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 Quand paraître n'est pas être...

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Liliame
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MessageSujet: Quand paraître n'est pas être...   Mer 13 Fév 2013 - 14:54

Un monde dans l'inconnu du grand tout
Une île dans l'immensité d'un monde
Une région du monde enclavé entre plaines et montagnes
Une route serpentant dans une région entre Aspremont et Ancennis
Une taverne sur cette route dans un hameau agricole
Une table animée dans la taverne où une partie de dé est engagé.

Vous avez devinez? non? allez... cherchez un peu... mais oui il y a là attablé des joueurs, des joueurs et une joueuse. Elle se marre d'ailleurs cette catin, pour une fois elle est de bonne humeur... normal ... elle triche! Mais finement, de l'air de celle à qui la chance tourne tour à tour autour ... Mais venez...allez venez... approchez vous...




... les dés roulent sur une table, 5 dés pour être précis. Ils viennent d'être lancés par une femme au sourire plein de dents et aux yeux pétillants...elle est un poil trop apprêté pour l'endroit. Une robe sombre tirant sur le vert, décolleté simple et coiffure souple dégagée sur la nuque et laissant échapper quelques mèches rebelles

Oh nonnnn j'ai perdu! Bon allez je relance pour 10 écus

Elle a l'air vraiment déçu, elle vient de perdre 40 écus et pourtant la partie s'était bien engagée, elle avait gagné une manche sur les trois, pas grand chose bien sur...

Le prochain joueur, un jeune moine de 15 printemps, aussi tendre qu'une fleur et aussi timide qu'un jouvenceau peut l'être.

A... a...a mmmoi, je je su su suis en vv vveine ce ce soi soir.

Les dés roulent plus vite que sa langue.Deux six, un cinq, un deux et un trois. Un bon premier lancé qui met le bègue en couleur et qui le fait relancer de 30 écus.
Bien sur elle l'observe, le frôle même parfois, rien d'appuyé mais suffisant pour le sentir frémir. Moinillon promis à quelques monastères vers Ancennis avec quelques sous en bourse, confié probablement par une mère en larme de voir partir un fils. Au couvent point besoin de bourses, ni de l'une ni de l'autre d'ailleurs... elle avait bien l'intention ce soir de vider l'une comme l'autre.

Le joueur suivant, l'autre compagnon de voyage de la joueuse, un gros et lourd bourgeois engoncé dans un surcôt plein de taches de gras. Lui allait à Missède, elle aurait bien l'occasion de le plumer d'ici là. Et puis plus difficile d'approche car sourd comme un pot de chambre avec une tendance à la somnolence ce qui n'aidait pas à la conversation..

C'est à vous Messire Loriot... Messire Loriot? ... MESSIIIIIIIIIIREEEEEEEEEEEEEEEEE

Hein, oui..euh à ....oui hum hum.

Cela fit s'esclaffer les badauds, de bonnes gens bien sur, patauds et gauches à souhait. Trois cinq, deux quatre et un sourire porçin sur le visage du gros lard misant pour 1 souverain.

Oh la la c'est une grosse mise messire... et si je gagnais...hi hi hi...

Ce fut enfin le tour de la joueuse. Elle jouait les dés un par un, pour le suspens soit disant...ce n'était rien de moins que ses propres dés, tous pipés, très très légèrement pipés, suffisamment pour les manipuler avec dextérité pour qui savait. Et elle savait ... la tricheuse. A elle de jouer. Les dés jeté un à un le premier indique un quatre ...puis un cinq... ... puis un six sous les holalalas des plus émotifs des spectateurs... elle les tenait, elle le sentait, ils vibraient tous pour elle dans l'envie de la voir gagner...puis un deux ... avec des ohhhhhhhhhhh déçu en fond... le dernier elle l'embrassa du coin des lèvres... elle savait bien compter comme toutes les commerçantes de charme il lui fallait un six pour égaliser et faire monter les enchères.
Le dé roula...roula... chacun retenant son souffle, la tricheuse mimant la supplique du joueur en mal de chance...et le dé s'immobilisa sur un

SIXXXXXXXxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


De joie elle se tourna vers le moinillon et planta un bécot sur la commissure de ses lèvres ce qui eut pour effet de le monter un peu plus en température.
Elle remet 1 souverain et 1 souverain de plus en jeu et propose de la jouer à un contre un à trois dés.

Le lourdaud pour une fois attentif accepta d'une courbette sous les hourras des clients divertis. Sur la table il renchérit de 1 souverain et comme il était galant la laissa jouer en premier. Il y avait 4 souverain et 30 écus en jeu... autant dire une somme rondelette et si elle gagnait, entre ses pertes et ses gains elle aurait empoché 1 souverain et 90 écus ce qui n'était pas si mal pour un début de soirée.

Elle jeta le premier et ce fût un six, le second encore un six, le troisième un cinq car une des règles de la tricherie est que la chance absolue est gage d'ennui. Comme il était débonnaire il se mit à rire de bon coeur et la laissa empocher le pot.

La donzelle fut prompt à faire disparaître les pièces et ...
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mer 13 Fév 2013 - 19:53

L'assassin chantonnait. Intérieurement, bien sûr. Deloth, jadis Aldaron, n'avait jamais été détenteur d'un quelconque talent pour le chant. Ou pour un instrument. Encore moins. Son schisme ne l'avait pas doté de qualités de musicien, bien qu'il soit devenu un « artiste » comme il aimait se qualifier. C'était sous l'un des crépuscules de l'été. L'astre princier, comme de coutume, déclarait forfait devant l'avancée des ténèbres de la nuit, qui, peu à peu, s'installaient sur les mornes plaines de la Péninsule. La nuit étalait son étreinte réconfortante et particulière, inimitable et irremplaçable aux yeux de l'Elfe, découvrant un ciel clair, dévoilé et constellé d'étoiles brillantes. La monture de l'ancien officier montrait quelques signes de faiblesse et de fatigue, et les premières lueurs d'un bourg voisin perçant les prémisses de la nuit finirent de convaincre l'assassin de s'arrêter pour la nuit. Intérieurement, l'assassin chantonnait.

Le faubourg n'avait rien de bien excitant. Un petit village, sans grand attraits, loin d'être un forum touristique. Jadis, l'assassin aurait pu trouver du charme à ces petites communautés, où les habitants se côtoyaient chaque jour depuis des années. Certaines familles tissaient des liens d'amitiés perdurables à travers le temps, grâce aux anciennes générations qui s'étaient liées par amitié, ou par mariage. Désormais, cela ennuyait l'assassin au plus haut point, et légèrement déçu, ce dernier se mit en quête d'une taverne où passer la nuit. Un passant nocturne, qui avait visiblement retrouvé sa vieille amie la bouteille peu avant, lui indiqua avec la précision que l'on pouvait accorder à un ivrogne, la taverne la plus proche. Sans grande peine, l'Elfe la trouva : il s'agissait de l'unique endroit du faubourg où émanait assez de lumières pour presque aveugler quelqu'un. Les rires et les discussions bruyantes provenant d'entre les murs finirent de convaincre l'assassin sur la justesse de son analyse.

