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 Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]

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Eliwa
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MessageSujet: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Mer 16 Jan 2013 - 20:48

Depuis une heure déjà, elle trottait sur les chemins d'Anaëh. Sa capuche était rabattue sur son visage car l'eau tombait à grosses gouttes sur sa cape. Bien que la pluie se soit arrêtée, les feuilles et les branches des arbres continuaient à déverser les centimètres de pluie qu'ils avaient accumulé. L'odeur de terre mouillée emplissait ses narines mais ne la gênait pas plus que cela. A droite, sa louve projetait des gouttes de boue sur son ventre blanc. Ses pattes d'ordinaire aussi immaculées que son abdomen étaient devenues marron, voire noire de terre. Les sabots de son étalon s'enfonçaient dans l'épaisseur molle et collante, pour en ressortir avec un bruit de succion. Mais là encore, elle n'en était pas dérangé pour le moins. Elle aimait ce contact singulier avec la nature, et par là même, avec Kÿra. Bien qu'on ne lui ait pas expressément inculqué son culte, elle avait appris à aimer et vénérer la déesse qui les avaient conçu, ainsi qu'Anaëh, lieu resplendissant autant par son étendue que par sa richesse luxuriante. Ici, un chemin pouvait se boucher en un clin d’œil, tandis qu'on assistait à la naissance d'un second. Ce n'était bien sûr le cas uniquement pour les sentiers qui traversaient les aires densément boisées, non praticable par des convois ou une escorte. Cependant, elle rejoignait elle même un de ces chemins, espérant ainsi progresser plus rapidement dans son périple. Elle devait se rendre en Aduram, persuadé qu'Altiom avait encore besoin d'elle. Peut-être était-ce seulement une illusion mais ça ne lui ferait aucun mal de vérifier ce pressentiment.
Arrivée aux limites de l'Anaëh, elle arrêta son étalon et pris une bouffée d'air humide. Elle ferma les yeux un instant, tentant de percevoir quelques notes de la symphonie, désormais indistincte. Elle repartait dans cette forêt carrefour des peuples, pour pouvoir mieux revenir chez elle. Ce besoin d'aventure qui la poussait hors de chez elle existait uniquement pour qu'elle puisse ensuite savourer pleinement sa terre natale.

***

La nuit allait tomber dans peu de temps. Elle s'arrêta devant un chêne, en bordure de clairière, non loin d'une source délivrant une eau d'une clarté étonnante. Par ce temps, elle aurait pensé que la boue se serait mélangé au liquide de vie, bafouant sa qualité revigorante et rafraîchissante. Le froid montait rapidement dans l'air du soir, emplissant l'espace au fur et à mesure que la lune avançait et que le soleil déclinait. Elle descendit de cheval et attrapa sa couverture dans une de ses sacoches. Elle vida sa gourde d'eau désormais chaude et la remplit d'eau fraîche, après avoir vérifié que les animaux y buvaient. Elle avala une grande rasade d'eau et remplit à nouveau sa gourde. Une fois rassasié de fruit sec et de feuilles, elle grimpa dans l'arbre et sa cala entre deux branches. Aralaurë s'était couché au pied du tronc et Amarthluin broutait tranquillement au couvert des arbres. Elle s'assoupit rapidement, la nuit venant à peine de tomber.
Deux ou trois heures plus tard, un bruit sourd la réveilla. Elle enleva sa couverture et réajusta sa cape autour d'elle. Accroupie sur sa branche, elle vérifia les alentours, balayant du regard le tour du tronc. Ara n'était plus à sa place. Elle descendit rapidement et silencieusement du chêne et écouta la nuit. Un grognement en face d'elle, légèrement à droite. Elle approcha du bruit de gorge qu'elle entendait et aperçu du blanc. Sa louve dirigeait son agressivité sur quelque chose, ou quelqu'un, qu'elle ne pouvait apercevoir. Elle se pencha encore un peu, soucieuse de sa sécurité. Une vieille dame. Voilà sur qui Ara grognait méchamment. L'elfe sortit des fourrées, après avoir vérifié que l'humaine était bien seule. Elle siffla un coup et sa louve cessa de produire son bruit de gorge. Elle s'assit face à cette pauvre femme, son agressivité n'ayant cependant pas disparue.

