AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
May'Inil Baenrahel
Ancien
Ancien
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1059
Âge : 474
Date d'inscription : 30/04/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  469 ans
Niveau Magique : Spécial.
MessageSujet: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   Sam 9 Fév 2013 - 17:56

La calèche passa en cahotant les portes de la cité de Thaar. Sa facture élégante et ses décorations indiquaient à qui s'y attardait que celui ou celle qui l'occupait en avait les moyens. Et la demi-douzaine d'hommes de main qui accompagnaient le véhicule ne dissipait pas cette impression. La plupart étaient drows, à quelques demi-drows près. C'était d'ailleurs l'un d'eux qui coordonnait le petit groupe, revenant parfois prendre des directives auprès d'une silhouette qui jamais ne se montrait.

Le mystérieux voyageur et son escorte traversèrent tranquillement une bonne partie de la ville, se dirigeant finalement vers une presqu'île sur laquelle s'étendait tout un domaine, dont l'ancien propriétaire, un certain Helias, avait cédé, avec sa mort, la propriété à Andrastia de Clary, l'une des magistrate de la ville de Thaar.
Le petit cortège vient se présenter à l'entrée du domaine. Le demi-drow qui les menait descendit de cheval pour échanger quelques paroles et une lettre avec le chef de garde, avant que l'on n'ouvre le portail et autorise le véhicule ainsi que le demi-drow à poursuivre leurs routes. Les cinq autres cavaliers, comme convenus avec leur employeur, rejoignirent quelques bars et hôtels du port en attendant que l'on ne revienne les chercher.

Le véhicule vint finalement s'arrêter à l'entrée du sérail à proprement parler, après que les chevaux eurent fait un demi-tour et présenter la porte face à l'entrée de la demeure. Le demi-drow reposa pied à terre, accrocha la bride de sa propre monture à l'arrière du véhicule et vint ouvrir la portière, pour permettre à la drow de poser le pied à terre.

May'Inil était aussi radieuse que l'on pouvait l'être après plusieurs heures d'un des voyages les moins confortables que l'on pouvait imaginer. Elle était vêtue d'une longue robe à la couleur rouge éclatante qui descendait jusqu'à ses chevilles, rehaussée de liserés d'or et d'argent. Les épaules nues de la drow se voyaient ornée de petites chaînettes dorés qui retombaient le long de ses bras, et des bracelets aux pierres semi-précieuses délicatement ciselées ornaient ses poignets. Sa poitrine, suggérée par les formes très moulantes de son vêtement, était surmontée d'une rivière de grenats qui entouraient son cou. Ses cheveux étaient laissés libres, dévalant sur ses épaules, dans son dos et sur ses seins dont ils épousaient la courbe délicate.

Ayant de nouveau les pieds au sol, elle se dirigea vers l'entrée du manoir, et se présenta à un portier qui se chargea d'aller la faire annoncer auprès de la maîtresse des lieux. On lui apprit que celle-ci était déjà en compagnie d'une péninsulaire, apparemment puissant, qui disait-on était arrivé peu de temps auparavant. Elle se demanda un instant si cela allait changer quelque chose, et se dit qu'elle verrait sur l'instant.
L'on ne la fit pas attendre trop longtemps, dans le salon réservé aux invités, avant de l'introduire auprès de la magistrate. Draven, pour sa part, était resté au bas, en compagnie des quelques serviteurs de l'endroit.

On guida la prêtresse à l'étage, jusqu'à l'une des terrasses où se trouvaient Andrastia de Clary et le péninsulaire inconnu dont elle avait entendus parler. Lorsqu'elle fut introduite, elle salua chacun d'eux en inclinant légèrement le buste et en écartant légèrement les bras, comme il était de coutume de le faire à Sol'Dorn.

-Enchanté de pouvoir enfin vous rencontrer, maîtresse de Clary, il est agréable que vous ayez accorder un peu de votre temps à ma demande, puis vers le péninsulaire, je vous salue aussi avec plaisir, bien que je n'ai pas la chance de connaître votre nom. Je me présente, May'Inil Baenrahel, de Sol'Dorn et prêtresse d'Isten, bien que cela ne soit pas ce qui m'amène ici aujourd'hui.
Revenir en haut Aller en bas
Andrástia de Clary
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 14
Âge : 23
Date d'inscription : 03/07/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge : 30
Niveau Magique : Apprenti.
MessageSujet: Re: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   Mer 13 Fév 2013 - 21:40

