers lui dans une chorégraphie de gesticulations désarticulées.
- Altioooooooom, souffla-t-il d'une voix d'outre-tombe en braquant une paire d'yeux hibouesques sur le pauvre hère. Viiiiieeeeeeeens.... viiiiieeeeens à Laaaante.... nous y avoooons de graaaandes choses à accompliiir.... viiiieeeeens je t'atteeeeeeends à la Barbaaaaaque du Corbaaaaaaaac.... Viieeens tu verras on est biiiiieeeeeen! On est bien bien bien bien bien, allez vieeeeeeeeens...Et ni une ni deux voilà que l'acrobate s'élançait derechef sur les tablées branlantes, retournant à sa danse diabolique! Jaillissant soudainement des quatre coin de la salle, une bande de percussionnistes nains affublés de tout un arsenal de tambours, baguettes et autres cylindres métalliques montés sur pied se mit à marteler son extravagant attirail d'instruments avec vigueur, emplissant les lieux d'une mélodie insolite. Tout bonnement abasourdi, la mâchoire pendante et les mirettes figées dans une moue de parfaite incrédulité, Altiom ne put qu'observer l'invraisemblable scène. En transe, enchaînant moonwalks, coups de hanche et autres headbanging, cette rockstar de Nakou envoya tout-à-coup valser son chapeau à travers la pièce, réceptionné par l'un des batteurs. Les événements s'accélérant, voilà que les angelots nanesques prirent idée de déverser leurs chopines sur ce bougre de sorcier dans une parodie de concours de T-shirt mouillé! Lui-même, en sus du couvre-chef, projeta l'une de ses chausses au plafond d'un ample mouvement des guibolles! Et puis l'autre! Par le Saint-Con de Néera voilà qu'il se désapait maintenant sous les cascades maltées des cupidons du Haut Nord!! Toujours aussi leste, le luron en braies faisait désormais tournoyer ses frusques détrempées dans les airs!!
- OOOOH YEAAAH!
- Non, non là j'me réveille. Le sorcier lança sa bure en plein face du suderon. Siouplaît j'me réveille! Hé! HÉHO! Les pouces sur les hanches, voilà qu'il se préparait pour l'intégral! BORDEL DE TCHÛ PAR PITI- Et aussi brusquement qu'il y était entré, l'archonte s'extirpa de cet étrange songe. -IIIÉÉÉÉ?! Wooo.... eh bah ma cousine! A n'en pas douter, les messages télépathiques de ce bon vieux Nakou savaient être persuasifs.

Tout juste deux semaines plus tard, le drille d'Ydril débarquait à Lante. La providence -ou l'acharnement des Cinq- voulut que notre duo de choc se réunisse une troisième fois en Aduram. Dès lors, l'enthousiasme inébranlable du suderon ne pouvait qu'avoir raison des rares appréhensions de sa compagne.
Trottinant d'un pas sûr, les montures s'engageaient sur l'ultime étape de leur voyage. La grande plaine du Brissalion s'ouvrait devant eux, tout autour, dans sa splendeur muette. La succession de petites collines, vallons et mamelons verdoyants défilait sous les yeux comblés du baroudeur. Emmitouflé dans son grand manteau à cape, il sentait déjà les premiers vents froids venus du septentrion lui fouetter le visage. Les montagnes l'appelaient.

- Je ne sais pas si je t'en ai déjà parlé, mais je me suis mise à la méditation, fit tout d'un coup Eliwa. La méditation... encore un truc d'elfes. C'est très relaxant, tu sais. Et puis, j'aime beaucoup cette voix en moi qui me guide, me dis ce que je devrais savoir, ce que je sais déjà au final. Allons bon, des voix maintenant. On pourrait parler de mon subconscient je suppose. Ou tout simplement, de mœurs elfes.
- Hmm j'ai rencontré des Zurthans qui pratiquaient quelque chose d'assez... semblable, j'imagine. Si on met de côté leurs plantes exotiques et cette... espèce d'étrange soupière à tubes. M'est avis que ta technique est de loin moins encombrante. Un instant de réflexion plus tard il ajouta: d'ailleurs je crois que l'on médite tous un peu à notre façon, lorsque l'on se plonge dans nos pensées au point de ne plus être conscient du monde à l'entour. Le soir au coin du feu, le regard perdu dans les flammes, ou au détour d'un chemin de forêt, bercé par la brise de printemps... ou le nez dans sa pinte, hypnotisé par les reflets ondulant à la surface... ohoho oui... une bonne grosse pinte de Rousse du Brissalion, termina le soiffard, un sourire béat imprimé sur la face.
Lante -et ses pintes- ne se firent pas désirer bien plus longtemps. Les deux cavaliers parvinrent en un rien de temps devant l'une des portes du quartier de l'enclave, bien vite engloutis par le flux des voyageurs et commerçants de tous horizons.

- Alors voilà, on y est Tiom. On fait quoi maintenant ? HA! C'te question! ON VA S'METTRE UNE MINE, aurait commenté un certain Halvdan.
- On retrouve ce vieux grigou de Nakor! répondit l'archonte en s'engageant dans le dédale de rues bourdonnantes d'activité. Tu vas l'adorer, un vrai papy gâteau! Il m'a dit de le rejoindre à la Barbaque du Corbac, une gargote du coin. Au grand soulagement d'Altiom, les recherches ne s'éternisèrent pas. A Lante, trouver la bonne auberge parmi la foultitude que comptait la cité pouvait en effet s'avérer plus éreintant que le voyage pour atteindre la ville même. Et puis il avait soif le bougre!
Une fois les canassons bien au chaud dans l'écurie la plus proche, les deux voyageurs purent enfin franchir le seuil de l'auguste bâtisse à l'enseigne grinçante. Et ça pour fleurer la boustifaille, elle fleurait cette auberge! Diable le suderon en salivait d'avance! Mais plus que la bibine ou la barbaque, ce qu'il cherchait, c'était son archimage préféré.

- Le v'là! s'exclama-t-il en pointant du doigt une véritable barbe sur pattes, tranquillement attablée dans un coin. HAHAHA PAPY NAKOU!! Et c'était reparti pour un tour! Retombant une fois de plus en enfance à la vue de son grand-père spirituel, l'Ydrilote déboula au travers de la salle bondée comme un renard dans un poulailler, manquant de renverser tout ce beau monde au passage! Après une émouvante accolade, il se retourna vers la jeune elfe à ses côtés, qu'il enlaça d'un bras autour des épaules pour l'enjoindre à se rapprocher.
- Eliwa, le célébrissime Nakor! Nakor, la délicieuse Eliwa, l'elfe la plus pétillante de vie qu'il m'ait été donné de rencontrer! Et une fois les présentations faites vint l'heure de parler affaires. Bon j'vous la paye c'te tournée?! Un grand sourire et quelques tintements de bourses plus tard, vint vraiment l'heure de parler affaires. Alors Nakou, j'imagine qu'on a plus important à faire à Lante que siroter des bières ou se dandiner sur les tables en envoyant valser nos habits à droite à gauche, hm? questionna le vadrouilleur entre deux lampées de Rousse du Brissalion.

HRP:
 


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 6 Nov 2017 - 15:16, édité 5 fois (Raison : Zizic lien mort)
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Nakor
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeMer 23 Jan 2013 - 23:01

Le nord. Voilà une chose globale, que bien des humains et des elfes négligeaient et que Nakor avait toujours gardé dans son cœur. Il avait été un des rares humains à s'intéresser à ce peuple il y a prés de cinq cents ans au point d'y être admis et considérer comme un ami. Il avait même finit par être introduit dans les hautes sphères de la royauté naine et il ne comptait plus les litres de bières et d'alcool nain qu'il avait ingurgités aux côtés des seigneurs nains comme Garmin, son prédécesseur Bromar et son prédécesseur encore Yoldin le vieux roi. Il avait à cœur ce peuple franc du collier, joyeux, courageux et fidèle en amitié. Alors, après les terribles événements de Kirgan et du voile, Nakor avait été le seul humain à partir pour le nord afin de retrouver des traces du peuple déchu. Il avait reprit contact puis sympathisé en deux endroits : Thanor et le conseil nain, ainsi que du côté de Lante avec le chef Hardrek Ironwist. Il lui avait fallu de nouveau un peu de temps, mais à force de mettre sa vivace magie au service des tailleurs de roche en combattant les ennemis monstrueux du peuple à longue barbe dans les cavernes du monde et en dispensant ses sages conseils diplomatiques auprès du conseil de Thanor, il avait de nouveau obtenu un sacré passe-droit : le peuple nain le connaissait. Malheureusement le monde était en mouvement, bien des choses se produisaient et Nakor avait du être sur bien des fronts. Le meurtre du roi Trystan, les fouilles des ruines de Kirgan, l'ouverture de la crypte de Glenn Hereon, les fouilles en Nisetis, les multiples passades avec Altiom d'Ydril son nouveau petit fils d'adoption et la fondation toute récente de la guilde du Firmament entre l'esprit bouillonnant de Nakor et de Celindel de Delebrimir. Mais il avait eu vent il y a peu d'une nouvelle non négligeable, un nouveau roi émergeait en Lantes et les nains mettaient de nouveau au sommet de leur hiérarchie un roi. Jeune et puissant, Valek Cri-de-Runes guerrier et magicien runiste avait obtenu récemment ce poste si important et si lourd en même temps. Il devenait le guide et pour rien au monde Nakor n'aurait raté cette nomination et le premier conseil royal de Lante. Il fallait qu'il soit présent et c'est donc ce qu'il fit. En chemin, il lui vint à l'esprit que, son jeune Altiom lui manquait et après tout, à maintes reprises ils avaient été tous deux là bas pour se battre et faire les quatre cent coups.