Lorsque l'assassin poussa la porte, les poignées de ses sabres s'entrechoquant entre elles, il ne sut quel effet il provoqua : il plissa les yeux afin de retenir une larme par la faute de la chaleur et de l'odeur d'alcool assaillant les narines. Une fois habitué à l'endroit, il ne le parcourut pas réellement avec une analyse méthodique, persuadé que rien ici ne pouvait constituer une réelle menace. Il s'en alla au comptoir, commander une liqueur de ce que le patron aurait de plus fort, et désignant de la tête une banquette en coin où se faire servir, il s'y rendit tranquillement, prenant place en déliant les lianes de cuir retenant ses sabres. Il posa ses derniers en évidence sur la table, sans toutefois dévoiler la dague qu'il maintenait cachée au bas de son dos, puis il se libéra de l'étreinte de son vaste manteau, allongeant ce dernier sur la banquette sur laquelle il se tenait. Il ne lui restait qu'à savourer de la boisson et de tabac qu'il prépara et alluma, en attendant tranquillement que sa monture se repose, soit le lendemain.

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Liliame
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mer 13 Fév 2013 - 20:56

...et un courant d'air frais balaya une mèche barrant le front de la gagnante. Par habitude du bordel, elle se plaçait toujours face à l'entrée; il fallait bien que les clients voient la marchandise prometteuse à l'entrée pour ne pas leur laisser loisir de rebrousser chemin. On attire rarement le pigeon sans grain...

Mais revenons à nos mou...pigeons...Chacun s'affairait à regagner sa table, le moinillon était au supplice sous sa bure et le jars gras cancannait trop haut de suffisance sur sa galanterie légendaire. La femme quand à elle distingua de suite une ombre nouvelle dans la pièce.
Etait-ce dù au cliquetis de fer contre fer ou au courant d'air, néanmoins son regard se porta très vite sur le nouveau venu, histoire de jauger l'éventualité d'un gros dindon.
Une fois n'était pas coutume son regard s'éternisa, quelque chose clochait, l'homme était trop grand... trop svelte... trop... elle n'aurait su dire. Pour le coup elle se dit qu'elle avait l'air d'une dinde à dévisager quelqu'un de la sorte et elle retourna à ses activités mondaines si tant est que l'on puissent prendre les cul terreux pour des mondains.

Les discussions allaient bon train, le vin était acre mais les pichets se vidaient comme par magie et elle en était à poser une main sur la cuisse du bègue lui murmurant une idiotie de circonstance quand son regard dévia derechef sur l'homme arrivé peu avant.

"...c'est ça... j'en suis sure maintenant c'est un sylphe..."

Cette pensée coupa nette tout autre réflexion. Elle n'avait jamais réellement vu d'elfe de prés, elle en avait entendu parler souvent par les filles ou par les marchands qui se targuaient d'avoir commercé avec, mais pour sa part, si elle en avait vu, ce n'était que de loin.
Le bordel n'était ouvert qu'aux humains, un nain était venu une fois...Et puis les filles lui racontaient le soir des histoires terribles sur les elfes et leurs cousins gris. Rien que d'évoquer ses histoires faisaient frémir l'enfant qui était en elle. Des contes de bébés enlevé au sein de leur mère pour être sacrifié en forêt, des elfes aux pouvoirs effrayants qui vous contrôlaient corps et âme pour mieux vous consumer de l'intérieur, de ses elfes sombres qui massacraient par plaisir en égorgeant et mutilant ... Un frisson glacé se coula entre ses épaules et elle se força à détacher son regard de l'homme elfe.

Elle essaya à plusieurs reprises de reprendre le court de ses affaires; le moinillon était sur le point de s'endormir dans son pichet et goret Loriot ronflotait les mains croisés sur sa bedaine. Mais à chaque fois son regard était de nouveau attiré par l'étranger.
D'un coup...

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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mer 13 Fév 2013 - 22:05

Dans les lieux confinés, que ce soit des tavernes, des chambres, des magasins, il y a toujours un instant, où, malgré le bruit ambiant, il y a deux ou trois secondes où un silence de mort s'installe, aussitôt brisé par le va et vient continu des discussions anodines. Deloth s'était assis tranquillement, avait déposé ses armes, s'était débarrassé de son manteau, sans peine ni fracas. La boisson forte qu'il avait commandé arrivait, portée par les mains robustes du tavernier, un homme un peu fort du tour de hanches, barbu et au crâne chauve. Alors que l'aubergiste se penchait, et que l'assassin lui murmurait qu'il demeurerait pour la nuit, un lourd silence s'abattit, bien que Deloth n'en soit nullement la cause, rassurez vous. Pourtant, c'est dans ces deux secondes de latence silencieuse que l'assassin fit tomber légèrement sur sa table assez d'or pour payer une tournée à tous les badauds présents ainsi que sa propre nuit.

Il n'y eut aucune tournée de payée, cependant, mais le petit tas d'or lâché par l'assassin avait eu un effet plutôt regrettable. Quelques paires d'yeux se détachaient pour lorgner sur l'Elfe, qui avait vite fait de dissuader quelques malins d'un simple regard noir. Sans plus mot dire, le verre vide de l'assassin fut rempli pour être sifflé, et ainsi deux fois de suite, avant que de nouveau rempli, il le laissa face à lui, l'assassin savourant sa gorge brûlée mêlée aux arômes du tabac. Il ne prêta pas plus d'attentions aux quelques pièces survivantes sur sa table, l'aubergiste ayant pris plus que nécessaire, mais sans trop abuser de la générosité manifeste de l'assassin. Coudes posées sur le bois négligé de la table, mains liées par les doigts entremêlés, tenant l’extrémité de la fine tige de tabac, Deloth laissait ses yeux explorer la pièce en détail. Aucun des groupes ne retenait son attention plus qu'un autre. Cela promettait une soirée tranquille.

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Liliame
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Jeu 14 Fév 2013 - 18:39

D'un coup un bruit de pièces sonnantes et trébuchantes fit vibrer la fibre vénale de la rapia. Instinctivement défila sous ses yeux les possibilités de récolte de la précieuse monnaie, allant de la plus sainte à la plus crapuleuse. Il n'était pas sans dire qu'à cet instant elle avait tout oublié des contes et légendes de son enfance...

Un instant seulement car le regard noir de l'individu sur l'assistance ramena durement son postérieur à l'attraction de sa chaise. Elle n'était point sotte et novice pour accourir à la vue d'un filon car ce qui paraissait pouvait ne pas être juteux; il était des pommes à l'allure succulente qui se révélaient truffés de vers. Et les yeux de cet homme là était d'un vert bien noir pour être ceux d'un gentilhomme généreux; et de toute façon il était de proverbe qu'il ne fallait pas se fier à un elfe sauf si l'on voulait de l'argent de farfadets.
Elle reporta son attention au moinillon en se disant qu'au moins cet argent là serait facile à gagner pour pas grand chose. Il serait aisée à la professionnelle qu'elle était de mettre en branle l'oiseau à moindre effort.

Elle se penche alors contre lui et par de douces paroles coulées au creux de son cou dans un souffle chaud....

Ohhh Théon ...j'ai vraiment chaud ici... vous sentez comme j'ai chaud là...


... lui prend la main et la pose sur sa gorge pour susciter un émoi palpable sous la table.

Ma ma madame je je l le sss sent... v vou v voulez s ss sortir...j je pp peux a aller v vv vous chercher d de l'eau...

Mais à ce moment là un abruti de premier ordre du genre monsieur muscle lui tape dans le dos en gueulant:

Mais t'vois pas q' ta ribaude veut juste q' t' lui chatouille l'abricot...MouAHHHAHHHHH...

Un regard au ciel d'un air consterné, la femme se dit que décidément être fille de joie dans des bleds paumés ce n'était pas sa tasse de thé. Au moins au bordel la clientèle était plus galante. Il fallait vraiment qu'elle arrive à Diantra, au moins là bas, croyait-elle, la populace était instruite.

Mais déjà la paluche de l'abruti aviné avait rudement poussé le jouvenceau et saisissait la taille de la donzelle.

J'va t'montré moi c'qu'ça aime la greluche!

Et de joindre le geste à la parole en forçant les lèvres de sa victime. Cela ne dura qu'un battement de coeur car bientôt l'ordurier se retrouva plié ses mains saisissant son entre cuisse. La pauvre violentée eu le loisir alors de se camper devant lui , de lui cracher au pied et lui décocher la verve de sa fureur:

Que ça te serve de leçon! Liliame ne donne que ce qu'elle veut et personne ne prend sans donner. Tu prends tu payes, et là c'est ton braquemart qu'à payé pour ta trogne.


D'un coup elle s'en voulu de s'être emportée de la sorte, difficile de rattraper le coup pour ce soir. Le silence s'était fait autour d'elle ...mais d'un coup un rire fusa ...

Vindiou L'Grujot c'est ty pas que ty t'es fais triqué par la donzelle MOUARF....


Et le rire empli la taverne, les pichets circulèrent à nouveau, l'abrutis se défila et comme dans un rêve tout repris son court...tout pas vraiment car sa proie du jour prétexta un sommeil subit, le bourgeois s'était déjà esquivé et elle resta comme une caille en colère seule à sa table. Elle héla une fille

Tu m'apportes un flacon d'hypocras blanc et pas du fond de cuve.

Elle lui glissa 50 écus dans la main. De toute façon c'était bel et bien rapé pour ce soir et probablement pour le reste du voyage avec le puceau d'ailleurs... elle enrageait. Elle n'était plus d'humeur et l'atmosphère irradiait de haine autour d'elle ce qui laissait chacun à distance. De toute façon elle s'était replié en elle et rien n'existait que sa hargne envers le monde entier...





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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Jeu 14 Fév 2013 - 19:01

L'assassin, sans délier ses mains ni dévisser ses coudes de la table, avait assisté à la scène avec un certain amusement. L'assassin, visage découvert et cheveux ébouriffés coiffés à la va vite, souriait légèrement, distrait l'espace de quelques instants par la bonne ambiance de la taverne. Deloth avait toujours ses points faibles...et quoi qu'on en dise, il ne résistait pas à une bonne répartie cinglante avec le geste qui l'accompagnait. Plus tôt en compagnie d'hommes, dorénavant seule, la jeune femme s'apitoyait sur son échec, ce qui amusait encore plus l'assassin. Soupesant sa bourse, il devina aisément qu'il lui restait une petite fortune, de quoi payer quelques verres. Détachant ses lèvres de ses doigts, il s'humecta les lèvres d'un léger passage de langue sur ces dernières, puis parla assez fort pour être entendu malgré le vacarme, sans que cela puisse attirer trop de regards sur lui :

« Hé, petite ! »

L'assassin attendit que son visage se tourne vers celui de l'Elfe. Il prit le temps qu'il lui fallut pour cerner ses traits dans la précision la plus confinée, puis lui faisant un signe de main, il lui ordonna de venir le rejoindre. Le visage de Deloth était serein, en rien menaçant, des yeux profonds qui sondaient, légèrement encourageants malgré le mystère qu'ils renfermaient. Il cala son dos contre la banquette en croisant ses jambes de manière autoritaire en formant une équerre parfaite avec sa jambe droite. Il resservit son verre de liqueur, et d'un signe de main, commanda un deuxième verre qu'il remplit, malgré le fait que l'Humaine avait commandée une boisson juste avant. L'assassin tourna de nouveau son regard vers la fillette, décalant ses sabres de la table.

« Approche, fillette. »
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Liliame
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Jeu 14 Fév 2013 - 21:07

Les yeux dans le vague et un vague arrière gout de puanteur dans la bouche laissé par son hôte indésirable: elle échafaudait déjà de nouveaux plans pour détrousser le bourgeois. La boisson se faisait attendre quand elle cru entendre un léger suintement sur sa droite.

« Hé, petite ! »

Machinalement, sans même y prendre garde, elle regarde dans la direction du bruit inopportun.

L'elfe venait de lui parler!

De nature effronté, elle le fixa; d'une part pour être sûr que c'était elle à qui on s'adressait, et d'autre part parce qu'il lui semblait bien qu'il la dévisageait. Un air arrogant semblait irradier de son être.
Un geste, un seul suffit à faire fondre sur elle une animosité hargneuse.
Non mais pour qui il se prend ce .. cet énergumène aux oreilles de fouine... Le geste de main était par trop impératif malgré un regard presque amical et la femme bien trop remontée pour ne pas monter sur ses grand chevaux. Elle pose sur lui un regard féroce.
L'invitation était néanmoins lancée et le ...

« Approche, fillette. »

...ne vint que confirmer.

Pour se donner une nouvelle contenance et pour qu'elle ne laisse pas sa colère lui faire faire des choses qu'elle regretterait amèrement, elle prend le temps de réajuster son corset, de placer derrière l'oreille une mèche rebelle. Ses gestes sont lents, lents bien plus qu'ils n'auraient dû l'être. Ne rien laisser paraître, un visage neuf, un visage lisse, des traits emprunts de grâce. Elle se lève sans faire le moindre bruit, elle s'avance vers l'elfe sans même le regarder et arrivé à la hauteur de la table, son visage se lève doucement, la paume de ses mains se plantent sur la table, son buste s'avance et enfin elle darde ses yeux noirs dans son regard vert.

Je ne suis pas petite et encore moins fillette, je n'ai pas peur de votre engeance et vous n'avez rien à m'ordonner. Je ne boirai pas à votre coupe.

Et contre toute attente et en dépit de ce que sa bouche venait de proférer, elle prend le verre et le boit d'une gorgée sans lâcher l'elfe du regard. puis se relevant s'apprête à regagner sa table...

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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Jeu 14 Fév 2013 - 21:31

L'assassin sourit légèrement à la répartie de la jeune fille. Il ne semblait pas s'être trompé pour la bonne répartie, mais celle qui venait d'être lâchée, qui se voulait certainement acerbe et peut-être provocante, tombait dans des oreilles sourdes. L'Elfe n'en laissa rien transparaître, mais il demeurait quelque peu déçu. Il s'attendait à mieux de la part d'une femme ayant ratée son coup dans les minutes précédant ce début de dialogue des plus intéressants. Confortant sa position en prenant appui sur le pied de la table, l'assassin ne cessa pas de parler, et il savait que ses paroles ne tomberaient pas, à l'instar de celles de la jouvencelle, dans les oreilles d'un sourd.

« Je te trouve bien arrogante pour quelqu'un qui vient de laisser s'échapper un gros poisson de son filet. »

Se faisant, il désigna de son index l'imbécile à moitié avachi sur la chaise, qui était tout à l'heure flatté des meilleures intentions de la part de l'interlocutrice de l'assassin. A la limite de la somnolence et imbibé d'alcool, voisin d'une table où régnait le nécessaire pour parier et jouer, l'endormi était finalement l'unique rescapé de tout une bande qui, plus tôt, jouait et riait en compagnie d'une donzelle ne désirant que leur bourse. Il resservit de l'alcool dans le verre que la jeune femme venait de vider, et le tendant vers elle en le poussant délicatement de l'index, le tout accompagné avec un sourire, il prit ses sabres pour les placer sur ses genoux, hors d'atteinte de quiconque à part lui.

« Ta petite...« démonstration » de force de tout à l'heure n'a pas jouée en ta faveur. Cela va s'avérer difficile pour toi de trouver de quoi subsister...si toutefois tu survis à cette nuit. Tu as blessé l'orgueil d'un homme, quelque chose me dit que si tu sors, tu ne rentreras pas. »

Les quatre derniers mots étaient prononcés avec un sourire, avant que Deloth ne ponctue ses derniers dires par une bouffée de tabac.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Ven 15 Fév 2013 - 19:13

...mais l'homme l'arrêta par une voix emprunte de dédain et de morgue.
Après tout, ils étaient bien tous les même, hommes ou elfes...

Elle prit le parti de répondre et s'adressa à lui comme si tout ceci relevait de la simple conversation: sans chaleur; après tout ... elle n'était qu'une putain ...libre certes, mais pas moins putain.
Elle ne s'assit pas pour autant, continuant ainsi à le regarder de haut, car à arrogant, arrogante et demi...

Ce jouvenceau n'était ni gros ni poisson, ce n'était que menu pigeon fait pour me distraire en alliant plaisir et petit butin. J'ai déjà gagné ma chambre pour ce soir et pour les suivants. Quant à ce lourdaud de paysan il n'y a que peu de chance qu'il n'y revienne cette nuit et demain je ne serais plus ici.

Maintenant démon, vous allez arrêter de faire celui qui pourrait s'inquiéter de ma petite personne et de me donner du "tu" et du "fillette" à veux tu en voilà!
Je ne suis ni niaise ni à votre service. Dites ce que vous me voulez maintenant ou laissez moi aller à ma table.


Tout était dis et peu lui importait la teneur des propos qu'il allait lui tenir, elle avait déjà lu dans ses manières où il voulait en venir et elle savait déjà ce qu'elle lui répondrait car ainsi allait sa vie.
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Ven 15 Fév 2013 - 19:29

La petite n'en démordait pas, ce qui avait au moins le mérite d'amuser l'assassin. Durant un court instant, celui ci la dévisagea, plissant légèrement les yeux, obliquant la tête de droite à gauche. Il écrasa ce qui restait de ce qu'il fumait sur une petite soucoupe de terre cuite, probablement réservée à cet effet. L'Elfe soupira légèrement. Finalement, il était déçu. Cette femme semblait être l'unique chose relativement intéressante du hameau, et finalement, même cela le décevait. L'assassin haussa les épaules en souriant, puis reprit sa position initiale.

« Eh bien...pars si tu le souhaites. Mais le fait que tu te sois pratiquement levée au son de ma bourse ne m'a pas échappé. Même en réunissant toutes les bourses des badauds présents, la somme ramassée n'atteindrait même pas le tiers de la mienne, et il me semble que travailler ce soir soit compromis avec beaucoup ici...Alors si tu veux partir et rester sur la paille, soit, je ne te retiens pas. Si tu veux rester pour essayer de prouver ton savoir-faire, je ne t'en empêcherais pas. »

Puis l'assassin termina son verre d'une seule traite, lâchant un très léger soupir de satisfaction. Puis, s'emparant de sa petite boite d'ébène travaillée, il entama une nouvelle préparation d'une dose de tabac. Il attendait avec impatience la répartie de la jeune femme, voyant voir si oui ou non elle résisterait à l'appât du gain.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Ven 15 Fév 2013 - 20:15

Une seconde, peut être 10, flottèrent comme une bulle ne se hâtant pas à remonter à la surface de l'eau. Le temps peut être d'une hésitation. Tout au plus un pincement de lèvre et une inspiration ne voulant pas s'expirer.
Un sourire, enfin, illumina le visage de la femme, en égaillant d'un coup son regard.

Quel sot vous faites!
Vous ne m'effleurez qu'à peine de loin et vous vous amusez à croire me connaître et à me juger.
Pour votre gouverne, je ne suis plus esclave d'un bordel, je suis libre; je ne serais plus jamais la chose de quiconque, je suis ma seule maîtresse.
Alors gaussez vous donc de vous croire supérieur, je m'en moque comme de mon premier client. Votre bourse gardez la bien au chaud pour des putes plus à votre goût, car vous, vous n'êtes pas du mien.


Elle lui tourne alors le dos, fait deux pas, se ravise, tourne la tête et d'une voix légère.

Ah j'oubliais, merci pour le verre, ce fût un plaisir!

Elle passe près de sa table, attrape flacon d'hypocras blanc et verre et se dirige nonchalamment vers l'escalier.

Elle se sent d'un coup légère... et malgré une boule qui lui malmène encore les entrailles elle sait qu'elle a eu raison. Un jour peut être l'argent viendrait à lui manquer, mais plus jamais elle ne se laisserait faire, plus jamais elle ne plierait devant un homme et encore moins un elfe.
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Sam 16 Fév 2013 - 0:27

Deloth demeura silencieux un instant, stoïque face aux paroles acerbes de la jeune Humaine. Il regarda la catin monter, puis après un lever de sourcils signant une exaspération, il renonça à fumer à nouveau, et finit par lui aussi prendre l'escalier d'un pas nonchalant. Il était quelque peu fatigué, le voyage était long, éreintant. Chevaucher n'était pas une partie de plaisir, cela provoquait des maux au dos. Sans autres affaires que son manteau et ses armes, l'Elfe gravit les échelons lentement, cherchant un petit écriteau où le chiffre de sa chambre serait gravé. Arrivé au terme de sa petite ascension, il aperçut de nouveau la femme au bout du couloir. Elle ne lui accorda pas un regard, mais Deloth, avant de glisser la clé dans la serrure, se dirigea vers elle, et posant son épaule contre le mur en croisant les jambes, il dit d'une voix étrangement calme et contagieuse les paroles suivantes, accompagnées d'un sourire.

« Tu sais, je ne t'ai pas manqué de respect à l'instar de toi envers moi, et si tel est le cas, sois sûre que ce n'était nullement mon intention...La confrontation de deux personnes qui se ressemblent est toujours une chose intéressante. Nous nous ressemblons beaucoup, toi et moi. Nous chérissons notre libre-arbitre, et écartons ceux qui veulent nous l'enlever...la soirée avait bien commencée pour chacun de nous deux, pourquoi ne pas œuvrer ensemble pour qu'elle se termine bien ? »

Ses sabres tenus en main, l'assassin tourna la tête vers sa chambre, à quelques mètres derrière lui. Il sonda les yeux de son interlocutrice en souriant, de ces sourires à la fois charmeurs et mystérieux, ouvrant une porte tout en en renforçant d'autres. Deloth se prit alors à dévisager l'Humaine. Elle n'était pas dénuée de charmes, pour ainsi dire elle était même belle. Un visage fin pour un corps taillé et attirant.

« Que dirais-tu d'un dernier verre dans ma chambre ? »
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Liliame
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Sam 16 Fév 2013 - 5:58

Décidément cette nuit ne serait pas la sienne, elle avait bien gagné au dé...mais...et puis de toute façon elle était fatiguée, en espérant qu'elle puisse dormir cette nuit ci.
Elle n'avait ouvert qu'à quart la porte que l'arrogant venait la relancer. Sa voix la fit sursauter et la raideur de ses muscles revint comme le ressac.

L'homme semblait avoir perdu de sa morgue dans ce couloir sombre et désert. Elle aurait même pu lui trouver un charme ténébreux si son estomac ne se nouait si fortement à la vue de son allure non humaine.
Les mots et le ton étaient différents mais la proposition restait la même, voilée d'une autre que la bienséance semblait ne pas lui permettre d'être signifiée.

Oui ... vous m'avez manquez de respect en vous conduisant en maître, exigeant de son esclave tête basse et obéïssance.

Mais....j'accepte vos paroles comme des excuses.


Par pur politesse elle le salue de la tête en guise de paix et esquisse un sourire de convenance, mais elle, elle ne s'excuse pas pour son arrogance certaine qu'elle n'avait fait que répondre à une provocation.

Elle ne le regarde toujours pas dans les yeux, sa présence ici lui fait l'effet d'une frayeur enfantine qui avait sa source bien loin dans son esprit. Elle regarde de nouveau sa porte, ré affermi sa main sur la poignée et referme la porte de sa chambre.

J'accepte le verre mais comme je sais bien que tout se paye ici bas ...


Elle montre alors le flacon et le verre.

Vous fournissez le lieu et j'apporte l'alcool...nous serons quitte! N'attendez ni plus ni moins que cela.

En passant devant lui pour rentrer dans une chambre jumelle à la sienne un frisson d'angoisse la parcourt. L'image un moment se brouille et en place du lit de l'auberge c'est un tout autre lit qui s'imprime sur sa rétine. Mais elle chasse l'image d'un battement de paupière comme toujours et entre d'un pas ferme.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Sam 16 Fév 2013 - 7:50

L'assassin entra dans ses quartiers d'une nuit à la suite de la jeune femme, attardant ses yeux sur ce qu'il jugeait à son goût, avant de refermer la porte de la chambre. Le loquet se fermant était sec, et Deloth se retourna avec un sourire gentil, passant à côté de la femme pour déposer ses armes et son manteau sur l'unique table de la chambre. Il défit la ceinture qui maintenait sa dague en place, et une fois entièrement désarmé, il s'appuya les fesses contre le rebord du support et remonta ses manches jusqu'aux coudes. Il croisa ses bras, puis les délivra pour, sans demander, prendre la bouteille d'alcool et le verre que la donzelle tenait. Il servit un verre qu'il lui tendit, posant la bouteille à ses côtés.

« C'est mieux ainsi...une discussion calme et agréable autour d'un verre...comment tu t'appelles ? »

La femme prit le verre, et attendant qu'elle réponde, l'Elfe inspecta le mobilier : la pièce était plutôt grande, plus qu'on pouvait s'y attendre à première vue. Le lit était double, spacieux et relativement bien entretenu. Les murs étaient soutenus par de grossières poutres massives de chêne, et l'unique autre attrait de la piaule se résumait à une table et deux chaises dont la solidité était douteuse. S'avançant quelque peu, l'assassin fit quelques pas dans la chambre, suivi des yeux par la fille de joie qui peu à peu avait prit sa place, fesses posées contre le rebord de la table. L'assassin s'approcha alors doucement en souriant, et posa avec délicatesse ses mains de chaque côté de l'Humaine. Les corps étaient proches l'un de l'autre, et la haute taille de l'assassin forçait ce dernier à incliner la tête pour regarder la catin dans les yeux.

« Le verre est offert, ne t'inquiètes pas. »

Et disant cela, il approcha ses lèvres du cou de la jeune femme, y déposant un doux baiser sensuel, attendant la réaction de l'Impulsive.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Sam 16 Fév 2013 - 17:36

Une chambre, voilà qui était approprié pour une catin.
Au vue du manège de l'elfe, il était bien clair qu'il se foutait éperdument de comment elle pouvait se nommer, tant que son con lui était chaud et accueillant. D'ailleurs il n'attendit même pas la réponse pour fondre sur elle tel un carnassier sur une proie facile. Rien de cela n'était inhabituel pour elle, des fois même ils allaient jusqu'à la défroquer à l'entrée en payant au sol la somme convenue.
Mais là point de discussion pécuniaire, point de discussion du tout en faite pour quelqu'un qui se targuait de vouloir une discussion calme... et agréable. Ou peut être s'était elle fourvoyée et chez les elfes discuter s'entendait par un rapprochement corporel...il était maintenant tout près...cette pensée la fit rire mais le contact du baiser proprement dit la fit frémir . Elle s'était attendu à une peau gelée et dure et le contact de ces lèvres sur son cou fut doux et chaud pourtant une panique incontrôlable pressa son coeur...Une frayeur qu'elle n'effleurait plus que le soir tard, la peur que tout recommence et...et une image à l'orée de sa conscience, une image que son esprit s'obstinait à ne pas vouloir voir.

Le contenu du verre vola néanmoins à la figure de l'impétueux et la femme profitant de cet instant lui glissa d'entre les bras. Le ton était dur mais la peur n'en était pas moins visible dans ses yeux... espèce de sotte pourquoi avoir peur...là...maintenant... tu n'es qu'une gourde...les individus de cette espèce n'en sont pas moins mortels que toi....elle reculait vers la porte.

Je crois ne m'être pas bien fait comprendre; le verre si vous ne vous en souvenez pas c'est moi qui vous l'offre et non l'inverse... et quand j'entendais de ne rien attendre de plus qu'un verre....faut il que je vous le ré explique.

Campé sur ses jambes, la porte juste dans son dos, elle savait qu'elle pourrait toujours sortir.

Donc pas de ce jeu là, je ne travaille pas pour votre plaisir ce soir et je n'en n'ai pas l'intention. Alors si vous voulez discuter...soit...mais ne recommencez JAMAIS cela sans y être invité.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Sam 16 Fév 2013 - 19:06

L'assassin ferma les yeux un instant. Il s'appuya sur la table, poings serrés, inspirant calmement en appelant le calme en lui. Pourquoi prenait-il son temps pour elle ? Pourquoi ne se contentait-il pas de la violer et de lui trancher la gorge comme il le faisait de coutume ? Lorsqu'il rouvrit les yeux, c'est sa dague qu'il vit en premier. Il fut tenté de la prendre et d'ôter d'un coup circulaire la vie de cette putain, et de répandre son sang sur le mur en une giclée. Beaucoup étaient mortes pour moins que ça. Qu'est ce qui, en lui, faisait régner l'apaisement et le calme, alors qu'au fond de l'abîme qu'était son âme sommeillait un démon ne désirant que la mort ? L'assassin s'essuya le visage, et prenant place sur la table et croisant les bras, il se mit à rire.

« Oui, je veux discuter. Mais à quoi t'attends-tu ? A que je te demande quels sont tes centres d'intérêt, pour que tu penses, sinon que tu le dises, qu'en réalité j'en aurais soi-disant rien à faire ? Je te demande ton nom, et tu ne me réponds que par un verre à la figure. Tu veux qu'on fasse une partie de dés, et que je te fasse perdre ton temps ? Soit, si tu le désires, moi, j'ai tout le mien. Alors, nous allons discuter, si tu le désires. Je ne te demanderais pas de me parler de toi, tu dirais que je m'en fous, ou tu refuserais. Alors, si tu le désires, je vais te parler de moi. Alors offre moi un verre, et assieds toi, je vais te raconter une histoire. »

D'un coup de pied modéré, il frappa une chaise qui glissa parfaitement le long du parquet pour s'arrêter devant l'Humaine. Le ton de l'Elfe était impassible, étrangement calme, tant apaisé que cela pouvait être presque effrayant.

« Reste près de la porte si cela te donne un sentiment de sécurité. Mais mon sens pragmatique me pousse à te dire que si je voulais quoique ce soit de toi qui ne soit pas consenti, tu ne penses pas que je l'aurais déjà pris, ou fais ? Et si je venais à être violent, écoute bien le vacarme d'en bas...crois-tu qu'on t'entendrait ? Et sachant cela, crois-tu que j'aurais attendu que nous soyons ici, si je te voulais du mal ? Allons, reconnais au moins cela, et mets ton animosité et ton venin de côté. Garde les pour quelqu'un qui les mérite. »

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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Dim 17 Fév 2013 - 10:38

Décidément la communication entre eux était un abîme d'incompréhension. Chacun restait solitaire dans ses retranchements.
Normalement elle aurait dû à ce moment là rire aux éclats en rejetant sa tête en arrière et lui dire d'un ton de défi en s'approchant ... vous me plaisez bien étranger...pour 2 souverains vous aurez le loisir de me murmurer votre histoire entre mes cuisses... Oui c'est cela qu'elle aurait fait en temps ordinaire, mais là, elle ne pouvait pas s'y résoudre.

Elle reposa le verre sur la table, y versa le reste d'hypocras et le repoussa vers l'elfe. Puis comme une marionnette pris la chaise, la fit pivoter, l'enjamba en retroussant robe et jupons pour finir par croiser les bras sur le dossier. Sous le taffetas la peau était lisse et pâle, les jambes fuselées mais dotées d'une musculature fine. A la naissance de la cuisse gauche une très petite pochette de forme oblongue épousait parfaitement le galbe. Un oeil avisé aurait pu y repérer la garde ouvragée d'une sorte de dague mais qui s'apparentait plus à un poinçon dont les selliers se servaient pour percer le cuir.
Elle scrutait l'homme - elfe comme elle aurait regardé un oiseau de proie glatissant pour lui dire une information capitale, certains mots passaient néanmoins sa conscience mais elle restait obnubilé par le mouvement de sa bouche et le son grave de sa voix.

Soit...je serais honorée d'entendre votre histoire, je n'ai pas sommeil de toute façon... et oui je sais que si vous le vouliez vous pourriez aisément me faire du mal...même si d'autres avant vous ont très certainement épuisé le registre...


Un sourire las vint illustrer ses dires.

...et vous pouvez m'appeler Estérel...

Pourquoi lui avait-elle dit son vrai nom, elle même n'aurait su le dire... La seule qui l'eut de sa vie nommée ainsi était la vieille prostituée bohémienne que toutes les filles du bordel nommaient "mémé". Mais elle était morte quand la femme n'en était pas encore une, c'était il y a si longtemps...





Durant ce temps, en bas la taverne se vidait de ses clients peu à peu. Le taulier et sa mégère frottaient les verres et baillaient à s'en fendre la mâchoire. Trois hommes rentrèrent alors et se dirigèrent de façon impérieuse vers le comptoir.
Le plus massif prit la parole.

T'las mis où la catin? J'va lui montrer moi c'que ça en coute de s'payer la gueule du Grujot...

Il mit sur la table trois belles pièces payant aisément six fois une seule chambre.
Les aubergistes étaient bien connus pour leurs absences d'honnêteté et de bravoure, il regarda sa régulière qui lui fit un signe d'acceptation pensant déjà à la belle robe qu'elle allait se faire faire. Le taulier se frotta le menton, puis après un temps de réflexion posa sa paume gauche sur les pièces et de la main droite posa une petite clef semblable à celle des chambres.

C'est à la cinq, mais pas de grabuge hein... j'veux pas qu'tu m'foute dans la mouise...

Les deux inconnus hochèrent la tête et le Grujot lui répondit:

T'inquiéte l'barbu on va juste te lui faire comprendre c'qu'c'est un homme d'ici avec tout son attirail, mais j'te dis qu'elle criera m'me pas. Elles aiment ça s'tes filles de putes.

Un rire gras secoua ses épaules et ils montèrent à l'étage. Arrivés en haut sans bruit il tourna la clef dans la serrure avec précaution puis ils rentrèrent, pour, espéraient-ils, la surprendre dans son sommeil.

P'tain d'bordel, l'est pas là! ...Bah pas grave l'reviendra ...

Grujot s'installe alors sur le lit sans même ôter ses bottes crottées, un homme se posta à l'entrée près de la porte et commença à se curer les ongle avec une dague et l'autre pris une chaise la bascula contre le mur et croisa les bras.

Un sourire malsain éclairait le visage de l'abrutis sur le lit, le noir était presque complet si ce n'est la lune jouant avec les ombres.

...elle r'viendra ça oui et s'ra sa fête à c'te pute...


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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Dim 17 Fév 2013 - 14:41

L'assassin sourit avec une légère pointe de satisfaction. Ses paroles avaient eu l'effet désiré, et la jeune femme, nommée Estérél, se calma soudainement. Elle prit même place sur la chaise qu'il lui avait « proposée », se plaçant en position inverse, face à lui. Doucement, il attira vers lui l'autre chaise, et se plaça de la même manière qu'elle, à deux pas de distance. L'assassin se concocta avec soin de quoi fumer une petite portion de tabac. Il y mélangea cependant une bonne dose de chanvre, ayant préalablement posé la bouteille d'alcool sur la table sur sa droite. Il prit le soin de bien humecter l'extrémité de la feuille, puis une fois coincée entre ses lèvres, il l'alluma. Il en savoura la première bouffée, puis croisant ses bras sur le dossier de la chaise sur laquelle il était assis, il commença à parler.

« Mon nom est Lòmion. J'ai vu le jour il y a un peu plus de cinq siècles au fin fond de l'Anaëh. J'ai été élevé dès mon plus jeune âge à protéger ma nation au nom d'une déesse que j'ai servi pendant toute ma vie. Avec mon clan, ou seul, nous avons toujours combattu les envahisseurs qui attentaient à nos vies, à celles de nos proches ou des Elfes. Il y a un peu plus d'un an, je me suis engagé dans les rangs de l'armée royale des Elfes, et j'ai gravi les échelons en un temps record. Je suis devenu l'un des capitaines les plus rapidement promus de l'histoire des Elfes. Et il y a un peu plus moi d'un mois, ou un peu moins, j'ai quitté l'armée et l'Anaëh. C'est rapide, tu en conviendras, et pas très intéressant. »

A cet instant, Deloth entendit quelques pas dans le palier, mais il n'y prêta pas attention. En bas, le vacarme s'était mué en silence, et plus rien ne troublait le calme qui régnait désormais dans l'auberge. Il reposa son regard vers Estérél. L'assassin sourit, tirant une deuxième puis une troisième bouffée de son joint. Puis, de son index et de son pouce, il prit ce dernier, et le retournant, le tendit vers la catin, en signe de proposition.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Dim 17 Fév 2013 - 17:25

...les paroles de l'homme coulaient et ses gestes étaient comme mus par une existence propre. Il parlait d'endroit et de dieu, d'armée et de siècle et elle...elle était ailleurs.

La voix se détachait de l'elfe, c'était sa voix à lui, c'était son timbre et ses accents, sa mélodie quand il lui susurrait à l'oreille qu'elle était belle, qu'il n'avait pas le choix.
C'était aussi il y a des siècles, c'était aussi ailleurs...mais dans la petite maison elle aurait voulu elle aussi avoir une déesse à priée, elle aurait voulu un clan pour la défendre, elle aurait souhaité que cela soit l'histoire d'une autre.

Elle sursaute un peu à la proposition, elle fait non de la tête, elle n'aime pas le goût acre du tabac dans sa bouche et encore moins cette sensation d'oppressement quand la fumée se distillait dans ses poumons.
Elle coupe très vite le silence.

...j'ai été élevé pour ma part depuis mon plus jeune âge pour être une putain, et dans cette voie là, la seule guerre c'est de survivre, et quoique l'on fasse on meurt tout de même à la fin...et on meurt putain.

Les mots étaient sortis d'eux même et le ton n'était en rien défaitiste mais bel est bien réaliste.

...Vous en conviendrez ce n'est pas très passionnant non plus...

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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Dim 17 Fév 2013 - 19:56

L'assassin n'insista pas. Il reprit son dû, et profita d'une nouvelle bouffée en écoutant la réponse de la jeune femme. Elle avait tout de ces personnes intarissables sur leur sort, crachant sur la vie et pleurant leur destin, aspirant à de meilleurs horizons, sans pour autant faire le nécessaire pour s'en sortir. Les gens comme elles jetaient une ancre dans le passé et tentaient à la fois de s'y accrocher, se souvenir de temps meilleurs mais révolus, tandis qu'ils agissaient pour oublier, de tirer une croix sur les années éphémères. Ces personnes là étaient difficiles à cerner et à définir, des vraies abîmes, où au fin fond de ces dernières résident des galeries complexes. Eréstél était de ceux là...et Deloth également.

« On est tous quelque part et pour quelqu'un la lie d'une société...on nous critique et on nous traque, mais que ferait la populace sans nous ? La vie est une bataille, petite. Tu te bats, tu prends des claques, tu tombes, tu te relèves, et un jour, tu n'as plus assez de force pour encaisser, et tu restes allongé. L'important est de savoir quand ralentir le rythme pour s'attacher aux vices. Luxure, drogue, alcool...ce qui nous fait oublier le quotidien. »

L'assassin garda le silence quelques instants, se grattant la nuque de sa main libre, soufflant doucement par le nez. Puis, posant son menton sur ses jointes sur le dossier de la chaise, Deloth fixa la jeune Humaine. Il ne pipa mot, ni n'esquissa le moindre geste ou encore signer la moindre émotion. Il se contenta de la regarder, attendant qu'elle réagisse, non mécontent de discuter quelque peu. Il faut dire qu'il ne parlait que rarement avec les catins. Il faisait ce qu'il avait à faire avec, soit il couchait, soit il tuait, et entre les deux, il parlait peu. Pourquoi était-ce différend avec elle ?
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Lun 18 Fév 2013 - 11:41

L'elfe la sermonnait comme une "petite" enfant qui doit apprendre la vie. Un sourire puéril s'esquissa à la frontière de sa bouche.

Disons que pour ma part se serait peut être l'inverse... la luxure, la drogue et l'alcool ont été mes nounous depuis mon premier cri, ce n'est en rien pour moi échappatoire... je devrais alors peut être apprendre à me battre et partir à la bataille...

Cette idée fit naître son premier vrai rire de la soirée. Un rire clair et enfantin qui explosait comme une vague sur un rocher. Elle s'imaginait toqué d'une armure et tenant une lourde épée et son hilarité reprenait comme le ressac.

Non réellement...Messire Lorion, il est parfois impossible de changer de voie pour une femme. Je ne me marierai pas, à 29 ans et dévergondée comme je suis aucun honnête homme ne se chargera de moi... surtout incapable de faire ce que toute femme ici doit savoir... vous m'imaginez vous coudre, tenir un ménage, cuisiner,...

Elle se retint d'ajouter enfanter car c'était une chose qui restait encore une corde sensible. Comment expliquer aux hommes de ce monde que les filles nées d'un bordel pour leurs plaisirs, étaient élevé comme dans un élevage de chien de race et qu'on s'arrangeait toujours pour que jamais elles ne posent de soucis, ce qui voulait dire pour la mère maquerelle pas d'arrêt de travail ni pour les saignement, ni pour la grossesse...

Le silence dans la chambre a repris ses droits. Depuis le début et malgré cet intermède presque détendu, elle n'arrivait pas à trouver la contenance adéquate avec cet homme. Etait ce par sa nature elfique même?
Ses yeux verts l'oppressent toujours un peu plus.
L'atmosphère enfumée de la pièce et les volutes blanches dansent, la drogue embrume un peu son esprit, elle n'avait jamais bien réagit aux stupéfiants.
Son coeur bat à tout rompre, cela bat contre ses tentes, elle ne sent plus ses extrémités, elle se sent partir.
Le coeur bat toujours plus fort, la panique se lit dans son regard.
Elle voit son coeur dans la main de l'elfe, l'elfe au visage impassible
...et elle voit dans une semi inconscience son coeur battre à l'extérieur d'elle
...et l'entend battre à l'intérieur...Ba oum Ba oum Baoum...
Elle se lève, les jambes lui manquent, elle a beau fermer les yeux, son coeur est toujours présent dans la main de l'homme, elle tend la main vers le coeur...
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Lun 18 Fév 2013 - 19:58

L'assassin haussa les épaules. Il ne prêta pas vraiment attention aux paroles de l'Humaine. C'était sans cesse des plaintes et des questionnements introspectifs de comptoir, que tous se posent sans l'avouer à leurs voisins. Puis elle parla de tâches ménagères, et là l'assassin décrocha complétement pour se concentrer sur la qualité gustative de son petit plaisir ponctuel. Elle n'était pas agressive, un goût plutôt fluide sans de ressentis amer. On pouvait même sentir une légère pointe de sucrerie, et les arômes du sud...Puis Deloth regarda de nouveau l'Humaine. Que ce soit l'alcool ou la drogue - bien qu'elle ait refusée l'offre de son interlocuteur - ses pas étaient hésitants et vacillants. Elle se sentait mal, ce qui fit sourire l'assassin, qui se leva doucement. Il éteignit son amuse-gueule, et prenant ses mains avec un sourire vicieux, il murmura :

« Vous devriez retourner dans votre chambre, vous n'avez pas l'air d'avoir toute les idées en place. »

Et, appuyant ses propos en abaissant le loquet et tirant la porte, la seule réponse que Deloth offrait était un sourire empreint de pitié.
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mar 19 Fév 2013 - 10:01

Le contact fut des plus électrique. La main chaude ramena instantanément la femme au réel et le courant d'air s'infiltrant de la porte entrouverte lui fit recouvrer ses esprits. Retirant vivement sa main elle lâcha rapidement quelques paroles courtoises...

Merci pour..euh... la discussion. Au plaisir de vous revoir si d'aventure nos chemins se recroisaient.

...elle ne l'espérait pas un instant. Une fois hors de la chambre et la porte refermée sur elle, elle prend une grande goulée d'air...

Ben ma fille t'es une sacré gourde ce soir...pffffffff... on dirait une débutante... de toute façon les elfes c'est des êtres dangereux...et puis c'est sa saleté, là, qui m'a tourné l'esprit...

Elle maugréa en silence tout en continuant d'avancer vers sa chambre.
Elle glisse la clef dans la fente mais la porte est déjà ouverte, sans doute un oubli de sa part quand l'autre olibrius l'avait alpagué dans le couloir.Elle entre et à l'instant même où son pied se pose dans la chambre un bras enroule ses épaules et une main se plaque sur sa bouche. Elle ne reconnait pas l'homme, il applique une dague sur son cou.

J'te préviens la greluche tu cris et j'tégorge comme une truie.


Il y a d'autres personnes dans la pièce mais tout va trop vite, elle est vivement balancé sur le lit et sa robe troussée comme la peau d'un lapin écorché. C'est là qu'elle l'entend et reconnait la voix:

Alors la catin t'fais moins ta fière là...mais t'inquiète on va t'faire du bien mon braquemard et moi...mais d'abord j'va faire plaisir à mes potes, z'ont leurs manches qui comme qui dirais ont besoin d'un trou...

Un des homme la culbute par l'arrière pendant que l'autre un genou entre ses omoplates maintiens sa tête dans le matelas et d'une main lui bloque les mains dans le dos. Elle sait bien qu'il n'y a rien à faire, se débattre c'est juste avoir mal un peu plus. Elle pense alors aux paroles acérées de l'homme: "Tu as blessé l'orgueil d'un homme, quelque chose me dit que si tu sors, tu ne rentreras pas"... je ne suis pas sortie mais lui es rentré...
L'autre justement lui chuchote des insanités à l'oreille mais elle est déjà au fond d'elle même, dans sa tête loin de ce monde.
Bientôt celui qui la maintenait lui tire sur les bras et commence à la besogner brutalement, toujours la tête dans le matelas elle ne peut s'empêcher de lâcher un grognement de douleur. Mais c'est bientôt finis.
En reste un. Elle est mise sur le dos, les deux lascars l'empêchant de se dégager. Un des deux lui fourre un mouchoir dans la bouche. L'abrutis du soir se tiens devant elle, les mains sur les hanches et son pénis dressé.

Moi j'veux t'voir salope quand tu vas prendre ton pied.


Elle darde sur lui un regard impassible. Elle sait que là aussi ça va aller vite. Elle se rappelle des leçons, comment contracter son vagin pour que l'homme jouisse vite, comment le relâcher pour au contraire laisser du temps aux impatients. La brute halète déjà, il a beau la regarder d'un air vicelard déjà ses yeux se révulsent, un soubressaut et voilà que l'étreinte se lâche.

Tiens v'la pour ta peine..putain! Et c'est encore trop cher payé

Déjà ils sont débouts, déjà ils sont rhabillés, déjà ils sortent...3 pièces de 10 écus gisent sur le matelas et elle... elle sourit en restant sur le lit allongée et nue. Sa main vient se mettre sous le sein gauche en caressant un infime boursoufflure en forme de croix.
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L'Edhel
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mar 19 Fév 2013 - 12:06

L'assassin avait tout entendu. Les voix bourrues des badauds, l'agitation, et les quelques râles qui provenaient des hommes satisfaits. Quand un petit silence naissait, il pouvait entendre le choc des peaux régulier. Certains prenaient leur pied en ravageant à plusieurs une petite Humaine, et cela ne provoquait aucun sentiments au sein de l'assassin. Ni sourire, encore moins de dégoût. Il resta le front appuyé contre sa main, elle même soutenue par le mur. Puis les manants s'en allèrent en riant, satisfaits. L'Elfe se retourna lentement dans sa chambre, posant le regard sur ses armes. Non, il ne comptait pas...oh et puis, pourquoi pas, après tout. Il disposait de son propre style de combat, et les soupçons ne se porteraient pas sur la fillette. Il s'empara de l'un de ses sabres, et ouvrit sa fenêtre pour voir les trois paysans riants passer sous ses yeux. Il n'y eu ni sommations, ni proposition de repentirs. L'Elfe tomba comme la mort venue du ciel, la lame de son sabre s'enfonça dans le crâne du premier jusqu'à la garde. Deloth prit ses appuis, et retirant sa lame d'un coup sec, il prolongea le mouvement pour trancher la tête du second. Elle se décrocha sans ciller du reste du corps, et roula à terre. Le troisième tomba à terre, comme un rat fuyant le feu. L'Elfe s'approcha de lui, et après l'avoir mis à genoux, il lui brisa la nuque d'un geste vif sans hésitation. Nul ne soupçonnerait alors la catin de détenir une telle force physique. Sans chercher son reste, Deloth remonta à sa fenêtre en grimpant agilement, et après avoir posé son sabre et vérifier qu'il n'était pas tâché de sang, il s'engouffra dans le couloir, puis poussa légèrement la porte de la chambre de la jeune femme.

Elle était là, allongée sur le lit et nue, une main sur un sein, un petit sourire aux lèvres. L'assassin prit place sur une chaise, silencieusement, sans briser l'absence de bruits qui régnait dans la pièce. Il ne comptait jouer le rôle du père protecteur. Il n'allait pas lui dire qu'il l'avait prévenue, et que malgré ça, elle n'en avait fait qu'à sa tête. Alors, tout bêtement, ne sachant pas quoi dire, il murmura :

« Ça va aller ? »

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Liliame
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MessageSujet: Re: Quand paraître n'est pas être...   Mar 19 Fév 2013 - 14:22

...elle a fermé les yeux, elle ne pense à rien. Juste un courant d'air qui se déplace, une odeur de tabac et elle sait qu'il est là, silencieux comme une ombre. Elle écoute ce silence, n'ouvre pas les yeux, petite elle pensait que ce qu'on ne voulait pas voir disparaissait quand on n'ouvrait jamais les yeux...mais ça n'avait jamais marché.

La voix de l'homme raisonna un cours instant et elle ouvrit les yeux brusquement en tournant sa tête vers le son.

Mais bien sur mon bon seigneur voyons, on ne vous apprend pas chez vous que baiser une pute il y a rien de profondément choquant même si parfois c'est un peu...brutal. En plus ils ont payé! Que demande le peuple!

Elle pousse du bout du pied les trois pièces qui d'un bruit de ferraille dégringole du lit sur le sol. Le ton était velouté mais cassant.

Et vous ça va?


Elle prit une position indécente en faisant descendre sa main sur son bas ventre très lentement en soupirant.

C'est ça que vous souhaitez aussi peut être? Oh oui c'est ce que vous souhaitez depuis le début que je vous ouvre les cuisses. Vous inquiétez pas c'est jambes ouvertes aujourd'hui.

Elle commençait à se caresser devant l'elfe sans pudeur et sans manquer de le regarder.

Allez venez, c'est un souverain la totale et 10 écus le viol, c'est une promo le viol! Moi si j'étais vous je me laisserais tenter... oh mais peut être que votre déesse là, elle a oublié de vous foutre les roubignols et le mât qui va avec...

Ce n'était ni plus ni moins que de la provocation gratuite. Elle savait bien qu'elle aurait dû rester en dehors de ces limites avec un homme mais cet homme qui n'en était pas un, la mettait dans une fureur incontrôlable depuis le début. Elle attendait qu'il réagisse avec autant de violence qu'elle.
Elle s'agenouilla sur le lit bombant exagérément le torse, en sortant son petit poinçon de sa cuisse et en en appliquant la pointe sur la cicatrice en forme de croix.

Quelqu'un m'a dit un jour qu'à cet endroit là on atteint le coeur et que si on fait attention on peut l'extraire encore battant. C'est peut ça que vous voulez vous les elfes, bouffer le coeur des putains comme vous ne savez pas les baisers.


Une goutte de sang perla sur sa peau, ses yeux étaient comme deux opales dans la nuits et tout en elle respirait une volonté aiguisée de se battre et de souffrir.
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