- Êl síla erin lû e-govaned vîn* Veuillez excuser le comportement peu amène de ma louve mais je pense qu'elle n'a pas apprécié le fait que vous approchâtes l'arbre où je me reposais de trop près. Je suis Eliwa Sar'Helle, comment vous nommez-vous ? Et que faites-vous seule, dehors à cette heure de la nuit dans une forêt plutôt mal fréquenté ? Auriez-vous besoin d'aide ?


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Mamé Kamat
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Jeu 7 Fév 2013 - 23:09

Comme tant d'heures, tant de jours durant sa longue vie, la vieille Kamat regardait avec une béatitude incompréhensible ce qui se déroulait en face d'elle : rien. Salie par son fort long périple (pour une vieille) à travers la Péninsule, sa bonne vieille canne posée à ses côtés, la Faucheuse de rêves prenait juste du temps à ne strictement rien faire d'autre que de respirer, assise sur une pierre couverte de mousse. Pas même une seule pensée n'osait se permettre de s'immiscer dans ce qui lui restait d'esprit. Un sourire d'une simplicité absolue était dessiné depuis déjà plusieurs heures sur son visage ridé lorsque la soudaine envie de repartir la pris. Aller où ? A la cabanne ? Telle était la question. Avait-elle seulement en tête que sa petite demeure adorée s'était complètement ébranlée à cause d'un facheux coup de vent ? Non, pas forcément... Enfin allez le savoir !

La vieille sorcière regarda quelques instants tout autour d'elle, essayant de se repérer dans cet amas de verdure, ce à quoi elle n'y arriva pas : elle n'était ni près d'un chemin, ni près d'un cours d'eau, et encore moins près d'un bâtiment. Elle se demanda alors ce qu'elle faisait là... Ramasser des grenouilles ? Non, elle en avait encore plein dans sa sacoche. Des lézards ? Trouver des Nains pour récupérer des poils de leurs barbe ou encore mieux, des bouts de pieds ? Peut-être... Sinon c'est qu'elle était à la recherche d'oreilles pointues. Quoi qu'il en soit, elle se leva difficilement à l'aide de sa canne et commença à marcher avec lenteur en essayant de passer convenablement entre les branches cassées et autres.

C'est alors que, plusieurs minutes après, mais que quoi ? Mais oui ! C'était là, ce qu'elle cherchait ! Si simple que cela, la chose vint la cueillir comme si de rien n'était : le bout d'une très grande toile d'araignée géante. Mais bien sûr ! Les yeux de Kamat se mirent à pétiller de joie, et c'est avec déférence qu'elle leva dans un geste presque cérémonieux sa canne pour en poser le bout sur la toile et commencer à tourner, tourner, tourner la canne qui blanchissait au fur et à mesure. Et alors qu'elle commençait à avoir un filait de la taille d'une barbe-à-papa, elle sentit quelque chose s'approcher inexorablement d'elle. Pfff... Une stupide araignée juste un peu dérangée. Le sourire de Kamat s'éteignit et, sans autre forme de procès, elle utilisa sa magie pour découper les pattes velues de la créature avant qu'elle ne soit assez proche. La bête eut mal, forcément, ce qui lui valut une sorte de cri, et Mamé en profita juste pour récupérer les pattes accrochées à la toile. L'une d'entre elles, difficile à prendre, se décola soudainement et se mis à voler à travers les arbres, allant se planter dans un oeil d'une autre grosse bête velue. Mais bon ! Ce n'était... euh... rien ?