Nakor ne dormant presque jamais, après tout en plus de six cents ans, il avait assez dormi pour toute une vie, il avait médité toute une nuit et avait décidé de prévenir son cher archonte. Il s'était donc mit à même le sol, avait malaxé sa magie, s'était concentré et avait tenté d'atteindre Altiom. Mais le bougre rêvait. Alors, un sourire sur les lèvres, le magicien tenta d'imprégner son petit fils dans ses rêves. Mais l'esprit d'Altiom d'Ydril était vertement tortueux, presque autant que celui du sorcier. Ainsi donc, un mélange de l'entrain de la longue barbe blanche, de sa folie, de son idée d'aller chez les nains, mélangée au besoin d'avoir Altiom à ses côtés et en terminant tout cela par les pensées profondes du jeune sieur fripon et voilà ce qu'il advint. Un onirisme incroyable ou se mélangea danse, bière, nain, début de sexualité débridé, folie pure et appel profond. Nakor vécu lui même l'image naissant de ce mélange et partagea la vision d'Altiom. Lorsque la connexion fut coupée le magicien ouvrit grand les yeux et explosa de rire. Il se releva difficilement en forçant sur ses genoux et une fois redressé dit tout haut

"Bon sang ... suis-je donc si fou que ça ... sans doute!"

Et content de ce constat, Nakor se mit à bondir et retourna en direction de son but premier : Lante. Il y arriva un peu avant Altiom évidemment et entra dans la taverne la plus célèbre du coin, celle dans laquelle il avait demandé à l'archonte de venir. Il prit place à sa chaise habituelle, non loin de la scène où quelques nains jouaient parfois en soirée. Il buvait, comme de coutume ici, de la bière. Il ne fallait jamais que cela se sache, mais le vieux fou préférait le vin rouge. Et à chaque fois que la porte grinçait il regardait qui entrait. Et au bout d'un long moment et de plusieurs bières, ce fut enfin ce bougre de gourgandin qui entra. Un immense sourire sur les lèvres, Nakor se leva et accueilli avec joie son cher petit fils. Il le sera fort dans ses bras, en riant tranquillement. Le tapant sur l'épaule il se contenta de placer

"Altiom!"

Puis avec un grand sourire, toutes dents dehors il observa son petit manège et salua alors l'elfe qui lui était présenté. Pour cela, il entortilla d'un très habile geste, sa barbe autour de son bâton magique et s'inclina tout en relevant la main, afin que sa barbe n'aille point se souiller sur le sol de la taverne. Il usa de son elfique le plus parfait, sans aucune trace d'accent humain et dit simplement

"Ma chère enfant, si Altiom vous présente à moi comme quelqu'un pétillant et pleine de vie, on ne doit pas s'ennuyer à vos côtés! Ravi de faire votre connaissance."

Puis il se mit à rire, puisqu'il venait de souligner en une phrase, qu'Altiom était un homme si plein de vie qu'il était difficile de le suivre, toujours en train de bouger, parler, penser, rire, danser et faire des gourgandineries. Mais c'était une remarque affectueuse bien sur. Soudain, le mage sentit quelqu'un tirer sur sa robe, par derrière. Il ouvrit grand ses yeux et se retourna. Bien sur, dans une telle taverne, quand Nakor avait joué de son bâton, il avait percuté de plein fouet le plateau d'un serveur et toute la bière qu'il transportait lui était tombée dessus. Le pauvre nain était donc plein du fabuleux breuvage et semblait ne pas être très satisfait. Sans trop comprendre, ou faisant peut-être semblant de ne pas avoir compris, Nakor glissa au serveur

"Mais enfin mon garçon, vous devez servir la bière pas vous la renverser dessus!"

Et son ton était si autoritaire que le serveur se demanda même si en effet, ce n'était pas lui même qui avait fait choir son plateau. Nakor prit place et laissa là un serveur bien décontenancé. L'archonte insista pour payer une tournée et le mage inclina la tête en signe de confirmation. Ils trinquèrent et vint le moment sérieux. C'est donc la moustache pleine de mousse du Brissalion qu'il répondit

"Tu te souviens du chef de tribut que je t'amenais voir il y a quelques temps alors que Trystan de Diantra était encore en vie? Hardrek Ironwist. Il a cédé sa place après sa disparition et ainsi il se passe actuellement quelque chose d'important ici mon enfant : un nouveau roi prend son poste à Lantes. Il se nomme Valek Cri-de-Runes. Un jeune nain ... même pas deux cents ans je crois ... un sacré guerrier, et un maitre runiste. Aujourd'hui se tint son premier conseil. D'ici un peu moins d'une heure il prendra le trône pour diriger en roi, les nains de la région. Le peuple nain est solide et robuste et si ce jeune roi est ambitieux et courageux, nous sommes peut-être en train d'assister à la renaissance de la cité naine de Kirgan. Pas sous la montagne ... peut-être un jour ... mais l'autorité naine va reprendre ses droits dans la région et comme tu le sais, ces buveurs de bières invétérés sont des alliés de poids, des gens bien sous tout rapport et des combattants incroyables. Il fallait que nous soyons là, Valek était un membre de l'armée d'Hardrek si on peut appeler ça comme ça, nous nous connaissons un peu lui et moi. Je veux être là avant que le conseil démarre, après tout j'ai participé à bien des batailles ici, aux côtés des nains. Et je me suis dis qu'il serait bien que tu sois là aussi. Un pont entre deux peuples Altiom, souvient toi de la raison de ma présence ici ... un pont entre deux peuples."

Et oui, Nakor gardait en tête, depuis six cent vingt six ans, l'envie folle et l'espoir, de voir un jour le monde unis sous la même bannière : celle de la paix dans l'aversion du mal. Ainsi il expliquait les raisons de leur présence. Ils continuèrent à discuter et à boire et le magicien invita la petite troupe à sortir de la taverne. Il continuer à discuter et s'intéressa au lien entre l'elfe et l'humain. Il glissa donc une fois de plus en elfique

"Et dites moi ma chère, comment avez-vous rencontré Altiom et surtout, qu'est-ce qui vous fait rester en sa compagnie?"

Un éternel sourire sur les lèvres. Ils marchèrent un peu, puis Nakor les fit s'arrêter et patienta un peu avant de se retourner brusquement et de dire en nannique

"Salutation à toi Valek, roi de Lante!"

Voilà, le tour était joué, il avait approché ce bon et fringuant Valek avant qu'il n'entre au palais pour démarrer son conseil. La partie était lancée.
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 14:27

Les nains ont beau être petits souvent ce sont les plus grands guerriers, les meilleurs artisans et les alcooliques les plus endurcis, les plus connus et très certainement les plus rejetés à travers ce monde. Enfin... Peut être tout de même qu'une race était rejetée plus encore que les fiers fils de la pierre : les elfes noirs. De sacrés combattants d'après les rumeurs qui courraient et aussi les ennemis de tous et tout le monde. Pourquoi cette haine de tout ce qui était noir nom de Morgar ? La question n'était tout simplement pas là. Mais Valek ne pouvait s'empêcher de se poser la question tandis qu'il avançait dans les couloirs de son palais. Il avait demandé à un mercenaire, un de ces humains qui n'avaient soit aucune valeur soit étaient si vertueux qu'ils mourraient très rapidement. Hors celui là avait tenu plus de temps que les recrues que Valek avait déjà vu arpenté les plaines. Finalement il atteint le salon où l'homme avait été amené. C'était un grand homme, de toutes façons il n'était pas bien dur d'être plus grand que Valek, bien qu'il sache parfaitement qu'il dépassait certaines femelles humaines. Enfin la question n'était pas là... Il était habillé d'un manteau sombre et poussiéreux ce qui montrait bien son côté rustique. Valek n'allait pas se plaindre de voir un humain se comportement normalement et non pas un de ses nobles qui semblaient être tomber de cheval enfant et s'être enfoncer un bâton dans l'arrière train. C'était pour cette raison que jamais Valek ne monterait à cheval, et un nain ne serait jamais jeté !

"Salut à toi Ethan. Je suis Valek Cri-de-Runes, Roi de Lante, Seigneur des Plaines du Brissalion, Maître de cette cité. Je t'ai mandé mercenaire pour parler affaire avec toi. Suis moi donc. J'attends de nombreux autres invités."

Finalement ils sortirent de la cité et attendirent près des portes qui menaient à la partie Naine de Lante, en l'occurrence la plus grande. Valek ne se sentit pas particulièrement en danger, ayant Fidèle avec lui, mais aussi parce qu'il presque sûr qu'il allait pouvoir rencontrer des alliés possibles et des amis. Peu de personnes non naines allaient participer à l'intronisation et au premier Conseil mais beaucoup de nobles, politiciens et marchands s'étaient déplacés pour l'occasion et pour y gagner monnaie sonnante et trébuchante. Mais ils allaient être fortement déçus. Valek partirait dès l'aube vers l'aventure et vers la gloire naine. Mais avant il devait former une équipe. Lorsqu'un vieil homme l'interpella il comprit aussitôt qu'il tenait sa chance. Un ami magicien, dont Hardrek Ironwrist avait toujours dit du bien et qui l'aiderait sûrement.

"Nakor ! Est ce bien vous vieil homme ? J'attendais la venue de quelqu'un comme vous ! J'ai quelque chose à vous proposer. Mais pas ici. Je présumes que ces personnes vous accompagnent ?"

Valek leur fit signe d'entrer et il sentit le regard noir de ses soldats et des différents nains de la cité. Leur Roi ? Celui qu'ils avaient choisis pour les guider faisaient entrer des étrangers ? C'était une honte. Un blasphème pour certains. Et qui plus est une elfe ? Une femme ? Seigneur Morgar le roi ne comprendrait donc il jamais qu'il ne fallait guère faire confiance aux étrangers. Ils n'avaient que peu là lors du Voile et aujourd'hui encore le silence de certains pesaient lourds dans l'opinion que le peuple nain se faisait des autres races. Mais la question n'était guère là. Valek conduisit les autres jusque dans son palais et jusqu'à son antichambre où l'attendait sa tenue de cérémonie officielle.

