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 Ondées héliaques

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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Ondées héliaques   Dim 10 Mar 2013 - 20:21

Cela devait faire une dizaine de minutes qu’Aetius se baladait au gré des coursives du château de Cantharel. L’épée battant son flanc, sa ceinture enserrant une chainse blanchâtre servant de seul vêt au sieur, ce dernier parcourait les couloirs, louvoyait autour des cours intérieures et des jardins. Au loin, dans la douceur de cette presque-aube d’été, il pouvait entendre le chant lointain d’une poignée d’oiseaux annonçant la renaissance solaire, sentir le vent frais venir soulever son habit, le lavant de la chaleur confinée et capiteuse de sa chambrée nuptiale ou la froidure des couloirs.

Et pourtant, indifférent à l’écho délicat d’un monde qui ressuscite et apaise, une nouvelle fois, la nuit sempiternelle et ses ténèbres, indifférent à ses pieds nus contre les tapis piquant à cause de la terre ou des cailloux, contre la pierre froide du palais, contre la terre humide de rosée des solariums griffés d’ombres de branches et de feuilles, indifférent, dis-je donc, il errait à la recherche d’une issue vers sa délivrance, d’une de ses portes qu’il avait vu, un soir, mais n’arrivait pas à reconnaître sous la lueur de l’astre naissant. Alors la nécessité se fit pressante, et l’homme, comme un gibier de potence, jeta en tous sens son regard. Son pas s’accéléra, presqu’invisible, voletant sur les dalles marmoréennes. Enfin ! Il la reconnut. La porte surmontée d’une gueule de lion gravé au sommet de son embrasure de pierre. Il traversa le patio d’un bond, entrouvrit la porte et se jeta à toute allure dans l’escalier en colimaçon.

Sa course devint toujours plus haletante, comme si une force invisible l’appelait. Et quand, ayant enjambé quatre à quatre les degrés pierreux, il fut sur la muraille, il inspira une goulée d’air pur que lui envoyait cette bise qui souffletait de l’ouest. La matinée était douce, sans frisson. Elle promettait un soleil écrasant lorsqu’il aurait atteint son acmé. A cette pensée, Aetius sourit, avant d’être attiré vers le bord de la muraille, vers les créneaux sur lesquels il s’enroula presque pour jeter, avec une promptitude et une confiance qui confinaient à l’idiotie tant la muraille était élevée, un regard vers l’en bas, vers les fosses qui séparait la marquise de Cantharel, le palais des maisons en colombage compactées, ramassés, dont les toitures, à leur extrémité, se fleuretaient au-dessus des étroites ruelles encore inondées de pénombre.

A l’est, Soleil enfin s’élevait, jetant un rai majestueux – l’annonce de son retour triomphal – sur la pierre des murs, le bois des toits. Et le vent de le visiter, cet astre nouveau-né, chevauchant les tuileries et chantant contre les poutres. Enfin, au milieu d’eux tous, loin vers le nord, et si proche de la terre, c’était la lune d’or, vague astre immobile et contre-nature, ce satellite divin placé là quelques années plus tôt, à la fin de la Malenuit. Reflétant les rayons de l’astre irradiant, la nouvelle lune se parait d’un or qui confinait au magique tant cette couleur semblait inconnue jusqu’alors, tant la lumière qu’elle dégageait, par sa pureté et son chatoyant, était manifestation même de l’existence des Cinq divins. C’est une belle heure pour mourir, se dit le prince intérieurement, toujours une moitié de corps penché vers le vide, tandis que les quelques gardes, qui l’avaient reconnu, s’interloquaient sans trop savoir quoi faire.
Alors, en cette douce matinée d’été, alors que la lune d’Arcamenel brillait de ses plus beaux feux, tandis que le vent et le soleil se rencontraient pour offrir cette occasion unique, le comte, doux rêveur, embrassant ce monde céleste d’un dernier regard, releva sa chainse et sortit son gourdin, qui se mit à pleuvoir sur l’en bas de Cantharel.