La vieille regarda alors autour d'elle pour se rendre compte qu'elle se trouvait en fait en plein milieu du territoire de ces bestioles, plus nombreuses qu'imaginées. Après un court temps d'hésitation elle cessa de manipuler les pattes, dégagea son bâton du reste de la toile et fit un pas sur le côté, un sourire faussement désolé aux lèvres. Et comme ce n'était pas suffisant, elle se mit alors à courir aussi rapidement qu'elle le put, s'emmêlant dans les toiles qu'elle coupait magiquement et n'importe comment, coursée par les araignées. Elle criait tout en courant, une robe blanche se tissant tout autour d'elle. Et ce n'est qu'au bout d'un moment que l'affut de toiles se coinça à des branches pour faire tomber la vieille la tête la première. Ca faisait mal...

Nous voilà donc à la rencontre entre une Elfe et une vieille folle. La jeune femme aux oreilles pointues, alertée par sa louve, se porta auprès de l'Humaine et lui demanda si elle avait besoin d'aide. La sorcière répondit un "Tché tvou d'rière." que l'Elfe ne comprit certainement pas. Avec un sourire bien édenté, elle essaya de se relever et ne réussit sa manoeuvre que grâce à la jeune fille qui essaya tant bien que mal de ne pas être engluée dans la robe-toilée. C'est alors que des bruits se firent entendre : les araignées !!!

Mamé Kamat se retourna vers la jeune, le visage nullement cripé, puis lui dit :


"Ma b'tit' fille, j'grois k'va faloir crire... A bmoins qu'vous vlez m'ger d'l'araignée ?"

A Eliwa de décider, si elle avait compris ce que voulait dire Kamatra... Mais pour résumer, les deux femmes allaient devoir faire face à quelques araignées géantes.
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Ven 1 Mar 2013 - 13:56

La vieille femme ne devait plus avoir toute sa tête. Elle faisait presque penser à une enfant, tant elle était simple. Mais elle ne devait pas baisser sa garde pour autant. Et c'est alors qu'elle dit une chose que l'elfette eut beaucoup de mal à comprendre, malgré une forte concentration :

"Ma b'tit' fille, j'grois k'va faloir crire... A bmoins qu'vous vlez m'ger d'l'araignée ?"

Toujours appuyé sur elle, l'humaine la regardait de ses grands yeux bleus où brillait la folie. Heureusement pour Eliwa, elle n'eut même pas à comprendre ce qu'elle voulait, car elle entendait depuis un moment l'agitation de grosses bébêtes. Qui se révélèrent être des araignées. Elle passa alors un bras sous celui de la vieille femme, pour s'assurer une prise solide et trottina comme elle pu jusqu'à sa monture.
Là, elle lâcha l'humaine, qui pouvait désormais tenir sur ses jambes, et attrapa son arc. Ses dagues étaient bien à leur place, au niveau de ses cuisses. Sa louve les avaient rejointes et dirigeait désormais ses grondements vers le couvert des arbres.
Dos à un arbres, elles attendait. Eliwa était aux aguets. Elle s'était instinctivement placé devant celle qu'elle venait à peine de relever, dans un mouvement protecteur. Elle avait remarqué que celle-ci était empêtrée dans de la toile, mais ne savait si elle en avait ramassé volontairement, ou si tout ceci était du à sa fuite. Dans le premier cas, elle devait connaître, logiquement, les secrets de la magie. Mais dans le second, elle était une vieille femme paniquée qui avait fuit devant une horde d'araignée. Mieux valait jouer la carte de la sûreté.
Eliwa se débarrassa de sa capuche d'un coup de tête sur le côté, histoire d'éviter qu'elle lui retombe malencontreusement dans les yeux. Elle entendait très clairement les mandibules s'entrechoquer. Ce rythme qu'elles marquaient n'était pas compréhensible pour l'elfe mais elle s'entendait très bien entre elles. Étrangement, ce fut ce bruit qui lui rappela la première fois qu'elle rencontra des bébête de cette espèce. Elle revoyait nettement la scène. L'éclairage à travers les feuillages, la boue sur le chemin, et la pluie fine, on ne peut plus désagréable. Mais trêve de souvenir, elle devait se concentrer sur le présent.
En quelques minutes à peine, la première sortit des fourrées et se montra au grand jour. Elle eu droit à deux flèches entre ses huit yeux affreusement globuleux, et s'éteignit dans une plainte assez aiguë. Ses congénères bondirent alors. Elles étaient sept. Sept monstres affamés, en soif de chair humaine ou animal. Elles poussèrent un cri et encerclèrent l'arbre. Puis, elles s'approchèrent doucement. Pour donner le temps à la peur de s'immiscer dans le cœur de leurs proies.
Eliwa encocha deux flèches qu'elle tira à une vitesse hallucinante. Une araignée tomba. Mais le cercle se resserrait inlassablement, et lorsque l'elfe eu vidé son carquois, il en restait encore trois debout, bien vivantes, et prête à les dévorer.
Elle sorti donc ses dagues, sachant qu'elle ne pourrait toutes les tuer avant qu'elles atteignent la vieille femme. Sa louve grognait de plus en plus méchamment, et finit par bondir sur l'une d'elle. Celle-ci fut visiblement surprise mais se reprit rapidement et envoya voler Aralaurë en moins de deux. Même si elle était désormais profondément blessé, cela ne suffit pas à stopper sa progression. La douleur la rendit même plus agressive.
Eliwa fléchit les genoux, et s'apprêta à défendre sa vie ainsi que celle de l'humaine. Même si elle n'avait plus beaucoup d'espoir concernant cette dernière, elle attendait les araignées de pied ferme.
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Mamé Kamat
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Mer 6 Mar 2013 - 23:44