Une brise automnale tira la duchesse des limbes, alors que l'aube commençait à percer les ténèbres qui chaque jour passant semblaient s'allonger aux dépends de son propre sommeil. Un délicieux instant, son esprit atermoyant aux portes de la conscience, elle cru pouvoir flairer en ce zéphyr les effluves du lot nocturne de victimes de la cité tourmentée. Qui aurait pu croire qu'il y avait moins de deux années que Cosme régnait encore sur la principauté ? Soupirant, elle s'extirpa de ses couches de laines humides, entendant bien mettre à profit les quelques heures la séparant de l'éveil supposé du dignitaire Soltarii. Icelui avait accosté pas plus tard que la veille, ne tardant pas à se retrouver face à la seule magistrate n'ayant encore gagné la province. Maciste d'Irún, car tel était son nom, avait au premier abord tout l'air d'un marchand gentilhomme à la manière de ces nobliaux qui sous l'étendard de la Compagnie du Ponant l'avaient importuné par maintes reprises. Mais elle connaissait Aphel, et au lieu d’être éconduit le damoiseau eu le plaisir d'assister aux jeux du cirque à ses cotés, où une valeureuse bande de Zurthan trouva la mort devant une audience fort réduite.

Marguarette ne se fit pas longtemps attendre, l'Ydrilote entreprenant de la distraire alors que deux dames de compagnies s'affairaient à sublimer sa beauté quelque peu fanée ; pendant qu'une tressait les mèches mutines de sa maîtresse, l'autre paraît son regard noisette de savantes lignes de kôhl. Une notion qui n'avait qu'effleurée son esprit se vit confirmée lorsque sa confidente affirma qu'elle connaissait, vaguement, l'homme qui somnolait dans l'aile ouest du sérail; vestige d'une époque révolue ou la de Systolie-Marcalm était encore la bienvenue en sa terre natale. Intriguée, Andrastia résolut à faire s’encontrer les deux jeunes suderons en temps voulu, chose qui l'intéressait autrement plus que l'accord commercial qui semblait avoir motivé la visite.

Vêtue d'une ample tunique de soie blanche aux bordures brodées de fil argent et soutenue par une ceinture de cuir sombre en dessous du buste, la Thaarie se sentait enfin prête à rejoindre son invité, entendant rapidement mener à bien la négoce. Tirant plus de l'intrigante que de la commerçante, la dame restait cependant assez lucide pour apprécier la coquette somme que chaque mois lui rapportait la flotte de feu son époux, et qu'elle se devait d'entretenir lorsque son sang bleu le permettait. Se sustentant de quelques dates savoureuses, la dame patientait au sein de l'étendue fleurie du jardin clos alors que son intendant faisait quêter l'Aphélois. Celui-ci ne se fit pas longtemps attendre, guidé par l'eunuque au travers les méandre de plantes odorantes. Lui présentant une main parée d'un large opale cernée d'or qu'il baisa délicatement, la veuve entreprit dès lors de lui faire visiter le beau domaine tout en s'enquérant sur les derniers agissements d'une péninsule qu'elle n'avait jamais foulé.

Ce fut lorsque qu'elle s’apprêtait enfin à brocher la question marchande que son intendant, faciès imberbe reluisant de sueur, lui fit parvenir dires de la venue de la drow Baenrahel. Une apparition qui, prévue de longue date , n'était somme toute guère plus surprenante que celle de l'Irún, mais la plongeait toutefois dans l’embarras ; ce péninsulaire se montrerait t-il aussi affable à la vue de la race sombre que messire d'Angleroy ? Ne désirant aucunement se retrouver face à la drow dans les confins de son verger, la dame élu de l'attendre dans une pièce jouxtant le chef-lieu de la battisse, se séparant par la même occasion de la plus grande part de sa coterie. Seuls demeuraient deux hommes d'armes de sa mesnie, son eunuque, la grande et hâle Marguarette, et le damoiseau de Sybrondil.

La marchande de Sol'Dorn s’avança seule, une charmante créature aux proportions moins grossières que nombre de ses congénères. La duchesse lui présentait une façade qui aurait été avenante si ses yeux ne s'étaient légèrement plissés à la mention d'Isten ; culte sordide qu'elle associerait toujours à la traînée qui avait servit de mère à son doux prince. Écartant ses bras recouverts de tissu et reproduisant à la perfection le geste de May'Inil, elle éloigna enfin ses pensées de la délicieuse chute d'Olath Drathir lorsque son fidèle serviteur acheva de déclamer ses titres avec emphase solennelle.