"Vous savez tous qui je suis. Valek Cri-de-Runes, Roi de Lante, Seigneur des Plaines du Brissalion, Maître de cette cité. Je vous ai amené entre ces murs pour deux raisons. La première est que j'ai besoin de représentants de vos peuples en ce jour. Vous vous présentez en tant que tel pour éviter d'éveiller les soupçons et être rejeté de la cité naine. La seconde est que j'ai besoin d'aide. Je pars dès demain au nord, repousser les gobelins et atteindre Kirgan. Nous allons nous y installer et monter à nos Divins que nous sommes dignes d'être leurs fils et filles. M'accompagnerez vous ?"
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Eliwa
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 21:35

Le vieil homme parlait très bien elfique. Chose qu'elle apprécia particulièrement. En effet, elle n'avait encore jamais rencontré un humain parlant l'elfique, et ce, sans le moindre accent.

- Êl síla erin lû e-govaned vîn, sairon weaner.*

Elle se sentit tout de suite moins à l'aise lorsqu'il la salua solennellement. Fille du peuple, elle ne se sentait pas digne de telles éloges. Cependant, l'humour auquel il eut recours pour sauver la situation dans laquelle il se mit ensuite lui fit oublier ce moment de gêne.
Nakor, puisqu'il s'appelait ainsi, exposa son projet à Tiom. Puis, à peine la première tournée finit, ils sortirent de la taverne, déambulant dans les rues de Lante comme s'ils se trouvaient chez eux. Bien qu'au sortir de l'établissement, elle ait refermée soigneusement sa cape et qu'elle n'ait quitté une seconde sa capuche, elle sentait le poids des regards peser sur elle. Dans cette cité naine, elle n'était pas la bien venue. Si ce n'était son physique qui la trahissait, c'était sa démarche ou sa silhouette. Trop gracile, trop élancée, trop silencieuse pour qu'elles appartiennent à une humaine. Encore moins à une naine. Son malaise allait croissant. Mais Nakor l'arracha à celui-ci en s'adressant de nouveau à elle dans sa langue maternelle. Elle lui en fut reconnaissante.

- Je lui porte une grande affection à vrai dire. Je sais que je ne devrais sûrement pas, vu que l'éternel repos le gagnera bien avant moi, mais je ne peux m'empêcher de rester à ses côtés. Si parfois je retourne chez moi, me retirer au fond de mon esprit, je reviens vers lui.

Durant cette réponse qu'elle formula elle aussi en elfique, un sourire se dessina sur son visage. Toute la douceur dont elle était capable s'y était concentré. Mais elle ne s'en aperçu que lorsque celui qu'ils avaient rejoint se retourna pour saluer le roi de cette ville. Valek Cri-de-Runes. Elle imprima à son buste une gracieuse révérence, peu outrancière, montrant par là même son respect envers celui qui deviendrait certainement leur hôte.
L'homme et le nains, quant à eux, se saluèrent assez chaleureusement et Valek les invita à les suivre dans l'enceinte même de la cité. Cette fois, la sensation de malaise s'amplifia à l'extrême. Elle bafouait un code qu'elle ne connaissait pas et elle le ressentait dans toute son âme. Eliwa chercha instinctivement un refuge auprès d'Altiom, attrapant son bras et s'y cramponnant involontairement.
Elle ne se rendit compte de ceci arrivé au palais, lorsque Tiom lui murmura quelque chose dans le genre « T'avais moins peur quand c'était des araignées » en lui adressant un sourire quelque peu moqueur, mais sans aucune méchanceté.
Elle rit doucement de cette soudaine montée de stress mais se reprit rapidement. Pas question de paraître impolie devant le maître de cette ville.
La magnificence du palais paraissait beaucoup trop lourde à l'elfette pour qu'elle l'admire véritablement. Là où chez elle tout était fin et léger, ici tout était dans l'épaisseur de la roche et la sculpture en profondeur. Cet endroit lui donnait vaguement le tournis. Et s'ils devaient plonger sous terre ? Qu'est-ce que cela deviendrait ?
Elle préférait ne pas y penser. Bien qu'elle ait lâché le bras de Tiom, elle était toujours plus ou moins proche de lui, son subconscient lui dictant sûrement de rester à proximité d'un mâle au cas où elle aurait vraiment à craindre. Même si c'était complètement absurde dans cette situation, avec cet homme à ses côtés. Ne connaissant que très peu Nakor, et encore moins Valek, elle restait auprès de celui qu'elle accompagnait. Tentant de respirer profondément pour endiguer sa peur irrationnelle, elle ne s'apperçu qu'ils s'étaient arrêté lorsque Valek prit la parole.
Ils se trouvaient désormais dans un pièce close, sûrment une antichambre, supposition qui fut confirmé par la tenue d'apparat qui attendait dans un coin de la pièce.
Elle avait réussit à réduire la boule qui s'était formée dans sa gorge quand une plus grosse vint prendre le relais. Ils iraient jusqu'à Kirgan ! Dans quoi s'était-elle embarqué ? Peut-être que le simple fait de se dire qu'elle pourrait potentiellement aller sous terre la gênait beaucoup. Enfin, c'est pour ainsi dire ce qui la paralysait le plus.
Eliwa jeta un regard à Altiom, où il pouvait lire toute sa détresse. Un regard qu'elle n'avait jamais offert à personne, parce qu'il plongeait sur ses peurs les plus noires. Mais elle n'était pas ici, tout de suite, et ainsi accompagné, pour se défiler et partir en courant comme une enfant. Elle sourit donc au roi, et enleva enfin sa capuche. De toutes façons, les regards nains ne pouvaient traverser l'épaisseur des murs.

- Je n'y vois, pour ma part, aucune objection. Je ne sais pourquoi cet homme respectable, dit-elle en esquissant un geste de la main vers Nakor, est ici, mais je ne m'attendais pas à moins. Cependant, puis-je me permettre une question ?

Le nain acquiesça.

- Quelles sont vos motivations à cet acte de violence envers cette race ?

A travers ces paroles, elle ne jugeait aucunement le seigneur de ces terres. Elle voulait seulement vérifier le bien fondé d'un tel acte.

Spoiler:
 
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Ethan Menerian
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeMer 13 Mar 2013 - 16:36

    Toujours assis quand le roi entra dans la salle il se releva d'un bond quand celui franchit les portes de la dite salle et se fendit d'une légère révérence accompagné d'un « Votre majesté ». Ethan ne connaissait pas très bien les us et coutumes des nains et encore moins leur étiquette, a vrai dire même chez les humains il n'était pas très au fait de ces choses. Il avait bien appris une ou deux choses à force de fréquenter une partie des puissants humains, l'importance du titre ou de la révérence par exemple mais en ce qui concernait cette dernière il y avait visiblement quelque chose qui avait du mal à entré et il avait tendance à la faire systématiquement mal mais comme il avait très vite appris que tout ces puissants étaient du genre soupe au lait avec l'étiquette il essayait néanmoins de ne pas paraître trop insultant en la faisant, ça serait bête pour lui de perdre un travail à cause d'une révérence un peu trop mal faite.

    Il ne restèrent pas bien longtemps dans le palais, le roi lui lâcha tout au plus trois courtes phrases et ils étaient reparti dans les rues que lui même venait de quitter quelques minutes auparavant. La question des honoraires n'avait pas encore été abordé mais ils auraient bien le temps de le faire un peu plus tard, et puis de toute manière avoir travaillé pour un roi, fusse-t-il nain, une fois revenu dans la péninsule, cela lui vaudrait certainement quelques travaux bien payé.

    Pleinement entré dans son rôle de garde du corps atypique d'un roi nain qui semblait l'être tout autant, Ethan suivit ce dernier dans la rue, vers les portes du quartier. La main sur le pommeau de son épée, les yeux et les oreilles aux aguets, Ethan adopta la démarche classique du garde du corps, menaçante et imposante pour les passants et tout à la fois discrète et rassurante pour l'employeur. Une technique bien rodé issu d'une longue tradition de garde du corps et de longs et durs entraînements aurait dit le sergent instructeur à l'époque, ou quelque chose dans le genre en tout cas. Toujours faire croire à l'employeur que le tarif payé est bien mérité. Autour d'eux, le long de leur passage, les gens se mirent à leur jeté des regards curieux et à murmurer à tout va avec leurs voisins, de façon assez peu discrète d'ailleurs. Ethan n'avait pas besoin d'entendre tout ces murmures pour en comprendre le sens tant il les imaginait aisément, et globalement cela devait tourner autour de lui et de sa présence plutôt que de la dernière mode à Diantra.

    Au porte du quartier, le roi fini par rencontrer un groupe de trois personnes, Ethan en reconnu un presque immédiatement tant il était célèbre, il ne l'avait vu qu'une ou deux fois, de loin, mais le mercenaire avait bonne mémoire surtout concernant des gens aussi important et célèbre que le mage Nakor. Les deux autres par contre il ne les connaissait pas, une « jeune » elfe, avec tout ce que ce qualificatif peut avoir de douteux pour les gens de cette race et un humain un peu plus jeune que lui même. Se faire engager par un roi nain et rencontrer Nakor dans la même journée, voilà bien quelques chose d'inattendu, que pouvait il bien se passer à Lancre ?
    Bien que toujours cantonné à son rôle de garde du corps, il se fendit néanmoins d'une légère révérence envers ces trois gens, à ce qu'il en savait à ce moment ce pouvait bien être la reine des elfes et un important noble humain aussi fallait il ne pas commettre de bévue par méconnaissance, la colère des puissants égale généralement leur susceptibilité.