Et ainsi commença la chute.
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Grégoire d'Odélian
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MessageSujet: Re: Ondées héliaques   Mer 13 Mar 2013 - 22:29

Alors que l’aube allait pointer son ignoble visage avec ses airs de fraicheur et de nouvelle journée sur une cour encore endormie, la plupart des invités cuvant encore le vin de la veille, un homme marchait dans la cour. Encore Titubant sous les effets de la soirée dernière, Grégoire avait mal au crâne et pourtant les cinq savaient qu’il pouvait tenir la distance. Plongeant son visage dans un tonneau d’eau de pluie, l’homme ressorti la tête avec vélocité, choqué par la froideur du liquide. S’ébouriffant avant de plaquer ses cheveux mouillés en arrière, le comte se sentit revivre, le choc de ce petit bain improvisé avait remis les idées en place à Grégoire qui releva la tête afin de canaliser sa chevelure mouillé. C’est à cet instant que l’œil du noble fut attiré par quelques mouvements se déroulant sur la muraille. Essayant de faire la mise au point de ses rétines fatiguées, le sire cru apercevoir son bon ami le comte de Scylla qui marchait sur le chemin de guet, vêtu légèrement et dont le pas laissait indiqué que l’homme n’était pas très bien encore réveillé. Les yeux du comte s’écarquillèrent et un sentiment d’effroi vint à le saisir lorsque l’homme monta sur les créneaux, sa nouvelle épouse était si terrible que ça, qu’il aille se jeter déjà du haut des fortifications ? Grégoire s'activa et gagna rapidement la première tour qu’il trouva afin de grimper à toute vitesse vers son sommet. Une poignée de minutes plus tard et une course harassante dans les escaliers et autres coursives, le comte se tenait près de son homologue, haletant :

" Que faites-vous ? " Demanda t’il aussi surprit que mal à l’aise avec la posture du régent. Ce dernier tournant la tête devant cet appel qu’on lui lançait, répliqua avec chaleur et un certain aplomb " Bah rien j'suis juste en train de pisser. " Détaillant un peu la scène, Grégoire put comprendre que loin de se donner la mort, l’homme urinait par-dessus le parapet. Hésitant un instant sur la marche à suivre sur ce qu’il allait ou devait faire dans pareil situation, le noble monta à son tour sur les mâchicoulis et remonta ses braies. Ainsi alors que le soleil embrasait l’horizon, levant le jour sur la campagne Berthiloise, ainsi que sur le vit de Grégoire, l'homme ouvrit à son tour les vannes sans plus trop se poser d’autres questions. Tenant la position ainsi quelques secondes n’écoutant que le fracas des deux chutes en contrebas de l’épaisse muraille, le comte décida de briser le silence :

" Il est rare pour vous comme pour moi de nous retrouvez loin de nos obligations et de nos gens, ainsi si les circonstances peuvent paraitre intrigantes, j’avoue que cette pause tombe à pic pour nous deux. Aujourd’hui vont se jouer les conséquences d’une guerre qui va transformer le paysage de la péninsule pour quelques années voire des siècles que cela soit pour le meilleur comme pour le pire. La progression du goupil a été arrêté et ses projets qui menacé l’équilibre du royaume ont été stoppé. Cependant je ne cesse de m’interroger sur la situation actuelle et les terres de ses félons ; que vont-elles devenir ? Une guerre va-t-elle succéder à une autre ? Je suppose que ces interrogations vous ont déjà travaillé. "Jetant un coup d’œil à sa droite, pour vérifier que le régent l’écoutait bien " Quand est-il d’Odélian maintenant que la région a retrouvé son calme ? "


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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Ondées héliaques   Jeu 14 Mar 2013 - 12:26

C’était un comte d’Odélian haletant qui débarqua là-haut, le visage entre l’homme qui a vu un fantôme et le type qui allait défourailler son épée pour repousser un envahisseur. Sacré comte ! Le prince s’en retourna à sa contemplation du ciel ou de l’abîme, traversée par une colonne d’étincelles dorées allant éclabousser la fosse. Et Odélian de rejoindre l’initiative, avant de partir dans un discours en plein air en se déversant à son tour sur Cantharel. Mais Aetius, s’il avait la queue à l’air, n’en avait pas moins, subséquemment, la tête dans les nuages. C’était comme si l’urine avait une emprise magique sur son esprit, qui n’arrivait point à voir autre chose que la beauté du paysage et n’entendre que le bruit blanc de l’eau. Et puis, quand Grégoire eut terminé son discours, Aetius jeta un bref coup d’œil amusé vers son compadre matinal et dit.