« Les dieux font bien les choses dame Baenrahel, vous vous trouvez devant Messire d'Irún, régent d'Aphel et fidèle serviteur de la duchesse de Solaria, et qui comme vous pourra profiter de mon hospitalité selon son bon vouloir, désignant en ce faisant le gentilhomme en question avant de se tourner vers la terrasse et la cité qui au sud s'étalait pourrissante sur le delta de l'Oliya. Sachez que le bon peuple Thaari partage votre affliction, la ville ne s'est encore remise de la disparition du plénipotentiaire qui aura longtemps œuvré pour le bien de nos deux terres. Je regrette de ne pouvoir vous présenter les dépouilles des responsables, seulement l'assurance que les rites de passage furent des plus idoines, et que les quelques agitateurs qui sèment la discorde entre nos deux races seront sous peu chassés de la cité. Il nous incombe désormais de poursuivre l’œuvre du défunt. »

Elle marqua alors une pause, ne sachant par quel bout s'attaquer au nœud que la chance lui imposait, optant finalement pour un silence plus long encore qu'elle n'avait la moindre intention de troubler. N'était-elle pas sollicitée ? Pourquoi alors risquer de se dévoiler aux yeux de cette assemblée bigarrée.
Revenir en haut Aller en bas
Maciste de Soltariel
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 201
Âge : 29
Date d'inscription : 21/11/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  24 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   Dim 24 Fév 2013 - 10:35

Après avoir abordé à Sharas, Seram et Naelis, Maciste avait continuer son périple nordique et enfin mit le cap sur Thaar, où il espérait conclure quelques juteux accords commerciaux. On l'avait courtoisement reçu et loger dans l'un des palais des magistrats de la citée, où son hôte l'avait régalé de milles surprises. Composée d’une quarantaine de marchands, de serviteurs et de reitres, la suite du Régent avait quant elle trouvée refuge dans les demeures des marchands sybronds installés à Thaar.

C'était là une toute autre affaire que les fécondes cités du Nord et Thaar réservait, à qui savait la prendre, plus de richesses qu'on n'osait l'imaginer d'Ydril à Langehack. Les épices en particulier, étaient des denrées particulièrement recherchées chez les nobles et les bourgeois de la Péninsule. Et on les trouvaient en quantité en Estrévent. Le Damoiseau avait donc prit ses quartiers dans l'aile ouest de la demeure de son hôte ; une suite de pièces richement décorées de tapisseries et de mosaïques, de nattes et de jalousies aux travers desquelles il était possible d'entrevoir à la dérobée quelques visages angéliques ou quelques regards indiscrets... C'est là que se présenta l'intendant de la de Clary, son hôte ; un eunuque, venu quérir le gentilhomme suderon pour le mener auprès de sa maîtresse. Maciste avait déjà entrevu de pareils hommes à Soltariel, où comme ici, en Estrévent, ils occupaient des charges importantes dans les maisonnées nobles et dans les hautes places de la Cour, comme castrat, cubiculaire ou préposite. La maison ducale du Soltar en entretenait ainsi plusieurs centaines comme gardes ducaux et il n'était pas rare de voir quelques riches marchands ou nobles, accompagnés de l'un de ces demi-hommes... La plupart étaient orphelins dès la naissance, prélevés et recueillis parmi la marmaille grouillante des rues, mais l'on hésitait pas à dire que dans certains bourgs, des parents faisaient castrer leur propre progéniture, en espérant qu'une brillante réussite rejaillirait sur le reste de la famille.