    Puis ce fut le retour au palais, dans l'antichambre même du roi. Ces gens étaient bien peu commun même si les actions de la jeune elfe tout au long du retour vers le palais laissait penser qu'elle n'était la reine des elfes ni encore une elfe de très haut rang, elle avait une attitude bien familière envers l'humain qui l'accompagnait, une attitude qui ne convenait pas à une dame de haut rang, en tout cas chez les humains mais avec ces oreilles pointues, Ethan aurait était bien en peine de dire s'il avait raison ou tort de penser ainsi. Finalement le roi énonça la raison de la présence de tout ce beau monde et la sienne par la même occasion, ils allaient tous aller se perdre sous une montagne à combattre des gobelins pour retrouver l'ancienne capitale naines, de belles vacances en perspective. La paye allait avoir intérêt à être bonne.
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 24 Mar 2013 - 18:12

Paresseuse, l'onde s'étirait mollement à la surface écumeuse de cette mer de bronze, irradiée par un soleil d'or qui bientôt viendrait se noyer dans son horizon. Ou plus prosaïquement: une bougie fondait derrière la chope de rousse du Brissalion du régent. Mais le bougre se sentait l'âme d'un poète en cette belle matinée, et c'est avachi sur sa tablée, la tête sur les bras et le sourire aux lèvres qu'il écoutait ses compagnons de toujours.
- Ma chère enfant, si Altiom vous présente à moi comme quelqu'un pétillant et pleine de vie, on ne doit pas s'ennuyer à vos côtés! Ravi de faire votre connaissance. Du moins essayait-il! Par les diables ce vieux grigou de Nakou parlait aussi bien l'elfique qu'Altiom le soiffard. Et vite par-dessus le marché! Tentant de glaner quelques mots au passage, puis sitôt submergé par le formidable effort qu'exigeait telle concentration, le luron s'en retourna à sa pinte la mine basse. Mais bien vite tout ce beau monde fut enfin servi, et la face de nouveau illuminée d'un radieux sourire, l'Ydrilote put trinquer à en fendre sa pinte! Dès lors le trio était réellement arrivé en nanie. Quelques gorgées plus tard, l'éternel comploteur révélait son plan machiavélique sans plus tergiverser.
- Tu te souviens du chef de tribut que je t'amenais voir il y a quelques temps alors que Trystan de Diantra était encore en vie?
- HAHA par les Cinq si j'm'en souviens! La belle époque! jubila le drille, une pointe de nostalgie dans la voix. Par monts et par vaux, qu'il pleuve ou qu'il vente, que les feux de l'enfer se déchaînent sur le monde des hommes, rien n'aurait pu arrêter cet implacable commando d'élite que formaient l'archimage, l'archonte et notre inimitable Dandelo! Mais du dandy masqué, nulle nouvelle depuis bien des années. Remisant ces amères pensées dans un coin de son esprit aussi vite qu'elles étaient venues, le baroudeur revint à l'instant présent. Un nouveau roi donc. Une opportunité de voir renaître l'alliance brisée, de pouvoir à nouveau appeler ces fiers guerriers du Haut-Nord frères. De chope, à défaut d'être de sang, soit, mais l'honneur n'en serait que plus grand!
- Un pont entre deux peuples Altiom, souvient toi de la raison de ma présence ici ... un pont entre deux peuples.
- Toujours, Nakor. Et c'est aussi la mienne, ne t'en fais pas! Ça et pouvoir échapper à ces foutredieu de corvées propres à mon rang, évidemment, ajouta-t-il d'un ton léger. L'équipée badina encore quelques minutes, les pintes se vidant irrémédiablement, et -lorsqu'on en vit le fond- se décida finalement à affronter le mordant de l'hiver au-dehors. Mais à peine eut-il le bout du nez à l'air que ce bougre de Nakou renquillait avec l'elfique! C'est à croire que la fraîcheur matinale lui donnait des envies. De quoi diable jaspinaient-ils à la fin! Bah... sans doute quelque secret diplomatique sylvestre ne regardant en rien l'Ydril. Pourtant... ce sourire fugace, bienveillant, qui traversa l'espace d'un instant le visage de sa compagne eut de quoi instiller le doute chez le vadrouilleur. La diplomatie n'était d'ordinaire que le domaine des gueules de six pieds de long. Il y avait autre chose.
- Salutation à toi Valek, roi de Lante!
- Nakor ! Est ce bien vous vieil homme ? J'attendais la venue de quelqu'un comme vous ! J'ai quelque chose à vous proposer. Mais pas ici. Je présumes que ces personnes vous accompagnent ?
- Affirmatif! En tant qu'élèves, observateurs, aides de camp, compagnons de beuverie, c'est selon. Entre l'apparent mécontentement de la garde nanesque et la gêne d'Eliwa, une pointe de désinvolture ne pourrait pas faire de mal.

Ainsi sous les regards toujours plus offusqués des lirganiques, tout ce beau monde finit par pénétrer dans le palais, après moult déambulations. Et un bras plus bleu qu'une langue de pendu! Diantre, si Altiom avait souri devant la spontanéité du geste de son amante au premier abord, voilà qu'il commençait à sérieusement s’inquiéter de ses répercussions sur le long terme! Mener bataille un membre en moins pouvant effectivement se révéler un poil désavantageux.
- Et bien...? On se farcie toute une brochette d'araignées géantes plus velues les unes que les autres et on réclame son Altiom devant quelques poils de barbes naines? chuchota le loustic à l'oreille de sa douce, parvenant à lui tirer un petit rire gêné. Sans s'éloigner, la sylvestre déserra son étreinte d'ours en rut, épargnant l'amputation au bras endolori. Mais son propriétaire, plus inquiété par l'état de son amie, garda tout-de-même un œil sur cette dernière, prêt à la réconforter au moindre signe. Et l'occasion ne se fit pas attendre! A peine le roi de Lante eut-il fait connaître sa volonté qu'Eliwa tourna son regard vers le suderon. Et quel regard. Sans être devin, celui-ci comprit qu'il y avait plus là-dessous qu'une simple angoisse. Une irrépressible envie de lui promettre qu'elle n'avait rien à craindre, que tout se passerait bien, monta en lui. Mais pas ici, pas tout-de-suite, tous devaient garder la face en présence d'un roi. Elle devait submerger sa peur, lui ses sentiments.
- Quelles sont vos motivations à cet acte de violence envers cette race ? Et tous deux y parvinrent. Attendant la réponse de Valek, le régent d'Ydril enchaîna ensuite.
- Reprendre Kirgan vous êtes sérieux? C'est... c'est très fort! souffla l'archonte, ébranlé tant par la nouvelle en elle-même que devant la joie d'avoir trouvé esprit si visionnaire chez ses cousins du Haut Nord! Le châtiment de Mogar avait beau ne pas avoir frappé son propre peuple, pareil sort avait de quoi émouvoir au-delà des frontières, et le suderon s'était jadis secrètement promis d'aider les courtes-jambes à réparer la faute de leur dieu, quoi qu'il arrive. Le poids symbolique d'un tel acte pouvait faire basculer bien des balances en ces contrées. Qu'il soit couronné de succès ou voué au désastre. J'ai beau comprendre le caractère confidentiel d'une telle entreprise... merde, Nakor il fallait m'en parler! J'aurais pu... amener des ressources depuis Ydril, des troupes, peu importe! C'est une cause qui dépasse nos intérêts comme nos différences! Après une pause, il reprit sur un ton qu'on ne lui connaissait guère: Valek, roi de Lante, si ne je peux vous apporter d'autre assistance que ma propre personne, sachez au moins que je vous accompagnerai, peu importe le prix! Et il tendit un bras amical, prêt à sceller sa promesse d'une accolade solennelle.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Mar 20 Mai 2014 - 18:40, édité 2 fois (Raison : EAURTEAUGRAF)
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeJeu 28 Mar 2013 - 17:15

Nakor était vraiment heureux de retrouver ce jeune et fringuant garçon. Mais tout de même, il continuait à se demander comment diable il avait pu faire pour devenir Archonte d'un comté humain. Quand il fit une remarque sur ses satanées obligations, le vieux fou souffla longuement, comme dépité qu'un noble puisse tenir un tel discours, et glissa en trinquant avec Altiom

"Par tous les dieux de ce monde ... j'ai du imprimer un peu trop de moi en toi mon jeune ami!"

Puis explosant de rire il but, encore et encore. Peut-être était pour oublier qu'Altiom était ... Altiom! Il discuta en elfique sans trop remarquer que le jeune maitre d'Ydril ne comprenait presque rien à ce langage. Ils finirent par sortir de la taverne sans que Nakor n'avertisse nullement ses camarades du moment de ce qui était en jeu. Etait-ce un oubli ou une négligence? Le sorcier devait sans aucun doute penser qu'un noble avait suffisamment de notion de politique pour savoir quoi faire et comment se comporter. Ils rencontrèrent le désormais roi de la cité naine de Lante et bien évidemment, le fier et puissant nain reconnu le vieillard à longue barbe, qui avait souvent prêté main forte à l'ancien supérieur de Valek. Le magicien opina du chef, pour confirmer qu'ils allaient le suivre quand ce satané démon d'Altiom prit la parole. Nakor releva le sourcil droit, fronça le gauche et sembla se ratatiner sur lui même, comme un lapin dont les oreilles seraient tombés le long de son corps après un événement très imprévisible et un brin stupéfiant. Pour faire comme si, tout était normal, Nakor enchaina

"Nous allons vous suivre, bien évidement!"

Nakor salua l'homme qui l'accompagnait d'une légère courbette et ils prirent le chemin du palais. Le sorcier réfléchissait intensément, pourquoi le roi avait-il dit qu'il avait besoin de gens comme lui? Que s'apprêtait-il à faire? Et il était bien trop tard pour prévenir Altiom de, pour une fois, fermer sa maudite bouche. Tout en marchant, le bâton de l'archimage frappait le sol de façon très régulière, alors que de sa main gauche, il se caressait la barbe tranquillement, signe d'une intense réflexion mêlée de rêveries. Il suivit donc les méandres du palais sans trop lever la tête. Il y marchait machinalement. Ils arrivèrent ensemble dans la salle du trône et le roi prit la parole. Eliwa posa une question alors que Nakor restait étrangement silencieux. C'était donc ça, le plan de Valek : reprendre Kirgan. Bon sang c'était une folle épopée qui s'ouvrait devant eux d'autant plus qu'il y avait un large pan politique que le roi de Lante n'abordait pas du tout. Les rumeurs allaient bon train sur les routes ce qui devait signifier qu'ici, dans une cité naine, ce n'étaient plus des rumeurs mais des certitudes : le haut prêtre nain Agrarald avait rendu l'antique cité mère des nains Kirgan, autant maudite que sacré. Aucun nain n'avait plus le droit de pénétrer sous la cité dévasté par leur dieu et sans doute encore moins les autres races. Le roi de Lante bravait-il donc consciemment les saints ordres du temple nannique? Le magicien allait prendre la parole quand il vit Altiom et qu'il l'entendit. Il ouvrit alors de grands yeux et lâcha dans sa barbe

"Ho bon sang!"

Il leva un bras comme pour arrêter son petit fils adoptif mais il n'en eut pas le temps. L'archonte était debout, avait prononcé certains mots qui limitaient les dégâts et s'approchait du roi comme d'un ami palefrenier. Avant que d'autres sottises soient énoncées, Nakor s'approcha et donna un grand coup de bâton sur le bras d'Altiom qui se rabattit donc le long du corps de celui qui n'allait pas comprendre ce qui se passait. Le magicien se mit aux côtés de son cher petit et planta son bâton dans le sol. Sol qui s'avéra être le pied d'Altiom. Il dit donc tout haut, couvrant une quelconque plainte

"Veuillez Monseigneur, pardonner la trop grande hardiesse de ce bien fringuant jeune homme. Il est toujours très enthousiaste à l'idée de venir en aide à ceux qui en ont le besoin. Nous viendrons donc, tous les trois. Notre aide ne sera pas aussi efficace qu'une troupe de soldat, mais nous sommes capables de bien des choses. D'autant plus que j'ai récemment parcouru les ruines de la cité mère des nains."

En effet ils avaient affaire à un roi nain, mais un roi quand même, qui ne pouvait pas se permettre de se jeter, dans la salle du trône, aux bras d'un homme. Puis devenant plus sombre que d'habitude, le magicien s'avança d'un pas, et continua, laissant derrière un Altiom sans doute blessé dans son orgueil mais qui devrait alors être en train de réfléchir : Nakor n'agissait jamais de la sorte pour rien.

"Je peux d'ailleurs vous confirmer qu'après avoir vaincu et mis en fuite les hordes gobelines, nous auront bien d'autres dangers à affronter dans les cavernes du monde. Il n'y a là bas que danger, monstres, routes sinueuses et prêtes à s'effondrer au moindre faux pas. La nature a reprit des droits qu'il sera difficile de lui soustraire. D'autant que la colère de Mogar a été puissante : les chemins que vous connaissiez ne sont plus! Tout a changé. Je finirai par ajouter que, le roi de Lante doit avoir eu vent des rumeurs qui courent le long du Brissalion. On prétend que le Haut-Prêtre Agrarald a interdit l'accès à Kirgan la dévasté. Quelle position la royauté Lantesque tient-elle face au Temple principal de la nannie?"

Nakor avait assuré qu'il viendrait et qu'ils aideraient les nains. Il avait énoncé aussi haut et fort tout ce à quoi Altiom aurait dû réfléchir avant : politiquement, s'il s'engagé seul, il n'y avait aucune répercussion négatives possible. S'il engagé l'Ydril comme il avait risqué de le faire, et que Valek, en plus d'être tué, été déchu et banni, c'était l'opprobre politique sur une contrée humaine et un lien déjà bien faible qui se brisait définitivement entre les nains et les hommes. Alors que là, en étant juste engagé en tant que personne voulant aider une autre à ne pas mourir, rien de négatif ne pouvait venir ternir le lien entre les deux nations : soit la troupe échoué et personne n'en voudrait à personne, soit ils réussissaient et là, la présence des humains seraient reconnue et saluée. Valek comprendrait ce positionnement en tant que roi ayant des obligations. En tout cas les choses étaient enfin claires. La compagnie allait encore un peu discuter, se préparer et sous peu ils partiraient tous ensemble dans une aventure sans doute dangereuse!
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeMer 3 Avr 2013 - 20:24

[Post trop court, j'ai du mal à tous vous gérer là. Surtout que bon j'ai pas trop de temps cette semaine >.> Donc désolé]

Valek était satisfait devant les airs accordés de ces compagnons. C'était une bonne chose pour ces hommes et ces femmes d'accepter de suivre le nouveau roi de Lante à travers monts et vaux, combats et colères, joie et espoir. Une grande aventure les attendait, cela il le savait et il pouvait voir leurs motivations. Le jeune mercenaire n'était sur place que pour l'argent, qui coulerait à flots après ce juteux mais long contrat, et l'avidité ainsi que la cupidité pouvait largement se ressentir rien qu'en le regardant tant son regard brillait du mal de l'Eldorado. L'elfe, dont Valek ne savait pour ainsi dire strictement rien, n'était pas là plus par le hasard car elle suivait Altiom. Ce jeune fou, le nain ne savait guère penser de lui sinon qu'il ferait un excellent compagnon de beuveries mais aussi une bonne épée à ses côtés. Le vieil homme, sage et mage tout comme sa poche, était quand à lui motivé et surtout il était prêt à risquer sa vie malgré l'interdiction du Grand-Prêtre de Lirgan. D'ailleurs l'homme en savait beaucoup mais cela attendrait.

"Elfe, je ne connais guère votre nom, sachez que la colère m'habite. Et cette colère est dirigée vers les gobelins. Non pas parce qu'ils sont différents de nous, ni même moins cultivés. Non je suis en colère car ils ont dévastés l'ancienne Nanie tandis que le royaume sombrait dans la folie. Nous voilà repoussés par delà nos anciennes frontières, ne vivant plus que sur les bords d'un royaume jadis puissant et si riche que sa splendeur rayonnait. Et c'était il y'a seulement huit ans. Pensez vous que seul Mogar, notre Père à tous, est le seul responsable de ce désastre ? Je le clame haut et fort : non. C'est aussi la faute des gobelins mais aussi de mes frères. Il me faut découvrir une réponse à cela et surtout renvoyez mes sujets dans leur origine, le coeur de la montagne. Peut être ne le verrais jamais de mon vivant mais au moins j'aurais poser la première pierre d'une possible reconstruction de la Nanie d'antan."

Valek ferma son visage et enfila sa cape. Il était désormais vêtu d'une armure de plates, crées par les meilleurs artisans de son clan. D'une couleur blanche sublimée par l'or qui entourait son casque elle recouvrait presque entièrement le souverain nain. Il portait aussi un casque représentatif de la Caste des guerriers, un casque équipé d'un protège-nasal et de protèges-joues entièrement peint en rouge et surmonté de deux cornes qui se recourbaient vers le bas. Mais contrairement à son habitude il ne portait que sa hache, verni et ayant subi des soins sur son bois pour l'occasion. Valek prit sa cape et s'en recouvrit, d'un rouge pourpre. Dessus l'on pouvait voir tissés à travers le riche tissus des runes d'or et un oeil averti aurait pu lire la majeure partie des hauts faits du Roi.

"Restez ici. Altiom entrez à ma suite, mais discrètement. Si l'on vous demande qui vous êtes dites que vous êtes un émissaire de votre peuple."

Puis le souverain poussa les grandes portes qui menaient à la grande salle. Pour les gens qui y assistaient on aurait pu croire que le petit être avait poussé de lui même les lourds battants de chênes alors qu'ils étaient en réalité actionnés par un ingénieux système de poulies, géré par deux ingénieurs nains qui se trouvaient derrière d'épais rideaux. Les murmures qui parcouraient jusqu'alors la salle se turent et la tête haute Valek s'avança, rejoint par deux autres guerriers de son clan, portant un grand marteau mais aussi un bouclier. Le souverain s'avança jusqu'à demi-cercle représentant ses conseillers qui avaient géré la cité au côté du Général Ironwrist jusqu'à le choisir comme nouveau Roi. La cérémonie devait être courte, le Roi préparant son expédition et purement symbolique. Le Tueur de Chimères s'agenouilla face à eux et jura sur sa vie qu'il défendrait et mènerait à sa gloire Lante. Puis un grand guerrier, grisonnant, s'avança et passa autour du cou de Valek un collier d'or, d'argent et de rubis représentant la nouvelle royauté. Puis les hommes acclamèrent en coeur Valek :

"Le Roi est mort ! Vive le Roi ! Le roi Valek Cri-de-Runes de Lante, Seigneur des Plaines du Brissalion et Maître de la Nanie de Lante ! Acclamez votre souverain ! Joie au roi Valek !"

Le brouhaha monta soudain dans la salle tandis que les nains frappaient de leurs marteaux et armes leurs boucliers. Puis tout aussi vite que la cérémonie avait commencé un coeur de trompettes et de tambours monta et Valek se releva, prit le marteau, autre symbole de sa royauté et le bouclier et les leva haut. Pendant encore quelques minutes les acclamations continuèrent, allant en cresendo puis soudainement le silence retomba et le roi, nouvellement intronisé hurla à l'assemblée.

"Et que ma première action soit un véritable festin pour les fiers fils de la Montagne !"

Une nouvelle clameur éclata et les nains se dispersèrent, attirés par l'idée de buffets et de délicieux plats ainsi qu'une longue journée de repos, bien mérité après tant de mois de dur labeur et de privations. Lorsqu'il eut encore remercié les conseillers qui l'avaient choisi il retourna dans la salle où l'attendaient ces compagnons. Un léger sourire sur les lèvres il déposa bouclier et marteau sur la table, se tourna vers Nakor et le regarda de haut en bas.

"Les Dieux nous ont abandonné. Peut être ne veulent ils pas que nous ayons confiance en eux. Ou peut être pas. Et c'est ce que je veux découvrir. Donc oui je braverais l'interdiction du Haut Prêtre. Bien êtes vous prêts ? Si oui nous partirons le lendemain."
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Altiom d'Ydril
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 23 Juin 2013 - 20:38

Mais voilà qu'en guise d'accolade, l'archimage cueillait tel un ninja le bras d'Altiom avec sa canne. Un "ouaïeuuuh" plus tard, l'ancien démontrait toute sa maestria martiale en parachevant l'enchaînement d'un fatal estoc sur le panard archontal. Ancestrale technique que seul un virtuose des arts secrets du Punissement des jeunes gourgandins pouvait espérer maîtriser.
- Ghfjffjhg..!! contint-il. A peine Nakor eut-il retiré sa terrible arme de correction massive que l'animal bondissait à cloche-patte à travers toute la salle en se tenant l'arpion. Par les Saints-Tétons d'Néera il est renforcé à l'acier c'batôn c'est pas possible! Et si le vieux sage s'attendait très certainement à le voir gamberger sur le pourquoi du comment, c'est bien dépité qu'il aurait été de savoir que le bougre n'avait en tête qu'un gros gâteau aux fraises dégoulinant de crème fraîche. Sa façon à lui de tromper la douleur. Perfectionnée au fil d'années de pratique -et connaissant moult variations telles la mer de bière brune ou le harem de succubes pulpeuses-, la technique fonctionnait tant et si bien que le loustic ne rattrapa la conversation qu'au moment fatidique du foreshadowing macabre.
- Je peux d'ailleurs vous confirmer qu'après avoir vaincu et mis en fuite les hordes gobelines, nous auront bien d'autres dangers à affronter dans les cavernes du monde.
- Le manque de bière? Sans même relever, l'archimage continua sur sa lancée. Sage décision qui permit au drille d'apprendre l'existence d'un dénommé Agrarald, Haut-Prêtre de son état donc. Et qui disait Haut-Prêtre disait... runes! L'espoir d'enfin faire aboutir un projet avorté de longue date fleurissait à nouveau dans la carafe d'Altiom. Bien qu'au vu de la situation, la bourde diplomatique semblait lui pendre au nez au moindre faux pas. Enchaînant sur la question d'Eliwa, le Roi Nain souleva un point trop souvent laissé de côté. Le Dieu des Batailles était-il véritablement seul responsable? Soit, il avait englouti toute une ville, divisé son peuple et massacré ses fils par grappes de mille, pour autant rien n'indiquait que les Gobelins n'aient pas attaqué de leur propre chef. Évidemment c'était donner beaucoup de crédit aux mesquines petites créatures, mais que voulez-vous, l'archonte était toujours aussi peu friand des jugement hâtifs.
Et concluant l'entretien sur des paroles à la portée historique, le souverain se para d'une tenue de cérémonie typiquement naine. Si le monarque irradiait déjà d'un charisme naturel, cette armure lui octroyait la prestance d'un héros de légende. On l'aurait cru tout droit sorti d'un livre de contes, fantôme de l'Ancien Temps réveillé par les pleurs d'un peuple brisé, revenu venger ses frères bafoués et réparer la faute d'un dieu! Et peut-être était-ce vrai, peut-être marchait-il à la Gloire en ce jour, sous le regard bienveillant de ses aïeux.

- Restez ici. Altiom entrez à ma suite, mais discrètement. Si l'on vous demande qui vous êtes dites que vous êtes un émissaire de votre peuple. L'Ydrilote opina du chef, et avec une œillade incertaine à ses compagnons, emboîta le pas à Valek. D'un banal geste, voilà que celui-ci écartait sans effort les deux colossaux battants le séparant encore de sa royale destinée. Diantre que cela fleurait bon l'ingénierie naine! Faire passer le moindre quidam pour un être de mythe, imbu d'une force surnaturelle, la combine pouvait se révéler pratique pour qui avait du monde à impressionner.
- Il m'en faut une pour ma salle du trône! chuchota le luron après un sifflement admiratif. Ce n'était pas un archonte qui suivait le souverain, c'était un véritable gosse! Des étoiles plein les yeux devant une simple porte, la mâchoire lui tomba -presque littéralement- par terre lorsque la majesté de la grand-salle se révéla enfin à lui! Restant en retrait lorsque Valek s'avança, le pauvret fut ni plus ni moins livré en pâture aux œillades peu amènes de l'assemblée, œillades qui s'échelonnaient de la curiosité teintée de mépris aux envies de meurtre à peine camouflées (les veines du cou prêtes à éclater mettant sur la piste). Altiom jura même voir, l'espace d'un instant, l'un des courtes-jambes lui montrer les crocs en grognant, l'écume aux lèvres. Trop de Rousse du Brissalion de grand matin tuait la Rousse du Brissalion. Le roi, donc, entamait de déclamer son serment lorsqu'un conseiller manifestement plus couillu que ses condisciples vint au niveau de l'Ydrilote. Horizontalement parlant tout du moins.
- Et vous êtes? fit-il d'un ton à peu près aussi bourru que sa pilosité faciale.
- Je suiiiiis... je suiiis "un émissaire de mon peuple"... eeem.. venuu.. hm..., éviter d'être trop explicite sans paraître évasif... non décidément quand ça n'venait pas, ça n'venait pas. VENU DÉMARCHER DU FROMAGE YDRILOTE!! beugla-t-il presque. Ô éclair de génie! Eh ouais, parce que, hein, bon, c'est important l'claquos! C'est le goût du terroir, la culture d'un pays! C'est un peu l'âme d'un peuple, m'voyez? Et alors j'ai balayé large pour mes amis barbus! Du vache, du chèvre! Non-cuit, demi-cuit, dur, à pâte molle, à pâte fraîche, même du bleu, haha y'en a pour tous les goûts! La forêt touffue prenant racine au-dessus des mirettes de notre bon maître nain s'éleva alors soudainement, révélant deux billes bleues aux pupilles étrécies par la consternation.
- C'qu'on en a à foutre de vos frometons! C'est avec ça qu'on est censés reprendre nos terres aux gobelins peut-être?
- Ma foi faut pas s'amuser à recevoir un Pavé de Val-Guern (AOC) sur l'coin du pif, ça peut toujours servir de munition de secours si vous tombez à court de flèches en pleine embuscade, répondit le suderon le plus sérieusement du monde.
- Pfrah! Corniauds d'longues-pattes, maugréa le conseiller en s'éloignant. Bah, au moins avait-il évité une nouvelle gaffe diplomatique. Encore. Diable le drille était loin en-dessous des quotas ces derniers mois, dans un sens cela en devenait presque... inquiétant. Et c'est plongé dans ces sinistres pensées qu'il se fit cueillir par une brusque et assourdissante clameur.
- Merde j'loupé l'coche HEUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIS!!! brailla jovialement le bougre... bien évidemment à l'instant même où tous faisaient de nouveau silence. Em.. wouuuw... vive le roiiii...
- Et que ma première action soit un véritable festin pour les fiers fils de la Montagne ! tonitrua aussitôt le nouvellement couronné souverain de Lante, sauvant au passage les miches de ce bon tchû d'innocent d'archonte. Une nouvelle série de vagissements bestiaux ébranla encore la grand-salle avant que tout ce beau monde ne parte progressivement s'emplir la panse de vinasse, de bière et de rôti de galioth.
- Les Dieux nous ont abandonné. Peut être ne veulent ils pas que nous ayons confiance en eux. Ou peut être pas. Et c'est ce que je veux découvrir. Donc oui je braverais l'interdiction du Haut Prêtre. Bien êtes vous prêts ? Si oui nous partirons le lendemain, s'enquit le monarque de retour dans l'antichambre.
- Prêts à festoyer jusqu'à ce que meurt la nuit haha! fit le régent, plus tourmenté à l'idée de rater les réjouissances que d'aller au-devant des innombrables dangers attendant l'expédition. Et passant les bras autour des épaules de son papy Nakou et de son elfette préférée, le loustic emmena notre duo de choc au-dehors, dans la fraîcheur de l'automne et la chaleur des rires.

Et des tavernes par les Cinq! Toute cette effervescence, peu importe l'heure ou le lieu, ces soudaines esclaffades au coin de la rue, cette bande de joyeux lurons qui, déjà bien avinée, baguenaudait de-ci de-là, ces saltimbanques enjoués -jongleurs, montreurs d'ours, cracheurs de feu!- qui amusaient la galerie contre quelques piécettes, diable ça n'en finissait pas! Altiom était aux anges -et accessoirement revenu vingt-cinq ans en arrière s'il on en croyait son regard pétillant de candeur-! Les barrières semblaient tomber en ce jour de fête ; plus de nains, plus d'hommes, plus d'aigreur, plus de rancœur, rien que la joie et la célébration! La bibine aidant sans doute.
- Foutredieu ça c'est du roi!! lança le drille d'un ton badin, tout bonnement hypnotisé par un spectacle de marionnettes faisant malheur auprès des marmots -l’archonte compris-! On y voyait le terrible Mogar se faire courser par un Valek furibard, bravant maints dangers pour venger ses sujets meurtris. La pauvre déité se ramassant au passage la dégelée du Cycle!
Ainsi passèrent les heures, dans l'allégresse, l'insouciance et une bonne odeur de barbaque grillée. Bientôt les rais de l'astre mourant vinrent inonder la cité de leur tiédeur dorée, annonçant le second acte des festivités, et l'on commença à se presser dans les troquets de tous bords.

- JE LÈVE LE VERRE A NOTRE SOUVERAIN!! aboya le suderon.
- A NOTRE SOUVERAIN -RAIN-RAIN!!! vociféra toute l'assemblée en retour. Et hop, cul sec detchûûû va!! C'est tout juste s'il s'en était fallu d'une petite paire d'heures avant que la moitié de la salle ne se mette à rouler sous les tables!
- Hahaha ma parole y sont d'jà ronds comme des coings! souffla l'arsouille à ses deux camarades. Il fallait d'ailleurs souligner -fait extrêmement rare- que ledit arsouille lui-même n'était pour une fois que relativement peu entamé. On devait pourtant bien approcher la minuit, heure à laquelle tous s'étaient habitués à le retrouver agrippé à son tabouret comme un baron Missédois à ses terres, scrutant le sol d’œillades circonspectes. Car c'était bien connu, ce pleutre de plancher n'attendait que les premiers signes d’ébriété pour sauter sur ses proies comme la misère su' l'pauv' mônde! Sans oublier les murs, le suderon n'était pas né de la dernière pluie! Toujours se méfier des murs! Aaah les soiffards, ces martyrs incompris... Bref, Altiom donc, se trouvait être relativement sobre en ce milieu de soirée, commandant les pintes à l'unité plutôt que trois par trois, laissant de côté la technique à la Halvdan pour déguster le breuvage par petites gorgées. Par les Cinq on l'aurait cru tout droit revenu d'un séjour à la Cour Langecine!
Tranquillement la nuit glissa sur Lante, les blagues fusèrent, les rixes éclatèrent, les pochetrons se vautrèrent. L'on rit, l'on crie, l'on vomit. Rien ne venait troubler l'équilibre habituel, tout se déroulait comme l'on s'y attendait, et les choses étaient bien ainsi. Chacun y trouvait son compte. Le temps semblait s'étirer à l'infini dans l'atmosphère rigolarde de l'auberge, pour mieux s'éclipser l'espace d'un battement de cil. Il était des impressions qui ne changeaient pas. Altiom cogitait ainsi, accoudé à la mezzanine donnant sur les tablées en contrebas. Ou la parodie de champ de bataille qui les avait supplantées tout du moins. Et les paroles de l'archimage ne l'atteignirent véritablement qu'en cet instant. "D'autres dangers"... "tout a changé"... ce Haut-Prêtre au nom plus imprononçable qu'une spécialité fromagère wandraise... sans être d'une nature anxieuse le bougre commençait à réaliser quels périls se terraient en ces ruines damnées. S'enfilant une nouvelle rasade de son litron de rouge odélian, il ne put retenir un long soupir préoccupé. Bordel pourquoi avait-il embringué Eliwa là-dedans? Lui qui se jurait de protéger ceux qu'il aimait, d'épargner les peines à ceux qui ne les méritaient pas, d'endurer la violence du monde pour que d'autres puissent profiter de sa paix.. voilà qu'il conduisait son amie à la mort? Il l'observait tendrement, en silence, parler, rire, s'étonner, protester, chanter. En silence, sous les clameurs ambiantes. Comme une image d'un temps révolu, comme un souvenir muet, une pensée que l'on ressasse indéfiniment pour ne pas oublier. Pourtant elle était bien là, pétillante de vie! Un voile passa sur l'azur de ses iris, une ombre de jour de pluie. Non, il la protégerait.
Leurs regards se croisèrent. Il n'entendit plus les cris, les éclats. Il n'entendit plus que sa voix qui pourtant s'était tue. Il ne voyait plus les nains, les hommes et leurs chopes. Il ne voyait qu'elle. Son visage. Ses yeux. Et il sourit. D'un sourire triste. Il la protégerait.
Un coup d’œil à sa bouteille, qu'il leva légèrement dans les airs, et d'un mouvement de la main, le penseur convia sa compagne à le rejoindre à l'étage.

- Je crois que j'viendrai prendre ma retraite ici lorsqu'on m'aura enfin viré du trône d'Ydril, lâcha-il d'un ton léger. Laissant passer quelques secondes de silence il reprit, inquiet: ton regard Lili, tout-à-l'heure dans le palais.. je t'ai entraînée dans cette galère sans vraiment savoir ce qui nous y attendait et.. ma foi avec Nakou dans le tableau j'aurais dû me douter que ça inclurait des rois, des dieux, des monstres... Avec un sourire: et une beuverie. A nouveau il fit silence pour trouver les meilleurs mots, et le plus simplement du monde dit: Lili si ce doit être ma dernière nuit sur cette terre je veux la passer avec toi.


Dernière édition par Altiom d'Ydril le Lun 6 Nov 2017 - 15:19, édité 3 fois (Raison : EAURTEAUGRAF + Groovershark est mort, vive Grooveshark !)
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Nakor
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeMar 25 Juin 2013 - 20:08


Il semblait que le choc, la douleur et l'effort que Nakor avait mit dans ses coups de bâton n'étaient pas assez suffisant pour faire rentrer la moindre chose dans la tête vide ou trop pleine d'Altiom. Sacré fichu bougre de gourgandin du fond des âges. Et il continuait à inonder ses proches de son verbiage honteux et dépourvu de sens, il parlait de manque de bière au fin fond des cavernes de Kirgan la maudite. Quoi qu'à bien y réfléchir, pour lui, c'était en effet une horreur sans nom. Percevait-il seulement le danger auquel ils allaient être confrontés? Sans doute pas du tout ou au contraire, complètement et il cachait cela sous une masse colossale de niaiseries sans fin. Le sorcier décida de laisser momentanément cela de côté et écouta le futur roi des nains de Lante. Réponse qui ne vint pas vraiment, alors que ce dernier entrainait à sa suite Altiom. Le mage ouvrit de grands yeux dans le dos de son petit fils adoptif et espéra par là, d'intégrer en lui un peu de plomb pour une durée fort courte mais tout de même vitale. Il n'eut le temps de rien dire car l'heure du couronnement était arrivée. Nakor se tourna en direction d'Eliwa, attendit un peu, compta quelques instants de manière muette dans sa barbe et dit tout haut, en elfique

"Vous devriez vous boucher les oreilles ma chère ... les nains aiment donner de la voix."

A peine eut-il finit sa phrase qu'on entendit hurler dans la pièce d'à côté, avec tant de puissance qu'on put presque sentir un courant d'air sortir avec force de la salle du trône. Nakor ferma les yeux avec intensité comme pour lutter contre la douleur d'un bruit trop proche et puissant à la fois. Il ouvrit les yeux, se mit à sourire et haussa les épaules comme pour confirmer ce qu'il venait de dire sans pouvoir y faire grand chose. Ils attendirent tranquillement et le désormais roi de Lante vint enfin les rejoindre après avoir donné ses premiers ordres : faire la fête! Voilà un sacré bon roi nain. Ce dernier posa une question au sorcier, à qui il donnait enfin une réponse et celui ci, se mit à sourire avant de dire

"Je suis toujours prêt Monseigneur. Nous serons aux portes de votre palais à l'aube! Vous avez beaucoup à faire en ce premier jour, nous allons vous libérer en vous remerciant pour votre chaleureux accueil et votre confiance. Monseigneur!"

Puis Nakor inclina légèrement la tête et se détourna afin d'embarquer avec lui Altiom et Eliwa, mais ce fut son cher petit fils qui entoura de ses bras les deux compères et ils sortirent du palais ensemble. Bien évidemment les pas de ce jeune fougueux les menèrent vers une taverne. Les festivités, comme toujours chez les nains, se mirent en route à une vitesse assez impressionnante, chacun amenant avec lui autant de bière qu'il pouvait lui même en boire, une bonne quantité de jeune bique cuite et mitonner avec gout et tout ce qui faisait d'une fête naine, un souvenir dans chaque esprit participatif. Les tavernes ouvraient grands leurs vannes, les tables étaient aussi nombreuses que possible, le reste s'occuperait de manger debout, par terre ou allongé dans les caniveaux après avoir engloutis quelques tonneaux de bières. Pour dénoter dans tout ce fatras d'ivrognes, Nakor buvait toujours du vin. Pour amuser la galerie, Nakor racontait des histoires sur Nisetis, sur les dragons, faisait du feu, manipulait l'eau et la terre, ainsi que le vent, afin d'illustrer ses histoires par des graphies surréalistes et bien évidement, métaphoriques.

"Je vais nous obtenir un peu de calme, qu'en dites vous?"

Et sans attendre de réponse, Nakor se leva et se rendit jusqu'au comptoir. En effet, les heures passèrent et comme Nakor avait permit au tavernier de faire le plein, ils purent tous les trois obtenir un endroit un peu à part, dans les hauteurs de la taverne, disposant d'une mezzanine sympathique. Altiom était monté par avance, pendant qu'Eliwa attendait que Nakor finisse de négocier la place là-haut. Voilà qu'elle au moins était bien élevée.

"Je vous ai ramené autant de client que vous n'en auriez eut en dix ans foutu bon sang de bois. Mes histoires et ma magie ne sont pas gratuite que croyez-vous Kockram? Je veux être payé!
-Paaaaaaaaas un sous que t'auras vieux bouc
-Hooooooooo que si, tu vas me payer tu m'entennnnnnnnnds!
-Paaaaaaaaaaaas un souuuuuuuuuuuuus que t'auras de ma poche vieille fripouille
-Bon, bon, bon d'accord, tu es le plus fort ... donne moi au moins une table à l'étage, tranquille, pour finir nos verres foutre barbe!
-Paaaaaaaaaaaaas ... euuu ... oui d'accord!
-Bien!"

Nakor leva le bras en signe de remerciement et se tourna, pour rejoindre Eliwa, mais celle ci regardait ailleurs. Le magicien suivit la direction d'observation et tomba sur ... Altiom! Altiom? Non, ça n'était pas lui! A cet instant, le garçon paraissait être sérieux, profond, attentif, un brin inquiet. Qui avait osé transformer son petit Alty en ce personnage inquiet et ...

"Haaaaaa ... l'amour!"

Eliwa venait d'apparaitre derrière Altiom, le temps que le vieux fou réfléchisse. Bien sur, inquiétude en direction de sa belle amie. Le sorcier se mit à sourire, monta les marches huit par huit et atterrit derrière le jolie petit couple qui était formé par la jeune elfe et son petit fils chéri et posa ses mains sur les épaules de chacun d’eux.

"Et bien mes enfants, la nuit est là et elle appartient à la jeunesse. Ici l'air est enfermé, humide et nauséabond! Il ne faut pas qu'il en soit de même pour vos pensées et votre esprit. Je vais aller me coucher, je compte sur vous pour être en forme et bien là demain matin. Bien là je dis, car je sais que vous serez là ... mais le serez vous correctement? Dénués de peur, de craintes, uniquement emplis d'une forte envie de faire ce qui nous attend, de le faire au mieux, afin que chacun de nous, dans sa totale intégrité, en revienne comme si rien ne s'était produit de bien dangereux. Prendre conscience du danger ne suppose en rien de succomber à la peur qui va avec. Et pour empêcher cela, en plus de six cents ans, je n'ai jamais rien trouvé de mieux que l'unité! L'union! Le travail de groupe, al confiance en chacun de nous et l'amour de ses proches. Un guerrier seul est moins dangereux qu'un jeune amoureux."

Puis Nakor se mit à rire, comme un vieil imbécile qui était le seul à comprendre ce qu'il racontait. Et décidant que le moment parfait était venu, Nakor se retira en activant son sortilège de dissipation de la lumière et disparu donc aux yeux d'Altiom et Eliwa, comme s'il s'était volatilisé par magie. En réalité il était là, sous leurs yeux, mais la lumière ne rebondissait plus sur lui et donc ils ne le voyaient plus. Sortilège efficace que son bâton enfermait depuis des siècles. Il s'en alla en laissant là, deux jeunes enfants qui semblaient avoir besoin de tranquillité, d'intimité, d'être un peu rassurés et d'être un peu bousculés par un vieux monsieur un peu décalé. Demain serait une sacrée journée.

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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeJeu 18 Juil 2013 - 20:39


La sensation d'étouffement et de malaise avait cédé sa place à un rire sans aucune gêne et à une ambiance festive on ne peut plus agréable. La barrière des races était tombée, et bien qu'elle sentit encore des regards désapprobateurs se poser sur elle, Eliwa ne se sentait plus tant exclue. Elle se surprit même à prendre plaisir dans cette beuverie géante, entourée de nain, l’alcool déliant les langues et effaçant tout différend entre les races.

Le spectacle de marionnettes devant lequel Altiom s'arrêta un temps lui rappela quelque peu son enfance. Elle avait du voir un tel spectacle une fois, dans les rues d'une ville dont elle avait oublié le nom. En compagnie de sa mère, et elle n'avait alors pas plus de vingt cinq ou trente ans peut-être. Elle ne se souvenait absolument pas de l'histoire qui était contée, mais elle se souvenait des couleurs chaleureuses des tissus des personnages. Elle avait été fascinée par la dextérité dont les marionnettistes faisaient preuve pour manier leurs pantins. Tout comme elle l'était là.

Mais l'humain l'entraîna bientôt vers une taverne et après avoir bu quelque choppes en sa compagnie, il l'avait laissée là, non loin de Nakor. Et alors, entourée d'êtres qui lui arrivaient pour la plupart au niveau de la poitrine, l'elfe se surprit à apprécier cet instant, goûtant avec joie les délices les plus purs d'une joyeuse beuverie. Elle se mettait tantôt à rire, tantôt à protester avec véhémence, lorsqu'elle n'était pas prise d'une soudaine envie de chanter. Mais ce tourbillon qui menaçait de l'entraîner bien vite dans une décadence pouvant être plus gênante qu'autre chose pour elle, fut interrompue brutalement lorsqu'elle croisa le regard d'Altiom.

Le sourire qu'il lui adressa alors lui fendit le cœur, et tout ce qu'elle avait put éprouver jusque là fut balayé par cette seule expression. Et s'il ne lui avait pas intimée l'ordre de le rejoindre, elle l'aurait fait de son propre gré. Elle avait rencontré bien des gens dans sa vie, et pas toujours des plus fréquentables. Et rares étaient ceux qu'elle voyait plusieurs fois. Il se comptaient très certainement sur les doigts d'une main. Elle gravit donc les quelques marches une fois que le vieil homme eut réglé la question financière, chose qu'elle l'avait laissé faire volontiers, n'y connaissant pas grand chose aux arts de la négociation.

 - Je crois que j'viendrai prendre ma retraite ici lorsqu'on m'aura enfin viré du trône d'Ydril.

Il n'avait pas attendu qu'elle l'ait entièrement rejoint pour commencer à lui parler. Ces quelques mots la firent sourire, bien qu'il ait l'air des plus sérieux.

 - Ton regard Lili, tout-à-l'heure dans le palais.. je t'ai entraînée dans cette galère sans vraiment savoir ce qui nous y attendait et.. ma foi avec Nakou dans le tableau j'aurais dû me douter que ça inclurait des rois, des dieux, des monstres... et une beuverie.

 - Tiom, non, je suis ici de mon plein gré. Certes, j'y suis un peu, même beaucoup, parce que tu y es aussi, mais c'est ma propre décision.

Le silence se fit un moment, puis Nakor les interrompit lorsqu'il les rejoignit à l'étage. Elle sentit sa main se poser sur son épaule tandis qu'il prenait la parole :  

 - Et bien mes enfants, la nuit est là et elle appartient à la jeunesse. Ici l'air est enfermé, humide et nauséabond! Il ne faut pas qu'il en soit de même pour vos pensées et votre esprit. Je vais aller me coucher, je compte sur vous pour être en forme et bien là demain matin. Bien là je dis, car je sais que vous serez là ... mais le serez vous correctement? Dénués de peur, de craintes, uniquement emplis d'une forte envie de faire ce qui nous attend, de le faire au mieux, afin que chacun de nous, dans sa totale intégrité, en revienne comme si rien ne s'était produit de bien dangereux. Prendre conscience du danger ne suppose en rien de succomber à la peur qui va avec. Et pour empêcher cela, en plus de six cents ans, je n'ai jamais rien trouvé de mieux que l'unité! L'union! Le travail de groupe, la confiance en chacun de nous et l'amour de ses proches. Un guerrier seul est moins dangereux qu'un jeune amoureux.

Et alors, il disparut. Tout simplement. Si l'elfette n'avait pas bu toutes ces choppes, elle se serait très certainement étonnée de la soudaineté de sa disparition, mais au final, cela lui parut totalement normal. Mais elle n'eut pas forcément le temps de s'attarder plus que de raison sur la façon dont était parti Nakor puisque Altiom reprit bientôt la parole :

 - Lili si ce doit être ma dernière nuit sur cette terre je veux la passer avec toi.

Il avait l'air tellement sérieux, tellement sincère qu'elle sentit son cœur battre plus rapidement. Et lors, elle l'embrassa, pressant son corps contre le sien, sentant le désir monter en elle. Une chambre, il fallait qu'ils aillent dans une chambre. Ou tout du moins quelque part. Elle n'avait, en effet, pas l'intention de se donner en spectacle, elle n'avait pas ingurgité assez d'alcool pour ça. Elle sourit doucement lorsqu'elle trouva finalement ce qu'elle cherchait. C'est à dire à une pièce libre avec un lit et une table dans un coin. Assez sommaire et... petit. La fenêtre qui n'était qu'une trouée dans le mur de pierre était fermée par un panneau de bois. Mais Eliwa ne s'attarda pas plus que de raison sur l'agencement de la pièce.

Parce qu'elle avait autre chose en tête. Elle n'attendit presque pas qu'il eut fermé la porte pour reprendre là où elle s'était arrêté. Elle commençait à avoir chaud. Très chaud. Chose qu'Altiom compris parfaitement, puisqu'il l'aida à passer sa tunique par dessus sa tête une fois qu'elle eut fait tomber sa cape. Elle frissonna de désir lorsqu'il posa ses mains sur sa peau nue. Ses vêtements qui gisaient parterre furent rapidement rejoint par ceux qu'elle enleva elle même à son amant. Appréciant sous ses doigts les creux et les pleins que formaient ses muscles, elle mêla leur langue dans un ballet à la fois doux et violent, tant guidé par son désir que par sa tendresse.

Elle arrêta un temps ses caresses lorsqu'une de ses mains fut frappé par son cœur. Elle n'avait presque pas besoin de poser la main sur ses côtes pour sentir le rythme qui lui était impulsé. Ni pour sentir la force de ses battements. Les caresses se firent alors plus pressantes sur son corps et la douce chaleur envahit son bas ventre lorsque sa main trouva son sein. Elle se pressa alors plus fortement contre lui et descendit une main le long de son abdomen. Elle entreprit de masser de plus en plus vivement son membre jusqu'à ce qu'il lui témoigne son entière vigueur. Elle fit alors tomber la dernière barrière de tissu et le saisit pleinement en main. Eliwa le sentait frémir sous les vas-et-vient qu'elle imprimait à sa main, tantôt rapides, tantôt lents.

Et quand elle sentit qu'elle ne pouvait plus attendre, elle se défit de son propre pantalon et l'entraîna vers la table, meuble qui était plus proche de la porte que le lit, à l'autre bout de la pièce. Elle s'y assit rapidement et l'accueillit. L'étreinte fut brève mais pas des moins intense. Si elle ne criait pas encore, elle soupirait déjà d'extase. Tout comme elle soupira lorsque, après l'avoir basculée sur le lit, il posa ses lèvres sur sa poitrine, devenue monts dressés n'attendant que l'assaut. Soupirs qui se muèrent bientôt en gémissements plus intenses lorsque sa langue vint fouiller son intimité, excitant de plus belle son envie d’ors et déjà vive. Mais ce fut le dernier coup de reins qui la pénétra pour la seconde fois qui lui arracha finalement un cri de pur plaisir. De même que chacun des autres mouvements de bassin qui suivirent.

Ils durent recommencer ainsi un certains nombres de fois, elle ne tint pas réellement les comptes, jusqu'à ce qu'elle sente LE cri lui venir aux lèvres et qu'elle entende un irrépressible hurlement de plaisir bestial franchir celles d'Altiom. Epuisée, elle ne tarda pas à s'endormir, après avoir doucement chuchoté quelque chose de très peu compréhensible qui ressemblait à « Un jour, je te montrerai... ». Mais le sommeil la prit avant qu'elle n'ait put aller au bout de sa pensé.
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MessageSujet: Re: La Gloire naine est devant nous mes frères !   La Gloire naine est devant nous mes frères ! I_icon_minitimeDim 28 Juil 2013 - 21:55

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