« La voudrais-tu, Odélian ?, » demanda-t-il comme sur le ton de la plaisanterie. « En voudrais-tu vraiment, de cette engeance de cavaliers et de voleurs ? » Alors il revint sur la vue du vide et de son pénis, comme s’il se reminisçait. « J’en ai connu quelques-uns, de ces gens-là. C’est de la mauvaise herbe, qui a la main lourde et le scrupule léger. » A Pharembourg, la tradition était au mercenaire des malelandes. Comme si les terres maudites avaient besoin d’aller chercher sa racaille dans le coin au nom le plus miteux. Qu’est-ce qui avait rendu ce partenariat entre la raclure que formait la progéniture nombreuse et belliqueuse des seigneuries arétanes et le patriciat scylléen si intense ? Quelque compagnie mercenaire qui, au gré d’une campagne il y a de cela des siècles, serait reparti de la cité avec de l’or et des esclaves, mais aussi un carnet d’adresse de potentiels employeurs ? Nul ne sait, en tout cas, dans les cités pharétanes, la tradition du bélître allait à l’Arétan.

Peut-être était-ce pour cela que le régent avait une image si horrifique du quiet peuple des malelandes. Oh certes, la vie ne doit pas être bien facile, mais on peut se demander si le simple fermier local tient autant de vices en lui que le tueur à gages originaire d’Arétria qui traînait dans les faubourgs de Pharembourg, flairant les combines, sifflant un vin tenant plus du cuir que du raisin. Eh bien, à force de côtoyer un peu ces Hans-là, Aetius avait décrété que oui. Durant sa jeune vie, le prince avait eu l’occasion de vivre dans la société de quelques-uns de ces porte-lames de tous les pays. Certes les Olysséens connaissaient leur affaire, et il y eut quelques Sorgnards un brin garces ; mais certains Arétriens avaient la ruse vicieuse du renard.

On pouvait presque sentir étinceler au fond de leur yeux le crépitement, la joie mauvaise, la Schandenfreude, quand ils vous parlaient de chasse ou d’assassiner, devant ce bordel qu’un rival consulte tant, sans peur ni doute. Certains, dans le sud, avaient tendance à chuchoter sur l’honneur chatouilleux d’Aetius, mais ce dernier ne pouvait que rester pantois devant la brutalité des mœurs arétanes. Etaient-ce les conséquences de la loi du marché du meurtre sur gages ou à cause d’une espèce d’atavisme ramenés des malelandes que la vie valait si peu pour ces gens-là ? On lui avait rapporté que dans certaines tavernes où seuls des Arétans peuvent séjourner, untel poignardait untel « parce qu’au pays » l’oncle du premier avait perdu au Kjall une vache au frère du second et qu’il avait triché, c’était sûr. Non, on ne pouvait pas leur retirer ça, ils avaient le sens et de l’honneur, et de la famille. Dans cette lande de voleurs de chevaux, le terme de clan prenait tout son sens. La famille ne forme qu’un tout monolithique, et chaque coup porté à un de ces membres, c’est un coup mis dans toute la termitière. Ca pouvait vous ruiner la vie sur trois générations de vendettas ces bêtes-là ! Et puis attention, il paraîtrait même que ça s’hérite. Si c’est pas l’héritage, c’est en dot. Le femme dont le mari s’occupait pas des dettes de sang de son épousée, qui vengeait pas un beau-frère ou un obscur bel-oncle, c’était la femme de tout le monde.