La jeune Elfe réagit aussitôt, laissant peu de temps à une vieille déjà dans ses propres pensées avant qu'elle n'agisse. La pensant innoffensive, elle l'aida à se relever et l'amena près d'un cheval malgré les fils collants de la toile d'araignée, puis s'arma contre les bêtes au combien méchantes. La Vieille pensa un instant qu'une course aurait lieu, mais les flèches rapidement tirées finirent par faire comprendre à Kamat que non, elles allaient rester là... Mais ça voulait dire que... FESTIN !!! Mamé Kamat voyait déjà dans sa petite tête un plat fait de viande d'araignées avec des sauces onctueuses dont elle seule connaissait la composition, une présentation adéquate, un goût succulent... Oui, notre chère vieille dame en bavait déjà d'avance !

Pendant ce temps, la petite étrangère avait fini de tirer et avait dégainé ses lames, prête à en découdre - quoi que vu son visage, elle n'était pas des plus à l'aise au corps-à-corps. Seulement à ce moment-là Kamat revint sur terre, l'odeur uniquement créée par son esprit d'un met de très bon choix (pour elle) l'attirant à se procurer les ingrédients pour cuisiner, elle prit son bâton blanc (non non, ce n'est pas le bâton d'un certain magicien, il est juste enveloppé de toile !) et invoqua sa douce et tendre magie. Si elle s'occupa d'Eliwa, ce fut uniquement par envie de lui faire un bon plat, donc lorsqu'une araignée l'approcha d'un peu trop près, Kamat créa un bouclier devant l'enfant avant de faire le plus somptueux des découpages d'araignées géantes (de l'Art je vous dit !) ; tout d'abord, et allez savoir pourquoi elle commençait par là, elle se servit de la petite brise existante pour l'augmenter considérablement et en faire une bourrasque et faire voler tout le petit monde qui était autour d'elle, du moins jusqu'à ce qu'elle commence elle-même à s'envoler sur quelques centimètres. La vieille ne s'était contrée que sur cela, complètement folle de ne pas regarder autour d'elle. Puis, une fois la tempête calmée, elle se contenta avec une joie de petite fille de faire de l'air une bonne lame digne d'un grand cuisinier afin de découper les pauvres bêtes encore déroutée de s'être retrouvée un peu partout en mille et un morceaux.