L'intendant le conduisit jusqu'aux jardins de la battisse, où Maciste, qui avait revêtu un chiton blanc, des plus simples et qui lui tombait jusqu'aux pieds, agrémenté d'un bracelet d'or, rejoignit son hôte, entourée de ses dames de compagnies, de servantes et de valets, ainsi que de gardes armés. A sa surprise, il y fut présenté à la damoiselle d'Ydril, dont il avait entendu parler à l'occasion des événements du Sud : de ses fiançailles avec le prince Cosme et de la déchéance soudaine de son père et de sa famille. On avait eu que peu de nouvelles de la jeune femme, prise dans la tourmente politique des deux cités et milles rumeurs courraient sur son compte, colportées par les marins et les marchands, sans compter les habitués des tavernes. On disait ainsi que la fille du Dragon avait épousée un riche marchand de Thaar et qu'elle était à présent l'une de ses deux cents concubines. On assurait que pour parachever sa vengeance et ainsi montré que son pouvoir ne connaissait comme le soleil, aucunes limites, feu la duchesse Inès l'avait fait vendre à un marchand d'esclaves de Sol'Dorn. Enfin on affirmait que la Systolie reviendrait réclamer son trône à la tête d'une armée et qu'elle levait en ce moment même des troupes en Estrévent. Une chose fut certaine toutefois, c'est que les deux jeunes suderons se plurent immédiatement. Se laissant caresser par le zéphyr et admirant la beauté des jardins de la magistrate, Maciste leur compta ses voyages effectués aux quatre vents. Ses rencontres avec les étranges seigneurs nains, creusant le roc et vivant sous la montagne. Les sauvages des Wandres, libres et fiers, mais aussi querelleurs et barbares qu'indomptés. Les beautés de l'archipel de Meca et ses pirates. Les vastes étendues d'eau, au Midi, au bout desquelles on avait point encore trouvé de fin et enfin l’Éden de Nelen, sur les rives de laquelle on voulait bâtir une nouvelle Pharem. Son récit s'en trouva toutefois abrégé par la venue d'un nouvel invité et la de Clary, en hôte aimable, mais visiblement troublée, les pria tous deux de la suivre jusqu'à celui-ci.

L'invitée était une drow et par n'importe laquelle à en juger par ses titres et prérogatives, ainsi que l’accueil que lui réserva la de Clary. Le jeune suderon se souvint alors qu'il avait déjà entendu parler du culte d'Isten et que celui-ci avait été, songea-t-il, au faîte de sa puissance, lors du règne de Cosme. En bon marchand habitué à reproduire et à respecter les us et les coutumes locales, L'Irun salua lui aussi courtoisement, en s'inclinant et en écartant légèrement les bras lorsqu'on le présenta, attendant patiemment qu'on lui adressa la parole, mais attentif à ce qui se jouait devant lui.

- Aphel vous salue également, noble dame d'Isten. Et se joint à votre affliction.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
May'Inil Baenrahel
Ancien
Ancien
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1059
Âge : 474
Date d'inscription : 30/04/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  469 ans
Niveau Magique : Spécial.
MessageSujet: Re: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   Jeu 7 Mar 2013 - 12:37

La bouche de May s'ouvrit en un léger cercle d'incompréhension lorsque la Dame de Clary parla de l'affliction qui frappait les deux cités. Ah oui, elle parlait de ce drow qui vivait encore au temps de la domination du Puy sur l'Ithri'Vaan et n'avait eu de cesse d'intriguer pour remettre Thaar sous la coupe de Sol'Dorn et celle-ci sous la coupe du Puy. Elle se rappelait avoir envisager la possibilité de le faire exécuter. Elle avait toujours conclus de laisser ça aux Thaari. La nouvelle était tombé voilà un peu plus d'un mois, et était pour ainsi dire passée inaperçue à ses yeux.

-Puisse ce bienfaiteur reposer loin des tourments pour les siècles à venir, répondit-elle avec un petit air contrit avant de reprendre un sourire bien plus naturel et le ton badin de sa voix. Ainsi donc venez-vous de la Péninsule maître d'Irun ? C'est la première fois que j'ai l'occasion de rencontrer l'un de vos confrères et j'en suis honorée.

Ce n'était pas exactement vrai. Elle avait déjà croisé un ou deux péninsulaires mais guère plus qu'échanger quelques mots avec eux. Le dernier dont elle se souvenait était le jeune seigneur dont le nom lui échappait qu'elle avait aperçue à la réunion qu'avaient organisé deux elfes, non loin de Thaar. Reportant son attention sur la conversation présente et voyant que leur hôte ne semblait pas vouloir mener la conversation, elle prit l'initiative d'entamer le sujet qui l'amenait là. Non pas qu'elle tenait à conclure les négociation le jour même, mais il lui semblait plus approprié de donner une meilleure idée du pourquoi de sa venue à la magistrate. Aussi s'adressa-t-elle plutôt à Andrastia de Clary, bien qu'elle fit son possible pour ne pas trop exclure le péninsulaire, pour l'instant peu concerné.