Et c’est ainsi que le régent, perdu dans ses rêveries, en sortit soudainement en criant un grand « AH ! » avant de se retourner vers Odélian, un sourire illuminant sa face. « Je crois que j’ai réussi à toucher ce boulanger par là-bas ! »
« Et puis quelle importance cela a-t-il ? » redirigea-t-il incontinent le monologue. « Ils peuvent bien se massacrer entre eux, moins il y a d’Arétans et plus le prix du mercenaire est cher, cela nous éviterait sûrement quelques guerres privées. » Il se concentra particulièrement sur un nouveau jet en direction d’un chaland, qui semblait inaccessible. « Et puis à quoi bon ? Il y a des choses plus importantes. Le roi a jugé bon de vous élever marquis. » Il parut penser à quelque chose de drôle à cet instant. Ca ne l’était pas : les cas d’élévations et de dégradations étaient rares, et ce nouveau statut, pour prestigieux soit-il, venait s’ajouter à un appareil juridique que le comte d’Odélian avait développé pour asseoir sa légitimité sur l’Ethernien pour pallier l’emprise lignagère qui aurait pu exister au temps de Gaucelm et de sa femme d’Etherna. Il leur avait préféré une Ancenis, la cousine d’Aetius, liant ainsi leur deux maisons. Il paraissait donc naturel qu’ils se rendent la pareille.
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Grégoire d'Odélian
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MessageSujet: Re: Ondées héliaques   Lun 25 Mar 2013 - 2:00

Lui, marquis ? Cette phrase lancée par le régent à une heure aussi matinale dans un contexte aussi particulier aurait de quoi choquer le comte. Il fallut avoué que ce fut le cas, ce dernier se laissant aller à la méditation alors que la douche dorée continuait sa chute au bas de la muraille, touchant parfois le quidam mal réveillé et imprudent qui maugréait à l’adresse des deux salopiauds, auteur de cette mauvaise farce; loin de se douter de l’honneur qu’ils leur étaient fait car après tout ce n’est pas tous les jours que du sang aussi bleu vous pissait dessus. C’est cette grogne s’élevant jusqu’aux créneaux qui vint à sortir Grégoire de ses rêveries pour penser à un aspect plus pratique de la situation. Ainsi Odélian allait devenir un marquisat et son seigneur marquis par cet état de fait, cependant même si cette élévation était au combien prestigieuse envers sa personne, elle ne faisait que finalement suivre la suite logique d’une situation déjà entérinée depuis bien longtemps par le comté. En effet ce dernier dépendait déjà depuis quelques années de la couronne royale et uniquement de celle-ci, et si le titre était ronflant et le statut changeant, Odélian resterait celle que l’on connaissait aujourd’hui; encore que…

Se concentrant sur le bruit de l’écoulement, le noble hésitait sur les mots qu’il devait prononcer avant de lâcher simplement : " Sa majesté m’honore de sa confiance. Je serais me montrer digne de celle-ci dans mes nouvelles fonctions. "

Si la phrase pouvait paraitre sincère et un brin racoleur, le ton nonchalant, lui, ne tendait guère à la flatterie, surement que la situation ne s’y prêtait pas plus que ça. Cette partie de l’histoire ne serait sans doute pas raconté mais l’anecdote si elle était un jour narrait en ferait rire plus d’un. Quoiqu’il en soit, alors que l’astre solaire continuait sa course dans le ciel, Grégoire se sentait guilleret, plus léger-était-ce dû à la nouvelle du régent ou à la vidange matinale, on ne saurait dire-cependant Le comte, pardon le marquis, commença à parler de sa femme et de son futur enfant à naitre, un fils à n’en pas douté selon les dires du père.

" Comme je t’en ai parlé hier, Cela serait un honneur que mon enfant puisse compter sur un parrain tel que toi et j’attends avec hâte, ta venue en mes terres pour célébrer l’événement. Je voyais quelque chose de simple et pourtant de festif, un tournoi et peut-être même une chasse. En effet des rumeurs et des rapports inquiétant parlent de monstre peuplant les forêts odélianne, à la description de l’animal, le trophée parait alléchant pour les braves qui iront traquer et tuer la bête. Je gage que cette affaire pourrait t’intéresser. "
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Aetius d'Ivrey
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MessageSujet: Re: Ondées héliaques   Ven 5 Avr 2013 - 21:06

« Continuant de converser tandis que la coulée persistait, on parlait maintenant famille. Quand Odélian lui fit part de l’heureuse nouvelle à propos de sa femme, Madeleyne d’Ancenis, cousine du régent, et de son ventre plein, Aetius posa une main sur l’épaule de son ancien beau-frère. Repensant à ses filles et à son ancienne femme, qui n’avait pu lui donner l’héritier que le guerrier attendait tant, il esquissa un maigre sourire.

« Je suis heureux pour toi. Un fils, par Néera ! » dit-il avant de se remettre à son travail, écoutant et découlant. On discuta un peu des préparatifs, et l’Ivrey assura qu’il ne manquerait ça pour rien au monde. Après avoir conseillé pour Madeleyne qu’elle séjourne aux bains d’Aspremont, il embraya sur un autre sujet, le cas d’Isgaard. L’actuel seigneur des lieux, le baron de Missède, n’avait pas vraiment la sympathie de ces deux hommes. Le comte d’Odélian avait convoité bien avant l’envahisseur ce bout de terre, et le régent avait dernièrement appris le bannissement et la confiscation des terres d’une autre de ses maîtresses, Aelalia de Gwydir. Il n’avait donc guère de scrupule à nuire au baron pour le bénéfice de Grégoire.

« Les terres, ce delta et tout ce qui s’y trouve vous reviennent donc de droit. Vous pourrez procéder comme bon vous semble, lorsque les détails seront réglés. »
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Grégoire d'Odélian
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MessageSujet: Re: Ondées héliaques   Dim 14 Avr 2013 - 22:44

La main du comte sur son épaule ôta un tressaillement de surprise à Grégoire qui se ressenti dans la trajectoire de son jaillissement. La nouvelle enchantant cependant le régent, ce dont le nouveau marquis pouvait se douter lui qui le pauvre n’avait encore la joie d’avoir une descendance masculine. Cependant peut-être que sa nouvelle épouse officielle pourvoirait à cette tache. S’il y avait des sujets plaisant, certains néanmoins ne laissait que peu de place aux sourires et à la joie et Isgaard faisait parti de ceux-là. En effet, Grégoire ressentait encore la brulure de l’injure que le sud lui avait fait en prenant le delta. Par deux fois, cette terre émergée des eaux l'avait nargué et lorsqu'enfin il s'était décidé à la dompter on lui avait coupé l'herbe sous le pied. L'un de ses petits seigneurs du médian pour ne pas dire du sud l'avait devancé. Même lorsque diplomatiquement il avait demandé réparation auprès de la duchesse de Langehack qui considérait elle-même cette prise comme une bavure, celle-ci ne put lui donner satisfaction. Oui Isgaard était un regret, une ombre au tableau un échec qui se devait d'être corrigé.

Cependant si la phrase du régent lançait à la cantonade avec autant légèreté que la situation dans laquelle se trouvait sans doute les deux hommes les plus puissants de la péninsule, la phrase élargit les babines du bélier pour y découvrir un sourire carnassier. Ainsi par une simple petite phrase aux petites heures du matin alors que la rosée venait à perler du haut de la muraille, le destin d’un rocher venait d’être joué. Mais le missédois entendrait-il aussi bien l’affaire ou souhaiterait-il jouer sa vie pour son enclave ? Seul l’avenir le dirait, un avenir sans doute bien proche. Regardant son homologue avec malice, Grégoire ne put s’empêcher :

" Par Néera, en voila une belle récompense. Qui plus est si celle-ci rend justice à mon honneur qui fut autrefois bafouer. "

Il se laissa aller à la méditation devant cette excellente nouvelle se disant que la journée commençait décidément sous les meilleur auspices. Cependant il était temps de passer à autre sujet alors que l’on continuait à changer l’eau des olives.

" Vous avez parlé hier soir d’une possible entrevue avec les elfes, que peuvent donc vous vouloir ces bêtes là ? "
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