Enfin, elle s'arrêta, épuisée par ses gamineries. Elle s'assit donc sur le sol qui lui tournait un peu, grand sourire aux lèvres tout en admirant une mandibule d'araignée. Lorsqu'elle leva la tête quelques secondes plus tard, elle s'apperçut alors que la louve s'était retrouvée dans les hautes branches d'un arbre, le cheval renversé sans trop de dommages et la petite avait eu le bon réflexe de se coucher à même le sol. Mais bon ! De cela, elle s'en fichait ! Limite, ce n'était pas mauvais la viande de cheval. Quoi qu'il en soit, la seule chose qui ressortit de cette histoire fut :


"'TAAAAAAAABLE !!!"
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Dim 21 Avr 2013 - 17:04

Finalement, elle avait eu tort. Et elle en était bien contente. La vieille femme pratiquait la magie, et avait sauvé leurs vies, bien que manifestement, ce ne fut pas son but premier. Elle avait plutôt dans l'idée un repas gigantesque, au vues du massacre qu'elle avait fait là, et de ce mot qu'elle avait lâché.

- Je te remercies mais je ne suis pas très araignées... Je préfère la chaire d'un lapin, ou celle d'un oiseau, même si au final, je ne suis pas tellement viande.

Elle repoussa donc la patte qu'elle agitait devant elle et alla plutôt aider sa louve à redescendre sans se faire aucun mal. Puis elle revint vers la vieille femme qui semblait se régaler avec la viande d'araignée. Eliwa avait profité de son petit tour pour cueillir quelques baies qu'elle mangea assise à côté de l'humaine, plus pour lui tenir compagnie dans son repas que par réelle nécessité.
Même si elle doutait que cela lui fasse plaisir, ou qu'elle s'en rende compte. Mais par politesse, elle continuait de grignoter ses fruits.
Elle proposa de l'eau à sa compagne d'infortune, qui pris la gourde sans se soucier de celle qui la tenait, et la rendit presque vide. Cette désinvolture, le fait qu'elle soit comme complètement dans son monde, était loin de déplaire à Eliwa. Peut-être que ça pouvait être fort énervant pour certains, mais cela intriguait l'elfette, parce que jusqu'à présent, elle n'avait rencontré que des gens qui étaient très terre à terre, à part quelques uns avec qui elle avait put toucher une autre dimension. Mais jamais de manière si naturelle, parce que cette mage, somme toute assez âgée, n'essayait pas de l'attirer à tout pris dans son univers. Elle était là, présente à côté d'elle, mais n'en avait que très peu à faire de la jeune fille. Concentrée sur son repas, elle ne lui adressait pas un mot.

- Vous cherchiez quelque chose dans cette forêt, à une heure si tardive ?
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Mamé Kamat
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Lun 6 Mai 2013 - 17:35

La jeune Elfe ne sembla pas apprécier le repas entièrement fait d'araignées de la vieille femme. Enfin, fait d'une grosse mandibule d'ariagnée géante. La vieille se demanda un instant si elle allait la faire rôtir sur un feu de camp ou juste l'ouvrir. Finalement la question ne se posa pas trop à cause de la nuit qui arrivait : elle se contenta juste d'ouvrir la mandibule à l'aide de ses pouvoirs et mangea avec quelques difficultés dûes à son manque de dents. La fille aux oreilles pointues s'installa poliment à côté d'elle comme pour l'accompagner, mais du moment où elle ne prenait pas part au festin Kamat se contenta pendant un moment de se sustenter avant d'enfin tourner la tête vers Eliwa. Ce n'est que là qu'elle fit attention à regarder de ses yeux fous comment l'Elfe était. Blonde aux yeux verts, son visage semblait encore refléter une jeunesse insouciante que la vieille Kamatra ne possédait plus depuis bien des années. Son corps était svelte et élancé, ce qui faisait d'elle une "belle fille". Une jolie poupée, en somme...

"Vous cherchiez quelque chose dans cette forêt, à une heure si tardive ?
-J'vuste d'la toile, p'tite. Et d'l'araignée.

Kamatra regarda la jeune fille un peu plus, un grand sourire édenté aux lèvres, avant de tendre sa main vers son bâton recouvert de toile et de faire appel à l'air pour qu'il se retrouve dans cette même main tendue. Cela collait un peu, mais elle était trop contente de sa trouvaille pour ne serait-ce que penser à s'en plaindre. Avec délicatesse elle porta sa main libre à la touffe de toile, laissant par la même occasion tomber la partie de mandibule, et prit un fil assez épais qu'elle déroula avec une habitude apparente.

-C'peut être un'dgrédient, bais peut just' être utilisé pour aut' chose. Pour P'pées.

Elle allongea le bras pour aider le fil à se décoller, désormais toute à fait sérieuse et calme. Brusque changement d'attitude, mais cela elle ne s'en rendait pas compte tellement c'était devenu habituel chez elle. Puis elle passa le bout fil à la jeune femme assise à côté d'elle avant de le couper magiquement et de recommencer exactement les mêmes gestes. Une fois le troisième bout de fil terminé elle s'arrêta là, ne cherchant aucunement à aller plus loin.

-Et tchjoi ? Pas d'Elfes 'ci."
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Eliwa
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MessageSujet: Re: Un jour peut-être, on pourra regarder en face de nous [PV Mamé]   Lun 10 Juin 2013 - 20:05

 - Et tchjoi ? Pas d'Elfes 'ci.

 - Certes, mais Aduram me permet d'être ensuite apaisée en quelques sortes. J'aime à venir ici de temps à autre pour y écouter la nature blessée, mais je vous avoue que je ne m'y attarde pas.

Eliwa commençait d'ailleurs à sentir les pulsations de son sang dans les veines de ses temps. Elle porta deux doigts à celle de droite, celle qui frappait de plus en plus sourdement. Il était temps, lui disait-elle, temps de rentrer chez elle, temps de fuir cette forêt, si enrichissante puisse-t-elle être. Dans l'obscurité, elle répugnait à laisser une femme seule, mais celle-ci lui avait fait une démonstration de ses talents, et elle ne doutait plus tant pour sa sécurité.

 - Il me semble d'ailleurs qu'il est grand temps pour moi de rentrer en Anaëh, je commence à n'en plus pouvoir de ces plaintes. Elles me vrillent l'esprit, et plus je m'efforce de ne pas les entendre, plus elles raisonnent à mes oreilles.

C'était toujours ainsi. Se focaliser sur un bruit pour qu'il disparaisse ne faisait qu'en amplifier le son. Elle le savait pertinemment, et c'était ce pourquoi elle devait partit d'ici au plus vite. Prendre le galop, sentir la vitesse et les muscles sur sa peau, ne plus rien entendre d'autre que ses propres pensées. Qu'elle aimait chevaucher ! De plus, elle se sentait si bien, en phase pourrait-on dire, avec son étalon qu'elle en appréciait encore plus la chose.

 - Je ne pense pas que vous soyez ici en danger, vous me voyez désolée de devoir vous quitter si précipitamment, mais mon corps me l'ordonne, et quand le corps ordonne, je ne sais comment ne pas écouter. J'ai été ravie de faire votre connaissance, au plaisir de vous revoir ma dame.  

Sur ces mots, elle décolla du sol et voulu tendre la main vers la vieille femme, mais se ravisa lorsqu'elle se dit qu'elle n'en aurait certainement pas besoin. Elle lui adressa donc un dernier sourire, sincère, et sauta joyeusement en selle. Il ne lui restait qu'à se fermer à la forêt, pour faire disparaître la douleur qui pulsait à ses tempes. « Une fois en Anaëh, tout irait mieux », se surprit-elle à penser.
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