-Puisque je ne suis certainement pas venue ici en tant que prêtresse, c'est en tant que représentante du Conseil de Sol'Dorn que j'ai sollicité cette petite entrevue, commença-t-elle sans s'attarder sur ces évidences. Vous parliez à l'instant du bien de nos deux terres, et je pense qu'en ces temps un peu troublés, alors que les bandes de pillards agitent l'Irhi'Vaan, celui-ci passe par des accords solides entre nos deux cités, qui ont chacune à gagner dans une franche collaboration, commerciale mais pas seulement.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Maciste de Soltariel
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 201
Âge : 29
Date d'inscription : 21/11/2012

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  24 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   Dim 17 Mar 2013 - 17:36

Alors qu'il avait jusque là été tenu relativement à l'écart de la discussion, du fait de son ignorance des récents événements estréventins, tout autant que du concert d'échange de formules de politesse entre son hôte et la Sombre, l'oreille du damoiseau sudier tiqua sur une première fausse note, suivie d'une seconde... Beaucoup plus douce et mélodieuse à l’ouïe de tout homme qui tient son destin en main et ne craint pas de faire fortune. L'échange prenait en effet une tournure beaucoup plus pratique et l'Irun y vit une occasion de rentabiliser son voyage. Lequel voyage n'avait eu à l'origine pour but que de visité les cités libres d'Estrévent afin de parfaire sa curiosité et les récits qu'il avait entendu sur les contrés du Levant. Aussi, voyant qu'il risquait de se retrouver à l'écart de la conversation d'un moment à l'autre et que l'on pouvait le congédier sous un pretexte poli et respectueux, le suderon prit les choses en main. Et il choisit pour cela la prêtresse d'Isten, qui après tout, avait déjà mis les pieds dans le plat...

- Ma Dame, Thaar et Sol'Dorn ne sont pas les seules cités à pouvoir profiter d'une telle collaboration... Et puisque vous n'êtes pas ici en tant que membre du clergé d'Isten, mais en tant que notable de Sol'Dorn, sachez que trop longtemps nos terres sont demeurées éloignées l'une de l'autre. Vos contrées recèlent de riches denrées, mais faute de nombreux marchés commerciaux vous ne pouvez les écouler en quantité importante, ni à leur juste valeur. Alors que de l'autre côté de l'Oliyenne, la Péninsule vous tend les bras...

Prenant appuis sur un genou, le suderon se baissa et traça une ligne imaginaire représentant la côte de l'Estrévent jusqu'à Ydril. Désignant le nord de la Péninsule de l'index, il leva son regard sur les deux femmes et reprit la parole.

- Le nord de notre royaume est barbare et inculte. Ils ne croient qu'en l'usage de la force et les nobles s'y déchirent entres eux pour des questions futiles, pendant qu'ils méprisent les marchands, qui oeuvrent pourtant à leur prospérité. Ils haïssent les Sombres et considèrent l'Estrévent comme une terre perdue qu'il leur faudra un jour reconquérir.

Glissant le long de la côte imaginaire, sa main vint caresser les rivages de Sybrondie et d'Ysarie, jusqu'aux terres chaudes d'Ydril.

- Sous Cosme, le sud s'est ouvert à l'Estrévent. Un mariage a autrefois été contracté et nos marchands ont installés des comptoirs sur vos côtes. Commercer avec nous, c'est l'ouverture de nouveaux débouchés, dans notre royaume et par delà jusque dans les sauvages terres de Nanie. Vos terres débordent de denrées et de saveurs inconnues à nos palais. Les nôtres débordent de marchands entreprenants et de reîtres sans solde, d'armes et de métaux. Tout ce qu'il vous faut pour vous débarrasser des pillards.

Maciste ferma le poing. La passion se lisait dans ses yeux. Et il arrivait enfin à l'essentiel.

- Unissons de nouveau nos maisons. Faites d'Aphel la tenante de cette ouverture et nos barons se bousculeront à qui mieux mieux pour vous approchez. Tandis que pendant ce temps, je vous fournirais hommes et armes pour protéger vos gens.

Le jeune noble se releva, toujours en les regardant et épousseta d'une main distraite son chiton.

- La disposition même de nos trois cités est dans l'ordre naturel des choses et semble tracer une route... Une route d'Or.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Route d'Or | PV Andrastia de Clary, Maciste d'Irun
» L'étang de Miragoane déborde sur la route nationale numéro 2
» Soumission au parlement de la feuille de route du gouvernement et des ministeres
» Un nouveau compagnon de route
» Sur la route des caravanes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Ithri'Vaan ~ CENTRE :: Principautés de Thaar :: Thaar (Cité)-
Sauter vers: